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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique

Université Mohamed Khider Biskra


1. Faculté des Sciences et de la Technologie
2. Département de Génie Mécanique
Filière : Génie Mécanique
Option: Energétique
Réf:…………

LICENCE

THEM
LE TRANFERT DE CHALEUR

Présenté par : Proposé et dirigé par :

BENHAMZA Islam BOULTIF Nora


BOUGHRARA Madassi

GROUPE : 01

Promotion : Janvier 2021


Transfert Thermique :

Un transfert thermique :
appelé plus communément chaleur, est, avec le travail, l'un des modes d'échange
d'énergie interne entre deux systèmes : c'est un transfert d'énergie thermique qui
s'effectue hors de l'équilibre thermodynamique. On distingue trois types de transfert
thermique, qui peuvent coexister :
• la conduction, due à la diffusion progressive de l'agitation thermique dans la
matière.
• la convection, transfert thermique qui accompagne les déplacements
macroscopiques de la matière.
• le rayonnement, qui correspond à la propagation de photons.
La quantité de chaleur Q est la quantité d'énergie échangée2 par ces trois types de
transferts, elle s'exprime en joules (J). Par convention, Q > 0 si le système reçoit de
l'énergie. La thermodynamique s’appuie sur le concept de chaleur pour ériger
le premier et le deuxième principe de la thermodynamique.
La signification du mot « chaleur » dans le langage courant entretient souvent des
ambiguïtés et des confusions, notamment avec la température. S'il est vrai que les
transferts thermiques spontanés se font depuis les régions de température plus
élevée vers les régions de température plus basse, il est néanmoins possible de
réaliser un transfert thermique d'un corps froid vers le corps chaud, à l'aide
d'une machine thermique comme un réfrigérateur. Par ailleurs, lors d'un changement
d'état, un corps pur ne change pas de température alors qu'il échange de l'énergie
sous forme de chaleur.
L'exemple le plus simple de situation mettant en jeu un transfert thermique est celui
de deux corps en contact ayant des températures différentes. Le corps le plus chaud
cède de l'énergie au corps le plus froid par conduction ; sa température diminue, le
désordre, l'agitation thermique, diminue. En contrepartie, la température du corps
froid augmente, l'agitation thermique augmente en son sein.
La convection thermique :
La convection thermique désigne le transfert d'énergie
thermique au sein d'un fluide en mouvement ou entre un fluide en
mouvement et une paroi solide. Ce transfert d'énergie est réalisé
par deux modes de transfert élémentaire combinés que sont
l'advection et la diffusion. La convection constitue, avec
la conduction et le rayonnement, l'un des trois modes d'échange
de chaleur entre deux systèmes, et diffère de ces derniers par la méthode de
transfert.
Convection forcée :
On parle de convection forcée lorsque l'écoulement du fluide est provoquée par
un organe « artificiel » (pompe, turbine, ventilateur...).
Voici quelques exemples de convection forcée dans des appareillages : chauffage
central avec accélérateur, chauffages électriques avec soufflerie, chauffe-eau
solaire et four à convection (four à chaleur tournante). Le corps humain a son propre
système de convection forcée, la circulation sanguine.
Convection naturelle :
La convection naturelle est un phénomène de
la mécanique des fluides, qui se produit lorsqu'un
gradient induit un mouvement dans le fluide. Le gradient
peut concerner différentes grandeurs intensives telles
que la température (« convection thermique »),
la concentration d'un soluté (« convection soluté ») ou
la tension superficielle (« convection thermo-capillaire »).
La masse volumique dépendant de la température (et, le
cas échéant, de la concentration), un gradient de
température ou de concentration engendre des
différences de masse volumique au sein du fluide, d'où résultent des variations
latérales de la poussée d'Archimède qui sont à l'origine du mouvement. De tels
déplacements s'appellent des mouvements de convection. Ils sont à l'origine de
certains phénomènes océanographiques (courants marins), météorologiques
(orages), géologiques (remontées de magma) par exemple.
La convection thermique n'est pas le seul moyen de créer des mouvements verticaux
dans des fluides. Ceux-ci vont se stratifier selon leur densité, à température
uniforme, par l'effet de la gravité. Cette convection gravitationnelle se déroule comme
la convection thermique avec les zones du fluide plus denses descendant et les
parties moins denses poussées vers le haut. Cependant, il n'y a pas de variation de
températures dans ces échanges. On peut citer la diffusion de la salinité dans une
couche iso thermale ou le déplacement du sel vers le bas dans une terre humide 1.
Dans un environnement à microgravité comme dans l'espace, la convection naturelle
n'est pas possible puisque la poussée d'Archimède s'exerce par la différence de
force gravitationnelle sur des volumes de densités différentes. Ainsi la circulation de
la chaleur doit être forcée dans une capsule spatiale. Une flamme aurait également
de la difficulté à exister car les gaz de combustion resteraient près de la flamme, la
coupant de l'apport d'oxygène. Il faut pour l'entretenir une circulation forcée pour
éloigner ces gaz et amener l'oxygène2.
Une particule de fluide chauffée à la base devient moins dense du fait de sa
dilatation thermique et remonte sous l'action de la poussée d'Archimède. Arrivée au
sommet de la couche, le fluide échange sa chaleur, se refroidit et s'alourdit. Il
redescend alors et crée un transfert retour de chaleur. La première approche
physique a été mise en place par Henri Bénard, avec l'étude de la convection dans
une couche de fluide soumise à un gradient de température vertical. Ces
expériences sont connues sous le nom de cellules de Bénard.
Vie courante :

