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ANALYSE FINANCIERE

LES FLUX FINANCIERS

UNE VISION DYNAMIQUE SUR LA POLITIQUE FINANCIERE

Parmi les documents déjà utilisés, si le bilan présente une situation financière de l'entreprise à une
date donnée, une vision "statique" de l'entreprise, il faut remarquer que le compte de résultat en offre
une approche dynamique mais partielle. En effet, cet état de synthèse reprend les flux de
consommations et de productions, les charges et les produits, qui sont des mouvements de la période
observée. La connaissance des ventes, des achats, des services utilisés, des autres charges permet
d'appréhender l'activité de l'entreprise. Néanmoins, d'autres flux restent ignorés : les flux de
financement, les flux d'investissement, les flux de trésorerie.

Le tableau de financement a pour objectif de présenter l'ensemble des flux de l'entreprise sous une
forme synthétique qui permettra la préparation ou l'analyse des politiques financières en répondant
notamment aux questions :

Quelles sont les possibilités d'investissement ?

Quel est l'impact des investissements sur la situation ?

Quels sont les divers moyens de financement utilisés ? Quelle est la part de financement sécrétée par
l'activité (autofinancement) ? Quelle est la part de financement externe ? Quels sont les nouveaux
apports des actionnaires ?

Quel est l'impact des variations des stocks, des créances, des dettes fournisseurs ?

Quels sont les effets de tous ces mouvements sur la trésorerie de l'entreprise ? La trésorerie
augmente-t-elle ou diminue-t-elle ?

SCHEMA DE PRINCIPE : LE BILAN ET LES FLUX

BILAN DEBUT DE PERIODE >>> FLUX DE LA PERIODE>>> BILAN FIN DE PERIODE

Financement
Investissement
Consommations
Productions
Trésorerie courante

Le tableau de financement permet d'expliquer comment se fait le passage d'un bilan à un autre. Ainsi,
si par exemple les immobilisations sont de 1 500 au 1 er janvier et de 1 800 au 31 décembre de la
même année, la question se pose d'expliquer la variation de + 300. Ce peut être par exemple :

BILAN DEBUT DE PERIODE >>> FLUX DE LA PERIODE>>> BILAN FIN DE PERIODE


IMMOBILISATIONS 1 500 IMMOBILISATIONS 1 800

Investissement 700
Cessions de biens 100
Amortissements 300

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Le bilan donne une situation, une "position" des différents postes à des dates déterminées; le tableau
de financement fournit des informations sur les flux qui expliquent le passage d'une position à une
autre. C'est donc un document important pour comprendre ce qui s'est effectivement passé au cours
d'une période. Connaître le montant des nouveaux investissements, des cessions de biens, est
nettement plus riche que de constater une simple variation de situation, ou position d'un poste
"immobilisations".

LA NOTION DE FONDS DE ROULEMENT


Les paragraphes précédents viennent de souligner la liaison entre deux bilans successifs et le tableau
de financement d'une période déterminée. Mais il faut préciser que cette relation ne porte que sur les
grandes masses. Si les comptes de la comptabilité générale fournissent une information détaillée et
volumineuse, les documents de synthèse permettent d'apprécier les équilibres globaux au niveau de
regroupements significatifs. Le tableau de financement nécessite de connaître certaines définitions
liées aux masses du bilan.

LE BILAN FONCTIONNEL
Un bilan fonctionnel est un bilan organisé en vue d'expliquer le fonctionnement de l'entreprise. Dans
un bilan fonctionnel, les ressources et les emplois sont évalués à leur valeur d'origine et sont classés
selon le cycle (investissement, financement ou exploitation) auquel appartient leur recette ou leur
dépense d'origine.

Dans un bilan fonctionnel, les immobilisations, les titres, les stocks et les créances figurent à leur
valeur brute, avant déduction des amortissements et des provisions. En effet, la valeur brute
représente la valeur d'origine, c'est à dire la valeur d'acquisition des immobilisations, des titres et des
stocks, la valeur nominale des créances.

Le bilan fonctionnel repose sur la distinction entre les cycles longs et les cycle courts.

La décision de constituer le capital ou de contracter un emprunt assure le financement de l'entreprise


pour plusieurs années. L'entreprise est engagée à long terme. Le capital et l'emprunt sont des
ressources stables.

La réalisation d'un investissement fixe également pour longtemps l'équipement de l'entreprise.


L'investissement est un emploi stable.

Le cycle d'exploitation est un cycle court, de quelques semaines le plus souvent. Les décisions
affectant le cycle d'exploitation (volume des stocks, durée de crédit consenti aux clients…) peuvent
être limitées à la durée d'un cycle : elles n'engagent l'entreprise qu'à court terme.

STRUCTURE DU BILAN FONCTIONNEL

LES GRANDES MASSES DU BILAN FONCTIONNEL

Quatre grandes masses partagent le bilan fonctionnel. Deux d'entre elles correspondent aux cycles
longs ; ce sont les ressources stables et les emplois stables. Les deux autres correspondent au cycle
d'exploitation ; ce sont l'actif circulant et les dettes circulantes.

Les ressources stables résultent des décisions de financement ayant engagé l'entreprise à long
terme. Elles comprennent les ressources propres (capitaux propres, amortissements et provisions) et
les dettes financières ( à l'exception des soldes créditeurs de banques).

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Les emplois stables résultant des décisions d'investissement correspondent à l'actif immobilisé brut.

L'actif circulant (montant brut des stocks, créances et disponibilités).

Les dettes du passif qui ne sont pas financières (dettes fournisseurs, dettes diverses, soldes
créditeurs de banques).On peut également les qualifier de dettes circulantes.

IMMOBILISATIONS BRUTES RESSOURCES PROPRES Y


COMPRIS LES
EMPLOIS AMORTISSEMENTS ET LES
STABLES PROVISIONS
+
RESSOURCES
DETTES FINANCIERES
STABLES

ACTIF
CIRCULANT
BRUT

DETTES D'EXPLOITATION
ACTIF
ET DETTES DIVERSES
CIRCULANT
DETTES
CIRCULANTES

+
SOLDES CREDITEURS DE
BANQUES

LES RECLASSEMENTS

Les rubriques du bilan par le Plan Comptable Général (P.C.G.) ne reproduisent que de façon
imparfaite la classification fonctionnelle. Il faut donc procéder à des reclassements pour passer du
bilan normalisé du P.C.G. à l'instrument d'analyse que constitue le bilan fonctionnel.

RECLASSEMENT DES AMORTISSEMENTS ET DES PROVISIONS

Les amortissements et les provisions pour dépréciation sont éliminés de l'actif soustractif et ajoutés
aux ressources propres du passif (avec les provisions pour risques et charges). Les amortissements
et les provisions représentent des capitaux épargnés pour financer le renouvellement des
immobilisations ou de possibles dépréciations. A ce titre, ils constituent des ressources de
financement.

Ressources propres = capitaux propres + amortissements et provisions

RECLASSEMENT DES SOLDES CREDITEURS DE BANQUES

Les concours bancaires courants et les soldes créditeurs de banques sont retranchés des dettes
financières et ajoutés aux dettes circulantes. Les concours bancaires courants et soldes créditeurs de
banque ne constituent pas une ressource stable.

