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a médecine (du latin : medicina, qui signifie « art de guérir, remède, potion »1), au sens de pratique

(art), est la science témoignant de l'organisation du corps humain (anatomie humaine), son
fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à préserver la santé (physique comme mentale) par
la prévention (prophylaxie) et le traitement (thérapie) des maladies. Cette médecine humaine est
complémentaire et en synergie avec la médecine vétérinaire.

La médecine contemporaine utilise l'examen clinique, les soins de santé, la recherche et les technologies
biomédicales pour diagnostiquer et traiter les blessures et les maladies, habituellement à travers la
prescription de médicaments, la chirurgie ou d'autres formes de thérapies.

Sommaire

1 Histoire

1.1 Préhistoire et Antiquité

1.2 Moyen Âge

1.3 XIXe siècle et XXe siècle

2 Délimitations

2.1 Médecine « moderne » occidentale

2.2 Médecine médiévale occidentale

2.3 Médecines non occidentales

3 Processus médical

4 Branches

4.1 Sciences fondamentales

4.2 Spécialités et compétences

4.2.1 Par pratique

4.2.2 Par type de patient

4.2.3 Par organe

4.2.4 Par affection

4.2.5 Types de chirurgie

4.2.6 Divers

5 Société

6 Institutions médicales

6.1 Institutions

6.2 Professions médicales et paramédicales


6.3 Études médicales et paramédicales

7 Bilan

7.1 Apports

7.2 Limites et perspectives

8 Notes et références

9 Voir aussi

9.1 Bibliographie

9.2 Liens externes

Histoire

Article détaillé : Histoire de la médecine.

Préhistoire et Antiquité

Il n'existe pas suffisamment de données fiables pour déterminer le début de l'usage des plantes à des
fins médicinales (phytothérapie). Les données médicales contenues dans le Papyrus Edwin Smith2
peuvent être datées du xxxe siècle av. J.-C.3. Les premiers exemples connus d’interventions chirurgicales
ont été réalisés en Égypte aux alentours du xxviiie siècle av. J.-C. (voir chirurgie). Imhotep sous la
troisième dynastie est parfois considéré comme le fondateur de la médecine en Égypte antique et
comme l'auteur originel du papyrus d’Edwin Smith qui énumère des médicaments, des maladies et des
observations anatomiques. Le papyrus gynécologique Kahun4 traite des maladies des femmes et des
problèmes de conception. Nous sont parvenues trente-quatre observations détaillées avec le diagnostic
et le traitement, certains d'entre eux étant fragmentaires5. Datant de 1800 av. J.-C., il s’agit du plus
ancien texte médical, toutes catégories confondues. On sait que des établissements médicaux, désignés
par l’expression Maisons de vie ont été fondés dans l’Égypte antique dès la première dynastie6.

Les plus anciens textes babyloniens sur la médecine remontent à l’époque de l’ancien empire
babylonien dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Cependant, le texte babylonien le plus
complet dans le domaine de la médecine est le Manuel de diagnostic écrit par Esagil-kin-apli le médecin
de Borsippa7, sous le règne du roi babylonien Adad-ALPA-iddina (1069-1046 av. J.-C.)8.

Hippocrate, est considéré comme le père fondateur de la médecine moderne et rationnelle9,10, et ses
disciples ont été les premiers à décrire de nombreuses maladies. On lui attribue la première description
des doigts en baguette de tambour, un signe important pour le diagnostic de la bronchopathie
chronique obstructive, du cancer du poumon et des cardiopathies cyanogènes congénitales. Pour cette
raison, le symptôme des doigts en baguette de tambour est parfois appelé hippocratisme digital 11.
Hippocrate a également été le premier médecin à décrire la face hippocratique. Shakespeare fait une
allusion célèbre à cette description dans sa relation de la mort de Falstaff dans Henry V, acte II, scène
III12,13. Le Corpus hippocratique popularise la théorie des humeurs. La médecine rationnelle grecque et
latine coexiste cependant pendant toute l'Antiquité avec les cultes des Dieux guérisseurs14.

