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Université MONTPELLIER

Sciences et Techniques du Languedoc

HLST101 Découverte des Sciences de la


Terre et de l'Eau
Première série de TP : Minéraux et Roches
Introduction……………………………………………..p.2
TP 1 : Minéralogie……………………………………..p.3
TP 2 : Roches magmatiques………………………….p.13
TP 3 : Roches sédimentaires…………………………p.17
TP 4 : Roches métamorphiques………………...……p.23
TP 5 : révisions et contrôle continu 1.

Les circuits de la matière : les cycles pétrologiques externes et internes


(La planèteTerre, Caron et al, 2003 p. 217 - les échelles ne sont pas
respectées).

1
INTRODUCTION

Les conditions d’existence des minéraux et des roches.

Chaque espèce minérale se forme et reste stable dans un domaine pression-température


défini. En dehors de ce domaine de stabilité les minéraux se décomposent et se
recomposent (ou se transforment) en d’autres espèces minérales stables dans le nouveau
domaine pression-température.

La pression et la température dans la lithosphère.

Dans la lithosphère la température et la pression augmentent avec la profondeur.


1. La température augmente en moyenne de 1 degré Celsius tous les 30 m dans la
croûte continentale. C’est ce que l’on appelle le gradient géothermique.
2. La pression en un point donné de la lithosphère, à la profondeur z, est la pression
exercée sur l’unité de surface par le poids des terrains de la colonne de hauteur z
sus-jacente. C’est la pression lithostatique. La pression lithostatique est une
pression isotrope c’est à dire qu’elle a la même valeur dans toutes les directions de
l’espace.
Dans les zones perturbées de la lithosphère : ride océanique, zone de subduction, chaîne
de montagne...., à la pression lithostatique s’ajoutent des pressions qui n’ont pas la même
valeur dans toutes les directions de l’espace. Ce sont des contraintes tectoniques. Dans
ces zones, les conditions pression-température sont plus élevées que dans la lithosphère
non perturbée.

L’étude des minéraux et des roches.

Au cours de ces TP, , seront successivement étudiés :


- Les minéraux, éléments constitutifs des roches
- Les roches formants la lithosphère :
- Les roches magmatiques appartenant au cycle pétrologique interne.
- Les roches sédimentaires du cycle pétrologique externe formées à l’interface du
sommet de la lithosphère en domaine continental ou marin.
- Les roches métamorphiques, appartenant majoritairement au cycle pétrologique
interne, sont étudiées en dernier car elles sont le résultat de la transformation de
tous les types de roches : des roches magmatiques, des roches sédimentaires et
même d’anciennes roches métamorphiques.

MINERALOGIE
La minéralogie est la discipline qui a pour but la description, la classification et la
nomenclature des minéraux.

On appelle minéral (ou "espèce minérale") tout solide inorganique naturel de composition
chimique strictement définie et fixe.

Pourquoi l'étude des minéraux est-elle si intéressante pour les géologues ? Tout
simplement parce que les minéraux sont les matériaux constitutifs de la plupart des roches
et que la classification des roches est en grande partie basée sur leur composition
minéralogique. Si l'on veut pouvoir donner un nom aux roches, il est donc indispensable
d'apprendre à identifier les principaux minéraux.

2
Eléments de cristallographie

La cristallographie, subdivision de la minéralogie, signifie tout simplement "description des


cristaux". L’étude des minéraux avec un microscope optique a débuté en 1828. Pour
parvenir à découvrir l’agancement des atomes au sein des minéraux, les rayons X ont été
utilisés pour la première fois en 1912. La définition actuelle d’un minéral englobe tous les
minéraux présentant des formes cristallines bien développées.

Etat amorphe et état cristallin


En effet, les minéraux se rencontrent sous deux états physiques différents : l'état amorphe
et l'état cristallin.

Un minéral est à l’état amorphe lorsqu’il est constitué d’atomes, de groupes d'atomes, ou
de molécules présentant une disposition spatiale désordonnée. Exemple : l'opale, de
formule chimique SiO2, qui provient de la consolidation d'un gel colloïdal de silice.
Les minéraux amorphes sont rares, la plupart se trouvant à l'état cristallin.

Contrairement à l’état amorphe, l'état cristallin se caractérise par un arrangement ordonné


des atomes, des groupes d'atomes ou des molécules constitutifs du minéral. Cet
arrangement se répète indéfiniment et périodiquement dans les trois directions de l'espace,
et dessine ainsi un réseau structural tridimensionnel que l'on appelle réseau cristallin. Cet
arrangement à l'échelle atomique se traduit macroscopiquement par l'édification de solides
que l'on appelle des cristaux.
Si l'on observe le schéma d'un réseau cristallin, on constate qu'il peut se fragmenter en une
multitude de petits parallélépipèdes élémentaires, tous identiques et dont la juxtaposition
par translation, suivant les trois directions de l'espace, réalise le réseau entier. Ces
parallélépipèdes élémentaires, dont la taille est à l'échelle de quelques angströms (1 A° =
10-10m), sont appelés "mailles réticulaires"

exemple de la maille réticulaire cubique et du


volume macroscopique résultant

Pour réaliser l'espace cristallin dans son intégralité,


il faut que l'entassement des mailles réticulaires se
fasse impérativement sans laisser de vide entre
elles. Ce fait limite géométriquement la forme de
ces mailles à celles de parallélépipèdes. Mais il existe le plus souvent, pour un réseau
donné, plusieurs possibilités quant au choix de sa maille. Parmi ces diverses possibilités, on
convient de choisir la maille se rapprochant le plus d'un parallélépipède rectangle et qui
possède les arêtes les plus petites. C'est cette maille que l'on appelle la maille élémentaire
du réseau cristallin.
DANS UNE MEME ESPECE MINERALE, L’ANGLE DIEDRE DE DEUX FACES
DETERMINEES EST CONSTANT QUEL QUE SOIT LE DEVELOPPEMENT RELATIF DES
FACES.

3
Les systèmes cristallins
En fait, il n'existe que sept mailles élémentaires qui répondent à la condition précédente :
cubique, quadratique, hexagonale, rhomboédrique, orthorhombique, monoclinique et
triclinique. Chacune de ces mailles élémentaires se définit géométriquement à l'aide de six
paramètres : les trois vecteurs a, b, et c (les faces du parallélépipède) et les trois angles
α β et γ

A partir de ces sept mailles élémentaires, on définit sept systèmes cristallins dont les
noms sont les mêmes que ceux des sept mailles élémentaires. Chaque système cristallin
se caractérisera, en outre, par sa "symétrie" (association d'éléments de symétrie) inhérente
à la géométrie de la maille élémentaire. Le système cubique aura donc la symétrie d'un
cube, le système hexagonal, celle d'un hexagone... Tous les minéraux cristallins
appartiennent obligatoirement à l'un de ces sept systèmes.

