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Impôts en Abélie

Landor

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Image de couverture : site de l'auteur

En lecture libre sur Atramenta.net

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Impôts en Abélie

Toujours inspiré par « Rêve en ergastule », je


m’exerce à imaginer comment un État pourrait
alimenter ses caisses en valeurs monétaires, afin de
pouvoir organiser les dépenses nécessaires à la vie de
ses citoyens.
Au moyen de « ma » collection « en Abélie »
j’aborde différents aspects de cette utopie, peut-être
concrète dans un avenir plus ou moins proche.

Bien sûr je serai amené à répéter des thèmes déjà


traités dans d’autres textes ! Qui ne les aurait pas lus,
ne pourrait avoir une idée de l’ensemble.
Ainsi je rappelle qu’en « Abélie » tout citoyen
perçoit à sa naissance, et jusqu’à sa mort, un RME
(revenu minimum d’existence) : de quoi assurer sa
survie en l’absence d’autres revenus.
Billets et pièces de monnaie n’existent plus ! Pour
témoigner de son compte en banque et l’utiliser, une
carte bancaire est à la disposition de chaque citoyen
Sur ce compte l’État verse le RME. Les autres gains,
réalisés par divers moyens, y sont consignés, ainsi que
les dépenses.

Comment l’État dispose-t-il de valeurs monétaires


nationales pour assurer ses fonctions. Bien sûr, si des

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besoins doivent être satisfaits alors qu’il existe
matière ou main d’œuvre pour les assurer, l’État doit
ajuster son trésor au besoin de l’économie, il crée de
la monnaie qui entre dans le circuit monétaire
national de diverses façons (entreprises d’État,
subventions, augmentation du RME, etc.)
Dans le cadre normal du fonctionnement d’une
économie qui satisfait aux besoins des citoyens, l’État
prélève des valeurs monétaires au moyen de taxes sur
chaque transfert d’un compte à un autre. C’est le
compte débiteur qui paie la taxe, fixée selon la nature
du transfert, ou selon le besoin d’accélérer ou ralentir
un élément du circuit monétaire. Plus il y a de choses
ou de services proposés, plus il y a de
consommateurs, plus il y a de taxes versées à l’État

Il n’y a pas d’impôts autres que la contribution


versée à l’État, à chaque fois que de l’argent sort d’un
compte en banque. Et tout ce qui est dépensé ou
gagné est traduit en moins d’une seconde sur un
compte en banque. La trace de ces déplacements de
valeur monétaires est consignée en mémoire
informatique (analysable à partir de multiples points)
et reste imprimée sur un papier, conservable par
l’expéditeur comme par le destinataire.
Impôts sur le revenu, taxes foncières, taxes
d’habitation ne donnent plus lieu à calculs ou
versements. Et pourtant les agents du fisc auront à
surveiller la circulation des taxes diverses. Ils ne
seront pas au chômage.
Lors d’une dépense par téléphones mobiles, qui
servent au transfert entre deux particuliers,
s’affichent : montant de la transaction, origine et
destination, code du transfert (selon la nature de
l’achat, somme versée au destinataire et taxe versée à
l’État). Les banques de chaque échangeur dirigent les

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chiffres vers la banque d’État (taxe), l’une ajoute au
compte du créditeur et l’autre retire la taxe versée à
l’État, et le versement total est payé par le débiteur
partenaire.

Bouleversement :
L’égalité devant ces contributions ? – Le taux de la
taxe sur un produit donné est le même pour tous ! Là
est l’égalité !
Ce qui fait la différence entre ce que paie le riche et
ce que paie le pauvre, vient de leurs dépenses. Qui
dépense le plus contribue le plus à remplir les caisses
de l’État : par les taxes !.
Tous les produits n’ont pas le même taux de taxe :
le caviar, le champagne, les nombre d’étoiles de votre
hôtel, le parking d’un yacht, n’ont pas le même taux
que le pain, l’eau, le parking d’un scooter !
En même temps que celui qui dépense voit la trace
de la valeur qui lui sera prélevée (soit dans un
récepteur de carte bancaire chez un commerçant, ou
sur le cadran du téléphone mobile prévu pour recevoir
la carte d’autrui, les comptes qui déboursent, tout
comme ceux qui empochent, gardent le transfert en
mémoire.
Un code à taper (entre particuliers) définit la nature
de l’échange, alors apparaissent le code et la taxe
correspondante, qui instruiront les comptes de l’État.
Le code pourrait ne pas être le bon (sauf sur les
récepteurs de commerçants ou d’institutions
déclarées) entre deux particuliers. Les inspecteurs
(voire des logiciels d’intelligence artificielle) sauront
détecter les mensonges les plus courants ou les plus
« dangereux ». Car tous ces échanges passent par
des mécanismes interconnectés, lisibles par les
Inspecteurs des caisses de l’État.
Comme dans notre système actuel, les aspects

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extérieurs du train de vie des personnes, la richesse
douteuse, feront l’objet de contrôles. (Factures à
conserver, justificatifs sur papiers, doubles de ce qui
est en mémoire des ordinateurs concernés).

