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Références bibliographiques

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Appropriation et créativité. Le Français en Afrique, no 16-17
Revue du Réseau des Observatoires du français contemporain
en Afrique, Nice, CNRS/Institut de linguistique française, 2 vol.,
biblio
Objectifs du cours
Connaitre l’histoire de la langue française
Comprendre la naissance du français ;
Comprendre l’évolution phonétique et
phonologique du français ;
Comprendre les changements morpho-
syntaxiques
Sommaire

Chapitre 1 : Le contexte sociolinguistique


du français
Chapitre 2 Les variations phonétiques et
phonologies du français
Chapitre 3 La situation actuelle du
français
Introduction
« La langue est la forme linguistique idéale qui s'impose
à l’ensemble des individus d'un même groupe social.
Elle est de nature à unifier les membres dudit groupe.
Elle peut s’imposer à d’autres groupes d’individus ou
nations. C’est le cas du français qui fait l’objet de notre
recherche. Le français fut au XIIIe siècle la langue du roi
de France, puis devint en 1539 la langue de toute la
France par décret du roi François Ier » (DAÏLA, B. M.,
2018)
En 1635, le cardinal de Richelieu, le
grand ministre de Louis XIII, fonde
l’Académie française qui dote la
langue française de règles afin que
chacun sache comment s’en servir.
Ainsi, l’Académie française définit le «
bon usage » du français.
Article 24 de l’Académie française :
« La principale mission de l’Académie française
sera de travailler avec tout le soin et toute la
diligence possible à donner des règles certaines à
notre langue, et à la rendre pure, éloquente et
capable de traiter les arts et les sciences.»
S’il est sans conteste que le français a «des
règles» et est « capable de traiter des arts et
des sciences », il n’en demeure pas moins que
des particularismes apparaissent par endroit
dans certaines productions phrastiques. Ceux-
ci sont souvent considérés comme des figures
de style ou des variations linguistiques qui se
retrouvent dans l’usage en contexte naturel.
Ce fait montre que la langue est en
perpétuelle métamorphose selon les espaces
et le temps. Cette métamorphose du français
s’aperçoit en France, mais aussi hors de
l’Hexagone, notamment au Québec et en
Afrique où l’on parle du français dont les
variétés ne sont pas celles de la France ou
encore moins celles du français standard.
Chapitre 1 : Le contexte sociolinguistique du français

La langue française connait des modifications du


point de vue morphosyntaxique dans l’espace et
dans le temps. Ces modifications sont le fait des
usages courants de la langue et ceux de l’usage
standard au contact des autres langues et des
cultures des locuteurs. Ces contextes
socioculturels des langues nous permettent de
donner un aperçu du français.
1.1. LES ORIGINES

1.1.1. Les origines anciennes


 les ligures (Provence, côte
méditerranéenne, Nord-Ouest de l'Italie)
du ligure vient le nom avalanche;
les Ibères (Languedoc)= de l’ibère est issu le
substantif calanque
 et les Aquitains (Sud-Ouest).
1.1.2. Les Gaulois

Le gaulois ou langue celte constitue le fond indigène du


français.
 Le gaulois appartient aux langues indo-européennes : le
grec, le latin et le germanique.
Le français doit au gaulois un nombre de mots très limité
par l’intermédiaire du latin populaire ou des dialectes.
Il existe 70 noms communs dans le français
la lieue (4000 mètres en moyenne, différente du mille
latin [mille pas], 1481,5 m; lieue de poste : 2000 toises
= 3898 m.

du vocabulaire de la campagne : bec, soc (de


charrue), boue, chemin, mouton, alouette, arpent,
balai, braie, bruyère, dune, galet, sapin, savon, lande,
talus…
des toponymes (noms de lieux), : Atrebates
> Arras ;
Lugdunum > Lyon (forteresse de Lug, dieu
des Arts et Métiers ; dunum = "forteresse") ;
Nemetodurum > Nanterre (= "forteresse
+sanctuaire") ;
Verdun (= "super-forteresse" ) ;
 Paris (du peuple des Parisii), etc.
1.1.2.1 le substrat gaulois
Gaulois Français Gaulois Français

