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République Tunisienne

Ministère de l’Agriculture, Ministère de l’Enseignement


des Ressources Supérieur et de la Recherche
Hydrauliques et de la Pêche Scientifique
--*-- --*--
Institution de la Recherche Université de Jendouba
et de l'Enseignement
Supérieur Agricoles

E.S.I.M

Ecole Supérieure des Ingénieurs de Medjez El Bab

Thème : Mécanique de contact - Contact Sphère / Plan

Elaboré par : Hamza Zouaoui

Classe : 2eme année GMAI, TV

A.U: 2017 – 2018


Introduction :

La mécanique du contact a pour objectif l'étude du contact entre


deux solides sous l'effet de forces extérieures.

Les problèmes posés concernent la connaissance du contact :



aire de contact

déformation des solides,

contraintes engendrées dans le contact et au voisinage,

influence des paramètres du contact

On a l'habitude de distinguer trois cas :

- contact ponctuel : sphère/sphère, sphère/plan (Théorie de Hertz ), -


contact linéique : contact du type cylindre/plan, cylindre/cylindre,
axe/palier (contact entre des dents de deux engrenages),
- contact surfacique : contact type plan/plan
Contact ponctuel :
(Contact élastiques sphère/plan- Théorie de Hertz)

R N

La théorie de Hertz traite le cas d'un contact sphère / plan. Elle


permet de connaître :

- l'aire de contact,
- les contraintes,
- les déformations.
Hypothèses

la géométrie est connue : la sphère est de rayon R,

le contact est sans frottement à l'interface, f = 0,

contact avec force normale seule,

les forces de surface sont négligées,

les surfaces sont considérées lisses (pas de rugosité),

les matériaux sont homogènes, isotropes et élastiques,

a << R (contact non conforme).

NB: Un contact est dit conforme si les surfaces des deux corps s’adaptent
exactement à faible déformation
Théorie de Hertz :
Raisonnement de Hertz

Pour faciliter la résolution nous allons étudier la réponse d’un


massif semi infini à une force normale concentrée.

On considère une force N concentrée en un point O. Soit un point P


situé à une distance r de O. L’objectif est de déterminer le
déplacement vertical du point P sous l’action de N en fonction de la
distance r et des propriétés du matériau (E et ).

O r P
x
Uz(r)

z
N

O r P
x
Uz(r)

La solution proposée par Timoshenko et Goodier en 1951 :

Avec
Tenseur de déformation : Champ de déplacement :

Champ de déplacement à la surface (z=0):


Pression de contact :

Contact sphère/plan
Contact sphère/sphère

avec
Déplacement d’un point B de la surface:

cas 1: B à l’intérieur du cercle de pression


Champ de déplacement à la surface (z=0) due à
une force concentrée distante de r:

La force exercée sur l’élément de surface sdsd: dF= psdsd

Or
Déplacement d’un point B de la surface:

cas 1: B à l’intérieur du cercle de pression


Géométriquement on a:

On pose:

Ce qui donne
Déplacement d’un point B de la surface:

cas 2: B à l’extérieur du cercle de pression

On procède de la même manière


Répartition des contraintes:

Pour z=0 (en surface):


Répartition des contraintes:

Pour z=0 (en surface):


Répartition des contraintes:

Pour z=0 (en surface):


- les contraintes r, , z, sont des contraintes principales.
-  est de compression
- r est de compression dans la zone de contact, de tension à l'extérieur
- pour r > a, r=- 
- Dans le cercle de contact, les trois contraintes sont de compression et assez
semblables en amplitude : l'état de contrainte est presque hydrostatique.
- Présence d'un pic de contrainte de tension en surface à la périphérie du
contact :

- la contrainte de compression est maximale au centre du contact :


Répartition des contraintes:

Pour z≠0 (en profondeur pour r=0):

/Pm
 
r, 

 z

Pour =0,25
Répartition des contraintes:

Pour z≠0 (en profondeur):


Le point de Hertz correspond au point où la contrainte de cisaillement
maximale en sous couche

- pour  = 0,25 max = 0,48 Pm (0,32 P0) pour z/a = 0,46


- pour  = 0,33 max = 0,45 Pm (0,30 P0) pour z/a = 0,49
- pour  = 0,5 max = 0,40 Pm (0,27 P0) pour z/a = 0,55

les contraintes r,  et z sont maximales en surface (compression)

r, et  deviennent des contraintes de tension en profondeur pour z >
1,26.a si  = 0,25 (pour z > 1,48.a si  = 0,3).
Résultat de la théorie de Hertz:

On utilisant la distribution de pression de Hertz nous


avons montré que:
Résultat de la théorie de Hertz:

En conclusion (par identification)

Si on note N l’effort normal appliqué aux deux solides on a :

soit

Finalement on aura :

Le rayon de l’aire de contact a est :

Le rapprochement des deux solides  est :

La pression maximale P0 est :


CONTACT SPHERE / PLAN -
PREMIERES DEGRADATIONS

Matériau fragile : Lors d'un essai de traction, la contrainte à la rupture
r est inférieure à la limite élastique  e. Il y a rupture sans déformation
plastique. Ces matériaux sont sensibles aux contraintes de tension :
céramiques, verre,...

Matériau ductile : Lors d'un essai de traction, la limite à la rupture r est
supérieure à la limite élastique  e. Il y a donc des déformations plastiques
avant rupture : métaux à température ambiante, céramiques à chaud...

Pour les matériaux fragiles comme les céramiques par exemple, il existe une
transition fragile/ductile qui se produit avec la température.

