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Centre national de la recherche scientifique

Délégation aux systèmes d'information

CONSEILS POUR MENER UNE ENQUETE PAR


QUESTIONNAIRE

Référence : CNRS/DSI/BQUAL/ERGONOMIE/QUEST.doc

Date : 03/06/98

Version : 1.1

Auteurs : Corinne Ratier (bureau qualité)

Diffusion : DSI

Objet du document : le bureau de la qualité propose une démarche de conception qui intègre l’ergonomie dès
le début du cycle de vie d’un projet et tout au long de celui-ci. C’est une démarche “ orientée utilisateur ”.
Cette démarche s’appuie sur des principes de base dont l’un est d’effectuer une analyse du travail pour
analyser l’existant. Pour aider les équipes projet à appliquer ces principes de base, le bureau de la qualité met à
leur disposition des outils. Le présent document est un des outils applicables à la réalisation de l’analyse du
travail dont il développe une technique : l’enquête par questionnaire. Le bureau de la qualité peut vous
apporter une aide lors de l’application de ces conseils.
Conseils pour mener une enquête par questionnaire

Table des mises à jour du document

Version Date Objet de la mise à jour

1.0 24/02/98 Création du document

1.1 03/06/98 Intégration des remarques de HLE

CNRS/DSI/BQUAL/ERGONOMIE/QUEST.doc 03/06/98 2
Conseils pour mener une enquête par questionnaire

Sommaire

I. AVANT-PROPOS............................................................................................................................................4

II. PHASE 1 : ACTIONS PREALABLES A L’ELABORATION DU QUESTIONNAIRE........................6


II.1 DÉFINIR L’OBJET DE L’ENQUÊTE......................................................................................................... 7
II.2 FAIRE L’INVENTAIRE DES MOYENS MATÉRIELS DISPONIBLES.................................................................7
II.3 CHOISIR LA POPULATION..................................................................................................................... 7
II.4 CONSTRUIRE L’ÉCHANTILLON............................................................................................................. 7
II.4.1 La construction de l’échantillon......................................................................................................7
II.4.2 Calculer la taille de l’échantillon....................................................................................................8
II.4.3 Lister les personnes à interroger.....................................................................................................8
III. PHASE 2 : ELABORATION ET ADMINISTRATION DU QUESTIONNAIRE ..............................9
III.1 RÉDIGER LE PROJET DE QUESTIONNAIRE............................................................................................ 10
III.1.1 Questions fermées...........................................................................................................................10
III.1.2 Questions ouvertes..........................................................................................................................12
III.1.3 Questions semi-ouvertes.................................................................................................................12
III.1.4 Notes importantes...........................................................................................................................13
III.2 METTRE LE QUESTIONNAIRE EN FORME.............................................................................................. 13
III.2.1 Problèmes de forme........................................................................................................................13
III.2.2 Présentation du questionnaire/mise en forme...............................................................................15
III.3 TESTER LE PROJET DE QUESTIONNAIRE.............................................................................................. 16
III.4 RÉDIGER LE QUESTIONNAIRE DÉFINITIF............................................................................................. 17
III.5 RÉALISER L’ENQUÊTE....................................................................................................................... 17
IV. PHASE 3 : TRAITEMENT DU QUESTIONNAIRE............................................................................18
IV.1 CODER LES QUESTIONNAIRES............................................................................................................ 19
IV.2 DÉPOUILLER LES QUESTIONNAIRES.................................................................................................... 19
IV.2.1 Comptages et contingences............................................................................................................19
IV.2.2 Plan de dépouillement....................................................................................................................20
IV.3 VALIDER L’ÉCHANTILLON ET ANALYSER DES RÉSULTATS...................................................................20
V. PHASE 4 : RÉDACTION DU RAPPORT D’ENQUÊTE........................................................................21

VI. BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................................23

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

I. AVANT-PROPOS

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

Un questionnaire est un document sur lequel sont notées les réponses ou les réactions d’un individu
(l’enquêté). Il existe deux types de questionnaires :
a) Les questionnaires d’administration directe : dans ce cas, la personne interrogée note elle-même ses
réponses sur le questionnaire. La personne qui mène l’enquête (l’enquêteur) peut être ou non présente  ; si
elle est présente, elle peut éventuellement préciser le contenu d’une réponse si l’enquêté le demande.
b) Les questionnaires d’administration indirecte : dans ce cas, c’est l’enquêteur qui note les réponses que lui
fournit le sujet. L’enquêteur est donc forcément présent.
L’administration indirecte permet d’obtenir les meilleurs résultats mais nécessite des moyens plus importants  ;
lorsque le nombre de personnes à interroger est très important, il faut utiliser l’administration directe.

L’administration des questionnaires peut se faire de trois façons :


 Par correspondance : les questionnaires sont envoyés par la poste aux individus de l’échantillon
choisi. Le risque dans ce cas est de se trouver devant un pourcentage plus ou moins important de non-
réponses, ce qui fausse la représentativité de l’échantillon.
 Par entretien : le questionnaire est rempli lors ou après un tête-à-tête entre un enquêteur et la
personne interrogée. Le respect de la composition de l’échantillon est dans ce cas plus facile mais il
ne faut pas oublier l’éventualité d’un refus ou d’une absence des enquêtés.
 Par téléphone : seul un questionnaire très court peut être soumis.

