Vous êtes sur la page 1sur 29

Activités

administration.com
Claude Bassi
Anne-Marie Sainlos

administration.com administration.com
administration.com s’adresse à ceux qui désirent améliorer
leur pratique du français administratif :

■ étudiants étrangers (en droit, sciences politiques, AES) ;


■ fonctionnaires européens ;
■ professionnels étrangers ;
■ étudiants français.

Accessible à un niveau intermédiaire, fin du A2 du Cadre européen commun de référence,


ce livre d’exercices et d’activités comporte une introduction Vous avez dit Administration
et six parties :

■ L’administration d’État ;
■ L’administration territoriale et les institutions ;
■ La fonction publique ;
■ L’administration et le contrôle ;
■ L’administration française et l’Union européenne ;
■ La modernisation de l’administrationt ;

À la fin de l’ouvrage, un mémento lexical et les corrigés complètent le livre.


CLE INTERNATIONAL

ISBN 209-033185-2

-:HSMATA=XXV]ZV: www.cle-inter.com
administration.com

Collection.com-activités

Claudie Bassi
Anne-Marie Sainlos

www.cle-inter.com
Avant-propos
Administration.com s’adresse à tous ceux qui désirent améliorer leur pratique du
français administratif :
– étudiants étrangers venus en France pour faire des études de droit, de sciences
politiques ou d’Administration économique et sociale (AES) ;
– fonctionnaires européens désirant améliorer leur connaissance du vocabulaire
administratif français ;
– professionnels étrangers qui ont, dans leur pays d’origine, besoin du français
administratif pour travailler en relation avec l’administration française ;
– étudiants français préparant des concours administratifs ou ayant besoin de
maîtriser la langue administrative.

◗ Accessible à partir de 120 heures de cours de français, ce livre d’exercices et


d’activités comporte six parties abordant la description, le fonctionnement et la
modernisation de l’administration française et son adaptation aux exigences de
l’Union européenne.

◗ À l’intérieur de chaque chapitre, vous disposez de documents informatifs suivis


d’exercices de vérification, de compréhension, de lexique.

◗ Un lexique, des sigles et un corrigé complètent le livre.

Direction éditoriale : Michèle Grandmangin Crédit photo couverture :


Édition et maquette : Jean-Pierre Delarue Vue de la façade du Conseil d’État,
Illustrations : Eugène Collilieux Ph © Jean-Pierre Delagarde
Mise en page et couverture : CGI
Recherche iconographique : Christine Varin

© CLE international, 2005


ISBN : 209-033185-2
SOMMAIRE
Introduction :Vous avez dit « administration » ? 5
I. Quelques propos sur l’Administration (p. 5) – II. Rapide survol historique de
l’Administration française (p. 6) – III. L’Administration et le gouvernement (p. 6) –
IV. Les fonctions de l’Administration (p. 7).

Chapitre 1. L’Administration d’État 10


1. L’organisation de l’Administration en quelques mots : I. Décentralisation ou
déconcentration et autres termes (p. 10) – II. Les actes administratifs (p. 11) –
III. Le découpage administratif (p. 12).
2. Les services centraux : I. Le président de la République et ses services (p. 14) –
II. Le Premier ministre et ses services (p. 14) – III. Les ministères et autres
administrations centrales (p. 16).
3. L’administration déconcentrée : I. La circonscription communale (p. 21) –
II. La circonscription départementale (p. 21) – III. La circonscription régionale (p. 22).
4. Une structure administrative de l’État : l’établissement public (p. 24).

Chapitre 2. L’Administration territoriale 27


1. Les collectivités territoriales (p. 27) : I. La commune (p. 28) – II. Le départe-
ment (p. 30) – III. La région (p. 31).
2. Quelques collectivités locales à statut particulier : I. La collectivité pari-
sienne (p. 33) – II. Les collectivités d’outre-mer (p. 34)

Chapitre 3. La fonction publique 36


1. Définition et principes : I. Comment définir la fonction publique française ?
(p. 36) – II. Les fonctionnaires vus par les Français (p. 37) – III. Les principes communs
à l’ensemble de la fonction publique (p. 39).
2. La haute fonction publique : I. La place des hauts fonctionnaires et des
grands corps dans les institutions et la vie politique (p. 44) – II. L’ENA… (p. 45).
3. Les aspects sociologiques et politiques : I. Répartition des agents (p. 47) –
II. Les femmes et le service public (p. 50) – III. L’évolution (p. 50).

Chapitre 4. L’Administration et les contrôles 52


1. L’administration « contrôlée » : I. Le contrôle politique (p. 52) – II. Le Conseil
d’État (p. 53) – III. La Cour des comptes (p. 56) – IV. Les inspections générales (p. 58).
2. La protection du citoyen : I. Le médiateur de la République (p. 59) – II. Les
autorités administratives indépendantes (p. 60).

Chapitre 5. L’Administration française et l’Union européenne 62


1. Le rôle du SGCI (p. 62) : I. Les relations entre le droit communautaire et le droit
national (p. 63) – II. La mise en œuvre des actes communautaires (p. 63).
2. L’Union européenne et les collectivités territoriales (p. 65)
3. Les effets de la construction communautaire sur l’administration française
(p. 66)
sommaire 3
Chapitre 6. La modernisation de l’Administration 70
1. Les nouveaux droits des administrés : I. Citoyen et administration : plus de
transparence (p. 70) – II. Obligation de motiver les actes administratifs (p. 71) –
III. La simplification des formalités (p. 72).
2. L’Administration électronique : I. Le chantier français de l’Administration
électronique (p. 76) – II. Les contraintes (p. 76).
3. Le style administratif (p. 77)
Sigles 85
Lexique 87
Corrigés 90

