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République Algérienne Démocratique et Populaire

DÉPARTEMENT : MAINTENANCE

OPTION :   MÉCANIQUE

ÉTUDE D’UNE POMPE


A BOUE 12 P 160

RÉALISÉ PAR : ENCADRÉ PAR :


Je remercie l’Entreprise Nationale de Forage ENAFOR et la
Direction Maintenance Pétrolière qui m’a permis de faire un stage
pratique d’une période de six semaines dans les ateliers
mécaniques.
Je remercie aussi tous les enseignants et les responsables de
l’institut algérien de pétrole

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Chapitre 1:

I - Introduction……………………………………………………………………………………5
II - Présentation de l’entreprise………………………………………………………………6
III - Présentation de la Direction Maintenance Parolière………………….…………….7
A - Mission de la Direction Maintenance Pétrolière……………………….…..7
B- Organigramme de la Direction Maintenance pétrolière…...………….….8
C- Service Mécanique……………………………………….…………………..9
D- Procédure de déroulement des intervention mécanique…….…...……..10

Chapitre 2:

I- Description de l’appareil de forage……………………………………………………..…12


II- Principe de fonctionnement de l’appareil de forage……..…………………………..…..13
III- Généralités sur la pompe à boue…….…………………...……………………………….15
A- Principe de fonctionnement………….……………………………….…..16
B- Avantages et inconvénients……………………………………………....18

Chapitre 03 :

POMPE A BOUE TRIPLEX 12P160 National OilWell


I- Fiche technique de la pompe…………………………….…………………………………21
II- Description…………………………………………………………………......……………..22
A- Partie électrique……………………………………………………………….….24
B- Partie mécanique…….…………………………………………………………..25
C- Partie hydraulique………………………………………………………………..30
III- Caractéristiques des pompes à boue………………………………………………………34
IV- Calcul hydraulique………………… …………….………………………………………....35

Chapitre 04 :
I- Système de gestion de maintenance assistée par ordinateur………..…………………45
II- Programme de maintenance systématique ………. …………………………………….. 46
III- Problématique :………………….…………….…………………..…………..…………....48

Chapitre 05 :

Conclusion………………………………………..………………………………………..…... 50
Bibliographie…………………………………………………………………..……………………..51
Annexe…………………………………………………………………………………………..52

ENTREPRISE NATIONALE DE FORAGE


ENAFOR

3
I- INTRODUCTION :

4
Le but de mon stage pratique est d’améliorer mes connaissances théoriques et
surtout faire la pratique de la maintenance mécanique.

Sachant que je suis étudiant en S 5, spécialité Mécanique pétrolier, de l’institut


algérien de pétrole I.A.P SKIKDA.

Dans ce compte rendu je me suis intéressé sur la présentation de l’Entreprise et de


la Direction Maintenance Pétrolière, puis une description de l’appareil de forage,
ensuite je me suis intéressé sur l’équipement pompe à boue (description, type, rôle,
problème d’usure de certains organes de la partie mécanique) suivi par un calcul de
différents paramètres hydrauliques, et enfin une conclusion.

II- PRÉSENTATION DE L’ENTREPRISE

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L’entreprise Nationale de Forage E.NA.FOR, issue de restructuration du
SONATRACH, a été créée par le décret n° 81170 du 1 er Août 1981 et mis en place le
1er Janvier 1982 par arrêté ministériel du 31 Décembre 1981 portant date d’effet de
substitution d’ENAFOR à SONATRACH dans une partie de ses compétences.
A ce titre E.NA.FOR a repris l’ensemble des moyens humains, matériels et
infrastructure de la société AL.FOR (Filiale de la SONATRACH et de
SEDCO). Ainsi que les appareils de forage « SONATRACH » gérés pour le compte
de celle ci dans le cadre d’un contrat d’assistance et de management.
En 1985 E.NA.FOR hérite les moyens gérés par la société « TOTAL » pour le
compte de la « SONATRACH » pour les travaux de Work-Over à Hassi Messaoud.
Le 26 novembre 1989 E.NA.FOR est retenu dans la première liste des entreprises
qui ont subi le passage à l’autonomie en devenant E.P.E (société par actions)
Aujourd’hui E.NA.FOR capitalise une expérience de plus de 30 ans dans le forage et
workhouse avec un potentiel de 25 appareils et un effectif humain de plus de 3000.
Elle dispose 28 appareils constituants 28 chantier, desservis par dix bases.

Les moyens de l'entreprise sont constitués notamment :

 Des installations de forage

 des moyens de transport et de manutention

 de support logistique ; base et camps de vie, ateliers de réparation et de

maintenance

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III- PRÉSENTATION DE LA DIRECTION MAINTENANCE PÉTROLIÈRE.

La Direction Maintenance Pétrolière dispose de sept ateliers spécialisés, chaque


atelier dispose du personnel et des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa
mission.
 Atelier mécanique : dans lequel sont réparés tous les organes de sonde.
 Atelier électricité : dans lequel sont réparés les machines électriques.
 Atelier froid : chargé de la maintenance des équipements de froid.
 Atelier soudure.
 Atelier de maintenance des équipements tubulaire et matériels de sécurité.
 Atelier radio : s’occupe de tous les moyens de transmission radio et les
chaînes de régulation et de mesure des paramètres de forage.

A- Missions de la direction maintenance pétrolière :


La DMP à pour mission :
- La gestion et la exploitation optimales des moyens de maintenance mis à sa
disposition
- La mis en œuvre du programme de maintenance des installations de production en
liaison avec la direction forage et Work-over
- La mise en œuvre des programmes de rénovation des installations de production
en réponse à la demande de la direction engineering
- L’exploitation des travaux de maintenance des annexes d’appareil de forage et
work-over.

