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Responsable : Mouhamadou Rassoul Niane

Classe : Licence professionnel/ Banque et


Institution Financiere

Année : 2019/2020

CODEX DE CHOIX DES INVESTISSEMENTS

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INTRODUCTION GENERALE

Pour assurer un développement économique et financier durable de leur


entreprise, les responsables doivent murir leurs idées avant de rendre des
décisions financières qui engageraient la vie de leur outil de travail

C’est ainsi qu’avant de se lancer dans un projet d’investissement, tout agent


économique doit effectuer une projection sur le futur afin de voir si le projet est
rentable ou nom.
Donc l’entreprise devrait proposer un bon cout du capital qui poussera les
investisseurs à investir dans l’entreprise plutôt qu’ailleurs.

De ce fait il utiliser des instruments de mesure de la rentabilité outils comme la


valeur actuelle nette, le taux de rentabilité interne, le délai de récupération du
capital investi ou pay back périod, l’indice de profitabilité.

Par conséquent une fois la décision d’investissement prise, il conviendra d’étudier


le mode de financement le plus approprié en faisant un arbitrage entre le
financement par fonds propres, le financement par quasi- fonds propres et le
financement par emprunt .

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THEME 1 : LES DECISIONS D’INVESTISSEMENT

I-Définition

L’investissement consiste en l’acquisition d’un élément d’actif immobilisé

L’actif immobilisé est composé:


- Les immobilisations incorporelles : ce sont les brevets, les licences, les logiciels, le
fond de commerce, etc….)
- Les immobilisations corporelles : elles sont constituées par les terrains, les
bâtiments, le matériel et outillage industriel , les agencements , aménagements
,installations, le matériel et mobilier de bureau, le matériel informatique et le matériel
de transport)
- Les avances et acomptes sur immobilisations : elles sont représentées par les
acomptes versés sur les immobilisations en cours
- Les immobilisations financières : ce sont les prêts au personnel ,titres de
participations , etc…)

II-Les différents types d’investissement

Il existe trois types d’investissements:

- les investissements matériels productifs,


- les investissements matériels non productifs,
- les investissements immatériels.

II-1-Les investissements matériels productifs :

Les investissements matériels productifs sont des investissements corporels. Ils ont pour
principal objectif de maintenir ou d’accroître la production. Ce sont des biens destinés à
plusieurs productions successives. Dans le jargon de la comptabilité, ils sont reconnus sous le
nom d’immobilisations corporelles.
On distingue:
- l’investissement de remplacement : lors de cet investissement, on constate la sortie du bilan
de l’ancien matériel par sa cession ou sa mise au rebut,
- l'investissement de capacité : il vise à accroître la capacité de production de l'entreprise. Il est
déclenché par l'augmentation de la demande de biens et/ou de services à fournir par l'entreprise.

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L'entreprise investit pour l'achat de nouveaux matériels qui viendront s’ajouter aux matériels
qui existent déjà dans l'entreprise
- l'investissement de productivité : il est destiné à améliorer la performance par la mise en place
d’un matériel plus efficient et plus efficace compte tenu des progrès technologiques. Il permet
de réaliser des gains de productivité par la réduction des coûts de production. En investissant
dans un tel matériel, on réalise des économies substantielles, par exemple la réduction des
productions défectueuses (réduction du taux de rebut).

II-2- Les investissements matériels non productifs:

Tous les investissements ne sont pas directement productifs donc n’engendrent pas de
rentabilité mesurable, cependant ils peuvent générer des pertes s’ils ne sont pas réalisés
convenablement. On peut citer:
- l’investissement à caractère social : il concerne, par exemple, le respect des règles sanitaires
(cuisines, douches, conservation des aliments, gestion du personnel : participation,
intéressement…) et le respect des règles de sécurité obligatoires (sortie de secours, présence
d’extincteurs…), l’investissement à caractère sociétal : il est relatif au respect des règles
environnementales, (certification ISO 14001) et aux économies d’énergie…,
- l’investissement pour les systèmes d’information : le but est de développer des outils
permettant de suivre l’évolution de l’activité : ordinateurs, logiciels (ERP, outils de gestion des
flux, CRM). Ces investissements ne sont donc pas directement productifs mais peuvent
améliorer les conditions de travail et aussi l’image de l’entreprise, par exemple, au travers de la
rénovation des locaux et de leur décoration, ce qui peut avoir un effet positif sur les salariés et
les clients. Les investissements matériels non productifs sont aussi des investissements
corporels.
II-3- Les investissements immatériels
Contrairement aux investissements matériels, les investissements immatériels sont reconnus
comme des investissements incorporels, c’est à dire des investissements non palpables. Les
principaux investissements immatériels sont les suivants:
- les frais d'établissement : il s'agit de frais engagés à l’occasion d’opérations qui conditionnent
l’existence ou le développement de l’entreprise dans son ensemble mais dont le montant ne
peut être rapporté à des productions de biens ou de services déterminées par les frais de
constitution, de transformation et de premier établissement, les frais d'augmentation de capital,
de fusion et de scission,
- le fonds de commerce : le fonds de commerce est composé d'un ensemble d’éléments
concourant à constituer une entité économique dont l’objet est de nature commerciale,
comprenant des éléments corporels (matériel, équipements...) et des éléments incorporels
(clientèle, droit au bail, nom commercial...). C’est pourquoi il est difficile à évaluer. Il est
souvent calculé en fonction d’un certain pourcentage du chiffre d’affaires. C’est au final une
valeur subjective car elle contient des éléments non tangibles tels que la valeur de la clientèle
ou de l’emplacement de l’entreprise.
- le droit de franchise : il s’agit des droits d’acquisition d’une franchise, permettant au «
franchisé »d’utiliser tout ou partie des droits incorporels du « franchiseur » (nom commercial,
marques, licences...),
- le droit au bail : il s’agit des droits d’entrée dans un emplacement commercial,
- les brevets : il s’agit des frais d’acquisition des brevets nécessaires à l’activité de l'entreprise,
- la recherche et le développement : la recherche permet à l’entreprise de développer de
nouvelles stratégies et actions afin d’innover dans ses activités et d’être plus compétitive vis à
vis de ses concurrents. C’est une activité coûteuse, incertaine mais porteuse à long terme. Dans
un premier temps, on ne peut pas affirmer que les recherches seront fructueuses et si c’est le