4
Vous avez dit « administration » ?

I. Quelques propos sur l’administration

« Préparer les décisions de l’État et,


une fois qu’elles ont été prises, en assurer
La langue française utilise le même
l’exécution, le faire avec pour but unique
mot pour désigner une activité
le service public et en tout
(l’administration entendue comme
désintéressement, bref, agir pour le bien
le fait d’administrer, de gérer) et
commun et, par là, donner l’exemple,
pour désigner l’organe qui exerce
ce sera demain, comme c’était hier, le noble
cette activité.
rôle, le rôle essentiel, de l’Administration »
(Ch. de Gaulle).

administration : avec une minuscule, L’administration française, fortement


désigne l’action de gérer des biens, hiérarchisée, constitue un ensemble
de diriger des affaires privées ou d’organes qui participent à l’exécution
publiques. de multiples tâches d’intérêt général
Avec une majuscule, peut être qui incombent à l’État.
synonyme de puissance publique, ou La fonction administrative prolonge
désigner l’ensemble des services la fonction politique, qui comprend
publics (au sens large), ou un service la fonction législative et la fonction
déterminé. gouvernementale.

1 Vrai ou faux ? Vrai Faux


1. L’Administration française n’est pas hiérarchisée. ❒ ❒
2. Administration ou administration ont le même sens. ❒ ❒
3. Le rôle de l’Administration est de mettre en œuvre
avec désintérêt les décisions de l’État. ❒ ❒
4. La fonction administrative prolonge la fonction politique. ❒ ❒
5. Administrer signifie gérer. ❒ ❒
6. La fonction de l’administration est de pourvoir
aux besoins collectifs de la population. ❒ ❒
7. L’Administration française est semblable
aux administrations européennes. ❒ ❒

vous avez dit « administration » ? 5


II. Rapide survol historique de l’Administration
française

2 Complétez le texte informatif ci-dessous avec les mots suivants :


centralisation – centre – prestataire – société civile – salariés – continuité –
ruptures – consacre.
L’organisation de l’État et le système politique en France résultent d’une histoire
longue de plusieurs siècles. Les étapes essentielles de nos institutions politiques
sont marquées par des a) ........................... et des crises alors que le système
administratif est davantage le produit d’une évolution.
L’histoire de la constitution de l’État en France est indissociable de celle de la
b) ........................... et de l’unification progressive des règles applicables à l’ensemble
du territoire. Elle est marquée par l’effort constant de diminution des particularismes
locaux et le renforcement du pouvoir au c) ........................... En même temps, les
idées sociales ont largement servi de base au développement d’un état
d) ........................... de services.Sous la IIIe et la IVe République l’appareil administratif
se complexifie et se diversifie. Il est de plus en plus inséré dans l’ensemble des activités
du pays, et la frontière entre État et e) ........................... s’estompe. Pourtant
la fonction publique garde toute sa spécificité : le statut général de 1946
f) ........................... les différences entre les fonctionnaires et les autres
g) ........................... et leur assure une forte protection, l’administration assure la
h) ........................... et répond aux besoins.

III. L’Administration et le gouvernement

L’Administration et le gouvernement sont liés par des rapports de subordination et


d’autonomie. En démocratie, la volonté générale s’exprime à travers la représen-
tation politique nationale (Parlement et gouvernement), l’Administration a une
fonction instrumentale par rapport au pouvoir politique : son rôle est de mettre en
œuvre les options choisies par le suffrage universel.
La subordination de principe de l’Administration découle de certains articles de la
Constitution de la Ve République. L’article 20 établit que le gouvernement « dispose »
de l’Administration. L’Exécutif dispose d’un pouvoir de nomination aux emplois
civils et militaires. L’article 13 de la Constitution stipule que ce pouvoir appartient
en principe au président de la République, qui peut le déléguer au Premier ministre.
La subordination se traduit aussi, pour les fonctionnaires, par des obligations dans
l’exercice de leur mission. Mais l’autonomie des fonctionnaires à l’égard du gou-
vernement est préservée, pour éviter une politisation excessive de l’administration.

6 vous avez dit « administration » ?


3 Après avoir lu attentivement le texte ci-dessus, répondez
aux questions suivantes :
1. Quels sont les principes qui régissent les relations entre l’Administration
et le gouvernement ?
.................................................................................................................................
2. Quelle est la fonction essentielle de l’Administration ?
.................................................................................................................................
3. Qui nomme aux emplois civils et militaires ?
.................................................................................................................................
4. Quel est le texte qui organise les relations entre l’Administration
et le gouvernement ?
.................................................................................................................................
5. Qu’est-ce qui justifie l’autonomie des fonctionnaires à l’égard
du gouvernement ?
.................................................................................................................................
6. Quel est le rôle du pouvoir administratif ?
.................................................................................................................................

IV. Les fonctions de l’Administration

L’Administration exerce essentiellement deux types de fonctions, afin de pourvoir


à des besoins collectifs de la population : régir et servir. Ces fonctions se déclinent
en missions régaliennes et en missions de service public.
Le droit régalien était le droit du roi, droit considéré comme inhérent à la monar-
chie. Pour mener à bien ses missions, l’Administration dispose de moyens spéci-
fiques qualifiés de « prérogatives de puissance publique » dont les particuliers ne
disposent pas. On qualifie d’activités régaliennes les activités de l’État qui sont
liées à l’exercice de la souveraineté.

◗ Les attributs régaliens essentiels, justice, police, défense, doivent s’adapter aux
contraintes de l’Union européenne.

