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Laboratoire de simulation des matériaux (LSMX) Cours Milieux Continus

Département des Matériaux 3ème Semestre


EPFL J.-M Drezet, J. Valloton, K. Shahim & N. Chobaut

Corrigé No 5  22.10.10
Tenseur des contraintes II

1.
Pour trouver les contraintes principales il sut de résoudre le déterminant
Contraintes Principales et Cercle de Mohr

de la matrice :
 
10 − σp 0 0√
σ= 0

10√− σp 5 3 

(1)
0 5 3 −σp

10 − σ 0 0√
p √
Det(σ) = 0 10√− σp 5 3 = (10 − σp )2 (−σp ) − (5 3)2 (10 − σp )

−σp

Les valeurs des contraintes principales sont , et


0 5 3
σpI = 10 σpII = 15 σpIII =
−5 .
De toute évidence, par la forme du tenseur des contraintes, le valeur σ
correspond à la valeur propre alignée sur l'axe x. En eet, la rotation du
pI

tenseur pour retrouver les valeurs propres se fait autour de l'axe x, et c'est
pourquoi on ne les met pas dans un ordre décroissant.
Les directions principales associées, à ces vecteurs s'obtiennent en appliquant
l'équation (4.27) du polycopie. Ainsi, on trouve que pour σ , n → (1, 0, 0) ;
pour σ , n → (0, √3/2, 1/2) ; et pour σ , n → (0, −1/2, √3/2).
pI pI

On peut s'assurer que les vecteurs propres sont orthonormaux avec la relation
pII pII pIII pIII

suivante :
n~ · n~ = |n ||n | cos θ = 0
1 2 1 2 (2)
On vérie que les invariants du tenseur restent inchangés :
√ +215 −2 5 = 220
ΣI (σ) = 10 + 10 + 0 = 20 = ΣI (σp ) = 10
ΣII (σ) = (10)(10) + (10)(0) + (10)(0) − (5 3) − 0 − 0 = 25
ΣII (σp ) = (10)(15) + (15)(−5) + (−5)(10) = 25


10 0 0√

ΣIII (σ) = Det(σ) = 0 10√ 5 3 = −750


0 5 3 0

10 0 0

ΣIII (σp ) = Det(σp ) = 0 15 0 = −750

0 −5

0

Désormais il nous faut trouver la matrice de rotation pour passer de σ à σ .


Pour ce faire, l'angle de rotation autour de x doit être calculé. On applique
p

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la même équation aux vecteurs n et n pour trouver θ = 30 degrés. Noter


que pour la transformation de repère r~ = [A]~r, [A] n'est rien d'autre que le
2 pII
0

tenseur qui décrit l'orientation des vecteurs propres.


Pour une direction ~n quelconque ou ~n = n(x, y, z), on peut trouver la com-
posante normale et tangentielle de la densité
√ de force en opérant ainsi :
tn = ~t · ~n = (σ · ~n) · ~n = 10x2 + 10y 2 + 10 3yz;

tτ = t − tn
Le cercle de Mohr et les ellipses des contraintes dans les trois plans sont
dessinés ci-dessous :

Finalement, la partie hydrostatique d'un tenseur (σ ) est dénie par 1/3T r(σ)I
alors que
 la partie déviatorique
 du tenseur est dénie comme σ = σ − σ :
M
D M
20/3 0 0
σM = 0 20/3 0
 

et
0 0 20/3
 
10/3 0 0√
σD =  0 10/3 5 3 
 

0 5 3 −20/3

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2. Condition d'équilibre

 
1 3y −3z
σ =  3y xy σyz 
 
−3z σyz σzz

On sait que la trace du tenseur est nulle, donc σ zz = −1 − xy .