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cas, elles ne permettront un retour sur investissement que sur le long terme. Seules les actions
de recherche et développement pouvant être reliées à une exploitation commerciale sont des
investissements incorporels.
III- L’évaluation de la rentabilité d’un projet d’investissement

III-1- La méthode de la valeur actuelle nette (VAN)

Définition:
La valeur actuelle nette ou VAN peut être définie comme étant la différence entre la
somme des flux nets de trésorerie d’exploitation (FNTE) ou cash flow actualisés d’un
investissement et le cout engendré par ce dernier.
Chaque investissement est caractérisé par une valeur actuelle nette VAN qui est égale
au montant de la valeur créée. Rappelons que la valeur actuelle nette d’un
investissement est la valeur des flux de trésorerie positifs ou négatifs liés à
l’investissement, actualisés au taux de rentabilité exigé par le marché compte tenu du
risque de l’investissement.
Du point de vue financier, un investissement dont la VAN est positive mérite d’être
réalisé, puisqu’il créera normalement (si la réalité est conforme aux prévisions faites)
de la valeur.
A l’inverse et toujours du point de vue financier, un investissement dont la VAN est
négative ne doit être réalisé puisqu’il va normalement détruire la valeur. Pourtant
parfois des investissements à la VAN négative seront réalisés car ils apparaissent
comme stratégiques pour protéger une position, ouvrir de nouveaux marchés à forts
potentiels difficiles à quantifier aujourd’hui.
Cependant, ne nous leurrons pas, si leur VAN est effectivement négative,il faudra que
tôt ou tard d’autres investissements ayant une VAN positive viennent compenser la
destruction de valeur qu’ils auront causée sinon l’entreprise court sa perte.
Un investissement dont la VAN est nulle ne créera pas de valeur mais n’en détruira
pas non plus ; il pourra ou non être réalisé.

Exemple d’application

Une entreprise a le choix entre deux machines A et B. Leurs caractéristiques sont les
suivantes : taux d’actualisation retenu 10%

Eléments Machine A Machine B

Prix d'achat HT 1200 1500


Durée d'utilisation 3 ans 3 ans
Recettes An 1 1000 An 1 1500
supplémentaires
An 2 1200 An 2 1000
An 3 1000 An 3 1200

Dépenses An 1 500 An 1 600


supplémentaires
An 2 600 An 2 600
An 3 500 An 3 700

Corrigé :

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Dans le but de simplification, nous supposerons que les machines sont achetées au
début de l’année 1 et que les recettes et les dépenses sont respectivement encaissées
et décaissées à la clôture de chaque année.

Machine A

Eléments Début An 1 Fin An 1 Fin An 2 Fin An 3

Recettes O 1000 1200 1000


supplémentaires
Dépenses 1200 500 600 500
supplémentaires

Cash flows -1200 500 600 500


(1,1)2 (1,1)3
Actualisation à 10% 1 1,1

Cash flows actualisés -1200 454 496 376

V.A.N = (454+496+376) – 1.200 = + 126

La valeur actuelle nette étant positive, l’investissement est à 10% considéré comme
rentable. Cela signifie que si l’investisseur s’est fixé comme limite minimum une
rentabilité de 10%, l’achat de la machine A est accepté.
La question est désormais de savoir si la machine B est plus rentable ou non que la
machine A.
Pour se faire nous allons calculer sa V.A.N
Machine B

Eléments Début An 1 Fin An 1 Fin An 2 Fin An 3

Recettes O 1 500 1 000 1 200


supplémentaires
Dépenses 1 500 600 600 700
supplémentaires

Cash flows -1 500 900 400 500


(1,1)2 (1,1)3
Actualisation à 10% 1 1

Cash flows actualisés -1 500 818 330 376

Nous obtenons :
VAN = (818+330+376) – 1.500 = +24

Nous avons VAN a = +126


VAN b = +24
Les deux projets sont acceptables (taux supérieur à 10%), la machine A est cependant
plus rentable que la machine B

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III-2-Le taux de rentabilité interne :

Définition :
Le taux de rentabilité interne ou TRI d’un projet d’investissement est le taux qui permet
d’égaler le décaissement du à l’investissement aux cash flows prévisionnels générés
par ce meme investissement.

