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Ventilation simple flux

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September 25, 2007

Principe
On parle de ventilation simple flux lorsque soit l’amenée d’air (pulsion), soit l’évacuation
d’air (extraction) est réalisée grâce à un ventilateur (systèmes B ou C, pour la norme NBN
D50-001).

La ventilation “simple flux” la plus rencontrée, consiste à créer un mouvement de


circulation de l’air dans le bâtiment de telle sorte que l’air neuf entre naturellement par
les locaux “propres” (bureaux, chambres d’hôtel,…) et que l’air soit extrait par un
ventilateur dans les locaux “humides” (sanitaires, buanderies,…) ou “viciés” (WC,
cuisines,…). L’air chemine ainsi à travers plusieurs locaux par ordre croissant de
pollution, en passant sous les portes ou par des grilles de transfert.

Pour que cela se passe effectivement ainsi, il faut :

Que les locaux humides ou viciés soient mis en dépression par rapport au reste du
bâtiment. Des extracteurs d’air (ou ventilateurs d’extraction) aspirent l’air des
sanitaires, de la cafétéria, … on parle donc d’évacuation mécanique.
Que des ouvertures soient placées en façade (grilles dans les fenêtres ou dans les
murs), pour diffuser de l’air dans les locaux “propres”.

Que le transfert de l’air entre les locaux avec alimentation et les locaux avec
évacuation soit organisé : fentes sous les portes, grilles dans les portes, transfert par
les couloirs,…

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Si le bâtiment est important, on le découpera préalablement
en zones de ventilation distinctes.
Voici quelques exemples :

Amenée d’air Transfert Évacuation

bureaux couloirs sanitaires, cafétéria

chambre d’hôtel sanitaires

salle de sports couloirs vestiaires

salle de cuisine collective, zone


restaurant fumeurs

Une telle organisation permet “d’utiliser l’air deux fois”, et


donc d’avoir des débits importants tout en conservant une
consommation limitée.

Certains locaux peuvent aussi avoir


un système de ventilation complet
et autonome. C’est par exemple le
cas d’une pièce qui comprend à la
fois des amenées d’air naturelle et
une extraction d’air par un
ventilateur. L’air extrait est
directement rejeté à l’extérieur par
un conduit sans passer par une autre pièce.

Exemples

Ventilation de bureaux

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Des grilles sont prévues dans les châssis (une par module ou une par fenêtre).
Des portes limitent la zone en dépression (y compris la cage d’escalier).
Des extractions complémentaires peuvent être disposées dans les couloirs si le débit
recommandé des sanitaires est inférieur à celui des bureaux.
Pour un hôtel ou un hôpital, chaque chambre avec sanitaire est autonome au niveau
de sa ventilation (extraction dans chaque sanitaire).

Ventilation d’une cuisine collective

L’air est extrait dans la cuisine par une


hotte au-dessus des appareils de
cuisson.
L’air est introduit naturellement dans
le restaurant (il pourrait aussi être
introduit dans la cuisine même).

Avantages
La ventilation par simple extraction d’air est simple, et peu coûteuse à l’exploitation.
Elle demande peu de place utile dans les locaux techniques.
En général, la présence de faux plafonds peut être évitée, puisqu’il n’y a pas de
distribution d’air dans les locaux. Une évacuation par conduit vertical n’est pas non
plus nécessaire. Elle s’applique donc très bien à la rénovation.
Les débits d’air extraits sont contrôlés.
La mise au point est facile et se limite au réglage des débits extraits au moyen des
bouches.

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Inconvénients
La ventilation par simple extraction d’air n’est pas adaptée aux bâtiments profonds et de
grande hauteur. Pas plus que pour ceux situés dans des environnements bruyants et
pollués :

On rejette directement vers l’extérieur de l’air aux conditions intérieures, ce qui


induit des pertes énergétiques importantes.
L’air neuf n’est pas filtré et les grilles d’amenée d’air peuvent laisser filtrer les bruits
extérieurs, ce qui peut être délicat en site urbain ou fortement pollué.
Les débits réels d’air neuf sont parfois éloignés des valeurs théoriques. En effet, l’air
extrait ne provient pas toujours de l’endroit souhaité, c’est à dire des grilles situées
dans les locaux dits “propres”. Il suffit que quelqu’un ouvre sa fenêtre pour
déstabiliser la distribution des flux, … ou que les portes vers la cage d’escalier
restent toujours ouvertes… ! De plus, le vent peut perturber la ventilation en créant
une pression différentielle entre les façades. Les façades exposées voient leur débit
augmenter et les façades à l’abri voient leur débit diminuer (ou même s’inverser!).
Ce système ne s’applique donc qu’aux bâtiments peu élevés et de taille moyenne.

