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MINISTÈRE DE L'ÉQUIPEMENT, DU LOGEMENT,


DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES TRANSPORTS
LABORATOIRE CENTRAL DES PONTS ET CHAUSSEES

MÉTHODE D'ESSAI LPC


no 22

Février 1987

1
SOMMAIRE

CHAPITRE O.INTRODUCTION .............................................. 4

CHAPITREI-GENERALITÉS ................................................ 5
1.1. Définition et description de l'essai « normal )) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1 .2.'i.F rincipe de la méthode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.1. Schéma de fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2. Naturedessols . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3. Caractéristiques mesurées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.4. Symboles utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

CHAPITRE 2.DESCRIPTION DE L'APPAREILLAGE LPC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7


2.1. Description du matériel spécifique à l'essai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1.1. Le moulinet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1.2. Le trains de tiges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.3. Le couplemètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2. Liste du matériel nécessaire à l'essai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.1. Matériel spécifique à l'essai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.2. Matériel de mise en place du scissomètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.3. Matériel divers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.4. Matériel pour entretien et réparation sur chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.5. Matériel de maintenance en laboratoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

CHAPITRE 3. MISE EN OEUVRE D U SCISSOMETRE LPC ......................... 12


3.1. Montage du bâti .................................................... 12
3.2. Choix du moulinet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.3. Fonçage du scissomètre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

CHAPITRE 4. EXÉCUTION DE L'ESSAI ....................................... 13


4.1. Préparation de l'essai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.2. Déroulement de l'essai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

CHAPITRE 5.CALCULS ET RESULTATS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14


5.1. Renseignements généraux et paramètres à relever avant l'essai au scissomètre . . . . . . . . . . . . 14
5.2. ...........................................
Relevé des résultats de l'essai 14
5.3. Détermination de la cohésion non drainée cu du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
5.4. Valeurs du coefficient de forme du moulinet K (cm3 ) ........................... 17
5.5. Présentation des résultats .............................................. 17

CHAPITRE 6.COMMENTAIRES .............................................. 18

Annexe 1 : Exemple d'étalonnage ............................................... 22


Annexe 2 : Calcul du coefficient K du moulinet ...................................... 23

MINISTERE DE L'ÉQUIPEMENT. DU LOGEMENT.


DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES TRANSPORTS
LABORATOIRE CENTRAL DES PONTS E T CHAUSSEES
58. boulevard Lefebvre . 75732 PARIS CEDEX 15
TB1. (1 ) 4 8 56 50 0 0 . TBlex LCPARI 200361 F

Février 1987

Ce document est propriété de l'Administration et ne peut être reproduit. même partiellement.


sans l'autorisation du Directeur du Laboratoire central des Ponts et Chaussées
(ou de ses représentants autorisés).
O 1987 . LCPC
INTRODUCTION

Le scissomètre de chantier a fait son apparition vers les années 1930 e t a connu un grand développement depuis
les années 1950. 11 existe actuellement une grande variété de scissomètres qui diffèrent principalement par :
le système de mise en place du moulinet ;
la forme et les dimensions du moulinet ;
0 le type de tiges et de tubes utilisés ;
@ le système de mesure, ainsi que celui d'application du couple de torsion.

II a été montré expérimentalement que les résultats des essais au scissomètre de chantier ne sont pas indépendants
du type de moulinet utilisé, de la procédure de mise en place, de la vitesse d'essai, etc.
II est nécessaire d'éliminer cette dispersion pour obtenir des méthodes de calcul des ouvrages qui soient fiables, e t
donc d'uniformiser les matériels e t de normaliser les procédures.
Les laboratoires des Ponts et Chaussées l'ont réalisé en faisant appel à un matériel unique, le scissomètre LPC [ I l ,
et en adaptant une méthode d'essai.
II faut noter en particulier que ce sont ce matériel et cette méthode qui ont été utilisés pour les chantiers expéri-
mentaux de remblais sur sols compressibles menés au cours des 12 dernières années par les LPC pour étalonner les
méthodes de calcul de ce type d'ouvrage.
Le présent mode opératoire concerne donc l'essai (( normal )) réalisé au scissomètre de chantier LPC. L'appareil
comprend une série de trois moulinets normalisés susceptible de convenir pour toute gamme de sols mous ren-
contrés. Le mode de mise en place est le fonçage direct.
Bien qu'il soit recommandé d'utiliser le matériel décrit dans ce mode opératoire, afin d'éviter des écarts supplé-
mentaires dans les résultats d'essais il convient de noter que la procédure d'essai décrite reste dans ses grandes
lignes valables pour d'autres types de scissomètres. L'interprétation doit en particulier tenir compte de la géomé-
trie du moulinet.

[ l ] La description et les performances de l'appareil sont données dans l'article de Lemasson H. et Lubiere A., Unité de sondage
LPC pour la reconnaissance des sols peu consistants - Bâti de fonwge -Carottier à piston stationnaire - Scissomètre, Bull. liaison
labo. routiers Ponts et Chaussées, 36, janv.-févr. 1969, p. 41-48.
CHAPITRE I

1.1. DÉFlNlTlON ET DESCRlPTlON DE L'ESSAI (( NORMAL ))

L'essai au scissomètre permet de mesurer en place la résistance au cisaillement des sols fins. II est réalisé au sein
même du terrain à l'aide d'un moulinet comprenant généralement quatre pales. Cet essai est réalisable avec le
matériel LPC, mais pourrait l'être avec d'autres.