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B- Organigramme de la direction maintenance pétrolière

Directeur Maintenance
Pétrolière

Superintendant Equipements Secrétaire

Superviseur

Département Département Département Département


Mécanique Electrotechnique Technique Rénovation et
M.D.T
C- Service mécanique

C .1- Mission de service mécanique :


L’atelier mécanique prend en charge la réparation, la révision partielle et générale et
la rénovation des organes de sonde (pompes à boue, treuils, moufles (mobiles et
fixes), tables de rotation et boite de vitesse, crochet, tête d’injection, cabestans ainsi
que les moteurs Caterpillar, EMD et les compresseurs).
Structure de service mécanique

Chef Service
Mécanique

Chef Atelier organes


Chef Atelier Moteur de sonde

Chef Mécanicien
Chef Mécanicien
Organes de sonde
Moteur

Assistant Chef
Assistant Chef
Mécanicien
Mécanicien
Organes de sonde
Moteur

Mécanicien Mécanicien
Moteur Organes de sonde
D- Procédure de déroulement d’une intervention mécanique

Réception Ordre de
Travail (O.T)

Enregistrement O.T

Planification des O.T

Fiche
diagnostic Nettoyage

Diagnostic
Réquisition de PDR
Demande manutention outillage
Préparation du poste
de l’intervention

Préparation du poste
de travail

Fiche de test Exécution de l’O.T

Vérification du bon
fonctionnement (test)
Fiche technique Mise à jour sur
dossiers équipement

Clôture des O.T

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ENTREPRISE NATIONALE DE FORAGE
ENAFOR

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I- Description de l’appareil de forage:
Les éléments principaux à la fonction du forage sont :
a) Appareillage de la manœuvre d'avancement:
 le Mât
 Le Mouflage
 moufle mobile
 moufle fixe
 câble
 Le Crochet et les outils de manœuvre
 Le Treuil de forage
b) Appareillage de rotation:
 La Table de Rotation
 La tête d'injection:
c) Le matériel de pompage:
 L'installation de la pompe à boue
 Le matériel auxiliaire de la fonction Pompage
 Les circuits auxiliaires basse pression
d) Force motrice et la transmission:
 La Transmission
 Les moteurs
e) L'installation de l'obturateur de sécurité:
 Obturateur de sécurité
 Les circuits auxiliaires de l'obturateur

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II- PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DE L’APPAREIL DE FORAGE:

L’outil de forage (trépan) est entraîné dans son mouvement de rotation au fond du

trou par une colonne de tiges creuses vissées les unes aux autres.

A l'extrémité supérieure de ce train de tiges et à hauteur du plancher de la tour de

sondage se trouve la tige d'entraînement qui est creuse également, mais de section

extérieure carré ou hexagonale, et qui passe à travers la table de rotation par

laquelle elle est entraînée la table de rotation et elle même entraînée par les moteur

par l'intermédiaire d'un ensemble de transmission par chaîne et roues dentées.

L'ensemble des trains de sonde est suspendu au crochet de levage par


l'intermédiaire de la tête d'injection qui joue le rôle de palier de rotation pour

l'ensemble de train de tiges, elle comprend une partie mobile solidaire du train de

sonde et une partie fixe solidaire du crochet.

Ce crochet de levage peut être manoeuvré du haut en bas de tour métallique grâce à

un système de Mouflage composé d'un moufle mobile auquel est suspendu le

crochet et d'un moufle fixe, fixe en haut du mât de sondage.

Le brin du câble ainsi moufle va s'enrouler sur le tambour de treuil de forage lequel

est entraîné par les moteurs par l'intermédiaire d'un jeu de transmission et

d'embrayages.

Une injection continue de boue dans le trou est assurée pendant toute la durée de

forage.

Des pompes à boue aspirant la boue des bacs et la refoulant par l'intermédiaire de la

colonne montante, du flexible et de la tête d'injection dans l'intérieur du train de

sonde, la boue descend ainsi jusqu'au fond du trou sort par les évents du trépan et

remonte par l'espace annulaire compris entre les tiges et le trou forcé, cette boue qui

remonte du fond du trou et chargé du déblais de forage;

13
Ainsi dès son arrivée à la surface, passe-t-elle sur tamis vibrants qui la sépare des

déblais; de là, elle retourne dans les bacs d'aspiration. La boue effectue donc un

circuit fermé dans le forage.

Aux deux tiers (2/3) environ du mât de forage se trouve la passerelle d'accrochage,

qui sert au gerbage des tiges dans le mât lors de la manœuvre de remontée ou

descente.

Le train de tige est donc remonté puis redescendu par éléments de deux ou trois

tiges grâce au système de levage qui constituent le treuil, le câble, les moufles et le

crochet.

Le mât de forage repose sur une substructure de 3m de hauteur ce qui élève


d'autant le plancher de travail et permet l'installation sur la tête du puits d'un ou

plusieurs obturateurs de sécurité.

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III- GENERALITES SUR LES POMPES A BOUE :

La puissance nécessaire pour réaliser la circulation de la boue dans un forage a


considérablement augmenté avec l’utilisation généralisée des outils à jets et
l’utilisation des turbines.
Les pompes absorbent 70 à 80 % de l’énergie consommée dans un forage. Une
bonne installation du pompage doit assurer :
*-une vitesse correcte de remontée des déblais de 27 à70 m/mn selon les phases,
*- une pression de refoulement suffisant pour vaincre l’ensemble des pertes de
charge du système de circulation.
Alors que les pompes de 1939 dépassaient rarement 250 ch. de nombreux
constructeurs livraient en 1955 des pompes de 800 à900 ch. En 1963, on estimait le
besoin de puissance à 1000ch hydraulique soit prés de 1600ch mécanique.
Actuellement une grosse installation dispose de 2000 à 2500ch en moyen de
pompage.