Moyen Âge
Le plus ancien inventaire des instruments chirurgicaux a été dressé par Aboulcassis au 11e siècle

Avicenne (980-1037)

Articles connexes : Médecine arabe au Moyen Âge, Médecine dans l'Empire byzantin, Médecine
médiévale dans l'Occident chrétien et Médecine traditionnelle chinoise.

La médecine pratiquée et enseignée en occident à ses racines dans les connaissances acquises et
protocollées de l’antiquité au Ier millénaire av. J.-C. de l'Orient à l'Empire Romain

Elles proviennent de la Torah, étonnement rationnelle en la matière, car tenant compte des conditions
climatiques.15 En effet, les cinq livres de Moïse qui la constituent, contiennent diverses « lois » ayant
des conséquences directes sur la santé à travers différents rituels, tels que l'isolement des personnes
infectées (Lévitique 13:45-46), le lavage des mains après avoir manipulé un cadavre (Livre des Nombres
19:11-19) et l’enfouissement des excréments à l’extérieur du campement (Deutéronome 23:12-13).

La traduction dans les années 830-870 de 129 œuvres du médecin grec Galien (1er siècle av J.C.) en
arabe par Hunayn ibn Ishaq et ses élèves sert de modèle à la médecine des civilisations islamiques et se
propage rapidement à travers l’Empire arabe, reprenant en particulier, l'insistance de Galien sur une
approche rationnelle et systématique de la médecine. Qusta ibn Luqa joua aussi un rôle important dans
la traduction et la transmission des textes grecs. Les médecins musulmans ont mis en place certains des
premiers hôpitaux, institution qui importée en Europe à la suite des croisades16.

En Europe occidentale, l'effondrement de l'autorité de l’empire romain a conduit à l’interruption de


toute pratique médicale organisée. La médecine était exercée localement, alors que le rôle de la
médecine traditionnelle augmentait, avec ce qui restait des connaissances médicales de l'antiquité. Les
connaissances médicales ont été préservées et mises en pratique dans de nombreuses institutions
monastiques qui s’étaient souvent adjoint un hôpital et disposaient de carrés d'herbes médicinales. Une
médecine professionnelle organisée est réapparue, avec la fondation de l’école de médecine de Salerne
en Italie au xie siècle qui, en coopération avec le monastère du Mont Cassin, a traduit de nombreux
ouvrages byzantins et arabes.

À partir du xie siècle, l'Église veut dissocier la vocation de moine de la profession de médecin. La volonté
d'encadrer le savoir aboutit à la formation d'universités aux mains des ecclésiastiques. Les médecins de
l'université de médecine de Montpellier, dépositaires des doctrines des médecins juifs et arabes,
privilégient les plantes, ceux de l'Ancienne université de Paris privilégient la purge et la saignée17.

xixe siècle et xxe siècle

Laennec - Théobald Chartran.

Au xixe siècle, Karl August Wunderlich publie Das Verhalten der Eigenwärme in Krankheiten, qui établit
que la fièvre est seulement un symptôme et met fin au credo d'une maladie infectieuse jusqu'alors
nommée « fièvre intermittente ». En 1881 Theodor Billroth réalise la première gastrectomie, il
révolutionne la chirurgie du pharynx et de l'estomac. En utilisant l'analyse statistique, le médecin Pierre-
Charles Alexandre Louis (1787-1872) montre que l'utilisation des saignées chez les malades atteints de
pneumonie n'est pas bénéfique mais néfaste18. Ceci esquisse la notion d'étude randomisée en double
aveugle.

