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Restauration

Finition et polissage
des restaurations
composites
Partie 3 : protocole pour
le secteur antérieur
© Initiatives Santé, 2017

Dans le secteur antérieur, les enjeux de traitement portent sur


Marine PETITJEAN
l’obtention d’un résultat esthétique optimal. C’est le critère Pratique privée, Paris 13e
principal de la satisfaction du patient. On sait que le respect des AHU Paris Descartes
objectifs de finition et de polissage des restaurations en composite
conditionne le succès du traitement à court et moyen termes. Mounia AMARA
Une attention particulière doit être apportée à cette étape pour Interne en médecine bucco-dentaire
reproduire un mimétisme tant des formes anatomiques que du Université Paris Descartes
rendu optique de surface. Après une première partie (Clinic n° 351,
novembre 2016) consacrée à la description et à l’utilisation des Franck DECUP
séquences instrumentales de finition et de polissage, l’objectif de Maître de conférences des Universités
Université Paris Descartes
cet article est de détailler les gestes cliniques de cette procédure
permettant d’obtenir un résultat reproductible pour l’intégration
des restaurations composites sur les dents antérieures.

I
Il est reconnu que la qualité initiale d’une
restauration composite influence beau-
coup son succès immédiat et un peu son
succès à long terme. Le facteur praticien
allié à son expérience en matière de mise
en œuvre des procédures est donc très
important et l’utilisation d’un matériau
composite micro-hybride est la règle [1].
Si une partie de la restauration concerne
une face proximale ou cervicale, après
la polymérisation finale, l’attention se
porte d’abord sur l’élimination complète
des excès de la zone cervicale. Le réta-
blissement d’un bon profil d’émergence
et des embrasures ainsi que l’obtention
d’un poli parfaitement toléré par le
tient seront équilibrées par soustraction
à la fraise diamantée bague rouge.
L’équilibration lors des mouvements de
propulsion et de diduction sera aussi
contrôlée. Dans certaines situations où
l’occlusion s’est adaptée aux phéno-
mènes d’usure ou de migration, l’élimi-
nation d’une interférence au niveau
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Les études d’évaluation clinique mon- parodonte marginal conditionnent une du bord libre pourrait engendrer une
trent que les critères concernant l’inté- intégration parodontale durable. Les dysharmonie visible de la forme.
gration sont la forme anatomique, les co- strips abrasifs de granulométrie dégres- L’orientation naturelle, à 45°, du bord
lorations marginales, la couleur de la sive et les fraises bague rouge et bague libre permet souvent d’obtenir le résul-
masse, l’état de surface, la répartition des jaune sont utilisées dans ces buts. tat recherché, aux dépens de la face
translucidités, la tolérance parodontale, Côté lingual, les zones interférant avec linguale, sans que la modification ne
le confort et la satisfaction du patient [2]. l’occlusion statique habituelle du pa- soit visible en vestibulaire. Un compro-

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Restauration

mis peut aussi être trouvé en réalisant une amélo- tériau affectant l’esthétique de la restauration.
plastie de la dent antagoniste. Parfois, l’adéquation Plus la restauration est étendue, plus sa surface in-
entre l’équilibration occlusale nécessaire et l’esthé- fluencera le rendu optique de l’ensemble. Le temps
tique demandée n’est pas possible sans une inter- consacré à cette étape est souvent sous-estimé et
vention plus globale (modification du guide anté- insuffisant, d’où l’intérêt de respecter un protocole
rieur, réalignement orthodontique, etc.). L’analyse et de rationaliser le matériel nécessaire pour opti-
préopératoire devrait pouvoir anticiper ces difficul- miser le résultat.
tés.
Pour rappel, la finition d’une restauration composite
Pour les restaurations composites antérieures, c’est a pour but de parvenir à sa forme finale. Elle
surtout l’intégration esthétique qui détermine la sa- consiste en l’élimination des excès de matériau, la
tisfaction du patient et le succès complet du trai- restitution de l’aspect anatomique et l’aplanisse-
tement. Lors des étapes cliniques qui conduisent à ment des joints. On obtient alors une restauration
sa réalisation, quatre paramètres conditionnent dont la surface encore « rugueuse » est susceptible
cette réussite : de contribuer à l’accumulation de la plaque dentaire.
•le choix de la situation des limites de la préparation ; Elle est caractérisée par un aspect mat qui doit
•la restitution des paramètres de la couleur (répar- ensuite être poli [4].
tition des masses et des translucidités) ; Le polissage consiste à réduire les rugosités de sur-
•la reproduction des formes anatomiques ; face pour obtenir une surface polie, lisse et brillante.
•la qualité de la finition de la surface et des joints Puis la caractérisation de la texture est obtenue en
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de la restauration [3]. créant des microreliefs (fraise bague rouge), géné-