L’augmentation des puissance des pompes à donc été particulièrement importante


on y remarque :
 L’évolution rapide des puissances proposées,

 L’apparition des sextuplex puis des triplex,

 L’augmentation de puissance des triplex


En dehors de sa puissance et de son débit, une pompe doit être souple, robuste et
facile à entretenir. Les pompes de forage classiques sont du type duplex (avec des
pistons à double effet), ou triplex (avec des piston à simple effet). Les pompes les
plus couramment utilisées sont les triplex.

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A- Principe de fonctionnement :
Les pompes du forage sont des pompes alternatives. Dans chaque cylindre, le
piston au cours de sa course (aller pour les pompes simple effet, aller et retour pour
les pompe double effet) passe par une vitesse maximum à mi-course et s’arrête en
fin de course ; le débit instantané refoulé par cylindre et par la pompe (somme des
débits instantanés par cylindre) est donc variable.
L’amplitude de cette variation dépend du mode de fonctionnement de la pompe
simple ou double effet), du nombre de cylindre (deux ou trois) ainsi que du calage
des piston les uns par rapport aux autres.
On appelle cycle d’une pompe la loi de variation de son débit instantané pendant une
révolution de l’arbre petite vitesse.

Partie mécanique :
La poulie ou «  le pignon de moteur » à l’entrée de la pompe est entraînée par deux
moteurs par intermédiaire d’une transmission à courroie ou chaîne elle montée sur
l’arbre grande vitesse ou « arbre d’entrée »
L’arbre grande vitesse possède un pignon, souvent à denture en chevrons, qui
engrène avec une roue dentée beaucoup plus grande montée sur l’arbre petite
vitesse,le diamètre de cette roue est égal à 5à 6 fois celui du pignon ce qui fait
qu’elle tourne 5 à 6 fois moins vite.
Ainsi par exemple pour une vitesse courante à l’entrée de la pompe d’environ
300trs/mn, la vitesse de l’arbre petite vitesse sera de l’ordre de 60 tours/mn, celle du
piston de 60 coups/mn
Sur chaque des extrémités de l’arbre petite vitesse est monté le système bielle –
manivelle qui transforme le mouvement de rotation de l’arbre en un mouvement
alternatif de extrémité de la bielle articulée à la crosse ; celle-ci coulisse dans une
glissière ; elle est prolongée par la rallonge de crosse sur laquelle vient se visser la
tige du piston, le piston se déplace dans le cylindre qui est revêtu intérieurement
d’une chemise

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Partie hydraulique :
Le fonctionnement de chaque cylindre pour un aller retour du piston est le
suivant :
Lorsque le piston se déplace vers la droite, le clapet d’aspiration est ouvert le
clapet de refoulement est fermé le cylindre se remplit.
Lorsque le piston arrive en bout de course et revient vers la gauche le clapet
d’aspiration se fermé le clapet de refoulement s’ouvre la pompe refoule
Ce fonctionnement de principe beaucoup plus celui pompes duplex donne un
avantage certain aux pompes triplex (diminution d’encombrement, facilité
d’entretien et de surveillance).
Evolution de débit instantané  :
Débit instantané par cylindre : la vitesse instantané du piston suit une évolution
comparable à celle qui a été étudiée pour les pompes duplex les pompes
triplex sont des pompes simple effet le débit instantané par cylindre évolue
donc comme la vitesse sur le trajet aller du piston il est nul au «  retour ».
Débit instantané par de la pompe :le débit instantané d’une pompe triplex est
la somme de débit instantanés de chacun des cylindre,il dépend du mode de
calage des piston les uns par rapport aux autre sur les pompe triplex ,les piston
sont calés à 120°,c'est-à-dire que 2/3 de course sépare chaque piston l’un de
l’autre(lorsque le piston N°1arrive en fin de course le piston N°2en est au 1/3
de sa course et le piston N°3 n’a pas encore terminé sa course retour il en est
aux 2/3).
Le principe simple effet et le calage régulier des pistons (3 fois 120°)
Entraînant des fluctuations de débit relativement régulières (comparativement
aux pompe duplex).l’amplitude de ces variation est par ailleurs plus faible
(6%au-dessus de la moyenne ; 17% en dessus).elle impose malgré tout
l’utilisation d’amortisseur de pulsation sur le refoulement

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B- Avantages et inconvénients :
Avantages et inconvénients des pompes duplex   :
Les pompes duplex simples dans leur conception et robustes présentent les
inconvénients suivants :
- Elles sont lourdes (25 à30 tonnes pour une pompe de 1300 à 1600ch),
- Leur entretien est pénible et long :
 -chemise et piston sont difficile à extraire
 -les pièce d’usure lourdes sont difficiles à manipuler (sur une pompe
7’’1/2 x18’’ une chemise 5’’pése 100kg, une tige de piston 3’’1/2 ,70kg),
 - le presse – étoupe est un organe délicat et cher,
- leur domaine d’utilisation est limité :
 -la vitesse inférieure doit être suffisante pour assurer un
Graissage correct de la partie mécanique
(35 à 40 coups/mn minimum),
 - le chemise minimale est limitée (déséquilibre dû au cycle
Double effet ex : tige de piston 3’’1/2 dans un chemisage5’’).

Les pompes duplex puissantes ne peuvent donc être utilisées ni en carottage ni pour
les phases de forage à faible diamètre opérations pour lesquelles débit requis est
limité.
Actuellement, elles tendent à être de plus en plus remplacées par des pompes triplex
simple effet.
Avantages et inconvénients des pompes triplex   :
Avantages :
- facilité d’entretien et de surveillance les chemises sont apparentes toute
fuite aux piston est vite décelée.
Les interventions sur la pompe sont faciles et rapides du fait du faible poids
des pièces d’usure, de l’absence du presse-étoupe, du joint de chemise
plus simple
- souplesse dans l’utilisation qui permet :
 *-des débits importants à des pressions non négligeables,
 *-des débits faibles ou moyens à des pressions élevées

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- Faible poids et encombrement.
Inconvénients :
Suralimentation nécessitée par le mauvais remplissage (siéges et clapets très petits
et battement très rapide).
Il est donc indispensable d’avoir une bonne pompe centrifuge de suralimentation.
Refroidissement et lubrification de la chemise et de l’arrière des piston
indispensables pour toutes les pompes simple effet.
Du fait l’importance de ce refroidissement, il est recommandé de doubler le circuit
c’est-à-dire de le brancher sur le circuit d’eau général de l’appareil pour le cas de
refroidissement de la pompe à eau.

