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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
UNIVERSITÉ DJILLALI LIABES DE SIDI BEL ABBES
FACULTÉ DE TECHNOLOGIE
DÉPARTEMENT DE GÉNIE CIVIL
MASTER I : CONSTRUCTIONS CIVILES ET INDUSTRIELLES

COURS MDS 2
MCCI85

MURS DE SOUTÈNEMENT

Chargé du cours :
Mme. E. MOSTEFA KARA ép. SEKKEL

2013 -2014
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1. INTRODUCTION

• Les ouvrages de soutènement sont destinés à retenir les massifs de terre :


 Terrains naturels en place  Murs en déblai;
 Remblais  Murs en remblai.
• Il en existe une grande variété se caractérisant par des fonctionnements
différents et la manière de reprise de la force de poussée. Elle peut être
absorbée soit par :
 Poids de l’ouvrage;
 Encastrement de l’ouvrage;
 Ancrages.
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2. TYPES D’OUVRAGES

POIDS

Figure 1 Mur poids Figure 2 Mur en terres armées Figure 3 Mur cellulaire

ENCASTREMENT

Figure 4 Mur Cantilever Figure 5 Parois moulées Figure 6 Rideaux de palplanches

ANCRAGES

Figure 7 Mur en béton armé Figure 8 Parois moulées ancrées Figure 9 Rideaux ancrés
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3. PRÉDIMENSIONNEMENT

Figure 10 Prédimensionnement d’un mur poids gravitaire Figure 11 Prédimensionnement d’un mur voile
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4. FORCES POUSSÉE-BUTÉE
4.1 RÉSISTANCE AU CISAILLEMENT

• La résistance au cisaillement du sol est l'un des paramètres les plus importants
dans l'étude de la stabilité d'un ouvrage de soutènement.
• Pour un sol pulvérulent elle est représentée par l’angle de frottement.
• Pour un sol fin elle est caractérisée par deux paramètres : C la cohésion et 
l'angle
4.2 de frottement.
FROTTEMENT SOL-MUR

• L'angle de frottement  entre le sol et le parement arrière du mur dépend des


facteurs suivants :
 La rugosité du parement ;
 L'angle de frottement interne du sol  ;
 Le tassement relatif entre le mur et le sol ;
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4.2 FROTTEMENT SOL-MUR…

4.3 DÉFINITION POUSSÉE - BUTÉE

Figure 12 Relation force déplacement


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4.4 COEFFICIENT DES TERRES AU REPOS

4.5 COEFFICIENTS DE POUSSÉE ET BUTÉE DES TERRES

SABLE

CAS GÉNÉRAL
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4.6 FORCES POUSSÉE - BUTÉE

SABLE

SOL FIN

SABLE
SURCHARGE

SOL FIN
SURCHARGE
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5. VÉRIFICATIONS

Figure 12 Renversement Figure 13 Glissement à la base Figure 14 Tassement de fondation

Figure 15 Glissement général Figure 16 Stabilité interne


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5. VÉRIFICATIONS…

5.1 GLISSEMENT

5.2 RENVERSEMENT

Figure 17 Règle du tiers central


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6. EXEMPLES DE RUPTURE DES MURS DE SOUTÈNEMENT

Figure 17 Renversement Figure 18 Glissement

Figure 19 défaut de fondation Figure 20 Glissement généralisé


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7. DRAINAGE

Figure 21 Poussée hydrostatique supplémentaire Figure 22 Système de drainage

Figure 23 Barbacanes
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8. CHOIX DU REMBLAI

• Les remblais constitués par des sables et graviers silteux et argileux


(SC, SM, GC et GM) ou des silts et silts argileux (CL, MH, ML et OL)
devraient être couverts d’une couche de sol imperméable en surface.
• Selon le système de classification unifié des sols, les sols classifiés GW,
GP, SW et SP constituent d’excellents matériaux de remblai et on peut
considérer les pressions théoriques comme valables pour les calculs.
• ƒLes sols portant les symboles SC, SM, GC et GM constituent des
matériaux de remblai convenables s’ils sont maintenus secs. Ils sont
sensibles à l’action du gel s’ils sont humides. S’ils sont bien drainés, on
peut considérer les pressions théoriques comme valables pour les
calculs.
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9. RIDEAUX DE PALPLANCHES
• Les rideaux de palplanches sont constitués de palplanches métalliques en
général, emboîtées les unes dans les autres et battues dans le sol de
fondation, pour former un écran vertical, le plus souvent rectiligne, servant
de soutènement à un massif de sol. Il existe aussi des palplanches en béton
et en bois.
• Les murs de palplanches peuvent être temporaire ou permanent.
• Ils sont utilisés principalement pour :
 ƒL’étançonnement des excavations;
 ƒLa construction des quais;
 ƒLa construction des batardeaux

Figure 24 Palplanches
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9. RIDEAUX DE PALPLANCHES…

Figure 25 Etançonnement des excavations Figure 26 Construction des quais

Figure 27 Batardeaux
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9.1 SYSTÈMES DE PALPLANCHES

Figure 28 Murs auto stables Figure 29 Murs avec ancrages Figure 30 Murs étayés
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9.2 SECTIONS DE PALPLANCHES

Figure 31 exemple de profilés


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9.3 SECTIONS DE PALPLANCHES…

Tableau 1 Tableau des profilés


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9.4 MURS AUTOSTABLES

• Les murs autostables sont utilisés pour soutenir des parois d’excavation ne
dépassant pas 5m de hauteur. Ils sont économiques.