Pour l’élaboration d’un questionnaire, nous proposons une démarche en quatre phases composées de
différentes étapes :
1) Réalisation des actions préalables à l’élaboration du questionnaire
 définir l’objet de l’enquête,
 faire l’inventaire des moyens disponibles,
 choisir la population,
 construire l’échantillon.
2) Elaboration et administration du questionnaire
 rédiger le projet de questionnaire,
 mettre le questionnaire en forme,
 tester le projet de questionnaire,
 réaliser le questionnaire définitif,
 réaliser l’enquête.
3) Traitement du questionnaire
 coder les questionnaires,
 dépouiller les questionnaires,
 valider l’échantillon,
4) Rédaction du rapport d’enquête

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

II. PHASE 1 : ACTIONS PREALABLES A L’ELABORATION DU QUESTIONNAIRE

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

II.1 DÉFINIR L’OBJET DE L’ENQUÊTE


La définition de l’objet de l’enquête est une étape importante  : elle permettra de donner une grande unité au
questionnaire en évitant la dispersion des questions dans toutes les directions (questionnaire “ fourre-tout ”).

II.2 FAIRE L’INVENTAIRE DES MOYENS MATÉRIELS DISPONIBLES


Examiner les disponibilités en :
 Temps : une enquête ne se fait pas en quelques jours, c’est pourquoi il est indispensable de faire un
planning précis des opérations.
 Personnel : enquêteurs (nombre et expérience), codeurs, etc.
 Sources documentaires annexes : elles peuvent être nécessaires pour établir l’échantillon.
 Moyens matériels divers : procédés d’impression des questionnaires, timbrage des enveloppes,…
 Budget.

II.3 CHOISIR LA POPULATION


L’ensemble des personnes à interroger, “ l’échantillon ”, est extrait d’une population plus large, “ la
population parent ” (appelée aussi “ population de référence ” ou “ population mère ”, ou encore
“ population ”).
La définition de la population est dépendante de :
 L’objet même de l’enquête : la population peut être désignée dans l’énoncé même de l’objet.
Ex. : # à compléter #
 Les hypothèses de travail choisies : le contenu même du ou des problèmes à traiter implique telle ou
telle définition de la population.
Ex. : # à compléter #
 Le type d’échantillonnage adopté : suivant la nature des documents disponibles pour construire
l’échantillon, on sera éventuellement contraint de restreindre la définition de la population.
Ex. : # à compléter #
 Les contraintes matérielles imposées : pour des raisons financières ou de délais d’exécution.
Ex. : # à compléter #

II.4 CONSTRUIRE L’ÉCHANTILLON


Il s’agit d’abord de déterminer la taille de l’échantillon puis de lister les personnes à interroger.
II.4.1 La construction de l’échantillon
Une méthode simple pour construire un échantillon représentatif est la suivante  : soit une population donnée
pour laquelle on connaît la fréquence d’un caractère donné, le caractère “ x ” ; on extrait une fraction de cette
population dans laquelle on retrouve la même fréquence pour ce caractère “ x ”. Ce caractère doit être lié avec
les questions posées.
Ex. : pour évaluer l’utilisation d’un logiciel dans les laboratoires, il faut construire un échantillon de
laboratoires représentatif de l’ensemble des laboratoires en fonction du type d’unités car les réponses sont a
priori différentes selon ce caractère.
La fréquence relative d’un ou de plusieurs caractère(s) donné(s) dans l’échantillon doit se rapprocher le plus
possible de sa fréquence relative dans la population.
Ex. : si la fréquence relative des personnes n’ayant pas reçu de formation à l’utilisation de l’application “  x ”
est de 20 % dans la population des utilisateurs de cette application, la probabilité de ne pas avoir reçu de
formation à l’utilisation de l’outil “ x ” est de 20 chances sur 100 ou de p = 0,20. Il faut donc que la fréquence
relative des utilisateurs n’ayant pas reçu de formation à l’utilisation de l’application “  x ” dans l’échantillon se
rapproche le plus possible de 0,20 ou 20 %.
En général, ne pas définir un échantillon à partir d’un seul caractère de la population  : déterminer la taille de
celui-ci pour chacun des différents caractères puis choisir l’effectif le plus grand parmi ceux obtenus lors des
calculs.

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II.4.2 Calculer la taille de l’échantillon


La précision des résultats obtenus augmente avec le nombre de personnes interrogées. Ainsi, si on obtient 50%
de personnes qui répondent “ oui ” à une question dans un sondage, cela signifie que la proportion réelle de
réponses “ oui ” dans l’ensemble de la population est comprise entre :
 40% et 50% si l’échantillon est constitué de 100 personnes,
 47% et 53% si l’échantillon est constitué de 1000 personnes.
La taille de l’échantillon doit être fixée en fonction des moyens disponibles et du degré de précision souhaité.
II.4.3 Lister les personnes à interroger
Etablir la liste des personnes à interroger : nom, prénom, fonction, code labo et/ou délégation.
Du fait des refus opposés à l’enquête, des absences, etc., il est quasi-impossible de recueillir les réponses de
l’ensemble des personnes faisant partie de la liste d’enquête. C’est pourquoi il est nécessaire de prévoir un
échantillon plus large en prévision de ces “ manques ”.