Le 25 novembre 1901, Aloïs Alzheimer décrit le tableau clinique de la maladie qui porte son nom, dont il
n'existe toujours aucun traitement connu à ce jour. Les traitements médicaux font des progrès
spectaculaires avec l'invention de nouvelles classes de médicaments. Felix Hoffmann dépose le brevet
de l'aspirine le 6 mars 1899. En 1909, le Nobel de médecine Paul Ehrlich invente la première
chimiothérapie en créant un traitement à base d'arsenic contre la syphilis. En 1921 Frederick Banting de
l'université de Toronto isole l'insuline et invente un traitement du diabète sucré. Le premier antibiotique
date de 1928 avec la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming.

Selon la psychanalyste argentine Raquel Capurro, la médecine a été le premier domaine influencé par le
positivisme d'Auguste Comte, à partir du milieu du xixe siècle, à travers des personnalités telles que le
docteur Robinet parmi d'autres19.

Délimitations

La délimitation de ce qui est médecine et de ce qui ne l'est pas est source de débat.

Médecine « moderne » occidentale

Article connexe : Histoire de la médecine#Médecine moderne.

La plus grande partie de cet article traite de la médecine telle qu'elle s'est développée à partir de
l'époque moderne, et pratiquée à partir du xixe siècle. Les innovations majeures apportées par la
médecine occidentale à partir du xixe siècle (anesthésie et asepsie puis vaccination et antibiotiques au
xxe siècle), ses succès, ainsi que sa diffusion à travers le monde par le biais notamment de la
colonisation par l'Occident vont inciter à poser, dès la fin du xixe siècle, la médecine scientifique
occidentale comme modèle de médecine faisant autorité, lequel s'est diffusé au niveau mondial à
travers son industrialisation au xxe siècle20.

Médecine médiévale occidentale

Article détaillé : Médecine médiévale.

Certains chercheurs réhabilitent de même certains aspects de la médecine médiévale occidentale. Ainsi
l'historien de la médecine Roger Dachez qui met en valeur l'aspect préventif et la vision globale qu'avait
de la médecine le Moyen Âge21.

Médecines non occidentales

De même, toujours à la fin du xxe siècle, notamment sous l'effet de la mondialisation, les médecines
traditionnelles ou non occidentales ont vu leur place reconnue au sein de la médecine mondiale : en
2002, l'organisation mondiale de la santé a ainsi mis en place sa première stratégie globale en matière
de médecine traditionnelle22.

On identifie ainsi, à côté de la médecine occidentale, d'autres types de médecines, dites « alternatives »
incluant : médecine chinoise, médecine tibétaine traditionnelle, médecine ayurvédique, médecine
traditionnelle, et médecine non conventionnelle.

En Occident, l'usage de médecines alternatives et complémentaires est constaté dans certaines


conditions où les traitements de biomédecine semblent inefficaces, notamment dans le cas de maladies
chroniques23.

Processus médical

Les étapes de l'acte médical sont formées de :

l'étiologie qui désigne l'étude des causes de la maladie ;

la pathogénie ou pathogenèse qui désigne l'étude du mécanisme causal ;

la physiopathologie qui désigne l'étude des modifications des grandes fonctions au cours des maladies ;

la sémiologie qui désigne l'étude de l'ensemble des signes apparents. Elle est apparentée à ce qui est
nommée la clinique, opposée à la para-clinique qui sont les résultats des examens complémentaires.
Face à la complexité croissante des techniques d'imagerie, il s'est développé une sémiologie des
examens complémentaires ;

le diagnostic qui désigne l'identification de la maladie ;

le diagnostic différentiel qui désigne la description des maladies comportant des signes proches et qui
peuvent être confondues ;

la thérapeutique qui désigne le traitement de la maladie ;

le pronostic qui désigne l'anticipation de l'évolution de celle-ci ;