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ENTREPRISE NATIONALE DE FORAGE
ENAFOR

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Code Inv.: 204040042

IDENTIFICATION

Désignation Pompe à Boue


Constructeur NATIONAL OILWELL
Type 12P160
Modèle
N° de Série 356
N° de Modification
N° de Contrat IN9218
Date de Fabrication
Date de Mise en service 01.09.1993
Date d’Expiration de garantie

SPECIFICATIONS

Pump Size (Max. Liner Bore x Stroke) Inches 7 1/4 x 12

Optional Liner Sizes Inches 7, 6 ¾, 6 ½, 6 ¼, 6, 5 ¾, 5 ½

Hydrostatic Test Pressure Psi 10 000

Rated Brake Horsepower Input at rated speed bhp @ Rpm 1600 @ 120

Gear Ratio 3,439 : 1

Gear Type Relieved Herringbone

Double Extension On Pinion Shaft Dia. x Length Inches 9 1/4 x 18 1/2

Oil Capacity Gallons 130

Suction Connection Inches 10

Discharge Connection, Cross Inches 6

Pinion Speed Rpm 413

Single Acting Triplex, Rated Spm 120

Crosshead Clearance Inches 0,010 @ 0,015

Net Weight, Complete Less Sprocket Lbs 54 700


Dimensions:
Overall Length Feet 17’ 5”
Overall Width Feet 8’ 5 ½”
Overall Height Feet 9’ 6”

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II- DESCRIPTION DE LA POMPE A BOUE 12P160.

La pompe boue est composée de 3 parties (fig. n°1 - 2) :


 Partie électrique
 Partie mécanique
 Partie hydraulique

Ressort

Clapet d’aspiration

Piston
Clapet refoulement

Chemise

Presse - étoupe
Rallonge

Crosse +glissière

Roulement
Bielle

Arbre petite vitesse


(vilebrequin)

Arbre grande vitesse

FIG N°1 : POMPE A BOUE EN COUPE

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FIG N°2 : Vue de dessous de la pompe boue

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A- Partie électrique :

Moteur de la
Soufflante

Moteur DC

Fig. N°3 : Moteurs électriques

 Se compose de 2 grands moteurs DC (à courant continu) qui entraînent la


partie mécanique de la pompe à boue (entraînement par chaîne), de 2
petits moteurs AC (à courant alternatif) qui entraînent les pompes à huile
et à eau et de 2 autres moteurs AC qui entraînent les soufflantes.

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B) Partie mécanique : (Voir Fig. N°4)

La partie mécanique est constituée de :


 deux arbres  - grande vitesse
- petite vitesse
 système bielle manivelle
 crosse et rallonge de crosse
 bâtie / carter
 système d’entraînement (chaîne + pignon+roue dentée)
 roulements
 pompe a huile

Roulements Arbre grand vitesse

Presse étoupe

Porte de contrôle Glissière + crosse


Bielle
Arbre petit vitesse

Fig. N°4 : Partie mécanique

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B.1- Arbre a grande vitesse  fig. N°5 (PINION SHAFT)  :
- C’est l’arbre d’entraînement de la pompe à boue, celui sur lequel sont
accouplés les moteurs d’entraînement qui peut être réalise par moteurs
électrique et transmission.
L’arbre est supporté par deux paliers à roulement ; il entraîne par l’intermédiaire
du pignon à denture oblique (chevrons) le pignon de l’arbre vilebrequin à petite
vitesse.
B.2- Arbre petite vitesse fig. N°6 (CRANKSHAFT) ou vilebrequin :
-l’arbre a une forme coudée (excentrique) pour permettre le décalage
des courses dans les chemises (ce décalage est de 120°pour les triplex de 90°pour
les duplex)
Il existe un rapport entre la petite vitesse et les grandes vitesses.
Ce rapport (entre 3 et 5) dépend du type de pompe et de sa marque, il est donne par
le constructeur.
Un rapport de 3,44 signifie que pour 96 coups/minute au piston, l’arbre grande
vitesse et le pignon d’entraînement tournent à 96 x 3,44 = 330 tours/minute
B.3- Système bielle manivelle :
Sur le vilebrequin sont montées trois (3) bielles. Les têtes des billes sont montées
sur le vilebrequin, Les pieds de bielle sur les crosses.
L’articulation des têtes de bielle sur le vilebrequin et des pieds de bielle sur les
crosses se fait par l’intermédiaire de roulements.
B.4- La crosse et la rallonge de crosse :
Les crosses montées sur les pieds des bielles par l’intermédiaire de roulements sont
guidées par des tuiles (Voir Fig. N°5). Sur les crosses viennent se visser les
rallonges de crosse qui permettent la liaison avec tiges de piston.
Cette liaison est réalise par l’intermédiaire de clamps (colliers de serrage)

26
B.5 Les roulements :
 Les roulements des bielles :
Sont des roulement à rouleaux cylindriques jointifs (voir fig. n°6), ils supportent des
charges radiales et axiales élevées et importantes.
-Fiabilité de fonction accrue.
-Durée de service prolongée.
 Les roulements des crosses :
Sont des roulements à aiguilles (voir fig. n°5) qui ont les avantages suivants :
- Roulements de très faible section dotés d’une capacité de charge relativement
élevée
- Utilisation sans bagues intérieures
- Assurent un montage optimal lorsqu’on peut tremper et rectifier les arbres
- Ils sont peu encombrants radialement.
- Ils supportent uniquement de la charge radiale.