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EXEMPLE

Balance des comptes de la société DURAC

N° Comptes Soldes Soldes


débiteurs créditeurs
101 Capital 2 000 000
1061 Réserve légale 50 000
1068 Autres réserves 1 225 000
11 Report à nouveau 2 000
15 Provisions pour risques et charges 125 000
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 2 500 000
16884 Intérêts courus sur emprunts 150 000
205 Concessions et droits similaires, brevets, licences 150 000
207 Fonds commercial 700 000
211 Terrains 500 000
213 Constructions 3 500 000
215 Installations techniques, matériel et outillage 4 500 000
218 Autres immobilisations corporelles 800 000
261 Titres de participation 2 000 000
274 Prêts 50 000
2805 Amortissements des concessions et droits similaires 50 000
2813 Amortissements des constructions 2 900 000
2815 Amortissements des installations techniques 3 197 000
2818 Amortissements des autres immobilisations corporelles 460 000
2961 Provisions pour dépréciation des titres de participation 100 000
31 Matières premières 1 600 000
32 Autres approvisionnements 800 000
33 En-cours de production 240 000
35 Stocks des produits 600 000
37 Stocks de marchandises 700 000
397 Provisions pour dépréciation des stocks de marchandises 50 000
401 Fournisseurs 2 700 000
403 Fournisseurs - Effets à payer 744 000
404 Fournisseurs d’immobilisations 440 000
4081 Fournisseurs – Factures non parvenues 50 000
4096 Fournisseurs – Créances pour emballages à rendre 28 000
4098 Rabais, remises et ristournes à obtenir 3 000
411 Clients 2 100 000
413 Clients – Effets à recevoir 420 000
416 Clients douteux ou litigieux 60 000
4181 Clients – Factures à établir 20 000
4196 Clients – Dettes pour emballages et matériel consignés 17 000
4198 Rabais, remises et ristournes à accorder 25 000
421 Personnel – Rémunérations dues 20 000
4286 Personnel – Charges à payer 125 000
431 Sécurité sociale 150 000
438 Organismes sociaux – Charges à payer 74 000
444 Etat – Impôt sur les bénéfices 462 000
448 Etat – Charges à payer 6 000
4455 Etat – TVA à décaisser 160 000
486 Charges constatées d’avance 1 000
487 Produits constatés d’avance 300
491 Provisions pour dépréciation des comptes de clients 40 000
50 Valeurs mobilières de placement 60 000
511 Valeurs à l’encaissement 2 100
512.1 Banque – Crédit Lyonnais 104 000
512.2 Banque – Crédit Armoricain 325 600

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N° Comptes Soldes Soldes
débiteurs créditeurs
514 Chèques postaux 6 000
53 Caisse 2 000
601 Achats stockés – Matières premières 3 600 000
602 Achats stockés – Autres approvisionnements 350 000
6031 Variation des stocks de matières premières 120 000
6032 Variation des stocks d’autres approvisionnements 100 000
6037 Variation des stocks de marchandises 35 000
606 Achats non stockés de matières et de fournitures 200 000
607 Achats de marchandises 4 020 000
6091 RRR obtenus sur achats de matières premières 50 000
6097 RRR obtenus sur achats de marchandises 20 000
613 Locations 120 000
615 Entretien et réparation 600 000
616 Primes d’assurance 225 000
623 Publicité, publications, relations publiques 1 070 000
624 Transports de biens et collectifs de personnels 550 000
626 Frais postaux et frais de télécommunications 200 000
627 Services bancaires et assimilés 53 300
63 Impôts, taxes et versements assimilés 900 000
641 Rémunérations du personnel 3 700 000
645 Charges de sécurité sociale et de prévoyance 2 000 000
654 Pertes sur créances irrécouvrables 32 000
661 Charges d’intérêts 420 000
665 Escomptes accordé 80 000
667 Charges nettes sur cessions de VMP 600
675 Valeurs comptables des éléments d’actif cédés 58 000
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations 964 000
6815 Dotations aux provisions pour risques et charges 75 000
6817 Dotations aux provisions pour dépréciation actifs circulants 90 000
686 Dotations – Charges financières 80 000
687 Dotations – Charges exceptionnelles 19 000
701 Ventes de produits finis 14 000 000
707 Ventes de marchandises 6 610 000
708 Produits des activités annexes 75 000
7091 RRR accordés sur ventes de produits finis 40 000
7097 RRR accordés sur ventes de marchandises 10 000
7133 Variation des en-cours de production de biens 10 000
7135 Variation des stocks de produits 50 000
75 Autres produits de gestion courante 6 000
761 Produits des participations 180 000
764 Revenus de VMP 6 700
765 Escomptes obtenus 54 000
767 Produits nets sur cessions de VMP 8 400
775 Produits des cessions d’éléments d’actif 45 000
781 RAP – Produits d’exploitation 48 000
786 RAP – Produits financiers 10 000
787 RAP – Produits exceptionnels 11 000

Total de la balance 38 995 000 38 995 000

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ACTIF DU BILAN DE LA SOCIETE DURAC

ACTIF EXERCICE N EXERCICE N-1


Valeur Amortissements Valeur Nette Valeur Nette
Brute et Provisions
Immobilisations Incorporelles
Concessions, brevets, 150 000 50 000 100 000 105 000
licences
Fonds commercial 700 000 700 000 700 000

Immobilisations Corporelles
ACTIF Terrains 500 000 500 000 500 000
IMMOBILISE Constructions 3 500 000 2 900 000 600 000 275 000
Installations Industrielles 4 500 000 3 197 000 1 303 000 1 645 000
Autres 800 000 460 000 340 000 480 000

Immobilisations
Financières(a)
Participations 2 000 000 100 000 1 900 000 370 000
Prêts 50 000 50 000 0

TOTAL 1 12 200 000 6 707 000 5 493 000 4 075 000

Stocks et en-cours
Matières premières 2 400 000 2 400 000 2 420 000
En-cours de production 240 000 240 000 250 000
Produits finis et semi-finis 600 000 600 000 550 000
Marchandises 700 000 50 000 650 000 647 000

ACTIF Créances d'exploitation (b)


CIRCULANT Créances clients et rattachés 2 600 000 40 000 2 560 000 1 767 000
Autres 31 000 31 000 28 800

Créances diverses
Valeurs Mobilières de 60 000 60 000 0
Placement
Disponibilités 114 100 114 100 28 500

Charges constatées 1 000 1 000 1 200


d'avance

TOTAL 2 6 746 100 90 000 6 656 100 5 962 500

TOTAL GENERAL 18 946 100 6 797 000 12 149 100 9 767 500

(a) dont à moins d'un an ………………………………………… 10 000 0


(b) dont à plus d'un an …………………………………………... 0 0

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PASSIF DE LA SOCIETE DURAC

PASSIF EXERCICE N EXERCICE N-1


Capital 2 000 000 2 000 000
Réserves
Réserve légale 50 000 8 100
CAPITAUX Autres 1 225 000 1 025 000
PROPRES Report à nouveau 2 000 4000
Résultat de l’exercice 1 144 980 838 000

TOTAL 1 4 421 980 3 867 100

Provisions pour risques et charges 125 000 42 000


PROV
RISQUES
CHARGES
TOTAL 2 125 000 42 000

Dettes financières
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit 2 975 600 1 934 900
(d)

Dettes d’exploitation
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 3 494 000 2 729 000
Dettes fiscales et sociales 535 000 505 000
DETTES Autres 42 000 39 000
(c)
Dettes diverses
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés 440 000 650 000
Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices) 115 220

Produits constatés d’avance 300 500

TOTAL 3 7 602 120 5 858 400

TOTAL GENERAL 12 149 100 9 767 500

(c) dont à plus d’un an …………………………………………. 2 420 000 420 000


Dont à moins d’un an ………………………………………….. 5 195 900 5 438 400
(d) dont soldes créditeurs de banque …………………………... 325 600 1 425 000

TABLEAU DES IMMOBILISATIONS

A B C D
Valeur brute à Augmentations Diminutions Valeur brute à
l’ouverture de (acquisitions) (cessions) la clôture de
l’exercice l’exercice (1)

Immobilisations incorporelles
Fonds commercial 700 000 700 000
Concessions, brevets 150 000 150 000

Immobilisations corporelles
Terrains 500 000 500 000
Constructions 3 000 000 500 000 3 500 000
Installations techniques, matériel, ... 4 350 000 300 000 150 000 4 500 000
Autres immobilisations corporelles 820 000 60 000 80 000 800 000

Immobilisations financières
Participations 400 000 1 600 000 2 000 000
Prêts 50 000 50 000