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MISE À
INVENTAIRE L’ÉPREUVE
CONSTRUCTION
DÉTERMINATION
DES RÉDACTION
DÉTERMINATION
DÉFINITIONDE DU
FORMATION
RECHERCHES
DESDE
MOYENSLA PROJET
DE
DUPRÉALABLES
L’ÉCHANTILLON
PROJET
OBJECTIFS
L’OBJET
DES DE
POPULATION QUESTIONNAIRE
ENQUÊTEURS
MATÉRIELSDE
ET DEDISPOSITION
ÀL’ENQUÊTE
DES
OU
LA HYPOTHÈSES
UNIVERS DE DES
QUESTIONNAIRE
DE
L’ENQUÊTE
TRAVAIL
RÉALISATEURS DE L’ENQUÊTE

Conseils pour mener une enquête par questionnaire

III. PHASE 2 : ELABORATION ET ADMINISTRATION DU QUESTIONNAIRE

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III.1 RÉDIGER LE PROJET DE QUESTIONNAIRE


Il faut procéder de manière itérative en construisant une ébauche de plus en plus précise.
Dans un premier temps, rassembler pêle-même et en langage de tous les jours toutes les questions que l’on
souhaite poser et qui correspondent aux objectifs. Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on mettra cet
ensemble de questions en forme pour constituer le questionnaire.
Il existe différentes formes de questions :
 les questions fermées,
 les questions semi-ouvertes,
 les questions ouvertes.
III.1.1 Questions fermées
III.1.1.1 Principe 
Les réponses sont fixées à l’avance et le sujet doit obligatoirement choisir parmi l’éventail qui lui est proposé.
Utiliser les questions fermées pour obtenir certains renseignements factuels, pour juger l’approbation ou la
désapprobation d’une opinion donnée, la position sur une gamme de jugements, etc.
Il existe plusieurs types de questions fermées auxquelles la personne interrogée peut répondre :
 une seule réponse,
 plusieurs réponses,
 un classement.
III.1.1.2 Exemples  
1) Ex. de question à une seule réponse possible  :

 Exemple 1 : “ Utilisez-vous tous les jours l’application “ x ” ? ”


Oui Non

 Exemple 2 : “ Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous ? ”


Moins de 20 ans
20-30 ans
30-40 ans
40-50 ans
50-60 ans
Plus de 60 ans

Recommandations pour déterminer les classes :


 couvrir tous les cas (veiller à l’équilibre dans les réponses proposées)
 pas de recouvrement,
 classes équilibrées (proportion constante des réponses dans chaque réponse)

 Exemple 3 : “ Avec quelle fréquence utilisez-vous l’application “ x ” ?


Régulièrement
Occasionnellement
Rarement
Jamais

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2) Ex. de question à plusieurs réponses possibles  :

 Exemple 1 : “ Etes-vous abonné(e) : ”


à LMB actu
à DSI actu
à Xlab actu

 Exemple 2 : “ Avec lesquelles de ces affirmations êtes-vous d'accord ? ”


LMB-actu et le site relient les lecteurs entre eux
LMB-actu et le site relient les lecteurs au journal
le site est une référence
le site incite à la lecture du journal imprimé
le site permet de lire en langue française sur la Toile
le site offre un intérêt dans l'accès aux archives

(Réponses simultanées possibles : 3)

3) Ex. de question à classement  :

 Exemple 1 : Classer les affirmations suivantes par ordre de préférence (n°1 = affirmation préférée)  :
LMB-actu permet de garder un lien avec le journal
LMB-actu offre le regard du "Micro-Bulletin" sur l'actualité
LMB-actu permet une lecture "ciblée" du journal papier
LMB-actu offre des sélections de sites intéressants
III.1.1.3 Remarques
Les questions fermées sont aisées à comprendre et il est facile d’y répondre (il suffit de tracer une croix dans
une case).
Elles garantissent un certain anonymat.
Elles peuvent servir de questions filtre. Une question filtre permet de répartir les répondants entre plusieurs
séries de réponses ultérieures.
Ex. :
Question 1  : Utiliserez-vous Labintel/2 Unité en réseau (c’est-à-dire en multi-postes) ?
Oui
Non
Question 2  : Si OUI : sous quel mode ?
Réseau homogène (c’est-à-dire avec plusieurs postes de même type)
Réseau hétérogène (c’est-à-dire avec plusieurs postes de types différents)

Les questions fermées sont celles qui se prêtent le mieux au dépouillement et à l’analyse statistique  : les
réponses étant prévues, il ne peut y avoir aucune ambiguïté dans les réponses.
Le risque de ce type de question est de “ dicter ” la réponse de l’individu : celui-ci peut avoir tendance à
choisir la réponse qui lui semble la plus conforme à l’attente des réalisateurs de l’enquête et non pas celle qui
est la plus proche de ce qu’il pense.
Les questions fermées ne peuvent/ne doivent pas être employées pour recueillir des informations nuancées,
correspondant à des attitudes profondes mais pour recueillir des caractéristiques objectives.