◗ Le 19 novembre 2004, les neuf sages du Conseil constitutionnel ont estimé que le
transfert de nouvelles compétences régaliennes à l’Union européenne (relatives au
droit d’asile, à l’immigration et à la lutte contre la criminalité) affectait « les condi-
tions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale ». Ils ont donc demandé
une révision de la Constitution, pour la rendre conforme au traité « établissant une
Constitution pour l’Europe ».

vous avez dit « administration » ? 7


4 Classez les missions suivantes dans le tableau ci-dessous :
1. diplomatie – 2. environnement – 3. urbanisme et logement – 4. police –
5. justice – 6. éducation – 7. emploi et formation professionnelle – 8. santé –
9. Sécurité sociale – 10. culture – 11. défense – 12. émission de la monnaie –
13. assiette et recouvrement de l’impôt.

a) Missions régaliennes b) Autres missions

....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................
....................................................... .......................................................

8 vous avez dit « administration » ?


5 Complétez les définitions ci-dessous à l’aide des termes suivants :
contrôlée – mis en œuvre – détient – mission – garantir – satisfaire –
protection sociale – prises en charge.
1. Service public : • Toute activité destinée à a) ....................... un besoin d’inté-
rêt général et qui doit être assurée ou b) ....................... par l’Administration, parce
qu’elle seule peut c) ....................... la satisfaction continue de ce besoin.
Ensemble de moyens matériels et humains d) ....................... par l’État ou une
autre collectivité publique pour exécuter ses tâches.
2. Mission de service public : • Activité présentant un caractère d’intérêt géné-
ral assumée par des organismes publics ou privés qui sont contrôlés par l’admi-
nistration en raison de la e) ....................... d’intérêt général qu’ils assument.
3. Secteur public : Ensemble des activités économiques et sociales
f) ....................... par les administrations (de l’État ou des collectivités territo-
riales), les organismes de Sécurité sociale et les entreprises publiques.
4. Les organismes de Sécurité sociale assurent une g) ....................... contre
les risques de maladie, les accidents du travail, les maladies professionnelles. Le
système de la Sécurité sociale comprend également une branche vieillesse, une
branche famille qui gère les prestations familiales, une branche consacrée à la
dépendance des personnes âgées ou handicapées.
5. Une entreprise publique est une entreprise dans laquelle une personne
publique h) ....................... la majorité du capital.

vous avez dit « administration » ? 9


1. L’Administration d’État
1 L’organisation de l’Administration
en quelques mots

I. Décentralisation ou déconcentration… et autres


termes

Q Délocalisation : action de déplacer une activité ou un organisme vers une


autre région, un autre pays.
W Centralisation : organisation administrative selon laquelle la totalité des pou-
voirs appartient à une autorité centrale.
E Déconcentration : modalité de la centralisation. Les organes administratifs
centraux transmettent une partie de leur pouvoir de décision à des agents ou des
organismes locaux. En France, la déconcentration est le corollaire obligé de la
décentralisation.
R Décentralisation : transfert de compétences de l’État à des institutions dis-
tinctes de lui. Les collectivités territoriales élues bénéficient d’une autonomie de
décision et de leur propre budget (principe de libre administration), mais elles
demeurent sous la tutelle administrative d’un représentant de l’État qui contrôle
a posteriori.

6 Après avoir lu les définitions ci-dessus, retrouvez les termes définis


dans les phrases suivantes :

1. Déconcentration a) Système d’administration basé sur l’attribution des pouvoirs


de décision à des autorités soumises au pouvoir hiérar-
chique du gouvernement.
2. Centralisation b) Système d’administration permettant à une collectivité
humaine ou à un service (en leur attribuant la personnalité
juridique et des ressources propres) de s’administrer eux-
mêmes sous le contrôle de l’État.
3. Décentralisation c) Système d’administration confiant les pouvoirs de décision
à des autorités en fonction dans différentes circonscriptions
administratives et soumises au pouvoir hiérarchique du
gouvernement.

10 l’Administration d’État • 1
4. Délocalisation d) Système consistant à changer l’emplacement d’une
administration, en particulier dans le cadre d’une décen-
tralisation.

7 Cherchez l’intrus et entourez-le :


1. Compétences – savoir – attitudes – capacité – qualité.
2. Hiérarchie – classement – échelle – filière – rang – graduation.
3. Décision – choix – conclusion – résolution – prise de position.
4. Assumer – endosser – prendre sur soi – se charger de – refuser.
5. Transférer – assujettir – transmettre – déplacer – envoyer – déléguer.
6. Autorité – autorisation – pouvoir – puissance – maîtrise.

II. Les actes administratifs

L’acte administratif est une manifestation de volonté émanant d’une autorité admi-
nistrative qui crée des droits ou impose des obligations à ses destinataires, les
administrés.
Un décret est un acte réglementaire pris par le président de la République ou le
Premier ministre dans l’exercice de leurs fonctions respectives.
Un arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le président
de la République ou le Premier ministre (ministre, préfet, maire, président de
conseil général ou régional…).
Une ordonnance est un acte pris en Conseil des ministres et signé par le président
de la République dans un domaine relevant normalement de la loi.
Une circulaire est une instruction que les ministres donnent aux fonctionnaires placés
sous leur autorité pour expliciter la politique à mettre en œuvre. La circulaire est
inopposable aux administrés.
La hiérarchie entre ces différents textes découle de la position institutionnelle de
leur auteur (ex : les décrets l’emportent toujours sur les arrêtés).