Exemple d’application

Exemple 1:
Une machine est achetée 327 400 Francs au début de l’année n. Cette machine
génère des cash flows annuels de 100 000 francs par an pendant 5 ans. Ces cash
flows sont encaissés à la clôture de chacun des exercices. Déterminez le taux de
rentabilité interne de cet investissement
On pose :
1- ( 1+t)-5
327 400 = 100 000 x ………………..
t

Il vient 1- ( 1+t)-5 327 400

…………. = ……………….. = 3,274


t100 000

La lecture de la table financière nous indique quet= 16%

Le taux de rentabilité interne de cet investissement est donc de 16%


La formule précédemment utilisée n’est applicable que dans la mesure ou les cash
flows prévisionnels sont égaux, ce qui en l’occurrence est le cas dans l’exemple1 (
100 000 par an )

Supposons maintenant les cash flows soient inégaux :

Exemple 2 :
La machine est achetée 50 000 F au début de l’année n, les cash flows prévisionnels
à la clôture des années n,n+1,n+2 sont respectivement de 30 000 , 20 000 , 20 000 .
Le taux de rentabilité interne est la solution de l’équation suivante :

30 000 20 000 20 000


50 000 = ...…………. + ……………… + ……………..
(1+i) (1+i)2 (1+ i ) 3

Il convient alors de faire divers essais:

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cash flows actualisés
cash flows non actualisés 10% 15% 20% 21%

30 000 27270 26 087 25 000 24 793


20 000 16520 15123 13 888 13 661
20 000 15000 13 149 11 574 11 287

58790 54 360 50 462 49 741

Le taux étant compris entre 20 et 21%,nous devons procéder par itération.


L’écart est de 50 462 - 49 741 = 721
L’écart par apport à 50 000 est égal à 462
Le rapport 462 /721 = 0,64

Le taux de rentabilité interne en pourcentage est donc de : 20+0,64= 20,64%

III- Les autres méthodes :

III -1 - La méthode du délai de récupération du capital investi

Le délai de récupération du capital investi ou pays back période est la date à partir
duquel le capital investi est récupéré.
Cette méthode a été évoquée précédemment. Rappelons en les principes :

Un investissement de 1000 francs début n généré 600 francs de cash flows annuels
pendant trois ans. Le délai de récupération est de un an et huit mois. Cette méthode
avantage bien sur les investissements dont les cash flows immédiats sont les plus
élevés.

III- 2– La méthode de l’indice de profitabilité


Cette méthode sélectionne l’investissement dont le rapport somme des cash flows/
cout de l’investissement est le plus élevé.
Les investissements trop couteux seront pénalisés

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ETUDE DE CAS SUR LES DECISIONS D’INVESTISSEMENT

Cas 1:
La société anonyme B.A.S hésite entre deux projets d’investissement dont les flux de
Trésorerie d’exploitation et d’investissement prévisionnels sont les suivants:

ANNEE DEBUT AN 1 FIN AN 1 FIN AN 2 FIN AN 3 FIN AN 4 FIN AN 5

PROJET 1 - 200 000 50 000 80 000 80 000 50 000 20 000

PROJET 2 - 200 000 30 000 50 000 80 000 70 000 70 000

Travail à faire:
1/ Quel projet faut – il retenir sachant que le critère de décision est celui de la valeur
actuelle nette VAN des flux économiques, actualisés au taux de 10% et 12%
2/ Quel projet faut – il retenir sachant que le critère de décision est celui du taux interne
de rentabilité
3/ Quel projet faut – il retenir sachant que le critère de décision est celui du délai de
récupération du capital investi au taux d’actualisation de 10%
4/ Représenter graphiquement la VAN des deux projets pour les taux d’actualisation

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suivants : 8%, 10%, 12%, 14%

Cas 2:
Une société a lancé un projet d’investissement caractérisé par les données suivantes:
- Capital investi en millions de francs: 380
- Cash flows annuels en progression de 20%
- Durée de vie : 5 ans
- Indice de profitabilité à 6% : 1,130812
Travail à faire:
1/ Déterminer la série des cash flows
2/ Sachant que les cash flows sont réinvestis au taux de 14%, calculer la VAN du projet
et conclure
Cas 3:

Un projet d’investissement nécessite un capital de 800 KF sur une durée de 4 ans


1/ Sachant que l’indice de profitabilité est de 1,18, en déduire la valeur actuelle nette
2/ Sachant que les cash flows sont constants et égaux à 297,80 KF, en déduire le taux
auquel ont été évalués l’indice de profitabilité et la valeur actuelle nette.
3/ Un deuxième projet a les caractéristiques suivantes:
- Capital investi en milliers de francs : 1.000
- Durée de vie : 4 ans
- Cash- flows successifs en milliers de francs: 600, 400, 300, 70
Est – il préférable au premier au taux d’actualisation calculé à la deuxième question
et avec comme critère de choix le TRI

NB : - KF signifie kilos francs ou milliers de francs

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THEME 2 : LE FINANCEMENT PAR FONDS PROPRES

Comme modes de financement par fonds propres, nous pouvons citer :


- La capacité d’autofinancement
- La cession d’éléments de l’actif immobilisé
- L’augmentation de capital

I- La capacité d’autofinancement

Pour assurer son développement et faire face à ses dettes, l’entreprise a des besoins
de financement
Afin de financer ses besoins, l’entreprise dispose de ressources de différentes
origines.
- Les ressources d’origine externe : les augmentations de capital par apport, les
emprunts, les subventions
- Les origines d’origine interne : la capacité d’autofinancement générée par
l’activité de l’e
La capacité d’autofinancement CAF représente pour l’entreprise, l’excédent de
ressources internes ou le surplus monétaire potentiel dégagé durant l’exercice par
l’ensemble de son activité et qu’elle peut destine à son autofinancement.
La capacité d’autofinancement permet :
- de rémunérer les associés
- de renouveler et d’accroitre les investissements
- d’augmenter le fond de roulement

