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6.9.

Les engagements à long terme des salariés


Le traitement des engagements à long terme des salariés figure dans la
partie relative aux « méthodes préférentielles » traitée en 5.2.

6.10. Les provisions


«  Provisions  : à la date d’acquisition, l’évaluation des passifs de

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l’entreprise acquise tient compte de tous les risques, droits et
charges identifiés à cette date mais ne tient pas compte des
provisions pour pertes d’exploitation futures relatives à des
activités devant être poursuivies, en dehors du cas des pertes sur
contrats en cours. » (CRC 99‑02 § 211‑22)

Toutes les provisions et toutes les charges doivent être constatées


dans les comptes consolidés pour l’entreprise qui entre dans le groupe
par intégration globale. Ces provisions doivent supporter les impôts
différés à l’exception des provisions pour impôts ou pour charges non
déductibles à titre permanent.
Les règles de consolidation n’admettent pas le principe de provi‑
sions pour pertes futures qui auraient pour conséquence de masquer
dans les résultats du groupe les pertes même transitoires provenant
des entreprises nouvellement consolidées. Ce principe ne concerne
pas les pertes à terminaison des contrats en cours, qui auraient été
identifiées.
À ce titre, les coûts de restructuration ne constituent un passif que
s’ils résultent d’une obligation de l’entité vis-­à-­vis des tiers, ayant pour
origine la décision prise par l’organe compétent, matérialisée avant la
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date de clôture par l’annonce de cette décision aux tiers concernés,


et à condition que l’entité n’attende plus de contrepartie de ceux-­ci
(art. 322‑10 du règlement n° 2014‑03).
Les conditions à remplir sont détaillées dans l’Avis CNC n° 00‑01 du
20 avril 2000 relatif aux passifs :

➢➢Principe général
Ils constituent un passif s’ils résultent d’une obligation de l’entité, vis-­à-­
vis de tiers, ayant pour origine la décision prise par l’organe compétent,
matérialisée avant la date de clôture par l’annonce de cette décision aux
tiers, et à condition que l’entité n’attende plus de contrepartie de ceux-
­ci. L’annonce aux tiers concernés n’est pas nécessairement individuelle.

151
5. Retraitements


Une annonce publique ou, s’agissant des salariés, à leurs représentants,


est suffisante.

➢➢Restructurations
Une restructuration peut notamment consister en :
–– la vente ou l’arrêt d’une branche d’activité ;
–– la fermeture d’un site d’activité ;

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–– la délocalisation d’une activité d’un site à un autre ;
–– un changement apporté à la structure d’encadrement tel que la sup‑
pression d’un niveau hiérarchique ; et, d’une façon générale,
–– toute réorganisation ayant un effet significatif sur la nature ou les
activités de l’entité.

➢➢Formalisation du plan de restructurations


L’existence de l’obligation nécessite que la décision soit traduite par un
plan formalisé et détaillé de la restructuration précisant au moins :
–– l’activité ou la partie d’activité concernée ;
–– les principaux sites affectés ;
–– la localisation, la fonction et le nombre approximatif de membres du
personnel qui seront indemnisés au titre de la fin de leur contrat de travail ;
–– les dépenses qui seront engagées ;
–– la date à laquelle le plan sera mis en œuvre.
L’obligation de cession d’une activité n’est pas constituée tant que
l’entité n’est pas irrévocablement engagée à vendre par un accord de
vente. La décision de vente d’une activité et son annonce publique ne
suffisent pas à constituer une obligation pour l’entité.

➢➢Formalisation de l’obligation
L’obligation est constituée si les tiers concernés sont fondés à anticiper
la mise en œuvre par l’entité de la restructuration, soit en raison d’un
début d’exécution du plan, soit suite à une annonce publique de ses
principales caractéristiques.
Le démantèlement d’une usine, la vente d’actifs ou l’annonce publique
des principales caractéristiques du plan montrent qu’une entité a com‑
mencé la mise en œuvre d’un plan de restructuration. L’annonce publique
d’un plan détaillé de restructuration ne constitue une obligation que si :
–– elle comporte suffisamment de détails sur les principales caractéris‑
tiques du plan ;
–– celui-­ci est communiqué à toutes les personnes concernées ;

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–– sa mise en œuvre est programmée pour s’achever dans un délai ren‑
dant improbable sa modification.
Si un délai important est prévu avant le début de la restructuration
ou pour sa réalisation, le plan ne crée pas une attente fondée chez les
tiers car l’entité peut alors modifier ses plans.
L’annonce aux tiers concernés n’est pas nécessairement individuelle.
Une annonce publique, ou s’agissant des salariés, à leurs représentants,

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est suffisante.

➢➢Indemnités au personnel pour cessation du contrat


de travail
L’obligation est définie par la loi, le règlement ou le contrat qui régit les
licenciements collectifs ou les autres formes d’interruption de contrats
de travail. L’obligation est matérialisée par :
–– la prise de décision, avant la date de clôture, par l’organe compétent
lorsque celui-­ci comporte des représentants du personnel ; ou dans les
autres cas,
–– l’annonce, avant la date de clôture, aux personnes concernées ou à
leurs représentants, de la décision prise par l’organe compétent.
Les indemnités sont à verser au bénéfice d’employés dont l’entité
n’attend plus de contrepartie dans le futur. Elles constituent un passif
dont l’échéance et le montant sont généralement incertains ; une provi‑
sion pour risques et charges est donc à comptabiliser.

➢➢Autres coûts de restructuration


Les autres coûts résultant d’une décision de restructuration ne consti‑
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tuent un passif que dans la mesure où l’entité n’attend pas dans le futur
de contrepartie des tiers concernés. C’est, par exemple, le cas de l’in‑
demnité de rupture d’un contrat avec un fournisseur. En revanche, ne
constituent pas des passifs les dépenses de formation ou de déménage‑
ment du personnel conservé, les dépenses d’harmonisation des systèmes
d’information et des réseaux de distribution ainsi que les dépenses de
marketing. De même, les pertes d’exploitation futures identifiables
jusqu’à la date d’une restructuration ne peuvent pas être provisionnées

6.11. Les éléments non identifiés


« En revanche, ne sont pas considérés comme des actifs et passifs
identifiables de l’entreprise acquise :

153
5. Retraitements


– les écarts d’acquisition résiduels figurant au bilan consolidé


de l’entreprise acquise, si cette dernière contrôle des filiales  ; il
conviendra, par contre, d’affecter à l’activité concernée par ce sous-­
groupe la part d’écart d’acquisition qui lui correspond notamment
en cas de présence d’intérêts minoritaires au sein du sous-­groupe ;
– les fonds de commerce dès lors qu’ils ne répondent pas aux
conditions définies au § 2111,

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– les écarts de conversion différés sur créances, sur provisions liées
ainsi que sur dettes,
– les subventions d’équipement ou d’investissement, sauf
pour la partie dont il est probable qu’elles donneront lieu à un
remboursement. » (CRC 99‑02 § 21122)

Par définition, l’écart d’acquisition est résiduel et ne constitue pas un


actif identifiable.
Les fonds de commerce qui ne sont pas susceptibles d’être évalués
séparément, ni d’entraîner des avantages économiques futurs, ni de pos‑
séder une valeur de marché ne peuvent être affectés en tant que tel ; ils
sont donc inclus dans l’écart d’acquisition s’il est positif.
Les écarts de conversion sur créances ne peuvent pas engendrer
d’écart d’évaluation.
Enfin, les subventions d’équipement ou d’investissement étant
par essence des produits constatés d’avance, ne peuvent être considé‑
rées comme des passifs identifiables, sauf si elles donnent lieu à un
r­emboursement.

6.12. Contrats à terme fermes ou conditionnels


«  Les contrats à terme fermes ou conditionnels (swap, option…)
dans lesquels l’entreprise acquise est partie prenante sont
­comptabilisés en tant qu’actif ou passif à leur valeur d’entrée à la
date d’acquisition. La valeur d’entrée correspond à la valeur de mar-
ché déterminée par référence au cours de bourse s’ils sont cotés ou
négociés sur un marché organisé ou à partir de techniques d’éva-
luation reconnues selon des pratiques généralement admises s’ils
résultent de transactions de gré à gré. Après la date d’acquisition,
ils sont évalués et comptabilisés selon les dispositions des articles
224­-1, 224-2, 224-3 et 945-52 du Règlement ANC n° 2014­-03. »
(CRC 99‑02 § 21 122)

154
Ainsi les instruments de couverture détenus par la société acquise
doivent être évalués à leur juste valeur (nette d’impôt différé) dans le
bilan d’entrée et pris en compte dans la détermination de l’écart d’acqui‑
sition. Dans la pratique la valorisation de ce type d’instrument nécessite
le recours à un évaluateur spécialisé.

6.13. Suivi ultérieur des valeurs d’entrée

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«  L’évaluation des valeurs réestimées se fait chaque année
conformément aux règles comptables suivies habituellement par
le groupe.
Au-­delà du délai prévu au § 2110, les plus ou moins-­values, ainsi
que les dotations ou les reprises de provisions constatées par
rapport aux valeurs attribuées lors de la première consolidation,
contribuent au résultat consolidé, sans que l’écart d’acquisition en
soit affecté. » (CRC 99‑02 § 21123)

Le délai énoncé court du jour de l’entrée en périmètre par intégration


globale jusqu’à la fin de l’exercice précédent. Passé le délai évoqué, les
réalisations d’actifs entraînant des plus-­values ou des moins-­values sont
constatées dans les résultats de l’exercice dès lors qu’il s’agit de cessions
externes au groupe. Cela signifie que durant la période évoquée ci-­dessus,
si des résultats sur cession d’actifs sont constatés, ils doivent être annulés et
l’écart d’acquisition corrigé en conséquence.