On observe que les deux derniers items sont en ralement transverses, pour reproduire des micros-
grande partie associés à l’étape de finition et de tructures en continuité avec la surface naturelle. Au
polissage qui termine la séquence opératoire, ce final, un brillantage est obtenu avec une brossette
qui fait percevoir l’importance des gestes cliniques et une pâte abrasive pour améliorer les effets de
qui y sont associés. réflexion lumineuse sans éliminer ceux des micro-
Le contrôle de la reproduction de la forme de la reliefs.
dent est le paramètre principal d'intégration visuelle.
Les critères principaux à évaluer et respecter sont
les proportions anatomiques individuelles des dents
et leurs rapports au sein de l'arcade. Il faudra donc ENCADRÉ 1
veiller à restituer une forme de restauration en conti-
nuité avec les structures existantes et symétrique
aux dents adjacentes. Les reliefs ainsi recréés à la Finition et polissage des restaurations
surface de la dent permettent d'obtenir les effets antérieures : objectifs cliniques à
optiques escomptés. L'anatomie secondaire repré- atteindre
sente ces macroreliefs qui sont à reproduire fidè- Les objectifs cliniques sont au nombre de
lement lors des premiers gestes de finition. quatre :
La restitution du rendu optique est aussi déterminée • intégration esthétique par reproduction
par l’état de surface défini comme l’anatomie ter- symétrique de la forme et de la teinte,
tiaire. Le critère clinique qui permet d’évaluer ce invisibilité du joint composite-dent et
rendu esthétique est la brillance. Elle peut être réglée obtention d’une restauration aux mêmes
par les manœuvres de polissage et de brillantage. propriétés optiques que l’émail ;
L’objectif sera d’obtenir les mêmes propriétés optiques • équilibration occlusale en statique et
que la surface de l’émail. Une forte corrélation existe
surtout en dynamique ;
entre la brillance d’une surface et sa rugosité [5].
• réduction de la rugosité de surface
Une étude menée par Watanabe et al [6] montre
pour diminuer l’adhérence du biofilm
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que plus la rugosité de surface est importante, plus


bactérien, la coloration et le
la réflexion dite spéculaire de la lumière diminue et,
par conséquent, la brillance de la surface également. vieillissement prématuré du joint et
Il a été également montré que la surface d’une res- rendre une brillance identique à l’émail ;
tauration a un aspect lisse et brillant si la rugosité • satisfaction du patient.
de surface se situe en dessous de 1 µm, ce qui est
très proche de l’émail naturel (0,62 µm). De plus,
une surface rugueuse favorise la coloration du ma-