TOTAL 9 920 000 2 510 000 230 000 12 200 000


A+B-C=D

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TABLEAU DES AMORTISSEMENTS

A B C D
Amortissements Augmentations Diminutions Amortissements
cumulés au (dotations de d’amortissement cumulés à la fin
début de l’exercice) s de l’exercice de l’exercice (1)
l’exercice (amortissements
des éléments
cédés)

Immobilisations incorporelles
Concessions, brevets 45 000 5 000 50 000

Immobilisations corporelles
Constructions 2 725 000 175 000 2 900 00
Installations techniques, matériel, 2 705 000 592 000 100 000 3 197 000
Autres immobilisations corporelles 340 000 192 000 72 000 460 000

TOTAL 5 815 000 964 000 172 000 6 607 000


A+B-C=D

TABLEAU DES PROVISIONS

A B C D
Provisions au Augmentations Diminutions Provisions à la
début de (dotations de (reprises de fin de l’exercice
l’exercice l’exercice) l’exercice) (1)

Provisions pour risques et charges 42 000 94 000 11 000 125 000

Provisions pour dépréciations


Participations 30 000 80 000 10 000 100 000
Stocks 18 000 40 000 8 000 50 000
Comptes clients 30 000 50 000 40 000 40 000

TOTAL 120 000 264 000 69 000 315 000


A+B-C=D

ETAT DES CREANCES

Montant brut A 1 an au plus A plus d’un an


50 000 10 000 40 000
Prêts (1)
Autres 2 600 000 2 600 000
Créances clients et comptes rattachés 31 000 31 000
Autres créances 1 000 1 000
Charges constatées d’avance

TOTAL 2 682 000 2 642 000 40 000

Renvois
(1) Montant des prêts accordés en cours d’exercice 50 000

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ETAT DES DETTES

Montant brut A 1 an au plus A plus d’un an A plus de 5


et 5 ans au ans
plus

Emprunts (1) 2 975 600 695 600 1 680 000 600 000
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 3 494 000 3 494 000
Dettes fiscales et sociales 535 000 535 000
Autres dettes 42 000 42 000
Dettes sur immobilisations 440 000 300 000 140 000
Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices) 115 220 115 200
Produits constatés d’avance 300 300

TOTAL 7 602 120 5 182 120 1 820 000 600 000

Renvois
(1) Emprunts souscrits en cours d’exercice 2 220 000
Emprunts remboursés en cours d’exercice 200 000

PRESENTATION DU BILAN FONCTIONNEL DE LA SOCIETE DURAC

ACTIF PASSIF
Capitaux propres (3) 4 421 980
Amortissements et Provisions (4) 6 922 000
Dettes financières (5) 2 650 000

EMPLOIS STABLES (1) 12 200 000 RESSOURCES STABLES 13 993 980

ACTIF CIRCULANT (2) 6 746 100 DETTES CIRCULANTES (6) 4 952 120

TOTAL 18 946 100 TOTAL 18 946 100

(1) Actif immobilisé brut (total 1) 12 200 000 (3) Capitaux propres (total 1) 4 421 980
(2) Actif circulant brut (total 2) 6 746 100 (4) Provisions pour risques et charges 125 000
Amortissements et provisions pour
dépréciation 6 797 000

Total général 6 922 000

(5) Dettes financières 2 975 600


moins concours bancaires courants -325 600
Dettes financières retraitées 2 650 000
(6) Total des dettes et comptes de
régularisation (total 3) 7 602 210
Concours bancaires courants + 325 600
moins dettes financières -2 975 600
Dettes circulantes 4 952 120

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LES RATIOS DE STRUCTURE FINANCIERE

DEUX EXEMPLES DE RATIOS

1) LE FINANCEMENT DES EMPLOIS STABLES

Les emplois stables de l’actif sont composés des biens durables (immobilisations) destinés à rester
longtemps dans l’entreprise. L’acquisition de ces biens doit être financée par des ressources stables
(ressources propres ou emprunts). Le respect de cette règle est vérifié en calculant, d’après le bilan
fonctionnel, le rapport (ou ratio)

Ressources stables
Emplois stables

Exemple :

Exercice N-1 Exercice N


Ressources stables 10 312 000 13 993 980
Emplois stables 9 920 000 12 200 000
Ratio de couverture des emplois stables 104 % 115 %

Un financement des emplois stables est juste suffisant en N-1 mais un redressement en N à noter.

2) L’INDEPENDANCE FINANCIERE

Un trop fort endettement est dangereux pour l’entreprise car il s’accompagne de dépenses annuelles
fixes : l’amortissement des emprunts et le paiement des intérêts. Si l’entreprise traverse une période
défavorable, le résultat d’exploitation dégagera des ressources insuffisantes pour supporter ces
dépenses. Les ressources apportées par les capitaux propres n’ont pas cet inconvénient. Il n’y a pas à
les rembourser et le versement des dividendes est facultatif.

L’indépendance financière d’une entreprise peut être estimée à partir du bilan fonctionnel, en calculant
son taux d’endettement, c’est à dire :

Dettes financières + Soldes créditeurs de banque


Ressources propres

Les banques, conscientes du danger, refusent généralement d’accorder des crédits aux entreprises
dont le taux d’endettement dépasse 100 %.

Exemple

Exercice N-1 Exercice N


Dettes financières 509 900 2 650 000
Soldes créditeurs de banque 1 425 000 325 600
Capitaux propres 3 867 100 4 421 980
Amortissements et provisions 5 935 000 6 922 000
Taux d’endettement 20 % 26 %

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DEFINITION ET CALCUL DU FONDS DE ROULEMENT

DEFINITION

Les ressources stables servent d’abord à financer les emplois stables. Dans la mesure où les
ressources stables sont supérieures aux emplois stables, l’excédent des ressources stables finance
l’actif circulant. On appelle fonds de roulement la partie de l’actif circulant financée par des ressources
stables

CALCUL DU FONDS DE ROULEMENT

Le montant du fonds de roulement peut être calculé, soit par le haut , soit par le bas du bilan
fonctionnel.

CALCUL PAR LE HAUT DU BILAN

Fonds de roulement = Ressources Stables – Emplois Stables

Dans notre exemple : Fonds de Roulement (FR) = 13 993 980 – 12 200 000 = 1 793 980

CALCUL PAR LE BAS DU BILAN

Fonds de Roulement = Actif Circulant – Dettes Circulantes

Dans notre exemple : Fonds de Roulement (FR) = 6 746 100 – 4 952 120 = 1 793 980

Remarque : Le Plan Comptable Général désigne le fonds de roulement (FR) sous l’appellation Fonds
de Roulement Net Global (FRNG.). Le mot « Net » signifie que le fonds de roulement est égal à l’actif
circulant diminué des dettes circulantes. Le mot « Global » signifie que l’ensemble des ressources
stables (ressources propres et dettes financières) concourt à financer l'actif circulant.

LES ELEMENTS DU FONDS DE ROULEMENT

On distingue deux parties dans le fonds de roulement :

le besoin en fonds de roulement ;


la trésorerie

LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)

Un fonds de roulement est nécessaire aux entreprises du fait du décalage dans le temps. Un décalage
entre les achats et les ventes. Ce décalage entraîne la constitution de stocks. Egalement un décalage
entre les produits comptables (ex : les ventes) et les paiements correspondants (ex : paiements des
clients) qui donnent naissance à des créances.

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Les stocks et les créances constituent l’actif circulant et ils entraînent un fonds de roulement pour
financer cet actif circulant. Le besoin en fonds de roulement est cependant atténué par le décalage
opposé entre les charges (ex : les achats) et les paiements correspondants (ex : paiements aux
fournisseurs). Les décalages entre les charges et leur paiement donnent naissance à des dettes

Le besoin en fonds de roulement est donc égal à la différence entre les postes suivants du bilan
fonctionnel

Stocks et créances de l’actif circulant – dettes circulantes

Le calcul de notre société est présenté dans le tableau suivant :

Plus Moins
Stocks 3 940 000 Dettes d’exploitation 4 071 000
Créances d’exploitation 2 631 000 Dettes diverses 555 220
Créances diverses 0 Produits constatés d’avance 300
Valeurs mobilières de placement 61 000
Charges constatées d’avance 1 000

TOTAL 6 632 000 TOTAL 4 626 520

Remarque : dans la colonne des « Plus », inscrire le montant brut des postes d’actif circulant (avant
déduction des provisions pour dépréciation).