la psychologie qui désigne la partie de la philosophie qui traite de l’âme, de ses facultés et de ses
opérations. La psychologie du patient est un élément important de la réussite du processus médical.
Comme le dit dès 1963 l'historien de la médecine Jean Starobinski, « une médecine vraiment complète
ne se borne pas à cet aspect technique ; s'il accomplit pleinement son métier, le médecin établit avec
son patient une relation qui satisfera les besoins affectifs de ce dernier. L'acte médical comporte donc
un double aspect : d'une part les problèmes du corps et de la maladie font l'objet d'une connaissance
qui n'est pas différente de celle que nous prenons du reste de la nature - et l'organisme du patient est
alors considéré comme une « chose » vivante capable de réagir conformément à des lois générales ;
d'autre part, le rapport thérapeutique s'établit entre deux personnes, dans le contexte d'une histoire
personnelle - et la médecine devient alors cette fois un art du dialogue, où le patient s'offre comme un
interlocuteur et comme une conscience alarmée »24. Georges Canguilhem écrivait lui que « l’acte
médicochirurgical n’est pas qu’un acte scientifique, car l’homme malade n’est pas seulement un
problème physiologique à résoudre, il est surtout une détresse à secourir ». Une décision médicale doit
tenir compte à la fois des données de la science, mais également des préférences des patients et de
l’expérience du praticien25.

Branches

En travaillant ensemble comme une équipe interdisciplinaire, de nombreux professionnels de la santé


hautement qualifiés sont impliqués dans la prestation des soins de santé modernes. Voici quelques
exemples : les infirmiers, les techniciens médicaux d'urgence et les ambulanciers, les scientifiques de
laboratoire, pharmaciens, podologues, physiothérapeutes, inhalothérapeutes, psychologues,
orthophonistes, ergothérapeutes, radiologues, des diététiciens, des bioingénieurs et des chirurgiens.

Un patient admis à l'hôpital est habituellement sous les soins d'une équipe spécifique en fonction de
leur problème de présentation principale, par exemple, l'équipe de cardiologie, qui peut ensuite
interagir avec d'autres spécialités, par exemple, la chirurgie, la radiologie, pour aider à diagnostiquer ou
traiter le problème principal ou des complications ultérieures. Les médecins ont de nombreuses
spécialisations et sous-spécialisations dans certaines branches de la médecine, qui sont énumérés ci-
dessous. Il existe des variations d'un pays à l'autre en ce qui concerne les spécialités et les sous-
spécialités.

Les principales branches de la médecine sont :

les sciences fondamentales ;

les spécialités médicales ;

les domaines interdisciplinaires, comme les humanités médicales.

Sciences fondamentales

L'anatomie : étude de la structure physique des organismes. Contrairement à l'anatomie macroscopique


ou brute, la cytologie et l'histologie sont concernés par des structures microscopiques.

La biochimie : étude de la chimie qui se déroule dans les organismes vivants, en particulier la structure
et la fonction de leurs composants chimiques.

La biologie moléculaire : étude des mécanismes moléculaires des processus de réplication, de


transcription et de traduction du matériel génétique.

La biomécanique : étude de la structure et des mouvements des systèmes biologiques au moyen de la


mécanique.

La biophysique : science interdisciplinaire qui utilise les méthodes de la physique et de la chimie


physique pour étudier les systèmes biologiques.

La biostatistique : application des statistiques à des champs biologiques dans le sens le plus large. Une
connaissance de la biostatistique est essentiel dans la planification, l'évaluation et l'interprétation de la
recherche médicale. Il est également fondamental de l'épidémiologie et de la médecine fondée sur des
preuves (EBM).

La cytologie : étude des cellules.

L'embryologie : étude du développement précoce des organismes.


L'épidémiologie : étude de la démographie des processus de la maladie, et inclut, mais sans s'y limiter,
l'étude des épidémies.

La génétique : étude des gènes, et leur rôle dans l'héritage biologique.

L'histologie : étude des structures des tissus biologiques par microscopie optique, la microscopie
électronique et l'immunohistochimie.

L'immunologie : étude du système immunitaire, qui comprend le système immunitaire inné et adaptatif.

La microbiologie : étude des micro-organismes, y compris les protozoaires, les bactéries, les
champignons, les virus et les prions.