1.2. PRINCIPE DE LA MÉTHODE

1.2.1. Schéma de fonctionnement


La première opération consiste à introduire le moulinet dans le sol jusqu'au niveau où l'on veut exécuter la
mesure.
Un couple de torsion par l'intermédiaire d'une tige est alors appliqué au moulinet, lequel, par rotation, cisaille le
sol suivant la surface circonscrite au moulinet de hauteur H e t de diamètreD (fig. 1 et 2).
Pendant la rotation du moulinet, on note, en fonction de I'angle 6 de rotation du train de tiges, les valeurs du
couple de torsion.
La courbe représentant les variations du couple de torsion C en fonction de I'angle de rotation 8 du train de
tiges a généralement l'allure de celle de la figure 3.
On suppose qu'il y a rupture du sol lorsque le couple maximal CM est atteint. II lui correspond la résistance au
cisaillement rM.

Surface d o cisaillernon\
A Fig. 2 -
Moulinet du scissorn&tre.
Fia. 1 -
schéma du moulinet
et de la surfaœ
de cisaillement.
Fig. 3 - Courbe effort-déformation.
Couple

Angle de rotation du train de tiges 0 (O)

1.2.2. Nature des sols


@ pour des raisons technologiques (possibilité de mise en place de l'appareil e t résistance de ses divers éléments
à la torsion), le domaine d'utilisation du scissomètre est limité aux sols fins, peu consistants ;
@ pour permettre l'interprétation de l'essai, les sols testés ne doivent pas pouvoir se drainer pendant le cisaille-
ment. Cette méthode d'investigation sera limitée en pratique aux sols fins, peu consistants, cohérents (argile,
limon, vase...).

1.3. CARACTÉRISTIQUES MESURÉES

Pour ces sols, la résistance au cisaillement maximale T M correspond à la cohésion non drainée c,.
Dans certains cas, on mesure également la résistance au cisaillement du sol remanié T, à laquelle correspond la
cohésion remaniée cf.

1.4. SYMBOLES UTILISÉS

moment du couple de torsion appliquée pour provoquer le cisaillement du sol,


rotation en tête du train de tige,
rotation au niveau du moulinet,
diamètre de la surface de cisaillement,
hauteur de la partie cylindrique de la surface de cisaillement,
coefficient de forme du moulinet,
résistance au cisaillement maximale ; elle correspond à la cohésion non drainée c,
cohésion non drainée,
résistance au cisaillement du sol remanié,
cohésion remanié.
CHAPITRE 2

DESCRIPTION DE L'APPAREILLAGE LPC

2.1. DESCRIPTION D U MATERIEL SPECIFIQUE A L'ESSAI

Le scissomètre LPC, dont la mise en place se fait par fonçage direct dans l e sol sans avant-trou, se compose de
trois parties principales qui sont du bas vers le haut :

2.1 .l.Le moulinet


II est constitué de quatre pales trapézoïdales, il est monté par vissage e t clavetage sur le pied de I'appareil, ce qui
évite le dévissage inopiné en cours d'essai.
Le scissomètre LPC est livré avec un jeu de trois mioulinets (D = 100, 70 et 60 mm, fig. 4) (dont les caractéris-
tiques sont données dans la figure 19 e t le tableau I annexe 2 ) , à élancement H/D voisin de 2, son couple maxi-
mal étant de 120 mN. II permet ainsi de n7esurer des' résistances au cisaillement allant jusqu'à :
@ 135 kPa pour le moulinet de 60 mm,

86 kPa pour le moulinet de 70 mm,


30 kPa pour le moulinet de 100 mm.

Fig. 4 -
Différents moulinets du scissomietre LPC.

Les pales doivent être à la fois suffisamment minces et rigides afin de ne pas provoquer lors du fonçage du mou-
linet un remaniement trop important du sol ; leur épaisseur est de 2 mm.
La figure 5 présente le mode de fixation du moulinet au pied de l'appareil.
Le pied de I'appareil comprend un moulinet fixe sous le tube de fonçage, placé aussi loin que possible du tubage
afin d'effectuer l'essai hors de la zone remaniée par le fonçage. Le pied de I'appareil doit être robuste e t étanche
et présenter pour le moulinet l e minimum de frottement.
II se compose :
@ d'une gaine extérieure sur laquelle vient se visser le tubage ;
@ d'un axe intérieur, monté sur roulements à aiguilles pour le guidage en rotation e t de butées à billes pour

reprendre sans frottement les efforts verticaux. Cet axe relie le moulinet aux barres hexagonales transmettant
le couple.
Pale de 100 mm -

Section AA

Fig. 5 - Pales du scissomètre LPC.