Mini-­cas n° 25
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La société M s’est portée acquéreur de 80 % des titres d’une société L pour un
montant de 7  000 à la fin de l’exercice. Au jour de l’acquisition, les capitaux
propres étaient de 4 860. La différence de première consolidation a été expliquée
par une plus-­value sur un ensemble immobilier d’un montant de 2  800 avant
impôts différés. La valeur nette comptable de cet ensemble est 640. Le taux
d’impôt sur les sociétés est de 40 %.
Calculez l’écart d’acquisition et enregistrez l’élimination des titres. Procédez au trai-
tement de la vente de l’ensemble immobilier en début d’exercice suivant sachant qu’il
a été vendu pour un prix de 4000.

155
5. Retraitements


Corrigé

Valeur des titres 7 000


–  QP capitaux propres
Capitaux propres 4 860

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Plus-­value ensemble immobilier 2 800
–  Impôts différés – 1 120
Total capitaux propres 6 540 80 % 5 232
Écart d’acquisition 1 768

Entrée en périmètre
Capitaux propres 4 860
Constructions 2 800
Passifs d’impôts différés 1 120
Écart d’acquisition 1 768
Titres de participation 7 000
Intérêts minoritaires 1 308

Dans l’exercice suivant, l’ensemble immobilier est vendu. Dans les comptes indi-
viduels de l’entreprise L, la plus-­value sociale est 4  000 –  640 =  3  360 avant
impôts. Dans les comptes consolidés, la plus-­value est moins importante : 4 000
–  640  – 2  800 =  560 avant impôts et 336 après impôts. Pour 80  % de cette
somme, l’écart d’acquisition doit être rectifié, soit 269.

Flux
Capitaux propres 4 860
Constructions 2 800
Passifs d’impôts différés 1 120
Écart d’acquisition 1 768
Titres de participation 7 000
Intérêts minoritaires 1 308
Flux de l’exercice
Valeur nette comptable des actifs cédés 2 800
Impôts différés 1 120
Constructions 2 800
Passif d’impôts différés 1 120
Valeur nette comptable actifs cédés 560
Impôts différés 224
Écart d’acquisition 269
Écart d’acquisition 67
»

156
» Si– produit
on analyse les comptes liés à la cession, on retrouve les données suivantes :
de cession : 4 000,
– valeur nette comptable des actifs cédés : 640 + 2 800 + 560 = 4 000.
La vente de l’ensemble immobilier ne génère pas de plus-­value.

« Il en est de même pour les économies d’impôt réalisées au-­delà


du délai d’un an prévu au § 2110 du fait que des actifs d’impôt
différé n’avaient pas été considérés comme identifiables lors de

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l’opération. »

Si par exemple, une société nouvellement consolidée par intégration


globale par suite d’une acquisition du groupe, n’a pas constaté d’impôts
différés relatifs à des déficits fiscaux reportables dans un souci de prudence,
et que ces déficits sont utilisés en raison d’une activité bénéficiaire, ces
actifs d’impôts différés doivent venir en correction de l’écart d’acquisition.
«  Toutefois, les provisions pour risques et les provisions pour
restructuration enregistrées à la date de première consolidation qui
se révéleraient excédentaires ne sont reprises qu’en contrepartie
d’une dépréciation de l’écart d’acquisition. Les dotations ultérieures
tiennent compte de cette dépréciation. » (CRC 99‑02 § 21123)

Si par hypothèse, les provisions pour restructuration ont été trop


importantes par rapport à la réalité des charges, l’excédent en résultat
qui en découle doit entraîner la constitution d’une dépréciation.
«  Les valeurs réestimées qui se révèlent injustifiées par suite
d’une erreur (et non par suite d’un changement d’estimation)
lors de la première consolidation doivent être corrigées, avec
pour contrepartie, une modification rétroactive de l’écart
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d’acquisition. » (CRC 99‑02 § 21123)

Cette disposition est très importante, elle reconnaît le droit à l’er‑


reur. Durant la période post-­acquisition allant de la date d’entrée dans
le périmètre par intégration globale et jusqu’à la fin de l’exercice sui‑
vant, il est possible de mieux appréhender la juste valeur des actifs et
des passifs identifiables. À la fin de cette période, les informations sont
plus fiables. Si des distorsions significatives apparaissent entre les écarts
d’évaluation constatés lors de la première consolidation et ceux calcu‑
lés à la fin du deuxième exercice, il est nécessaire de corriger ces écarts
d’évaluation par contrepartie de l’écart d’acquisition. Tous les amortis‑
sements enregistrés sur les différents postes doivent être régularisés avec
effet dans les résultats.

157
5. Retraitements


L’essentiel

 L’harmonisation des comptes des entités du groupe


au moyen des retraitements recouvre de nombreux domaines,
qui doivent être impérativement identifiés, sous peine
d’omissions préjudiciables à l’image fidèle des comptes
consolidés.

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 L’entité consolidante devra notamment faire le choix
d’appliquer ou non les méthodes préférentielles prévues
par la réglementation comptable en vigueur. À défaut
de faire ce choix des informations devront être mentionnées
dans l’annexe indiquant l’impact qu’aurait eu l’application
de ces méthodes sur les états financiers.
 Il convient également d’identifier, pour chaque entité
du groupe, les retraitements récurrents à effectuer ainsi
que d’identifier chaque événement susceptible d’entraîner
un nouveau retraitement ou de modifier les existants.
 Pour réussir cette étape clé, la rédaction d’un manuel
de consolidation décrivant les méthodes comptables
du groupe est vivement recommandée, ainsi qu’un processus
structuré d’échange d’information entre les entités du groupe
et le bureau de consolidation.
 L’utilisation d’un logiciel de consolidation éprouvé est un plus
incontestable pour le suivi des retraitements de consolidation,
en prenant garde cependant à certains automatismes proposés
par leur éditeur et susceptibles de générer des écritures
de consolidation pas toujours justifiées.

158
Chapitre 6

Les opérations

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intra-­groupe

Executive summary

 L’élimination des opérations intra-­groupe constitue une


étape essentielle du processus de consolidation, elle permet
d’annuler les doublons en ne présentant que les transactions
externes du groupe.
 Trois grandes catégories d’éliminations sont à distinguer :
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– celle relative aux transactions réciproques (clients/


fournisseurs, achats/ventes…) ;
– celle relative aux résultats internes (marge sur stocks,
dividendes, dépréciations internes, …) ;
– enfin celle relative à l’élimination des titres des sociétés
consolidées.

159
6.  Les opérations intra-­groupe


1. Comptes intra-­groupe réciproques


1.1. Généralités
1.1.1. Principe et définition
« Les créances et les dettes réciproques ainsi que les produits et les
charges réciproques sont éliminés dans leur totalité. » (CNC § 260)

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Les opérations intra-­groupe représentent tous les flux économiques
et financiers entre les différentes entreprises d’un même groupe.
En fin d’exercice, il apparaît des comptes de créances ou de dettes, de
charges ou de produits entre ces différentes entreprises consolidées. Ces
comptes font double emploi dans les comptes consolidés puisque leur
maintien majorerait artificiellement le chiffre d’affaires, les achats, les
emprunts ou les créances.
Cette phase de la consolidation vise à ne faire apparaître que les
créances et dettes, ainsi que les charges et les produits à l’égard des tiers
extérieurs au groupe.

Comptes intra-­groupe
Comptes d’actif, de passif, de charges ou de produits traduisant des opérations
économiques entre les entreprises consolidées.
Comptes réciproques : comptes intra-­groupe dont le montant est identique. n

1.1.2. Démarche méthodologique


Elle se décompose en trois phases :
–– recensement des comptes intra-­groupe,
–– ajustements,
–– éliminations.

Remarque
L’élimination des comptes réciproques ne peut s’opérer qu’entre deux sociétés
intégrées (globalement ou proportionnellement). n

1.1.3. Travaux visant à l’élimination des comptes intra-­groupe


L’élimination des comptes intra-­groupe constitue parmi les travaux de
consolidation le travail le plus conséquent. Celui-­ci doit être réalisé avec
précision et efficacité, car il conditionne la précision des informations

160
consolidées sur les postes clés tels que le chiffre d’affaires ou les dettes du
groupe. Toute erreur ou omission fausse la lecture de la ­consolidation.
Dans le manuel de consolidation, la partie visant à la réconciliation des
comptes intra-­groupe constitue une séquence à rédiger avec soin. Elle
édicte les principes de :
–– recensement des comptes et des opérations intra-­groupe,
–– l’identification des éléments non réciproques,

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–– la procédure d’ajustement,
–– la transmission des données vers le site de consolidation.

