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Université Ibn Khaldoun –Tiaret

Faculté des lettres et langues étrangères

Département des lettres et langues étrangères – Français

Matière : Techniques du travail universitaire

Niveau : 1ère année

C.M 2

Intitulé du cours  : Les méthodes de recherche

Le chercheur doit concevoir sa recherche et penser aux moyens à utiliser à chacune des
étapes : ce sera là sa méthodologie. Il n’y a pas, par ailleurs, de méthodologie idéale ou
définitive, car la science est toujours en évolution.

Le problème de recherche est à la base de la méthode, le cheminement qui va être suivi, c’est-
à-dire le problème de recherche envisagé amènera à opter pour une méthode quantitative ou
qualificative et à utiliser pour approcher son objet d’expérimentation, l’enquête ou la méthode
historique. A un niveau encore plus concret, le chercheur va s’orienter vers l’utilisation d’une
technique directe ou indirecte pour aller recueillir des données dans la réalité.

Le mot méthode peut se rapporter à une façon d’envisager et d’organiser la recherche. La


méthode dicte alors une manière de concevoir et de planifier son travail sur un objet d’étude
en particulier.

1- Les méthodes quantitatives et qualitatives

Les deux méthodes commandent tout un ensemble de procédures différentes. Dans les
recherches en sciences humaines, il faut distinguer celle qui vise la mesure des phénomènes
de celle qui permettent de prélever des données non chiffrées.

a- La méthode quantitative : comme son nom l’indique, elle vise à la mathématisation de


la réalité (quantité),à mesurer le phénomène à l’étude. Les mesures peuvent être du
genre plus grand ou plus petit, ou numériques avec usage de calculs. Par exemple : les
élections, on fait appel à des méthodes quantitatives.

La plupart des recherches en sciences humaines utilisent la mesure des moyennes des
statistiques.
b- La méthode qualitative : vise à expliquer un phénomène, à le comprendre. On se base
davantage sur l’étude de cas ou de petits nombres d’individus. Par exemple, on veut
connaitre les stades d’apprentissage d’un enfant, on fait appel à des méthodes
qualitatives.

Les méthodes quantitatives ont longtemps été opposées aux méthodes qualitatives. Les
méthodes quantitatives font appel à une mathématisation de la réalité. Elles ont été
considérées au départ comme plus rigoureuses, plus scientifiques que les méthodes
qualitatives. Les sciences humaines ont cru pendant un certain temps que leur
développement et leur crédibilité viendraient d’une quantification de plus en plus grande
de leurs recherches. Mais il est à signaler aussi que les phénomènes humains ne se luttent
pas toujours à la quantification. Il faut alors se servir des méthodes qualitatives qui font
davantage appel au jugement, à la finesse de l’observation ou à la compréhension du vécu
des personnes. De plus, les phénomènes humains, quelle que soit la sophistication des
mesures quantitatives utilisées pour les mesurer, gardent une dimension qualitative.

2- Les méthodes scientifiques

C’est la démarche des chercheurs dans tous les domaines de la science. Cette démarche a le
même objectif : approfondir toujours davantage les connaissances sur le monde. Pour ce faire,
chaque chercheur s’engage a soumettre à la réalité des faits…C’est ainsi que la méthode
scientifique oblige à l’observation du réel et ce avec le plus d’objectivité possible. Selon
Angers (2000), il existe trois méthodes qui permettent d’approcher un phénomène, il faut les
connaitre avant d’en arriver aux techniques de recherche. Il s’agit de :

a- La méthode expérimentale : Basée sur l’expérimentation, elle vise à établir un rapport


de cause à effet entre les variables. Pour établir un rapport de cause à effet, on procède
à une expérience au cours de laquelle on manipule une variable (ou plus) nommée la
variable indépendante, qu’on fait varier à volonté. Cette manipulation permet d’étudier
les effets de la variable indépendante sur la variable qui la subit, nommé variable
dépendante.

Les travaux du physiologiste Pavlov (1849-1936) consacre la méthode expérimentale sur les
êtres vivants en vue d’en modifier les comportements. On a donc commencé à permettre les
expériences sur l’humain, toujours à certaines conditions, et les recherches se sont poursuivies
depuis.
b- La méthode historique : vise la reconstitution du passé par un examen des événements
passés à partir principalement de documents et d’archives. Dans un premier temps, on
doit rassembler les divers documents puis en faire l’évaluation ou la critique. Cette
critique a deux volets : une critique externe et une critique interne.

-Une critique externe : consiste à retrouver l’origine d’un document, c’est-à-dire le dater,
identifier son auteur, son lieu d’origine, ainsi qu’à évaluer son état (constater s’il est entier ou
non, altéré ou non, déchiffrable ou non) Cette démarche permet de découvrir le faux, et le
repérer les erreurs possibles.

- Une critique interne : elle se penche sur le contenu et sur les raisons de sa production. On
examine ce qui y est dit, dans quelle intention, dans quel contexte plus large ce qu’il pouvait
signifier pour les contemplations de l’époque, si l’auteur a été témoin de ce qu’il rapporte,
sinon sur quelles informations il s’appuie.

Donc la méthode historique une procédure de conserver des documents, elle peut s’appliquer
à l’étude de tout document, qu’il soit écrit, sonore, visuel ou audiovisuel.

c- La méthode d’enquête