Druto Dru Blaros Blaireau

Crodios Cruel Sudia Suie

Balacon Balet balcon Buta Boulot

Rica Raie Gaella Javelle

Rusca Ruche Volano Volan

Celta Claie Socus soc

Brace Brasserie Cerversia Cervoise


1.1.2.2 Le superstrat francique
Plus de 400 mots d’origine francique dans plusieurs domaines:
- La vie rurale: blé gerbe , jardin, haie, caille, perdrix, crapaud,
chouette, troupeau, forêt, bois, filleul, frêne troène…
- Les parties du corps: échine, flanc, téton
- L’habillement : écharpe, froc, poche, dent, feutre…
- Sentiment: félon, hardi, laid, honnir, orgueil haïr..
- Armement et guerre: guerre, guet, trêve, fourreau, épieux, hache,
haubert, heaume…
- Couleur : blanc, bleu, blond, brin, gris.
Adstrats divers
 le normand
Normand Français Normand Français
Kriki Crique Thornbutr Turbo
Vagr Vague Hunn Hune
Thilja Tillac Bita Bitte
Stafn Étrave Marsvin Marsouin
Stafnborth Étambet Segl Cingler

Certains nom de lieu tels Bolbec, Yvelot, le Toy, Tournelot ,etc.


 L’arabe
Le Français Arabe Français
Domaine de l’agriculture
Sukkar Sucre harrub Carreuge
Kutun Coton Narrang Orange
Azafran Safran Nenufar Nénuphar
Harsuf Artichaut
Domaine de la médecine
Soda Soude Nuha Nuque
Misk Musc Rachet Raquette
Mumija Momie Sarab Sirop
Domaine ce l’alchimie
Alambic Alambic Alkhol Alcool

Les chiffres actuels ont pour origine arabe: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.


La conquête romaine
1.1.3.Les succès du latin

le latin était


 apparenté au gaulois;
une langue de civilisation;
 une langue véhiculaire;
Le rôle de l'administration et de la magistrature;
 Le latin au IVe siècle devient la langue liturgique.
1.1.3.1. variantes du latin

Le latin écrit;


Le latin oral.
1.1.3.4. La langue latine
Le latin est la langue des Romains. L’empire romains repose sur la
légende de Rémus et ROMULUS et de la Louve qui figure sur les
armoiries de la ville de Rôme. Le latin est un dialecte italique de la
famille de l’indo-européenne. Il est un contact entre le grec et la
culture hellénique. Il a atteint son âge d’or sous le principat d’Auguste
avec des auteurs tels: VIGILE, HORACE et TITE LIVE.
Le latin compte:
 Cinq (05) voyelles ( a, e, i ,o, u);
Trois diphtongues (03) (au, æ, œ);
 Quatorze (14) consonnes (c, g, t, d, s, r, n, m, p, b, f, l, y, w).
 Six cas de déclinaison
Le nominatif (sujet);
Le vocatif (apostrophe);
Le génitif (le complément du nom);
L’accusatif ( le complément d’objet direct);
Le datif (le complément d’objet indirect);
L’ablatif (complément circonstanciel).
1.1.3.5. Le latin classique versus le latin vulgaire

 Le latin classique ou sermo urbanus


(parlé par les instruits)
Le latin vulgaire ou sermo cotidianus
ou vulgarus (parlé par les commerçants ,
les militaires et les paysans.
- Le latin vulgaire est une langue métaphorique
 Latin classique  Latin vulgaire

Edere Manducare
Italien Occitan Catalan
Mangiare Manjar Menjar

Manger
- Usage fréquent des diminutifs
Auricula Oreille
Geniculum Genou
- Les simplification des formes morphosyntaxiques

