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HISTOIRE DE LA PENSEE POLITIQUE


Vol 3 du Samedi 07 Novembre 2020

PARAGRAPHE IV : MAX WEBER ET LES FONDEMENTS DU POUVOIR


Selon ce sociologue allemand, le pouvoir ou la domination a un triple fondement : le
droit, le charisme et la tradition.
Première Considération : le droit
Lorsque le pouvoir tire son origine du droit c’est-à-dire des textes régissant un Etat, il
parle de légitimité légal rationnel ou domination légale rationnelle. En ce sens, une
personne élue ou une personne nommée tire son pouvoir du texte de nomination ou du texte
de son élection. (Constitution, loi, décret)…

Deuxième Considération :
Il y a domination charismatique lorsque le pouvoir ou la domination exercée par son
individu trouve son origine dans son charisme, c’est-à-dire des qualités exceptionnelles hors
du commun. C’est à travers celle-ci que les autres individus se soumettent à ses décisions (JC,
Mohamed, Biya Paul)

Troisième Considération :

Le pouvoir exercé par les gouvernants peut se justifier par et dans la tradition. Celle-ci
renvoie à une coutume c’est-à-dire un ensemble de pratiques qui se prolongent dans le
temps et ayant une force obligatoire. Conséquemment la domination traditionnelle est de
plus en plus brisée ou pratiquée en Afrique au regard de l’existence des chefferies
traditionnelles.

Dans la pratique, les trois types de pouvoirs peuvent être exercés par un même individu :
nous pouvons citer entre autres le cas de Nelson Mandela (grands chefs ZULU,
charismatique et président de la république); Paul Biya (président élu, co-
lamido…charisme).

CONCLUSION

Au total, le pouvoir est à la fois d’une origine divine et humaine même si les autres sources
du pouvoir n’ont pas été absorbées (sorcellerie et magie). Il reste que ce sont des fondements
de plus en plus évoqués et qui nourrissent la pratique du pouvoir ou de la politique.

Cours d’Histoire de la Pensée Politique Vol3 1


CHAPITRE II : LA PENSEE POLITIQUE ET L’EXERCICE DU POUVOIR

INTRODUCTION

L’objectif du présent chapitre est de présenter et d’analyser de manière


évolutive contextuelle et en fonction des ères culturelles, les modalités, les formes et les
technologies d’exercice du pouvoir ou de pratiques de l’activité politique.

Il s’agit concrètement du discours sur le pouvoir renseignant sur le ‘’qui’’ et le ‘’comment’’


de l’organisation et du fonctionnement des sociétés politiques en s’inscrivant dans une
perspective universalisante de la pensée politique. Les développements portent sur le
communément enseigné de la pensée politique occidentale (section 3) et le
spécifiquement occulté mais restauré de la pensée politique hors de l’Occident
notamment en Afrique (section 4).
SECTION III : LE COMMUNEMENT ENSEIGNE : LA PENSEE POLITIQUE OCCIDENTALE SUR
L’EXERCICE DU POUVOIR
Nous pouvons opérer une rupture amenant à distinguer les discours idéalistes sur le
pouvoir (Paragraphe 5) et les discours post-idéalistes (Paragraphe 6).

PARAGRAPHE VI : LES DISCOURS IDEALISTES : LA PENSEE POLITIQUE IDEALISTE DE


L’ANTIQUITE GRECO-ROMAINE AU MOYEN AGE
Les analyses s’intéressent non seulement à la Grèce antique (A), mais aussi à Rome antique
(B) et à la période du moyen-âge (C).

A- DANS LA GRECE ANTIQUE

Qu’ils s’agissent d’Athènes ou de Spartes, l’exercice du pouvoir traduit la démocratie


mais qui ne signifie pas liberté individuelle.

Première considération : Spartes est une aristocratie, au service d’une minorité au


6ème siècle avant JC. Il y existait des organes d’exercice du pouvoir.

Une sorte de parlement appelé GEROUSIA qui est un conseil des anciens constitué 28
membres de plus de 60 ans qui en réalité fonctionne comme un gouvernement élu à
vie par une assemblée de citoyens nommée APELLA ;

Il existe une sorte du pouvoir judiciaire ou juridictionnel regroupant les EPHORES


dont la fonction est de contrôler et sanctionner les violations de la loi.

Athènes est une cité démocratique au service de tous les citoyens même si tous
n’ont pas les mêmes droits (esclaves, métèques et citoyens). Trois (03) institutions
peuvent être dégagées :

- L’ecclésia ou l’assemblée du peuple guidé par la Boulê vote les lois, désigne les
magistrats et prononce les ostracismes ;

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- Les magistrats qui participent de l’exécution des décisions de l’assemblée ;

- Le tribunal ou HELIEE dont les membres tirés au sort s’appellent les HELIASTES.

Cette démocratie fonctionne sur les principes suivants :

- L’isonomie ou égalité devant la loi ;

- L’isocratie ou l’égale participation au pouvoir ;

- L’iségorie ou liberté d’opinion ;

- La philanthropie ou fraternité entre citoyens ; le gouvernement par le peuple de


manière direct ;

- L’ostracisme, interdiction de séjour provisoire et non un exil ;

- Les systèmes de scrutin (vote à main levée pour les affaires courantes, secret pour
ostracisme, tirage au sort pour d’autres activités) ;

- L’indemnité de fonction (Ecclésia et Hélée) ;

- L’action publique d’inégalité contre tout projet de la loi qui mettrait en péril la cité
donc à savoir la démocratie dans l’antiquité grecque (sujet).

Deuxième considération : même si la démocratie athénienne est critiquée par des


auteurs telles que Socrate (Tirage au sort, incompétence des Assemblées, flatteries et la
démagogie), Hérodote (la démocratie et l’oligarchie entraine la corruption). Platon et
Aristote ont donné des efforts pour tenter de la corriger.

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