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- de rembourser les dettes financières
- de mesurer la capacité de développement et d’indépendance financière de
l’entreprise
- de couvrir les pertes probables et les risques

Calcul de la CAF :
La capacité d’autofinancement est la différence entre les produits encaissables et les
charges décaissables.
Elle se calcule selon deux méthodes :

Méthode additive :
- la méthode additive : le mode de calcul part du résultat net comptable d’où :

CAF = Résultat net comptable


+Dotations aux amortissements et aux provisions
- Reprises sur amortissements et sur provisions
- Subventions d’investissement virées au compte de résultat
+ Valeurs nettes comptables des éléments d’actifs cédés
- produits de cession d’éléments d’actifs cédés

La méthode soustractive : ce mode de calcul part de l’excédent brut d’exploitation :

CAF = EBE
+ Transfert de charges
+ Ou – quote part de résultat sur opérations faites en commun
+ Produits financiers (sauf reprises sur provisions financières)
- Charges financières (sauf dotations aux amortissements et aux provisions
financières)
+Produits exceptionnelles (sauf produits des cessions d’éléments d’actifs, subventions
d’investissement virés au compte de résultat de l’exercice et reprises sur provisions
exceptionnelles)
- Charges exceptionnelles (sauf valeurs comptables des éléments d’actifs cédés et
dotations aux provisions et aux amortissements exceptionnelles)

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- Participations des salariés aux fruits de l’expansion
- Impots sur les bénéfices

La CAF ne doit pas être considérée comme un montant de liquidités disponible au


cours de l’exercice
En raison des crédits inter- entreprises et des stocks, la partie liquide de la CAF est
donnée par la relation : partie liquide de la CAF = CAF – variation BFR
La CAF ne représente qu’un potentiel de financement
L’autofinancement est constitué par la partie de la CAF investie dansl’entreprise, c'est-
à-dire : Autofinancement = CAF – distribution de dividendes
Comme avantage, l’autofinancement assure l’indépendance financière
Exemple d’application:
Les charges et les produits du compte de résultat de la société TRADING - INDUSTRIES se
présente comme suit au 31-12-N en milliers de francs:

CHARGES MONTANT PRODUITS MONTANT

ACHATS DE MARCHANDISES 110 000 VENTES DE MARCHANDISES 260 000


VARIATION STOCKS DE MAR- PRODUCTION VENDUE 350 000
CHANDISES - 10 000 PRODUCTION STOCKEE 24 000

ACHATS MATIERES PREMIERES 20 000 SUBVENTIONS D'EXPLOITATION 5 000


REPRISES SUR PROVISIONS D’ 30 000
EXPLOITATION
VARIATION STOCK MATIERE - 4 000 TRANSFERTS DE CHARGES 6 000
D’EXPLOITATION
AUTRES ACHATS 40 000
SERVICES EXTERIEURES 64 000 INTERETS RECUS 2 000
IMPOTS ET TAXES 4 000
PRODUITS DE CESSION 8 000
D'ELEMENTS D’ACTIFS
CHARGES DE PERSONNEL 300 000
DOTATIONS D’EXPLOITATION 86 000

INTERETS VERSES 32 000


VALEURS COMPTABLES DES-
ELEMENTS D'ACTIFS CEDES 8 000
PARTICIPATION DES SALARIES 2 000
IMPOTS SUR LES BENEFICES 12 000
RESULTAT DE L’EXERCICE 21 000
TOTAL 685 000 TOTAL 685 000

Calculons la CAF par les deux méthodes:


ETUDE DE CAS SUR LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT

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On vous communique les informations suivantes en milliers de francs au 31/12/N

Achats de marchandises………………………………………………. …… 6 840


Achats de matières premières et autres approvisionnement………….. 39 360
Autres achats et charges extérieurs……………………………………… 14 400
Autres charges de gestion courante………………………………………. 720
Autres produits d’exploitation ……………………………………………… 1 440
Charges de personnel ……………………………………………………… 24 000
Charges d’intérêts…………………………………………………………… 3 180
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion …………………….. 2 640
Dotations d’exploitation……………………………………………………… 13 500
Dotations exceptionnelles……………………………………………………. 3 000
Dotations financières ……………………………………………………… 480
Impôts et taxes …………………………………………………………… 6 000
Impôts sur les bénéfices……………………………………………………… 21 900
Intérêts perçus…………………………………………………………………. 540
Production immobilisé ………………………………………………………… 1 200
Production stockée( augmentation ) ………………………………………… 6 600
Production vendue ……………………………………………………… 96 120
Produits de cession d’éléments d’actifs …………………………………….. 14 400
Produits exceptionnelles sur opérations de gestion ………………………. 480
Reprises sur provisions d’exploitation ………………………………………. 11 100
Reprises sur provisions exceptionnelles ……………………………………. 720
Reprises sur provisions financières ………………………………………… 2 640
Subvention d’exploitation reçues …………………………………………… 2 400
Valeurs comptables des éléments d’actifs cédés ……………………… 6 000
Variation des stocks de marchandises …………………………………… - 240
Variation des stocks de matières premières et autres appro.................... 1 200
Ventes de marchandises …………………………………………………… 11 820
Travail à faire:
Calculer la CAF par les deux méthodes sachant que le résultat net est de 6.480 KF et
l’EBE de 121.000 KF
II- La cession d’éléments d’actif immobilisé :

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Les cessions d’éléments de l’actif immobilisé peuvent résulter :
- Du renouvellement normal des immobilisations qui s’accompagne, chaque fois
que cela est possible, de la vente des biens renouvelés
- De la nécessité d’utiliser ce procédé pour obtenir des capitaux. L’entreprise est
alors amenée à céder ; sous la contrainte certaines immobilisations (
terrains,immeubles…) qui ne sont pas nécessaires à son activité.
- De la mise en œuvre d’une stratégie de recentrage. L’entreprise cède des
usines des participations, voire des filiales dès lors qu’elles sont marginales par
apport aux métiers dominants qu’elle exerce. Dans ce cas, les sommes en jeu
sont souvent considérables.

