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Pr.

Kchiri Abdelmajid

LA COMPTABILITÉ APPROFONDIE
CHAPITRE INTRODUCTIF

Séance : 1
SOMMAIRE
Pr. Kchiri Abdelmajid

Chapitre 1 : Normalisation comptable et cadre conceptuel


Section 1 : Source de droit et de l’organisation comptable :
1. La normalisation comptable au Maroc
2. Le Plan comptable général des entreprises
Section 2 : L’information comptable et financière, et le gouvernement de l’entreprise
1. L’information comptable et financière
2. Le gouvernement de l’entreprise
Pr. Kchiri Abdelmajid
SOMMAIRE

Chapitre 2 : les principes comptables


1. Le principe de continuité de l’exploitation
2. Le principe des coûts historiques
3. Le principe de la permanence des méthodes
4. Le principe d’indépendance des exercices
5. Le principe de prudence
6. Le principe de clarté
7. Le principe d’importance significative
Pr. Kchiri Abdelmajid

CHAPITRE 1 : NORMALISATION COMPTABLE ET


CADRE CONCEPTUEL
Section 1 : Source de droit et de l’organisation comptable
Pr. Kchiri Abdelmajid

LA NORMALISATION COMPTABLE AU MAROC :


Pr. Kchiri Abdelmajid

LA LOI N° 9-88 RELATIVE AUX OBLIGATIONS COMPTABLES DES COMMERÇANTS

Article premier : obligations relatives aux


enregistrements comptables
Article 2 : livre-journal et grand-livre
Article 3 : Journaux et livres auxiliaires
Article 4 : Manuel d'organisation comptable
Article 5 : Inventaire physique
Article 6 : Livre d'inventaire
Article 7 : Durée de l' exercice
Article 10 : Définition des états de synthèse
Article 8 : Forme des livres journal et inventaire
Article 11 : Image fidèle
Article 9 : Etats de synthèse
Article 12 : Masses, rubriques et postes
Article 13 : Permanence des méthodes
Article 14 : Méthodes d'évaluation
Article 15 : Principe de Non compensation
Article 16 : Principe de prudence
Article 17 : Principe d'indépendance des exercices
Article 18 : Date d'établissement des états de synthèse
Article 19 : Cas de dérogation aux principes comptables
Article 20 : Cas de dérogations aux principes comptables
LE CODE GÉNÉRALE DE LA NORMALISATION COMPTABLE C.G.N.C
Pr. Kchiri Abdelmajid

Le CGNC de 1986 avait pour objectifs :


❖Mettre un outil de gestion et de prise de décision moderne au service des chefs des entreprises ;
❖Rattraper le retard enregistre par le Maroc dans le domaine de comptabilité ;
❖Développer l’information micro et macro-économique ;
❖Améliorer le niveau des connaissances, des performances des entreprises par tous les utilisateurs ;
❖S’insérer dans le contexte international ;
❖Permettre un enseignement sur la base d’un plan comptable national ;
❖Réussir la privatisation et dynamiser la bourse.
LE CODE GÉNÉRALE DE LA NORMALISATION COMPTABLE C.G.N.C
Pr. Kchiri Abdelmajid

• Le CGNC se compose de deux parties :

la Norme Générale
Comptable (NGC)

le Plan Comptable Général des


Entreprises (PCGE).
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LA NORME GÉNÉRALE COMPTABLE (NGC) :

• La NGC est caractérisée par son aspect général et polyvalent. Elle est la synthèse de deux approches
internationales à savoir l’approche anglo-saxonne et celle franco-germanique. Elle vise toutes les
entités économiques quelles que soient leur taille (PME ou grandes entreprises), leur forme juridique
(société, association, entreprise individuelle, Etat ou établissement public), leur secteur (public ou
privé) ou leur objet (commercial, industriel, agricole…).
• L’objectif principal de la NGC est de dégager une information économique et financière pertinente
et fiable. L’information doit être pertinente, par sa nature et son importance significative, pour les
besoins de prises de décisions des utilisateurs, le but étant « ne pas se tromper et ne pas tromper ».
L’information possède la qualité de fiabilité quand elle est exempte d’erreur et de biais significatifs et
que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image fidèle de ce qu’elle est
censée présenter ou de ce que l’on pourrait s’attendre raisonnablement à la voir présenter.
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PLAN COMPTABLE GÉNÉRAL DES ENTREPRISES (LE PCGE)

• Constitue le cadre pratique d'application de la NGC pour les entreprises.