8 Parmi les mots suivants, trouvez celui qui correspond à la définition


juste : 1. décret(s) – 2. arrêté – 3. circulaire – 4. ordonnance.
a) ........................... : Texte réglementaire que le Parlement permet au gouverne-
ment de prendre à titre exceptionnel et temporaire en des matières qui sont normale-
ment du domaine de la loi.
b) ........................... : Décision écrite d’une autorité administrative.
ex. : ........................... : ministériel, préfectoral, rectoral, municipal.
c) ........................... : Document d’ordre interne qui précise les modalités pra-
tiques d’application des lois et règlements et facilite ainsi l’action des services
d’exécution.
1 • l’Administration d’État 11
d) ........................... : Texte réglementaire pris en application d’une loi par le pré-
sident de la République ou le Premier ministre. On distingue plusieurs sortes
de ........................... en Conseil d’État (soumis à l’approbation du Conseil d’État),
en Conseil des ministres (signés par le Premier ministre et le ou les ministres
intéressés)…

9 Complétez le texte avec les mots suivants : compétence – domaine (2) –


contreseing – autorités – délibérés – mesures.
Le pouvoir est la a) ........................... reconnue à certaines b) ...........................
administratives d’édicter des c) ........................... de portée générale et imper-
sonnelle.
L’article 13 de la Constitution indique que le président de la République signe les
ordonnances et les décrets d) ........................... en Conseil des ministres.
L’article 37 de la Constitution précise que toutes les matières qui ne sont pas
expressément du e) ........................... de la loi, en vertu de l’article 34, sont du
f) ............................ réglementaire.
Les ministres participent au pouvoir réglementaire du Premier ministre par le
g) ...........................qu’ils apposent aux actes de celui-ci, quand ils sont concernés.

III. Le découpage administratif

10 Classez du plus petit au plus grand.

Les divisions
administratives françaises
Le territoire national Le territoire national
Population : 60,4 millions comprend la France
(y compris outre-mer) soit métropolitaine (continentale
16 % de la population et Corse), 4 départements
européenne d’outre-mer
et 4 régions d’outre-mer

La région Collectivité locale


La région Alsace qui regroupe plusieurs
départements. La France
compte 26 régions (dont 4
en outre-mer).

•••

12 l’Administration d’État • 1
•••
Le département Division administrative
67 du territoire français.
2 départements en Alsace :
le Bas-Rhin (67) La France compte
le Haut-Rhin (68) 100 départements
68 dont 4 en outre-mer.

L’arrondissement Division territoriale qui


Le département du Bas- regroupe plusieurs cantons.
Rhin se compose La France compte 339
de 7 arrondissements arrondissements
dont 12 en outre-mer.

Le canton Division territoriale de


L’arrondissement de l’arrondissement. On trouve
Haguenau, du département en général au chef-lieu
du Bas-Rhin, se divise de canton une gendarmerie
en 3 cantons et une perception. La France
compte 3 839 cantons
dont 124 en outre-mer.
(Le canton correspond
parfois à une seule
commune.)
La commune Unité de base de la division
Le canton Bischwiller, du territoire.
situé dans La France compte
l’arrondissement 36 778 communes dont
de Haguenau, rassemble 183 dans les départements
21 communes. et les régions d’outre-mer.

.................................................................................................................................
.................................................................................................................................

1 • l’Administration d’État 13
2 Les services centraux
Le bicéphalisme administratif désigne la dualité des organes qui exercent au
niveau suprême le pouvoir réglementaire sous la Ve République. L’exécutif est
bicéphale, le président de la République et le Premier ministre interviennent
concurremment en tant qu’autorités administratives.

I. Le président de la République et ses services

11 Complétez le texte informatif avec les mots suivants : décret –


signature – coordination – nomination – collaborateurs – compétences –
organisme.
Le président de la République dispose de a) ........................... administratives :
chaque ordonnance ou b) ........................... délibérés en Conseil des ministres
doit porter sa c) ...........................
Il a des prérogatives en matière de d) ............................ aux emplois civils et mili-
taires de l’État (pouvoir partagé avec le Premier ministre).
Ses services sont composés notamment de :
– un Secrétariat général (relations avec le Premier ministre et les ministres) qui
assure un contrôle et une e) ........................... de l’action gouvernementale ;
– un cabinet, f) ............................ formé de g) ............................ proches de lui
politiquement ;
– un état-major particulier.

II. Le Premier ministre et ses services

Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la Défense


nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13, il
exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.
Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.
Il supplée, le cas échéant, le président de la République dans la présidence des
conseils et comités prévus à l’article 15 de la Constitution.
Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d’un Conseil des ministres
en vertu d’une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.
Article 22 : « les actes du Premier ministre sont contresignés, le cas échéant, par
les ministres chargés de leur exécution ».

14 l’Administration d’État • 1
12 Après avoir lu le texte précédent, compléter les phrases ci-dessous
à l’aide des verbes suivants (à conjuguer) : confier – conduire – garantir –
détenir – remplacer – avoir la charge de.
1. Le Premier ministre ........................... l’action du gouvernement.
2. Il ............................ de la Défense nationale.
3. Il ........................... l’exécution des lois.
4. Il ........................... le pouvoir réglementaire.
5. Il peut ........................... certains de ses pouvoirs aux ministres.
6. Il ..........................., le cas échéant, le président de la République.
Comme chef du gouvernement, le Premier ministre dispose d’un appareil politico-
administratif très important. Parmi ces services, on peut citer son cabinet ministé-
riel (dont la durée est liée à celle du gouvernement) et le Secrétariat général du
gouvernement (SGG), organe administratif permanent. Véritable cerveau des
administrations centrales, le SGG est un organe charnière entre diverses institu-
tions et organismes et un point de passage obligé pour les décisions gouverne-
mentales les plus importantes.
Cabinet du Premier ministre Conseil d’État

Élysée
Autres grands organismes
Parlement SGG consultatifs (Conseil
économique et social…)