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Les éléments de symétrie
Les éléments de symétrie sont de plusieurs types :
* des axes de symétrie : axes de rotation permettant de voir le volume sous une même
forme après la rotation
- A2 : axe de symétrie d’ordre 2 : après une rotation de 2Π/2 l’aspect du cristal est
identique. Il est donc le même deux fois par tour ;
- A3 : axe de symétrie d’ordre 3 : après une rotation de 2Π/3 l’aspect du cristal est
identique, Il est donc le même 3 fois par tour ;
- A4 axe de symétrie d’ordre 4 : après une rotation de 2Π/4 l’aspect du cristal est
identique. Il est donc le même 4 fois par tour ;
- A6 axe de symétrie d’ordre 6 : après une rotation de 2Π/6 l’aspect du cristal est
identique. Il est donc le même 6 fois par tour ;
*des plans de symétrie : chaque axe de symétrie d’ordre pair est perpendiculaire à un plan
de symétrie : P2 perpendiculaire à un axe d’ordre 2, P4 /A4 ; P6/A6
*un centre de symétrie C: dans tous les systèmes cristallins, le centre du parallélipipède
est centre de symétrie.
Remarque : contrairement au monde vivant il n’existe pas de symétrie d’ordre 5 dans le
règne minéral.
Chaque système cristallin a un ensemble d’éléments de symétrie caractéristiques du
système. Ainsi la formule rassemblant l’ensemble des éléments de symétrie
- pour le système cubique est : 6A2 - 3A4 – 4A3 – 6P2 – 3P4- 1C
- pour le système orthorombique : A2 – A’2 – A’’2 – P2 – P’2 – P’’2 – 1 C.
Tous les éléments de symétrie de la formule existent si le cristal a la forme primitive
géométrique par exemple un cube. S’il s’agit d’une forme dérivée comme le dodécaèdre du
grenat seule une partie des éléments de symétrie est représentée. Cependant on trouve
toujours une association caractéristique du système. Par exemple pour le système
cubique : un A3 et un A4 , pour le système rhomboédrique un seul axe d’ordre 3, pour le
système hexagonal un axe d’ordre 6..etc…
Application : dessiner un cube et un orthorhombe et dessiner les éléments de symétrie
Les formes cristallines dans la nature.
Suivant les conditions de formation, un cristal peut se trouver sous 2 formes :
- un solide régulier, limité par des surfaces planes faisant entre elles des
angles dièdres définis et fixes pour un minéral donné, et ayant une symétrie
identique ou proche de celle du réseau cristallin Ces cristaux sont dits
automorphes et leurs formes peuvent être décrites comme celles de
polyèdres plus ou moins complexes du fait de la présence de troncatures
sur les sommets ou les arêtes.
- Exemples de troncatures à partir d’un cube

sur les sommets sur les sommets et les arêtes

1. exemples naturels :un hexagone terminé par deux pyramides


hexagonales pour le quartz ou un dodécaèdre (polyèdre à 12 faces) pour le
grenat

5
Les cristaux automorphes sont relativement rares : ils correspondent soit à
des minéraux qui se forment dans des conditions géologiques très particulières
(cristallisation très précoce au sein d'un liquide, sans être gênés par d'autres cristaux ;
développement dans des cavités de type géode ... ), soit à des minéraux ayant une très
forte puissance de cristallisation et qui se forment en repoussant tout ce qui les entoure
(ex : grenat dans les roches métamorphiques).
- un solide irrégulier et de forme quelconque. Cela est souvent dû au fait que
ces cristaux sont tardifs et qu'ils se sont donc développés dans un espace
réduit et géométriquement défini par les cristaux plus précoces qui les
entourent. On dit que ces cristaux sont xénomorphes.

Exemples de cristaux automorphes outre le quartz et le grenat montrés plus haut

Les lignes visibles à la surface des minéraux sont la trace de l’intersection de plans
cristallographiques et de la surface des cristaux.
Les chiffres (001) indiquent la position de chaque face dans l’espace par rapport à un
trièdre trirectangle de référence. Dans ces minéraux, la lumière ne se propage pas à la
même vitesse dans toutes les directions de l’espace. Les vecteurs np, nm, ng sont les
indices principaux de vitesse de la lumière .

6
Eléments de minéralogie

Les différentes familles de minéraux

Chaque minéral ayant une composition chimique donnée, on classe habituellement les
minéraux en fonction de cette composition. On distingue ainsi deux grands groupes de
minéraux : les minéraux silicatés (ils contiennent du silicium Si) et les minéraux non
silicatés (ils ne contiennent pas de Si).
Les minéraux silicatés représentent à eux seuls 92% du poids et du volume de l'écorce
terrestre. Apprendre à les identifier est donc capital. Leur composition chimique est souvent
complexe et, en plus du Si, on y rencontre un grand nombre d'éléments tels que Al, K, Na,
Ca, Mg, Fe.

Parmi les minéraux non silicatés, nous verrons :


- des carbonates (radical C032- dans leur formule chimique)
- des sulfates (radical S042- dans leur formule chimique)
- des sulfures (ion S2- dans leur formule chimique)
- des chlorures (ion Cl- dans leur formule chimique)

La détermination des minéraux : critères de description et classification

Les tableaux ci-joints présentent la liste des minéraux les plus répandus, ainsi que leurs
caractères de détermination.

OBSERVER ET DECRIRE
Sont les deux lois du géologue et du minéralogiste
Pour observer vous utilisez les outils que vous a fourni la nature : vos sens
Pour décrire vous utilisez des mots qui traduisent vos observations.

L’observation directe
1. La forme extérieure

Un échantillon est généralement un morceau de minéral cassé et rarement un cristal


complet. Le premier élément qui se présente aux regards est donc la forme extérieure de
l’échantillon, la forme de la cassure. Celle-ci peut être quelconque. Dans le cas du quartz
elle est souvent « conchoïdale » (exemple d’un fond de bouteille cassé en lunules). Elle
peut être une surface lisse. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une cassure selon un plan
cristallographique plus faible dit PLAN DE CLIVAGE

Les clivages : le clivage est l'aptitude pour un cristal à se débiter (se briser)
préférentiellement suivant une (ou plusieurs) famille(s) de plans parallèles. Ces familles de
plans de moindre résistance dépendent de la manière dont les atomes sont distribués à
l'intérieur du cristal (plans réticuliaires) et sont donc spécifiques au minéral. Certains
minéraux comme les micas (biotite et muscovite) ne possèdent qu'un seul clivage. Les
micas se débitent très facilement suivant cette famille de plans.
D'autres minéraux, tels que le pyroxène et l'amphibole, possèdent deux clivages, mais plus
difficiles que celui des micas. L'angle que font ces deux clivages est très important à
déterminer, car il est caractéristique du minéral (cet angle est de 90° pour le pyroxène et de
60-120° pour l'amphibole). Malheureusement, il est souvent difficile voire impossible de

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repérer les faces où les clivages se recoupent (surtout quand le minéral est xénomorphe). Il
est alors intéressant d'observer avec une loupe les surfaces du minéral. Ces surfaces sont
souvent des surfaces de cassure qui se sont constituées en fonction des clivages du
minéral. Leur aspect est celui d'un "escalier" dont les marches sont limitées par les plans de
clivages. On peut alors estimer assez facilement l'angle que font entre elles ces marches
(90°; 60 ou 120°), et ainsi déterminer les plans de clivage.
La calcite C03Ca et la dolomite (CO3)2CaMg, qui cristallisent dans le système
rhomboédrique, possèdent trois clivages parallèles aux faces du rhomboèdre. A la cassure,
ce minéral se débite toujours sous la forme de petits rhomboèdres.