III-L’augmentation de capital par apports nouveaux:

Le montant du capital social est inscrit dans les statuts et toute variation de ce capital
constitue donc une modification des statuts.
De ce fait la décision doit etre prise par les associés ou du moins par un nombre
important d’entre eux (variable suivant le type de société).
Lorsque la société projette d’accroitre son activité par le financement de certains
investissements,elle augmente ses moyens financiers par des apports en espèces ou
ses moyens d’exploitation par des apports en nature.
Pour qu’une telle augmentation de capital puisse avoir lieu, il faut que le capital soit
entièrement libéré. Cette condition n’est toutefois pas exigée pour une augmentation
de capital par apports en nature.
Dans le cas de SNC, les décisions de modifications des statuts sont prises à
l’unanimité en assemblée.
Pour ce qui est des SARL, les décisions de modification des statuts sont prises à une
majorité des associés détenant les ¾ des parts sociales.
Quant aux SA, les décisions de modification doivent etre prises par les associés
représentant la majorité des parts.
En effet l’augmentation de capital par apports nouveaux se fait généralement lorsque
la situation de la société est florissante.
L’augmentation de capital va avoir une incidence sur l’actif net de la société et sur la
valeur de l’action.
De nouvelles actions sont émises de meme valeur nominale que les anciennes mais
à un prix d’émission généralement différent.
La différence entre le prix d’émission et la valeur nominale représente la prime
d’émission.

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De ce fait, les anciens actionnaires pourraient etre lésés par la baisse de valeur de
leurs actions. Pour éviter cela, ils ont un droit préférentiel de souscription ou ds lors
de l’augmentation de capital.

Exemple :
Une société anonyme au capital de 5.000.000 divisé en 25.000 actions de 200 F, émet
à 210 F l’une 10.000 actions nouvelles de valeur nominale 200F
L’action ancienne, droit de souscription attaché est cotée 280 F.
La société recevra lors de cette augmentation de capital si le capital est entièrement
libéré un montant = 10.000* 210KF = 2.100.000 KF

THEME 3 : LE FINANCEMENT PAR QUASI- FONDS PROPRES

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Ce sont principalement :

- les titres participatifs


- les prêts participatifs
- les titres subordonnés
- les primes et subventions

II-1- Les titres participatifs:


Ce sont des titres de créance dont l’émission est réservée aux sociétés du secteur
public et aux sociétés coopératives.
Ils ne sont remboursables qu’en cas de liquidation de la société ou à l’expiration
d’un délai qui ne peut être inférieur à sept ans.

II-2-Les prêts participatifs:


Les prêts participatifs sont accordés par les établissements de crédit au profit des
entreprises comme les PME qui souhaitent améliorer leur structure financière et
augmenter leur endettement

II-3-Les titres subordonnés:

Ce sont des sortes d’obligations dont le remboursement ne peut etre effectué


qu’après désintéressement de tous les autres créanciers à l’exception des titulaires
de prêts ou titres participatifs.
Les titres subordonnés sont assimilables à des fonds propres ; ils ne peuvent être
émis que par les sociétés de capitaux

II-4-Les primes et subventions :

Certaines primes ainsi que tout ou partie de certaines subventions peuvent être
assimilées à des fonds propres dans la mesure ou elles restent définitivement
acquises à l’entreprise.

THEME 4 : LE FINANCEMENT PAR EMPRUNT

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Le financement par endettement constitue le complément indispensable du
financement par capitaux propres.
Ses formes peuvent être fort diverses ; par souci de simplification, nous les
classerons en trois grandes catégories : les emprunts classiques auprés des
établissements de crédit, les emprunts auprès du public (emprunts – obligations)
et le recours au crédit - bail

I- Les emprunts auprès des établissements de crédit:

Ils se traduisent le plus souvent par le paiement périodique d’annuités composées


par les charges d’intérêt et le remboursement du principal ou amortissement
financier.
Le remboursement peut se faire par amortissements constants ou par annuités
constantes.

II- Les emprunts auprès du public : les emprunts obligataires

L’obligation est par substance un titre de créance d’un tiers(préteur) sur l’émetteur
(emprunteur).
Sont autorisés à émettre des obligations:
L’Etat, les collectivités publiques, les établissements publiques et les entreprises
publiques, les institutions financières, les sociétés par action dont le capital est
intégralement libéré et ayant deux années d’existence ainsi que deux bilans
régulièrement approuvés par les actionnaires.
Les souscripteurs sont des personnes physiques ou morales résidentes ou non
résidentes et plus particulièrement les entreprises, les OPCVM/SICAV et FCP, les
ménages, la caisse de retraite et les compagnies d’assurance.
Les obligations sont depuis un certain temps dématérialisées et leurs souscriptions
sont donc inscrits sur un compte courant enregistré sur un registre tenu par la société
émettrice des titres ou par son intermédiaire financier, soit dans la plupart des cas un
établissement financier.
Pour rendre son émission d’obligations plus attrayante aux yeux des investisseurs, il
existe des possibilités pour l’émetteur d’assortir celle-ci d’une prime d’émission
Sur le marché obligatoire, les obligations sont désignées par le nombre de leur
émetteur suivi de leur taux fiscal et de leur date d’émission.
Dans certains cas lorsque l’emprunt obligataire donne lieu à l’émission de nouvelles
tranches durant leur existence, on remplace l’année d’émission par l’année de
remboursement.