• Le CGNC est donc appelé à être complété ultérieurement par d'autres plans comptables
sectoriels ou professionnels tels ceux des banques et des assurances. C'est la première
normalisation comptable spécifiquement marocaine.
• Le PCGE fait état des états de synthèse ; règles d’évaluation ; et nomenclature des
comptes. Seules les deux premières seront traitées dans les paragraphes suivants.
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CHAPITRE 1 : NORMALISATION COMPTABLE ET


CADRE CONCEPTUEL
Section 2 : L’information comptable et financière, et le gouvernement de l’entreprise
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L’INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

l’information de l’entité L’information des associés L’information des administrations


Toute personne associée, à Des informations d’ordre comptable Les principales déclarations fiscales à
quelque degré que ce soit, à doivent être mises à disposition (voire souscrire par les entreprises commerciales et
la gestion de l’entreprise doit adressées) aux associés dans les industrielles concernent les impositions
s’appuyer sur des états différents types de sociétés. Il s’agit
suivantes :
comptables pour prendre ses essentiellement :
décisions. La comptabilité, Des comptes individuels (bilan, compte • L’impôt sur les bénéfices (impôt sur le
tout au long de l’année de résultat, annexe) appelés également revenu)
fournit aux dirigeants de (notamment par les textes de droit • Régime des bénéfices industriels et
l’entreprise et à leurs comptable) « comptes annuels » ; commerciaux, ou impôt sur les sociétés)
collaborateurs les Des comptes consolidés, lorsque la ;
informations nécessaires . société est tenue d’en établir. • La taxe à la valeur ajoutée
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L’INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

L’information du comité d’entreprise L’information du public


Chaque année, le chef d’entreprise doit Les sociétés par actions et les SARL sont tenues de
présenter au comité d’entreprise : déposer au greffe du tribunal de commerce de leur
Les documents comptables établis par siège social, dans le mois qui suit l’approbation des
l’entreprise (et mis à disposition des comptes individuels par l’assemblée générale des
actionnaires) ; actionnaires ou des associés :
Le bilan social et un état faisant ressortir • Les comptes individuels ;
l’évaluation de la rémunération moyenne • Le rapport de gestion ;
(pour les entreprises de plus de 300 • Les comptes consolidés (éventuellement) ;
salariés) ; • Le rapport sur la gestion du groupe
Le cas échéant, un rapport commentant (éventuellement) ;
les éléments de calcul de la participation • -Les rapports des commissaires aux comptes ;
; • La proposition d’affectation du résultat et la
Un rapport sur l’activité de l’entreprise. résolution votée.
SYNTHÈSE DES PRINCIPES COMPTABLES & LOI COMPTABLE :
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Continuité d'exploitation Article 20


Permanence des méthodes Article 13
Coût historique Article 14
Spécialisation des exercices Articles10, 16,17

Prudence Article 16
Clarté Article 15
Importance significative Article 11
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PRINCIPE DE CONTINUITÉ D’EXPLOITATION:

• Selon ce principe, l'entreprise doit établir ses états de synthèse dans la perspective d'une
poursuite normale de ses activités.
• En l'absence d'indication contraire, l’entreprise est censée établir ses états de synthèse
sans l'intention ni l'obligation de se mettre en liquidation ou de réduire sensiblement
l'étendue de ses activités.
• Ce principe conditionne l'application des autres principes, méthodes et règles comptables
tels que ceux-ci doivent être respectés par l'entreprise, en particulier ceux relatifs à la
permanence des méthodes et aux règles d'évaluation et de présentation des états de
synthèse.
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PRINCIPE DE PERMANENCE DES MÉTHODES :

• En vertu de ce principe : l'entreprise établit ses états de synthèse en appliquant les mêmes règles
d'évaluation et de présentation d'un exercice à l'autre.
• L'entreprise ne peut introduire de changement dans ses méthodes et règles d'évaluation et de
présentation que dans des cas exceptionnels.
• Les modifications intervenues dans les méthodes et règles habituelles sont précisées et justifiées,
dans l‘ETIC, avec indication de leur influence sur le patrimoine, la situation financière et les résultats.
• Ce principe est important pour la comparabilité des informations comptables dans le temps et dans
l'espace.
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PRINCIPE DU COÛT HISTORIQUE :

• En vertu de ce principe, la valeur d'entrée d'un élément inscrite en comptabilité pour son
montant exprimé en unités monétaires courantes à la date d'entrée reste intangible
quelle que soit l'évolution ultérieure du pouvoir d'achat de la monnaie ou de la valeur
actuelle de l'élément, sous réserve de l'application du principe de prudence.
• Par dérogation à ce principe, l'entreprise peut décider à la réévaluation de l'ensemble de
ses immobilisations corporelles et financières, conformément aux prescriptions du
CGNC.
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PRINCIPE D’INDÉPENDANCE DES EXERCICES :