Les mâcles : une mâcle est un édifice minéralogique complexe formé par l'association de
deux (ou de plusieurs) cristaux de même nature, selon des lois géométriques précises liées
aux éléments de symétrie du système cristallin du minéral. Une mâcle peut se réaliser par
accolement selon une face définie ou par interpénétration de cristaux. Pour un minéral
donné, la manière dont il se mâcle est spécifique. L'identification des mâcles est donc un
excellent critère de reconnaissance. Malheureusement tous les minéraux ne se maclent
pas, ou ne présentent pas de macle visible à l’œil nu. Nous ne verrons en T.P. que deux
macles : la macle du feldspath potassique (interpénétration de deux cristaux, "mâcle de
Karlsbad", ) et la mâcle "en fer de lance" du gypse (accolement de deux cristaux selon l'une
de leur face).

2. L’échantillon et la lumière :
Lumière transmise : l’échantillon peut être opaque, transparent, translucide.
Lumière réfléchie = éclat :
L’échantillon ne réfléchit pas la lumière : éclat terne
La lumière est réfléchie sur un plan de clivage : surface plane l’éclat est au minimum vitreux
quelquefois brillant
L’éclat est celui d’une goutte d’huile sur une feuille de papier blanc : éclat gras
caractéristique du quartz, dont la cassure quelconque ne se fait jamais selon des plans de
clivages .
Des adjectifs complémentaires peuvent être utilisés : adamantin, métallique, nacré....
Couleur : quelquefois caractéristiques, la couleur et la transparence ne sont pas toujours de
bons critères de reconnaissance, car elles peuvent varier avec les impuretés et le degré
d'altération.

3. L’odeur quelquefois caractéristique : odeur du soufre, odeur de la dolomite sous le choc


du marteau.
4. Le goût : gout salé de la halite (ClNa)
5. Le toucher : toucher doux du talc, soyeux de la séricite.

L’observation indirecte
A ces critères directs s’ajoutent des critères d’observation indirects

La densité : elle est définie pour le minéral pur et varie avec son degré d'altération. Au
niveau des TP, la densité ne pourra être qu'appréciée. Ex. : densité forte pour la galène
(PbS), la pyrite (FeS2), la barytine; densité faible pour le gypse (SO4Ca,2H20),la halite
(NaCl) ; densité moyenne pour l'amphibole...

La dureté : c'est la résistance du minéral à la destruction mécanique. En pratique, un


minéral est dit "plus dur" qu'un autre s'il raye ce dernier. Les duretés sont

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conventionnellement classées par rapport à celles de dix minéraux de référence (échelle de
Möhs)

Minéral ........................................ Dureté


talc ............................................. 1
gypse ......................................... 2
...................... dureté de l’ongle
calcite ........................................ 3
fluorine ....................................... 4
apatite ........................................ 5
....................... dureté de l’acier
orthose....................................... 6
.........................dureté du verre
quartz ........................................ 7
topaze ........................................ 8
corindon ..................................... 9
diamant ...................................... 10

Lorsque l'on effectue un essai de dureté, il faut essuyer soigneusement la trace obtenue,
pour distinguer la rayure que produit le minéral le plus dur sur le moins dur, d'une simple
traînée pulvérulente due à l'écrasement d'un minéral peu dur sur un minéral plus dur.

Les caractères particuliers : par exemple, l'effervescence à l'acide chlorhydrique froid et


dilué au 1/10 de la calcite.

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LES SILICATES
NOM DU FORMULE TYPE DE SYSTEME DE DENSITE DURETE FORME COULEUR ECLAT CLIVAGES MACLE CARACTERE
MINERAL CHIMIQUE SILICATE CRISTALISATION (VISIBLES EN TP) (VISIBLE EN TP) PARTICULIER

QUARTZ SiO2 Tectosilicate Hexagonal 2.65 7 - prisme hexagonal bipyramidé Très variable Gras (= gris Raye le verre
souvent strié - transparent translucide)
- granulaire - fumé
- massive - rose
- violet
- blanc
Potassiques Tectosilicate Monoclinique 2.6 6 - prisme à section Blanc vitreux 2 (faciles) faisant un Macles de Carlsbad (2
F rectangulaire individus accollés)
E F. K. (rose si altéré) angle ~ 90°
L (Orthose) - granulaire
D
S
P Calco- Tectosilicate Triclinique 2.6 6 - prisme à section - blanc vitreux 2 (faciles) faisant un Macles polysynthétique
sodiques rectangulaire difficile à voir (n
A
T (plagioclases) - granulaire
(verdatre si altéré) angle ~ 90° individus accolés)
H Pl.
S

Biotite Phyllosilicate Monoclinique 3 2.5 - paillette hexagonale - marron Submétallique 1 très facile, Paillette noire à brun
(noir) (feuillets) Pseudo-hexagonal - noir parallèle aux paillettes mordoré
- mordoré très
réfléchissante
M
I
C Muscovite Phyllosilicate Monoclinique 2.8 2.5 - paillette hexagonale - gris (argent) Nacré 1 très facile, Paillette argentée
A (blanc) Pseudo-hexagonal parallèle aux paillettes très
S réfléchissante

Séricite Phyllosilicate Monoclinique 2.8 2.5 - Feutrage gris constitué de - gris nacré Toucher soyeux
Pseudo-hexagonal cristaux invisibles à l’œil nu - argent

F
E
R 2 faisant un angle de
R Pyroxènes
Inosilicate Monoclinique 3.5 5.5 - Prisme trapu et court - noir dense vitreux
90°, visibles sur les
O (Augite) sections basales
-
(marche d’escalier)
M
A
G
N
E
S
Peridots - Petit prisme trapu (allure de - jaune-vert
I Nesosilicate Orthorhombique 4 6.5 translucide
E (Olivines) grain) - vert-olive
N
S
(Fe, Mg)

2 faisant un angle de
Amphibole
inosilicate monoclinique 4,1 à 4,9 5,5 - forme d’aiguille Noir dense vitreux
120° visibles sur les
sections basales

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MINERAUX NON SILICATES

NOM DU FORMULE SYSTEME DE DENSITE DURETE FORME COULEUR ECLAT CLIVAGES MACLE CARACTERE
MINERAL CHIMIQUE CRISTALISATION VISIBLES (VISIBLE EN TP) PARTICULIER

Fluorine CaF2 cubique 3,18 4 octaèdrique Incolore,Rose, vitreux 1 parfait


H violet, vert, bleu
A
L Halite NaCl Cubique 2.1 2.5 - cube - transparent Vitreux 1 parfait Goût salé
O (ou Sel - massive - blanc
G Gemme) - gris
E
N - jaune
U
R Sylvine KCl Cubique 2.3 2.5 - cube - rose Vitreux Goût salé et amer
E
- massive - orange
S

Calcite CO3Ca Rhomboédrique 2.7 3 - rhomboèdre - blanc Nacré à vitreux 3 parallèles aux faces du Fait effervescence
C rhomboèdre avec HCL froid
A - scalénoèdre - jaune
R - massive - marron
B - transparent
O
N
A Dolomite (CO3)2CaMg Rhomboédrique 2.9 4 - rhomboèdre - blanc Nacré à vitreux identiques à ceux de la Fait effervescence
T - massive - jaune calcite avec HCL chaud
E
- marron
S

Gypse SO4Ca, 2H2O Monoclinique 2.3 2 - tablettes (ex : rose des - transparent Nacré à vitreux 3 subperpendiculaires 2 individus associés en Minéral rayable à
sables) - blanc « fer de lance » (rare) l’ongle
S
U - fibres - jaune
L - massive - gris
F - grains fins (saccharoïde)
A
T
Barytine BaSO4 orthorombique 4,48 cristaux massifs aplatis blanc opaque vitreux 2 plans de clivages dense
E
dipyramidal parfois lamellaires
S