2.1.2. Les trains d e tiges
L e moulinet est relié à l'appareillage de manœuvre (couplemètre), situé à la surface d u sol par deux trains de tiges
concentriques constitués d'éléments de longueur unitaire d'un mètre (fig. 6) :
@ u n t r a i n d e tiges extérieur (tube de fonçage) y34,5/44,5 m m servant également d e fourreau de protection aux

tiges intérieures ;
@ u n t r a i n de tiges hexagonales de 18 m m sur plat assurant la liaison barre de torsion - moulinet (munies de

bagues de centrage e n bronze, à raison d e deux par tige).

NOTA
La mise e n place d u couplemètre est facilitée par le f a i t que le t r a i n d e tiges est décalé de 15 m m par rapport au
t r a i n d e tubes (train d e tiges plus haut que t r a i n de tubes de fonçage), le couplemètre venant coiffer le t r a i n de
tubes e t l'embout de tiges dépassant. Pour conserver cette disposition il est nécessaire que chaque élément de
tiges a i t u n e même longueur d e 1 m .

Fig. 6 -
Couplemètre (d6tail).
2.1.3. Le couplemètre (fig. 7)
Cet appareil fixé sur le tubage permet d'appliquer un couple au moulinet par l'intermédiaire du train de tiges,
la mesure se faisant par barre de torsion.
II se présente sous la forme d'un boîtier léger et peu encombrant assurant la rotation du moulinet e t la mesure
du couple. Le couplemètre comprend :
@ le boîtier proprement dit de l'appareil ( 1 ) qui peut être fixé à sa base au tube de fonçage par une vis de serrage
latérale,
@ une barre de torsion (2) solidaire d'un système roue et vis sans fin. Sur cette barre de torsion est fixé un doigt
(3) sur lequel vient en butée la pointe du comparateur,
@ un tube concentrique à la barre de torsion comprenant à sa partie supérieure un bras support du comparateur
(4) et à sa partie inférieure un hexagone femelle destiné à recevoir l'extrémité du train de tiges,
@ un comparateur (5) au 1/100 de millimètre,
@ un système de démultip!ication (6) avec roue e t vis sans fin (rapport = 1/60) actionné par la manivelle (7),
@ la lecture du comparateur permet de définir à chaque moment la déviation angulaire entre la section A (partie
inférieure de la barre de torsion) et la section B (doigt du support), donc la torsion propre de la barre.

Fig. 7 -
Le dessus couplemètre.

2.2. LISTE DU MATÉRIEL NECESSAIRE A L'ESSAI

2.2.1. Matériel spécifique à l'essai


@ 1 couplemètre avec sa caisse de transport,
@ 3 moulinets D = 100,70 e t 60 mm (fig. 4).
@ 24 éléments de 1 m de tube qb 34,5/44,5 avec deux caisses de transport,
@ 24 éléments de 1 m de tige hexagonale de 18 mm sur plat avec deux caisses de transport,
@ 1 frein de tige anticouple,
@ 1 frein de tige 4 4 5 mm.

2.2.2. Matériel de mise en place du scissomètre


@ 1 bâti de fonçage hydraulique LPC [ I l (course des vérins 1,10 m. effort de fonçage 4 t correspondant à une
pression maximale de 110 bars dans le circuit hydraulique (fig. 81,
@ 4 hélices d'ancrage Spire $210 mm et 9 330 mm,
@ 4 rallonges pour hélices d'ancrage,
@ 2 traverses de fixation,
@ 1 clef d'entraînement,
@ 1 groupe hydraulique avec flexibles (fig. 9), moteur A essence 4 temps, puissance 2,3 à 3,5 ch à 2 400 e t
3 600 t/m,
vitesse de fonçage lente 0,8 à 1,3 cm/s,
vitesse de fonçage rapide 8,5 à 13 cm/s.
Fig. 8 -
Ensemble du bâti de fonçage.

Fig. 9 -
Groupe hydraulique.

2.2.3. Matériel divers


@ 1 chronomètre,
@ 1 niveau à bulle,
@ 1 burette d'huile,
@ 1 tournevis pour régllage comparateur,
@ 2 clefs à griffes,
1 clef à pipe de 17 pour blocage d u tubage,
@ 1 carnet de mesures scissométriques.

2.2.4. Matériel p o u r entretien e t réparation sur chantier


1 b o î t e à outils,
@ 1 brosse métallique,
@ 1 brosse à bougie,
@ 1 jerrycan d'essence,
@ 1 bougie de rechange,
@ 1 b i d o n d'huile moteur,
@ 1 b i d o n d'huile pour groupe hydraulique.

Cette liste.nlest pas limitative ; elle ne t i e n t pas compte d u matériel nécessaire au piquetage et à la préparation
d u terrain.

2.2.5. Matériel de maintenance en laboratoire


@ 1 moulinet de rechange D = 70 m m .
CHAPITRE 3

MlSE EN OEUVRE DU SCISSOMETRE LPC

3.1. MONTAGE BU BAT1 (fig. 8, 10 e t 1 1 )

Dans le cas le plus général, le socle est fixé horizontalement par l'intermédiaire de deux traverses reposant sur les
têtes de quatre hélices d'ancrage, l'ensemble constituant le massif de réaction.
On peut aussi fixer le socle sur le plateau d'un véhicule porteur.