1.2. Recensement des comptes intra-­groupe


Cette phase consiste à effectuer l’inventaire des comptes intra-­groupe
et à vérifier leur réciprocité. Cette étape de travail conduit à définir la
nature des comptes et des opérations réciproques. Pour effectuer un
recensement efficace, il est nécessaire de codifier chaque entreprise du
groupe et de communiquer cette liste à toutes entreprises consolidées
pour identifier avec précision toutes les données intra-­groupe.
Ces données se retrouvent au bilan dans les principales rubriques  :
clients et fournisseurs, créances immobilisées et dettes financières, comptes
courants actif et passif ; mais aussi dans les rubriques : créances et dettes
d’immobilisations, capital souscrit non appelé, capital souscrit appelé et
dettes fournisseurs d’immobilisations, produits à recevoir et charges à payer.
Ne constituent pas, selon nous, des comptes intra-­groupe : les comptes
de TVA collectée ou de TVA à récupérer sur opérations intra-­groupe.
Au compte de résultat sont à recenser  les achats et ventes, les frais
financiers et produits financiers, les charges supportées et facturées ; mais
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aussi  les charges et produits exceptionnels liés aux abandons de créances.


Des instructions très précises sont données dans le groupe pour que
les opérations de fin d’exercice de consolidation soient appréhendées
dans les comptes individuels de chaque entreprise consolidée avec un
maximum de précision. La procédure de facturation et d’enregistrement
des charges doit énoncer clairement les règles de rattachement à la
période. La procédure prévoit les conséquences de la non-­récupération
de la TVA dans telle ou telle entreprise du groupe, puisque le produit
peut être enregistré hors taxes dans une société du groupe et toutes taxes
en charge dans une autre société du groupe.
Enfin, pour réduire le plus possible les causes d’écarts, il est admis
que, les travaux d’enregistrement d’opération intra-­groupe étant ­limités

161
6.  Les opérations intra-­groupe


dans le temps, chaque entreprise soit conduite à enregistrer sur la


période suivante les données non rapprochées.
Même si les opérations relatives aux entreprises mises en équivalence
ne sont pas éliminées, nous recommandons leur recensement dans l’op‑
tique de fournir des informations relatives aux parties liées.

1.3. Identification et ajustements

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des ecarts intra-groupe
Dans la pratique des écarts de rapprochement apparaissent après la col‑
lecte exhaustive des opérations réciproques auprès des différentes enti‑
tés composant le périmètre de consolidation.
Ce travail souvent chronophage peut être facilité par l’utilisation
d’un logiciel spécialisé permettant un rapprochement des opérations
pouvant aller jusqu’à la pièce comptable.
Les écarts identifiés devront être analysés en lien avec les entreprises
concernées pour :
–– d’une part en expliquer la cause ;
–– et d’autre part procéder à leur réconciliation dans les comptes consolidés.
Certains groupes fixent des seuils de matérialité et acceptent, en
accord avec leurs auditeurs, de laisser des positions non réconciliées
dans leurs comptes consolidés.
L’origine des écarts de réciprocité repose généralement sur :
–– les stocks en transit,
–– les règlements en transit,
–– les dettes et créances en monnaies étrangères,
–– les erreurs ou omissions de comptabilisation,
–– les litiges entre entreprises consolidées.

1.3.1. Stock en transit

Mini-­cas n° 1

La société A du groupe G a expédié et facturé des marchandises le 30 décembre


N à la société SM qui ne les a pas reçues avant la fin de l’exercice et ne les a
comptabilisées que le 5 janvier N + 1. La facture est de 12 000 HT.
Chez A, le compte client M apparaît pour 14 352.
Chez M, rien n’est enregistré. Comptabilisez l’ajustement en consolidation.

162
Corrigé

L’ajustement vise à comptabiliser l’achat de marchandises et rectifier le montant


des stocks.

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M
Achats de marchandises 12 000
TVA à récupérer 2 352
Fournisseur A 14 352
Stocks 12 000
Variation de stocks 12 000

L’écriture est sans incidence sur les résultats, car même si l’enregistrement
des achats manquants n’a pas été comptabilisé, les stocks n’incluaient pas ces
marchandises dans la valorisation.

1.3.2. Règlement en transit


L’ajustement dans ce cas, consiste à comptabiliser le règlement.

Mini-­cas n° 2

La société S1 a effectué un règlement par chèque de 2  800 à la société S2.


Cette dernière a reçu le chèque et l’a comptabilisé dans les comptes de l’exercice
suivant. Ajustez les comptes intra-­groupe entre les deux sociétés.
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Corrigé

Un écart apparaît entre le compte fournisseurs S2 chez S1 et le compte clients


S1 chez S2.

Disponibilités S2 2 800
Clients S1 2 800

Cet ajustement est sans incidence sur les résultats consolidés.

163
6.  Les opérations intra-­groupe


1.3.3. Dettes et créances en monnaies étrangères


Dans le contexte d’un groupe international, des transactions s’opèrent
entre sociétés françaises et étrangères. Les cours de conversion peuvent
différer de ceux utilisés pour la consolidation. Dans cette hypothèse, il
est nécessaire d’ajuster ces dettes et créances en monnaies étrangères par
contrepartie des comptes d’écart de conversion.

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Mini-­cas n° 3

La société étrangère S5 située au Brésil a comptabilisé une facture de la société


mère M en pratiquant un cours de l’euro différent de celui retenu par le groupe.

Montant comptabilisé 100 000 real × 0,540 = 54 000


Montant au cours du groupe 100 000 real × 0,526 = 52 600

Procédez à l’ajustement lié au cours de change en consolidation.

Corrigé

Fournisseurs M 1 400
Écart de conversion passif 1 400

Cet ajustement est dans cet exemple sans incidence sur les résultats consolidés,
sauf si la méthode préférentielle relative aux traitements des écarts de conversion
est retenue.

➢➢Entreprises étrangères : point d’attention


Pour les entreprises étrangères, le rapprochement des comptes nécessite
une plus grande attention. En effet, dans la consolidation, les charges
ou les produits sont dans certains cas convertis au cours moyen. La com‑
paraison entre ces opérations en euros et en devises converties au cours
moyen ne conduit pas toujours à la totale réciprocité.
Il est donc nécessaire de suivre les modalités suivantes :
–– le rapprochement des comptes doit se faire en devises de transaction
et en devises de consolidation,

164
–– l’élimination des comptes de bilan s’effectue normalement si le cours
de conversion est le même dans les deux entreprises concernées,
–– si la valeur des charges ou des produits en devise de consolidation
est différente, l’écart entre la charge ou le produit est affecté dans un
compte de boni ou de mali de change par un ajustement.

1.3.4. Oubli ou erreur

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L’analyse des comptes intra-­groupe peut révéler des écarts dus à des
erreurs ou des omissions dans la comptabilisation des opérations. Dès
que la cause de l’écart est connue, la rectification des opérations comp‑
tables est nécessaire si l’écart est significatif.

Mini-­cas n° 4

La société M a prêté des fonds à la société S6. Cette dernière a oublié de comptabiliser
les intérêts courus et non échus de la prochaine échéance qui tombe postérieurement
à la fin de l’exercice. La société S6 est détenue à 80 %. Le montant des intérêts courus
est de 12 000. Ajustez les comptes réciproques entre les deux sociétés en consolidation.

Corrigé
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Intérêts courus à payer M 12 000


Frais financiers 12 000

Cette écriture a une incidence sur les résultats consolidés et doit prendre en
compte les impôts différés.

1.3.5. Litiges
Il peut arriver d’enregistrer des prestations, des travaux ou des livraisons
de biens facturés entre deux entreprises d’un même groupe, pour les‑
quels il y a désaccord sur la chose ou sur le prix.
Dans cette hypothèse, une entreprise a enregistré l’opération. L’autre
entreprise ne l’a pas enregistrée. En consolidation, les distorsions ne
peuvent rester en l’état. Quel que soit le dénouement futur du litige, un

165
6.  Les opérations intra-­groupe


ajustement est nécessaire même à titre provisoire. Si lors de l’exercice


suivant, le litige est traité différemment, l’ajustement peut être rectifié.
Dans ce cas, il est souvent admis de retenir la position du « vendeur »
pour effectuer l’ajustement.

Mini-­cas n° 5

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
La société mère M a mis à disposition du personnel à la société S7. Celle-­ci
conteste le taux de facturation pratiqué qui ne correspond pas aux accords
initiaux. La société mère a comptabilisé les prestations facturées. La société S7 les
a enregistrées pour 10 000 de moins. S7 est détenue à 70 %.
En consolidation, il a été décidé de s’aligner sur les comptes de la société mère.
Enregistrez l’écriture d’ajustement et présentez les conséquences sur l’exercice suivant.

Corrigé

Fournisseurs M 11 960
TVA à récupérer 1 196
Sous-­traitance 10 000

Cet ajustement conduit à constater un impôt différé. Il devra être extourné en


N+1 sauf en cas de non résolution de litige.

1.4. Comptes réciproques


et intégration proportionnelle
« Les créances et les dettes réciproques ainsi que les produits et les
charges réciproques sont éliminés dans la limite du pourcentage
d’intégration de l’entreprise contrôlée conjointement. La différence
entre le montant ainsi éliminé et le montant de ces dettes et de
ces créances est assimilée à une dette ou à une créance envers les
entreprises extérieures au groupe » (CRC 99-02 § 28 100)

Ainsi l’élimination des comptes intra-groupe entre une entreprise


intégrée proportionnellement et une entreprise intégrée globalement

166
s’effectue selon le pourcentage d’intégration de l’entreprise consolidée
selon la méthode de l’intégration proportionnelle.

Mini-­cas n° 6

Les comptes sont les suivants.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Client S4 chez M 100
Fournisseur M chez S4 100
S4 est intégrée proportionnellement à 40 %. Éliminez les comptes réciproques en
consolidation.