Pyrite FeS2 Cubique 5 6 - cube ou dodécaèdre - jaune d’or Métallique Dense et belle
S pentagonal individualisé, couleur dorée
U - marron ou noir
souvent strié (altération)
L
F - massive
U
R Galène PbS Cubique 7.6 2.5 - cube individualisé - gris Métallique 1 parfait, donnant l’aspect Très dense et peu
E en escalier des cassures dur
S - massive

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Fiche d'aide à la détermination macroscopique simple des minéraux
N° Ech. Syst. Cristallin Forme Densité1 Dureté2 Eclat Couleur Clivages3 Particularités Nom Formule4

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12

13

14
1
Densité approximative: Faible, Moyenne, Forte
2
Dureté exprimée par rapport à l'ongle, à l'acier et au verre

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LES ROCHES MAGMATIQUES
Les roches magmatiques (voir schéma première page) sont des roches "endogènes". Le terme
d'endogène s'applique aux roches ayant acquis leurs caractères déterminants à l'intérieur du
globe. Les roches métamorphiques, que nous étudierons à la prochaine séance, sont elles aussi
des roches endogènes. Les roches magmatiques résultent de la cristallisation d'un magma en
profondeur. Si les roches cristallisent lentement et restent en profondeur au sein de la croûte, on
parle alors de roches plutoniques ; Si elles cristallisent rapidement et sont émises à la surface
(à la surface des continents ou au fond des océans), on parle alors de roches volcaniques.
Les magmas ont donc une origine profonde et ils ne se forment pas n'importe où. En effet, leur
genèse réclame des conditions de température et de pression qui ne sont réalisées naturellement
que dans certains contextes géologiques et géodynamiques (voir schéma pétrologique global de la
première page).

Quelques définitions
MAGMA: le magma est un liquide qui provient de la fusion partielle en profondeur de roches
préexistantes dites roche mère ou source. La composition chimique de ce liquide dépend bien sûr
de la nature de cette source. Quant à la température de formation du magma, elle dépend à la fois
du point de fusion de la source et du contexte géologique dans lequel s'opère la fusion (cette
température est comprise entre 700 et 1400°).
Le plus souvent, le magma, une fois formé, s'extrait spontanément de sa source (c'est un liquide
dont la densité est inférieure à celle des roches encaissantes) et s'injecte dans les terrains
surincombants. Si le magma reste bloqué en profondeur, il donnera naissance à des roches
plutoniques. Quand il arrive à remonter jusqu'en surface, le magma alimente le volcanisme. Les
laves qui s'écoulent des volcans donnent une bonne image de ce qu'est un magma.

SOURCE: Il s'agit des roches qui par fusion partielle donnent un magma (schéma page 1). Cette
source peut être:
- soit mantellique : la fusion affecte les péridotites roches qui constituent le manteau : magmatisme
de subduction, magmatisme d’accrétion (ride océanique) et magmatisme intraplaque;
- soit crustale : la fusion affecte les roches qui constituent les parties profondes de la croûte
continentale : magmatisme continental ;
- soit mixte : la fusion affecte les péridotites puis la croûte continentale lors de la remontée et/ou
dans certains cas la croûte océanique: magmatisme de subduction.

FUSION PARTIELLE : la fusion affecte uniquement la partie de la source la plus fusible. La partie
de la source qui ne fond pas (la partie réfractaire, donc) constitue ce que l'on appelle le résidu.
Une fusion partielle se définit par son taux, qui correspond au pourcentage de la source qui fond.
Dans la nature ce taux n'excède qu'exceptionnellement les 30%, souvent même il est inférieur à
10%.

Composition des magmas

Chimiquement les liquides magmatiques correspondent à un mélange de silicates fondus et de


gaz. Leurs compositions exactes dépendent bien sûr de la nature de la source et du taux de fusion
partielle mais également de la cristallisation des minéraux lors du refroidissement. Les pétrologues
distinguent, en fonction de leurs compositions, 3 grands types de magma: les magmas
basaltiques, les magmas andésitiques et les magmas rhyolitiques - VOIR TABLEAU 1.

13
TABLEAU 1. Tableau récapitulatif de la composition des magmas

SiO2% (Na2O+CaO)% (FeO+Fe2O3)% MgO% Ca0%

BASALTIQUE (accrétion 45-50 <4 >10 5-10 8-10


et intraplaque)
ANDESITIQUE 58 5 7 3 7
(mixte)
RHYOLITIQUE
70 >7 <3 <1 <2
(continental)

TABLEAU 2. Minéralogie des roches magmatiques


Quartz Micas Feldspath Feldspath amphibole pyroxène olivine
potassique plagioclase
(orthose)
magma
X X X
basaltique
magma
X X
andésitique
magma
X X X (X)
rhyolitique

TABLEAU 3. Le nom des roches magmatiques


Refroidissement lent Refroidissement rapide
Roche plutonique Roche volcanique
Texture grenue Texture de verre ou texture
microlithique
magma Gabbro Basalte
basaltique
magma Diorite Andésite
andésitique
(subduction)
magma Granite Rhyolite
rhyolitique
(collision,
felsique)

REMARQUE : dans la nature on trouve des magmas de composition chimique, intermédiaire entre ces
différentes classes, donnant des associations minérales beaucoup plus complexes, mais il faut un début à
tout. De même le nombre de textures est ici volontairement limité pour une première approche. Par exemple
les roches à defficit de silice contenant des feldspathoïdes ne sont pas traitées.

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Minéralogie des roches magmatiques

La minéralogie des roches magmatiques est bien évidemment fonction de la composition chimique
du magma initial et de son évolution lors de son refroidissement.
Ainsi dans les roches granitiques riches en silice et pauvres en ferromagnésiens on pourra trouver
du quartz qui est de la silice pure. On n’en trouvera jamais dans les roches basaltiques pauvres en
silice. Dans les roches basaltiques on trouvera par contre des minéraux riches en Fe et Mg comme
le pyroxène ou l’olivine (voir tableau 1). En conséquence dans votre description minéralogique ne
dites jamais que vous avez trouvé de l’olivine associée à du quartz l’enseignant n’appréciera pas
du tout….VOIR TABLEAU 2.

Cristallisation des magmas.

Les roches magmatiques sont le résultat du refroidissement des différents magmas. Pendant le
refroidissement elles acquièrent une texture.

La texture se définit par : la taille des cristaux, leur forme et leurs relations mutuelles. Elle dépend
de la manière dont refroidit ce magma. Ce refroidissement s'opère
- soit très lentement en profondeur (à quelques Km, voire quelques dizaines de Km sous la
surface), au sein de plutons et batholites. Dans ce cas, tout le liquide magmatique a le
temps de cristalliser.
- soit rapidement, en profondeur et lors de son ascension vers la surface. Dans ce cas une
partie du liquide magmatique se solidifie et peut ne pas avoir le temps de cristalliser.

Les différentes textures.

REFROIDISSEMENT LENT
Dans le premier cas (refroidissement lent en conditions plutoniques), la roche qui en résulte est
une roche entièrement cristalline dans laquelle tous les cristaux sont visibles et donc identifiables à
l'oeil nu. Leurs tailles sont en général plurimillimétriques à centimétriques et leurs formes, le plus
souvent, quelconques (cristaux xénomorphes). On qualifie ce type de texture de macro cristalline
ou encore de grenue. Si tous les cristaux ont des tailles voisines, cette texture est dite grenue
équante. Parfois sur un fond constitué de cristaux xénomorphes de taille plurimillimétrique à
centimétrique se détachent quelques cristaux plus gros (méga cristaux) automorphes de taille
pluricentimétique). Cette texture macro cristalline est dite grenue porphyrique.