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Plateau technique et protocole
Les disques souples, non présentés dans le « fraisier
type postérieur », trouvent ici leur place pour l’étape
des finitions [7]. Ils sont indiqués pour la mise en
continuité du joint (faible effet iatrogène sur l’émail)
et la qualité de l’état de surface qu’ils offrent. Leur
surface d’appui en fait des instruments faciles à uti-
liser, à sec ou sous spray. Ils seront néanmoins
associés à l’utilisation de fraises en raison de leur
faible accessibilité en palatin et/ou cervical ou encore
pour parfaire l’anatomie (plus particulièrement pour
les embrasures et le bord libre). De plus, ils ne per-
mettent pas de caractériser l’anatomie tertiaire,
c’est-à-dire de créer des microreliefs souvent pré-
sents à la surface des dents et qui doivent être
reproduits pour le mimétisme de l’état de surface 1 Set type pour les finitions et le polissage en antérieur : lame bistouri 12,
observé. disques abrasifs à granulométrie variable, strips métalliques abrasifs de deux
Compte tenu de son importance sur le résultat ou trois granulométries différentes et décroissantes, pointe en silicone abrasive
immédiat, l’étape des finitions et du polissage des (type PoGo Dentsply), brossette imprégnée de particules abrasives (3M ESPE),
dents antérieures est un peu plus complexe que polissoir feutrine (Diafinish Renfert), fraise flamme diamantée fine bague rouge
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pour les dents postérieures. Ici, on distingue cinq et extra fine bague jaune (Komet), fraise ogive diamantée bague rouge,
étapes en allant des finitions de masse aux « micro- roues spirale beige et rose (3M ESPE).
finitions », chaque étape ayant un objectif bien défini
(type d’anatomie retouchée).
Cette séquence détaillée permet d’obtenir une la dent, de manière tangentielle et en protection du
adaptation et un résultat esthétique acceptables parodonte.
et se déroule comme suit (tableau 1).
• Étape 2 : mise en forme de l’anatomie secondaire.
• Étape 1 : mise en forme de l’anatomie primaire et Cette étape correspond aux concavités et convexi-
aplanissement du joint. tés du macrorelief qui confèrent à l’ensemble dent-
− mise en forme de l’anatomie primaire, c’est-à-dire restauration des propriétés optimales de transmis-
de la forme de la dent. Elle consiste en la finition du sion et de réflexion lumineuse. À ce stade, le profil
contour proximal ainsi que des embrasures cervi- externe de la dent peut être modifié en changeant
cales et vestibulaires. Attention, au cours de cette la position des lignes de transition. Cela permet, par
étape, à ne pas aplatir les faces proximales ou le illusion d’optique, des modifications de taille ou de
bombé proximal, ce qui entraînerait une réflexion forme de la dent. On utilisera pour cela une fraise
lumineuse inadaptée et une mauvaise intégration diamantée bague jaune. Ces reliefs peuvent être
esthétique ; mis en évidence en colorant provisoirement la dent
− aplanissement du joint afin d’éliminer les excès avec du papier à articuler
de matériau à l’interface dent/restauration. Cela
permet également de créer une parfaite continuité • Étape 3 : polissage de la restauration.
pour assurer une bonne transition lumineuse immé- Le polissage est nécessaire, afin de réduire la rugo-
diate, de limiter les microdéfauts et les colorations sité de surface et d’obtenir une surface avec un seuil
marginales. de rugosité d’environ 0,2 µm. Cette étape précède
Ces actions sont réalisées avec les fraises diaman- la mise en forme de l’anatomie tertiaire car, dans le
tées (bague rouge puis jaune), flamme en vestibu- cas contraire, elle risque d’estomper les effets re-
laire et ogive en palatin ainsi qu’avec les disques cherchés lors de la mise en forme de l’anatomie ter-
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souples coarse et medium au niveau du joint. tiaire.


Une lame de bistouri (lame 12), peu coûteuse et très Les cupules one step ou les disques souples fine
efficace, peut également être utile pour éliminer les ont prouvé leur efficacité au cours de cette étape.
excès dans les zones difficiles d’accès pour les
instruments rotatifs sans risque d’endommager le • Étape 4 : mise en forme de l’anatomie tertiaire.
cément et les tissus mous. Cette mise en forme correspond à la texture de sur-
Rappelons, pour la gestuelle, que le passage des face. La microstructure (les périkymaties de l’ordre
instruments doit toujours se faire du composite vers de 60 à 120 µm, les lignes transverses et les minus-

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Restauration

Tableau 1. Fiche technique du protocole de finition et polissage des restaurations directes antérieures.