3.2. CHOIX DU MOULINET


Dans un terrain donné, la dimension choisie pour le moulinet doit être compatible à la fois avec la capacité du
<
couplemètre (M 120 mN) e t la résistance maximale du terrain. En effet :
@ si la résistance au cisaillement du terrain est supérieure à la valeur limite du couple de I'appareil, le moulinet
est dès lors trop grand et le maximum de résistance au cisaillement dans le terrain ne peut être atteint,
0 en revanche si la résistance au cisaillement du sol est très faible devant la valeur du couple limite de I'appareil
de mesure, le moulinet est trop petit et la résistance mesurée est alors peu précise.
Dans la majorité des cas, c'est le moulinet moyen D = 70 mm qui devra être utilisé en premier lieu.
Le moulinet 4 100 mm est réservé à des mesures sur les sols très mous dont la cohésion peut descendre au-dessous
de 10 kPa et ne risque pas de dépasser 30 kPa.
Le petit moulinet @ 60 mm, au contraire, est utilisé sur des profils d'argile consistante, l à où la cohésion moyenne
peut souvent dépasser 100 kPa.
On pourra l'utiliser pour des essais de surface lorsqu'il s'agit de déterminer les variations de résistance au cisaille-
ment dans la couche surconsolidée par dessiccation.

ig. 10 - HBlice d'ancrage au sol


Fig. 1 1 -
Traverses fixées sur hblices
devant recevoir le socle du bâti.

3.3. FONÇAGE D U SCISSOMETRE

@ visser un premier élément de tube sur le pied porte-moulinet ;


e introduire dans le tube la première tige et l'emboîter sur la sortie hexagonale mâle du pied ;
@ foncer l'ensemble ainsi constitué au moyen du bâti hydraulique en s'aidant du frein de tiges, les vitesses de
fonçage possibles sont 0,8 à 1,3 cm/s pour le fonçage lent e t 8.5 à 13 cm/s pour le fonçage rapide ;
@ le fonçage est d'abord fait à la vitesse rapide, quand le sol offre plus de résistance automatiquement la vitesse
de fonçage devient lente, ce qui a pour effet d'augmenter la puissance de pénétration.

Précisons que la vitesse de fonçage, dans ces limites, n'a pas d'influence sur les résultats d'essais,
@ ramener le bâti de fonçage (position vérin haut),
@ visser e t emboîter un nouvel ensemble (( tube-tige )) sur le précédent,
@ répéter ces opérations autant de fois que nécessaire pour réaliser les essais à tous les nivedux choisis,
@ en principe, dès le fonçage du premier élément le moulinet est en place pour effectuer un essai.

CHAPITRE 4

EXÉCUTION DE L'ESSAI

4.1. PRÉPARATION DE L'ESSAI

Le moulinet étant descendu dans le sol au niveau désiré en veillant bien à son centrage, et le tubage solidarisé
au bâti par le boîtier de serrage anticouple, les extrémités supérieures du tubage et des tiges hexagonales sont
prêtes à recevoir le couplemètre (fig. 6) :
@ disposer alors le couplemètre de façon à ce que soient assurés avec soin I'emmanchement des tiges hexagonales

dans la partie femelle du barreau de torsion e t l'emboîtement sur le haut du tubage,


@ bloquer ce second assemblage à l'aide de la vis prévue à cet effet sur l'embase du couplemètre,

@ remettre à zéro le comparateur par l'orifice du boîtier du couplemètre.

4.2. DÉROULEMENT DE L'ESSAI

L'essai scissométrique doit être pratiqué aussitôt après l'introduction du moulinet e t l'installation de la tête de
mesure, de façon à éviter toute consolidation du sol avant son cisaillement, consolidation qui augmenterait
arbitrairement la résistance au cisaillement mesurée.
Pour cette même raison, le cisaillement doit être rapide, l'essai doit donc être pratiqué à une vitesse de rotation
en tête d'environ 18 degrés par minute (3110 degré par seconde), ce qui correspond à une vitesse de rotation de la
manivelle d'entraînement de trois tours par minute.
Les lectures se feront à chaque demi-tour de manivelle et seront poursuivies afin que la courbe L = f (O) compor-
t e au moins six points de mesure audelà du maximum.
Le maximum devra être noté systématiquement, même s'il se produit entre deux des lectures définies ci-dessus
(fig. 12).

Lecture au comparateur L

Angle de rotation en tête 6 (O)


Fig. 12 - Courbe contrainte-déformation.

CHAPITRE 5

CALCULS ET RÉSULTATS

5.1. RENSEIGNEMENTS GÉNERAUX ET PARAMETRES A RELEVER


AVANT L'ESSAI AU SClSSOMETRE

relever les niveaux de la ou des nappes éventuelles au droit du sondage scissométrique quand cela est possible,
noter toute manipulation différente de celles prescrites dans le mode opératoire, qui pourrait expliquer a
postériori des anomalies dans les résultats.

