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Définition des énergies renouvelables

Les énergies renouvelables (ou EnR) désignent un ensemble de moyens de


produire de l’énergie à partir de sources ou de ressources théoriquement
illimitées, disponibles sans limite de temps ou reconstituables plus rapidement
qu’elles ne sont consommées.
On parle généralement des énergies renouvelables par opposition aux énergies
tirées des combustibles fossiles dont les stocks sont limités et non renouvelables
à l’échelle du temps humain : charbon, pétrole, gaz naturel… Au contraire, les
énergies renouvelables sont produites à partir de sources comme les rayons du
soleil, ou le vent, qui sont théoriquement illimitées à l’échelle humaine.
Les énergies renouvelables sont également désignées par les termes « énergies
vertes » ou « énergies propres ». Le faible impact environnemental de leur
exploitation en fait un élément majeur des stratégies RSE des entreprises en
matière de développement durable.
Quelles sont les énergies renouvelables :
classement et liste des EnR
Il existe plusieurs types d’énergies renouvelables,  produites à partir de sources
différentes.
Énergie solaire
Ce type d’énergie renouvelable est issu directement de la captation du
rayonnement solaire. On utilise des capteurs spécifiques afin d’absorber
l’énergie des rayons du solaire et de la rediffuser selon deux principaux modes
de fonctionnement :

 Solaire photovoltaïque (panneaux solaires photovoltaïques) : l’énergie


solaire est captée en vue de la production d’électricité.
 Solaire thermique (chauffe-eau solaire, chauffage, panneaux solaires
thermiques) : la chaleur des rayons solaire est captée est rediffusée, et plus
rarement sert à produire de l’électricité.

Énergie éolienne
Dans le cas de l’énergie éolienne, l’énergie cinétique du vent entraîne un
générateur qui produit de l’électricité. Il existe plusieurs types d’énergies
renouvelables éoliennes : les éoliennes terrestres, les éoliennes off-shore, les
éoliennes flottantes… Mais le principe reste globalement le même pour tous ces
types d’énergies renouvelables.
Énergie hydraulique
L’énergie cinétique de l’eau (fleuves et rivières, barrages, courants marins,
marées) actionne des turbines génératrices d’électricité.
Les énergies marines font partie des énergies hydrauliques.
Plus plus d’informations voir nos articles :

 Les énergies marines : qu’est-ce que c’est ?


 5 projets d’énergies marines prometteurs
 L’énergie hydrolienne : exemple de l’hydrolienne DCNS
Biomasse
L’énergie est issue de la combustion de matériaux dont l’origine est biologique
(ressources naturelles, cultures ou déchets organiques). On en distingue trois
catégories principales :

 Le bois
 Le biogaz
 Les biocarburants

Géothermie
L’énergie est issue de la chaleur émise par la Terre et stockée dans le sous-sol.
Selon la ressource et la technologie mise en œuvre, les calories sont exploitées
directement ou converties en électricité.
Avantages et inconvénients des énergies
renouvelables
Les énergies renouvelables et les émissions de CO2
L’exploitation des énergies renouvelables génère théoriquement peu de
polluants : notamment, l’électricité d’origine renouvelable émet très peu de CO2
notamment lorsqu’on la compare aux énergies fossiles comme le charbon. Pour
cette raison, les EnR sont notamment un vecteur privilégié de la lutte contre
le réchauffement climatique. Elles sont aussi considérées comme un facteur
de résilience car elles permettent des productions décarbonnées et
décentralisées.
Pour mesurer les émissions de CO2 des énergies renouvelables, on utilise l’outil
d’ACV (Analyse de Cycle de Vie) qui permet de connaître les émissions de CO2
par kWh d’électricité produite, en intégrant les émissions de CO2 issues de la
fabrication des infrastructures, de l’extraction des ressources et de la fin de vie.
D’après le rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Étude du Climat), les
énergies renouvelables bénéficient d’ACV favorables par rapport à beaucoup
d’énergies.
Voici la liste des énergies en fonction de leurs émissions de CO2 d’après le
rapport du GIEC, Annexe 3 (de la moins polluante à la plus polluante, en
valeurs médianes) :