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III.1.2 Questions ouvertes


III.1.2.1 Principe 
La réponse n’est pas prévue et la personne interrogée est libre de s’exprimer. On réserve à cet effet dans le
questionnaire un emplacement suffisant.
Ex. :
Question 1  : Quel est, à votre avis,...............

Question 2  : Citez les..........que vous avez déjà utilisés :


1. ...................................................................... 6. ......................................................................
2. ...................................................................... 7. ......................................................................
3. ...................................................................... 8. ......................................................................
4. ...................................................................... 9. ......................................................................
5. ...................................................................... 10. ......................................................................
I.1.1.1 Remarques
Si les questions ont été bien formulées, elles permettent recueillir des informations intéressantes.
Les questions ouvertes doivent être utilisées lorsqu’on ne peut prévoir les réponses possibles.
Il faut être très attentif quant à leur formulation : elles doivent être explicites et ne doivent pas comporter de
contresens.
Elles sont très difficiles à dépouiller.
III.1.3 Questions semi-ouvertes
III.1.3.1 Principe 
Les principales réponses possibles sont prévues mais on laisse la possibilité d’ajouter des réponses libres.
Ex. : “ En premier lieu, vous appréciez ce site car : ”
il permet de garder un lien avec le journal
il offre le regard du "Micro-Bulletin" sur l'actualité
il permet une lecture "ciblée" du journal papier
il offre des sélections de sites intéressants
vous appréciez “ LMB-actu ” pour une autre raison.
Précisez :
..............................................................................................
..............................................................................................
III.1.3.2 Remarques
Les questions semi-ouvertes sont assez faciles à dépouiller dans la mesure où un grand nombre de réponses
sont déjà prévues.
Elles présentent le risque d’influencer la réaction de la personne interrogée, par la suggestion de réponses qui
peuvent paraître soit plus habituelles, soit plus “ convenables ”.

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III.1.4 Notes importantes


Prévoir dans tous les cas la possibilité d’absence de réponse. L’item “  sans réponse ” ne doit pas
obligatoirement figurer dans l’énoncé de la question mais il faut en tenir compte lors du dépouillement
(établissement du code). Cette possibilité correspond au refus (ou à l’oubli éventuel) de répondre.
Dans certains cas, les items “ ne sait pas ”, “ sans opinion ” ou même “ refus de répondre ” doivent être
prévus. Mais attention ! utiliser seulement ces items à bon escient car ils donnent le choix à la personne
interrogée d’éviter toute question qui risquerait de “ l’engager ” un peu trop.
Les questions ouvertes ne s’utilisent pas seulement pour recueillir des opinions : elles peuvent être utiles pour
remplacer une interminable question fermée.
Remplacer lorsque cela est possible une question ouverte par une ou plusieurs questions fermées car cela
facilite le traitement des données.
Parallèlement à la rédaction des questions fermées ou semi-ouvertes, il est souhaitable de préparer le
dépouillement (en composant les codes).

III.2 METTRE LE QUESTIONNAIRE EN FORME

Une fois les ébauches successives effectuées, on peut passer à la phase de rédaction proprement dite. Le projet
de questionnaire ne doit pas être un brouillon, mais un véritable questionnaire auquel l’enquête pilote ne fait
qu’apporter (en principe) des corrections ne portant sur aucun aspect fondamental.
III.2.1 Problèmes de forme
Après avoir bien défini le contenu du questionnaire, il faut résoudre les problèmes de forme.

 Quel mode d’administration du questionnaire  choisir (correspondance, entretien  , téléphone) ?


Tout dépend des moyens (matériel, humain, temporel, financier) dont on dispose. Selon le mode choisi, la
rédaction des questions doit être envisagée sous un angle différent.

 Quels genres de questions utiliser  ?


Tout dépend du degré de précision que l’on souhaite obtenir, de la nature des analyses envisagées,…

 Quel langage utiliser  (questions fermées, ouvertes, semi-ouvertes) ?


C’est le niveau culturel moyen des personnes interrogées qui déterminera le vocabulaire, les tournures de
phrase.

 Quel mode d’exploitation adopter  ?


Le questionnaire doit être aménagé en fonction de ce choix. Il va de soi qu’à la DSI l’exploitation sera
informatique.