Étapes Objectifs Conditions optimales Protocole

Contre-angle bague rouge : • Fraise diamantée bague rouge :


• à sec et spray flamme pour les faces vestibulaire et axiale,
par intermittence ogive pour la face linguale
• pression modérée • Fraise diamantée bague jaune :
et tangentielle mêmes formes que les fraises bague rouge
Anatomie primaire
1 et
aplanissement du joint et/ou

Disque abrasif souple coarse


Contre-angle bague bleue :
Disque abrasif souple medium
• à sec ou sous spray
L’utilisation des disques est à favoriser
• pression modérée
au niveau du joint s’il est accessible
Contre-angle bague rouge :
• sous spray
éventuellement à sec
2 Anatomie secondaire • pression modérée si à sec,
Fraise diamantée bague rouge puis bague jaune
pression légère
et par intermittence
Contre-angle bague bleue :
• à sec Cupule silicone one step ou roue spirale beige
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3 Polissage • pression légère (Roue plus facile à utiliser car accès

• pendant ≈ 15 secondes
et par intermittence à presque toutes les surfaces)

Contre-angle bague rouge :


4 Anatomie tertiaire • sous spray Fraise diamantée bague rouge ou sans bague
• pression légère

Contre-angle bague bleue :


Roue spirale rose
• à sec ou avec pâte à polir
5 Brillantage/glaçage Ou brossette imprégnée de particules abrasives
• pendant ≈ 15 secondes
• pression légère
Et/ou feutrine avec pâte diamantée

cules dépressions) est recréée entre les lignes de Aux protocoles proposés, il est possible d’ajouter
macrostructure. C’est surtout la restitution de la une dernière étape qui consiste à appliquer un ver-
continuité de ces reliefs, comme celle des éventuelles nis de scellement (ou glaze) qui n’est autre qu’une
caractérisations, qui permet la bonne intégration. résine composite de haute viscosité. Les dernières
Il est important de noter que la création attentive des générations de vernis contiennent également des
anatomies primaire et secondaire revêt toute son im- nanocharges afin d’en limiter la détérioration (dé-
portance. En effet celles-ci seront conservées au fur collement, abrasion, colorations, etc.).
et à mesure du vieillissement du matériau, à la diffé- Certaines études ont conclu que l’utilisation de ce
rence de la microtexture de surface qui s’éliminera liquide de polissage nanochargé permettait d’ob-
lors de l’usure (abrasion, érosion) mais sur laquelle il tenir des valeurs de rugosité significativement très
sera toujours possible de réintervenir partiellement. faibles en plus d’un aspect glacé [8]. Ce liquide de
Une fraise flamme diamantée sans bague sera uti- polissage semble présenter de nombreux avan-
lisée, éventuellement en copiant la microstructure tages mais de plus amples études in vitro et in vivo
de la dent adjacente que l’on aura mise en évidence sont nécessaires pour évaluer son efficacité au long
grâce au papier à articuler. terme.
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• Étape 5 : brillantage.
Il est indispensable à l’obtention d’une surface lisse Polissage immédiat ou différé ?
et brillante au rendu naturel. Il se fait à l’aide d’une Différer les deux dernières étapes (anatomie ter-
brossette imprégnée de particules abrasives, voire tiaire et brillantage) si l’on manque de temps ne
d’un disque en feutre et de pâte abrasive. pose pas de problème. Il est d’ailleurs fortement
Le cas clinique présenté ici illustre cette technique recommandé de revoir le patient au bout de
(fig. 2 à 22). quelques jours, et ce même si l’on a pu procéder

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2 La 21 présente une restauration défectueuse. Les paramètres de forme, de teinte et d’état de surface doivent être modifiés.
3 Dans un premier temps, la forme de la dent est rectifiée à l’aide de matériau composite pour obtenir une symétrie par rapport
à la dent 11. 4 Une clé en silicone enregistre la forme anatomique souhaitée. 5 La forme anatomique primaire est d’abord repro-
duite par une stratification composite de la face linguale. Des lobes de composite de teinte dentine amorcent les variations de
translucidité interne (composite G-ænial, GC). 6 Les apports successifs de composite sont polymérisés jusqu’à l’obtention de la
restauration finale. 7 La finition commence avec l’utilisation de disques abrasifs pour aplanir le joint et créer une parfaite conti-
nuité entre le matériau et la dent.