Corrigé

Application du principe de base


L’élimination s’effectue sur le plus petit des deux montants de comptes réci-
proques soit ici 100 × 40 % = 40.

Fournisseurs M 40
Client S4 40

Il reste chez M dans les comptes consolidés une créance de 60 à l’égard des
autres associés de S4.
Élimination optimisée
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Il est possible, à notre avis et dans certains cas, d’éliminer un montant plus élevé,
si l’on considère que les comptes des autres associés d’une entreprise consolidée
par intégration sont des comptes-­groupe. Dans cette démarche, il est fait masse de
toutes les créances (ou des dettes) à l’égard des associés de la société consolidée.

Mini-­cas n° 7

En reprenant l’énoncé du mini-­cas précédent, l’analyse des comptes fournisseurs


de S4 montre la situation suivante :
Dettes M 100
Dettes G2 80
Dettes G3 70
G2 et G3 sont les deux autres associés de S4.

167
6.  Les opérations intra-­groupe


Corrigé

Dans cette hypothèse les dettes-­fournisseurs à l’égard de M sont :


(100 + 80 + 70) × 40 % = 100.
Les comptes réciproques peuvent être entièrement éliminés.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Bilan
Fournisseurs E4 100
Client E4 100

Cette approche n’est rendue possible que si l’on connaît les dettes et
les créances à l’égard des autres partenaires de la société communautaire
d’intérêts. Et si chaque partenaire contribue proportionnellement à son
pourcentage dans la société.

1.4.1. Vis-­à-­vis d’une intégration proportionnelle


Lorsqu’il existe des comptes intra-­groupe entre deux entreprises conso‑
lidées par intégration proportionnelle, ceux-­ ci sont éliminés selon
le pourcentage d’intégration le plus faible des deux propositions.
(CRC 99-02 § 2811)

2. Élimination des résultats internes


2.1. Principes
« L’élimination des profits et des pertes ainsi que des plus-­values
et moins-­values est pratiquée à 100 %, puis répartie entre les
intérêts de l’entreprise consolidante et les intérêts minoritaires
dans l’entreprise ayant réalisé le résultat. En cas d’élimination
de pertes, il convient de s’assurer que la valeur de l’élément
d’actif cédé n’est pas supérieure à la valeur actuelle de cet
élément. L’élimination des incidences des opérations internes
portant sur des actifs a pour conséquence de les ramener à
leur valeur d’entrée dans le bilan consolidé (coût historique
consolidé).

168
L’impôt sur les bénéfices est corrigé de l’incidence de l’élimination
des résultats internes. » (CRC 99‑02 § 2610)
Dans le principe général, si des résultats internes au groupe ont
été constatés entre deux entreprises intégrées globalement, ceux-­
ci doivent être éliminés puis répartis entre les intérêts du groupe
et ceux des minoritaires. Si ces résultats proviennent de cession
ci doivent être ramenés à leur valeur historique
d’actifs, ceux-­

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
d’avant la cession interne.

Principe
Les résultats internes réalisés entre les entreprises consolidées d’un même
groupe ne peuvent pas être maintenus dans les résultats tant qu’ils ne sont pas
confirmés par une opération économique vers l’extérieur du groupe. n

L’élimination des résultats internes porte principalement sur :


–– les dividendes,
–– la marge sur stocks,
–– les cessions d’actif interne,
–– les restructurations des titres et des actifs internes au groupe.

2.2. Dividendes
« Les dividendes intra-­groupe sont également éliminés en totalité,
y compris les dividendes qui portent sur des résultats antérieurs
à la première consolidation. » (CRC 99‑02 § 2610)
Les dividendes internes au groupe doivent être éliminés parce qu’ils
correspondent à des résultats déjà constatés au cours des exercices anté‑
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.

rieurs dans les résultats consolidés. Ils sont affectés en réserves. Ces
réserves correspondent aux résultats maintenus dans le groupe après
distribution de dividendes.

2.2.1. Cas général


La distribution des dividendes en France peut engendrer des charges
fiscales pour les bénéficiaires avec notamment le principe de la réinté‑
gration de la quote-­part de frais chez le bénéficiaire.
Le coût fiscal de la distribution, s’il existe, doit être maintenu dans
les comptes consolidés sauf si cet impôt est récupérable. L’élimination
doit porter sur le montant net des dividendes encaissés.

169
6.  Les opérations intra-­groupe


Mini-­cas n° 8

La société M a encaissé des dividendes au cours de l’exercice :

A 12
B 45

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
C 19

Toutes ces entreprises sont consolidées.


Comptabilisez l’élimination de dividendes avant répartition.

Corrigé

Produits de participation 76
Réserves consolidées 76

Cette élimination ne supporte pas d’impôts différés.

Mini-­cas n° 9

La société D est détenue par M à 70 %. Elle a encaissé dans l’exercice des divi-
dendes de 12 de S10. Cette dernière société est détenue à 80 % par M. Éliminez
les dividendes après répartition.

Corrigé

Produits de participation 12
Réserves du groupe 10
12 × 80 %
Intérêts minoritaires 2
12 × 20 %
»
170
» L’élimination s’effectue à 100 % et se répartit entre le groupe et les intérêts mino-
ritaires selon la répartition des droits du groupe dans l’entreprise qui a encaissé
les dividendes. Cette écriture ne supporte pas d’impôts différés.

2.2.2. Cas particuliers

➢➢Dividendes encaissés antérieurement à l’acquisition

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
« Les dividendes intra-­groupe sont également éliminés en totalité,
y compris les dividendes qui portent sur des résultats antérieurs à
la première consolidation. » (CRC 99‑02 § 2610)

Lorsqu’une entreprise consolidée d’un groupe acquiert les parts ou


actions d’une autre entreprise consolidée au cours de l’exercice comp‑
table, qui ouvrent droit à distribution de dividendes dans l’exercice, le
coût d’acquisition des titres inclut le montant des dividendes. Ces divi‑
dendes sont versés postérieurement à l’achat des titres.
À la fin de l’exercice, les capitaux propres sont minorés des divi‑
dendes versés. Le calcul de l’écart d’acquisition doit donc s’effectuer
avant cette distribution. Les dividendes reçus postérieurement à l’acqui‑
sition justifient le coût d’acquisition des titres.
En pratique, les dividendes s’éliminent de façon classique, mais le calcul
de l’écart d’acquisition doit être effectué au jour de l’acquisition des titres.

Mini-­cas n° 10

La société M vient d’acquérir 25 % des parts de l’entreprise E qui est consolidée
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pour la première fois.


M bénéficie, juste après cette acquisition, d’un versement de dividendes de 25.
Enregistrez l’élimination des dividendes en consolidation.

Corrigé

Produits de participation 25
Réserves consolidées 25
»
171
6.  Les opérations intra-­groupe


» Cette écriture ne supporte pas d’impôts différés.


Une partie du prix des titres est justifiée par les dividendes versées.

Titres de participation E 25
Réserves consolidées 25

➢➢Acomptes sur dividendes

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Les acomptes sur dividendes sont comptabilisés dans un compte spé‑
cial de capitaux propres de l’entreprise du groupe qui distribue. Cela
conduit à diminuer les capitaux propres. Si ce mode de comptabilisa‑
tion est respecté, l’écriture d’élimination dans l’entreprise bénéficiaire
du groupe se constate de façon classique. Si l’entreprise distributrice du
groupe a porté la contrepartie du versement de l’acompte sur dividendes
dans un compte courant, l’écriture d’élimination des dividendes reçus
s’opère par une élimination de ce compte courant.

Mini-­cas n° 11
La société M a reçu de l’entreprise F détenue à 80  % trois acomptes sur divi-
dendes de 40 dans l’exercice. Enregistrez l’élimination des dividendes.

Corrigé

1. Hypothèse de l’enregistrement des acomptes sur dividendes en capitaux


propres chez l’entreprise F

Produits de participation 120


Réserves consolidées 120

2. Hypothèse de l’enregistrement des acomptes sur dividendes en comptes


courants chez F

Produits de participation 120


Compte courant F 120
»
172
» Cette écriture affecte les résultats, mais ne supporte pas d’impôts différés.
Dans les comptes de l’entreprise F, figure un compte courant de 120 pour M au
titre des acomptes distribués. Après cette écriture, les comptes courants d’asso-
ciés peuvent être éliminés.

Compte courant F 120


Compte courant M 120

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➢➢Dividendes reçus d’une entreprise étrangère
L’encaissement des dividendes venant d’une entreprise étrangère hors
zone euro soulève deux conséquences :
–– ces dividendes sont distribués généralement sur la base du résultat de
l’année précédente, constatés au taux de change moyen de l’exercice
précédent et encaissés à un autre cours de change. Il y a donc néces‑
sairement une différence de change ;
–– ces dividendes font, dans le cadre des conventions réciproques, l’objet
d’une retenue à la source prélevée par l’administration fiscale du pays
d’où proviennent ces dividendes. S’il existe une convention bilatérale
entre le pays distributeur et le pays dans lequel se situe le bénéficiaire
des dividendes, cette retenue à la source est généralement récupérable.
Dans cette hypothèse, la retenue à la source est neutre au plan fiscal.
Si la retenue à la source n’est pas récupérable, elle doit être constatée
en charges pour assurer la cohérence entre l’entreprise distributrice et
l’entreprise bénéficiaire.
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Mini-­cas n° 12

La société G située aux États-­Unis est détenue par la société M française à 100 %.
Un versement de dividendes a été effectué pour un montant de 10  000  $. Ce
dividende a fait l’objet d’une retenue à la source de 5 %, considérée comme non
récupérable. Pour l’exercice précédent, le taux moyen de conversion du résultat
était de 1,03. La société M a constaté un encaissement de dividendes pour un
montant de 9 310 €. Enregistrez l’élimination des dividendes de la société américaine.