Ministères Services du PM Conseil


(J.O.) constitutionnel

Organe de coordination, de régulation, de communication, le SGG n’a pas de


fonction politique. Sa responsabilité est d’assurer le bon fonctionnement du pro-
cessus de prise de décisions gouvernementales.
Il se distingue donc de deux entités caractéristiques de l’administration française :
◗ Le cabinet ministériel : groupe de collaborateurs choisis par le ministre et dispo-
sant de sa confiance sur le plan technique et politique, organe non permanent,
situé hors hiérarchie.
◗ L’administration centrale : service composé de fonctionnaires titulaires inscrits
dans la hiérarchie administrative, et chargé de préparer et de mettre en œuvre la
politique du ministre dans un domaine déterminé.
Les fonctions du SGG sont :
• l’organisation du travail gouvernemental
• le conseil juridique du gouvernement
• d’autres tâches…
Le SGG participe à la réforme administrative, qu’il s’agisse de la simplification des
formalités, de la transparence administrative, de la rationalisation des structures
ou de l’informatisation des services.
1 • l’Administration d’État 15
13 Vrai ou faux ? Vrai Faux
1. Le SGG est placé au carrefour des plus importantes
institutions de l’État. ❒ ❒
2. Le SGG peut être consulté sur certaines questions juridiques. ❒ ❒
3. Le Conseil d’État n’est pas en relation avec le SGG. ❒ ❒
4. Le SGG organise le travail du gouvernement. ❒ ❒
5. Le SGG est placé sous l’autorité directe
du président de la République. ❒ ❒
6. Le SGG exerce une fonction politique. ❒ ❒
7. Les fonctions du SGG prennent fin quand il y a changement
de gouvernement. ❒ ❒

14 Trouvez le nom qui correspond aux verbes :


(ex : former K la/une formation)
1. suppléer K ..........................................................................................................
2. choisir ..................................................................................................................
3. représenter ..........................................................................................................
4. mettre en œuvre ..................................................................................................
5. diriger ...................................................................................................................
6. exercer .................................................................................................................
7. participer ..............................................................................................................
8. contresigner .........................................................................................................

III. Les ministères et autres administrations


centrales

La fonction ministérielle place son titulaire à la charnière :


– du gouvernement, où en tant que ministre il participe à l’exercice collégial des
compétences attribuées au gouvernement dans son entier ;
– de l’Administration, où il assure la direction du département ministériel qui lui
est confié en qualité de chef de service.
Le nombre des ministres et des secrétaires d’État varie d’un gouvernement à l’autre.

16 l’Administration d’État • 1
1. Premier ministre Il a la primauté sur les autres membres du gouvernement.
Il dirige l’action du gouvernement.
2. Ministre d’État Il a la charge d’un ministère jugé plus important ou un rôle
de coordination.
3. Ministre Il a la charge d’un ministère dont il assume la direction
à portefeuille administrative et la responsabilité politique.
4. Ministre délégué Ses attributions lui sont déléguées soit par le Premier
ministre, soit par un ministre.
5. Secrétaire d’État Il a, soit la charge de services autonomes, soit la charge
des services dépendant du Premier ministre ou d’un ministre
auprès duquel il est nommé.

15 À l’aide du tableau précédent, retrouvez la bonne personne :


1. Il dépend du Premier ministre ou d’un ministre : .................................................
2. Il assiste un ministre auquel il est rattaché ou assure la gestion autonome de
certains services : ................................................................................................
3. Membre du gouvernement placé à la tête d’un ministère : ..................................
4. Il est l’animateur de l’action gouvernementale : ...................................................
5. Titulaire ou non d’un portefeuille ministériel, il se situe après le chef du
gouvernement dans l’ordre protocolaire : ............................................................

16 Les fonctions d’un ministre.


Complétez le texte informatif avec les mots suivants, certains verbes
doivent être conjugués : relever – la mise en œuvre – conseillers –
directions spécialisées – orienter – l’exécution – les décisions des lois et
des décrets – la gestion – prendre – répartir – réglementer.
Le ministre est responsable de a) ........................... des décisions gouvernemen-
tales qui b) ........................... de son ministère.
Ses services sont composés d’un cabinet et de c) ...........................
Dans ce cabinet travaillent des d) ........................... et des collaborateurs dont
la durée de mission est celle du ministre.
La fonction du cabinet est d’e) ........................... la préparation de toutes les déci-
sions gouvernementales et administratives.
Les directions spécialisées travaillent sur les questions courantes relatives
à leur domaine.
Le ministre a un rôle administratif important. Il exerce le pouvoir réglementaire,
il met en application f) ........................... il g) ........................... des arrêtés.
Il élabore des circulaires pour h) ........................... le fonctionnement de ses services.
Il est responsable de i) ........................... du personnel de son ministère. Il a la
1 • l’Administration d’État 17
responsabilité de la gestion des différents services et de j) ........................... du
budget de son département. Chaque ministre dispose de l’ensemble de son ministère,
qui est composé d’une administration centrale à Paris et d’administrations locales
k) ........................... sur l’ensemble du territoire national, appelées services décon-
centrés ou services extérieurs.
La structure générale des administrations centrales comporte plusieurs niveaux
de responsabilité. Les bureaux sont les cellules de base, ils sont placés sous
l’autorité de sous-directions elles-mêmes regroupées au sein d’une direction…
Chaque ministère comprend des directions ou directions générales. Les fonctions
de directeur (ou directeur général) sont laissées à la discrétion du gouvernement.
Art. 13 de la Constitution : « Le Président de la République […] nomme aux emplois
civils et militaires de l’État. […] les directeurs des administrations centrales sont
nommés en Conseil des Ministres. ».

17 Reliez le mot et sa définition.

1. Administration a) Structure administrative regroupant des services qui,


centrale dans une administration centrale ou un service extérieur,
contribuent à la réalisation d’un objectif commun.
2. Bureau b) Structure qui, dans une administration centrale, regroupe
un certain nombre de bureaux.
3. Service c) Structure de base d’une administration.
4. Direction d) Unité administrative qui, dans les administrations centra-
les, n’a pas la dimension nécessaire pour être constituée
en direction.
5. Ministère e) Ensemble des services administratifs et techniques placés
sous l’autorité d’un membre du gouvernement.
6. Sous-direction f) Ensemble des services relevant directement d’un ministre
et chargés de mettre en œuvre la politique du ministre
dans un secteur déterminé de l’activité du gouvernement.