Imaginons un itinéraire de valeurs monétaires


perçues et utilisées par le responsable d’une
entreprise. Lorsque celui-ci perçoit son salaire, le
compte de l’entreprise verse une taxe, selon le taux
prévu, à l’État. Si cet argent est placé sur un compte
en banque du bénéficiaire, il y a taxe de transfert. La
somme versée est censée rapporter quelques
intérêts : au moment du versement de cet intérêt, le
compte du placeur est délesté d’une taxe au compte
de l’État.
Lors du retrait d’une somme pour achat d’une
automobile, la banque crédite le compte de l’État
d’une taxe sur la somme versée. Il y aura taxe prise
sur le compte de l’acheteur au moment de son achat,
comme il y aura eu taxe pour le fabriquant de la
voiture au moment de l’achat par le concessionnaire.
Par le carburant consommé, l’entretien du véhicule, le
péage des autoroutes, les nuitées d’hôtel avant la
location d’une maison de vacances… à chaque
dépense l’État recharge son compte ! Grâce aux taxes.
(Le paiement à chaque citoyen d’un Revenu de Base,
provient de ce réservoir de taxes.)
Par contre, pas de taxe foncières, ni taxes
d’habitation !
Au moment de l’achat du terrain, des travaux de
construction, de l’aménagement, les taxes
correspondantes seront versées une fois pour toutes.
Les dépenses pour modification de la propriété font
taxes à payer.
Pas besoin de taxe d’habitation : si vous habitez,
vous utilisez eau, électricité, entretien, frais pour

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invitation d’amis, donc taxes pour l’État.
Les caisses de l’État, en fonction du lieu des
dépenses justifiant taxes, reversent aux communes
une certaine somme. (Mieux vaut acheter chez soi, si
vous voulez donner du pouvoir à votre municipalité,
ou à votre pays !)
Si vous allez à l’étranger pour y vivre, vous perdez
votre RME pendant ce temps. Si vous allez faire du
tourisme vous achetez des valeurs monétaires du pays
visité, auprès de votre banque, donc vous payez à
l’État une taxe pour cet achat de monnaie inscrite sur
une carte bancaire touriste. Ces valeurs monétaires
inscrites sur cette carte bancaire touriste seront
traitées par le pays qui accueille, selon ses règles.
La règle des échanges internationaux entre
entreprises, pour des entités obéissant aux règles
abélistes, agiront selon un semblable système de carte
bancaires et de taxes.

De ce circuit monétaire, l’État grossit ses réserves.


Les gestionnaires élus démocratiquement à la tête de
l’État (il existe un modèle abéliste !) utiliseront ce
pouvoir monétaire pour payer les RME, créer ou
renforcer des services publics ou privés, paieront des
fonctionnaires ou services divers. Mais l’État ne se
verse pas de taxes.
Si l’État manque de valeurs monétaires, il en crée
lorsque le pays a, à la fois, des besoins et le potentiel
humain ou matériel pour y répondre. Il peut
augmenter les taxes ou prendre un pourcentage sur
tous les comptes en banques des citoyens, même taux
pour tous les comptes. S’il a des économies, un trop
plein de valeurs monétaires, il peut augmenter le RME
pour un temps donné. Il peut aussi annuler des
valeurs monétaires sur ses propres comptes, si ces
valeurs ne correspondent pas à des dépenses

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possibles. Inutilisables, ces valeurs monétaires n’en
sont plus. On peut imaginer que chaque carte
bancaire individuelle soit débitée selon un taux qui
correspond aux valeurs monétaires à détruire,
puisque invalidées.
Telles sont les élucubrations mises au service de
débatteurs de groupes abélistes, ou au service de la
réflexion citoyenne de n’importe qui. Pour alimenter
les débats sur forums divers, cela peut aussi motiver !

Restons-en là ! Une graine pour semer dans les


esprits, ne devrait pas faire éclater la boîte crânienne
qui les contient.
L’essentiel est de provoquer des questions
concernant le système monétaire afin de trouver des
solutions à bien des problèmes posés par le système
monétaire des pays divers, ou au niveau international.

Si vous votez, soyez lucides, cherchez, contestez,


instruisez-vous !

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FIN

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