Le mouvement dans une casserole posée sur le feu


s'explique par les différences de densité créées par
le chauffage. Le fluide se met en mouvement spontanément,
par convection naturelle, quand la différence
de température entre le haut et le bas de la couche d'eau
atteint une valeur critique.

La fumée de cigarette ou de cheminée monte car la combustion crée une zone très
chaude et très peu dense par rapport à l'air environnant. Cette zone de fluide monte
sous l'action de la poussée d'Archimède.

Le chauffage par le sol relève du même principe. La couche chaude à la base des
pièces, du fait de la dilatation thermique, devient plus légère (relativement) et
engendre une circulation dans la maison.

Le fonctionnement de la lampe à lave repose sur ce même phénomène : la cire est


chauffée par le fond jusqu'à ce que sa densité soit inférieure à celle du fluide
environnant. Elle s'élève alors en formant des panaches qui, une fois au sommet de
la lampe, refroidissent et retombent au fond du récipient.

Dans le manteau terrestre, des courants de convection mantellique sont à l'origine


des contraintes de compression et des contraintes d'expansion (selon leurs
mouvements), ce qui cause la déformation des roches.

Pour l'isolation thermique d'une habitation, l'air enfermé entre la toiture et le plancher
des combles, ou entre un mur porteur et un mur intérieur, n'assure aucunement
l'isolation à cause du phénomène de convection accéléré par une différence de
température entre paroi chaude et paroi froide. Pour réaliser l'isolation, il faut ajouter
dans cet espace un matériau isolant dans lequel l'air enfermé dans des bulles ou
entre des fibres ne peut pas participer à la convection.
Mise en équation du phénomène physique :
Approche de la physique des milieux continus :
Notation :

• 𝜆 désigne la conductivité thermique du fluide ;


• 𝜌 désigne la masse volumique du fluide ;
• cp désigne la capacité thermique massique du fluide ;
• T désigne la température du fluide ;
• U désigne la vitesse du fluide ;
• φ désigne la densité de flux thermique.
Hypothèses simplificatrices :

• Propriétés (𝜆 , 𝜌, cp) du fluide constantes.


• Pas de changement de phase.
• Milieu stationnaire.
• Fluide incompressible.
La mise en équation de la diffusion de la chaleur (loi de Fourier) au sein du fluide
aboutit à :
φ dif= - λ𝜵 T

La mise en équation de l'advection de la chaleur au sein du fluide aboutit à :


φ adv = 𝜌 cp T u

La densité de flux de chaleur par convection est la somme de la densité de flux de


chaleur par diffusion et par advection, soit :
φ conv= - λ𝜵 T + 𝜌 cp T u

Le premier principe de la thermodynamique affirme que l'énergie se conserve, ce qui


se traduit en équation par :
𝜵 . φ = 𝜌 cp 𝜕𝑇
𝜕𝑡

Ce qui permet d'écrire l'équation d'advection-diffusion de la chaleur :


𝜕𝑇
𝜌 cp = - 𝜵 . (- λ𝜵 T + 𝜌 cp T u )
𝜕𝑡

Puisqu'il a été supposé que le fluide est incompressible Cela donne :