18 Complétez le texte informatif ci-dessous sur l’administration fiscale


avec les mots suivants : déclaration – requête – procédures – mise en
demeure – comptes – voies – vérification – saisir – inspecteurs – citoyen –
litiges – honoraires – accusé de réception – fisc – contraignant – recours.
Pour vérifier les déclarations de revenus du contribuable, l’Administration fiscale
a à sa disposition de nombreuses a) .................. d’intervention. Le fisc a accès
à un grand nombre d’informations : b) .................. bancaires, livrets d’épargne,
montant des salaires versés aux salariés et c) .................. attribués aux professions
libérales. Les d) .................. des impôts peuvent s’adresser aussi directement au
18 l’Administration d’État • 1
contribuable. Une des premières démarches est la demande de renseignement du e)
................... Cette requête n’a pas un caractère contraignant, mais le f) ..................
interpellé a tout intérêt à y répondre.
Puis vient la demande de justifications ou d’éclaircissements. En effet, lorsque
l’Administration relève certaines anomalies dans la g) .................. des revenus,
elle envoie la demande citée précédemment.
La requête d’éclaircissement a un caractère h) .................., c’est-à-dire qu’il faut
y répondre. La i) .................. de justifications est soumise à des conditions.
Si les renseignements fournis par le contribuable sont insuffisants, l’Administration
lui adresse une j) ..................
Pour une activité professionnelle, les inspecteurs des impôts peuvent vérifier
la comptabilité sur place. L’entreprise concernée doit être prévenue par un avis
de k) .................. envoyé par recommandé avec l) .................. Mais en cas
de m) .................. avec le fisc, les personnes redressées peuvent saisir certaines
commissions. D’autres n) .................. sont possibles. Cependant, quand toutes
les o) .................. de recours sont épuisées, le contribuable peut p) ..................
le Conseil d’État et même la Cour européenne des droits de l’homme.

1 • l’Administration d’État 19
Cergy-Pontoise 93
Nanterre Bobigny
95
93 Lille PARIS
78 NORD- 92 Créteil
92 75
Versailles 94 62 PAS-DE- 59 94
Évry CALAIS Petite Couronne
80
91 Amiens 02
HAUTE- 76
NORMANDIE PICARDIE 08
Grande Couronne Rouen
50 Caen 60 Châlons-en Metz
14 95 Champagne
27 55 57
BASSE- PARIS 51 54
Brest 78 67
NORMANDIE ILE DE FRANCE LORRAINE
29 61 CHAMPAGNE-
22 91 77 ARDENNE
Strasbourg
BRETAGNE
35 53 28
88 ALSACE
72 10 52
56 Rennes PAYS DE 45 68
Orléans 89 70
LA LOIRE 41 90
44 BOURGOGNE Besançon
49 CENTRE 25
37 21 Dijon
Nantes
18 58 FRANCHE-
COMTÉ
85 86 36
79 71 39
Poitiers 03
POITOU-
CHARENTES 87 23 AUVERGNE 01 74
69
17 Clermont- Lyon
16 Limoges Ferrand 42
LIMOUSIN 63 RHÔNE-ALPES 73
19 38
24 15 43 Grenoble
Bordeaux
07 05
33 46 26
AQUITAINE 47 48
12 84 04
40 82 30 PROVENCE-ALPES- 06
MIDI-PYRÉNÉES CÔTE D'AZUR
34 Montpellier
32 81 13 83 Nice
Biarritz Toulouse LANGUEDOC Marseille
64 31 ROUSSILLON
65 11
09
Perpignan 2B
66
CORSE
01 AIN 24 DORDOGNE 48 LOZÈRE 72 SARTHE
02 AISNE 25 DOUBS 73 SAVOIE
2A
49 MAINE-et-LOIRE
03 ALLIER 26 DRÔME 50 MANCHE 74 SAVOIE (Haute)
04 ALPES-DE-H.P. 27 EURE 51 MARNE 75 PARIS
05 ALPES (Hautes) 28 EURE-ET-LOIR 52 MARNE (Haute) 76 SEINE-MARITIME
06 ALPES-MARITIMES 29 FINISTÈRE 53 MAYENNE 77 SEINE-ET-MARNE
07 ARDÈCHE 30 GARD 54 MEURTHE-ET- MOSELLE 78 YVELINES
08 ARDENNES 31 GARONNE (Haute) 55 MEUSE 79 SÈVRES (Deux)
09 ARIÈGE 32 GERS 56 MORBIHAN 80 SOMME
10 AUBE 33 GIRONDE 57 MOSELLE 81 TARN
11 AUDE 34 HÉRAULT 58 NIÈVRE 82 TARN-ET-GARONNE
12 AVEYRON 35 ILLE-ET-VILAINE 59 NORD 83 VAR
13 B.- DU-RHÔNE 36 INDRE 60 OISE 84 VAUCLUSE
14 CALVADOS 37 INDRE-ET-LOIRE 61 ORNE 85 VENDÉE
15 CANTAL 38 ISÈRE 62 PAS-DE-CALAIS 86 VIENNE
16 CHARENTE 39 JURA 63 PUY-DE-DÔME 87 VIENNE (Haute)
17 CH.-MARITIME 40 LANDES 64 PYRÉNÉES-ATLANTIQUES 88 VOSGES
18 CHER 41 LOIR-ET-CHER 65 PYRÉNÉES (Hautes) 89 YONNE
19 CORRÈZE 42 LOIRE 66 PYRÉNÉES-ORIENTALES 90 BELFORT (Ter.de)
2A CORSE-DU-SUD 43 LOIRE (Haute) 67 RHIN (Bas) 91 ESSONNE
2B HAUTE-CORSE 44 LOIRE-ATLANTIQUE 68 RHIN (Haut) 92 HAUTS-DE-SEINE
21 CÔTE-D'OR 45 LOIRET 69 RHÔNE 93 SEINE-ST-DENIS
22 CÔTES-D'ARMOR 46 LOT 70 SAÔNE (Haute) 94 VAL-DE-MARNE
23 CREUSE 47 LOT-et-GARONNE 71 SAÔNE-ET-LOIRE 95 VAL-D'OISE