REFROIDISSEMENT RAPIDE
1- Dans le cas où le magma se refroidit très rapidement (conditions volcaniques), une partie du
liquide chaud se « fige » au contact de l’air et ne cristallise pas (cette partie reste alors à l'état d'un
matériau amorphe vitreux que l'on appelle verre volcanique),

2- Dans le cas où le magma se refroidit (moins) rapidement, de petits cristaux, pour la plupart
invisibles à l'oeil nu, se forment lors de la remontée: on dit que cette texture est microcristalline. Si
l'on observe une telle roche microcristalline au microscope, on constate que la plupart des
microcristaux ont une forme de petites baguettes. Les pétrographes appellent ces microcristaux en
baguette des microlites et la texture de ces roches est habituellement qualifiée de microlitique.

Dans la plupart des roches microlitiques la texture n'est pas équante : on peut voir alors, à l'oeil nu,
se détachant sur un fond homogène dans lequel aucun cristal n'est distinguable, quelques méga
cristaux (on parle ici de "phénocristaux") millimétriques à centimétriques. Cette texture est dite
microlitique porphyrique. Les phénocristaux cristallisent en profondeur dans la chambre
magmatique et sont « cimentés » par les microlites lors de la remontée. La présence de ces
15
phénocristaux est très importante pour la détermination macroscopique des roches microlitiques.
En effet, ce sont les seuls cristaux identifiables à l'oeil nu et les types minéralogiques auxquels ils
appartiennent sont spécifiques de chaque grand groupe de roches volcaniques. (par exemple, les
basaltes porphyriques contiennent systématiquement des phénocristaux d'olivine et-ou de
pyroxène, les andésites porphyriques des phénocristaux de feldspath de type plagioclase, des
phénocristaux de biotite et-ou d'amphibole, et-ou de pyroxène)

3- Un autre caractère spécifique des roches volcaniques est la présence quasi systématique de
vacuoles. Il s'agit de petits trous dispersés dans la roche, de forme sphérique ou ovoïde, de
diamètre millimétrique à centimétrique, et qui correspondent à d'anciennes bulles de gaz
magmatiques qui se sont vidées de leur contenu au cours du refroidissement. Quand la quantité et
la taille des vacuoles sont très importantes (c'est par exemple le cas des projections de lave
basaltique expulsées hors du cratère lors des éruptions volcaniques et qui en retombant autour du
cratère édifient le cône volcanique), on qualifie ces roches volcaniques de vacuolaires ou de
scoriacées.

Le nom des roches magmatiques se détermine en fonction du magma d’origine, de


la composition minéralogique et de la texture (voir Tableau 3)

TEXTURE GRENUE NOM de la roche granitique


CAS DU GRANITE
Tous les minéraux sont de taille sup au cm PEGMATITE

Tous les minéraux sont de taille mm et moins APLITE

Un minéral présente des cristaux cm et les autres minéraux GRANITE PORPHYRIQUE


sont mm
Tous les cristaux sont compris entre le mm et le cm GRANITE

16
LES ROCHES SEDIMENTAIRES

Les roches sédimentaires sont exogènes, c’est à dire formées à la surface de la Terre (par
opposition aux roches plutoniques mises en place en profondeur).

Le cycle sédimentaire
Lorsqu’une roche sédimentaire, plutonique
ou métamorphique est placée à la surface
par des mouvements tectoniques
(exhumation) et par érosion du matériel sus-
jacent, elle constitue une roche mère qui va
être démantelée/ érodée/ altérée sous
l’action d’agents de surface (eau,
température, agents biologiques…). Les
produits du démantelement correspondant à
des ions et des particules de toutes tailles
seront transportés par des agents tels que
l’eau, le vent, les glaciers. Les ions
précipiteront et les débris s’accumuleront
dans un bassin sédimentaire. Ils formeront
des sédiments meubles en strates
superposées. Par l’effet de la diagenèse
pendant leur enfouissement ils formeront
ensuite une nouvelle roche sédimentaire qui
pourra une fois remise à l’affleurement servir
de roche mère selon le cycle sédimentaire
(Figure ci-contre).

Le cycle sédimentaire fait référence à tous les processus mécaniques et chimiques qui favorisent
la transformation d’un sédiment en un matériau induré, une roche. En particulier :
a) la précipitation de calcite (CaC03), dolomite (Mg-CaCO3) ou silice (SiO2) entre les particules
d’un sédiment. Cette précipitation est favorisée par la circulation dans le sédiment d’un fluide
riche en ions Ca, Mg ou Si ;
b) la recristallisation de composants d’un sédiment due à une légère augmentation Pression-
Température lors de l’enfouissement et la compaction de ce sédiment. Ce processus
s’apparente à un très faible métamorphisme.
Si la roche résultante est portée un jour à la surface de la Terre, elle constitue une nouvelle roche
mère de type sédimentaire.

17
Origine des éléments constitutifs d’une roche sédimentaire

On constate qu’une roche sédimentaire est systématiquement composée – dans des proportions
relatives variant de 0 à 100% – des 3 fractions suivantes:
1. la fraction terrigène ou détritique, composée de débris de roches et de minéraux
préexistants.
2. la fraction orthochimique ou chimique, formée par la précipitation d’ions en solution.
3. la fraction allochimique ou biologique, formée par l’accumulation de parties d’êtres
vivants (très souvent des parties dures, comme les coquilles et squelettes).

18
Les différentes roches sédimentaires

Les roches sédimentaires sont souvent classées en fonction des proportions relatives des fractions
détritique, chimique et biologique.
1. Les ROCHES DETRITIQUES sont celles dont la fraction détritique (particules = débris de
roches et minéraux) est dominante. Ces roches nécessitent l’existence d’un agent de transport
pour leur formation. Elles sont composées de grains/particules détritiques et d’une matrice (partie
fine du sédiment) ou d’un ciment (formé par précipitation chimique) qui emballe les
grains/particules. La nature des grains d’une roche détritique dépend de la nature des roches
mères la constituant et du cycle sédimentaire suivi. On retrouve le plus souvent dans ces roches
deux constituants formant les particules/grains, en proportions plus ou moins importante:
a) du quartz, minéral résistant à l’altération et à l’abrasion, qui provient de l’altération de roches en
contenant (voir le cours sur les roches plutoniques) ;
b) des minéraux argileux qui proviennent de l’altération des minéraux silicatés ;

Classification granulométrique des roches détritiques


Les roches détritiques sont classées selon la taille des grains/ particules présents.

Taille des grains Classe Sédiment ROCHE Pour le géologue…


granulométrique SEDIMENTAIRE
T > 2 mm RUDITES Graviers Je vois les grains à
blocs Conglomérat * l’œil nu,
2 mm >T > 0,063 mm Arénites Sable Grès La roche est
granuleuse au
toucher.
2 µm <T< 63 µm Lutites Silt Siltite - pélite La roche crisse sous
la dent et un peu
rappeuse au toucher
Argile Argilite La roche est douce au
T < 2 µm toucher. Je ne vois
pas de grain.
Les limites entre ces trois catégories sont arbitraires. La valeur de 63 microns correspond à la
résolution de la vision à l’œil nu (soit environ 63 µm ≈ 0.063 mm ≈ 0.1 mm).