La réduction de la flexion nominale aux


seuls de nominatif et de l’accusatif;
La déclinaison du neutre est ramenée à
celle du masculin;
Des déclinaisons irrégulières s’alignent sur les
déclinaisons régulières.
La conséquence :la disparition de certaines voyelles
Latin classique Latin vulgaire Français
Aurum Oru(m) or
Calidus caldus chaud

-L’augmentation des sons


Les sons /V/ et /Z/ apparaissent si bien qu’un mot tel vivere se
lit (wiwere); les consonnes affriquées apparaissent /K/ qui va se
palatiser devant les voyelles pour: /ky/ et/ty/
/tsh/ et /ch/ /ʃ/
1.2.La division entre le nord et le sud de la
Loire
Au Sud de la Loire est une région romaine( langue d’oc;
Au Nord de la Loire, un mélange du " latin " (ou plutôt roman) et du
francique= Langue d’oil.
Conséquence: le latin n’et plus la langue du peuple
En 813, le Concile de Tours ordonne au clergé de prêcher en langue
courante par nécessité: les clercs, formés aux nouvelles études
latines, ne se font pas comprendre des fidèles.
En 842, les Serments de Strasbourg sont rédigés en langue courante.
Le bon français provient : de
formes communes aux
différents dialectes d'Oïl et de
l'usage des milieux de la cour et
du monde judiciaire.
Chapitre 2 Les variations phonétiques et phonologies du français
2.1. L’ancien français du IXe au XIIIe siècle
L’ancien français a utilisé un système de déclinaison
masculine et féminine à deux cas. Un cas dit « sujet » et un
autre dit « régime », d’où un système très simplifié par
rapport au latin. Mais, cette déclinaison va disparaitre au fil
du temps pour faire place à une langue dans laquelle seul
l’ordre des mots et les prépositions indiquent la fonction des
groupes syntagmatiques. Le recours aux intensifs tels, mout
(moult), asez (assez), trop (trop) qui sont tous des adverbes
en français moderne.
2.2. Le moyen français

Entre le XIVe et le XVe siècle en France, le moyen français connut


une expansion au détriment de la langue d’oïl, le picard, le
normand et les autres dialectes. Cette époque se confirma par la
disparition définitive du système de la déclinaison à deux cas et
eut, par conséquent, sur le plan syntaxique le développement du
système des prépositions et des déterminants. Cela fixa les
constituants de la phrase. Du XIVe au XVe, les lettrés s’efforcèrent
par le biais de l’introduction de mots latins, c’est-à-dire relatiniser
le français en remplaçant un certain nombre de mots hérités par la
voie de l’évolution populaire.
2.3. Le français de la Renaissance du XVIe au XVIIIe siècle

2.3.1. Le statut juridique


La langue française acquiert alors un statut officiel
définitif et illustré par l'ordonnance de Villers-Cotterêts
de 1539. Cette ordonnance imposa le français comme
langue du droit et de l'administration. C’est à partir de
cette date que le Droit devait être écrit en français et
non en latin comme il l’a été naguère. Dans le sud du
royaume, cette mesure porte le coup de grâce à l'usage
juridique et administratif de l'occitan, qui était déjà en
recul depuis deux siècles.
2.3.2. L’apport de littérature
La Défense et Illustration de la langue française
affiche à travers des poètes dans les possibilités
artistiques et littéraires. Du Bellay, considérant
chaque langue comme une culture, se convint de
l’enrichir, de la travailler et de la structurer «avec
art et inspiration». Il choisit, alors, la poésie
comme moyen d’expression essentielle pour
porter la langue française à sa perfection ultime.
Aussi a-t-on enregistré des productions littéraires
en français comme le roman.
2.3.4. L’imprimerie
Le développement de l’imprimerie inventée un siècle auparavant à
la Renaissance, avec l’intérêt pour la traduction des textes
antiques et leurs diffusions, imposa la nécessité d’harmoniser
l’orthographe du français. Cette harmonisation fut d’autant plus
opportune que les imprimeurs trouvèrent la nécessité
d’introduire, à nouveau, certaines lettres étymologiques, comme
le p de compter, censé rappeler son origine latine computare. Le
siècle de la Renaissance fut plus décisif, car c’est au cours de celui-
ci que le français est déclaré être langue de la nation française.
Puis s’ensuivirent les institutions servant la promotion et
l’expansion de la langue française dans le monde.
2.4. Du français classique au français moderne