5.2. RELEVE DES RESULTATS DE L'ESSAI

Deux types de feuilles d'essai pourront être utilisés pour le report des résultats d'essais scissométriques :
la feuille de l'essai scissométrique proprement dit (fig.13) qui permettra de définir TM e t éventuellement 7,
(résistance au cisaillement remanié après 15 tours de moulinet) ;
la feuille du profil scissométrique (fig. 14) qui permettra la représentation graphique finale des résultats
scissométriques en fonction de la profondeur pour la totalité du sondage.
CHANTIER:
SIER: F -36
N'SONDAGE : SC
COTE NGF: + 33
Profondeur:
Moulinet ,

Vitesse de rotatii : 3 t O u r s d e
manivelIe/min

LECTURES AU COMPARATEUR

1 s

de moulinet, l e c w~ comparateur: 90

Rés ou ci t remanié: zR =-,s-. k ~ a

Fig. 13 - Feuille de relevé de l'essai scissométrique.


15
Fig. 14 - Feuille du profil scissométrique.

16
5.3. DÉTERMINATION DE LA COHÉSION NON DRAINÉE c, DU SOL

@ noter L M , lecture correspondant au couple maximal CM et, éventuellement,


L,, lecture correspondant au couple résiduel Cr (après 15 tours de moulinet) (voir chap. 61,
@ par l'abaque présenté à la figure 15, établi à partir des résultats de l'étalonnage (fig. 17 Annexe 1) du barreau
de torsion, évaluer c, =TM e t T , à partir de LM et L, :
T = M/K
M : moment de torsion correspondant à L ,
K : coefficient de forme du moulinet utilisé.

Le scissomètre est livré avec un certificat d'étalonnage du couplemètre (fig. 18 Annexe l ) , cet étalonnage doit
être refait tous les 300 à 500 essais, ou à défaut une fois par an, de façon à tenir compte de l'évolution des carac-
téristiques mécaniques du barreau de torsion.
Dans certaines études particulières, il pourra être intéressant de construire la courbe L = f ( O ) .

5.4. VALEURS D U COEFFICIENT DE FORME D U MOULINET K (cm 3 )

Le coefficient K est le moment statique de la surface cisaillée par rapport à l'axe de rotation du moulinet.
Son évaluation tient compte d'une répartition uniforme des contraintes sur la surface principale (S,+S, +S,)
et d'une valeur réduite (60 %) sur la surface S, (fig. 19 Annexe 2).
On trouvera en annexe un exemple de calcul de ce coefficient K.
Les constantes des moulinets sont :

5.5. PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

Les essais et calculs ayant été exécutés, les résultats sont reportés sur la feuille du profil scissométrique (fig. 14).

Lectures au couplemètre (11100)

Fig. 1 5 - Exemple d'abaque donnant la cohésion c, en fonction de la lecture au comparateur du couplemètre LPC pour diff6-
rents moulinets.
CHAPITRE 6

COMMENTAI RES

6.1. PRINCIPE D E L A METWODE

6.1.l.Schbma de fonctionnement
Forme de la surface de cisaillement
Certains auteurs, notamment Skempton, o n t proposé de considérer dans l'interprétation de I'essai que le cylindre
cisaillé soit assimilé à u n cylindre de diamètre D rplus grand que la diamètre D d u moulinet. Skempton a proposé
u n coefficient x = D'/D = 1,05. Ce coefficient a été déterminé à partir de la confrontation des résultats d'essais
obtenus au scissomètre et des résultats d'essais de compression simple, pris comme étalon, exécutés sur des échan-
tillons intacts prélevés aux mêmes profondeurs que les essais. E n fait ce coefficient traduisait plus le remaniement
provoqué par le prélèvement de l'échantillon o u sa manipulation lors des essais, o u même une différence liée au
t y p e d'essai, que la géométrie d e la surface cisaillée. Cadling et Odenstad o n t d'ailleurs montré par des essais en
cuve que la surface cisaillée était rigoureusement circonscrite au moulinet.
Dans le cas d'argile raide fissurée, Blight a m o n t r é que la surface de rupture était encore circonscrite au diamètre
d u moulinet.

6.2. N A T U R E DES SOLS

Cas des sables, des silts e t des tourbes


Dans les sables Cadling e t Odenstad o n t montré, à partir d'essais réalisés en cuve, que la surface d e rupture était
encore circulaire e t d'un diamètre égal à celui d u moulinet. Cependant, pour pouvoir exploiter I'essai, il faudrait
connaître la répartition exacte des contraintes de cisaillement e t la valeur des contraintes effectives normales à la
surface d e rupture, ce q u i suppose e n particulier u n contrôle des conditions de drainage.
E n ce q u i concerne lessilts, o n peut dire q u e compte tenu des vitesses habituelles d e I'essai, et surtout s'il s'agit
d'un silt organique, I'essai sera d u t y p e n o n drainé e t donc parfaitement exploitable. Si l'on a affaire à u n silt
propre relativement perméable, e t si corrélativement la vitesse de I'essai est relativement lente, il pourra y avoir
drainage partiel e t dans ce cas I'essai sera difficilement interprétable comme dans le cas d u sable.
Pour les tourbes, il f a u t distinguer le cas des tourbes amorphes et celui des tourbes fibreuses.