173
6.  Les opérations intra-­groupe


Corrigé

Les résultats qui ont permis de constater ces dividendes apparaissent à la fin de
l’exercice précédent pour 10 000 $ × 1,03 = 10 300. La société M a encaissé les
dividendes pour un montant de 9 310 € représentant :

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
10 000 $ x 95 % × 1,03 = 9 785
Il apparaît donc une différence de change de 475 (9 310 – 9 785) et une retenue
à la source de 10 000 $ × 5 % × 1,03 = 515.

Produits de participation 9 310


Mali de change 475
État impôts et taxes 515
1

Réserves consolidées 10 300

➢➢Dividendes encaissés avant la cession des titres à l’extérieur


Si des dividendes d’une entreprise consolidée sont encaissés par une
autre entreprise du groupe et que dans le même exercice de consolida‑
tion, les titres sont cédés à l’extérieur, la partie des dividendes relative
aux titres cédés est considérée comme un complément du prix de vente.

Mini-­cas n° 13
La société M détient au début de l’exercice 80 % des titres H pour un montant
de 80  000. Elle encaisse 6  400 de dividendes de cette société le 7  juillet N.
Le 30  septembre, elle cède 20  % de ses titres pour un montant de 20  000.
­Enregistrez l’élimination des dividendes au 31 décembre N.

Corrigé

Au 31 décembre le groupe M ne possède plus que 60 % des titres H. Lorsque


les capitaux propres sont répartis en fin d’exercice, il n’y a plus de cohérence »
1  Cet impôt est récupérable dans le cadre des conventions internationales réciproques.

174
» entre l’affectation de 80  % des dividendes encaissés chez M et un prélève-
ment de 60 % sur les réserves à la fin de l’exercice. Il y a lieu de considérer
que la partie des dividendes relative aux titres vendus est affectée en produit
de cession.

Produits de participation 6 400


Produit de cession 1 600
Réserves 4 800

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
2.3. Marge sur stocks
2.3.1. Principe de base
« L’élimination des profits et des pertes ainsi que des plus-­values
et moins-­values est pratiquée à 100  %, puis répartie entre les
intérêts de l’entreprise consolidante et les intérêts minoritaires
dans l’entreprise ayant réalisé le résultat. » (CRC 99‑02 § 2610)
Les ventes de marchandises, de biens et de services entre plusieurs
entreprises consolidées engendrent des profits. La marge contenue dans
les stocks ne doit pas être maintenue dans les résultats consolidés aussi
longtemps que ces stocks sont détenus par le groupe.

Principe
Dans un groupe, si une entreprise A a vendu des marchandises à une entreprise
B, la marge sur stocks doit être éliminée. Celle-­ci est éliminée des résultats de
l’entreprise qui a vendu. La valeur des stocks est diminuée de la marge chez
l’entreprise B qui a acheté les marchandises. n
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Ce type d’élimination nécessite la démarche suivante :


–– identification des stocks chez l’acheteur,
–– détermination du taux de marge,
–– calcul de la marge de l’exercice et de l’exercice précédent,
–– enregistrement des écritures d’élimination de la marge sur stocks chez
l’acheteur et chez le vendeur.
Dans les logiciels de consolidation, l’élimination de la marge sur
stocks s’effectue par contrepartie d’un compte de liaison. Il en est de
même chez l’acheteur. Les comptes de liaison sont ensuite éliminés.

175
6.  Les opérations intra-­groupe


2.3.2. Conséquences pratiques

➢➢Identification des stocks internes au groupe


Dans la pratique et dans une entreprise consolidée, l’identification des
stocks en provenance d’une autre entreprise consolidée nécessite une
approche efficiente. Deux cas principaux sont à considérer :
•  Les biens ou les produits sont nettement individualisés à l’aide d’un

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
numéro ou d’une référence spécifique. Dans ce cas, l’inventaire per‑
met d’appréhender la totalité des stocks en provenance d’une autre
société du groupe.
•  Les biens ou les produits sont des biens fongibles de l’actif circulant
et les sources d’approvisionnement sont multiples. Dans cette éven‑
tualité, il est délicat de connaître très précisément l’origine de ces pro‑
duits. Dans ce cas, deux solutions peuvent être envisagées :
–– les produits sont à rotation rapide  : les dernières livraisons s’im‑
putent en vertu du principe du premier entré – premier sorti a priori
sur les stocks résiduels. Par exemple, si les stocks sont de 3 000 uni‑
tés et que la dernière livraison de 5 000 références est en provenance
d’une autre entreprise du groupe, ces produits en stocks sont réputés
avoir été acquis auprès de cette entreprise du groupe ;
–– les produits sont à rotation lente et à approvisionnement continu :
dans ce cas, la proportion des achats du groupe peut s’appliquer sur
les stocks résiduels.

➢➢Détermination de la marge
La marge sur stocks à éliminer doit correspondre au profit réalisé par
l’entreprise vendeuse. Le calcul de la marge doit se réaliser à partir des
informations disponibles, soit une comptabilité analytique précise
capable de déterminer cette marge par produit ou famille de produits,
soit faute de ces outils d’analyse, par analyse statistique entre les coûts
préétablis et les coûts réels constatés durant la période. Il est clairement
admis que ce taux de marge soit différent d’un exercice à l’autre.
Le manuel de consolidation doit fixer les modalités de calcul de cette
marge et la liasse de consolidation doit mentionner toutes les informa‑
tions nécessaires pour éliminer cette marge chez le vendeur qui n’est pas
forcément connu de l’acheteur.
En pratique l’implication des équipes de contrôle de gestion est
nécessaire pour connaître les impacts à retraiter en consolidation.

176
➢➢Cas particulier des pertes sur cession interne
«  En cas d’élimination de pertes, il convient de s’assurer que
la valeur de l’élément d’actif cédé n’est pas supérieure à la
valeur actuelle de cet élément. L’élimination des incidences des
opérations internes portant sur des actifs a pour conséquence de
les ramener à leur valeur d’entrée dans le bilan consolidé (coût
historique consolidé). » (CRC 99‑02 § 2610)

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Les règles de consolidation prévoient que doivent être éliminés les
résultats internes y compris en cas de pertes. Cependant, si des ventes
internes ont été effectuées à perte en raison d’une juste dépréciation, il
paraît utile en vertu du principe de prudence de ne pas annuler le résul‑
tat interne à hauteur de la différence entre le coût de revient des stocks
et leur valeur de réalisation.

2.3.3. Applications

➢➢Intégration globale
Si les deux entreprises concernées par la marge sur stocks sont inté‑
grées globalement, l’élimination des comptes de régularisation s’ef‑
fectue à 100 %.

Recommandation
Pour l’élimination de la marge, il est absolument recommandé d’enregistrer
une écriture chez le vendeur pour éliminer l’incidence dans les résultats et une
écriture chez l’acheteur pour corriger les stocks. Les incidents liées à la fiscalité
sont à notre avis à appréhender chez l’acheteur qui subira la fiscalité lors de la
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sortie des stocks. n

Avantages :
Avantages

–– en cas de sortie de périmètre d’une des deux sociétés, le principe de


résultat interne disparaît, l’élimination doit cesser chez l’acheteur et chez
le ­vendeur,
–– en cas de sortie de périmètre, la plus-­value ou la moins-­value de cession
prend en considération l’élimination, si l’entreprise sortante est la société­
­vendeuse,
–– la méthode de consolidation peut être différente chez le vendeur et chez
l’acheteur.

177
6.  Les opérations intra-­groupe


Mini-­cas n° 14

Les sociétés A et B sont consolidées en intégration globale par M. La société A


vends l’essentiel de sa production à B.
Le contrôleur de gestion de M communique dans le cadre des travaux de conso-
lidation les informations suivantes :

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
N N-­1
Stocks chez B
15 000 25 000
provenant de A
Taux de marge interne 20 % 25 %
Marge à neutraliser 3 000 6 250

Présentez l’écriture de neutralisation de la marge interne en consolidation avant


impôt et répartition.

Corrigé

A nouveau chez A
Liaison stocks 6 250
Réserves consolidées 6 250
Annulation marge stocks A/B

A nouveau chez B
Stocks 6 250
Liaison stocks 6 250
Annulation marge stocks A/B

Variation N chez A
Liaison stocks 3 250
Variation de stocks 3 250
Annulation marge stocks A/B N (6 250 – 3 000)

Variation N chez B
Stocks 3 250
Liaison stocks 3 250
Annulation marge stocks A/B N (6 250‑3 000)
»

178
» Position fin N chez A
Liaison stocks 3 000
Variation de stocks (résultat N) 3 250
Réserves consolidées 6 250
Annulation marge stocks A/B fin N

Position N chez B
Stocks 3 000
Liaison stocks 3 000

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Annulation marge stocks A/B fin N

Au final le compte de liaison devra présenter un solde à zéro en consolidation

➢➢Intégration proportionnelle
«  En cas de cession par une entreprise intégrée globalement à
une entreprise intégrée proportionnellement, l’élimination est
limitée au pourcentage d’intégration de l’entreprise contrôlée
conjointement. Il en est de même en cas de cession par une
entreprise intégrée proportionnellement à une entreprise intégrée
globalement. » (CRC 99‑02 § 28101)

Les textes apportent de plus grandes précisions quant aux éliminations


des opérations internes. Ainsi, quel que soit le soit le sens des transactions
internes sur stocks, il est désormais admis d’éliminer l’incidence des résultats
selon le pourcentage d’intégration de l’entreprise consolidée par intégration
proportionnelle. Il existe cependant, selon nous, une petite différence selon
le sens de la transaction. En effet, lorsque le vendeur est par exemple la
société-­mère, le profit s’élimine selon le pourcentage d’intégration de l’en‑
treprise consolidée par intégration proportionnelle, même si le pourcentage
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d’intérêt du groupe dans cette même entreprise est inférieur au pourcentage


d’intégration. Dans l’autre sens, le profit sera éliminé selon le pourcentage
d’intérêt du groupe de l’entreprise vendeuse consolidée par intégration pro‑
portionnelle avec constatation d’intérêts minoritaires indirects.

