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SOCIOLOGIE POLITIQUE
Vol 2 du Mardi 1er Décembre 2020

Plan du cours

Partie I : La construction du champ Politique : L’institutionnalisation du pouvoir

Chapitre 1 : le pouvoir politique

Section 1 : le pouvoir politique et les autres formes de pouvoir

Paragraphe I : Pouvoir politique, pouvoir religieux, puissance parentale


Paragraphe II : Pouvoir politique et pouvoir économique

Section II : la spécificité du pouvoir politique

Paragraphe I : Les structures du pouvoir politique

Paragraphe II : La pérennisation du pouvoir politique

Chapitre 2 : l’Etat : figure moderne contemporaine du pouvoir politique

Section I : la monopolisation du pouvoir

Paragraphe I : L’émergence d’un centre politique monopolisé


Paragraphe II : L’institutionnalisation, la spécialisation de l’ordre politique

Section II : la diffusion de l’Etat ailleurs

Paragraphe I : la problématique de l’Etat ailleurs (en Afrique)

Paragraphe II : La crise de l’Etat ailleurs

Chapitre III : les régimes et systèmes politiques

Section I : les régimes autoritaires : autoritarisme, totalitarisme

Paragraphe I : Les critères de classifications


Paragraphe II : Les logiques de fonctionnement

Section II : les systèmes politiques

Paragraphe I : Les critères de définitions

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Paragraphe II : Les typologies des systèmes politiques

Deuxième Partie : LES REGLES DU JEU POLITIQUE : l’acceptation du pouvoir politique

Chapitre 4 : La socialisation politique

Section I : la culture politique

Paragraphe I : L’autonomie générale de la culture politique


Paragraphe II : Les fonctions de la culture politique
Section II : les instances de socialisation politique

Paragraphe I : L’école, la famille


Paragraphe II : Les formes d’inculcation idéologique
Chapitre 5 : les organisations partisanes et systèmes de parti

Section I : Les partis politiques


Paragraphe I : Genèse et approche définitionnelle
Paragraphe II : le rôle des partis politiques dans le champ politique
Section II : les systèmes de partis

Paragraphe I : Facteurs explicatifs et typologie de système partisan


Paragraphe II : La transformation des systèmes de partis

Chapitre 6 :l’engagement politique

Section I : la participation politique

Paragraphe I : Les formes de participation

Paragraphe II : Le vote

Section II : la crise ou la mutation des partis politique ? L’action collective

Paragraphe I : entre crise et mutation de la participation politique


Paragraphe II : Le ressort théorique de l’action collective

CONCLUSION
Introduction générale
Sciences politiques, sociologie politique : doit-on et peut-on distinguer sociologie politique et
science politique ? Il serait approximatif et risquer de répondre à une telle interrogation par l’affirmative.
Cela reviendrait à la considérer au sein de l’ensemble plus vaste que constitue la science politique. La
sociologie politique se délimiterait par son objet et son approche ; or non seulement, il ne semble guère
possible de définir un objet propre de la sociologie politique différent de ce que serait l’objet de la science
politique. Mais, il n’y a en outre pas de science politique qui ne serait point sociologie politique. Tout
au moins, on peut repérer au sein de la sociologie politique des sous champs thématiques plus ou moins

