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Littérature française[Tapez le titre du document]

AKOA SAMA SOLANGE Mardi, 20 octobre 2020

DELPHINE

COLLEGE PRIVE

LA ROSIERE

Tle A4 ALLEMAND

DEVOIR DE LITTERATURE FRANCAICE.

 Notions sur quelques courants littéraires.

- Naturalisme : Le naturalisme est la suite logique du réalisme : ce dernier entendait décrire ou


dépeindre la réalité de la manière la plus précise possible, y compris dans ses aspects immoraux ou
vulgaires. Le naturalisme poursuit dans cette voie, mais en ajoutant un contexte physiologique et en
montrant que le milieu où vit le protagoniste est l'une des raisons de son comportement. Se donnant
pour un reflet de la réalité, le naturalisme s'intéresse particulièrement aux classes sociales
défavorisées - paysans, ouvriers ou prostituées. Par la suite, le naturalisme est revendiqué par Émile
Zola, qui lui donne son véritable sens littéraire et en fait une école romanesque visant à rassembler
les écrivains de son époque. Comme il l'explique dans la préface de la deuxième édition de Thérèse
Raquin (1868) et surtout dans Le Roman expérimental, il est du devoir de la littérature de se faire
scientifique : « J'en suis donc parvenu à ce point : le roman expérimental est une conséquence de
l'évolution scientifique du siècle ; il continue et complète la physiologie, qui elle-même s'appuie sur
la chimie et la physique ; il substitue à l'étude de l'homme abstrait, de l'homme métaphysique, l'étude
de l'homme naturel, soumis aux lois physico-chimiques et déterminé par les influences du milieu ; il
est en un mot la littérature de notre âge scientifique, comme la littérature classique et romantique a
correspondu à un âge de scolastique et de théologie. »

- Le réalisme : Le réalisme est un mouvement artistique et littéraire apparu en France vers 1850. Né
du besoin de réagir contre le sentimentalisme romantique, il est caractérisé par une attitude de
l’artiste face au réel, qui vise à représenter le plus fidèlement possible la réalité, avec des sujets et des
personnages choisis dans les classes moyennes ou populaires. Le roman entre ainsi dans l'âge
moderne et peut dorénavant aborder des thèmes comme le travail salarié, les relations conjugales, ou
les affrontements sociaux. Ce mouvement s’étendra à l’ensemble de l’Europe et à l’Amérique. En
1856, Louis Edmond Duranty et Jules Assézat lancent la revue Réalisme, qui publiera quelques
numéros jusqu'en 1857. Duranty demande au roman de couvrir les divers aspects de la vie :
« Beaucoup de romanciers, non réalistes, ont la manie de faire exclusivement dans leurs œuvres
l'histoire des âmes et non celle des hommes tout entiers. […] Or, au contraire, la société apparaît
avec de grandes divisions ou professions qui font l'homme et lui donnent une physionomie plus
saillante encore que celle qui lui est faite par ses instincts naturels; les principales passions de
l'homme s'attachent à sa profession sociale, elle exerce une pression sur ses idées, ses désirs, son but,
ses actions. »

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- Le symbolisme : Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en France, en


Belgique et en Russie à la fin du XIXe siècle, en réaction au naturalisme et au mouvement parnassien.
Le mot est proposé par Jean Moréas, qui utilise ici l'étymologie du mot « symbole » (« jeter
ensemble ») pour désigner l'analogie que cette poésie souhaite établir entre l'Idée abstraite et l'image
chargée de l'exprimer. Pour les symbolistes, le monde ne saurait se limiter à une apparence concrète
réductible à la connaissance rationnelle. Il est un mystère à déchiffrer dans les correspondances qui
frappent d'inanité le cloisonnement des sens : sons, couleurs, visions participent d'une même intuition
qui fait du Poète une sorte de mage. Le symbolisme oscille ainsi entre des formes capables à la fois
d'évoquer une réalité supérieure et d'inviter le lecteur à un véritable déchiffrement : d'abord voué à
créer des impressions — notamment par l'harmonie musicale — un souci de rigueur l'infléchira
bientôt vers la recherche d'un langage inédit. L'influence de Stéphane Mallarmé est ici considérable,
ce qui entraîne la poésie vers l'hermétisme. Gabriel-Albert Aurier donne une définition du
symbolisme dans un Mercure de France de 1891 : « L’œuvre d’art devra être premièrement idéiste,
puisque son idéal unique sera l’expression de l’idée, deuxièmement symboliste puisqu’elle exprimera
cette idée en forme, troisièmement synthétique puisqu’elle écrira ses formes, ses signes selon un
mode de compréhension général, quatrièmement subjective puisque l’objet n’y sera jamais considéré
en tant qu’objet, mais en tant que signe perçu par le sujet, cinquièmement l’œuvre d’art devra être
décorative. »