 Comment va-t-on éviter les déformations involontaires apportées par les répondants dans leurs réponses  ?
Il existe plusieurs types de déformations possible dont l’importance peut être considérable. [Mucchielli] a
réparti en sept catégories les “ déformations involontaires ” provenant des attitudes de réponses chez le sujet
interrogé.
 La réaction de prestige
Par peur de se faire mal juger sur ses réponses, l’enquêté adopte un comportement de “  façade ” :
atténuation des opinions, simulation, réponses stéréotypées, conformité à des attentes normatives.
 La contraction défensive à la question personnalisée
La personne interrogée a peur que ses réponses ne soient utilisées contre elle ou trouve qu’une
question est trop “ délicate ” ou “ trop personnelle ”. Les questions impliquant directement la
personne (“ à votre avis ”, …) peuvent entraîner ainsi un refus de répondre, ou une fuite vers des
réponses qui n’en sont pas : “ Ne sais pas ”, “ Sans opinion ”, etc.
Pour éviter ce type de réaction, il faut essayer :

 de ne pas commencer le questionnaire par des questions risquant de provoquer une telle
réaction ;

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

 de ne pas personnaliser la question quand le thème abordé est délicat  ; porter plutôt la
question sur un plan plus général ;
 d’utiliser autant que possible des questions indirectes :
 aborder le thème par quelques questions moins personnelles,
 noyer le thème principal dans un ensemble plus anodin,
 utiliser le procédé de l’entonnoir : partir de questions générales pour cerner le sujet
progressivement de manière de plus en plus précise, en contraignant la personne à
répondre, selon un mécanisme d’enchaînement automatique.
 Les réponses suggérées par le libellé de la question
Si une question est rédigée de manière tendancieuse, elle risque de conditionner fortement la réponse
de la personne interrogée.
 L’attraction de la réponse positive
Les gens disent plus facilement “ Oui ” que “ Non ”, témoignent plus facilement de leur accord que
de leur désaccord (le refus, la désapprobation peuvent parfois apparaître comme des symptômes de
non-intégration).
Il faut donc éviter les questions fermées de type binaire (Oui/Non ou D’accord/Pas d’accord)
lorsqu’on demande à la personne interrogée son opinion personnelle ; prévoir des réponses
intermédiaires.
Propositions d’échelle :
 très satisfait, plutôt satisfait, moyennement satisfait, plutôt mécontent, très mécontent,
 tout à fait d’accord, plutôt d’accord, moyennement d’accord, pas tellement d’accord, pas du
tout d’accord,
 Ex :“ Les temps de réponse de votre logiciel sont : ”
très bons
plutôt bons
plutôt mauvais
très mauvais
 La peur de certains mots
Certains mots provoquent des réactions de défense parce qu’ils sont “  chargés ” de manière
défavorable, en raison de leur connotation négative. Toujours s’efforcer de n’employer que des mots
“ neutres ”.
 L’attraction des références à des personnalités  
L’introduction de noms de personnalités connues peut entraîner des réactions d’identification ou de
rejet de la part d’un certain nombre de répondants, surtout lorsqu’ils n’ont pas d’opinion précise sur le
sujet traité.
 La peur du changement
Des questions sur un mode “ dynamique ” peuvent provoquer la réaction conformiste liée à la crainte
du changement. Cette crainte est fort répandue et on s’efforcera pour la neutraliser, de formuler les
questions de manière “ statique ”.

Donc en résumé, il faut surtout éviter lors de la rédaction du questionnaire de provoquer chez les personnes
interrogées la crainte de se faire mal juger, le désir de se conformer à la norme sociale, le refus de se laisser
impliquer personnellement, la suggestibilité au contenu des questions.
S’ajoutent aux déformations sus-citées :
 l’attitude de suspicion à l’égard de la technique du questionnaire elle-même  : nombreux sont les
individus qui craignent de “ s’engager ” ;
 la lassitude qui peut exister du fait d’un contact trop fréquent avec ce mode d’investigation ;
 l’attitude de repli causée par les changements de thèmes dans le questionnaire si ces derniers
surviennent brutalement, ce qui éveille ou renouvelle la méfiance de la personne interrogée  ;
 l’effet de halo :
 l’agacement ressenti par rapport à une question peut s’étendre sur d’autres questions,
 la personne interrogée peut être tentée, par souci de cohérence de fournir un ensemble de
réponses homogène en s’alignant sur les premières réponses fournies ;
 l’attirance pour les réponses situées en début de la liste des choix multiples (questions
fermées) : les individus ont souvent le sentiment que la réponse classée première dans la
liste est “ la meilleure ” réponse ;

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

 l’effet de la longueur du questionnaire : un questionnaire trop long risque d’entraîner


l’agacement ou le désintérêt ;
 l’effet de la complexité du questionnaire : une présentation compliquée, des termes
difficiles à comprendre peuvent entraîner le rejet du questionnaire.