2.4.1. La production des ouvrages consultatifs


Au cours du XVIIe siècle, la langue française connut une
évolution sans pareille à travers des ouvrages qui la précisent.
En 1691, Le dictionnaire de Furetière enregistra déjà un plus
grand nombre de mots à la fois scientifiques et populaires.
Puis en 1694, l’Académie française publia un dictionnaire, Le
Bon usage qui est le document de référence de la langue
française. Ces ouvrages permirent à l’orthographe au XVIIIe
siècle de se fixer définitivement et d’être harmonisée à tous
les niveaux.
2.4.2. phonologie
Au plan phonologique, la voyelle e ouverte est
prononcée ai et s’imposa dans les désinences des
formes verbales du premier groupe au passé
simple (chantai), cependant, elle resta non
définitive puisque certains auteurs l’écrivaient
encore oi (chantoi). De même la prononciation wa
commença à se généraliser au détriment de wè
dans des mots comme roi et moi.
2.4.3. La résistance des parlers
L’orthographe au XIXe siècle étant normalisée, ce sont les
écrivains, les romantiques d’abord, et leur goût pour le
Moyen-Âge, puis des romanciers comme Balzac ou Barbey
d’Aurevilly, qui manifestèrent de l’intérêt pour le pittoresque
des parlers paysans et/ou le patois. Ainsi Victor Hugo écrivit-il
sur l’argot et mit en scène des personnages parlant cette
langue de la rue. Cet usage des parlers de la rue dans la
littérature illustre bien la résistance des variétés dans la
langue française.
2.4.4. Les anglicismes
Au XXe siècle, les puristes et certaines organisations de défense et
d’illustration de la langue française se sont inquiétés, à des niveaux divers,
individuels ou institutionnels, de la menace éventuelle que constituerait
pour le français une anglicisation du lexique, ou du moins, le phénomène
massif de l’entrée de mots anglais dans la langue. Des recommandations
officielles ont préconisé l’emploi de certains termes formés à partir de bases
françaises et qui sont des néologismes destinés à remplacer des mots
anglais. De même dans les pays francophones, au Canada et en Afrique le
français connait un usage différent du français standard. Cet état de fait
indique clairement que le français se pratique diversement en ne tenant pas
compte des règles établies par l’Académie. Cela nous parait intéressant
d’aborder l’usage du français hors de la France
Chapitre 3 La situation actuelle du français hors de la France
3.1. La langue française hors de la France
Le français est tel un organisme vivant qui évolue et se transforme du jour au
lendemain. Ce mouvement permanent saisi dans l’actualité entend restituer
cette partie sur la création et l’enrichissement du français hors de la France.
Les puristes de la langue française sont formels: le français est parlé en
France ; ce qui sous-entend que le français qui est parlé hors des limites de la
France est un autre parler. Si tel est le cas, il faut noter la contradiction entre
ces propos car en France, il existe des variétés du français, mais ce débat ne
nous semble pas pertinent, ce qui nous intime la bienséance de nous
intéresser à la pratique du français en Europe (Belgique, Suisse, etc.), en
Amérique (Canada, Québec…) et en Afrique (le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le
Burkina, etc.) où le français a un statut de langue officielle et
d’enseignement.
3.2.Les institutions de régulation du français
À part l’Afrique qui ne dispose pas d’une instance de régulation du français,
les foyers de grands décideurs de la politique linguistique française sont la
France avec son Académie, le Canada avec le Conseil de la langue française
du Québec et la Belgique avec le Conseil de la langue de la Communauté
française de Belgique. Chaque instance a le droit d’homologuer les nouvelles
entrées dans la langue française, c’est-à-dire d’intégrer des nouveaux mots
dans les ouvrages de consultation ou de certifier un usage local du français
jugé pertinent. C’est ce qui permet de parler de français québécois, de
belgicisme respectivement au Canada et en Belgique. Selon le Journal
Officiel de la république française édition des documents administratifs
n°100 issn 0242-6773 6 décembre 1990, ces instances ont toutes participé à
la rectification de l’orthographe française en 1990.
3.3. Le français Belge ou belgicisme
Belgicisme Français standard Belgicisme Français standard
Acter Prendre acte Vacature Vacance d’emploi
Mettez-vous Installez-vous! Vlek Chose sans valeur
Dringuelle Pourboire Accroche-pied Croc-en-jambe
Plaquer Coller Babeler Bavarder
Nonante Quatre vingt dix Proficiat! bravo!
Prober Essayer Vider la place Quitter les lieux
Roulage Circulation routière Brette Dispute
Patferdek ! Nom d’un chien ! Couper court Prendre un raccourci
Stoeffeur Vantard Gazette Journal
Poter Boire, prendre un Toquer Frapper à la porte
pot
Zwanzer Plaisanter septante Soixante dix
Octante Quatre-vingt Septante-trois Soixante treize
Octante-deux Quatre-vingt-deux Octante-trois Quatre-vingt-trois
3.4. Le français canadien ou québécois
Le français canadien Le français standard Le français canadien Le français standard
Abreuvoir ou buvette Fontaine Débarbouillette Gants de toilette
Aubaine Promotion Se choquer Se fâcher
Barrer Verrouiller ou fermer à clé Crosser Tromper ou arnaquer