Dans le cas d e tourbes amorphes o n pourra assimiler le comportement d u sol à celui d'une argile.
Dans le cas des tourbes fibreuses l'essai p e u t perdre une grande partie de sa signification, les pales d u m o u l i n e t
en tournant peuvent refouler les fibres végétales de la tourbe sans qu'il y a i t r u p t u r e suivant u n cylindre, e t le
phénomène ne correspond plus aux hypothèses prises en compte pour la définition de la mesure d e la résistance
au cisaillement.
De telles anomalies peuvent se déceler par l'examen de l'allure des courbes de cisaillement q u i dans ce cas, sur u n
t o u r complet d u moulinet, peuvent présenter plusieurs pics de maximums plus o u moins atténués.
N o r t h w o o d e t Sangrey o n t proposé d'utiliser des moulinets de diamètre D = 100 m m dans la tourbe, de manière
à intégrer d e façon homogène e t représentative la résistance au cisaillement des fibres dans les résultats de mesure.
Ce phénomène de refoulement d'un obstacle sous le passage d'une pale peut exister dans d'autres t(/pes de sols,
comme ce p e u t être le cas dans les vases contenant des coquillages de f o r t e dimension o u des nodules métalliques.

M o d u l e d e cisaillement
E n plus de la cohésion n o n drainée d u sol il est possible théoriquement de définir le module de cisaillement G,
à la c o n d i t i o n de contrôler parfaitement la rotation effective d u moulinet en cours d'essai, ce q u i n'est pas réalisé
dans I'essai courant.
Cette interprétation suppose que les déformations d u sol enserré par les pales d u moulinet sont négligeables et
que le m o u l i n e t est suffisamment élancé, de telle sorte que celui-ci peut être assimilé à u n cylindre plein, rigide,
infiniment long. La théorie de l'élasticité linéaire e t isotrope donne alors la relation suivante entre le module de
cisaillement G, la contrainte de cisaillement T e t la distorsion angulaire Y : T = GY.
L'angle d e r o t a t i o n d u moulinet w 0 et la distorsion angulaire Y. sur le cylindre circonscrit, sont liés par la relation
1
w 0 = - Y o . E n définitive le module G p e u t être déterminé à l'aide de la relation suivante G =
2
-2Un
, T~ désignant
la contrainte d e cisaillement q u i correspond à la rotation w 0 d u moulinet (fig. 16).
Contrainte de cisaillement mobilisée Fig. 16 -
Détermination du module de cisaillement G.

00 'JM Rotation effective du moulinet ('J O)

Anisotropie
Aas a défini une méthode permettant la détermination de I'anisotropie du sol à partir d'essais scissométriques
réalisés à I'aide de plusieurs moulinets rectangulaires à élancements H/D différents.
Soit T, et T H les résistances au cisaillement sur les surfaces verticale e t horizontale du sol cisaillé, l'expression du
moment total est :

Cela suppose une répartition uniforme des contraintes sur les surfaces circulaires horizontales.
Ou encore :

2
La représentation graphique de .M en fonction de D/H permet de déterminer 7 , e t T H .
17DZ

CohBsion u remaniée 8 cr
Dans un essai classique la phase la plus importante consiste à enregistrer le maximum de la courbe de cisaillement,
passé ce maximum la résistance au cisaillement décroît d'abord rapidement, puis très lentement, pour tendre vers
une valeur'-asymptotique après plusieurs tours de moulinet, cette valeur asymptotique représente la résistance
au cisaillement du sol remanié.
Pour mesurer la cohésion remaniée, effectuer, juste après la mesure normale, 15 tours complets de moulinet e t
reprendre la mesure. Pour cela : désolidariser le couplemètre du tubage, tourner l'axe central du moulinet à
I'aide d'une clé en prise directe, remettre en place le couplemètre, reprendre la mesure, comme pour un essai
normal, la valeur notée qui doit être constante, représente la valeur de la cohésion du sol remanié.
A partir de ces deux valeurs de la cohésion intacte c, e t de la cohésion remaniée c, mesurées, on peut définir
Cu
un rapport Sr =- appelé (( sensibilité )) du matériau.
Cr
Ce chiffre traduit une caractéristique propre du matériau qui correspond à l'aptitude qu'a ce matériau de garder
ou non sa résistance au cisaillement après remaniement.

6.4. APPAREILLAGE

6.4.1. Moulinets
Le nombre de pales constituant le moulinet doit être suffisant pour permettre une répartition uniforme des
contraintes autour de la surface de cisaillement, et ne doit pas être trop élevé, afin que la section de métal intro-
duite dans le sol ne provoque pas un remaniement trop important.
Les Suédois ont montré que le moulinet à 4 pales était supérieur au moulinet à 2 pales ; depuis, le moulinet à
4 pales a été adopté par la quasi-totalité des constructeurs.
A ce sujet, il y aurait lieu de définir un indice de surface maximal pour les moulinets.

être limité à 10 %.
La forme des pales, forme rectangulaire ou trapézoïdale importe peu en principe sur les résultats de mesure. II est
cependant déconseillé d'utiliser des pales à contour curviligne qui se prêtent mal à un calcul simple du coefficient
K du moulinet.