- Le Parnasse, ou mouvement parnassien, est un mouvement poétique apparu en France dans la


seconde moitié du XIXe siècle. Le mouvement tire son nom du recueil poétique Le Parnasse
contemporain publié entre 1866 et 1876 par l’éditeur Alphonse Lemerre. Le terme parnasse, dans
son usage commun, désigne la poésie en général et les poètes. Le mouvement parnassien apparaît en
réaction au lyrisme subjectif et sentimental du romantisme. Ses principes sont la valorisation de l’art
poétique par la retenue, l’impersonnalité et le rejet de l’engagement social ou politique. L’art n’aurait
pas à être utile ou vertueux et le but en serait uniquement la beauté : le slogan « L’art pour l’art » de
Théophile Gautier, considéré comme précurseur, est adopté. Ce mouvement réhabilite aussi le travail
acharné et minutieux de l’artiste en utilisant souvent la métaphore de la sculpture pour symboliser la
résistance de la « matière poétique ».

- La Fiction : Une fiction est une histoire fondée plus souvent sur des faits imaginaires que sur des
faits réels. Les personnages qui y sont décrits sont dits « personnages fictifs ». Une œuvre de fiction
peut être orale ou écrite, du domaine de la littérature, du cinéma, du théâtre ou de l'audiovisuel (la
radio, la télévision, le jeu vidéo et voire d'autres formes qui se développent sur internet). Tous les
faits présentés dans une fiction ne sont pas nécessairement imaginaires ; c'est le cas par exemple du
roman historique, qui se fonde sur des faits historiques avérés, mais qui profite des vacuités de
l'Histoire pour y introduire des personnages, des événements, tirés de l'imagination de l'auteur
(comme dans Les Pardaillan de Michel Zévaco ou L'Ingénu de Voltaire). Pour les contes ou le
médiéval fantastique (heroic fantasy), il ne s'agit pas pour le lecteur/spectateur de croire
temporairement en la véridicité des faits présentés. Les contes décrivent alors de manière
métaphorique l'univers dans lequel vit l'enfant1. Dans le cadre du médiéval fantastique, c'est la
cohérence de l'univers qui permet au récipiendaire de croire en la plausibilité des événements, dans
un univers fonctionnant selon d'autres règles que le nôtre. Selon René Girard, la fonction de l'art est
de révéler et certaines fictions comme les pièces de Shakespeare ou la production de ceux qu'il
appelle les « grands romanciers » (comme Cervantès, Stendhal, Flaubert, Dostoïevski ou Proust) est
supérieure à la philosophie et aux sciences humaines, qui souffrent de la position de surplomb que ne

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peut éviter l'observateur. L'idée que le désir humain ne vient de l'objet ni du sujet mais d'un
médiateur dont le sujet veut imiter le désir s'oppose à l'illusion romantique qui égare la plupart des
individus. Une telle opposition fait l'objet du premier livre de René Girard, intitulé Mensonge
romantique et Vérité romanesque et se croise dans les œuvres tardives avec d'autres idées.

- L’humanisme : L'humanisme, terme créé à la fin du XVIIIe siècle et popularisé au début du


XIXe siècle1, a d'abord et pendant longtemps désigné exclusivement un mouvement culturel,
philosophique et artistique prenant naissance au XIVe siècle dans l'Italie de la Renaissance, puis se
développant dans le reste de l’Europe. Moment de transition du Moyen Âge aux Temps modernes, ce
mouvement est en partie porté par l'esprit de laïcité qui resurgit alors, point de départ d’une crise de
confiance profonde qui affecte l'Église catholique. La référence à l'humanisme et au progrès décline
à partir de la « crise du sujet » philosophique de la fin du XIXe siècle, puis plus fortement aux
lendemains du carnage de la Première Guerre mondiale et, plus encore, après la découverte des
camps d'extermination nazis en 1945. Depuis, de moins en moins d'intellectuels s'en réclament et à
l'inverse, le concept d’humanisme fait l’objet de nombreuses critiques. Aujourd'hui le vocable, très
usité dans les champs politique et médiatique, est parfois qualifié de terme fourre-tout. Néanmoins,
plusieurs approches philosophiques et universitaires, parfois critiques, tentent de repenser
l'humanisme à l'aune croisée de ses racines et des enjeux contemporains.

SOURCE : WIKIPEDIA ENCYCLOPEDIE LIBRE. Adresse : https: //fr.wikipedia.org/wiki/