• En raison du découpage de la vie de l'entreprise en exercices comptables, les charges et


les produits doivent être, en vertu du principe de spécialisation des exercices, rattachés à
l'exercice qui les concerne effectivement et à celui-là seulement.
• Les produits sont comptabilisés au fur et à mesure qu'ils sont acquis et les charges au fur
et à mesure qu'elles sont engagées, sans tenir compte des dates de leur encaissement ou
de leur paiement.
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PRINCIPE DE PRUDENCE :
• En vertu de ce principe, les incertitudes présentes susceptibles d'entraîner un accroissement des charges ou une
diminution des produits de l'exercice doivent être prises en considération dans le calcul du résultat de cet exercice.
• Ce principe évite de transférer sur des exercices ultérieurs ces charges ou ces minorations de produits, qui doivent
grever le résultat de l'exercice présent.
• En application de ce principe, les produits ne sont pris en compte que s'ils sont certains et définitivement acquis à
l'entreprise ; en revanche, les charges sont à prendre en compte dès lors qu'elles sont probables.
• Seuls les bénéfices réalisés à la date de clôture d'un exercice peuvent affecter les résultats ;
• Par exception est considéré comme réalisé le bénéfice partiel sur une opération non achevée à la date de clôture
répondant aux conditions fixées par le CGNC.
• La plus-value constatée entre la valeur actuelle d'un élément d'actif et sa valeur d'entrée n'est pas comptabilisée.
• La moins-value doit toujours être inscrite en charges, même si elle apparaît comme temporaire à la date
d'établissement des états de synthèse.
• Toute charge ou tout produit comptabilisé au cours de l'exercice et se rattachant aux exercices ultérieurs, doit être
soustrait des éléments constitutifs du résultat de l'exercice en cours et inscrit dans un compte de régularisation
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PRINCIPE DE CLARTÉ

• Selon le principe de clarté :


• Les opérations et les informations doivent être inscrites dans les comptes sous la rubrique adéquate, avec la bonne
dénomination et sans compensation entre elles ;
• Les éléments d'actif et de passif doivent être évalués séparément ;
• Les éléments des états de synthèse doivent être inscrits dans les postes adéquats sans aucune compensation entre ces
postes.
• En application de ce principe, l'entreprise doit organiser sa comptabilité, enregistrer ses opérations, préparer et
présenter ses états de synthèse conformément aux prescriptions du CGNC.
• Les méthodes utilisées doivent être clairement indiquées notamment dans les cas où elles relèvent d'options
autorisées par le CGNC ou dans ceux où elles constituent des dérogations à caractère exceptionnel.
• A titre exceptionnel, des opérations de même nature réalisées en un même lieu, le même jour, peuvent être
regroupées en vue de leur enregistrement selon les modalités prévues par le CGNC.
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PRINCIPE D’IMPORTANCE SIGNIFICATIVE :

• Selon ce principe, les états de synthèse doivent révéler tous les éléments dont l'importance
peut affecter les évaluations et les décisions.
• Est significative toute information susceptible d'influencer l'opinion que les lecteurs des états
de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine, la situation financière et les résultats.
• Ce principe trouve essentiellement son application en matière d'évaluation et en matière de
présentation des états de synthèse.
• Dans les évaluations nécessitant des estimations, les méthodes par approximation ne sont
admises que si leurs incidences par rapport à des méthodes plus élaborées n'atteignent pas
des montants significatifs au regard de l'objectif de l'image fidèle.
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CHAPITRE 1 : NORMALISATION COMPTABLE ET


CADRE CONCEPTUEL
Section 3 : Les méthodes d’évaluation comptables
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• L’évaluation est la traduction chiffrée de chaque transaction, fait, opération ou événement affectant le
patrimoine, la situation financière et les résultats, en vue de les intégrer dans les comptes .
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SYNTHÈSE DES MÉTHODES D’ÉVALUATION


COMPTABLES

Soubassement des méthodes d’évaluation


comptable

Continuité
Prudence
d’exploitation Cout historique

Impact sur les méthodes d’évaluation

Modalités d’application Des méthodes retenues à l’entrée, à l’inventaire et à


l’arrêté
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VALEUR À L’ENTRÉE

La valeur d'entrée dans le patrimoine est égale :


❖ Au coût d'acquisition de l'élément acquis à titre onéreux
❖ Au coût de production s'il est produit par l'entreprise elle- même
❖ À sa valeur actuelle si l'élément est reçu à titre gratuit
❖ À sa valeur nominale s'il s'agit d'une créance, disponibilité ou dette
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VALEUR D'INVENTAIRE

La valeur d'inventaire est déterminée, selon le cas :


❖ À partir du marché et de l'utilité du bien pour l'entreprise
❖ La valeur actuelle de l'immobilisation peut être considérée comme étant le prix qu'accepterait d'en donner
un acquéreur éventuel de l'entreprise dans l'état et le lieu où elle se trouve.
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VALEUR D'ARRÊTÉ DES COMPTES

La valeur à l'arrêté des comptes est la VCN et égale selon le cas :


❖À la valeur d'entrée s'il s'agit d'un bien non amortissable, ou le cas échéant à la
valeur d'inventaire si elle est inférieure à la première.
❖À la valeur nette d'amortissement et/ou de provision s'il s'agit d'un bien
amortissable.

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