Bazou Tacot Déjeuner Petit déjeuner


Gillet T-shirt, pull Diner Déjeuner
Chauffer Conduire Souper Diner
Chum Copain, petit ami
Une polysémie
3.5.Le français d’Afrique
F.B.F Le français standard

Les chambres de passes Des chambres de prostitution.


Les chambres noires Des chambres de prostitution.
Un client Un partenaire sexuel qui n’hésite pas à dépenser pour une fille (terme
utilisé par les filles).
Un debout cueilli Faire l’amour rapidement en adoptant une position débout.
Un pointeur Un petit ami titulaire pour la satisfaction sexuelle (terme utilisé par les
filles). Ce terme désigne aussi un garçon qui fait des avances d’amitié à
une fille.
Une blessée de guerre Une fille frivole ou une fille qui a un enfant sans être mariée.

Une tigresse Une fille de joie.


F.B.F. Le français standard

Assurer grave Syntagme verbal. Être généreux ou dépenser


excessivement pour faire plaisir à une tierce
personne.
Attraper son Expression populaire. Prendre soin de soi pour
nez une longévité.
Attrape-toi Expression populaire. Elle correspond à
bien prends soin de toi en français standard.
Avoir le matos Expression populaire qui signifie avoir le
matériel de thé par exemple. Il signifie aussi
être callipyge parlant des femmes.
Avoir le réseau Expression populaire signifiant savoir les
rouages d’une affaire ou d’une chose.
Conclusion
La présence des particularismes dans les constructions phrastiques des
locuteurs francophones est une réalité si bien que le Dictionnaire
universel francophone (Hachette-AUF) recense des mots de toute la
Francophonie. On y retrouve des mots tels: «essencerie» (français
d’Afrique) pour dire «station-service»; «foresterie» et «courriel» (du
québécisme) pour dire respectivement «industrie du bois» et «courrier
électronique », bref, cette évolution du français montre son nouvel
usage dans le monde.