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institutionnalisés se définissant par leur objet d’étude (c’est le cas des relations internationales, de la
théorie politique, des idées ou de la pensée politique, etc.). La sociologie politique est présentée comme
l’un des sous-champs de la science politique tendant aussi à se subdiviser en sous catégories construites
au tour des objets particuliers tels que sociologie électorale, sociologie de mobilisation, politique
publique etc. A la différence des autres sous- champ, la sociologie politique ne se définit par un objet
spécifique, il lui semble possible d’en attribuer un.
Dans le cadre de cet enseignement, on envisagera la sociologie politique en termes de regards
portés sur le réel, sur un phénomène social. Autrement dit, il s’agit ici à partir d’une observation de
procéder à l’objectivation et l’explication des phénomènes politiques, des institutions et des
comportements des acteurs politiques. Il va s’en dire que c’est un regard parmi d’autres possible sur
l’objet politique. Bref, la sociologie est une branche de la science politique qui se caractérise d’une
part son objet et d’autre part sa démarche. Elle vise à mettre au jour la réalité des phénomènes
sociopolitiques. Ainsi, elle se démarque de tout jugement de valeur, de toutes spéculations propres à la
philosophie. Si elle partage nombre objets avec le droit public (droit constitutionnel et droit
international public), elle s’en distingue de manière claire car l’objet de la sociologie politique n’est
pas tant l’étude des règles des droits et des normes constitutionnelles que d’expliquer, de comprendre les
phénomènes et les processus politiques ou de mesurer en quoi est ce qu’il s’éloigne des normes juridiques
censées le cas échéant les encadrer.
De manière générale, l’on doit souligner que l’objet politique se définie difficilement d’abord parce que
les faits dans leur existence, et dans leur nature ne sont pas essentiellement politique. Ils sont susceptibles
de politisation. La dimension politique d’un fait social varie dans le temps et dans l’espace. Ensuite,
parce que le terme politique du grec ‘’polis’’ qui veut dire ‘’cité’’ est polysémique. Tantôt, il renvoie à
l’organisation et à l’exercice du pouvoir au sein de l’Etat. Tantôt il renvoie au champ social caractérisé
par les conflits d’intérêts réglé par un pouvoir ; tantôt, il a trait à l’ensemble des activités et l’ensemble
des relations sociales qui se jouent, se structurent au sein de l’espace spécifique de la compétition pour
la conquête et l’exercice du pouvoir. La sociologie politique met en relief le pouvoir au sein de la société
et structuré autour de l’Etat. L’Etat étant considéré ici comme la forme de l’Etat la plus achevée. C’est
le pouvoir par excellence en ce sens qu’il revendique la souveraineté et intègre les autres pouvoirs dans
une structure hiérarchique ou dans un réseau de transaction interactive. Aussi, en faisant de l’Etat le
principal centre d’intérêt du pouvoir ou le siège du pouvoir ; on ne perd pas de vue d’autres formes de
domination.
A cet effet la dialectique du stable et le mouvant se révèle opératoire par rapport à la figure du
pouvoir incarné par l’Etat. Vue sous cet angle, deux problématiques majeures peuvent être énoncées :
- comment expliquer le processus d’avènement des sociétés politiques, leur organisation et leur
fonctionnement ?
- Comment s’inscrivent les sociétés politiques dans le temps ? Autrement dit comment est-ce
qu’ils se consolident ?
Ces deux questionnements nous permettrons d’envisagés les articulations su énumérés de manière
globale.

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PARTIE I : LA CONSTRUCTION DU CHAMP POLITIQUE :
L’INSTITUTIONNALISATION DU POUVOIR
Le champ politique s’inspire de la sociologie des champs de Pierre Bourdieu. Par champ, il faut
entend le lieu d’organisation du pouvoir de domination de la même manière qu’il existe un champ
social, culturel, économique et sportif. Il convient de faire mention du champ politique en tant que
qu’il indique la structuration du pouvoir d’Etat, les relations du pouvoir et de domination. Le
champ politique est une dimension constitutive de l’ordre politique en tant que l’ensemble de
position politique distincte des autres positions sociales. Le champ politique renvoie donc à la mise
en œuvre des rôles d’autorités à partir des positions spéciales spécifiques. Dès lors, le champ
politique est lié à la notion du pouvoir (Chapitre1). Dans les sociétés modernes, l’Etat apparait
comme le lieu ou le siège par excellence du pouvoir politique (Chapitre2) et sa structure détermine
son système politique (Chapitre 3).

CHAPITRE I : LE POUVOIR POLITIQUE


Le pouvoir est un terme surchargé de signification aussi bien dans le langage courant que dans
les usages savants. D’après Philippe BRAUD, trois approches sont envisageables en matière de
pouvoir :
Dans une première perspective, le pouvoir est généralement associé à l’ordre dirigeant au
gouvernant. Toutefois, d’importantes nuances peuvent être décelées. Au pluriel, L’expression
pouvoir public est à peu près synonyme d’organe de l’Etat au sens constitutionnel. Malgré la
diversité des significations, ce qui fonde la relative cohérente de ce premier faisceau d’emploi
sémantique, c’est l’approche institutionnaliste.
Dans une deuxième perspective, toute différente de la première, le pouvoir est une sorte
d’essence, de substance mieux de capital au sens économique du terme : c’est l’approche
substantialiste. Ici, l’expression « avoir du pouvoir » sous-entend l’existence d’un détenteur ou
d’un possesseur. Celui-ci, à l’instar du propriétaire d’un patrimoine peut accroitre ou dilapider son
pouvoir.
Dans une troisième perspective in fine, le mot pouvoir renvoie à une relation entre deux ou
plusieurs personnes : c’est l’approche relationnelle ou interactionniste. Le pouvoir envisagé ici
est au sens de MAX WEBER comme « toute chance de faire triompher au sein d’une relation
sociale sa propre volonté même contre les résistances ; peu importe sur quoi repose cette chance ».
Dans le même veine, DAHL Robert définit le pouvoir comme « la capacité d’une personne A
d’obtenir d’une personne B fasse quelque chose qu’elle n’aurait pas fait sans l’intervention de
A ».
Au-delà de ces différentes approches sur la notion du pouvoir, il convient de relever que tout
pouvoir n’est pas politique. Autrement dit, au sein d’une société il existe plusieurs formes de pouvoir
notamment le pouvoir familial, le pouvoir religieux, économique social (section 1) qui se
distinguant du pouvoir politique (section 2).

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