*Description des conglomérats


On distingue deux types de conglomérats en fonction de l’usure des éléments (= grains/particules)
qui traduit un transport plus ou moins long :

BRÊCHE : grains anguleux (faible transport)


POUDINGUE : grains arrondis (transport long)

19
En fonction de la nature des éléments (= grains/particules) nous sommes en présence d’une
brèche ou d’un poudingue :
-soit POLYGENIQUE (plusieurs couleurs plusieurs natures des particules), soit MONOGENIQUE
(une couleur une nature de particules)

En fonction de la taille des éléments (= grains/particules) nous sommes en présence d’une brèche
ou d’un poudingue :
- soit MONOMETRIQUE (une seule classe de taille, dire laquelle ex : de l'ordre du mm)
soit HETEROMETRIQUE ( plusieurs classes de taille ex : l'une mm et l'autre cm)

La description du conglomérat inclut aussi la description minéralogique de « l’emballage » des


éléments détritiques.
- Aspect terne de l’emballage : il s’agit d’une matrice formée d’éléments détritiques très fins de
taille invisible :
- réaction a l'acide chlorhydrique à froid positive : matrice calcaire
- rugueuse au toucher et raye le verre (rugueux suffit) : matrice siliceuse
- couleur marron à rouge, peu résistante : matrice argileuse

2. Les ROCHES CARBONATEES ou CALCAIRES. Le terme calcaire désigne toutes les roches
formées de 100% à 80% de calcite (CaCo3). Elle peuvent bien sûr contenir également un
pourcentage non négligeable d’argile, de quartz ou d’autres minéraux.
Suivant les proportions de calcite et d ‘argile le nom de la roche change. Ainsi le terme marne
correspond à un mélange de matériel carbonaté et de particules détritiques fines (argiles) (40 à
60%) qui réagit à HCl à froid.

calcite 100% à 80% 80 à 60% De 40 à 60% 20 à 40% 0à 20%


argile 0à 20% 20 à 40% De 40 à 60% 80 à 60% 100% à 80%
Nom de Calcaire argileux ou Marne
la roche CALCAIRE marneux MARNE argileuse ARGILITE

Lorsque la dolomite (Mg-CaCO3) se substitue à la calcite (CaCO3) dans un roche carbonatée, on


parle de calcaire dolomitique ou de dolomie.

Classification des roches calcaires basée sur la texture

On peut considérer qu’une roche carbonatée ou calcaire est composée d’éléments bioclastiques
(débris de fossiles, les particules visibles à l’œil nu ou à la loupe) et d’un fond qui réagit à l’acide
chlorhydrique à froid c’est à dire contenant de la calcite (CaCO3). Le « fond » de la roche
est une association :
1) de matrice, qui est de la boue calcaire précipitée (à partir d’ions) dans le bassin de
sédimentation (éléments très fins, taille < 64 microns) et de la boue calcaire d’origine terrigène

20
dans une proportion moindre. LA MATRICE CONSTITUE UN FOND UNIFORME TERNE de
type « boueux » CAR LES CRISTAUX SONT INVISIBLES à l’œil nu.
2) et de ciment, qui provient de la précipitation de cristaux de calcite (le plus souvent) pendant la
diagenèse (enfouissement). LE CIMENT EST COMPOSE DE CRISTAUX DE CALCITE
VISIBLES A L’ŒIL NU (appelés sparites) OU NON QUI REFLECHISSENT LA LUMIERE.

Les roches carbonatées peuvent être classées selon les proportions et la disposition relative
d’éléments, de matrice et de ciment : c’est la classification de Dunham (voir tableau ci-dessous).

Classification de Dunham (1962)

Nature des éléments (= grains/particules) des roches carbonatées

Il existe 4 grands types d’éléments dans les roches calcaires :


1) les particules détritiques ou clastes, souvent de forme irrégulière, anguleuse ou pas ;
2) les bioclastes qui sont les débris de coquille/squelettes d’organismes vivants;
3) les pellets qui sont des grains ronds/ovoïdes sans structure interne, étant à l’origine des grains
de boue carbonatée ;
4) les oolithes qui sont formés de plusieurs couches concentriques de calcite cristallisant autour
d’un noyau de nature détritique ou bioclastique.

=> On précise la nature des éléments afin de mieux caractériser une roche carbonatée.
Ex : calcaire « bioclastique » ou « à bioclastes ».

3. Les EVAPORITES ou ROCHES CHIMIQUES sont presque uniquement composée d’une


21
fraction chimique qui provient de la précipitation directe des ions en milieu subaquatique tels que
les sels (halite, gypse, sylvinite,...). En général, la roche reprend le nom du minéral dont elle est
constituée.
Ex : sylvine (KCl) syvinite (KclNaCl), gypse(SO4Ca,2H2O), sel de mer =halite (NaCl),...

4. Les ROCHES ORGANIQUES sont presque exclusivement constituées de matériel organique


d’origine végétale.
Ex : les charbons.

5. Les roches pyroclastiques ont une fraction détritique dominante d’origine volcanique, c’est à
dire résultant de l’épanchement de laves ou d’autres matériaux issus d’un volcan qui sont
remaniés.
Ex : les tuffs volcaniques, sables pyroclastiques,...

Quelques Conseils …

1) Déterminer si la roche est détritique, carbonatée ou chimique :


- Quels sont les éléments majoritaires ?
Des fragments de roches/minéraux ? Roches détritiques
Des organismes (fossiles, coquilles…) ? Roches carbonatées/ calcaires
Sulfates/chlorures ? Roches chimiques / évaporites

- Si on ne voit pas d’éléments…


On se sert de sa langue
goût salé : halite (sel !) => évaporite
goût salé + amer + rouge orangé : sylvinite (potasse) => évaporite
Les argilites happent à la langue, font une pâte avec l’eau.
Réaction HCl => mudstone => roche carbonatée

On fait le test à HCl :


Si effervescence présence de calcite (CaCO3) donc calcaire
Si pas (ou peu) effervescence Argilite ou pélite => roche détritique

2) On classe cette roche :


Si c’est une roche carbonatée (calcaire) : réaction à l’acide positive, on utilise de
préférence la classification de Dunham. On regarde la « boue » et les « éléments ».

Si elle est détritique, on utilise la classification granulométrique. On regarde la taille des


grains.

Si due à la précipitation chimique, on donne le nom du minéral dominant

Remarque : bien sûr ce n’est pas si simple et il existe des roches détritiques
à dominante carbonatée qui réagissent à l’acide …
mais il faut commencer par le plus simple… !
22
LES ROCHES METAMORPHIQUES
Qu’est-ce que le métamorphisme?
Il s’agit de la transformation d’une roche à l’état solide sous l’effet de l’élévation de la
température seule ou de l’élévation de température/pression. Meta morphos =
changement d’aspect.

Qu’est ce qui provoque cette transformation?