Pour contrebalancer les effets des différentes réactions que nous venons d’exposer, essayer au maximum
d’appliquer les recommandations suivantes :
 Ne pas commencer le questionnaire par des questions :
 pouvant provoquer des réponses de façade,
 impliquant un engagement personnel de la personne enquêtée,
 provoquant des efforts particuliers de réflexion,
 traitant de problèmes délicats.
 Ne pas utiliser de questions :
 abordant directement des thèmes délicats,
 pouvant suggérer certaines réponses,
 pouvant faire préférer la réponse positive,
 comportant des mots “ chargés ” affectivement,
 comportant des noms de personnalités pouvant provoquer identification ou rejet,
 comportant une référence explicite à un changement social menaçant (sauf si c’est l’attitude
face un changement que l’on désire mesurer),
 rédigées dans un langage compliqué, peu accessible,
 trop longues.
 Veiller soigneusement :
 à disperser les questions susceptibles de provoquer l’effet de halo,
 à ce que le passage d’un thème à un autre ou d’une méthode d’interrogation à une autre ne
provoque pas de retrait de la part de l’enquêté (faire des transitions harmonieuses : questions
neutres, questions progressives, etc.),
 à assurer la préparation générale de la personne interrogée au questionnaire (texte
d’introduction),
 à ce que le questionnaire ne dépasse pas 45 à 60 minutes, 20 à 30 questions au maximum.
III.2.2 Présentation du questionnaire/mise en forme
III.2.2.1 Ordre de succession des questions
Afin d’éviter les réactions de repli ou l’effet de relâchement inévitable de l’attention de fin d’interview, placer
les questions les plus délicates dans le corps du questionnaire (plutôt que de les classer par ordre de difficulté
croissante).
Essayer de suivre les recommandations suivantes :
 Regrouper en règle générale les questions d’identification (fonction, labo,…etc.) au début ou à la fin
du questionnaire ; si ces questions risquent de provoquer des réactions de repli, les placer dans le
corps du questionnaire.
 Commencer par des questions faciles, susceptibles de mettre le répondant en confiance.
 Intercaler entre les groupes de questions difficiles ou délicates des questions plus faciles, qui
“ détendent l’atmosphère ”, ces questions peuvent éventuellement ne constituer qu’une procédure
technique, sans intérêt réel pour l’enquête.
 Ménager des transitions entre des sujets qui ne sont pas liés.
 Donner au questionnaire un aspect cohérent et logique :
 grouper les questions relatives à un même sujet,
 faire précéder les questions se rapportant à des aspects particuliers par des questions d’ordre
plus général,
 faire suivre les questions ayant trait à la situation personnelle de l’enquêté par les questions
portant sur son entourage,
 faire précéder les questions d’opinion par les questions de fait.
III.2.2.2 Textes d’introduction et de liaison
Que le questionnaire soit directement ou indirectement administré, des textes d’introduction et des textes de
liaison sont nécessaires entre les diverses parties du questionnaire.
Les termes utilisés dans les textes d’introduction et de liaison seront fonction du type de l’enquête, de son
objet, des caractéristiques culturelles de l’échantillon, etc.
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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

Ces textes doivent comprendre :


 Des indications se rapportant aux sujets traités :
 ce questionnaire a pour objet de déterminer …, de mesurer…
 nous allons maintenant passer au problème de…
 maintenant que nous avons passé en revue les…
 Des indications techniques :
 veuillez tracer une croix (X) dans la case correspondante à votre choix/votre opinion
 une seule réponse par colonne svp
 rédigez votre réponse de la manière la plus concise possible svp
 Des formules de politesse :
 votre avis est extrêmement précieux…
 merci pour votre obligeante collaboration
 Des formules de précaution :
 ce questionnaire est strictement confidentiel
 cette enquête ne doit servir qu’à des fins scientifiques
Construire des textes assez courts et aisément compréhensibles ; les introduire uniquement là où ils sont
nécessaires.
III.2.2.3 Redondances et contrôles
Dans le cas où le questionnaire comporte des questions difficiles ou délicates risquant d’entraîner des réactions
de façade ou induire toutes sortes de biais, on peut introduire des questions destinées à vérifier la cohérence
des réponses fournies. Pour ce faire, on posera une autre question pour valider la réponse donnée.
Exemple : pour déterminer la catégorie socio-professionnelle (agriculteur, employé, cadre...), recouper le
classement donné par le répondant avec des questions sur le niveau de diplôme, le secteur de l’entreprise,
l’ancienneté dans le poste.
III.2.2.4 Présentation matérielle et typographique
Toujours entourer la présentation matérielle des questionnaires de soins attentifs, particulièrement pour les
questionnaires administrés directement. Le questionnaire doit respecter certains critères :
 Maniabilité : concerne le format du questionnaire, son poids, l’emplacement des agrafes,…
 Lisibilité : les caractères typographiques choisis doivent être lisibles. L’efficacité doit passer avant le
souci de fantaisie. Le questionnaire doit être aéré : les questions doivent être bien séparées. Elles doivent
également être numérotées de manière simple.
 Facilité de remplissage :
 Laisser à l’enquêteur (en administration indirecte) ou à l’enquêté (administration directe) la
place nécessaire pour noter les réponses :
 Pour les questions fermées, utiliser en règle générale des cases carrées dans lesquelles
les personnes interrogées traceront une croix.
 Pour les questions ouvertes, prévoir des cadres de dimension suffisante, dimension
proportionnelle à la longueur supposée des réponses possibles (éviter de mettre des
traits pointillés pour guider l’écriture ; utiliser plutôt des traits pleins très fins ou des
lignes de grisé).
 Eviter d’encombrer le questionnaire d’indications ou de dispositifs graphiques de caractère
technique, destinés à préparer le dépouillement (recommandation applicable pour les
questionnaires remplis par l’enquêté lui-même qui risque d’être perturbé par ces éléments).
 Esthétique : l’esthétique doit être utilisé pour ajouter à l’attrait du questionnaire et contribuer à renforcer
son efficacité. Il est possible d’employer des icones : ils attirent le regard et ajoutent une note de gaieté.