La neuroscience : étude du système nerveux.

La nutrition (mise au point théorique) et la diététique (orientation pratique) : étude de la relation entre
la nourriture et des boissons à la santé et à la maladie, en particulier dans la détermination d'une
alimentation optimale. thérapie nutritionnelle médicale se fait par des diététistes et est prescrit pour le
diabète, les maladies cardiovasculaires, le poids et les troubles alimentaires, les allergies, la malnutrition
et les maladies néoplasiques.

La pathologie en tant que science : étude des maladies, de leurs causes, progressions et traitements.

La pharmacologie : étude des médicaments et de leurs actions.

La physiologie : étude du fonctionnement normal de l'organisme et les mécanismes de régulation sous-


jacents. La physiologie peut être subdivisée (physiologie cardiaque, endocrinienne...).

La physique médicale : étude des applications des principes de physique en médecine.

La toxicologie : étude des effets nocifs des médicaments et des poisons.

Spécialités et compétences

Article détaillé : spécialités médicales.

Par pratique

l'anatomopathologie : étude microscopique des tissus malades ;

l'anesthésie-réanimation : l'anesthésie qui est la médecine péri-opératoire, la réanimation qui est la


prise en charge des malades présentant au moins deux défaillances d'organe ou une nécessitant une
technique de suppléance ;

la biologie médicale ;

la chirurgie : thérapeutique médicale qui comporte une intervention mécanique au sein même des tissus
;

l'éducation de la santé ;

la médecine esthétique : type de soins visant à améliorer l'aspect plastique du patient ;

la médecine générale (médecine de famille) ;

la médecine du travail : médecine préventive consistant à éviter toute altération de la santé des
travailleurs du fait de leur travail, notamment en surveillant les conditions d'hygiène du travail, les
risques de contagion et l'état de santé des travailleurs ;
la médecine d'urgence : médecine hospitalière (service des urgences) et extra-hospitalière (Samu),
traitement des urgences vitales ;

la nutrition : prise en charge du métabolisme et de l'alimentation ;

la pharmacie : dispensation des médicaments et prise en charge pharmaco-thérapeutique ;

la radiologie, spécialité de l'imagerie médicale.

Par type de patient

L'andrologie : médecine de l'homme, prise en charge des maladies spécifiques du sexe masculin ;

la gynécologie : spécialité médicochirurgicale, dont l'activité variée inclut notamment la médecine de la


femme, le suivi gynéco-obstétrical et les cancers des organes génitaux féminins ainsi que des seins ;

l'obstétrique : médecine de la femme enceinte. À noter la pratique médicale à part entière des sages-
femmes, qui se consacrent à la surveillance de la grossesse normale ;

la médecine fœtale : médecine du fœtus grâce à l'apparition de méthodes d'explorations de la vie intra-
utérine (échographie, Doppler, amniocentèse) ;

la médecine légale : recherche des causes de la mort sur un cadavre (nécropsie) et rédaction d'un
rapport pour la Justice ;

la pédiatrie : médecine des enfants, domaine très large et englobant généralement la génétique clinique
;

la néonatologie : médecine et réanimation des nouveau-nés et des prématurés ;

la gériatrie : médecine des personnes âgées ;

la médecine des gens de mer : médecine des marins et travailleurs de la mer.

Par organe

L'angiologie : médecine des vaisseaux ;

la cardiologie : médecine des maladies du cœur et du système vasculaire ;

la dermatologie : médecine des maladies de la peau ;

l'endocrinologie : médecine des maladies des glandes, des anomalies hormonales, des troubles de la
nutrition et des métabolismes ;

l'hématologie : médecine des maladies du sang ;

l'hépato-gastro-entérologie : aussi appelée gastroentérologie, médecine des maladies de l'appareil