Besoin en Fonds de Roulement (BFR) = 6 632 000 – 4 626 520 = 2 005 480

BFR D’EXPLOITATION ET BFR HORS-EXPLOITATION

On distingue deux parties dans le BFR

Le BFR d’exploitation (BFRE.)


Le BFR hors exploitation (BFRHE.)

LE BFR D’EXPLOITATION

Une partie des postes du bilan intervenant dans le calcul du BFR est liée au cycle d’exploitation. Ces
postes définissent le BFR d’exploitation.

CALCUL DU BFRE.

Plus Moins
Stocks 3 940 000 Dettes d’exploitation 4 071 000
Créances d’exploitation 2 631 000 Produits constatés d’avance 300
Charges constatées d’avance 1 000

TOTAL 6 572 000 TOTAL 4 071 300

BFRE. = 6 572 000 – 4 071 300 = 2 500 700

Le montant des postes de stocks, de créances d’exploitation et des dettes d’exploitation varie dans le
même sens que le chiffre d’affaires. Le montant du BFRE. est donc fonction du chiffre d’affaires.

LE BFR HORS EXPLOITATION

Les autres postes du bilan entrant dans le calcul du BFR sont indépendants du cycle d’exploitation, et
donc du chiffre d’affaires.

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CALCUL DU BFRHE.

Plus Moins
Créances diverses 0 Dettes diverses 555 220
Valeurs Mobilières de Placement 60 000

TOTAL 60 000 TOTAL 555 220

BFRHE. = 60 000 – 555 220 = - 495 220 (négatif)

Vérification

BFR = BFRE. + BFRHE. = 2 500 700 + (-495 220) = 2 005 480

LA TRESORERIE
AJUSTEMENT ENTRE LE F.R ET LE BFR

La plus grande part du besoin en fonds de roulement est constituée par le BFRE. qui dépend du
chiffre d’affaires. Le BFRE. peut varier de manière saisonnière (comme le chiffre d’affaires) Le fonds
de roulement et le BFR résultent donc de natures différentes. Leur montant est généralement différent
et c’est la trésorerie qui équilibre cette différence.

Trésorerie = FR – BFR
Si le fonds de roulement est supérieur au BFR, la trésorerie est positive ; l’entreprise dispose de
disponibilités.

Si le fonds de roulement est inférieur au BFR, la trésorerie est négative. L’entreprise fait appel aux
concours bancaires courants et aux découverts bancaires (soldes créditeurs de banques).

LE CALCUL DE LA TRESORERIE

Plus Moins
Disponibilités 114 100 Soldes créditeurs de banques 325 600

Trésorerie = 114 100 – 325 600 = - 211 500 (négative)

Vérification
FR – BFR = 1 793 980 – 2 005 480 = - 211 500

LES RATIOS DE ROTATION

Considérons une entreprise qui renouvelle son stock tous les 10 jours. Si cette entreprise allongeait la
durée de stockage à 30 jours, son stock deviendrait trois fois plus important, ce qui augmenterait
d’autant le besoin de l’entreprise en fonds de roulement.

Supposons maintenant que cette entreprise accorde un délai de paiement d’un mois à ses clients. Si
cette entreprise portait ce délai à 2 mois, le montant de ses créances clients doublerait, ce qui
contribuerait aussi à augmenter le BFR

Des ressources plus importantes seraient nécessaires pour financer ces augmentations de BFR. Les
gestionnaires s’efforcent au contraire de réduire le BFR en limitant les délais de rotation des stocks et
des créances clients. L’allongement du délai de rotation des dettes fournisseurs est, par contre, un
élément favorable.

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Les délais de rotation des stocks, des créances et des dettes sont surveillés en calculant des ratios de
rotations :

le ratio de rotation des stocks ;


le ratio de rotation des créances clients ;
le ratio de rotation des dettes fournisseurs.

LE RATIO DE ROTATION DES STOCKS

Supposons une entreprise où le stock de marchandises s’élève à 25 000 € et où les achats de


marchandises atteignent 100 000 € par an. Le stock est renouvelé quatre fois dans l’année. La durée
moyenne de stockage des marchandises est d’un trimestre. Cette durée moyenne s’exprime en unité
de temps qui peut être l’année, le mois ou, le plus souvent, le jour. La formule du ratio de rotation des
stocks (en jours) est légèrement différente suivant qu’il s’agit d’un stock de marchandises ou
d’approvisionnements achetés à l’extérieur ou d’un stock de produits fabriqués dans l’entreprise.

Cas des stocks de marchandises, de matières premières ou d’autres approvisionnements :

(Stocks / Achats annuels) * 360

Cas des stocks de produits fabriqués dans l’entreprise :

(Stocks / Production annuelle) * 360

Dans les deux cas, le stock figurant au numérateur est généralement égal à la moyenne du stock
initial et du stock final. Le stock moyen et les achats annuels sont évalués au coût d’achat hors taxes.
Le stock moyen et la production annuelle sont évalués au coût de production déterminé par la
comptabilité de gestion (comptabilité analytique).

Exemple 1 : d’après le bilan de la société DURAC :

Stock de marchandises au 31/12/N 700 000


Stock de marchandises au 31/12/N-1 665 000
Moyenne des stocks 682 500

D’après le compte de résultat de la société DURAC :


Achat de marchandises ……………………………4 000 000

Calcul du ratio de rotation du stock de marchandises :

( 682 500 / 4 000 000 ) * 360 = 61 jours

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Exemple 2 : d ‘après le bilan de la société DURAC :

Stock de produits finis au 31/12/N 600 000


Stock de produits finis au 31/12/N-1 550 000
Moyenne des stocks 575 000

D’après la comptabilité analytique de la société DURAC :


Coût de production des produits finis ………….11 200 000

Calcul du ratio de rotation du stock de produits finis :

( 575 000 / 11 200 000 ) * 360 = 18 jours

LE RATIO DE ROTATION DES CLIENTS


Le ratio de rotation des clients exprime la durée moyenne du crédit consenti aux clients. Ce ratio est
obtenu (en jours) en formant le rapport :

(Créances Clients / Ventes annuelles T.T.C.) * 360

Les créances clients sont égales à la moyenne du montant brut des créances clients observées à
l’ouverture et à la clôture de l’exercice.

Exemple : d’après le bilan et le tableau des provisions de la société DURAC

Au 31/12/N Créances clients 2 600 000


Au 31/12/N-1 Créances clients 1 797 000
Provisions au 31/12/N-1 30 000
Créances clients 1 827 000
Soit moyenne des créances clients 2 213 500

Chiffre d’affaires T.T.C. 24 691 420 ( 20 645 000 * 1.196)

Le ratio de rotation clients est donc de (2 213 500 / 24 691 420) * 360 soit 32 jours.

LE RATIO DE ROTATION DES FOURNISSEURS


Le ratio de rotation des fournisseurs exprime la durée moyenne du crédit qui est consenti par les
fournisseurs. Ce ration est obtenu en jours en formant le rapport :

(Dettes fournisseurs / Achats annuels T.T.C. + Services extérieurs annuels T.T.C.) * 360

Exemple : d’après le bilan et le compte de résultat de la société DURAC

Au 31/12/N Dettes fournisseurs 3 494 000


Au 31/12/N-1 Dettes fournisseurs 2 729 000
Moyenne des dettes fournisseurs 3 111 500

Achats T.T.C. de l’exercice N 9 687 600


Services extérieurs T.T.C. 3 370 686
Achats et services extérieurs T.T.C. 13 058 286

Ratio de rotation des fournisseurs : (3 111 500 / 13 058 286) * 360 = 86 jours

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LES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION

L’analyse du compte de résultat est conduite en calculant des soldes intermédiaires de gestion par
différence entre certains produits et certaines charges.