Les paliers :
 Les roulements de l’arbre grande vitesse
Roulements à rotule sur rouleaux (voir fig. n°5), ils ont les avantages suivants :
- fonctionnement à faible température et à vitesse relativement élevée.
- supporter des charges axiales relativement importantes.
- grande longévité.
 Les roulements de l’arbre petite vitesse (vilebrequin)
Roulements à rouleaux coniques (voir fig. n°6), ils ont les avantages suivants :
- frottement largement réduit.
- capacité de charge accrue.

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Paliers

Canal de lubrification
La crosse et les
glissières

Roulement de bielle

FIG :N°5 Arbre grande vitesse

Palie

Canal de lubrification

Roulement
de bielle Roue dentée

28
FIG N°6 Arbre petite vitesse (vilebrequin)

B.6 - Le bâti et le carter :


Il est en acier moulé où en tôle d’acier assemblé par mécano - soudure .dans ce
dernier cas, les skid et bâti sont généralement intégrés.
Le bâti de carter pour huile de graissage est étanche et permet un contrôle rapide
du niveau et un vidange facile de l’huile.
La lubrification est en général réalisée par barbotage et écoulement.
L’étanchéité, coté rallonge de crosse, est assurée par un boîtier de presse -étoupe
et son joint.
Un couvercle supérieur et des portes de visite latérales permettent d’effectuer
rapidement et facilement l’inspection ou les réglages nécessaires, afin de prévenir
des troubles futurs.
B.7- Le circuit de lubrification
(Voir fig. n° 6-5)
Le système de lubrification si fait par écoulement, il se base sur la rotation de la roue
d’entée du vilebrequin qui prend l’huile à partir du carter, une cuvette en forme U
retient l’huile et la distribue vers les roulements et les cross.
L’huile utilisée est de type FODDA 155.
La lubrification des chaînes se fait à l’aide d’une pompe à huile
L’huile utilisée est de type TORA DA 188
L’huile du carter est contrôlée périodiquement par un indicateur de niveau d’huile à
l’extérieur et un reniflard pour éviter l’excès de chaleur dans le carter.
B.8- Le système d’entraînement :

Deux moteurs sont montés sur le skid de la pompe et entraînent par l’intermédiaire
de pignons et leurs chaînes, l’arbre grande vitesse de la pompe.
Les pignons et leurs chaînes sont enfermés dans des carters étanches, un système
de lubrification par pompe huile entraînée par moteur électrique assure le graissage
par arrosage et injecté de l’ensemble

29
C- Partie hydraulique

Clapet de refoulement
Tige de piston
Piston
Clapet
d’aspiration

Système de
refroidissement
Ressort

Chemise

FIG N°7 : partie hydraulique

Ces pompes comportent trois cylindres .elles sont à [simple effet] (la boue est
aspirée et refoulée par un seul coté du piston).
Chaque cylindre est composé de :
 Une chemise, se montant par l’arrière ou par l’avant suivant les
constructeurs
 Une tige de piston
 Un piston simple effet ne comportant qu’une seule garniture.
 Deux clapets (clapet de refoulement, clapet d’aspiration).
 Les sièges.
 Système d’arrosage.

30
C.1- Le piston et la tige de piston
Le piston est monté avec une seule garniture (cycle simple effet) une coupelle et un
circlips en assure la fixation sur le corps. Très simple et sans traitement, le corps du
piston a un alésage cylindrique qui permet un montage et surtout un démontage
facile (un simple joint torique assure l’étanchéité
C.2- Les chemises
Les chemises de cette pompe, légères et de petite taille comparativement à
celles des pompes duplex se caractéristique par leur facilité de montage, de
démontage et d’entretien due essentiellement :
 -à leur conception : montage par l’arrière ou par l’avant (selon les
constructeur), sans emmanchement ni centrage compliqué,
 -à leurs faibles poids et dimension,
 -à l’absence du joint de chemise classique, celui-ci étant
remplacé par un joint courant,
 -à la possibilité de surveillance de l’usure de la chemise et du
piston de l’extérieur (fuite de boue),
 -à l’absence de pression différentielle donc la boue de ciment
derrière la chemise (facilité de démontage),
 -à leur meilleure qualité due aux plus faibles dimension qui
permettent un meilleur usinage et des traitements mieux suivis
(moindre usure).
-Un système d’arrosage permet la lubrification et le refroidissement de l’arrière du
piston et de la chemise rendu nécessaire par le principe de fonctionnement simple
effet
C.3- Les sièges et les clapets
Le nombre de clapet (1 clapet de refoulement et 1 clapet d’aspiration par cylindre)
Le clapet proprement dit est lui –même composé d’un corps, d’une garniture et d’un
système de fixation de la garniture.
Leur principe de avantage est d’être de diamètre plus faible donc :
 -plus résistants pour des pressions identiques.
 -moins lourds donc mois sujets au choc.

31
 -plus aisés à extraire.
 -moins coûteux à l’achat.
C.4- Le circuit de refroidissement :
Le refroidissement par l’eau des chemises et tiges des pistons est assuré par une
pompe centrifuge.

C.5- L’amortisseur de pulsation

Garde
Mesure, pression
Soupape de remplissage

Couvercl
Diaphragme e
Stabilisateur

Corps

Garniture

Description : voir figure


Le rôle de l’amortisseur :
*- 1 Absorbe les chocs
*- 2 Régularise le débit

32
C.6- Système de protection
Soupape de sécurité (décharge)

Amortisseur

Soupape de
sécurité

Mesure de pression

Canal de refoulement
en bac d’aspiration

La soupape de décharge est placée en haut pour refoulement en cas d’une urgence.
Elle a un réglage de pression maximal, si on dépasse la pression maximal elle
s’ouvre automatiquement et elle refoule la boue vers le bac d’aspiration.