Une roche est caractérisée par un assemblage minéralogique.
Cet assemblage est stable seulement pour des conditions de Pression et de Température
données.
Si P et T varient, alors les minéraux se transforment en nouveaux minéraux stables dans
les nouvelles conditions P-T

Les facteurs du métamorphisme


Elévation de la pression et de la température causées par un enfouissement en
profondeur (voir schéma première page et les deux schémas suivants) 3 cas :
- contexte de subduction (croûte océanique-continent) : Haute Pression – Basse
Température
- contexte de collision (continent-continent) qui conduit à un épaississement crustal
et à un métamorphisme Moyenne P – Moyenne T dit métamorphisme régional
- Elévation de la température à P presque constante. Mise en place d'un corps
intrusif (pluton ou batholite) Basse P-Haute T dit métamorphisme de contact

Remarque : Dans le cas des sédiments fraichement déposés, le métamorphisme débuterait donc
dés que les conditions de pression et de température différent significativement de celles existant
lors de la sédimentation. Cependant, on préfère utiliser le terme de diagenèse (plutôt que celui de
métamorphisme) pour décrire les processus, qui se développent à profondeur relativement faible
(voir Figure suivante) et qui sont seulement responsables de la transformation d'un sédiment
meuble et gorgé d'eau (un sable, une boue ... ) en une roche cohérente et anhydre (un grés, une
pélite ...)

Tableau 1

23
Les résultats du métamorphisme
Conséquences des changements de conditions Pression-Température :
1. Les minéraux des roches soumises au métamorphisme peuvent subir une recristallisation en
réponse aux modifications des conditions initiales..
La recristallisation de la roche aboutit à un nouvel assemblage minéralogique = une nouvelle
« paragénèse » composé :
- Des minéraux hérités restés stables dans les nouvelles conditions T et P et dont la taille
augmente
- Des minéraux néoformés: minéraux formés à partir des constituants chimiques des
minéraux n'ayant pas résisté à l'augmentation P et T.
2 .Si la pression est élevée, les roches subissent une déformation, qui, le plus souvent, se
développe en même temps que la recristallisation. Cette déformation apparait sous la forme d’une
nouvelle texture (voir le paragraphe texture plus loin)

Les roches préexistantes et leur devenir


La composition minéralogique des roches métamorphiques dépend :des constituants de la roche
initiale, de l’endroit ou se produit le métamorphisme et de l’intensité du métamorphisme.

Toutes les roches existant à la surface de la terre ou en profondeur peuvent se transformer en


roches métamorphiques au cours de leur histoire. Il y aura donc des roches métamorphiques qui
étaient des roches sédimentaires (on qualifie ces roches métamorphiques de paradérivées),
d'autres qui étaient des roches magmatiques, soit volcaniques, soit plutoniques (on les qualifie
alors de roches orthodérivées). Il y a également des roches métamorphiques dérivées d’anciennes
roches métamorphiques

24
Tableau 2 Classification des roches métamorphiques en fonction de la roche d'origine et de l'intensité du métamorphisme

Séquence silico-alumineuse Al, Si,( K, Fe, Mg, Mn)


Métamorphisme FAIBLE MOYEN FORT
100-450°C 450-650° 650-850°
ROCHES SEDIMENTAIRES ROCHE INITIALE EPIZONE MESOZONE CATAZONE
argilite, argiles gréseuses, ardoise ('= phyllade) chloritoschiste paragneiss (sans muscovite)
grès argileux, pélites séricito-schiste micaschiste paragneiss migmatitique
matériel paradérivé argileuses cornéenne, micaschiste à minéraux migmatite
quartzite à minéraux quartzite, cornéenne
ROCHES MAGMATIQUES granite, grano-diorite orthogneiss granitique, orthogneiss granitique, (sans muscovite)orthogneiss
matériel orthodérivé rhyolite, diorite quartzique porphyroïde, métagranites leptynite orthogneiss migmatitique
migmatites acides

Séquence calco-magnésienne Ca, Mg (Si, Fe, Al, Na, K)


Métamorphisme FAIBLE MOYEN FORT
100-450°C 450-650° 650-850°
ROCHES SEDIMENTAIRES ROCHE INITIALE EPIZONE MESOZONE CATAZONE
calcaire, dolomie marbre, cipolin,calcschiste marbre et cipolin marbre et cipolin,
marne,pélite paragneiss à silicate calcique parapyroxénite,
matériel paradérivée grès calcaire paraamphibolite

ROCHES MAGMATIQUES basalte, gabbros métabasalte, métaandésite, Eclogite, orthoamphibolite, orthopyroxénite


matériel orthodérivé andésites, diorites métagabbros etc… serpentine granulite basique
tuf basaltique, andésitique serpentinite, chloritoschiste orthognesiss amphibolique orthopyroxénite

De ce tableau complexe il convient de retenir que:


- on distingue deux séquences métamorphiques l’une quand la silice et l’aluminium dominent dans la roche initiale, l’autre quand le calcium et le
magnésium dominent. Cela conduit à des roches différentes en fonction de la roche initiale et de l’intensité du métamorphisme
- en fonction de la profondeur et de la température on définit l’épizone : zone de métamorphisme faible, la mesozone sone de métamorphisme moyen
et la catazone zone de fort métamorphisme avant le début de la fusion partielle l’anatexie qui donne des roches dites migmatitiques ou anatexiques

25
Textures
La foliation sensu stricto est le terme général qui désigne la disposition en lits des minéraux des
roches métamorphiques du métamorphisme général. La foliation est dite schistosité quand la roche
présente un débit facile en feuillets. « foliation » est le terme utilisé quand la schistosité s’estompe au
profit d’une foliation minérale, succession de lits sombres de micas et clairs de quartz et feldspaths.
Elle correspond généralement à l’enrichissement en feldspaths des lits clairs. La roche devient
massive.

Les types de métamorphisme étudiées en TP:


Le métamorphisme thermique (BP-HT) dit « de contact »: recristallisation au contact d’ intrusions
magmatiques : forte température, pression lithostatique d’où des recristallisations mais pas
d'orientation particulière des minéraux de la roche (pas de contraintes orientées). L’orientation des
cristaux est quelconque
Le métamorphisme général ou régional (MP-MT) collision intracontinentale : pression et
température augmentent simultanément d’où des recristallisations sous contraintes et une orientation
des minéraux dans le plan d’aplatissement résultant des effets de la contrainte orientée ce qui se
traduit visuellement par l’existence d’une schistosité/ foliation et de linéations
Le métamorphisme (HP, BT) zones de subduction : la pression augmente plus que la
température, la schistosité puis la foliation sont importantes , et les minéraux de haute pression

Tableau 3. Exemple de l'évolution d'une argilite en fonction de la


profondeur dans le contexte du métamorphisme régional dite "Séquence
pélitique"

26
Les Roches à étudier
Comment s’y prendre?

1. observer la texture et la minéralogie de chaque échantillon :


faites un dessin de chaque échantillon rendant compte de la minéralogie et de la
texture avec une légende;
2. A l’aide des descriptions ci-dessous donner un nom à l’échantillon
3. mettre en relation chaque roche métamorphisée avec la roche mère
correspondante
4. En vous aidant des 2 tableaux donnés dans le texte, classer sur le plateau les
échantillons par type de métamorphisme : pour chaque type de métamorphisme
placer en premier la roche mère, ensuite les roches métamorphiques de la moins à la
plus fortement métamorphisée.
5. Sur le diagramme PT:
- Reporter les n° de vos échantillons dans les symboles prévus à cet effet, en
fonction du type et du degré de métamorphisme
- Placer dans le diagramme chaque roche mère