L’essentiel des ressources d’exploitation d’une entreprise industrielle provient de sa production.

LA PRODUCTION DE L’EXERCICE

Elle est formée par :

- la production vendue (compte 70 moins les comptes 709..) ; sa valeur constitue le chiffre d’affaires
de l’entreprise industrielle ;
- et par la production stockée (compte 71).

Production vendue
(70 -709)
= Production de
Production stockée l’exercice
(71)

Les comptes « 707, ventes de marchandises » et « 7097, RRR sur ventes de marchandises » ne
concernent pas l’activité industrielle et sont exclus de la production.

CALCUL DE LA PRODUCTION DE LA SOCIETE DURAC

701 Ventes de produits finis 14 000 000


708 Produits des activités annexes 75 000
7091 RRR accordés sur ventes de produits finis - 40 000

Production vendue nette de réductions 14 035 000

7133 Variation de en-cours de production des biens - 10 000


7135 Variation des stocks de produits 50 000

Production stockée 40 000

PRODUCTION DE L’EXERCICE 14 075 000

LA MARGE COMMERCIALE

Les ressources d’exploitation d’une entreprise commerciale proviennent essentiellement de l’excédent


des ventes de marchandises sur le coût d’achat des marchandises vendues, c'est-à-dire sa marge
commerciale.

Coût d’achat des


marchandises vendues Ventes de
(607 – 6097 ± 6037) marchandises
707

Marge commerciale

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CALCUL DE LA MARGE COMMERCIALE DE LA SOCIETE DURAC

707 Ventes de marchandises 6 610 000


7097 RRR accordés sur ventes de marchandises - 10 000

Ventes de marchandises nettes de réductions 6 600 000

Moins coût d’achat des marchandises vendues

607 Achats de marchandises 4 020 000


6097 RRR obtenus sur achats de marchandises - 20 000
6037 Variation des stocks de marchandises - 35 000

MARGE COMMERCIALE 2 635 000

LA VALEUR AJOUTEE

Dans une entreprise commerciale, la valeur ajoutée est la différence entre le chiffre d’affaires et les
achats de biens et de services effectués auprès d’autres entreprises. La valeur ajoutée mesure
l’importance économique de l’entreprise.

La valeur ajoutée peut être calculée :

- à partir de la production de l’exercice et de la marge commerciale ;


- directement.

A) Calcul à partir de la production et de la marge commerciale.

La valeur ajoutée est obtenue en retranchant de la production et de la marge commerciale, les


consommations de l’exercice fournies par les entreprises tierces.

Les consommations en provenance des tiers comprennent :

- les achats stockés de matières premières et autres approvisionnements ainsi que les achats non
stockés de matières et de fournitures (comptes 601, 602, 606 moins comptes 6091, 6092, 6096) ;

- la variation des stocks (stock initial moins stock final) ;

- les autres charges externes (comptes 61 et 62).

Les achats de marchandises ne sont pas inclus dans « les consommations en provenance des tiers »
car il en a déjà été tenu compte au niveau de la marge commerciale.

60. Achats
- 609 70. Ventes
± 603 - 709

61 / 62 Autres charges
externes 71. Production stockée

Valeur ajoutée

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CALCUL DE LA VALEUR AJOUTEE DE LA SOCIETE DURAC

Marge commerciale 2 635 000


Production de l’exercice 14 075 000

Sous total 16 710 000

A déduire (d’après le compte de résultat)

Achats stockés / Matières premières (601 - 6091) 3 550 00


Variation des stocks de matières premières (6031) + 120 000

Achats stockés / Autres approvisionnements (602) 350 000


Variation des stocks d’autres approvisionnements (6032) - 100 000

Autres achats et charges externes (606, 61 et 62) 3 018 300

Total des consommations de l’exercice en provenance des tiers 6 938 300

VALEUR AJOUTEE 9 771 700

B) Calcul direct.

La valeur ajoutée peut être calculée sans avoir déterminé au préalable la production de l’exercice et la
marge commerciale. La valeur ajoutée est obtenue par différence entre :

- les soldes des comptes de produits 70, 71 et 72 ;


- et les soldes des comptes de charges 60, 61 et 62.

CALCUL DE LA VALEUR AJOUTEE DE LA SOCIETE DURAC

N° Comptes Soldes Soldes


débiteurs créditeurs
601 Achats stockés – Matières premières 3 600 000
602 Achats stockés – Autres approvisionnements 350 000
6031 Variation des stocks de matières premières 120 000
6032 Variation des stocks d’autres approvisionnements 100 000
6037 Variation des stocks de marchandises 35 000
606 Achats non stockés de matières et de fournitures 200 000
607 Achats de marchandises 4 020 000
6091 RRR obtenus sur achats de matières premières 50 000
6097 RRR obtenus sur achats de marchandises 20 000
613 Locations 120 000
615 Entretien et réparation 600 000
616 Primes d’assurance 225 000
623 Publicité, publications, relations publiques 1 070 000
624 Transports de biens et collectifs de personnels 550 000
626 Frais postaux et frais de télécommunications 200 000
627 Services bancaires et assimilés 53 300
701 Ventes de produits finis 14 000 000
707 Ventes de marchandises 6 610 000
708 Produits des activités annexes 75 000
7091 RRR accordés sur ventes de produits finis 40 000
7097 RRR accordés sur ventes de marchandises 10 000
7133 Variation des en-cours de production de biens 10 000
7135 Variation des stocks de produits 50 000

Totaux 11 168 300 20 940 000

La valeur ajoutée est égale à 20 940 000 – 11 168 300 soit 9 771 700

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L’EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION

1) PARTAGE DE LA VALEUR AJOUTEE

La valeur ajoutée de l’entreprise est partagée entre :

- le personnel de l’entreprise (salaires et charges sociales) ;


- l’Etat (sous forme d’impôts) ;
- et l’entreprise elle-même.

La part revenant à l’entreprise est appelée excédent brut d’exploitation (EBE). Elle permet :

- de compenser la dépréciation et l’usure des immobilisations (dotations aux amortissements) ;


- de rémunérer, par le bénéfice, les apporteurs de capitaux propres (exploitant ou associés) ;
- de rémunérer les apporteurs de ressources empruntées (charges financières).

L’EBE est une approche du résultat de l’entreprise. Il présente cependant des différences par rapport
au résultat :

- il ne comprend que les produits d’exploitation et les charges d’exploitation générant des recettes ou
des dépenses ; les dotations aux amortissements et aux provisions (charges calculées qui ne
représentent pas de flux) sont exclues du calcul de l’EBE ;

- il est indépendant de la manière dont l’entreprise est financée (par capitaux propres ou par
emprunts) puisque l’EBE est déterminé avant déduction des charges financières ;

- il est indépendant des produits et des charges à caractère exceptionnel.

L’excédent brut d’exploitation est donc un bon indicateur des performances économiques normales de
l’entreprise.

2) CALCUL DE L’EBE

a) Calcul à partir de la valeur ajoutée

On retranche de la valeur ajoutée :

- les impôts, taxes et versements assimilés (compte 63).


- les charges du personnel (compte 64) ;

Valeur ajoutée

- 63. Impôts et taxes


- 64. Charges de personnel

= Excédent brut d’exploitation

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b) Calcul direct

L’EBE peut être calculée sans déterminer au préalable le montant de la valeur ajoutée. Il suffit de faire
la différence entre :

- les soldes des comptes 70 à 74 ;


- et les soldes des comptes 60 à 64.

DE L’EBE AU RESULTAT

1) LE RESULTAT D’EXPLOITATION

Le résultat d’exploitation est mis en évidence :

- d’une part, sur le compte de résultat (en liste)


- d’autre part, lors du calcul des soldes intermédiaires de gestion.