33
III- CARACTERISTIQUES DES POMPES DE FORAGE
Le rôle des pompes de forage est d’assurer un débit et une pression de refoulement
suffisants pour permettre une remontée correcte des déblais dans l’espace annulaire
d’une part. pour vaincre l’ensemble des pertes de charge (pertes de pression)
occasionnées par la circulation dans le circuit de refoulement en surface et donc le
puits, d’ autre part.
Les débits dépendent de la cylindrée (volume balayé par le piston pendant une
course) et de la vitesse de la pompe (exprimée en nombre de coups de piston par
minute).
Chaque pompe est de plus caractérisée par sa puissance mécanique (puissance
maximum admissible à l’entrée) et par sa pression maximum admissible. (Pression à
ne par dépasser en service sons risquer d’endommager la partie mécanique).

34
VI- Calcul des paramètres :
1-La cylindrée
La cylindrée d’une pompe représente la quantité théorique de liquide qu’elle peut
débiter pendant un cycle de fonctionnement.
Pour une pompe qui a les données suivantes :
 Course = 12’’ soit en cm : 30,48
 Chemise = 7’’1/4 soit en cm : 18,41
 1’’ = 2,54 cm

La cylindrée d’un piston est égale à :

 . (D2/4). C = 3,14.[(18.41)2/4].30,48 = 8109 cm3 =8.11 litres


C : course

2- La vitesse
La vitesse nominale, c’est à dire la vitesse maximale de travail pour laquelle la
pompe est conçue, dépend de la masse spécifique du fluide utilisé, de sa viscosité et
de la dépression maximale créée par la pompe, en effet il est recommandé pour
éviter le décollement de la veine liquide dans les aspirations de ne pas dépasser des
vitesse linéaires de piston de 150ft/mn. L’expérience montre qu’on peut aller jusqu’à
195 ft/mn.

35
Ce la donne pour les pompes triplex
vitesse piston
Course
Coups par mn
pouces
ft/mn m/mn
9 100
10 90
150 45,5
11 82
12 75

9 120
10 108
180 55
11 98
12 75

9 130
10 117
195 59
11 106
12 97

3-Le débit
Les débits requis en forage varient en fonction du diamètre foré. il est grand
pendant les premières phases (26’’,17’’1/2), plus petit en fin de forage (8’’1/2,6’’)
Le tableau ci-dessous (à titre d’exemple) donne les débits pratiques et les vitesses
de remontées correspondantes pour les diamètres de forage les plus courants.

Vitesse de remontée
FORAGE Débit couramment utilisé
correspondante
17’’1/2 3000 à 4000 l/mn 21 à 28 m/mn

12’’1/4 2200à2600 l/mn 35 à 41 m/mn


8’’1/2 1200 à 1600 l/mn 50 à 67 m/mn
6’’ 600 à 800 l/mn 51 à 68 m/mn

Le débit d’une pompe dépend du diamètre intérieur de la chemise (alésage), de la


vitesse de la pompe exprimée en nombre de coups de piston par minute, de la
course de piston.

36
Pour chaque type de pompe, il existe tout une gamme de diamètres de chemises, il
est ainsi fréquent de commencer les premières phases de forage avec des chemises
de diamètre intérieur 6’’1/2 ou 7’’ et de terminer le forage avec des chemises de 5’’ou
5’’1/2.

Le débit théorique  :
Le débit est la quantité de liquide qu’une pompe peut fournir par unité de temps à
une vitesse d’entraînement donne, il s’exprime en l/mn
Le débit théorique d’une pompe dépend de sa cylindrée d’une part, de sa vitesse et
du nombre de cylindres d’autre part.
Cas d’une pompe triplex (simple effet) type 12 p160 national-oilwell
Pour 1 tour de l’arbre petite vitesse nous avons :
 3 cylindrées complètes à l’aller,
 Pas de cylindrée au retour,
Le volume d’une cylindrée est :
q = 3,14. D2 . L / 4
Il y en a 3, le débit théorique par coup est donc en à :
Qt = 3. 3,14. D2. L / 4
Soit en unités courantes

Qt = 0,0386 n LD2
 Qt = débit théorique de la pompe (l/mn)

 n = nombre de coup par minute

 L = course du piston en pouce

 D = diamètre de la chemise en pouce

37
 Calcule débit théorique

 - Pompe 12P160 NATIONAL- OIL WELL 


 - La course de piston en pouce égale : 12’’
 - Le diamètre de chemise en pouce égale : 6’’
 - Le nombre de coup en pouce égale : 110 coup / minute
 Qt = 0,0386 n LD2
 Qt = 0,0386. 110. 12. (6)2
Qt = 1 835 l/mn

4-Rendements
Par suite du remplissage parfois incomplet des cylindres, des fuites se produisant
aux pistons, aux clapets et aux presse-étoupes, le débit réel ou débit pratique d’une
pompe à boue est toujours inférieur au débit calculé ou débit théorique.
On appelle rendement volumétrique le rapport entre le débit réel et le débit
théorique d’une pompe.

ηV=Qr /Qt

Le rendement volumétrique est de 85 à90% pour une pompe duplex et de 95 à 97%


pour une pompe triplex (il diminue en général avec la pression de refoulement) il
peut être mesuré en faisant refouler la pompe sur un bac et en mesurant l’élévation
du niveau pendent un temps déterminé. Le débit réel ainsi obtenu permet en le
divisant par le débit théorique calculé de déterminer le rendement volumétrique de la
pompe.
Le rendement mécanique est du à la perte de puissance due aux frottements dans la
partie mécanique de la pompe (engrenages, roulement, glissement des crosses dans
les coulisseaux).
Dans la pompe duplexe ce rendement est de l’ordre de 0,85.
Dans les triplex et sextuplex, il est de 0,90

38
5-Puissances
Puissance hydraulique

La puissance hydraulique d’une pompe c'est-à-dire la puissance transmise au fluide