digestif dans son ensemble, incluant celles du tube digestif et celles du foie, du pancréas, ainsi que de la
paroi abdominale. La gastroentérologie comprend également les activités d'endoscopie digestives, soit
haute (endoscopie œsogastroduodénale), soit basse (iléocoloscopie) ;

l'immunologie : médecine des maladies ou des troubles du système immunitaire ;

la néphrologie : médecine des maladies des reins ;

la neurologie : médecine des maladies du système nerveux ;

l'odontologie : soins des dents ;

l'ophtalmologie : médecine des maladies des yeux, de l'orbite et des paupières ;


l'orthopédie : discipline chirurgicale traitant les affections de l'appareil locomoteur ;

l'oto-rhino-laryngologie (ORL) : médecine des maladies des oreilles, du nez et de la gorge ;

la pneumologie : médecine des maladies de la plèvre, des bronches et des poumons ;

la rhumatologie : discipline médicale traitant les affections de l'appareil locomoteur ;

la stomatologie : médecine des maladies de la bouche ;

l'urologie : médecine de l'appareil urinaire.

Par affection

L'addictologie : médecine des dépendances, regroupant l'alcoolisme, le tabagisme et la toxicomanie


(branche de la psychiatrie selon certains) ;

l'alcoologie : médecine des troubles liés à l'alcool ;

l'allergologie : médecine des allergies ;

la cancérologie ou oncologie : médecine des cancers (comprenant la chimiothérapie des tumeurs)


associée avec la radiothérapie : traitement des tumeurs par radiations ionisantes ;

la diabétologie : médecine des diabètes ;

l'infectiologie : médecine des maladies infectieuses ;

la psychiatrie : médecine des troubles comportementaux, psychiques et des maladies mentales ;

la toxicologie : traitement des empoisonnements et intoxications ;

la traumatologie : traitement des patients ayant subi de graves blessures, généralement accidentelles ;

la vénérologie : médecine faisant l'étude des maladies transmises par l'acte sexuel.

Types de chirurgie

Chirurgie cardiaque

Chirurgie digestive

Chirurgie de la face et du cou (cervico-faciale)

Chirurgie générale

Chirurgie pédiatrique

Chirurgie orthopédique

Chirurgie dentaire

Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique

Chirurgie thoracique

Chirurgie urologique (Urologie)

Chirurgie vasculaire

Chirurgie viscérale

Neurochirurgie
Techniques chirurgicales

Divers

Anatomie et cytologie pathologiques (voir anatomopathologie)

Anesthésie-réanimation

Biologie médicale

Génétique

Gynécologie obstétrique

Informatique Médicale et Technologies de l'Information

Médecine générale

Médecine interne

Médecine hyperbare

Médecine nucléaire

Médecine nutritionnelle (voir nutrition)

Pathologie (pays anglophones)

Pédopsychiatrie

Médecine physique et de réadaptation

Santé publique

Société

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Articles connexes : Épistémologie de la médecine, Éthique, Bioéthique, Déontologie médicale et


Serment d'Hippocrate.

Institutions médicales

Institutions

Les académies de médecine

les Centers for Disease Control and Prevention, soit « centres de contrôle et de prévention des maladies
»

les hôpitaux

les organismes de recherche médicale

les organismes publics

les Conseils de l'Ordre de médecins

l'Agence européenne des médicaments

Professions médicales et paramédicales


Article détaillé : Professionnel de la santé.

Une profession de la santé est une profession dans laquelle une personne exerce ses compétences ou
son jugement ou fournit un service lié au maintien ou l'amélioration de la santé des individus, ou au
traitement ou soins des individus blessés, malades, souffrant d'un handicap ou d'une infirmité. Des
exemples de profession peuvent notamment inclure : médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-
femme, masseur-kinésithérapeute, physiothérapeute, ergothérapeute, psychomotricien, infirmier,
podologue, aide-soignant, ambulancier, et attaché de recherche clinique.

Études médicales et paramédicales

Article détaillé : études de médecine.