Pour déterminer le résultat d’exploitation à partir de l’EBE, il suffit :

- d’ajouter :
- les autres produits de gestion courante (compte 75)
- les reprises sur provisions d’exploitation (compte 781)

- de retrancher :
- les autres charges de gestion courante (compte 65)
- les dotations aux amortissements et aux provisions d’exploitation (compte 681).

2) LE RESULTAT COURANT AVANT IMPÔTS

Le cumul du résultat d’exploitation et du résultat financier constitue le résultat courant avant impôts. Le
résultat courant s’oppose au résultat exceptionnel. Il résulte des opérations ordinaires d’exploitation et
de financement.

Résultat « avant impôts » signifie que ce résultat est obtenu avant déduction des impôts sur les
bénéfices des sociétés.

3) LE RESULTAT DE L’EXERCICE

Pour retrouver le résultat de l’exercice, il suffit :


- de cumuler le résultat courant avant impôts et le résultat exceptionnel ;
- de déduire, du total obtenu, l’impôt sur les bénéfices (compte 695).

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LE TABLEAU DES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION

EXEMPLE DE LA SOCIETE DURAC


Soldes Intermédiaires
Produits Charges
de Gestion
Ventes de marchandises (a) 6 600 000 Coût d’achat des marchandises vendues 3 965 000 Marge commerciale 2 635 000
Production vendue (a) 14 035 000
Production stockée 40 000

Total 14 075 000 Production de


l’exercice 14 075 000
Production de l’exercice 14 075 000
Marge commerciale 2 635 000 Consommations en provenance des tiers 6 938 300 Valeur ajoutée 9 771 700

Total 16 710 000

Valeur ajoutée 9 771 700 Impôts et taxes 900 000


Charges de personnel 5 700 000

Total 9 771 700 Total 6 600 000 EBE 3 171 700

Excédent Brut d’Exploitation 3 171 700


Reprises sur provisions (b) 48 000 Dotations aux amortissements et aux provisions (b) 1 129 000
Autres produits 6 000 Autres charges 32 000

Total 3 225 700 Total 1 161 000 Résultat d’exploitation + 2 064 700

Résultat d’exploitation 2 064 000


Produits financiers (c) 259 100 Charges financières (c) 580 600

Total 2 323 800 Total 580 600 Résultat courant avant


impôts + 1743 200
Produits exceptionnels (d) 56 000 Charges exceptionnelles (d) 77 000 Résultat exceptionnel - 21 000
Résultat courant avant impôts 1 743 200 Résultat exceptionnel (e) 21 000
Impôts sur les bénéfices 577 220

TOTAL 1 743 200 TOTAL 598 220 Résultat de l’exercice + 1 144 980

(a) Net de rabais, remises, ristournes (c) Y compris reprises et dotations financières (e) Ce résultat est placé dans cette colonne puisqu’il
(b) Seulement d’exploitation (d) Y compris reprises et dotations exceptionnelles s’agit d’une perte

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RATIOS DE PERFORMANCE

RATIOS D’ACTIVITE

Les ratios d’activité comparent l’activité actuelle de l’entreprise avec :

- son activité de l’année précédente (taux de croissance),


- ou l’activité des entreprises concurrentes (part de marché).

LE TAUX DE CROISSANCE

Le taux de croissance exprime la variation de l’activité de l’entreprise par rapport à l’année


précédente. Le taux de variation de la valeur ajoutée mesure la croissance de l’entreprise.

t = (VAn - VAn-1) / VA n-1

Exemple de la Société DURAC

VAn = 9 771 700


VAn-1 = 8 600 700

Le taux de croissance annuel de la société DURAC est de :

t = ( 9 771 700 – 8 600 700) / 9 771 700 = 12 %

LA PART DE MARCHE

La part de marché d’une entreprise compare l’activité de l’entreprise à l’activité des entreprises
concurrentes. Elle se mesure par le rapport.

R = CA de l’entreprise / Ventes de l’ensemble des entreprises du même secteur

Exemple de la Société DURAC

Production vendue de la Société DURAC : 14 035 000


Production vendue de l’ensemble des entreprises du même secteur : 155 000 000

La part de marché de la Société DURAC est donc de : 14 035 000 / 155 000 000 = 9 %

RATIOS DE PROFITABILITE

Les ratios de profitabilité comparent :

- le profit (bénéfice ou EBE) généré par l’entreprise,


- au niveau d’activité (mesuré par le chiffre d’affaires) qui a permis de réaliser ce profit.

R = Profit / Chiffre d’affaires

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LE RATIO DE MARGE BENEFICIAIRE

Ce ratio a pour numérateur le bénéfice qui est l’expression la plus simple du profit.

R = Bénéfice / Chiffre d’affaires

Exemple de la Société DURAC

Bénéfice N-1 : 838 000


Bénéfice N : 1 114 980
CA N-1 : 17 925 000
CA N : 20 645 000

R pour N-1 = 838 000 / 17 925 000 = 4,7 %

R pour N = 1 144 980 / 20 645 000 = 5,5 %

RATIO DE PROFITABILITE DE L’EXPLOITATION

Il est intéressant de comparer le profit résultant de l’exploitation normale au niveau d’activité qui a
permis d’obtenir ce profit.

Le ratio R = EBE / CA répond à cet objectif.

Exemple de la Société DURAC

EBE N-1 : 2 460 700


EBE N : 3 171 700
CA N-1 : 17 925 000
CA N : 20 645 000

R pour N-1 : 2 460 700 / 17 925 000 = 13,7 %

R pour N : 3 171 700 / 20 645 000 = 15,4 %

RATIOS DE RENTABILITE

La rentabilité d’un capital est son aptitude à rapporter un profit.

LE TAUX DE RENTABILITE

Le taux de rentabilité est un rapport entre :

- le profit réalisé au cours d’un exercice comptable d’un an,


- et les capitaux investis dans l’entreprise.

R = Profit / Capitaux

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LES PRINCIPAUX RATIOS DE RENTABILITE

Le point de vue des associés (ou de l’exploitant) : la rentabilité financière

Les ressources propres sont des ressources appartenant aux associés (ou à un exploitant individuel)
et que ceux-ci ont investies dans leur entreprise. Le bénéfice représente le profit que les associés (ou
l’exploitant) obtiennent de l’entreprise. Les associés (ou l’exploitant) sont intéressés par le ratio de
rentabilité financière :

R = Bénéfice / Ressources propres

Exemple de la Société DURAC

N-1 N
Bénéfice 838 000 1 144 980
Capital 2 000 000 2 000 000
Réserves et report à nouveau 1 029 100 1 277 000
Amortissements et provisions 5 935 000 6 922 000
Total des ressources propres 8 964 100 10 199 000

Ratios de rentabilité financière de la Société DURAC


N-1 N
Ratio de rentabilité financière 838 000 / 8 964 000 = 9,3 % 1 144 980 / 10 199 000 = 11,2 %

Le point de vue des prêteurs : la rentabilité économique

L’entreprise complète ses ressources propres appartenant aux associés en empruntant d’autres
ressources stables. Les charges financières des intérêts représentent le profit que les prêteurs de ces
ressources retirent de l’entreprise. Le total « bénéfice + charges d’intérêts » correspond aux profits de
l’ensemble des apporteurs des ressources stables (associés et prêteurs). Les prêteurs sont intéressés
par le taux de rentabilité économique. Ce taux tient compte de la rémunération des ressources
empruntées par l’entreprise.