à la sortie de la pompe dépend du débit réel d’une part et de la pression de
refoulement d’ autre part .Elle est donnée par la formule :

Ph=Pr .Qr/450
Ou :
Ph : est la puissance hydraulique exprimée en chevaux.
Pr : la pression de refoulement exprimée en kgf/cm 2.
QR : le débit réel exprimée en l/mn.
La puissance hydraulique requise est donc d’autant plus grande que débit et
pression requis pour forer la phase sont grands.
Ainsi par exemple en forage 17’’1/2 avec un débit de 3000l/mn et une pression de
refoulement de 180kgf/cm2, la puissance hydraulique requise est égale à 1200ch ce
qui implique à l’entrée de la pompe une puissance de l’ordre de1500ch compte tenu
des pertes de puissance dans les parties hydrauliques et mécaniques de la pompe.
Puissance mécanique  :
La puissance mécanique indiquée par le constructeur est la puissance mécanique
maximal admissible sur l’arbre d’entrée de la pompe : cette puissance mécanique
(Pm) est égale au produit du couple (C) par la vitesse angulaire de l’arbre (W)

Pm= C .W

6- Désignation
Une pompe est désignée par :
 La puissance maximal admissible sur l’arbre grande vitesse ou
puissance à l’entrée exprimée en HORSE POWER ou (1HP=1,013ch),
 L’alésage maximum des chemises (en pouces),

39
 La langueur de la course du piston (en pouces)
Pour une pompe triplex :
*- NATIONAL 12P160 -7’’1/4x12’’
Il s’agit pour la pompe NATIONAL, d’une pompe 1600 HP, d’alésage maximum
7’’1/4 et de course 12’’.
L’ensemble des caractéristique en particulier le débit en fonction du nombre e coups
de pompe la pression maximum admissible en fonction du diamètre de l’alésage des
chemise% et les puissance correspondantes à l’entrée sont donnés dans les
tableaux ci après,respectivement pour une pompe triplex (NATIONAL12P160)
Remarques :
1-Les pompes triplex tournent en moyenne, 2 fois plus vite que les pompes
Duplex leur gamme de vitesse est de 60à120 coups par minute alors qu’elle est de
30 à 60 coups par minute pour une pompe duplex.
2-La pression maximum admissible varie en fonction du chemisage elle est à
prendre en compte plus particulièrement pour les pompes duplex pour la pope
OILWELL A1000Pcette pression est égale à 147kgf/cm 2pour un chemisage 7’’ ce qui
limite d’ autant le domaine d’utilisation de ce chemisage
3-Les constructeur donnent pour chaque pompe un rapport de réduction ; il s’agit du
rapport de réduction des vitesses entre l’arbre d’entrée (arbre grande vitesse) et
l’arbre petite vitesse (vilebrequin).

Ce rapport de réduction est égale à : 3 ,439 pour la pompe NATIONAL 12P160

40
Tableau caractéristique d’une pompe triplex NATIONAL12P160

Type de pompe : national12p160 7’’1/4x12’’


Diamètre pression débit Débit en l/mn
Chemise maximale théorique aux vitesses de (coups/mn)
(pouce) (kgf/cm2) par tour
(litres) 40 60 80 100 120 40
7¼ 224 24,3 970 1460 1945 2430 2915 3400
7 241 22,7 900 1360 1815 2270 2725 3175
6¾ 259 21,1 845 1265 1685 2110 2530 2950
6½ 279 19 ,5 780 1170 1560 1950 2340 2730
6¼ 302 18,0 720 1080 1440 1800 2160 2520
6 328 16,6 660 995 1325 1660 1990 2320
5¾ 357 15,3 610 915 1220 1530 1835 2140
5½ 390 14,0 560 840 1120 1400 1680 1870
Puissance maximum à 535 800 1070 1335 1600 1870
l’entrée en ch.

Course : 12’’, réduction : 3,439


Rendement mécanique : 90 %

Exemple pratique :

41
Dans cet exemple on s’intéresse sur la relation entre la pression de boue et la
profondeur de forage d’une part, et d’autre part entre le débit de boue et la
profondeur de forage.

1983 2007 2044 2045 2070 2158 2274 2287 2296 2297 2328 2400 2400
2800 1800 1150 1150 1150 1800 1900 1000 900 900 800 800 1000
Profondeur
z (m) 71 90 220 381 407 416 665 724 1036 1503 1785 1931
Débit (l/mn) 2000 3000 3000 3000 1500 3200 3000 3000 2800 2800 2800 2800

Profondeur (m) 71 90 220 381 407 416 665 724 1036 1503 1785 1931
pression p (psi) 300 700 700 1150 500 1350 1600 1600 1700 1950 2100 2100

1983 2007 2044 2045 2070 2158 2274 2287 2296 2297 2328 2400 2400
2100 1300 1150 1150 1200 1200 1700 1250 750 750 300 300 1400

Commentaire :

En regardant les courbes ci-dessous P = f1 (z) et Q = f2 (z)

On constate que la pression de la boue augmente en fonction de la profondeur de


forage sauf dans des phases exceptionnelles (due à la nature des couches
terrestres)
On constate aussi que le débit de boue diminue en fonction de la profondeur de
forage sauf dans des phases exceptionnelles (due à la nature des couches
terrestres)

42
P = f(z)

2500

2000
Pression (psi)

1500

1000

500

La profondeur z (m)

Q=f(z)

3500
3000
2500
Débit (l/mn)

2000
1500
1000
500
0
90 1 6 4 3 1 7 5 8 7 7 0
38 41 72 15
0
19
3
20
0
20
4
21
5
22
8
22
9
24
0

la profondeur z (m)

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I- Système de Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur

La maintenance des équipements au niveau du chantier de forage est gérée


par un système informatisé appelé Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur,
basée sur un logiciel intitulé WinGMAO V 4.5.