Chaque profession possède son propre cursus de formation. En plus des études permettant d'exercer la
profession de médecin dont l'organisation varie selon les pays, on trouve donc notamment les études en
soins infirmiers, et les études de pharmacie.

L'étudiant en médecine s'appelle carabin.

Bilan

Apports

Les apports de la médecine, particulièrement de la médecine occidentale depuis le xixe siècle, se


mesure notamment par l'allongement de la durée de la vie26, l'espérance de vie en bonne santé, la
réduction de la mortalité infantile, et l'éradication ou la capacité technique d'éradication de très
anciennes épidémies (tuberculose, peste, lèpre, etc.). Ces progrès se poursuivent comme avec les succès
de nouvelles thérapies (ou actes chirurgicaux) sur des pathologies considérées encore incurables il y a
une quinzaine d'années (comme certains cancers27 et maladies auto-immunes28).

Limites et perspectives

La médecine n'est pas une science exacte, et l'acte médical peut parfois affecter la personne humaine
de manière négative, par exemple via :

des « effets secondaires » ou indésirables de médicaments ou traitements, qui devront pour certains
(Distilbène par exemple) être supportés par plusieurs générations. La recherche de ces effets se fait par
pharmacovigilance ;

l'antibiorésistance est due à la sélection de souches bactériennes résistantes à divers antibiotiques à


cause d'un usage non raisonné de ces derniers ;

les maladies nosocomiales peuvent apparaître en hôpital à cause de la concentration de malades. La


forte pression exercée par les traitements ainsi que par les désinfectants et antiseptiques sur ce « pot
pourri » de germes amène à long terme à l’émergence d'agents infectieux résistants qui pourront
infecter facilement les malades déjà affaiblis ;
les résultats de maladresses, d'erreurs médicales, de défauts d'organisation, de prises excessives de
médicaments ou de traitements inadaptés. Un trouble ou une maladie est dite iatrogène lorsqu'elle est
provoquée par un acte médical ou par les médicaments, même en l’absence d’erreur du médecin, du
soignant, du pharmacien ou tout autre personne intervenant dans le soin. En France, 4 % des
hospitalisations sont consécutives à des soins, et 40 % de ces cas seraient évitables29. Ces problèmes
comprennent une partie des maladies nosocomiales dont les plus fréquentes sont les infections
nosocomiales.

De nombreux progrès sont annoncés ou espérés dans les années à venir, en matière de santé-
environnement, d'épidémiologie, d'allongement de la durée de vie, si ce n'est de la durée de vie en
bonne santé. La médecine prédictive, le clonage, les cellules-souches posent des questions nouvelles en
termes de bioéthique.

Des défauts d'anticipation font que, par exemple en France, en 2025, alors que la population aura
augmenté (et la population âgée plus encore), le nombre de médecins aura diminué de 10 % et la
densité médicale de 15 %, à la suite du non-remplacement des médecins baby-boomers induit par les
quotas d’accès aux études de médecine dans les années 1970 à 1990. La médecine libérale devrait
perdre 17 % de ses effectifs, et le secteur salarié 8 %, sauf en milieu hospitalier où le ministère envisage
une hausse de 4 % ; 13 % des généralistes auront disparu, contre 7 % pour les spécialistes
(ophtalmologistes, oto-rhino-laryngologistes et psychiatres surtout). La faible « densité médicale »
augmentera aussi le coût des soins, l’impact des déplacements en termes de pollution (et
secondairement de santé) et pourrait diminuer l'efficience médicale (une moindre densité médicale
augmente la mortalité), d'autant plus que les patients sont plus pauvres30.