6.4.2. Trains de tiges


L'inertie ou résistance à la torsion de chacune des tiges qui font la liaison entre la boîte de démultiplication e t
le moulinet joue un rôle analogue à celui de la déformabilité du système de mesure sur l'allure de la courbe de
cisaillement et sur le temps réel de l'essai. En conséquence on comprendre que plus la profondeur de I'essai sera
importante plus le décalage de la pointe de la courbe de cisaillement vers la droite sera importante. Un grand
nombre de tiges dans le circuit de mesure jouera le même rôle qu'une tête de mesure très déformable.
Une sujétion plus importante, liée au problème des essais à grande profondeur, est celui du guidage des tiges pour
éviter les frottements parasites.
Avec des systèmes de guidage composés de bagues en bronze à raison de deux bagues par barre, des essais ont
montré que pour des profondeurs d'investigations de 10 à 20 m le frottement parasite ne dépassait pas en couple
1,5 Nm ce qui, pour un moulinet de 1325 cm3 e t une cohésion moyenne de 30 kPa, correspond à une erreur
systématique inférieure à 4 %.
Le guidage des tiges pour être correct doit comporter au minimum deux bagues par tige quand l'assemblage de
cellesci se fait par emboîtement, sauf si les emboîtements sont particulièrement soignés e t sans jeu. Des essais
ont montré que pour de t e l s emboîtements le frottement parasite était négligeable.

6.4.3. Matériel de mise en place du scissomètre


Pour des profondeurs limitées, l'appareil peut être descendu dans un avant-trou réalisé à la tarière à main ou
tout autre moyen de forage, et foncé ensuite sur une courte distance pour introduire le moulinet dans le sol.
La mise en œuvre par l'intérieur d'un tubage préalablement mis en place à l'aide d'une sondeuse pourra s'avérer
nécessaire si les essais sont à réaliser sous une couche dure.

6.5. MISE EN OEUVRE D U SCISSOMETRE


Fonçage du scissomètre
Faute d'expérience suffisante, les mises en œuvre par battage ou vibration sont à déconseiller dans les terrains
sensibles pour des raisons de risque de remaniement du sol.
II faut signaler aussi que ces modes énergiques de mise en œuvre peuvent être dangereux pour la sauvegarde du
moulinet.

6.6. EXECUTION DE L'ESSAI - DÉROULEMENT DE L'ESSAI

Temps entre l'introduction du scissomètre et la mesure


L'introduction du moulinet dans le sol peut faire apparaître une surpression interstitielle dans le sol à tester. Dans
la mesure où le but très général est de déterminer la résistance au cisaillement non drainée du sol, ce fait ne
portera pas à conséquence.
A l'inverse, si I'on attend la dissipation de la pression interstitielle provoquée par l'enfoncement du moulinet
avant de commencer I'essai, le résultat obtenu pourra être légèrement supérieur à celui de la cohésion naturelle
non drainée, à cause du phénomène de consolidation intervenu entre I'introduction du moulinet et le début de
I'essai.

Vitesse de I'essai
Nous avons vu à propos du système de mesure et de l'inertie des tiges, que l e rôle de ressort de chacun de ces
éléments influait sur la vitesse réelle de I'essai. Il faut en effet considérer que la durée réelle de I'essai, c'est-à-dire
le temps qui s'écoule entre le début de I'essai e t le moment où I'on peut matérialiser un pic sur la courbe de cisail-
lement, est comme nous l'avons vu très affectée par la déformation propre du système de mesure ainsi que par
l'élasticité des tiges, donc par le nombre de ces tiges qui relient le moulinet à la surface du sol. Nous voyons ainsi
que la cadence de I'essai au niveau de la boîte de démultiplication est une chose, mais que la vitesse réelle de
rotation du moulinet dans le sol est fonction de toutes ces liaisons élastiques qui feront que, par rapport à
l'entraînement provoqué en tête du train de tiges, le moulinet sera d'autant plus retardé que les liaisons élastiques
seront importantes, donc que la profondeur de l'essai sera plus grande et que le sol sera plus résistant.
Une fois passé le pic sur la courbe de cisaillement, la résistance du terrain diminuant, le moulinet a tendance à
rattraper le retard pris sur le mouvement en tête, ce qui fait que la vitesse du moulinet est cette fois supérieure à
celle imposée en tête du train de tiges.
En bref, il ne faut pas attacher trop d'importance à la précision de la vitesse d'entraîriement de I'axe du moulinet,
car il n'y a pas un parallélisme rigoureux entre la vitesse au niveau du contrôle e t la vitesse réelle au niveau du
moulinet. Des essais ont d'ailleurs montré que pour des vitesses de rotation en tête du train de tiges comprises
entre 1/10 et 6/10 de degré par seconde, la variation sur les valeurs de la résistance au cisaillement était en général
inférieure à 5 %.

6.7. CALCULS ET RESULTATS

6.7.1. Détermination de la cohésion non drainée cU du sol


Cas des sols perméables
Si un essai est réalisé dans un sol perméable et s'il se produit un drainage, l'essai perd en principe toute significa-
tion, de plus il ne sera pas possible de vérifier si ce drainage existe avec l'appareillage classique. La détermination
des essais significatifs est donc liée à la bonne connaissance de la nature des sols testés.
Toutefois, dans la pratique les essais avec drainage ne sont pas à rejeter totalement, mais i l s devront être inter-
prétés avec beaucoup de prudence e t d'esprit critique.