Figure 32 Mur autostable Figure 33 Répartition des contraintes


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9.4 MURS AUTOSTABLES…

• Déterminer D1 en supposant que la résultante


de la contre butée en dessous de O agit au
point O. De ce fait : Mo= 0.
• Ceci nous permet d’exprimer D1en fonction
des autres paramètres (connus).
• Le calcul se fait avec Kp’ = Kp/1,5
• On calcule la longueur de la fiche D= 1,2 D1
• On trouve le moment maximum pour choisir
la section de palplanche.
• Le moment maximum se trouve au point ou
l’effort tranchant est nul (V=0). Figure 34 Répartition des moments et efforts

• Le module de section S = Mmax/0,67fy


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9.5 MURS AVEC ANCRAGES
• Les murs avec tirant sont généralement utilisés lorsqu’il n’est pas possible d’utiliser
des murs autostables;
• Généralement pour soutenir des parois d’excavation de hauteur importante > 5 m.
• On distingue deux cas :
 Simplement appuyé au pied : mur rigide par rapport au sol (lâche);
 Encastré au pied : mur flexible par rapport au sol (dense);

Figure 35 Palplanche ancré simplement appuyé Figure 36 Palplanche ancré encastré en pied
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9.5.1 MURS AVEC ANCRAGES SIMPLEMENT APPUYÉ


• Il faut déterminer la fiche f et l’effort d’ancrage A, En appliquant les équations d’équilibre :

• Ceci nous permet d’avoir un système de deux équations à deux inconnus f et A.


• Le calcul se fait on considérant Kp’=Kp/1.5
• On trouve le moment maximum pour choisir la section de palplanche.
• Il y a deux endroits où l’effort tranchant = 0. Il faut choisir celui qui donne le moment le
plus élevé. Le module de section est ensuite déterminé :

Figure 37 Diagrammes des moments et d’efforts tranchant


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9.5.2 MURS AVEC ANCRAGES ENCASTRÉ


• On détermine Mmax, on supposant que le mur est simplement appuyé.

• S’il y a un effet d’encastrement; S nécessaire sera plus petit que S max .


• Choisir plusieurs sections de modules S≤Smax .
• Calculer les ratios S/Smax = Madm/Mmax .
• Déterminer les Log des coefficients de flexibilité des palplanches choisies.

o H : hauteur totale de la palplanche (m);


o I : moment d’inertie de la palplanche (m4 );
o E : Module d’élasticité de l’acier (MPa).
• Reporter ces points (Madm /Mmax ; Log ρ) sur l’abaque de Rowe.
 Si le point se situe à droite et au-dessus de la courbe de référence  la section est plus forte
que nécessaire.
 Si le point se situe en dessous de la courbe de référence  la section est trop faible.
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9.5.2 MURS AVEC ANCRAGES ENCASTRÉ

Figure 38 Diagramme de variation de Madm/Mmax en fonction de logρ pour des palplanches


enfoncées dans des sols granulaires d’après (Rowe, 1952).
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9.6 MURS ETAYÉS
• On ne peut pas prévoir adéquatement la distribution des contraintes sur les murs
des fouilles étayés à partir de notions théoriques. Les mesures in-situ ont permis
d’établir les distributions possibles pour différentes situations :

 Sable  Argile saturée molle à ferme  Argile raide fissurée

 Pour γH/Cu>4
 m = 0,4 s’il existe une couche profonde d’argile
molle sous la fouille.
 Si non m = 1
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9.6 MURS ETAYÉS…
9.6.1 INSTABILITÉ DE LA BASE
• Les fouilles profondes dans des argiles molles à fermes sont sujettes à des ruptures par
soulèvement de la base qui sont dues à des contraintes de cisaillement excessives.
• Le calcul du coefficient de sécurité vis-à-vis le soulèvement de la base, Fsb, s’exprime comme suit :
• Cu : résistance au cisaillement non drainé sous le niveau de la
base.

• σ z=h : Pression totale des terres sous-jacentes au niveau de La

base.

• Nb : Coefficient de stabilité dépendant de la géométrie de la


fouille.

Figure 39 Instabilité de la base


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10 PRÉCAUTIONS
• Lorsqu’il y a proximité d’ouvrages existants, le déplacement de l’ouvrage de
soutènement doit être limité ou empêché. Selon les conditions, les valeurs de K à
prendre en compte dans les calculs peuvent varier comme suit :
 Poussée

 Butée
K = Kp

Figure 40 Précaution présence d’édifices


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10 PRÉCAUTIONS…

• Dans la conception des palplanches et des murs de soutènements, on doit tenir


compte de l’effet des charges dues à la circulation des véhicules, des équipements de
construction, des structures avoisinantes qui ne sont pas reprises en sous-œuvre et
de toute autre charge qui devra être supportée par les murs de la fouille ou de
l’excavation au cours de la période de construction.
• Dans les sols pulvérulents, l’instabilité de la base se manifeste par la formation de
renards ou par soulèvement et elle est reliée à l’écoulement des eaux souterraines.
Le contrôle des eaux souterraines peut se faire par drainage. Il peut également se
faire en soutenant la paroi de la fouille par un rideau de palplanches dont la fiche est
suffisante pour former un rideau para-fouille. On peut aussi combiner les deux
méthodes.
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11 APPLICATIONS
11.1 PALPLANCHES AUTOSTABLES
• Une palplanche sera encastrée au pied dans un dépôt constitué des deux couches
(voir figure). Déterminer la longueur de fiche requise et la section de la palplanche.
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11 APPLICATIONS…
11.2 PALPLANCHES ANCRÉES
• Déterminer la longueur de fiche, la tension dans le tirant d’ancrage et la section de
palplanche à utiliser pour la construction du mur de palplanche illustré à la figure si
dessous. Considérer le cas d’un appui simple au pied.

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