97-1 97-2 97-3 97-4 97-5

GUADELOUPE MARTINIQUE GUYANE RÉUNION ST-PIERRE-ET-MIQUELON

20 l’Administration d’État • 1
3 L’administration déconcentrée
La déconcentration implique la présence d’agents de l’État sur tout le territoire.
Appelés antérieurement « extérieurs », les services « déconcentrés » sont chargés
localement de remplir auprès des usagers les missions de service public du minis-
tère auquel ils appartiennent. Ils concrétisent – dans le prolongement des adminis-
trations centrales – la présence de l’État au niveau de la région, du département,
de l’arrondissement, du canton, de la commune, qui sont en matière d’administra-
tion générale, les principales circonscriptions administratives (terme utilisé pour
qualifier la zone de compétence d’une autorité administrative déconcentrée).

I. La circonscription communale

Le maire a une double compétence : il agit en tant que représentant de la collec-


tivité locale qu’est la commune, et en tant qu’agent de l’État soumis à l’autorité hié-
rarchique du préfet.
C’est en sa qualité d’agent de l’État qu’il est chargé de l’exécution des lois et règle-
ments édictés par le pouvoir central, de la délivrance des cartes électorales et de
celle des permis de construire. Il est également officier d’état-civil et officier de
police judiciaire.

II. La circonscription départementale

Le département est une circonscription administrative de l’État ayant à sa tête un


préfet. Les départements ont été créés en 1789, mais les préfets sont une institu-
tion napoléonienne (février 1800).

19 Trouvez la bonne préposition : en (2) – par (2) – pour (2) – sur – dans –
au – aux – à (3) – de – pour – en cas d’.
Chaque département est divisé en quelques arrondissements respectivement pris
a) ........................... charge b) ............................ un sous-préfet. Les arrondisse-
ments sont subdivisés en cantons, qui sont des circonscriptions essentiellement
électorales.
Les préfets sont nommés et révoqués c) ........................... décret du président
de la République pris d) ........................... Conseil des ministres. « Représentant
de l’État » e) ........................... le département, le préfet a « la charge
des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois ». Il dirige
donc tous les services administratifs déconcentrés dans le cadre du département
1 • l’Administration d’État 21
et est assisté par les membres de l’administration préfectorale. Il exerce
un contrôle a posteriori f) ........................... les collectivités territoriales et leurs
démembrements. Il est seul compétent g) ........................... prendre les mesures
relatives au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité et à la salubrité publiques.
À ce titre :
– le préfet peut se substituer h) ........................... maire d’une commune
ou au président du conseil général en cas de défaillance de ces derniers et,
pour assurer l’ordre public, faire intervenir la police nationale et la gendarmerie ;
– il est responsable i) ........................... la mise en œuvre opérationnelle
du service départemental d’incendie et de secours (géré par le président
du conseil général) ;
– il peut déclencher des plans de secours du type ORSEC (Organisation
des secours en cas de catastrophe) ou POLMAR (Pollution marine) ;
– il contrôle la légalité des délibérations des conseils municipaux et du conseil
général ;
– il dirige les services extérieurs de l’État dans le département, mais ses pouvoirs
ne s’appliquent ni j) ........................... l’inspection du travail, ni k) ...........................
la justice, ni l) ........................... finances, et partiellement seulement
m) ........................... l’éducation nationale.
La loi du 18 mars 2003 a renforcé ses compétences en lui conférant un pouvoir de
réquisition n) ........................... urgence lorsque ses moyens ne lui permettent
plus de poursuivre les objectifs o) ........................... lesquels il détient le pouvoir
de police.

20 Trouvez l’adjectif qui correspond au nom :


Ex : démocratie K démocratique
a. préfet .............................................. g. révocation ..........................................
b. commune ....................................... h. légalité ...............................................
c. territoire .......................................... i. urgence .............................................
d. état ................................................. j. police .................................................
e. santé .............................................. k. autorité ..............................................
f. élection ........................................... l. compétence .......................................

III. La circonscription régionale

La région a été érigée en circonscription administrative de l’État pour contribuer


au développement économique et à l’aménagement du territoire dans un cadre
plus adapté que celui du département.
Le préfet de région est en même temps préfet du département où se trouve le chef-lieu
de la région. C’est lui qui met en œuvre les politiques nationales et communautaires
concernant le développement économique et social et l’aménagement du territoire.
22 l’Administration d’État • 1
◗ Les préfets des départements compris dans la circonscription régionale pren-
nent des décisions conformes à ces orientations. Le préfet de département n’est
pas soumis à l’autorité hiérarchique du préfet de région.

21 Après avoir lu les textes sur l’Administration déconcentrée, répondez


aux questions suivantes :
1. Les départements ont été créés
a. sous l’Ancien Régime ❒
b. en 1789 ❒
c. en 1800 ❒
2. Les préfets ont été créés
a. en 1789 ❒
b. en 1800 ❒
3. Le préfet peut-il se substituer à un maire qui refuse d’user
de ses pouvoirs de police ?
a. oui ❒
b. non ❒
4. Le préfet de région est le supérieur hiérarchique des préfets
de département.
a. oui ❒
b. non ❒
5. Le préfet est nommé par le chef du gouvernement.
a. oui ❒
b. non ❒

22 Complétez les phrases ci-dessous à l’aide des mots suivants :


électorale – locaux – services – sous-préfet.
1. Le canton est essentiellement une circonscription a) ........................... pour
l’élection des conseillers généraux. Mais certains b) ........................... de l’État
comme la perception et la gendarmerie sont présents dans chaque canton.
2. L’arrondissement est utile comme cadre d’échanges entre les élus c) ...........................,
surtout les maires des petites communes et le d) ........................... (placé à la tête
d’un arrondissement et exerçant ses fonctions sous l’autorité du préfet du département).