R = (Bénéfice + Charges des intérêts) / Ressources stables

Exemple de la Société DURAC


Les ressources stables sont les suivantes :
N-1 N
Ressources propres 8 964 100 10 199 000
Emprunts 480 000 2 500 000
Total des ressources stables 9 444 100 12 699 000

La rémunération de ces ressources est la suivante :


N-1 N
Bénéfice 838 000 1 144 980
Charges d’intérêts 280 000 420 000
Rémunération des ressources stables 1 118 000 1 564 980

Taux de rentabilité économique

Taux de rentabilité économique 1 118 000 / 9 444 100 = 11,8 % 1 564 980 / 12 699 003 = 12,3 %

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LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT

AUTOFINANCEMENT

LES BESOINS DE FINANCEMENT DE L’ENTREPRISE

Une entreprise au cours de son existence, doit :

- acquérir des immobilisations :


- pour développer sa capacité de production,
- ou simplement, pour renouveler les équipements hors d’usage ou dépassés ;

- accroître son fonds de roulement.

Ces acquisitions, ces dépréciations et cette augmentation du fonds de roulement doivent être
financées. Pour assurer ce financement, l’entreprise a besoin d’argent.

L’ORIGINE DU FINANCEMENT

Les ressources dont dispose l’entreprise peuvent avoir :

- une origine externe ;


- une origine interne.

LES RESSOURCES EXTERNES

Les ressources externes peuvent provenir notamment :

- du capital apporté par les associés ou par l’exploitant individuel ;


- des emprunts.

LES RESSOURCES INTERNES

Les ressources internes sont dues à l’activité de l’entreprise. Elles sont constituées par les recettes
provenant essentiellement des ventes diminuées des dépenses entraînées par les charges. Le
financement réalisé par les ressources internes est appelé autofinancement.

AUTOFINANCEMENT ET CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT

La capacité d’autofinancement (CAF) représente la totalité des ressources internes que l’entreprise
pourrait consacrer à l’autofinancement. Ces ressources sont constituées par l’encaissement des
produits diminué du paiement des charges.

CAF = produits encaissables – charges décaissables

Ces ressources internes (CAF) sont employées :

- pour une partie à payer les dividendes aux associés ;


- pour le reste, à assurer l’autofinancement de l’entreprise.

Autofinancement = CAF - dividendes

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DEFINITION ET CALCUL DE LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT

DEFINITION DE LA CAF

La capacité d’autofinancement peut être définie comme la différence entre :

- les produits encaissables, générateurs de recettes,


- et les charges décaissables, entraînant des dépenses.

Il faut observer, à propos de cette définition, que :

- tous les produits ne sont pas encaissables ;


- toutes les charges ne sont pas décaissables ;
- les « produits des cessions d’éléments d’actif » (compte 775) posent un problème particulier.

LES CHARGES NON DECAISSABLES

Ces charges comprennent :

- les dotations aux amortissements qui constatent la dépréciation d’une immobilisation et non une
dépense. La dépense était intervenue lors de l’acquisition de l’immobilisation que l’on amortit.

- les dotations aux provisions qui constatent la dépréciation probable d’un stock, d’une créance ou
d’un titre (provision pour dépréciation) ou une charge probable (provisions pour risques et charges).
La dépense n’interviendra éventuellement qu’au cours d’un exercice ultérieur si la dépréciation ou le
risque prévus se réalise effectivement.

- la valeur comptable des éléments d’actif cédés : cette valeur comptable ne correspond à aucune
dépense lors de la cession. Le montant des charges non décaissables est donné par un calcul et non
par l’observation d’une dépense.

Les charges non décaissables sont qualifiées de « charges calculées ».

LES PRODUITS NON ENCAISSABLES

Ces produits comprennent essentiellement les reprises sur provisions.

LE CAS DES PRODUITS DES CESSIONS D’ELEMENTS D’ACTIF (COMPTE 775)

Les produits des cessions contribuent aux recettes. Ils représentent bien une ressource de
financement. Cependant, le Plan Comptable Général les distingue de la CAF. En effet, les cessions
d’immobilisations ne relèvent pas de l’activité normale de l’entreprise. En pratique, la cession d’un
équipement usagé s’accompagne souvent de l’acquisition d’un équipement neuf. En notant
distinctement le produit des cessions, on facilite le rapprochement entre les ressources provenant des
cessions et l’emploi de ces ressources dans le financement des acquisitions. Les produits des
cessions d’éléments d’actif sont donc assimilés, pour le calcul de la CAF, à des produits non
encaissables.

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CALCUL DE LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT

Deux méthodes sont possibles pour calculer la CAF :

- à partir des éléments encaissables et décaissables ;


- à partir du résultat de l’exercice et des éléments calculés.

CALCUL A PARTIR DES ELEMENTS ENCAISSABLES ET DECAISSABLES

Le tableau récapitulatif des produits et des charges fait ressortir que l’excédent brut d’exploitation est
entièrement constitué de produits encaissables et de charges décaissables. L’EBE contribue, dans sa
totalité, à la formation de la CAF.

Le calcul de la CAF peut donc prendre l’EBE comme point de départ. C’est la méthode préconisée par
le Plan Comptable Général.

METHODE EXEMPLE SOCIETE DURAC

EBE 3 171 700


+ Autres produits d’exploitation (75) 6 000
+ Produits financiers encaissables (76) 249 100
- Autres charges d’exploitation (65) 32 000
- Charges financières décaissables (66) 500 600
- Impôt sur les bénéfices (695) 577 220

CAF 2 316 980

Le calcul de la CAF à partir de l’EBE résulte logiquement de la définition : produits encaissables moins
charges décaissables. Il est cependant parfois plus rapide de calculer la CAF à partir du résultat de
l’exercice

CALCUL A PARTIR DU RESULTAT

Le calcul de la CAF à partir du résultat se présente ainsi :

METHODE EXEMPLE SOCIETE DURAC

Résultat de l’exercice 1 144 980


+ Dotations aux amortissements et aux provisions (68) 1 228 000
- Reprises sur provisions (78) 69 000
+ Valeurs comptables des éléments d’actif cédés (675) 58 000
- Produits des cessions des éléments d’actif cédés (775) 45 000

CAF 2 316 980

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RECAPITULATION DES EMPLOIS ET DES RESSOURCES

C’est la première partie du tableau de financement. Cette première partie est partagée en deux
parties : les ressources et les emplois.

LES RESSOURCES OBTENUES PAR L’ENTREPRISE

Les opérations générant des recettes monétaires sont inscrites comme ressources à droite du
tableau. Elles comprennent :

- les ressources proprement dites (capacité d’autofinancement, apport du capital, nouveaux


emprunts) ;

- mais aussi les diminutions d’emplois (cessions d’immobilisations, remboursement des prêts,
diminution du fonds de roulement). Toute diminution des emplois libère en effet des ressources qui
deviennent disponibles pour d’autres financements.

LES EMPLOIS FINANCES PAR CES RESSOURCES

Les opérations générant des dépenses monétaires figurent comme emplois à gauche du tableau.
Elles comprennent :

- les emplois proprement dits ( acquisitions d’immobilisations, nouveaux prêts, augmentation du fonds
de roulement, paiement des dividendes) ;

- mais aussi la diminution des ressources (remboursements d’emprunts).

EMPLOIS RESSOURCES

Distribution de dividendes Capacité d’autofinancement


Acquisitions d’immobilisations Apport de capital
Nouveaux prêts Nouveaux emprunts
Augmentation du FR
EMPLOIS RESSOURCES

Cessions d’immobilisations
RESSOURCES Remboursements des prêts EMPLOIS
Remboursements des emprunts Diminutions du FR

STRUCTRURE GENERALE DU TABLEAU DES EMPLOIS ET DES RESSOURCES

LES AMORTISSEMENTS ET LES PROVISIONS

Les amortissements et les provisions n’apparaissent pas dans le tableau de financement. En effet, les
mouvements affectant les amortissements et les provisions ne génèrent ni recette ni dépense.

