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Loup Cousteil

TGB

SES

DM de SES

Première partie : Mobilisation des connaissances

- Montrez comment le progrès technique peut contribuer à la croissance économique.


Le progrès technique est considérée comme une source majeure de croissance. Il permet
d'améliorer la productivité du facteur travail et du facteur capital. Pour l'agent économique
comme une entreprise ou l’Etat, c'est un moyen d'augmenter sa richesse créée sur une
période donnée. Cette richesse est mesurée économiquement par la valeur ajoutée. Si on
additionne l'ensemble des valeurs ajoutées réalisées au sein d'un pays dans tous les
secteurs d'activités, on obtient le PIB.

Deuxième partie : Étude d’un document

- Que signifient les deux valeurs soulignées : 8,3 et 2,3 ?


Ce document est un tableau représentant les différentes composantes de l’équilibre
emplois-ressources et permettant de comprendre quelles composantes de la demande
globale jouent sur la croissance économique. Ce tableau a été édité en 2012 par l’INSEE et
concerne la France. Les données vont de 1960 à 2011. La croissance est en pourcentage et
les différents composants sont en taux de croissance de PIB. Ici, le PIB est un PIB en
volume autrement dit un PIB auquel a été retiré les augmentations de prix au cours du
temps. Grâce à ce dernier nous pourrons nous demander quels éléments ont expliqué la
croissance française depuis les années 60. La valeur 8,3 représente le taux de croissance
du PIB en France (produit intérieur brut) en volume en pourcentage en 1960. La valeur 2,3
représente le taux de croissance des dépenses de consommation finale des ménages
(dépenses pour réaliser l'acquisition de biens et services destinés à la satisfaction de leur
besoins) en 2000 en France.

- Mettez en évidence l’évolution des principales contributions à la croissance.


Tout d’abord, nous pouvons remarquer qu’un élément important de la croissance française
est hormis en 2011, la consommation finale des ménages. Ainsi, en 1960, alors que le PIB
augmentait de 8,3 %, les dépenses de consommation expliquaient 3,4% de cette
croissance. Cette forte proportion de la croissance expliquée par la consommation finale des
ménages n’est seulement démentie qu’en 2011, pour le reste, elle explique toujours plus de
50 % de la croissance. En outre, si l’on observe le taux de croissance de la formation brute
de capital fixe (FBCF), on voit que son poids est toujours inférieur à celui de la
consommation pour expliquer la croissance, mais qu’il demeure une contribution importante
à la croissance comme le montrent les chiffres de 2011. En 2011, alors que le PIB
augmentait de 1,7 %, la FBCF expliquait 0,7 % du PIB. Enfin, le taux de croissance du solde
extérieur des biens et services semble avoir un rôle de moins en moins important dans la
croissance française. Pour un PIB augmentant de 6,2 % en 1970, le commerce extérieur
expliquait 1,3 % du PIB, mais en 1980 et 1990, les déficits commerciaux ont amputé la
croissance et en 2000 et 2010, ils n’avaient aucun effet sur la croissance. La variation des
stocks étant les hausses et baisses de stocks au cours du temps expliquent peu la
croissance hormis en 1960 et en 2011. Nous pouvons donc en conclure que les principaux
déterminants de la croissance en France sont les dépenses de consommation finale des
ménages ainsi que la FBCF et que lorsque ces derniers diminuent, alors la croissance fait
de même.

Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

- À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que le


processus de croissance a un caractère endogène.

En économie, on s’est intéressé très tôt à la croissance économique, définie comme une
augmentation soutenue sur une longue période de la richesse produite (PIB), et à ce qui
pourrait la favoriser. Smith parle de rôle de la division du travail et de la main invisible pour
expliquer la "Richesse des Nations". L'idée selon laquelle la croissance économique est un
processus auto-entretenu (endogène) et l'origine de cette dynamique, se trouve dans la
croissance elle-même. Sans nier les facteurs extérieurs de la croissance, nous allons nous
intéresser à son caractère endogène.

Tout d’abord, nous devons montrer que ce processus de croissance permet de financer les
efforts de R et D. En effet, une entreprise qui fait des profits utilise une partie de ses
bénéfices pour financer la recherche et ainsi favoriser sa croissance future par de nouvelles
innovations. L’entreprise anticipe sur ces bénéfices car elle assuré par la recherche qu’elle
fait. En période de croissance, les fiscalités augmentent et les pouvoirs publics ont les
moyens d'agir sur l'innovation en développant des grands centres de recherche publics. On
voit que le processus de croissance n’est pas seulement dû au bénéfice fait par les
entreprises mais aussi dû à l’investissement. D'ailleurs, on investit sur le secteur de
l’éducation pour le bon fonctionnement du processus de croissance. Effectivement, la
hausse du niveau d'instruction et le développement des qualifications sont de puissants
moteurs pour la croissance car il améliore la productivité globale de l'activité économique
surtout dans les entreprises. La croissance économique permet aussi de dégager les
moyens nécessaires pour mener une politique de formation active, par les pouvoirs publics
mais aussi dans les entreprises avec la présence de formations pour améliorer le capital
humain des employés. Ainsi, on remarque que l’éducation à tous les stades de la vie active
(dans le milieu scolaire ou du travail) est aussi un coefficient positif pour le processus de la
croissance. De plus on sait que l'accès aux infrastructures de communication et de transport
permet aussi d’améliorer les performances des entreprises et donc leur croissance. Par les
investissements en cette matière, les pouvoirs publics génèrent des externalités positives,
dont les entreprises sont les bénéficiaires. Les gains de productivité qui en découlent sont
ainsi le résultat de la croissance économique qui les a financés. Enfin la dernière pièce du
grand puzzle du processus de la croissance est la prise en charge des employés qui sont à
la naissance de celle-ci. Cette prise en charge se caractérise par la protection sociale qui
accompagne dans des secteurs comme la santé, le chômage ou encore les aides sociales,
elle contribue aussi à limiter les inégalités et maintenir le lien social. Néanmoins, ce dernier
est une caractéristique essentiel du niveau d'efficacité d'un appareil productif. Nous
connaissons l’exemple de l'efficacité économique dans les pays scandinaves où la cohésion
sociale est plus forte qu'ailleurs et où des résultats positifs en découlent.

Pour conclure, la faiblesse de la croissance en Europe depuis 2008, en France en


particulier, doit nous amener à la réflexion sur tous les leviers susceptibles de dynamiser
l'activité. Il en va de nos équilibres économiques (emploi, revenus, financements publics)
mais aussi sociaux : solidarité et égalité. La caractéristique “endogène” qui s'ajoute à la
croissance permet de nous faire comprendre encore mieux son fonctionnement. Cela
permet aussi de ne négliger aucun des facteurs sur lesquels la France devra travailler dans
les années à suivre.