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Bosc, Y.

“Représentants, Mandataires et Commettants : Robespierre, la Relation


Fiduciaire et le Droit à l’Existence Matériel et Politique”. Daimon Revista
Internacional De Filosofia, n.º 81, junio de 2020, pp. 67 -81,
doi:10.6018/daimon.431371.

La fidéicommission est un rapport asymétrique en faveur du commettant. Elle n’est


pas un contrat. La Déclaration est un contrat entre les citoyens – pas un contrat
entre « gouvernant » e « gouvernés » - et les mandataires doivent en mettre en
œuvre. Cette devoir est liée a le droit de censurer  « […] la confiance du peuple
souverain vis à vis de ceux qui le représentent dépend de leur capacité à s’acquitter
de cette commission, en d’autres termes de leur capacité à mettre en œuvre les
principes de la Déclaration qui constituent la république, la chose commune. »  le
plus essentiels de ces droits est le droit à l’existence, un droit doble, parce qu’il s’agit
de la garantie de l’existence matériel (« biens qui permettent de vivre ») et de
l’existence politique (« l’exercice de la citoyenneté ») –
« L’homme est citoyen par la nature ; personne ne saurait lui arracher ce
droit, qui est inséparable de celui qu’il a d’exister sur la terre. » (Robespierre,
Sur les droits politiques des indigents - OMR, VI :553). – 68
(…)
Pour Robespierre, le roi n’est pas un représentant de la Nation, mais un
fonctionnaire public héréditaire, car « l’idée de représentation suppose
nécessairement un choix du peuple » (VII :613) – « les fonctions de tous les
pouvoirs politiques, et par conséquent de la royauté, sont des devoirs publics, et non
des droits personnels ni une propriété particulière » (VI :88). Tous les fonctionnaires
publics (ça qui inclus le roi) doit exécuter la volonté de la Nation – c’est-a-t dire, la
Déclaration. Le roi est un commis, « la charge sublime d’exécuter la volonté
générale » (IV :364). – 70 - Les membres de la législature ne sont pas aussi des
représentants, parce que la volonté ne peut se représenter (IX :569). – 71 – Le mot
« représentants » où « mandataire » sont utilisés par Robespierre indistinctement.
Le point central est que les membres de toutes les assemblées, même d’une
assemblée constituante, n’ont exercer pas la souveraineté par délégation. – 72
(…)
« La politique économique libérale mise en œuvre depuis 1789 favorise les
propriétaires et la spéculation. Elle porte atteinte au droit à l’existence et constitue
également une rupture du contrat. Robespierre soutient donc les insurrections
populaires qui visent à faire baisser le prix des subsistances – la taxation – par
lesquelles le peuple censure un pouvoir législatif qui génère le désordre » 
« La tranquillité, c’est l’ordre public, c’est l’harmonie sociale. Peut-elle exister
sans la justice, sans la liberté, sans le bonheur ? Quels sont ceux qui la
troublent ? Sont-ce les tyrans qui violent les droits des peuples, ou les
peuples qui les réclament ? Peuples, tyrans, voilà toute votre cause ; que la
raison, que l’humanité la juge une fois, et non la force et le despotisme » (Sur
le respect dû aux lois et aux autorités constituées, IV, 147-149) - 75
(…)
Robespierre présente une idée générale de propriété qui inclus les droits attachés à
la personne : « ma liberté, ma vie, le droit d’obtenir sûreté ou vengeance pour moi et
pour ceux qui me sont chers, le droit de repousser l’oppression, celui d’exercer
librement toutes les facultés de mon esprit et de mon cœur » (VII,164-165). La
propriété des biens qui permettent de vivre est un droit naturel inaliénable, mais non
pas la propriété des autres biens, comme les châteaux. Cette propriété est une
convention sociale. Elle est, pourtant, une régulation et, comme toute régulation,
« se fait en fonction du principe qui fonde la république : le respect du droit naturel à
l’existence. »  « La liberté du propriétaire est ainsi limitée par la liberté d’autrui. » -
78 – La propriété individuelle est garanti, lorsque « elle se conforme à la conception
républicaine de la liberté fondée sur la non-domination ».
« Les subsistances sont une propriété commune, au sens de la res publica romaine,
une propriété qui est commune parce qu’elle a été déclarée telle, par un acte
politique, ce qui la distingue de la res communes qui est un bien commun,
appartenant à tous en raison de sa nature, et non par choix politique, comme l’eau
ou l’air. L’administration de cette propriété commune n’est pas l’affaire d’une
bureaucratie centrale mais celle des citoyens. » Alors l’attribution par le
« Gouvernement révolutionnaire » de 14 frimaire an II (4 décembre 1793), aux
municipalités et aux comités révolutionnaires élus localement de le pouvoir exécutif
des lois révolutionnaires, en incluant le maximum. « Il ne s’agit donc pas d’une
économie contrôlée par le haut comme on le pense fréquemment, mais d’une
économie sous contrôle populaire. Il ne s’agit pas non plus de mesures de
circonstance, liées à la guerre intérieure et extérieure. Il s’agit plutôt, en dépit des
circonstances, de maintenir le cap de la liberté républicaine fondée sur l’action du
peuple souverain » - 79