6.7.2. Calcul du coefficient K du moulinet


Influence de l'élancement H/D du moulinet
Pour cet exemple on prendra le cas plus simple du moulinet à pales rectangulaires.
Dans le cas où I'on retiendrait une répartition triangulaire des contraintes sur les faces horizontales, avec
contrainte nulle sur I'axe du moulinet, la part de coefficient correspondant à une section horizontale s'écrirait :

Le coefficient global d'un moulinet à pales rectangulaires s'écrira :

au lieu de :

dans le cas de la répartition uniforme.


Le choix de la répartition uniforme donne un coefficient plus élevé, donc une cohésion plus faible que
si I'on avait retenu la répartition triangulaire. La différence sera d'autant plus faible que la hauteur du
moulinet sera plus importante, c'est-à-dire que le coefficient de la partie cylindrique du moulinet sera
important par rapport au coefficient global. La différence sur les résultats selon le mode de répartition
des contraintes atteindra 6,3 % pour un moulinet à élancement H/D = 1, 3,6 % pour H/D = 2 et 2.5 %
pour H/D = 3.
De nombreux constructeurs ont choisi des moulinets à élancement H/D = 2.

Liaison du moulinet avec le tubage


Une autre source d'erreur pour le calcul du coefficient K réside dans une certaine approximation faite sur le
coefficient propre du noyau métallique (surface S5 de la figure 19) qui assure la liaison entre le moulinet et la
partie fixe. Des essais ont montré que la fraction de la cohésion mobilisée sur ce noyau é t a i t fonction de la
cohésion.
Ainsi le coefficient minorateur de 0,6 retenu correspond à des cohésions comprises entre 20 et 30 kPa. Pour des
valeurs plus fortes, il faudrait en toute rigueur retenir 0,5 pour c, = 40 kPa e t 0,45 pour 50 kPa. En fait, pour des
cohésions inférieures à 50 kPa l'erreur commise sur la mesure en prenant un coefficient minorateur uniforme de
0,6 serait inférieure à 1,5 % et du côté de la sécurité.
ANNEXE 1
Moment du couple (mkgi

Fig. 1 7 -
E x e m p l e d e courbe d'étalonnage
du couplemètre LPC.

ETALONNAGE D'INSTRUMENT DE MESURAGE

Chaîne de mesurage
Appareil mesureUr
> appartenant à : CECP Angers
Agents verificateurs
MM.

I D E N T I F I C A T I O N DE C I N S T R U M E N T CONDITIONS DE CETALONNAGE
Scissomètre A 98 b Instrument contra16 RBf6rence LCPC
Couplemètre No 5 Machine à poids
Incertitude relative
5.10-' (LN€)

Valeurs vraies
unité : mdaN O 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

l0O 18.2 36.8 54.6 72.0 89.1 107.0 124,6 142.0 159,4 176,6 195.0 211.5
Valeurs lues

Fig. 18 - Fiche d'étalonnage.


ANNEXE 2

Calcul du coefficient K du moulinet Troncs de cône supérieurs

Pour la surface S3
A titre d'exemple, on donne ci-après le détail du calcul
du coefficient K du moulinet de diamètre D = 60 mm.
Ce calcul est fait en sommant les différents moments
partiels M l , M 2 , M 3 , M4 correspondants aux surfaces
M3 = Ir: 2 n x 2 dl

partielles S I , S2, S3 et S4 du moulinet (fig. 19).

Surfaces de cisaillement
~ I Z [ -Rr O~ 3 1
M3 =
@ cylindre vertical : SI 3 cos ff
@ cône inférieur : S,
0 troncs de cône supérieurs : S3
La contrainte de cisaillement sur ces surfaces est 7 .

Calcul des moments partiels Pour la surface S4


Étant donné la surface lisse et continue de S4,en contact
Cylindre vertical avec le sol remanié par l'introduction du noyau du mou-
linet, M4 sera affecté d'un coefficient minorateur de 0,6.
En posant D = 2R
M l = 2 $ l ~ ' u.7 dx
-
M l = 2.3,14.3'. 1 2 , l . 7 = 683,9 7
M4 =0,6
1,.
R0 21Tx2 dl avec dl = cos 6

6 = 80"
Cône inférieur

avec d l = -dx
(fig. 19)
M4 = 0,6
2f7
Ir,
R~
x 2 dx cos 6 = 0.17

a
COS
2".
M4 = 0,6 - 3
3 cos 6 [Ro -ro
3
1
M2 = x 2 dx
COS ff
M, = 2' 3f14 [ l ,g3 - 1 , l 3 ]= 40.87 T
ce qui donne 3. 0.1 7
2 m 3
M2 = M=Ml +M2+M3+M4=852,12T
3 cos 30"
Le coefficient K du moulinet D = 60 mm vaut

M
K =- % 850 cm3
T
TABLEAU I
Principales caract6ristiques des moulinets
(cf. fig. 19)

Fig. 19 -
Profil d'une pale du scissom8tre.

Publié par le LCPC, 58 bd Lefebvre - 75732 PARIS CEDEX I5


-
sous le numéro 502300 Dépôt légal : février 1987