Les grilles d’ouvertures peuvent engendrer un inconfort, par exemple en plein hiver,
sauf si la grille d’ouverture est placée à une hauteur supérieure à 1,80 m par rapport
au sol.

Les ouvertures entre locaux, favorisent le passage de bruits pouvant être très
gênants. Un traitement acoustique des grilles doit alors être prévu. Mais en
pratique, la présence d’absorbeur acoustique dans une ouverture augmente son
épaisseur et sous-entend généralement que la grille doit être placée dans l’épaisseur
du mur (et non dans le vitrage ou dans la porte).
Une simple extraction ne permet pas de réaliser du free cooling, en journée ou la
nuit, les débits d’extraction étant généralement très insuffisants.

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Les débits nécessaires pour les sanitaires sont
généralement inférieurs à ceux requis pour la
ventilation des bureaux. Il faudra soit augmenter les
débits dans les locaux sanitaires, soit prévoir des
extracteurs supplémentaires dans les espaces de
circulation.
Enfin, les ouvertures dans les façades ne sont pas
toujours du goût des architectes !

Régulation
Il est plus qu’utile d’adapter le fonctionnement de la ventilation la nuit et le week-end.
Arrêt ? Allure réduite ? Un contrôle du ventilateur par horloge peut être envisagé. Si le
bâtiment est à taux d’occupation très variable, le fonctionnement du ventilateur devrait
être asservi à la détection d’une sonde COV ou CO2, c’est à dire aux besoins réels d’air
neuf ! On parle de ventilation “à la demande”.

Préchauffage de l’air neuf


Ventiler c’est la plupart du temps introduire de l’air frais ou froid à la température
extérieur dans le bâtiment. Pour garantir le confort thermique des occupants, il est
souvent nécessaire de préchauffer un minimum l’air entrant.

Dans le cas d’une ventilation simple flux par extraction, la solution la plus simple pour le
chauffage consiste à placer des corps de chauffe alimentés en eau chaude. Ventilation et
chauffage sont alors régulés tout à fait distinctement.

Si, pour des raisons de confort, la ventilation est intégrée dans le corps de chauffe (grille
dans le mur en façade au dos du convecteur, par exemple), une précaution anti-gel devra
être trouvée :

par une fermeture automatique de la grille (cher à l’investissement),


par un maintien d’une température d’eau minimale en période de gel extérieur (cher
à l’exploitation, sauf si cela participe au maintien hors gel des locaux),
par le choix d’un corps de chauffe électrique (cher à l’exploitation suite au prix du
kWh électrique).

Dans le cas d’une ventilation simple flux par pulsion, l’air induit dans le bâtiment peut
passer par un caisson de traitement d’air où l’air peut être remonté en température grâce
à des batteries de chauffe électriques ou à eau chaude.

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Récupération de chaleur
Ventiler c’est aussi rejeter à l’extérieur de l’air chaud à température intérieur. Dans un
soucis d’économie d’énergie, il est utile de récupérer cette chaleur au maximum.

Cependant, dans le cas de la ventilation simple flux, l’air entrant ne peut être réchauffé
par l’air sortant grâce à une récupérateur de chaleur comme dans une ventilation double
flux.

Actuellement, le seul moyen de récupérer la chaleur extraite du bâtiment par l’air de


ventilation, dans le cas d’un simple flux par extraction, est de placer une pompe à chaleur
air/eau sur le conduit d’extraction qui récupéra les calories contenues dans l’air pour
chauffer l’eau chaude sanitaire ou de chauffage à basse température. La différence de
température entre la source froide et chaude de la PAC étant réduite (par rapport à la
température extérieure), le COP n’en sera que meilleur.

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