1 • l’Administration d’État 23
4 Une structure administrative
d’État : l’établissement public
Certaines missions d’intérêt général sont assurées directement par l’administration,
d’autres par des établissements publics sous tutelle créés spécialement à cet effet.
On a parlé à leur propos de « services publics personnalisés ».
◗ L’établissement public administratif est chargé de la gestion d’une activité clas-
sique de service public ; régi par les règles du droit administratif, son contentieux
relève normalement des juridictions administratives.
◗ L’établissement public industriel et commercial est chargé de gérer des activi-
tés de nature industrielle ou commerciale dans des conditions comparables à
celles des entreprises privées. Son fonctionnement et son contentieux relèvent
à la fois du droit public et du droit privé.
◗ Certaines règles de fonctionnement commandent l’activité de tous les services
publics (S.P.) : le principe de continuité, le principe de mutabilité ou d’adaptabilité,
le principe d’égalité.
◗ Le service public – service public administratif (SPA) ou service public industriel et
commercial (SPIC) – peut être géré par une personne publique ou par une personne
privée, contrôlée de manière plus ou moins stricte par une personne publique.

23 Reliez le mot et sa définition :

1. Intérêt général a) But premier et essentiel de l’action administrative.


2. Personne b) Terme générique désignant une collectivité publique :
publique État, collectivité territoriale, établissement public.
3. Principe c) Terme générique désignant à la fois un ordre juridictionnel
de continuité et le type de droit applicable (privé… administratif…).
4. Principe d) Notion désignant l’ensemble des activités exercées dans
de mutabilité un but de satisfaction de l’intérêt général.
5. Régime juridique e) Principe selon lequel le service public doit s’exercer
de manière continue.
6. Service public f) Principe selon lequel le service public doit s’adapter afin
de satisfaire au mieux l’intérêt général.

24 Complétez le texte ci-dessous avec les mots suivants : syndicats


de communes – rattachement – personnalité morale – spécialisée –
prérogatives – local.
La formule de l’établissement public est très employée pour réaliser la gestion d’un SPA ou
d’un SPIC par une personne publique. L’établissement public a la a) ........................... .
24 l’Administration d’État • 1
Il possède :
– des privilèges et des b) ........................... particulières au droit public ;
– une fonction c) ........................... (seule une administration peut avoir une
compétence générale) de gestion de service public ;
– une situation de dépendance par rappor t à la collectivité publique de
d) ........................... :
• l’État : pour les établissements publics nationaux (comme, par exemple,
la Caisse des dépôts et consignations, l’École nationale d’Administration, l’ANPE)
ou locaux (comme un bureau d’aide sociale) ;
• un département (ou plusieurs) : établissements publics départementaux (hôpitaux
psychiatriques) et interdépartementaux ;
• une commune (ou plusieurs) : établissements publics communaux et intercom-
munaux (hôpitaux), e) ...........................
L’établissement public peut être national comme une université, ou f) ...........................
comme un lycée (qui est un établissement public régional), un collège (qui est un
établissement public départemental)…
Les établissements publics sont souvent composés d’une assemblée délibérante
élue ou nommée (généralement appelée conseil d’administration) et d’une instance
exécutive, un président ou un directeur.
Leurs ressources proviennent de sources diverses : libéralités, emprunts, subven-
tions, taxes fiscales pour les établissements publics industriels et commerciaux
(EPIC), budget essentiellement alimenté par des subventions pour les établisse-
ments publics administratifs.

25 Reliez le mot et sa définition :

1. Instance a) Acte par lequel une personne procure à autrui un avantage


exécutive sans contrepartie.
2. Libéralité b) Qualité d’un groupement de personnes juridiques, c’est-
à-dire titulaires de droits et d’obligations indépendam-
ment de ceux propres aux personnes physiques qui le
composent.
3. Personnalité c) Aide pécuniaire accordée par l’État ou une collectivité
morale territoriale à une association ou à la collectivité publique.
4. Subvention d) Prélèvement obligatoire perçu pour couvrir les charges
d’un service déterminé.
5. Taxe e) Situation d’une personne physique ou morale qui détermine
elle-même les règles auxquelles elle décide de se
soumettre.
6. Autonomie f) Organisme, service qui exerce le pouvoir de direction,
de décision.

1 • l’Administration d’État 25
26 Choisissez le terme juste parmi les trois proposés dans le texte
ci-dessous :
La distinction SPIC/SPA détermine le droit :
1) [applicable ❒ – appliqué ❒ – d’application ❒] et la compétence 2) [juridiction-
nelle ❒ – judiciaire ❒ – juridique ❒] pour juger de l’activité de ces services publics :
le juge 3) [administrateur ❒ – administratif ❒ – d’administration ❒] est compétent
pour l’intégralité du contentieux concernant les SPA. Le juge 4) [juridictionnel ❒ –
judiciaire ❒ – de jugement ❒] est compétent pour connaître la plupart des
5) [litiges ❒ – recours ❒ – pourvois ❒] relatifs à la gestion des SPIC.
Le statut du personnel est en principe fonction du caractère de l’établissement.
Selon une jurisprudence récente, tout agent d’un SPA géré par une personne
publique est un agent de droit public (fonctionnaire ou autre statut). Le personnel
des EPIC qui gèrent un SPIC est majoritairement dans une situation de droit privé
dont le contentieux relève des juridictions de l’ordre judiciaire.

26 L’Administration d’État • 1

Vous aimerez peut-être aussi