III.3 TESTER LE PROJET DE QUESTIONNAIRE


L’objectif de ce test est d’évaluer la facilité de compréhension, le degré d’acceptation, la facilité
d’interprétation. Le test est donc une étape absolument nécessaire qui doit être effectuée avec rigueur.
Comment procéder ?
Il faut soumettre le questionnaire à un nombre limité de personnes (20 à 30) présentant les caractéristiques
exigées des membres de la population de l’enquête. Le groupe ne doit pas être trop homogène.

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

Lors du test, il faut vérifier :  :


1. Que les termes utilisés sont facilement compréhensibles et sans ambiguïté  ; la moindre difficulté de
compréhension doit automatiquement entraîner une correction (éviter absolument de devoir fournir
aux personnes interrogées des explications sur les termes utilisés).
2. Que l’ordre des questions ne suscite aucune des réactions de déformation possible.
3. Que la forme des questions utilisées permet de recueillir les informations souhaitées.
4. Que le questionnaire n’est pas trop long et ne provoque pas le désintérêt ou l’agacement des
personnes interrogées.
5. Qu’il n’est pas nécessaire de décomposer certaines questions, d’introduire des redondances, etc.
6. Que les textes d’introduction et de liaison sont suffisants et efficaces.

III.4 RÉDIGER LE QUESTIONNAIRE DÉFINITIF


Lors de la rédaction du questionnaire définitif, il faut prendre en compte au maximum les enseignements du
test. Pour rédiger le questionnaire définitif, il faut :
1. Rédiger définitivement les questions, les textes d’introduction et de liaison.
2. Déterminer l’ordre optimal de succession des questions, introduire les redondances nécessaires, etc.
3. Effectuer la mise en page finale : typographie, présentation graphique, papier, format, etc.
4. Déterminer les moyens d’introduction du questionnaire auprès des personnes interrogées  sachant
que le moyen le plus efficace est la lettre envoyée personnellement à chaque individu de
l’échantillon. Cette lettre contiendra les éléments suivants :
 indication de l’organisme (DSI) et du bureau/pôle (Ex : pôle des laboratoires) qui réalise
l’enquête,
 buts avoués de l’enquête,
 incitations à collaborer à l’enquête : intérêt(s) pour la collectivité, etc.
Préciser le mode de récupération des questionnaires dans le cas des enquêtes par
correspondance (préciser une date butoir et l’adresse et/ou la personne à qui le questionnaire doit
être retourné).
Soigner particulièrement la présentation de la lettre et la faire signer par un responsable important de
l’organisme qui réalise l’enquête.

III.5 RÉALISER L’ENQUÊTE


Lors de la réalisation de l’enquête, il faut veiller à :
 rassembler les questionnaires : les entreposer soigneusement et éventuellement les classer (par zone
d’enquête, numéro d’ordre, etc.),
 contrôler les questionnaires : dès leur rentrée, vérifier qu’ils sont correctement remplis : les réponses
sont-elles lisibles ? le nombre des questions refusées n’est-il pas trop élevé ?

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

IV. PHASE 3 : TRAITEMENT DU QUESTIONNAIRE

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

IV.1 CODER LES QUESTIONNAIRES


Une fois les questionnaires rentrés, il est nécessaire de coder les réponses (hormis dans le cas où les
questionnaires sont peu nombreux et le nombre des questions peu élevé). Coder les réponses consiste à leur
attribuer un code en vue de leur inscription sur un support adapté à un traitement informatique. Le code doit
être adopté en fonction du type d’exploitation que l’on souhaite effectuer.
C’est la (les) personne(s) chargée(s) de l’analyse des résultats de l’enquête qui doit (doivent) déterminer de
quelle façon on va coder les réponses. Il s’agit de proposer une traduction simple, en termes chiffrés, d’une
expression rédigée en clair, qu’il s’agisse d’un fait ou d’un jugement.

IV.2 DÉPOUILLER LES QUESTIONNAIRES

Lorsque les questionnaires ont été codés et saisis, il faut les dépouiller ; autrement dit, il faut en dégager les
résultats intéressants s’inscrivant dans le cadre défini par les hypothèses de travail.
IV.2.1 Comptages et contingences
Il faut réaliser deux types d’opérations :
 Effectuer le décompte pur et simple des réponses d’un certain genre à une question déterminée  : c’est
le comptage.
Ex. :
A la question : “Croyez-vous qu’une formation à la gestion comptable et financière du CNRS  soit
nécessaire pour utiliser l’application “  x  ” ? ”
Oui
Non
Ne sais pas  ”
On fera le décompte des “ Oui ” et des “ Non ” et des “ Ne sais pas ” que l’on conservera tels quels
(fréquences absolues) et que l’on ramènera à 100 (fréquences relatives).
 Effectuer la mise en contingence des réponses à deux ou plusieurs questions différentes. Il s’agit de
voir dans quelle mesure deux ou plusieurs ensembles de réponses sont liés entre eux. Dans la plupart
des cas, on se limite à deux ensembles de réponses, c’est-à-dire à deux questions distinctes. Il s’agit
alors de voir comment une variable se combine avec une autre. On cherche à construire des tableaux
de contingence.
Ex :
Pour reprendre l’exemple précédent, on va essayer de voir dans quelle mesure les trois catégories de
réponses sont influencées, entre autres, par le fait d’avoir reçu une formation à la gestion comptable et
financière du CNRS. La seconde question envisagée sera donc :
“ Avez-vous reçu une formation à la gestion comptable et financière du CNRS  ? ” 
Oui
Non  