Notes et références

Définitions lexicographiques [archive] et étymologiques [archive] de « médecine » du Trésor de la


langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales

(en) J. H. Breasted, The Edwin Smith Surgical Papyrus, University of Chicago Press, 1930

(en) Medicine in Ancient Egypt 1 [archive]

(en) Griffith, F. Ll. The Petrie Papyri: Hieratic Papyri from Kahun and Gurob

The Kahun Gynaecological Papyrus [archive]

(en) Medicine in Ancient Egypt by Sameh M. Arab, MD [archive]

(en) H. F. J. Horstmanshoff, Marten Stol, Cornelis Tilburg (2004), Magic and Rationality in Ancient Near
Eastern and Graeco-Roman Medicine, p. 99, Éditions Brill, (ISBN 90-04-13666-5).

(en) Marten Stol (1993), Epilepsy in Babylonia, p. 55, Éditions Brill, (ISBN 90-72371-63-1).

Hippocrates: The "Greek Miracle" in Medicine [archive]

The Father of Modern Medicine: Hippocrates [archive]

(Schwartz, Richards et Goyal 2012)

(Singer et Underwood 1962, 40)

(Margotta 1968, 70)


Evelyne Samama, Les médecins dans le monde grec, Librairie Droz, 2003, p. 64

Max Neuberger écrit dans son Histoire de la médecine : « Les commandements ont pour objet la
prévention et le contrôle des épidémies, l’éradication des maladies vénériennes et de la prostitution, les
soins d’hygiène corporelle, les bains, la nourriture, le logement et l'habillement, la réglementation du
travail, la vie sexuelle, la discipline du peuple, etc. Beaucoup de ces commandement, tels que le repos
du Sabbat, la circoncision, les lois concernant les denrées alimentaires (interdiction du sang et de la
viande de porc), les mesures concernant les menstruations et les suites de couches des femmes et des
personnes souffrant de gonorrhée, l'isolement des lépreux et l'hygiène du campement sont, compte
tenu des conditions climatiques, étonnement rationnelles. » (en) Max, Neuburger: History of Medicine,
Oxford University Press, 1910, Vol. I, p. 38

(cf. A. Zahoor and Z. Haq (1997), Quotations From Famous Historians of Science [archive], Cyberistan.

L'Université de Montpellier, ses maîtres et ses étudiants depuis sept siècles : 1289-1989, Fédération
historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, 1995, p. 114

Le Quotidien du Médecin : toute l'information et la formation médicale continue des médecins


généralistes et spécialistes [archive] « Copie archivée » (version du 3 mars 2006 sur l'Internet Archive)

Raquel Capurro, Le positivisme est un culte des morts

Bivins 2007, p. 36 : « by the end of the nineteenth century, the new ‘scientific’ medicine was perceived
by a growing number of doctors and patients alike as both authoritative and powerful. [...] The
twentieth century saw what might be called the industrialization of medicine. It was marked by rapid
increases in the complexity of medical organization and technologies, and in the number of
specializations—already burgeoning by the end of the nineteenth century. »

Roger Dachez (professeur d’histoire de la médecine à Paris-VII, président de l’Institut Alfred-Fournier) «


Une vision médiévale de la santé : le regimen sanitatis » Revue des deux Mondes, mai 2005.

Stratégie de l'OMS en médecines traditionnelles en 2003 [archive].

Bivins 2007, p. 49 : « Today in the West, alternative, complementary, and cross-cultural medicines have
come to prominence in the treatment of conditions which are common, highly visible, chronic, generally
not life-threatening, and intractable to the usual techniques of biomedicine. »

Jean Starobinski : Histoire de la médecine, Ed. : Rencontre-ENI, 1963

« L’inertie clinique Une critique de la raison médicale », Revue Francophone des Laboratoires, vol. 2012,
no 446, novembre 2012, p. 21 (ISSN 1773-035X, DOI 10.1016/s1773-035x(12)71723-9, lire en ligne
[archive], consulté le 21 décembre 2020)

« L’espérance de vie en France » [archive], sur Ined - Institut national d’études démographiques
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Liens externes

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Haute Autorité de Santé [archive] : recommandations, conférences de consensus, etc. (France)

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Service Public Fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement
[archive] (Belgique)

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