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8 La finition consiste également à rectifier la forme anatomique primaire (égalisation et régularisation des bords libres,
modification des contours, etc.). 9 La finition de la forme intègre aussi l’ajustement des embrasures en vestibulaire et en
occlusal. Ces rectifications permettent de déplacer les lignes de transition lumineuse représentées par les arêtes entre face
proximale et face vestibulaire. 10 La finition des faces proximales est réalisée avec des strips abrasifs dont l’utilisation en S
permet de cibler la zone de travail. 11 La forme obtenue avec la restauration est symétrique à la dent collatérale.
12 L’observation sous différents angles permet de contrôler la continuité de la surface et la symétrie des formes avec les
autres dents. 13 La symétrie d’orientation des bords libres et leur épaisseur sont vérifiées en vision indirecte.

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14 La finition de l’anatomie secondaire a pour but de créer des concavités, ou macroreliefs, en continuité avec la surface de la dent ou
en imitant la surface de la dent collatérale. Leur mise en évidence est facilitée par la coloration de la surface en frottant un papier à
articuler. 15 À l’issue des étapes de finition, la surface est mate, rugueuse et doit être polie. Une cupule silicone “one step”peut être
utilisée. 16 Un polissage global est réalisé avec une roue spirale en silicone beige (3M ESPE) pour diminuer la rugosité générale. Ces
systèmes permettent un accès facile à un maximum de surfaces à polir. 17 Le polissage aboutit à une surface lisse qui ne présente pas
encore la brillance similaire à celle de l’émail. À ce stade, si des microreliefs sont à reproduire (anatomie tertiaire), ils sont réalisés à
l’aide d’une fraise diamantée fine (ce geste n’a pas été utile pour ce cas clinique). 18 L’amélioration de la brillance est obtenue avec le
passage d’une deuxième roue spirale en silicone rose (3M ESPE). Son utilisation se fait sur surface humide sans spray. 19 La brillance
maximum est rendue grâce à l’utilisation d’une feutrine avec une pâte diamantée, à pression faible, sans irrigation et à faible vitesse (1
000 tr/min). 41
Restauration

20 L’état de surface ainsi obtenu montre une réflexion


lumineuse similaire à celle de la surface de l’émail
de la dent collatérale. 21 Le résultat final permet une
intégration esthétique acceptable de la restauration.
22 La finition et le polissage de la restauration
améliorent son intégration au sein du sourire.
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aux cinq étapes du protocole dans la même séance Conclusion


clinique. Les étapes de finition et polissage représentent une
En effet, les excès d’adhésif au niveau du joint dis- part importante du succès du traitement thérapeu-
paraissent au bout de quelques jours et il est sou- tique. Elles sont souvent négligées par manque de
vent nécessaire de polir à nouveau cette zone pour temps mais sont pourtant primordiales pour obtenir
éviter les colorations de surface et le vieillissement une surface qui se rapproche le plus possible des
prématuré. caractéristiques morphologiques de l’émail. Ceci
C’est également à distance de la séance de strati- conditionne la réussite de l’intégration esthétique
fication que la dent asséchée par l’étanchéité de la de la restauration. Cette ultime étape permet d’amé-

tien du rendu esthétique dans le temps. 


digue va se réhydrater et que la teinte finale de la liorer la satisfaction immédiate du patient et le main-
restauration sera finalement visible. C’est seulement
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à ce moment-là que l’intégration de la restauration


dans le sourire pourra être appréciée.

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