Mini-­cas n° 15

À partir des données du mini-­cas n°  14 et en considérant que la société B est


consolidée selon la méthode de l’intégration proportionnelle avec un taux d’inté-
gration de 50 %.
Présentez l’écriture de neutralisation de la marge interne en consolidation avant
impôt et répartition.

179
6.  Les opérations intra-­groupe


Corrigé

La marge interne doit être éliminée ici à hauteur du % d’intégration de B :
N N-­1
Stocks chez B provenant de A 15 000 25 000

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Taux de marge interne 20 % 25 %
Marge interne 3 000 6 250
% d’intégration de B 50 % 50 %
Marge à neutraliser 1 500 3 125

A nouveau chez A
Liaison stocks 3 125
Réserves consolidées 3 125
Annulation marge stocks A/B à 50 %

A nouveau chez B
Stocks 3 125
Liaison stocks 3 125
Annulation marge stocks A/B

Variation N chez A
Liaison stocks 1 625
Variation de stocks 1 625
Annulation marge stocks A/B N à 50 %
(3 125 – 1 500)

Variation N chez B
Stocks 1 625
Liaison stocks 1 625
Annulation marge stocks A/B N (3 135-­1 500)

Position fin N chez A


Liaison stocks 1 500
Variation de stocks (résultat N) 1 625
Réserves consolidées 3 125
Annulation marge stocks A/B fin N à 50 %

Position N chez B
Stocks 1 500
Liaison stocks 1 500
Annulation marge stocks A/B fin N

Au final le compte de liaison devra présenter un solde à zéro en consolidation.


Cette écriture traduit que 50 % de la marge est considérée avoir été réalisée avec
les autres actionnaires hors-­groupe de B – seule la quote-­part de 50 % réalisée
par A avec B est donc éliminée.
180
➢➢Mise en équivalence
« Les résultats internes compris dans les stocks, les immobilisations
et autres actifs provenant d’opérations réalisées entre les
entreprises dont les titres sont mis en équivalence et les
entreprises dont les comptes sont intégrés globalement ou
proportionnellement, voire entre entreprises sous influence
notable doivent être éliminés.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Sont éliminés, à hauteur du pourcentage de participation détenu
par le groupe dans le capital de l’entreprise mise en équivalence,
les résultats compris dans les stocks, les immobilisations et
autres actifs, et les résultats provenant d’opérations entre cette
entreprise et celles dont les comptes sont intégrés globalement. »
(CRC 99‑02 § 293)
Il ressort que le profit s’élimine toujours dans l’entreprise vendeuse,
mais en proportion des droits du groupe de l’entreprise consolidée par
mise en équivalence. Il est considéré dans cette logique que le profit
réalisé au titre des actionnaires ou des associés extérieurs à la société
consolidée par mise en équivalence est acquis par le groupe.

Remarque
Si la société vendeuse est intégrée globalement, il est recommandé d’utiliser un
compte de régularisation « Produits constatés d’avance », pour traduire cette
opération en consolidation. n
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Mini-­cas n° 16

À partir des données du mini-­cas n°  15 et en considérant que la société B est


consolidée selon la méthode de la mise en équivalence avec un pourcentage de
participation de 20 %.
Présentez l’écriture de neutralisation de la marge interne en consolidation avant
impôt et répartition.

181
6.  Les opérations intra-­groupe


Corrigé

La marge interne doit être éliminée ici à hauteur du % d’intégration de B :
N N-­1
Stocks chez B provenant de A 15 000 25 000

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Taux de marge interne 20 % 25 %
Marge interne 3 000 6 250
% d’intégration de B 20 % 20 %
Marge à neutraliser 600 1 250

A nouveau chez A
Produits constatés d’avance 1 250
Réserves consolidées 1 250
Annulation marge stocks A/B à 20 %

À nouveau chez B
Aucune écriture B étant mise en équivalence

Variation N chez A
Produits constatés d’avance 650
Production vendue 650
Annulation marge stocks A/B N à 20 % (1 250 – 600)

Variation N chez B
Aucune écriture B étant mise en équivalence

Position fin N chez A


Produits constatés d’avance 600
Production vendue 650
Réserves consolidées 1 250
Annulation marge stocks A/B fin N à 20 %

Position N chez B
Aucune écriture B étant mise en équivalence

Cette écriture traduit que 80 % de la marge est considérée avoir été réalisée avec
les autres actionnaires hors-­groupe de B – seule la quote-­part de 20 % réalisée
par A avec B est donc éliminée.

Le tableau ci-­dessous résume les différentes manières d’appréhender


le traitement des marges internes en fonction de la méthode de conso‑
lidation des entreprises en relation :

182
Vendeur
Intégration Mise en
Intégration Globale
Proportionnelle équivalence
Acheteur
Intégration à 100 % avec au % de l’intégration au % de
Globale répartition groupe et proportionnelle participation
minoritaires de la mise en
équivalence
Intégration au % de l’intégration au plus petit % des au produit
Proportionnelle proportionnelle deux sociétés du % des

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
deux sociétés
Mise en au % de participation au produit du % des au produit
équivalence de la mise en deux sociétés du % des
équivalence deux sociétés

2.3.4. Cas particuliers


➢➢Ventes immobilisées chez l’acheteur
Dans certains groupes, la cession d’un produit fini peut se traduire par
une immobilisation chez le cessionnaire. Le principe d’élimination du
résultat interne demeure bien sûr applicable. Il y a lieu de reclasser en
production immobilisée la transaction chez le cédant.

Mini-­cas n° 17

La société M achète des machines fabriquées par la société L pour un total de


1 600. Cette dernière a réalisé lors de la vente une marge de 400.
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Corrigé

Vendeur
Compte de liaison immobilisation 400
Production vendue 1 600
Production immobilisée 1 200

Acheteur
Compte de liaison immobilisation 400
Immobilisations 400

Le matériel sera dans les comptes consolidés amorti sur 1200 au lieu de 1600.

183
6.  Les opérations intra-­groupe


➢➢Marge sur stocks vis-­à-­vis d’une entreprise étrangère hors


zone euro
Ce type d’élimination nécessite une appréhension précise de la devise
de transaction entre l’acheteur et le vendeur. La marge sur stocks s’éli‑
mine sur la base de la devise attachée à la vente des produits ou des
services. Il est rappelé que dans ce cas l’élimination s’effectue sur la base
du cours moyen sur les comptes de charges et de produits et au cours de

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
clôture sur les comptes de bilan.

➢➢Marge sur stocks avec dépréciations


Les stocks achetés peuvent avoir fait l’objet d’une dépréciation (rotation
lente, par exemple) :
–– la valeur brute est ramenée au prix de revient du groupe ;
–– la dépréciation est éliminée dans la limite du profit éliminé ; elle est
majorée du montant de la marge s’il s’agit d’une perte.
Si la dépréciation est supérieure au montant des stocks diminué de la
marge interne, la part qui excède doit être retraitée.

2.4. Cessions d’actifs internes au groupe


2.4.1. Principe
« L’élimination des profits et des pertes, ainsi que des plus-­values
et des moins-­values, est pratiquée à 100 %, puis répartie entre les
intérêts de l’entreprise consolidante et les intérêts minoritaires…
L’élimination des incidences des opérations internes portant sur
des actifs a pour conséquences de les ramener à la valeur d’entrée
dans le bilan consolidé… » (CRC 99‑02 § 2610)

Dès qu’un bien est cédé entre deux entreprises consolidées, le pro‑
fit (ou la perte) doit être éliminé des résultats consolidés tant que le
bien n’a pas été cédé à l’extérieur du groupe. Ce principe vaut pour
la cession d’actif immobilisé amortissable ou non amortissable. Cette
cession d’actif peut être constatée dans le cadre d’une vente ou d’un
apport.
Dans la méthode de base, l’élimination de la cession d’actif interne
au groupe nécessite les écritures suivantes.

184
➢➢L’année de la cession
–– L’annulation de la plus-­value chez l’entreprise qui a vendu le bien
immobilisé.
–– La correction de la valeur d’entrée du bien immobilisé chez l’entre‑
prise qui a acheté.

➢➢Les années suivantes

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
La correction des dotations aux amortissements pratiqués sur la base du
plan d’amortissement d’origine chez l’entreprise acheteuse.