Les principaux modules qui composent le système GMAO sont :

 Module Planification & programmation :

Le module planification et programmation permet de gérer l’ensemble des


opérations de maintenance systématique après validation des taches, tout en
tenant compte des périodes et fréquences préétablies (ex : quotidien,
hebdomadaire, mensuel, heures de rotation, etc…).

Module Maintenance curative :

La gestion des travaux curatifs permet de traiter l’ensemble des opérations


correctives que devront réaliser les opérateurs de maintenance.

 Module retour d’information :

Il permet les clôtures des ordres de travail préventif et curatif une fois réalisés,
avec le report des informations sur un support (canevas) et l’enregistrement
de toutes les informations nécessaires à ces derniers.

 Module Pièce de rechange:

Ce module permet de gérer l’ensemble des articles nécessaires à la réalisation


des opérations de maintenance, ainsi que leurs mise à jour et tenus en stocks ; il
permet aussi de lancer les demandes d’achat.

 Module Coût de la maintenance :

La ventilation des activités permet de réduire les différents coûts des interventions
en terme de main-d’œuvre, de PdR (Pièces de Rechange), fournitures ou de
sous-traitance externe. Ces fonctionnalités prennent en compte les diverses
natures d’interventions : dépannage, améliorations, modifications, travaux pour
la sécurité, investissements, travaux d’environnements, etc…

45
II- Programme de maintenance systématique des pompes à boue :

Mesures de sécurité :

 Assurez-vous que des permis de travail appropriés sont obtenus avant


d'exécuter l'entretien sur cet équipement.
 Assurez que l'équipement est électriquement isolé.
 Assurez que l'équipement est mécaniquement isolé.

Chaque jour :
- Vérifier le niveau d’huile des carters (chaînes de transmission et partie
mécanique)
- Observer les conditions de travail du piston et chemises (présence éventuelle
de fuite de boue)
- Graisser la garniture d’étanchéité (joint racleur)
- Vérifier la présence éventuelle de fuites d’huile.
- Vérifier le niveau du liquide réfrigérant.
- Vérifier l’état du système d’arrosage.
- Vérifier la pression de charge de l’amortisseur de pulsation.
Chaque semaine :
- Vérifier l’état du guide de clapet (bague de guidage)
- Vérifier l’état du clapet et de son siège.
- Vérifier l’état de l’écrou de la tige piston.
Chaque mois :
- Vérifier le serrage des écrous de la partie hydraulique.
- Vérifier l’usure des pistons et des chemises.
- Vérifier l’usure des clapets, ressorts et sièges.
- Vérifier l’usure des tiges pistons.
- Vérifier le fonctionnement des jauges.
- Vérifier le fonctionnement de la soupape de décharge.
- Nettoyer le reniflard des carters.

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Chaque six mois :
- Nettoyer le carter d’huile et changer l’huile.
- Nettoyer les deux aimants, situés sur chaque coté de l’arbre d’attaque.
- Contrôler l’usure entre dents (couronne/pignon)
- Contrôler l’usure du pignon / chaîne.
- Contrôler le jeu de crosse /glissière.
- Contrôler le jeu de l’axe de crosse.
- Contrôler le jeu des paliers principaux.
- Contrôler le jeu des paliers de l’arbre d’attaque.
- Contrôler le jeu des roulements des pieds de bielle.
- Contrôler le jeu des roulements des têtes de bielle.

Chaque Année :
- Inspection approfondie de la partie mécanique.
- Inspection approfondie de la partie hydraulique.

 Les pompes à boue subissent une opération de révision générale


périodiquement (8 ans de service), cette révision se fait au niveau de l’atelier
mécanique dans la base opérationnelle.

47
III- Problématique :

Les pompes à boue qui parviennent à l’atelier mécanique pour réparation,


présentent fréquemment une usure dans les crosses et leurs glissières
(supérieures et inférieures), on a constaté que les raisons de cette usure sont :

- le changement des corps de pompe ne se fait pas convenablement


(adaptation d’un corps de pompe d’un autre type de pompe à boue,
donc non respect des consignes du constructeur), ce qui influe sur
l’alignement des parties mécanique et hydraulique de la pompe à boue.

- Lubrification insuffisante des crosses à cause du bouchage des


conduites de lubrification.

- Utilisation de pièces de rechange (glissières neuves) qui n’ont pas une


grande durée de vie.

Recommandations :

Pour palier ces problèmes on recommande de suivre les points suivants :

- éviter l’adaptation d’un corps de pompe d’un autre type de pompe à


boue (le corps de pompe doit être remplacé par un autre identique à
lui)

- éviter de laisser l’entrée des impuretés (sable…), en fermant chaque


fois les portes visites, et appliquer le programme de maintenance
préventive convenablement concernant le contrôle du système de
lubrification.

- Eviter d’acheter des pièces de rechange non originales.

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Conclusion 

Durant mon stage au niveau de l’Entreprise Nationale de Forage, j’ai pu


enrichir mes connaissances théoriques et pratiques sur la maintenance
des équipements mécaniques ; ainsi que sur le principe de forage.

J’ai assisté aux différentes réparations des équipements mécaniques au


niveau de l’atelier, je me suis intéressé beaucoup sur la pompe à boue,
vu l’importance de cette dernière dans le forage.
J’ai constaté que le type des pompes à boues triplex est les plus
répandu dans tous les appareils de forage de l’entreprise.

Les équipements de forage sont soumis à une maintenance préventive


assisté par ordinateur GMAO ce qui permet de bien gérer les opérations
de maintenance préventive et l’enregistrement des travaux curatifs.

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BIBLIOGRAPHIE

SKF : Gamme de base des roulements, Catalogue 4007/1F, 1998

NATIONAL OILWELL : Final documentation package 12-P-160-HP Triplex


Mud Pump, October 2003

SONATRACH : Document session M’1 Equipements de forage

ENAFOR : Historique de l’entreprise nationale de forage

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ENAFOR

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