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TEST 2 DE MATHÉMATIQUES

Semestre 3 Janvier 2019

Aucun document autorisé. Calculatrice collège autorisée. Formulaire en annexes. Durée : 2 heures.

Exercice 1 : 8 points
Les deux parties sont indépendantes.

Première partie :
On considère le signal s, rectangulaire, T périodique, de rapport cyclique θ
T
représenté en figure 1.
Déterminer la valeur moyenne et la valeur efficace de ce signal.

−T −θ θ T
2 2 2 2

Figure 1 – Représentation de la fonction s

Deuxième partie :
On considère désormais le signal rectangulaire ue de largeur θ et d’amplitude A représenté en figure 2.

−θ θ
2 2

Figure 2 – Représentation de la fonction ue

1. Montrer que, pour tout ω non nul, on a


 
ωθ
F {ue } (ω) = Aθ sinc
2

2. Tracer les parties réelle et imaginaire de F {ue } en fonction de la pulsation ω.

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3. Tracer la phase ϕ associée à F {ue } en fonction de la pulsation ω.
4. On note h la réponse impulsionnelle d’un système.
Pour obtenir la réponse fréquentielle F {h} (ω), il faudrait appliquer à l’entrée du système une
impulsion de Dirac δ, ce qui est physiquement impossible.
On va donc appliquer un signal rectangulaire tel que celui décrit précédemment (figure 2) en
imposant la contrainte
Aθ = 1
Dans cette partie, on note us le signal de sortie.
(a) En utilisant la relation
F {us } (ω) = F {ue } (ω)F {h} (ω)
montrer que l’expression de l’erreur relative E(ω) entre les deux réponses fréquentielles
F {h} (ω) et F {us } (ω) est définie par
 
ωθ
E(ω) = 1 − sinc
2

(b) On considère, dans cette question, θ = 10−6 seconde.  


ωθ
Les courbes ci-dessous représentent la fonction E : ω 7→ 1 − sinc respectivement
2
sur [0; 8 × 107 ] et [0; 5 × 106].
Quelle est la fréquence maximale pour obtenir une erreur relative inférieure à 10 % ?

E(ω) E(ω)
1.2

1 0.6
0.8

0.6 0.4

0.4
0.2
0.2

ω ω
2 4 6 8 1 2 3 4 5
·107 ·106

Figure 3 – Représentation de la fonction E Figure 4 – Représentation (zoom) de la fonc-


sur [0; 8 × 107 ] tion E sur [0; 5 × 106 ]

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Exercice 2 : 8 points
Première partie :

+∞ n
X x
1. Déterminer, par calcul, le rayon de convergence de la série .
n=0
n!
ex + e−x
2. On rappelle que la fonction cosh est définie sur R par cosh(x) = .
2
Montrer que, pour tout réel x, on a
+∞
X x2n
cosh(x) =
n=0
(2n)!

cosh(x) − 1
3. Déterminer la limite en 0 de la fonction x 7→ .
x2

Deuxième partie :
On considère l’équation différentielle suivante :
 2 ′′
x y + 4xy ′ + (2 − x2 )y − 1 = 0
(E)
y ′ (0) = 0 et y(0) = 21

On considère y, solution de (E), écrite en utilisant son développement en série entière


+∞
X
y(x) = an xn , pour tout x réel
n=0

1. (a) Déterminer le développement en série entière de y ′ et de y ′′ .


(b) À partir des conditions initiales de (E), déduire a0 et a1 .
2. En utilisant les développements en série entière précédents dans (E), montrer que, pour tout
entier naturel n ≥ 2, on a
1
an = an−2
(n + 1)(n + 2)
3. En distinguant les cas où l’entier naturel n ≥ 2 est pair ou impair, montrer que la série entière
peut s’écrire
+∞
X 1
y(x) = x2p
p=0
(2p + 2)!

4. Déduire, de ce qui précède, que le développement en série entière de la solution de l’équation


différentielle (E) peut s’écrire :

cosh(x) − 1
y(x) = pour tout x 6= 0
x2

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Exercice 3 : 4 points
Les deux parties sont indépendantes.