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Les obligations sont librement cessibles ou rachetables d’occasion sur le marché
secondaire
Les types d’obligations:
Nous pouvons citer les catégories d’obligations suivantes:
- les obligations à fenêtre, d’une durée généralement comprise entre 15 et 18
ans. Elles permettent un remboursement anticipé à des échéances préfixées.
- Les obligations à coupon zéro : ce sont des obligations sans intérets
- Les obligations à taux révisable permettant de bénéficier d’un coupon dont le
montant fixé à l’avance pour une période de six mois, d’un an ou de trois ans.
- Les obligations à taux variable ont une rémunération qui évolue en fonction
d’un indice de référence, mais avec, très souvent, une rémunération minimale
fixe garantie.
- les obligations convertibles en action permettent à leur détenteur, actionnaire
en puissance, de convertir en principe à tout moment leurs obligations en
actions de la société.

Les caractéristiques d’une obligation :


- La duration (D)
La duration se définit comme la moyenne arithmétique pondérée des différentes
annuités d’une obligation.
Toute obligation dont la duration est inférieure à la durée de l’obligation est considérée
à priori rentable.
Si nous appelons :
- P la valeur actuarielle d’une obligation
- Ci la valeur du coupon à la ième année
- t le taux d’intérêt de l’obligation
- n le nombre d’année ou durée de l’obligation
- R la valeur de remboursement

On a :
- Pour un remboursement in finé:
D = 1/P (C1/ (1 +t) +2C2 / (1+t)2 +3C3 / (1+t)3+……nCn/(1+t)n+ nR / (1+t)n )

19
Avec P = C1/ (1+t) +C2/(1+t)2 +C3/(1+t)3+……Cn/(1+t)n+ R/(1+t)n

- Pour un remboursement échelonné:


- D = 1/P (C1/ (1 +t) +2C2 / (1+t)2 +3C3 / (1+t)3+……nCn/(1+t)n+ 1R1 / (1+t)
+2R2/(1+t)2 + 3R3//(1+t)3+ ……..nRn/(1+t)n)
Avec P = C1/ (1+t) +C2/(1+t)2 +C3/(1+t)3+……Cn/(1+t)n+ R1/ (1+t) + R2/ /(1+t)2 + R3/
(1+t)3 + ……….Rn/(1+t)n

– La sensibilité (S):
La sensibilité S mesure la variation relative du prix de l’obligation lorsque son taux de
rendement varie de x%.
S = - D/1+t
Exemple d’application:
Une obligation est émise à 1 .000.000 KF le 1/1/N et rapporte un coupon de 108.000
KF pendant 5 ans. Le remboursement est in fine. Le taux d’intérêt est égal à 10%
1/ Calculer la valeur actuarielle
2/ Calculer la duration
3/ Calculer la sensibilité

III- Le Financement par crédit - bail ou location financement

Il existe deux types de contrats de location : les contrats de location – financement pour lesquels
le preneur (locataire) supporte les avantages et risques inhérents à la propriété du bien, et les
contrats de location – simple qui recouvrent tous les autres cas.
- Les biens faisant l’objet d’un contrat de location – financement sont comptabilisés à
l’actif et au passif (en dettes financières)
- L’amortissement du bien est comptabilisé en charges, comme si le locataire était
propriétaire, de même que les intérêts.
- Les biens faisant l’objet d’un contrat de location- simple ne sont pas comptabilisés à
l’actif. Les loyers constituent une charge pour le locataire.

Exemples de situations:

- le contrat peut transférer la propriété de l’actif au preneur au terme de la durée du contrat de


location
- le contrat de location donne au preneur l’option d’acheter l’actif à un prix égal au prix de
levée.
- la durée du contrat de location couvre la majeure partie de la durée de vie économique de
l’actif même s’il n’y a pas transfert de propriété ;
- les actifs loués sont d’une nature tellement spécifique que seul le preneur peut les utiliser sans
leur apporter de modifications majeures.

20
Cas illustratif:
Soit une entreprise qui souscrit un contrat de crédit - bail,le 30/06/N, pour
l’obtention d’un matériel de fabrication d’une durée de 8 ans.
Le prix total d’acquisition et d’installation de ce matériel est de 200.000 KF.
Le contrat de crédit-bail porte une durée de 6 ans et fait mention d’un taux du
contrat de 15% l’an ; il prévoit :
- Le versement d’une redevance annuelle constante : le 30/06 de chaque année
d’un montant de 44.762 KF
- La possibilité pour l’entreprise d’acheter le bien à l’issue de la sixième année
(30/06/N+6) moyennant le versement d’une somme égale à 6% de la valeur
initiale, soit 12.000 KF.