 Éolien terrestre : 11 gCO2eq/kWh


 Nucléaire : 12 gCO2eq/kWh
 Hydroélectricité : 24 gCO2eq/kWh
 Solaire thermodynamique : 27 gCO2eq/kWh
 Géothermique 38 gCO2eq/kWh
 Solaire photovoltaïque : 41-48 gCO2eq/kWh
 Biomasse : 230 gCO2eq/kWh
 Gaz naturel : 490 gCO2eq/kWh
 Charbon : 820 gCO2eq/kWh
Toutefois, ces calculs n’intègrent pas les émissions de CO2 liées à
l’infrastructure électrique, notamment le stockage.
Énergies renouvelables, efficacité énergétique, intermittence et
stockage
En effet, les énergies renouvelables sont parfois critiquées pour leur plus faible
efficacité énergétique par rapport aux énergies fossiles. Les coûts de production
sont également souvent considérés comme plus élevés à court terme. Mais
surtout, elles sont caractérisées par une disponibilité plus aléatoire : par
exemple, le solaire et l’éolien ne produisent pas en permanence de l’électricité.
On appelle ce phénomène l’intermittence : une éolienne ne produit que par
intermittence, quand il y a du vent.
De ce fait, pour être utilisables à grande échelle, les énergies renouvelables
intermittentes doivent être accompagnées d’une infrastructure de stockage
d’électricité. Autrement dit, il faut être capable de stocker l’énergie que l’on
produit en surplus pendant les périodes propices (quand il y a beaucoup de soleil
et de vent) afin de la redistribuer pendant les périodes creuses, où la production
est basse.
Cela implique donc de construire des batteries ou des systèmes de stockage
complexes qui nécessitent de nombreuses ressources naturelles et augmentent
la pollution liée aux énergies renouvelables.
Énergies renouvelables, métaux et terres rares
Les énergies renouvelables sont aussi parfois critiquées parce qu’outre les
émissions de CO2 qu’elles permettent d’éviter, elles sont caractérisées par un
certain nombre de coûts environnementaux plus ou moins cachés ou indirects.
Ainsi, les éoliennes ou les panneaux solaires dépendent de grandes quantités de
ressources finies pour être construites. C’est notamment le cas de certains
métaux ou matériaux rares, dont les réserves ne sont pas infinies. Le journaliste
Guillaume Pitron a ainsi publié en 2018 un livre dénonçant “la face cachée de la
transition énergétique”, en enquêtant notamment sur les impacts
environnementaux de la production d’infrastructures de production d’EnR (La
guerre des métaux rares – La face cachée de la Transition énergétique aux
éditions des Liens qui Libèrent).
Pour plus d’informations, voir notre article : Énergies renouvelables :
avantages, inconvénients, enjeux
Le développement des EnR : emploi et métiers
La progression inéluctable des EnR, favorisée par les enjeux climatiques et
l’évolution des réglementations, offre des opportunités majeures et durables en
termes de création d’emploi et de nouveaux métiers (recherche, ingénierie,
fabrication, installation, entretien, exploitation…).
Les énergies renouvelables dans le monde
En 2014, les EnR couvraient 19,2 % de la consommation d’énergie mondiale. La
part des énergies renouvelables en 2015 a marqué une forte croissance pour la
production d’électricité (23,7 %). Cet essor s’appuie principalement sur l’éolien et
le solaire photovoltaïque (75 % de la progression globale).
Les énergies renouvelables en France
En France en 2017, les énergies renouvelables couvrent 18,4 % de l’électricité
consommée. La première source d’énergies renouvelables en France reste
l’hydroélectricité qui représente 10.1% de l’électricité consommée, suivi par
l’éolien (5%), le solaire (2%) et la biomasse (1.5%).
Selon la loi de transition énergétique votée en 2015, la France doit porter la part
des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en
2020 et à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030

https://youmatter.world/fr/definition/energies-renouvelables-definition/ -03/02/2021
Les énergies renouvelables
Les énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien,
géothermie et biomasse) se développent intensément partout dans
le monde, portées par la nécessité de lutter contre le
réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet
de serre. 
Solaire et éolien sont les deux sources d’énergies renouvelables qui se sont le
plus développées depuis 25 ans © THINKSTOCK
Qu’est-ce qu’une énergie renouvelable ?
Une énergie est dite renouvelable lorsqu'elle est produite par une source que la
nature renouvelle en permanence, contrairement à une énergie dépendant de
sources qui s’épuisent. Les énergies renouvelables sont très diverses mais elles
proviennent toutes de deux sources naturelles principales :

 le Soleil : il émet des rayonnements transformables en électricité ou en


chaleur, il génère des zones de températures et de pression inégales à l’origine
des vents, il engendre le cycle de l’eau, il permet la croissance des plantes et la
génération de la biomasse ;
 la Terre, dont la chaleur interne peut être récupérée à la surface.
L’énergie hydraulique des grands barrages est aujourd’hui
la première des énergies renouvelables.
Le caractère renouvelable de ces énergies, leur faible émission de déchets, de
rejets polluants et de gaz à effet de serre sont des avantages. Mais leur pouvoir
énergétique, relativement disséminé, est beaucoup plus faible que celui des
énergies non renouvelables fortement concentrées. Elles peuvent être - dans le
cas du solaire et de l’éolien - « intermittentes » et difficilement stockables car
immédiatement transformées en électricité, nécessitant alors l’apport ponctuel
d’autres énergies. Leur mise en œuvre suppose aussi des investissements
lourds, même si avec le temps elles deviennent de plus en plus compétitives
face aux énergies fossiles.
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INFOGRAPHIESL’essor des énergies renouvelables

Quels sont les différents types d’énergies renouvelables ?