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LE DETAIL DES EMPLOIS ET DES RESSOURCES
LES EMPLOIS

INTITULES DU TABLEAU DES SOURCES DES OBSERVATIONS


EMPLOIS DE L’EXERCICE N INFORMATIONS

Distributions mises en paiement au Mouvement crédit du compte « 457 Dividende de l’exercice N-1 mis en
cours de l’exercice Associés Dividendes à payer ». paiement au cours de l’exercice N.
Voir aussi le tableau d’affectation
des résultats de l’exercice N-1

Acquisitions d’éléments de l’actif Mouvement débit des comptes Comprend l’augmentation des
immobilisé d’immobilisations. créances immobilisées et prêts.

Remboursement des dettes Mouvement débit du compte « 16 A l’exclusion des Concours


financières Emprunts et dettes assimilées » bancaires courants et soldes
créditeurs de banques.

Variation du fonds de roulement net Par différence entre le total des Cas où les ressources sont
global (ressource nette) ressources et le total des emplois supérieures aux emplois.
du tableau de financement.

LES RESSOURCES

INTITULES DU TABLEAU DES SOURCES DES OBSERVATIONS


RESSOURCES DE L’EXERCICE INFORMATIONS

Capacité de l’autofinancement de Compte de résultat de l’exercice et Calculée à partir de l’EBE


l’exercice tableau des soldes intermédiaires
de gestion (pour l’EBE)

Cessions ou réductions d’éléments Compte « 775 Produits des Evalués au prix de cession hors
de l’actif immobilisé cessions d’éléments d’actif ». taxes.
Mouvements crédit des comptes de
créances immobilisées et prêts
(comptes 267 et suivants, comptes
274 et suivants).

Augmentation de capital ou apports Apport de capital par les associés


ou l’exploitant individuel

Mouvements crédit du compte « 16 A l’exclusion des concours


Augmentation des dettes Emprunts et dettes assimilées ». bancaires courants et soldes
financières Voir aussi la note du bas de l’état créditeurs de banques
des échéances des créances et
des dettes

Variation du fonds de roulement net Par différence entre le total des Cas où les ressources sont
global emplois et le total des ressources inférieures aux emplois.
du tableau de financement

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L’EXEMPLE DE LA SOCIETE DURAC

Données de l’exemple :

- balance après inventaire à la clôture de l’exercice, pages 4 et 5


- bilan au 31/12/N, pages, 6 et 7
- tableau des immobilisations, page 7
- état des échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice N, pages 8 et 9
- montant des intérêts courus sur emprunts à la clôture de l’exercice N-1 (29 900 €)
- capacité d’autofinancement, page 27
- tableau d’affectation du résultat de l’exercice N-1

TABLEAU DES AFFECTATIONS DU RESULTAT DE L’EXERCICE N-1

Affectations Origines

Origines

Report à nouveau antérieur - 4 000


Résultat de l’exercice 838 000

Affectations

Affectations aux réserves


Réserve légale 41 900
Autres réserves 200 000
Dividendes 590 100
Report à nouveau 2 000

TABLEAU DE FINANCEMENT DE LA SOCIETE DURAC (1ère partie)

Emplois stables Ressources stables

Distributions mises en paiement (a) 590 100 Capacité d’autofinancement (d) 2 316 980

Acquisitions actif immobilisé (b) Cessions / réductions actif immobilisé (e)

Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles 860 000 Immobilisations corporelles 45 000
Immobilisations financières 1 650 000 Immobilisations financières

Augmentation de capital et apports

Remboursement dettes financières (c) 229 900 Augmentation dettes financières (f) 2 370 000

Total des emplois (II) 3 330 000 Total des ressources (I) 4 731 980
Variation FRNG. : ressource nette (I-II) 1 401 980 Variation FRNG. : emploi net (II–I)

(a) D’après le tableau d’affectation du résultat


(b) D’après le tableau des immobilisations de l’exercice N : page 7
(c) Remboursement d’emprunt (200 000) d’après l’état des échéances des créances et des dettes à la
clôture de l’exercice N, page 9 + intérêts courus sur emprunts de l’exercice N-1 ( 29 900)
(d) Calculée page 27
(e) Compte 775 de la balance page 5
(f) Emprunt souscrit (2 220 000) d’après l’état des échéances des créances et des dettes à la clôture
de l’exercice N, pages 8 et 9 + intérêts courus sur emprunts de l’exercice N (150 000) d’après le
compte 1688 de la balance page 4.

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La société DURAC a réalisé, au cours de l’exercice, des investissements matériels et financiers tout
en distribuant un dividende à ses actionnaires. La capacité d’autofinancement n’a assuré que les deux
tiers du financement nécessaire. Les ressources internes ont du être complétées par un emprunt dont
une partie a également été consacrée à accroître le fonds de roulement.

LES VARIATIONS
La deuxième partie du tableau présente la variation, au cours de l’exercice, de chacun des postes de
l’actif circulant et des dettes circulantes. Ces variations sont calculées par différence entre les
montants bruts figurant aux bilans des exercices N et N-1. Les amortissements et les provisions
n’interviennent pas.

Les besoins Les dégagements

Les variations augmentant le fonds de roulement sont : Les variations diminuant le fonds de roulement sont :

les augmentations des postes de l’actif circulant ; les diminutions des postes de l’actif circulant ;
les diminutions des dettes circulantes les augmentations des dettes circulantes

L’augmentation du fonds de roulement est un emploi La diminution du fonds de roulement dégage des
entraînant un besoin de financement ; aussi ces ressources ; aussi ces variations sont elles inscrites
variations sont elles inscrites dans une colonne dans une colonne intitulée dégagements.
intitulée besoins.

L’affectation du fonds de roulement est ventilée en trois rubriques :

- variations « Exploitation » qui représentent les variations des éléments du BFRE. ;


- variations « Hors exploitation » qui représentent les variations des éléments du BFRHE. ;
- variations « Trésorerie » .

Pour chacune de ces rubriques, un solde est calculé et porté dans une troisième colonne.

Solde = dégagements – besoins

Un solde négatif signifie donc un accroissement du besoin en fonds de roulement.

Le total des trois soldes permet de retrouver la variation du fonds de roulement (dite variation du fonds
de roulement net global). Un contrôle arithmétique est ainsi possible par comparaison avec la
première partie du tableau.

L’ EXEMPLE DE LA SOCIETE DURAC

Données de l’exemple :

Les données sont les mêmes que celles utilisées pour la première partie du tableau. Cependant il faut
y ajouter le tableau des provisions de l’exercice N (page 8) afin de calculer le montant brut des postes
du bilan de l’exercice N-1.

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Variation du fonds de roulement net global Besoins Dégagements Soldes

Variation « Exploitation »

Variation des actifs d’exploitation


Stocks et en-cours 55 000
Créances clients et autres créances d’exploitation (a) 805 000
Variation des dettes d’exploitation (b) 797 800
TOTAL 860 000 797 800

A- Variation nette d’exploitation (c)

Variation « Hors Exploitation » - 62 200

Variation des autres débiteurs (d) 60 000


Variation des autres créditeurs (e) 94 780
TOTAL 154 780

B- Variation nette hors exploitation (c) - 154 780

TOTAL A + B : Besoin de l’exercice en fonds de roulement - 216 980

Variation « Trésorerie »

Variation des disponibilités 85 600


Variation des concours bancaires courants 1 100 000
TOTAL 1 185 000

C – Variation nette de trésorerie (c) - 1 185 000

Variation du fonds de roulement net global

TOTAL A + B + C : ressource nette - 1 401 980

(a) Y compris les charges constatées d’avance


(b) Y compris les produits constatés d’avance
(c) Les montants sont affectés du signe (-) quand les dégagements sont inférieurs aux besoins et du signe (+) dans le
cas contraire
(d) Y compris les valeurs mobilières de placement
(e) Les variations des postes de l’actif sont indiquées sur fond blanc dans le « détail des calculs ». Elles s’inscrivent dans
les besoins si elles représentent une augmentation du poste et dans les dégagements dans le cas contraire. Les
variations des postes de dettes sont indiquées sur fond grisé dans le « détail des calculs ». Elles s’inscrivent dans les
dégagements si elles représentent une augmentation et dans les besoins dans le cas contraire.

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