Etablissons le tableau d’amortissement financier de l’emprunt et passer les


écritures comptables chez le preneur

Tableau d’amortissement du matériel en KF:

ANNEES CAPITAL RESTANT DU INTERES 15% AMORTISSEMENTS ANNUITES/REDEVANCES


N 200 000 - 44 762 44 762
N+1 155 238 23 286 21 476 44 762
N+2 133 762 20 064 24 698 44 762
N+3 109 064 16 360 28 402 44 762
N+4 80 662 12 099 32 663 44 762
N+5 47 999 7 200 37 562 44 762
N+6 10 437 1 563 10 437 12 000
TOTAL 80 572 200 000 280 572

Arbitrage entre les différentes sources de financement :

Un programme d’investissement est envisagé pour le début de l’exercice N afin


d’améliorer la qualité des produits de la société Galet. Un projet de 980 000 KF d’une
durée de vie de cinq ans a été retenu. Il reste à assurer son financement et pour cela
on vous présente en annexe les trois modalités de financement possibles.

21
Le projet est amortissable en linéaire. Sa valeur résiduelle est supposée nulle.
Le taux de l’impôt sur les sociétés est estimé à 25% du bénéfice chaque année

Annexe 1 :

Données prévisionnelles en KF:


La valeur ajoutée avant dotations aux amortissements et avant financement

N N+1 N+2 N+3 N+4

196 000 280 000 310 000 460 000 310 000

Début N la variation du besoin en fonds de roulement devrait augmenter de 34 000


puis de 27 000 début N+1 ; il restera constant par la suite. La variation du besoin en
fonds de roulement sera financée par des fonds propres ; la somme de cette variation
sera à la fin de la quatrième année ou début an 5.

Annexe 2:

Modalité 1:

Financement par fonds propres pour 980.000 KF

Modalité 2:

Financement par emprunt de 980 000 KF


Durée : 5 ans
Remboursement en une seule fois à la fin de l’année N+4, les intérêts seront payés à
la fin de chaque période.
Taux d’intérêt7,590%

Modalité 3:

Financement par un crédit bail sur 4 ans


Versement en fin de période de 4 loyers annuels de 2 700 pour 10 000 f
d’investissement financés
Dépôt de garantie versé au début de la première période : 10% de la valeur d’origine
de l’investissement
Option d’achat en début de la cinquième année : montant du dépôt de garantie
La société envisage la levée de l’option en fin de contrat.

Etudions les différentes modalités de financement

Solution 1: Financement par fonds propres:

ELEMENTS DEBUT AN 1 FIN AN 1 FIN AN 2 FIN AN 3 FIN AN 4 FIN AN 5


EBE 196 000 280 000 310 000 460 000 310 000

22
AMORTISSEMENT 196 000 196 000 196 000 196 000 196 000
RESULTAT AVANT IMPOT - 84 000 114 000 264 000 114 000
IMPOT ( taux = 35%) - 29 400 39 900 92 400 39 900
RESULTAT NET - 54 600 74 100 171 600 74 100
CAF 196 000 250 600 270 100 367 600 270 100
VARIATION BFR - 34 000 - 27 000 - - - 61 000
INVESTISSEMENT - 980 000 - - - - -
CASH FLOWS - 1 014 000 169 000 250 600 270 100 367 600 331 100
(1+i)-n 1 0,917431 0,84168 0,772183 0,708425 0,649931
CASHFLOWS - 1 014 000 155 046 210 925 208 567 260 417 215 192
ACTUALISES
VAN 36 147

Solution 2: Financement par emprunts:

ELEMENTS DEBUT AN 1 FIN AN 1 FIN AN 2 FIN AN 3 FIN AN 4 FIN AN 5


EBE 196 000 280 000 310 000 460 000 310 000
CHARGES D'INTERET 74 400 74 400 74 400 74 400 74 400
AMORTISSEMENT 196 000 196 000 196 000 196 000 196 000
RESULTAT AVANT IMPOT -74 400 9 600 39 600 189 600 39 600
IMPOT( aux d'impot -26 040 3 360 13 860 66 360 13 860
35%)
RESULTAT NET -48 360 6 240 25 740 123 240 25 740
CAF 147 640 202 240 221 740 319 240 221 740
VARIATION BFR -34 000 -27 000 - - - 61 000
EMPRUNT 980 000 - - - - -980 000
INVESTISSEMENT -980 000 - - - - -
CASH FLOWS -34 000 120 640 202 240 221 740 319 240 -697 260
(1+i)-n 1 0,917431 0,84168 0,772183 0,708425 0,649931
CASH FLOWS -34 000 110 679 170 221 171 224 226 158 -453 171
ACTUALISES
VAN 191 111

Solution 3 : Financement par crédits bail :

ELEMENTS DEBUT AN 1 FIN AN 1 FIN AN 2 FIN AN 3 FIN AN 4 FIN AN 5


EBE 196 000 280 000 310 000 460 000 310 000
REDEVANCES 264 600 264 600 264 600 264 600 98 000
AMORTISSEMENT 196 000 196 000 196 000 196 000 196 000

23
RESULTAT AVANT - 264 600 - 180 600 - 150 600 - 600 16 000
IMPOT
IMPOT ( taux 35%) - 92 610 - 63 - 52 710 - 210 5 600
210
RESULTAT NET - 171 990 - 117 390 - 97 890 - 390 10 400
CAF 24 010 78 610 98 110 195 610 206 400
VARIATION BFR - 34 000 - 27 000 - - - 61 000
DEPOT DE GARANTIE - 98 000 - - - - -
CASH FLOWS - 132 000 - 2 990 78 610 98 110 195 610 267 400
(1+i)-n 1 0,917431 0,84168 0,772183 0,708425 0,649931
CASH FLOWS - 132 000 - 2 743 66 164 75 759 138 575 173 792
ACTUALISES
VAN
319 547