Première partie :
Donner la transformée en Z de la suite
  π π 
x(n) = 1 − sin n − u(n)
3 4
où u(n) désigne l’échelon Heaviside.
On pourra utiliser la relation trigonométrique sin(a − b) = sin a cos b − sin b cos a.

Deuxième partie :
Calculer la transformée en Z inverse de F définie par

6z 2
F (z) =
6z 2 − 5z + 1

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Annexes
Développements en série usuels (en lien avec les DL au voisinage de 0)

xn
+∞ x2 xn
ex =
P
= 1+x+ + ... + + ... R = +∞
n=0 n! 2! n!
+∞ x2n+1 x3 x2n+1
(−1)n + ... + (−1)n
P
sin (x) = = x− + ... R = +∞
n=0 (2n + 1)! 3! (2n + 1)!
+∞ x2n x2 x2n
(−1)n + ... + (−1)n
P
cos (x) = = 1− + ... R = +∞
n=0 (2n)! 2! (2n)!
2n+1
+∞
P n x x3 n x
2n+1
arctan (x) = (−1) = x− + ... + (−1) + ... R=1
n=0 2n + 1 3 2n + 1
α (α − 1) 2 α (α − 1) ... (α − n + 1) n
(1 + x)α = 1 + αx + x + ... + x + ... R=1
2!
n+1 2 3
n!
+∞ x x x
(−1)n
P
ln (1 + x) = =x− + + ... R=1
n=0 n+1 2 3

Propriétés des transformées de Fourier


La transformée de Fourier de la fonction t 7→ x(t − τ ), retardée de τ , est donnée par

F {x(t − τ )} (ω) = e−jωτ F {x(t)} (ω)

La transformée de Fourier de la dérivée d’un signal x est donnée par


 
dx(t)
F (ω) = (jω)F {x(t)} (ω)
dt

La transformée de Fourier de F {x(t)ejω0 t } (ω), où ω0 désigne une pulsation donnée, est décrit par

F x(t)ejω0 t (ω) = F {x} (ω − ω0 )




Le théorème de Parseval-Plancherel pour un signal x est donné par


Z +∞ Z ∞
2 1
|x(t)| dt = |F {x} (ω)|2dω
−∞ 2π −∞

Produit de convolution
Z +∞ Z +∞
(f ∗ g)(x) = f (x − t) · g(t) dt = f (t) · g(x − t) dt .
−∞ −∞

Transformées en Z
• Z {f ([n − m]Te )} (z) = z −m Z {f (nTe )} (z).

 {f (nTe )} − f (0)] et
• Z {f ([n + 1]Te )} (z) = z [Z 
1
Z {f ([n + 2]Te )} (z) = z Z {f (nTe )} (z) − f (0) − f (Te ) .
2
z
• Z a e f (nTe ) (z) = F aTze .
 nT 

• Z {nTe f (nTe )} (z) = −zTe F ′ (z).

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Terme général de la suite {f (nTe )} Expression de la transformée en Z
δ (nTe ) 1
z
u (nTe ) , |z| > 1
z−1
zTe
nTe .u (nTe ) , |z| > 1
(z − 1)2
z T
anTe .u (nTe ) , |z| > a e
z − aTe
z 2 − z cos (ωTe )
cos (ωnTe ) .u (nTe ) , |z| > 1
z 2 − 2z cos (ωTe ) + 1
z sin (ωTe )
sin (ωnTe ) .u (nTe ) , |z| > 1
z 2 − 2z cos (ωTe ) + 1

Transformées de Laplace
Expression temporelle Expression de la transformée de Laplace
1
u (t)
p
δ (t) 1

p
cos (ω t) u(t)
p2 + ω2
ω
sin (ω t) u(t)
p2 + ω2
p
cosh (ω t) u(t)
p2 − ω2
ω
sinh (ω t) u (t)
p2 − ω2
n!
tn u (t)
pn+1
1
e−at u(t)
p+a
d
t f (t) u (t) − [L {f }](p)
dp
1 p
f (at) u (t) L {f }
a a

e−at f (t) u(t) L {f } (p + a)

f (t − a) u (t − a) e−a p L {f } (p)

1
f fonction périodique de période T L0 (p) × où L0 est la transformée du motif
1 − e−pT

f ∗ g (produit de convolution) L {f } (p) × L {g} (p)

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