Vous êtes sur la page 1sur 8

Compte Rendu TP 2

MACHINE SYCHRONE
FONCTIONNEMENT DE LA MACHINE COUPLEE
AU RESEAU DE PUISSANCE INFINIE

Réalisé par : Ghariani Ahmed


Gharbi Abdelwaheb

GE2 S2 GROUPE 1
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

I. Généralité
La machine synchrone est le plus souvent utilisée en génératrice, on l’appelle
alternateur. On l’utilise dans les centrales électriques, dans les voitures et dans
les groupes électrogènes. Elle serre à transformer l’énergie mécanique en une
autre électrique. Comme toutes les machines électriques tournantes, la machine
synchrone est réversible et peut également fonctionner en moteur synchrone.
Comme elle peut nous servir d’un compensateur synchrone qui est un moteur
synchrone tournant à vide et destiné à créer de la puissance réactive placé près
des grands centres de distribution, afin de diminuer les courants et les chutes de
tension dans les lignes.

Dans notre TP, on va effectuer l’opération de couplage de l’alternateur sur le


réseau, observer son fonctionnement en compensateur synchrone ainsi que
relever les caractéristiques de MORDAY.

II. Manipulation
La plaque signalétique de machine indique :
Alternateur :

Puissance apparente : S=3KVAR fréquence: f = 50 Hz


Facteur de puissance cos (
Couplage en étoile : Tension : U = 3800 V Courant : I =4.55 A
Couplage en triangle : Tension : U =220V Courant : I = 7.9A
Moteur à courant continue
Puissance utile : P=3kw Vitesse : n =1 500 tr/mn
Induit : Tension : U =110 V Courant : I= 30 A
Inducteur : Tension : U =110 V Courant : I= 1.3 A

Page | 1
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

Réalisation de montage :

Démarrage :

Initialement les Rhéostat Rh1 est en position maximal et Rh2 en position


minimal. Au démarrage J=0, on agit sur le rhéostat de démarrage qui serre à
limiter le courant de démarrage de la MCC. Ensuite, on agit sur le rhéostat afin
de maintenir la vitesse constante à 1500 tr/mn ce qui correspond à une tension
de 90v mesurer aux bornes du Dynamo.

1. Méthode de couplage de la machine synchrone sur le réseau


Le couplage est l’opération qui consiste à connecter les bornes de l’alternateur à
celles du réseau triphasé pour débiter de la puissance électrique.

On n’effectue le couplage que lorsque les bornes homologues de l’alternateur et


du réseau sont au même potentiel ; sinon la connexion s’accompagne de
courants importants susceptibles de provoquer des chutes de tension, la
Page | 2
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

disjonction des appareils de protection et un couple important qui pourront


causer la rupture de l’accouplement rotor turbine. Pour éviter cela, il faut réaliser
les conditions :

 Même tensions de l’alternateur et du réseau en module et en phase


 Même fréquence de l’alternateur et du réseau
 Même concordance des phases (système équilibré direct ou indirect)

Cette opération est assez délicate, vu la difficulté de réalisation des conditions


nécessaires mentionnées ci-dessus. Cependant, l’utilisation des lampes peut nous
faciliter la tâche en les installant aux bornes des interrupteurs afin de détecter la
différence de potentiel entre la tension du réseau et celle de l’alternateur.

En fermant l’interrupteur des lampes (non représenté), elles s’allument même si


la machine n’est pas encore amorcée car elles sont alimentées par le réseau. On
lance maintenant le moteur d’entraînement jusqu’à une vitesse très voisine de la
vitesse de synchronisme de la machine synchrone. Puis, on augmente le courant
d’excitation J jusqu’à ce que les valeurs efficaces soient égales : Va1=Vr1,
Va2=Vr2, Va3=Vr3

Les lampes alors clignotent. On peut faire face à deux modes d’allumage des
lampes : feu tournant et feu battant

Page | 3
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

S’il est tournant, ça veut dire que la concordance des phases n’est pas vérifiée.
On recommence alors depuis le début après avoir inversé 2 fils de phase.

Ensuite, on ajuste la vitesse pour que l’extinction des lampes soit suffisamment
longue pour que l’on ait suffisamment de temps pour faire le couplage en
fermant l’interrupteur K1 au moment exact où elles sont éteintes.