On sait que (σ) = , le ux est donc nul.
div 0

 
0
∂σ
div(σ) =

x + ∂zyz =0
∂σyz ∂σzz
∂y + ∂z

Avec la 2ème composante de la divergence, on trouve que σ = −zx+A(x, y)


La 3ème composante permet de déterminer A(x, y). Vu que = 0, =
yz
∂σzz ∂σyz

0 et donc A ne dépend pas de y . En conséquence, A(x) = x vu que sur l'axe


∂z ∂y
2

x, σ = x . 2

On a alors le tenseur suivant :


yz

 
1 3y −3z
σ =  3y

xy x(x − z) 

(4)
−3z x(x − z) −1 − xy
Pour calculer les forces globales sur l'ensemble du cube unitaire, il faut ap-
pliquer la relation = σ · et intégrer sur chaque surface du cube entre 0 et
1. On a donc 6 intégrales à faire :
t n

Normale // à Ox :
1 3y −3z −1
Z 1Z 1 ! !
3y 0 0 · 0 dydz+
0 0 −3z 0 −1 0
1 3y −3z 1
Z 1Z 1 ! !
3y y 1−z · 0 dydz =
0 0 −3z 1−z −1 − y 0

(5)
−1 1
Z 1Z 1 ! Z 1Z 1 !
−3y dydz + 3y =0
0 0 3z 0 0 −3z

Normale // à Oy :
1 0 −3z 0
Z 1Z 1 ! !
0 0 x(x − z) · −1 dxdz+
0 0 −3z x(x − z) −1 0

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(6)
1 3 −3z 0
Z 1Z 1 ! !
3 x x(x − z) · 1 dxdz =
0 0 −3z x(x − z) −(1 + x) 0

(7)
0 3
Z 1Z 1 ! Z 1Z 1 !
0 dxdz + x dxdz
0 0 −x(x − z) 0 0 x(x − z)

Normale // à Oz :
1 3y 0 0
Z 1Z 1 ! !
3y xy x2 · 0 dxdy+
0 0 0 x2 −(1 + xy) −1

(8)
1 3y −3 0
Z 1Z 1 ! !
3y xy x(x − 1) · 0 dxdy =
0 0 −3 x(x − 1) −(1 + xy) 1

(9)
0 −3
Z 1Z 1 ! Z 1Z 1 !
−x2 dxdy + x(x − 1) dxdy
0 0 1 + xy 0 0 −(1 + xy)

On se retrouve donc avec :


0 3
Z 1Z 1 ! Z 1Z 1 !
0 dxdz + x dxdz+
0 0 −x(x − z) 0 0 x(x − z)

(10)
0 −3
Z 1Z 1 ! Z 1Z 1 !
−x2 dxdy + x(x − 1) dxdy = 0
0 0 1 + xy 0 0 −(1 + xy)

On voit en eet bien que les intégrales s'annulent, et ceci est évident par le
théorème de la divergence :
(11)
Z Z Z
~
F = ~
tdS = σ · ~ndS = div(σ)dV = 0

Le vecteur avec les trois composantes est écrit comme suit :


∂V ∂V V
M

= M ~e + M ~e + M ~e M x x (12) y y z z

Somme des moments autour d'axe Ox :


Z Z
Mx = ((~r × ~t) · ~ex )dS = (ytz − zty )dS
∂V ∂V
où ~r = (x, y, z) est considéré comme un vecteur de connexion entre (0,0,0)
et le point où la force est appliquée, donc un point quelconque sur les axes :
Z 1Z 1
Mx = (y(3z) − z(−3y)) + (y(−3z) − z(3y))dydz+
0 0
Z 1Z 1
(0(−x(x − z)) − z(0)) + (1(−x(x − z)) − z(x))dxdz+
0 0

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(13)
Z 1Z 1
(y(1 + xy) − z(−x2 )) + (−y(1 + xy) − 1(x(x − 1)))dxdy = 0
0 0

Le moment autour de l'axe qui passe par le centre du cube et parallèle à Ox


sera de zéro en utilisant la règle de superpositon :
(14)
Z Z Z
M~ = ((~r − r~ ) × ~t)dS =
0 (~r × ~t)dS − (r~ × ~t)dS
0

Une approche similaire donnera le même résultat pour le moment autour de


∂V ∂V ∂V

y et z.