Donc notre choix de financement portera sur la solution 3 car ayant la meilleure VAN

ETUDE DE CAS SUR LES SOURCES DE FINANCEMENT

Cas1:

24
Soient deux obligations de 1.000.000 KF chacune remboursables sur 4 ans
- l’obligation A présente les caractéristiques suivantes : coupons de 100.000 KF par an,
remboursable in fine
- l’obligation B : coupons de 90.000 KF par an, remboursable par tranche de 250 .000 KF
à la fin de chaque année
Le taux du marché est de 12%

Travail à faire:
1/ Calculer leur valeur de marché ou valeur actuarielle
2/ Calculer leur duration
3/ Calculer leur sensibilité et commenter

Cas 2 :
La société GPS SA souhaite racheter la société VOSI.
La valeur de rachat est de 260.000 KF

Pour se faire, il hésite avec deux modes de financement proposés en Annexes

Annexe 1: hypothèses d’évolution du chiffre d’affaires et du résultat de GPS hors


rachat et avec rachat de VOSI en KF:

ELEMENTS EN EUROS GPS 2007 EXERCICE EXERCICE EXERCICE 3 EXERCICE 4 EXERCICE 5 E


1 2
CAHT 645 979 685 200 725 757 762 045 807 767 856 234
AUTRES PRODUITS 10 495 6 000 - - - -
TATAL PRODUITS GPS 656 474 691 200 725 757 762 045 807 767 856 234
RESULTAT GPS SEUL 14 140 55 296 58 061 60 964 64 621 68 499

TOTAL PRODUITS GPS


AVEC VOSI AVANT DIVIDENDES - 697 198 832 757 957 671 1 034 285 1 117 027
DIVIDENDES VOSI - 50 000 70 000 80 000 100 000 100 000
TOTAL PRODUITS GPS AVEC
RACHAT VOSI - 747 198 902 757 1 037 671 1 134 285 1 217 027
RESULTAT GPS APRES RACHAT VOSI - 66 191 136 094 194 543 204 171 219 065

ANNEXE 2:

● BICIS:
- Montant emprunté : 250.000 KF
- Taux nominal annuel 4,90%
- TEG : 4,90%
- Durée : 84 mois

25
- Frais de dossier
- L’annuité mensuelle constante est égale à 3521,74 KF

Tableau d’amortissement en KF:

MENSUALITES K DEBUT PERIODE INTERETS AMORTISSEMENT K RESTANT DU


1 250000 1020,83333 2500,906667 247499,0933
2 247499,0933 1010,6213 2511,118702 244987,9746
3 244987,9746 1000,36756 2521,372437 242466,6022
4 242466,6022 990,071959 2531,668041 239934,9342
5 239934,9342 979,734314 2542,005686 237392,9285
6 237392,9285 969,354458 2552,385542 234840,5429
7 234840,5429 958,932217 2562,807783 232277,7351
8 232277,7351 948,467418 2573,272582 229704,4626
9 229704,4626 937,959889 2583,780111 227120,6824
10 227120,6824 927,409453 2594,330547 224526,3519
11 224526,3519 916,815937 2604,924063 221921,4278
12 221921,4278 906,179164 2615,560836 219305,867
TOTAL ANNEE 1 11566,75 30694,133
TOTAL ANNEE 2 10028,49 32232,41
TOTAL ANNEE 3 8413,15 33847,76
TOTAL ANNEE 4 6716,85 35544,06
TOTAL ANNEE 5 4935,53 37325,37
TOTAL ANNEE 6 3064,95 39195,95
TOTAL ANNEE 7 1100,62 41160,28

- SGBS:
- Montant emprunté : 250.000 KF
- Taux nominal annuel : 5,6%
- Taux mensuel proportionnel : 0,46666666%
- Assurance mensuelle : 4 F/ tranche de 10.000 euros empruntés
- Durée : 84 mois
- Echéance mensuelle
- Disponibilité : 01/09/2008
- Frais de dossier : 1.500KF
- L’annuité annuelle constante est égale à 44.452,68 KF

Tableau d’amortissement en KF:

ANNEES INTERETS ET AMORTISSEMENT ANNUITES K RESTANT DU


ASSURANCES
1 9811,81 19823,31 29635,12
2 13298,35 31154,33 44452,68

26
3 11508,18 32944,5 44452,68
4 9615,21 34837,47 44452,68
5 7613,45 36839,23 44452,68
6 5496,67 38956,01 44452,68
7 3258,28 41194,4 44452,68
8 566,91 14250,65 14817,56
TOTAL 249999,9 249999,9

Travail à faire:

1/Compléter le tableau d’amortissement de la SGBS en mensualités pour la


première année seulement et dire quelle est la meilleure proposition
2/ Etablir le tableau des flux net de trésorerie ci-dessous et dire si le projet est
rentable
Le tableau des flux nets de trésorerie se présentera de la manière suivante en KF:

ELEMENTS DEBUT AN 1 FIN AN1 FIN AN 2 …….. FIN AN 7 TOTAL


VERSEMENT EMPRUNT
SURPLUS DE RESULTAT NET APRES IS
TOTAL SURPLUS ENCAISSEMENTS

ACHATS VOSI
DEPENSES EN CAPITAL
TOTAL SURPLUS DECAISSEMENTS

FNT
ACTUALISATION A 6%
FNT ACTUALISES
VAN

27