Notre alternateur est maintenant couplé au réseau, V est imposé à 220 V et f à


50 Hz. Seul le courant d’excitation J et la puissance développée par le moteur
d’entraînement peuvent être modifié.

Page | 4
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

2. fonctionnement de l’alternateur couplé sur le réseau


Une fois l’alternateur couplé au réseau, la vitesse de rotation restera fixe car
imposée par la fréquence du réseau. En augmentant la tension d’induit du
moteur à courant continu, on ne modifiera donc plus la vitesse. Par contre le
courant d’induit et donc le couple, la puissance mécanique fournie à l’alternateur
et la puissance active fournie au réseau augmenteront.

Caractéristique de la charge R, L :

U = 232.6 V

I = 2.18 A

P = 236.1 W

Q = 844 VAR

Cos =0.27

Si on augmente doucement la vitesse d’entrainement, le couple du moteur tend


à augmenter, la puissance active P va augmenter et la puissance réactive reste
constante.

Si on démunie doucement la vitesse d’entrainement, le couple du moteur tend à


démunir, la puissance active P va démunie et la puissance réactive reste
constante.

3. Fonctionnement en moteur synchrone


La puissance active fournie au réseau peut devenir négative : le sens de
l’échange d’énergie est donc inversé. La machine synchrone ne fonctionne plus
en alternateur mais en moteur, la machine à courant continu fonctionne en
génératrice à courant continu est renvoie de l’énergie au réseau au travers de son
alimentation.

Pour les valeurs de la puissance absorbée par le moteur sychrone on varie le


courant d’excitation :

Page | 5
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

Pcharge résistive = 0W

J 2.7 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
I 5.8 5.3 4.37 2.75 1.6 0.77 1.18 1.25 2 2.85 3.78
Q 2284 2130 1717 1374 555 21.7 -325 -370 -725 -1081 -1427

Pcharge résistive = 1KW

J 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
I 6.94 5.92 5.07 4.32 3.74 3.56 3.55 3.84 4.35 5.25
Q 2300 1855 1435 1010 573 140 -250 -600 -970 -1466

Pcharge résistive = 2KW


J 5 6 7 8 8.5 9 10 11 12
I 7.54 6.8 6.2 5.9 5.8 5.81 5.88 6.13 6.7
Q 1825 1366 900 600 306 13 -340 -726 -1200

4. Fonctionnement en compensation synchrone


On appelle compensateur synchrone une machine synchrone tournant à vide
dont la seule fonction est de consommer ou de fournir de la puissance réactive
au réseau. C’est en ajustant le courant d’excitation qu’il est possible de fournir
de l’énergie réactive (la machine est surexcitée) ou de consommer de l’énergie
(si la machine est sous excitée). De telles machines sont utilisées notamment
pour fournir de l’énergie réactive lorsque le réseau est chargé, et pour absorber
l’énergie réactive générée par les lignes lorsque la consommation est faible.

Pint charge = 236.1 W Qint charge = 844 VAR Cos =0.27


Pint charge = Pf charge = 236.1 W  reste inchangé
Qf charge= Pf charge Tang ( ) avec cos =0.9
Application numérique :

Page | 6
Réalisé par : Ghariani Ahmed et Gharbi Abdelwaheb GE2 S2 groupe 1

Cos = 0.9   Tang ( ) = 0.484

Qf charge=236.1*0.484=114.348VAR

PT = Pf + PM =344.7+236.1=580.78VAR

QT= PT Tang ( )=278.78

QT = Qf charge + Qmachine f
Qmachine f = QT - Qf charge=164.43VAR
Caractéristique de la charge R, L

QT=229.3VAR
PT=463.8VAR

Cos =0.9

5. Exploitation des résultats


Interprétation :

Les courbes de Mordey consistent à représenter l’intensité du courant de ligne I


en fonction du courant d’excitation j, à fréquence, à tension constantes. Ceci
pour diverses valeurs de la puissance utile du moteur.

On remarque, puissance constante, l’intensité efficace du courant d’induit


appelé sur le réseau passe par sa valeur minimale lorsque l’on a cos =1 (point
de fonctionnement optimale, pas de consommation de puissance réactive)

Page | 7