Les plus hautes éoliennes atteignent


170
mètres
 L’énergie hydraulique des grands barrages est aujourd’hui la première des
énergies renouvelables. La Chine, le Brésil, le Canada, les États-Unis, et peut-
être demain l’Afrique, sont les leaders du secteur.
 L’énergie solaire est produite sous deux formes : le solaire photovoltaïque
qui transforme le rayonnement lumineux du soleil en électricité grâce à des
panneaux formés de cellules de semi-conducteurs et le solaire thermique qui
capte la chaleur du soleil, qu'on utilise comme telle ou bien qu'on transforme en
énergie mécanique, puis en électricité.
 L’éolien, énergie du vent, a progressé, offshore et onshore, avec une
technologie en amélioration régulière. Les plus hautes éoliennes atteignent 170
mètres, avec des rotors d’un diamètre de plus de 150 mètres !
 Les différents types d’énergies marines qu'on utilise proviennent de la
force des vagues, des courants et des marées, des différences de
température des océans et de certaines caractéristiques du couple eau
salée/eau douce (énergie osmotique). Elles sont encore à un stade précoce de
développement.
 La biomasse est constituée de toutes les matières organiques d'origine
végétale (micro-algues incluses), animale, bactérienne ou fongique
(champignons). Le bois a pendant des siècles constitué, via sa combustion, la
principale source d’énergie avant d’être détrôné par le charbon puis le pétrole et
le gaz. Mais il y a d’autres formes d’utilisation de la biomasse.
La méthanisation produit du biogaz à partir de nos déchets ménagers ou
agricoles. Le raffinage de la biomasse végétale permet la production de
biocarburants.
 La géothermie utilise la chaleur des aquifères du sous-sol, voire des
roches sèches, captée à plus ou moins grande profondeur, pour alimenter
des quartiers urbains, des bâtiments ou des usines, ou encore produire de
l’électricité via des centrales. Certains pays dont les conditions géologiques sont
favorables l’utilisent de façon massive, comme l’Islande ou les Philippines, deux
pays volcaniques. La chaleur d’autres sources peut aussi être captée et utilisée
dans des réseaux ou des processus industriels.
 Le nucléaire n’est pas considéré comme une énergie renouvelable dans la
mesure où il repose sur une matière première limitée, en tout cas à des coûts
d’exploitation acceptables, l’uranium. La fusion nucléaire, si elle était réalisée à
un stade industriel, fournirait en revanche une source d’énergie inépuisable.    

Quel est leur déploiement aujourd’hui ?


Toutes les énergies renouvelables font l’objet de développements, mais ne sont
pas toutes au même stade de maturité.
Le défi de l’avion solaire Solar Impulse 2 se poursuit année
après année.
L’essor du photovoltaïque dans le monde, rendu possible par la forte baisse du
coût de production du kWh, est l’événement le plus spectaculaire des dix
dernières années. L’Allemagne a longtemps mené la course mais les plus fortes
capacités installées le sont aujourd’hui par la Chine et les États-Unis.

L’avenir de l’éolien est également assuré, même si le coût de l’électricité produite


reste encore élevé, tout particulièrement pour les installations offshore.
Des techniques géothermiques nouvelles sont également apparues.
D’autres en sont encore au stade d’expérimentation ou de recherches, comme
les biocarburants de troisième génération fabriqués à partir des micro-algues ou
les applications de l’hydrogène en tant que vecteur énergétique. Une possible
« révolution de l’hydrogène » devient objet de débats mais ne sera possible que
si l'on parvient à produire de l'hydrogène en grande quantité autrement qu'à
partir des hydrocarbures.

À un niveau symbolique, le défi de l’avion solaire Solar Impulse 2 se poursuit


année après année.

Quelle place dans le mix énergétique global ?


Si l’on excepte l’énergie hydraulique, produite depuis très longtemps et qui
assure la production de quantités importantes d’électricité, les énergies
renouvelables représentent aujourd’hui une très faible part du mix électrique
mondial : moins de 5 %, l’hydraulique intervenant pour plus de 16 % et les
fossiles pour plus des deux tiers.

Leur progression est forte mais il faudra encore beaucoup de temps pour qu’elles
rivalisent en quantité avec les énergies traditionnelles, notamment fossiles. (Voir
l’infographie de l’évolution du mix énergétique  dans le temps).  

Quel est l’impact sur la société ?


En permettant des productions plus décentralisées, au niveau des territoires et
même de chaque foyer, en combinaison avec les progrès du numérique, les
énergies renouvelables sont susceptibles d’apporter progressivement de
profonds changements dans la société. Car l’énergie est partout dans la vie
quotidienne et des gestes simples permettent de l’économiser.

Les enjeux de la transition automobile avec les véhicules hybrides et électriques,


y compris ceux utilisant l’hydrogène, mais aussi les nouveaux usages de la
voiture, sont considérables.

L’irruption du digital dans la domotique et les réseaux permet de gérer plus


efficacement la production délocalisée et la distribution de l’électricité, en tenant
mieux compte des besoins des consommateurs.

 
https://www.planete-energies.com/fr/medias/decryptages/les-energies-
renouvelables#:~:text=Les%20%C3%A9nergies%20renouvelables%20(hydraulique%2C
%20solaire,gaz%20%C3%A0%20effet%20de%20serre.