De la même manière, il peut exister une transition ductile / fragile avec la vitesse
de sollicitation pour des matériaux ductiles (polymères, caoutchouc).

r

e

fragile ductile

température
Matériaux fragiles
Les premières dégradations apparaissent sous l'effet des
contraintes de tension : une fracture débute en surface
au cercle de tension maximale : c'est la Fracture
Hertzienne

La mécanique de la rupture: Un matériau se caractérise par la


taille du défaut critique ad. Le seuil de rupture peut être obtenu par
la relation :

 ad = E.Gc = Kc

 : Contrainte, ici r maxi.


ad : taille du défaut critique (mm).
E : module d'Young (MPa).
Gc : Energie de rupture (Griffith) (KJm-2)
Kc : Facteur d'intensité de contrainte critique (MPa.mm1/2).

La rugosité, la porosité, les fractures préexistantes peuvent jouer le rôle


de défaut critique.
Matériaux ductiles


Les premières déformations plastiques apparaissent au point de cisaillement
maximal, point de Hertz en sous-couche. Quand la force normale augmente,
la taille de la zone plastifiée augmente pour rejoindre la surface


L'apparition des premiers écoulements plastiques peut être prédite en
employant des critères adaptés : Tresca ou Von Mises
Matériaux ductiles


Critère de Tresca (contrainte de cisaillement maximale) : 1, 2 et
3 sont les contraintes principales avec 1 2  3
max = 1/2 1 -3 =k=1/2Y à l'écoulement

k : contrainte d'écoulement en cisaillement pur


Y : contrainte d'écoulement en traction pure

Critère de Von Mises

 = 3 σD =σ-
1
éqV
2 D
:D
=Y 3 trσ.1
Matériaux ductiles

Pour un contact circulaire :


max = 0,31P0 à z = 0,48 a

Tresca : max = k et P0 = 3,2 k = 1,6 Y

Von Mises : P0 = 2,8 k = 1,6 Y soit Pm = 1,06 Y On considère
habituellement comme limite : Pm = 1,1 Y

Pour un contact linéaire : sur l'axe de symétrie, les contraintes xx, yy et zz
sont les contraintes principales

Tresca : max = 0,3 P0 = k à l'écoulement
P0 = 3,3 k = 1,67 Y

Von Mises :P0 = 3,1 k = 1,79 Y

Pour un contact conique: Pm = 0,5 Y


Matériaux ductiles

Contact Sphère / plan : l'application de la théorie de Hertz
permet d'écrire le rayon de contact :
1
3N.R3
a= 1 


Les premières plastifications apparaissent pour une charge normale
appliquée N1 telle que:
N1
Pm = 1,1.Y =
a 2

En combinant les deux équations précédentes, on obtient :

 R 2
N1  23,2Y
3
 
 E  *

Pour un contact linéaire, la charge de plastification par unité de


longueur N'1 est : RY ²
N1' = 8,8 *
E
Contact élasto-plastique
K.L. Jonhson a proposé de décrire le comportement d'un contact par le
modèle de la cavité sphérique. Un volume de matière demi-sphérique sous la
zone de contact, appelé le cœur ou la cavité est en compression
hydrostatique. Elle est entourée par de la matière plastifiée puis par de la
matière déformée élastiquement.

hydros tatique

élas tique
plas tique

Dans ce cas, on a la relation :

Pm  2 1,7 1 aE * 
+ Ln 
  
Y 3 3RY
Plasticité totale
Dans le cas d'un contact plastique, des modèles de ligne d'écoulement
permettent de décrire le mouvement de la matière .
N

Dans la cas d'un coefficient de frottement faible (f < 0,15), un cône de


matière non déformée adhère à l'indenteur sphérique.

Lorsque la charge normale augmente, on peut définir une charge à partir


de laquelle on peut considérer que le matériau se déforme plastiquement.

D'après K L. Johnson et Tabor (1950), on a :

Pm = 3Y
Plasticité totale
Pour un corps plastique pur, Pm est ensuite constante.
Ea
Pm = 3Y pour = 30 pour un contact sphère / plan,
YR
pour Etg = 40 pour un contact cône / plan.
Y

Pm/Y

plastique

Dureté
élast.

élasto-
1.06 plastique
E*a/YR

2,59 30
Hertz
Contact plastique
En plasticité pure Pm = 3Y = constante. C'est la pression d'écoulement.

On peut considérer que Pm = 3Y est vérifié si :



il n'y a pas d'écrouissage (Y = cst),

le comportement élastique est négligeable. Ce qui correspond
empiriquement à E/Y > 100. Si E/Y < 100 on a alors Pm < 3Y.

Pm

3Y

1,1Y

Hertz él.plas t. plas tique


Notion d’écrouissage

L'écrouissage correspond à une augmentation de la limite élastique


avec les déformations plastique.

Tabor a montré que la limite d'écrouissage suit une loi Y = b.x


b : constante
x : indice d'écrouissage 0 < x < 0,6
Y : limite d'écoulement
 : déformation ⬧

Y
i


ri
Notion d’écrouissage

4. N
Dans le cas d'un contact bille/plan : Pm = 2 = 3Y = 3. b.
x
d

=20 d 95%
Expérimentalement, on a montré que   pour
 R

4.N = 3.b 20d x = .d x
On a donc : 

d 2  R 

d'où : N = .d x+2


n est l'indice de Meyer : n = x + 2
Pour un métal écrouissable, n = 2 pour des métaux fortement écrouis, n =
2,6 pour un métal recuit, écrouissable.
log(a)

pente 1/(2+x)

DURETE
HERTZ

pente 1/3 log(N)

N1 N2

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