Mini-­cas n° 18

E4, détenue par M à 90 %, a vendu à E5, détenue par M à 70 %, une machine à
commande numérique au prix de 850 le 31/12/N.
Durée d’amortissement prévue : 4 ans.
Cette machine apparaîtrait dans les comptes selon les caractéristiques suivantes :

Date d’acquisition 1/1/N – 2


Durée d’amortissement 6 ans
Reprise de l’exercice – 225
Valeur d’acquisition 900
Amortissements pratiqués 450

Enregistrez l’élimination de la cession interne en consolidation.


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Corrigé

Année de la cession
Comptes Comptes
Différence
individuels consolidés
Valeur brute 850 900 50
– Amortissements – 450 – 450
Compte de liaison 400 400
Totaux 850 850 0 »

185
6.  Les opérations intra-­groupe


» Chez E4, le vendeur


Compte de liaison immobilisation 400
Produit de cession 850
Valeur comptable des éléments 450
d’actif cédés

Cette écriture supporte les impôts différés.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Chez E5, l’acheteur

Installations techniques 50
Amortissements 450
Compte de liaison immobilisation 400

Le compte de liaison immobilisation est soldé en consolidation.

Mini-­cas n° 19

La machine est revendue à l’extérieur du groupe pour 650 le 1/7/N +  1.


­Enregistrez les conséquences de la cession hors groupe.

Corrigé

Dans les comptes individuels de E5, le bien a une valeur nette comptable de :
850 – (850/4 × 0,5) = 744.
Dans les comptes consolidés, cette valeur nette comptable est de :
900 – (900/6 × 3,5) = 375.
Les opérations vont consister à constater l’externalisation de la plus-­value neutra-
lisée à l’origine, déduction faite des amortissements corrigés.

Chez E4, le vendeur


À nouveau
Compte de liaison immobilisation 400
Réserves consolidées 400
»

186
» Flux
Compte de liaison immobilisation 400
Valeur nette comptable 400
des actifs cédés

Cette écriture supporte les impôts différés.

Chez E5, le revendeur

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
À nouveau
Installations techniques 50
Amortissements des matériels 450
Compte de liaison immobilisation 400

Flux
Dotation aux amortissements 31
Amortissements matériels 31
Installations techniques 50
Amortissements des matériels 419
Compte de liaison immobilisation 400
Valeur nette comptable des actifs cédés 31

Cette écriture supporte les impôts différés.

2.4.2. Méthode simplifiée


Dans certains groupes, il existe un nombre important des transac‑
tions internes sur des matériels. Le traitement systématique de ces
cessions internes peut entraîner un coût disproportionné parce
qu’il peut s’agir de petites plus-­values sur un nombre important des
­matériels cédés.
L’élimination peut consister dans un but simplificateur à :
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–– neutraliser la plus-­value de cession des matériels chez le vendeur sans


correction de la valeur brute pour ramener le bien à la valeur histo‑
rique ;
–– étaler la plus-­value sur la durée d’amortissement chez l’acheteur.

Remarque
Cette pratique doit recevoir l’accord préalable des commissaires aux comptes. n

187
6.  Les opérations intra-­groupe


2.5. Éliminations des dépréciations


et des provisions sur sociétés consolidées
2.5.1. Principe
«  Sont éliminées en totalité les dotations aux comptes de
dépréciations des titres de participation constituées par l’entreprise
détentrice des titres et, le cas échéant, les dotations aux provisions

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
constituées en raison des pertes subies par les entreprises
contrôlées de manière exclusive. » (CRC 99‑02 § 2611)
Si ces provisions étaient maintenues, il y aurait double emploi avec :
–– les pertes relatives aux entreprises consolidées,
–– les pertes constatées dans les entreprises associées ou actionnaires à
raison des provisions comptabilisées.

Conséquence
Faire comme si ces dépréciations ou ces provisions n’avaient jamais été comp-
tabilisées. n

Ainsi doivent être éliminées :


–– les dépréciations des titres,
–– les dépréciations des créances,
–– les provisions pour risques et charges.
Ces éliminations tiennent en principe compte des impôts différés.
Cependant, les dépréciations des titres relèvent des moins-­values à long
terme. La probabilité d’utiliser des moins-­values à long terme est beau‑
coup plus faible en droit fiscal français. Par conséquent, cette élimination
est généralement pratiquée sans impôts différés. En cas d’intégration fis‑
cale, il convient en principe de ne pas tenir compte de la fiscalité différée.

2.5.2. Applications

Mini-­cas n° 20

La société M détient l’entreprise E à 70 %. Cette dernière a réalisé pour la première


fois des pertes d’un montant de 580. La société M a, dans ses comptes individuels,
constaté une dépréciation des titres de 350 et une dépréciation des créances pour 56.
Enregistrez les éliminations des provisions et des dépréciations internes en consolidation.

188
Corrigé

Bilan
Dépréciation des titres 350
Dotation dépréciation sur titres 350
Dépréciation des créances 56

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Dotation aux dépréciations sur créances 56

Mini-­cas n° 21

La société M détient l’entreprise E12 à 98 %.


Cette dernière entreprise présente les capitaux propres suivants :

Capital 1 200
Report à nouveau – 845
Pertes de l’exercice – 350

La société M a enregistré les dépréciations sur titres suivantes :

1/1/N 760
Dotation de l’exercice 320

Par ailleurs, elle a comptabilisé une provision pour liquidation de 140 relative à
des charges qui ne sont pas comptabilisées dans les comptes individuels de E12.
Comptabilisez les conséquences liées aux dépréciations des titres et à la provision
relatives à l’entreprise E12.
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Corrigé

Les comptes individuels de E12 ne respectent pas le principe de prudence,


puisque les charges de liquidation n’ont pas été comptabilisées.
Le traitement comptable conduit à comptabiliser les charges de liquidation chez
E12 et à annuler la provision pour liquidation. »

189
6.  Les opérations intra-­groupe


» Chez E12
Flux
Provision pour charges de liquidation 140
Dotation aux provisions 140


Cette écriture est fiscalisée. Elle ne doit pas être comptabilisée si les charges de
liquidation sont supportées directement par M.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Chez M
Flux
Dépréciation des titres 320
Dotation pour dépréciation des titres 320
Provisions pour charges 140
Dotation aux provisions pour charges 140

À nouveau
Dépréciations des titres 760
Réserves consolidées 760

Cette écriture devrait tenir compte des impôts différés.

3. Éliminations des titres


Cette étape vise à :
–– éliminer les titres et les capitaux propres,
–– constater la quote-­part du groupe dans les réserves et les résultats,
–– constater la quote-­part des intérêts minoritaires dans les capitaux propres.
Cette étape est essentielle puisqu’elle vise à la répartition entre le
groupe et les minoritaires des éléments de capitaux propres.

3.1. Élimination des titres d’une filiale


Si une filiale est détenue par la société mère, la répartition des capitaux
propres se résume ainsi.
Réserves du groupe : RG(x) = CR(x) × % IGSD(x) – T(x)
Intérêts minoritaires : IHM(x) = CR(x) – RG(x) – T(x)
Résultat du groupe : RTG(x) = R(x) × % IGSD(x)
Résultat des minoritaires : RM = R(x) – RTG(x)
RG = Réserves du groupe

190
CR = Capital et réserves
%DD = Pourcentage de détention directe
%IG = Pourcentage d’intérêt du groupe
SD(x) = Société détenant directement la société (x)
T(x) = Titres détenus sur la société (x)
IM = Intérêts minoritaires

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
RTG = Résultat du groupe
RM = Résultat des minoritaires
R(x) = Résultat de la société (x)
Le mode de répartition ainsi exposé correspond à la consolidation par
intégration globale. Dans le cadre des autres méthodes de consolidation,
la part du groupe dans les réserves et les résultats se calcule de la même
façon, mais il n’apparaît pas d’intérêts minoritaires.

3.1.1. Intégration globale

Mini-­cas n° 22

Capitaux propres de E3 au 31/12/N :

Capital 100
Réserves 90
Résultat 25

M détient 70 % de E3 pour 70. Éliminez les titres E3.


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Corrigé

À nouveau
Capital 100
Réserves 90
Titres E3 70
Réserves du groupe 63
[(100 + 90) × 70 % – 70]
Intérêts minoritaires 57
(190 – 70 – 63)
»
191
6.  Les opérations intra-­groupe


» Flux
Résultat E3 au bilan 25
Résultat du groupe au bilan 18
Résultat minoritaire au bilan 7
Résultat E3 en gestion 25
Résultat du groupe en gestion 18
Résultat minoritaire en gestion 7

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
3.1.2. Intégration proportionnelle

Mini-­cas n° 23

Capitaux propres de E5 au 31/12/N :

Capital 1 200
Réserves 350
Résultat – 50

E5 une société détenue à 50 % par M, est consolidée par intégration proportion-
nelle. La valeur des titres est de 600. Éliminez les titres E5.

Corrigé

À nouveau
Capital 600
(1 200 × 50 %)
Réserves 175
(350 × 50 %)
Titres E5 600
Réserves du groupe 175
[(1 200 + 350) × 50 % – 600]

Flux
Résultat E5 25
(50 × 50 %)
Résultat du groupe au bilan 25
Résultat E5 25
Résultat du groupe en gestion 25

192
Dans l’intégration proportionnelle, il n’apparaît pas d’intérêts mino‑
ritaires.

3.1.3. Mise en équivalence


La consolidation par mise en équivalence consiste à réestimer les titres
à hauteur de la quote-­part de capitaux propres.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Mini-­cas n° 24

Capitaux propres de E7 au 31/12/N :

Capital 800
Réserves 260
Résultat 90

M détient 30  % de E7 pour 240. E7 est consolidé par mise en équivalence.