𝜕𝑇
𝜌 cp = λ𝜵 T - 𝜌 cp (u . 𝜵) T
𝜕𝑡

Les solutions de cette équation ne peuvent être trouvées que si le champ de vitesse
est connue. Sinon il est nécessaire de résoudre, préalablement ou en parallèle,
les équations de Navier-stokes c'est, entre autres, l'un des objectifs de la mécanique
des fluides numérique.
Approche phénoménologique :

Pour un écoulement à température T∞ autour d'une structure à température de


surface uniforme Ts et d'aire A, l'expression du flux de chaleur convectif φ est
donnée par la loi de Newton :
φ = hA(Ts - T∞)
Où :

• φ est exprimé en watts (W) ;


• h est le coefficient de transfert thermique, en watts par mètre carré et par
kelvin (W/m2/K, W⋅m−2⋅K−1).
Pour une convection en air calme, dans des conditions normales de température
et de pression, on a typiquement h compris entre 5 et 25 W m−2 K−1
L’existence de la fonction est connue, mais pas la fonction elle-même. De
nombreuses études expérimentales ont permis d’identifier des corrélations
empiriques s'approchant de la fonction reliant ces deux nombres. Ces
corrélations sont souvent regroupées dans des abaques, utiles à l'ingénieur qui
pourra ainsi déduire le coefficient de transfert thermique pour des configurations
typiques.
Analyse adimensionnelle de la convection forcée :
L'analyse dimensionnelle et l'application du théorème de Vaschy-Buckingham à
un problème (simplifié) de convection forcée permet de montrer que seuls deux
nombres adimensionnels suffisent pour décrire le problème.
Conventionnellement, on utilise le nombre de Reynolds et le nombre de Nusselt :

𝜌𝑈𝐿
• Re = nombre de Reynolds
µ
ℎ𝐿
• Nu = nombre de Nusselt avec :
𝜆

• 𝜌 - masse volumique
• U - vitesse caractéristique du problème
• L - longueur caractéristique du problème
• µ - viscosité dynamique
• 𝜆 - conductivité thermique

Le théorème de Vaschy-Buckingham affirme qu'il existe une fonction reliant ces


deux nombres adimensionnels

Analyse adimensionnelle de la convection naturelle/libre :


L'analyse dimensionnelle et l'application du théorème de Vaschy-Buckingham à
un problème (simplifié) de convection libre permet de montrer que seulement
deux nombres adimensionnels suffisent pour décrire le problème.
Conventionnellement on utilise le nombre de Rayleigh et le nombre de Nusselt :

• g - accélération de la pesanteur
• Lc - longueur caractéristique
• Ts - température de la paroi
• T∞ - température du fluide loin de la paroi
• ν - viscosité cinématique
• α - Diffusivité thermique
• β - coefficient de dilatation thermique volumétrique
Le théorème de Vaschy-Buckingham affirme qu'il existe une fonction reliant ces
deux nombres adimensionnels :
Exemple de convection :
Lorsque que l’on met ses mains au-dessus d’un feu de cheminée (ou de barbecue),
on ressent de l’air chaud, en effet celui-ci est produit par convection. En effet, la
convection se fait grâce aux molécules d’air (dioxygène, diazote), qui se trouvent au-
dessus du feu (ou d’une plaque chauffante) ; ces molécules montent vers le haut, où
il fait plus froid (lors de leur montée, elles entrent en contact avec la main, d’où la
sensation de chaleur).
Lorsqu’on souffle sur une cuillerée de soupe brûlante, elle refroidit plus vite (les
molécules du fluide chaud sont remplacées par de nouvelles molécules à plus basse
température).

Conclusion :
Le transfert d'énergie par chaleur se réalise généralement par une combinaison de
plusieurs modes de transfert. Par exemple, un chauffage central, combine
successivement la convection (en général forcée) pour chauffer le circuit du fluide à
partir de la chaudière, puis la conduction pour chauffer les parois du radiateur qui à
leur tour réchauffent l'air en contact, et enfin la convection (en général naturelle) de
l'air associée au rayonnement de la masse du radiateur (d'où son nom).
Parfois le transfert thermique s'accompagne d'un transfert de matière. Par exemple,
dans le cas de l'ébullition d'un liquide, une partie du liquide subit un changement
d'état physique et le gaz ainsi créé se sépare du liquide.

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