 Le tableau de contingence sera à double entrée :


Nécessite d’une formation pour S.R Oui Non NSP Total
manipuler l’application…

Formation effectuée
S.R
Oui
Non
total
 S.R = sans réponse
 N.S.P = ne sais pas

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

IV.2.2 Plan de dépouillement


Il s’agit de disposer de tableaux correspondant aux demandes de dépouillement énoncées par les réalisateurs
de l’enquête. Ces demandes concernent en règle générale des croisements de variables ou de caractères et
donnent lieu à l’établissement de tableaux de contingence.
Ce sont ces tableaux qui serviront à la rédaction du rapport de l’enquête. Le plan de dépouillement doit prévoir
une exploitation maximale des données rassemblées par l’enquête ; toutefois, il ne faut pas oublier que toutes
les possibilités de contingences (de croisements) ne sont pas nécessairement pertinentes. Les tableaux qui
seront commentés dans le rapport d’enquête et qui sont donc le produit du plan de dépouillement adopté
doivent être les plus lisibles possible. Attention ! un nombre d’entrées trop important peut rendre un tableau
pratiquement inutilisable. Attention également à la conversion de tableaux en graphiques que permettent de
faire certains logiciels.

IV.3 VALIDER L’ÉCHANTILLON ET ANALYSER DES RÉSULTATS


Il existe une certaine probabilité pour que l’échantillon ne soit pas représentatif (0,05 ou 5 chances sur 100 par
exemple) ; aussi, une des premières choses à faire est évidemment de vérifier que la distribution des variables
retenues est sensiblement la même que dans l’échantillon qui a été réellement utilisé que dans la population.
Des tests statistiques permettent cette vérification. Celle-ci est nécessaire si on veut garantir que l’enquête a
été menée avec rigueur et par voie de conséquence si l’on veut garantir la validité des résultats.
Lorsque les réponses ne se révèlent pas représentatives, il est possible de redresser les résultats.
L’analyse des résultats fait appel à des connaissances statistiques et sociologiques bien précises applicables à
chaque cas particulier. Si l’analyste dispose de tout l’éventail des méthodes statistiques pour mettre en relief
les phénomènes intéressants, l’explication est ensuite affaire de connaissance du domaine et d’imagination.

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

V. PHASE 4 : RÉDACTION DU RAPPORT D’ENQUÊTE

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

Le rapport d’enquête doit reprendre l’essentiel des résultats analysés à la phase 3. Il doit être compris
aisément, clair et concis. Il consiste plus ou moins en un commentaire de tableaux. Il est nécessaire de
reprendre dans les commentaires les points les plus importants qui se dégagent de ces tableaux et tenter d’en
fournir des explications. Les tableaux eux-mêmes seront présentés sous les formes les plus simples et les plus
maniables possible. Si des tableaux complexes ont été utilisés pour le dépouillement, il faudra en extraire
plusieurs tableaux plus simples, mais plus lisibles. Eviter notamment les tableaux de plus de quatre entrées.

Proposition de plan standard pour un rapport d’enquête :


1. Présentation de l’enquête : recherches préalables, grandes orientations de travail, description de
l’échantillon, de la méthode d’enquête, du questionnaire,…
2. Présentation des résultats : reprendre l’essentiel des points dégagés lors de l’analyse proprement
dite. Il n’est pas nécessaire de respecter l’ordre de succession des questions dans le questionnaire  ;
dans ce cas, expliquer dans le texte la logique adoptée.
3. Conclusions : présenter de manière synthétique les résultats fondamentaux obtenus. Rédiger les
conclusions avec un soin particulier, car elles constituent la seule partie du rapport que certains
lecteurs pressés liront.
4. Annexes : y placer les éléments du rapport que l’on ne souhaite pas intégrer au texte, afin de n’en
pas ralentir la lecture (documents relatifs à l’enquête, notamment, les questionnaires, explications
méthodologiques, …).
5. Bibliographie : elle doit être succinte et ne présenter que les ouvrages présentant une véritable utilité
en rapport avec le sujet traité.
6. Table des matières.

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

VI. BIBLIOGRAPHIE

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Conseils pour mener une enquête par questionnaire

C. JAVEAU [1992]
L’enquête par questionnaire. Manuel à l’usage du praticien. 4eme édition. Editions de l’université de Bruxelles.
Editions d’organisation.

R. MUCCHIELLI [1968]
Le questionnaire dans l’enquête psycho-sociale. Paris. Librairie techniques/Editions sociales françaises.

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