­Enregistrez l’écriture d’élimination des titres de E7.

Corrigé

À nouveau
Titres des sociétés mises en équivalence 318
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(800 + 260) × 30 %


Titres E7 240
Réserves du groupe 78

Flux
Titres des sociétés mises en équivalence 27
[(800 + 260) × 30 % – 240]
Résultat du groupe au bilan 27
Résultat des sociétés mises 27
en équivalence
Résultat du groupe en gestion 27

193
6.  Les opérations intra-­groupe


3.2. Élimination des titres d’une sous-­filiale


3.2.1. Intégration globale
Dès lors qu’une sous-­filiale est consolidée, les capitaux propres doivent
être partagés entre plusieurs ayants-­droits :
–– la part du groupe dont le calcul doit tenir compte de la part du groupe
dans la filiale,

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
–– la part des intérêts minoritaires  : c’est-­à-­dire la quote-­part des capi‑
taux propres de la sous filiale qui revient aux autres ayants-­droits. Ce
sont les intérêts minoritaires.
Réserves du groupe : RG(x) = (CR(x) × %IG(x) – T(x)) × %IGsd(x)
Intérêts minoritaires : IM(x) = CR(x) – T(x) – RG(x)
Résultat du groupe : RTG(x) = R(x) × % IG(x)
Résultat minoritaire : RM(x) = R(x) – RTG(x)
R(x) = Résultat entreprise x
CR(x) = Capital et réserves de l’entreprise x
RTG(x) = Résultat du groupe de l’entreprise x
T(x) = Titres de l’entreprise x
% IG = Pourcentage d’intérêt du groupe
IM = Intérêts minoritaires
RM = Résultat minoritaire
RG(x) = Réserve du groupe de l’entreprise x
Il y a ainsi deux grandes catégories d’ayants-­droits au partage des
capitaux propres : la part du groupe, la part revenant aux intérêts mino‑
ritaires indirects.

Mini-­cas n° 25
M

Capitaux propres de S15 au 31/12/N :


90 %
Capital 2 500
Réserves 800 S5
Résultat 200
60 %
L’organigramme est le suivant.
Valeur des titres S15 chez S5 : 1 750. S15
Éliminez les titres S15.

194
Corrigé

Le pourcentage d’intérêt du groupe dans S15 est de 54 %.

À nouveau
Capital 2 500

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Réserves 800
Titres S15 1 750
Réserves du groupe 207
(3 300 × 54 % – 1 750 × 90 %)
Intérêts minoritaires 1 343
(3 300 – 1 750 – 207)

Flux
Résultat au bilan 200
Résultat du groupe au bilan 108
(200 × 54 %)
Résultat minoritaire au bilan 92
(200 × 46 %)
Résultat en gestion 200
Résultat du groupe en gestion 108
Résultat minoritaire en gestion 92

3.2.2. Intégration proportionnelle


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Mini-­cas n° 26
M
Capitaux propres de S17 au 31/12/N
Capital 600 80 %

Réserves – 30
S7
Résultat 120
Valeur des titres S17 chez S7 : 200.
33 1/3 %
Méthode : intégration proportionnelle.
L’organigramme est le suivant. S17
Éliminez les titres S17.

195
6.  Les opérations intra-­groupe


Corrigé

Le pourcentage d’intérêt du groupe est de : 80 % × 33 1/3 % = 26 2/3 %

À nouveau

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Capital 200
600 × 33 1/3 %
Réserves 10
30 × 33 1/3 %
Titres E17 200
Réserves du groupe 8
(570 × 26 2/3 % – 200 × 80 %)
Intérêts minoritaires 2
(190 – 200 + 8)

Flux
Résultat au bilan 40
120 × 33 1/3 %
Résultat du groupe au bilan 32
(120 × 26 2/3 %)
Résultat minoritaire au bilan 8
Résultat en gestion 40
Résultat du groupe en gestion 32
Résultat minoritaire en gestion 8

Dans cet exercice, le partage des capitaux propres conduit à faire apparaître
des intérêts minoritaires indirects pour une entreprise consolidée par intégration
proportionnelle.

3.2.3. Mise en équivalence

Mini-­cas n° 27
M

Capitaux propres de S15 au 31/12/N


90 %
Capital 5 000
Réserves 1 200 S5
Résultat 800
40 %
L’organigramme est le suivant.
Valeur des titres S15 chez S5 : 2 000 S15
Éliminez les titres S15.

196
Corrigé

Le pourcentage d’intérêt du groupe de l’entreprise S15 est de 36 %.

À nouveau
Titres des sociétés mises en équivalence 2 480

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
(5 000 + 1 200) × 40 %
Titres S15 chez S5 2 000
Réserves du groupe 432
(6 200 × 36 % – 2 000 × 90 %)
Intérêts minoritaires 48
(6 200 × 40 % – 2 000 – 432)

Flux
Titres des sociétés mises en équivalence 320
Résultat du groupe au bilan 288
(800 × 36 %)
Résultat minoritaire au bilan 32
(800 × 40 % – 288)
Résultat des sociétés mises en équivalence 320
(800 × 40 %)
Résultat du groupe en gestion 288
Résultat minoritaire en gestion 32

3.3. Détentions multiples


Une entreprise consolidée peut être détenue par plusieurs autres. Cette
situation conduit à calculer la quote-­part du groupe dans les réserves et
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n
les résultats détention par RG (x ) = CR (x ) × IG (x ) – ∑ T (x ) × %IG(x )
détention.
i = n1
Réserves du groupe : RG (x ) = CR (x ) × IG (x ) – ∑ T (x ) × %IG(x )
i = 1

∑ ( T (x ) )
Intérêts minoritaires : IM (x ) = CR (x ) – R G (x ) –
i = n1
(x ) = CR (x ) – R G (x ) – ∑ ( T (x ) )
IM= R
Résultat du groupe : RTG × IG
(x) (x) (x)
i = 1
Résultat minoritaire : RM(x) = R(x) – RTG(x)
RG(x) = Réserves du groupe dans l’entreprise x
CR = Capital et réserves
% IG(x) = Pourcentage d’intérêt du groupe dans l’entreprise x
T(x) = Titres de la société x

197
6.  Les opérations intra-­groupe


IM = Intérêts minoritaires
RTG(x) = Résultat du groupe de l’entreprise x
RM = Résultat minoritaire

3.3.1. Intégration globale

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Mini-­cas n° 28

L’organigramme du groupe est le suivant :

90 % 80 %
60 %

E1 E3 E5

20 % 40 % 30 %

E9

Titres E9 chez E1 = 200


Titres E9 chez E3 = 400
Titres E9 chez E5 = 250
Capitaux propres chez E9 au 31/12/N :
Capital 1 000
Réserves 900
Résultat 300
Enregistrez l’écriture d’élimination de E9.

Corrigé

Le pourcentage d’intérêt du groupe dans E9 est de :


90 % × 20 % = 18 %
60 % × 40 % = 24 %
80 % × 30 % = 24 %
66 % »
198
» Droit du groupe dans les capitaux propres

Minori-
Rubrique Total % Groupe %
taires
Capital et réserves 1 900 66 % 1 254 34 % 646
–  Titres E9 chez E1 – 200 90 % – 180 10 % – 20
–  Titres E9 chez E3 – 400 60 % – 240 40 % – 160
–  Titres E9 chez E5 – 250 80 % – 200 20 % – 50
1 050 634 416

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Résultat 300 66 % 198 34 % 102

Bilan
Capital 1 000
Réserves 900
Titres E9 chez E1 200
Titres E9 chez E3 400
Titres E9 chez E5 250
Réserves du groupe 634
Intérêts minoritaires 416
Résultat au bilan 300
Résultat du groupe au bilan 198
Résultat minoritaire au bilan 102
Résultat en gestion 300
Résultat du groupe en gestion 198
Résultat minoritaire en gestion 102

3.3.2. Intégration proportionnelle

Mini-­cas n° 29
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L’organigramme du groupe est le suivant :

70 % 80 %

E2 E4

20 %
20 %
E8

Titres E8 chez E2 = 400 »


199
6.  Les opérations intra-­groupe


» Titres E8 chez E4 = 400


Capitaux propres chez E8 au 31/12/N :
Capital 2 000
Réserves 200
Résultat – 100
E8 est une société communautaire d’intérêt.
Présentez l’écriture d’élimination de E8.

www.scholarvox.com:ENCG Settat:531909928:88836240:196.92.3.8:1575471266
Corrigé

Le pourcentage d’intégration est de 20 % + 20 % = 40 %.


Le pourcentage d’intérêt du groupe est de :
70 % × 20 % + 80 % × 20 % = 30 %

Rubrique Total % IT QP % IG Montant % IM Montant


Capital 2 200 40 % 880 30 % 660 10 % 220
et réserves
–  Titres E8 – 400 100 % – 400 70 % – 280 30 % – 120
chez E2
–  Titres E8 – 400 100 % – 400 80 % – 320 20 % – 80
chez E4
80 60 20
Résultat – 100 40 % – 40 30 % – 30 10 % – 10

Capital 800
Réserves 80
Résultat bilan 40
Titres E8 chez E2 400
Titres E8 chez E4 400
Réserves du groupe 60
Intérêts minoritaires 20
Résultat du groupe 30
Résultat minoritaire 10
Résultat gestion 40
Résultat du groupe 30
Résultat minoritaire 10

200

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