FAITES VERIFIER PAR L’ENSEIGNANT LA VALIDITE dE VOS OBSERvATIONS

N’OUBLIEZ PAS D’ALLER VOIR AUTRE CHOSE SUR LE PLATEAU DES CURIOSITES

27
Roches du métamorphisme général

1.Des roches de la séquence silico-alumineuses paradérivées d’une pélite (argilite):

a. COMPOSITION MINERALOGIQUE : GLOBALEMENT CELLE D’UNE PELITE (MINERAUX


ARGILEUX INVISIBLES A L’OEIL NU)
CRITERES DE DETERMINATION :
SCHISTOSITE NETTE
DEBIT DE LA ROCHE EN FEUILLETS REGULIERS
PAS DE MINERAUX DE METAMORPHISME VISIBLES A L’ŒIL NU
NOM DE LA ROCHE : SCHISTE ARDOISIER

b. COMPOSITION MINERALOGIQUE : SERICITE, QUARTZ,


CRITERES DE DETERMINATION
PRESENCE D’UNE SCHISTOSITE, AUCUN MINERAL VISIBLE A L’ŒIL NU
OBSERVATION SOUS BINOCULAIRE
« SOYEUX AU TOUCHER »(SERICITE) GRIS ARGENTE (mica microscopique)
NOM DE LA ROCHE : SERICITOSCHISTE

c. COMPOSITION MINERALOGIQUE :
CHLORITE, QUARTZ,
CRITERES DE DETERMINATION
PRESENCE D’UNE SCHISTOSITE
PAS DE MINERAUX VISIBLES OBSERVATION SOUS BINOCULAIRE
COULEUR GENERALE VERDATRE DE LA CHLORITE
NOM de la ROCHE : CHLORITOSCHISTE

d. COMPOSITION MINERALOGIQUE :
- MICAS (MUSCOVITE ET BIOTITE) PRESENTS, FELDSPATH K, QUARTZ, PARFOIS GRENAT
CARACTERES DE DETERMINATION
PRESENCE D’UNE SCHISTOSITE
LES CRISTAUX DE MICAS SONT VISIBLES SOUS FORME DE PAILLETTES BRILLANTES
ARGENTÉES (BRUNES)
NOM de la ROCHE : MICASCHISTE

e. COMPOSITION MINERALOGIQUE : QUARTZ, FELDSPATH K, BIOTITE,


CARACTERES DE DETERMINATION :
FOLIATION NETTE (SUCCESSION DE « LITS » SOMBRES ET CLAIRS).
LA SCHISTOSITE DISPARAIT PROGRESSIVEMENT. AVEC L’AUGMENTATION DE LA QUANTITE
DE FELDSPATH LA ROCHE DEVIENT PLUS MASSIVE
NOM DE LA ROCHE : GNEISS A GRAIN FIN (PARAGNEISS)

f. COMPOSITION MINERALOGIQUE : CELLE D’UN GNEISS


CARACTERES DE DETERMINATION
FOLIATION PRESENCE DE LITS SOMBRES DE MICAS ET DE LITS QUARTZO-
FELDSPATHIQUES DE MOINS EN MOINS NETS ET OU PRESENTANT DES SINUOSITES
EVOQUANT UN DEBUT DE FUSION
NOM DE LA ROCHE : Gneiss migmatitiques (ou migmatites)

2. Roche de la séquence silico-alumineuse : Orthodérivée d’ungranite


28
porphyroïde

1. ROCHE MERE :
COMPOSITION MINERALOGIQUE QUARTZ MICAS FELDSPATHS
CARACTERES DE DETERMINATION
TEXTURE GRENUE ISOTROPE DES ROCHES MAGMATIQUES
reconnaître les minéraux et la texture, dessiner l’échantillon en mettant en valeur la texture
ISOTROPE+ légende.
Nom de la roche : GRANITE PORPHYROÏDE

2. ROCHE METAMORPHIQUE
COMPOSITION MINERALOGIQUE : QUARTZ, FELDPATH K, BIOTITE,
ROCHE ORIGINELLE : GRANITE PORPHYROÏDE
CARACTERES DE DETERMINATION
FOLIATION NETTE, SUCCESSION DE « LITS » SOMBRES DE BIOTITE ET CLAIRS DE
QUARTZ, ET FELDSPATH : PRESENCE CRACTERISTIQUE D’« YEUX » DE FELDSPATH
K
reconnaître les minéraux et la texture, dessiner l’échantillon en mettant en valeur la texture
ANISOTROPE+ DIRECTIONS D’APLATISSEMENT + légende.
NOM de la ROCHE : ORTHOGNEISS (GNEISS OEILLE)

Roches du métamorphisme Haute Pression – Basse Température des


zones de subduction

1. Roche dérivée d’un basalte.


a. ROCHE ORIGINELLE : roche volcanique issue du magma basaltique: basalte : roche
noire plus ou moins vacuolaire
b. ROCHE METAMORPHIQUE: très sombre, densité élevée, lits de pyroxènes et lits de
grenats en petits globules rouges à marrons plus ou moins altérés
NOM de la ROCHE : ECLOGITE (catazone)
2.Roche dérivée d’une argilite
a. ROCHE ORIGINELLE : argilite
b. ROCHE MÉTAMORPHIQUE : lits de muscovite argentée feuilletés sur lesquels se
détachent des globules de grenats NOM de la ROCHE : schiste blanc à grenats
(mésozone)

Roche du métamorphisme de contact)


1. Roche métamorphisée deux fois
exemple de l’auréole de métamorphisme de contact du granite du St Guiral (Cévennes)
Le granite est intrusif dans une série pélitique (argileuse) métamorphisée par le métamorphisme
regional accompagnant la surrection de la chaine hercynienne (entre 340 et 310 Ma) .
Le magma s’est arrêté au niveau des séricitoschistes. La roche encaissante du granite est donc un
séricitoschiste.
L’augmentation de température due à la chaleur du magma proche a entrainé dans le séricitoschiste
l’apparition de cristaux de CORDIERITE mineral néoformée apparaissant sous forme de tâches
noires dans l’épizone d’où le nom de SCHISTE TACHETE
Au contact du granite le schiste est recuit et la roche est donc dans certains cas une roche massive
tachetée : une CORNEENNE A CORDIERITE

2.Roche de la séquence silico-alumineuse paradérivée d’un grès argileux :


29
a. ROCHE ORIGINELLE : GRES (ARENITE QUARTZ)
COMPOSITION MINERALOGIQUE : quartz sous forme de grains arrondis détritiques ; roche
rugueuse, raye le verre.
b. ROCHE METAMORPHIQUE
COMPOSITION MINERALOGIQUE : quartz sous forme de cristaux plus ou moins visibles,
rugueuse, raye le verre.Pas de réorientation des minéraux
NOM de la ROCHE : QUARTZITE

3.Roche de la séquence calco-magnésienne paradérivée d’un calcaire


a. ROCHE ORIGINELLE : mudstone : pas de minéraux visibles et réaction à Hcl
b. ROCHE METAMORPHIQUE : calcite en cristaux visibles a l’œil nu (sparite); réaction à
HCL. Pas de réorientation des minéraux
Nom de la roche : MARBRE

REMARQUE : marbre et quartzite sont classés dans le métamorphisme de contact car ils ne
présentent pas de réorientation minérale caractéristiques d’une pression élevée (sinon on les
classerait dans le métamorphisme régional)

30
5. Sur le diagramme PT:
- Reporter les n° de vos échantillons dans les symboles prévus à cet effet, en fonction du type et du degré de métamorphisme
- Placer dans le diagramme chaque roche mère

T °C
200° 400° 600° 800°
Diagenèse

Epizone

10 Anatexie

Mésozone

20 31
Catazone

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