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L’élève produit des écrits quand il utilise 

:
 L’écriture pour copier
 L’écriture pour apprendre
 L’écriture pour la rédaction

A l’école, l’enfant va construire les compétences suivantes :

 Copier un texte rapidement, sans erreur, avec une écriture régulière et lisible.
 Écrire de manière autonome un texte cohérent de 10 à 20 lignes en respectant les
contraintes de la langue écrite.
 Réécrire un texte, utiliser un logiciel de traitement de texte.
 Mettre en page, organiser un document écrit en respectant les conventions (affiche,
journal,...) et les contraintes de présentation

L’écriture pour copier

 Ecrire beaucoup et souvent


 Acquérir des stratégies et intégrer des critères de qualité

Objectif : « Copier sans erreur un texte d’au moins 15 lignes en lui donnant une présentation
adaptée. »

Moyen : Pas par des exercices « à vide » de copie, mais par la régularité d’une activité
fonctionnelle et l’expression réitérée d’exigences en ce domaine.

L’écriture pour apprendre

L’écrit est un outil de travail privilégié dans tous les domaines disciplinaires : prises de note,
brouillon de recherche, compte-rendu, courte synthèse, légende de documents, solution d’un
problème ou exposé de la démarche de résolution, fiche technique,...

Trois types d’écrit dont les fonctions sont différentes :

 Les écrits de recherche


 Les écrits destinés à être communiqués ou discutés
 Les écrits de référence

L’écriture pour la rédaction

« Priorité du cycle des approfondissements, la rédaction fait l’objet d’un apprentissage


régulier et progressif. Les élèves apprennent à narrer des faits réels, à décrire, à expliquer une
démarche, à justifier une réponse, à inventer des histoires, à résumer des récits, à écrire un
poème, en respectant des consignes de composition et de rédaction. Ils sont entraînés à
rédiger, à corriger, et à améliorer leurs productions, en utilisant le vocabulaire acquis, leurs
connaissances grammaticales et orthographiques, ainsi que les outils mis à disposition
(manuels, référents, dictionnaires, répertoires,...) »

Types de texte : narratif, descriptif, explicatif, argumentatif, injonctif, prédictif, rhétorique,


conversationnel.
Types d’écrit : récit de vie, nouvelle, conte, article de journal, portrait, affiche, compte-rendu,
résumé, message, publicité, notice, règle de jeu, poème, devinette, bulletin météo, dialogue,
interview, ...

En littérature, les différents écrits produits par les élèves peuvent être classés en 4 catégories :

 Les écrits de travail


 Les projets d’écriture
 Les écrits anthologiques
 Les écrits d’entraînement

Un référentiel de pratiques

 Un carnet personnel de lecture-écriture


 Un classeur de littérature avec une fiche-mémoire pour chaque album ou type de texte
étudié + les écrits anthologiques
 Un cahier d’essais (1ier jet)
 Un cahier de rédaction (2ème jet)
 Des référentiels collectifs : affichages, classeur collectif avec corpus d’exemples ou
fiche-outil pour chaque type d’écrit.

L’utilisation de déclencheurs d’écriture et la mise à disposition d’outils d’aide lors du 1ier jet,
puis d’un guide de relecture (2ème jet), favorisent l’entrée dans l’écriture et la qualité des
productions.

 Un rythme d’une production écrite aboutie tous les 15 jours.


 Un travail de relecture et de réécriture en 2 étapes :
o Vérification des attendus en fonction du type d’écrit
o Correction orthographique et grammaticale
 La confrontation de textes d’élève à un extrait littéraire permet des études
comparatives fructueuses.
 Les élèves étudient également le fonctionnement de la langue à partir de corpus de
phrases ou de textes issus de leur culture littéraire commune.

L’écriture, sans doute mieux que la parole, permet de construire, d’ordonner et de donner
forme à la pensée. La pensée ne précède pas l’acte d’écriture ; son élaboration est
concomitante.

L’écriture permet de se dire et de se construire en tant que sujet libre, en même temps qu’elle
ouvre à la dimension de l’autre et à la capacité de le rencontrer.

Ecrire est le passage dans un monde nouveau dans lequel l’enfant n’était auparavant pas
présent.

Cela suppose que l’enfant s’y autorise et s’approprie cet acte et qu’il accepte de ne pas tout
maîtriser.

Pour que le désir se mette en place chez l’enfant, cela suppose la qualité d’une présence, celle
de l’adulte qui se fait « médiateur du besoin » pour susciter « l’activité désirante » de
l’écriture. Il s’agit d’ organiser des formes de travail de l’écrit propres à amener les élèves, au
contact des textes littéraires, à oser se dire, à oser penser.

« Le premier instrument du génie d’un peuple, c’est sa langue. »


STENDHAL

Les textes fonctionnels

la contraction de texte (condensé, résumé)


la synthèse de textes
le compte rendu
le commentaire

Les textes fonctionnels sont des textes basés sur une lecture et destinés à manifester le savoir
de l'étudiant.

La contraction de texte
Réduire à l'essentiel une conversation, une lecture, un cours; en donner une image réduite
mais fidèle est une opération courante. Mais si la contraction de texte reçoit en classe une
place de choix, c'est qu'elle développe l'agilité de l'intelligence, le goût du style, le respect de
la pensée d'autrui. L'élève y apprend à distinguer l'essentiel de l'accessoire, l'influence
réciproque du fond et de la forme, l'importance du moindre mot et les nuances de la langue.
Aussi le résumé de texte, qui révèle les aptitudes à la lecture et à la production de texte, est-il
souvent proposé dans les concours d'admission.

Le contracté est un texte relativement bref reformulant un texte plus long.

Nombreuses sont les espèces de contractés : les chapeaux fréquents en presse écrite, certains
titres ou intertitres, sommaires, tables de matières, etc.

En milieu scolaire, cependant, lorsque le professeur demande de contracter un texte, il


propose le plus souvent de le faire sous forme de plan, de condensé ou de résumé.

Parfois le contracté s'insère dans un ensemble plus vaste, le commentaire.

Le plan

Le plan est un schéma rédigé, communicable , lisible tel quel. On n'y trouve que les signes
typographiques usuels. Les phrases courtes, sont alignées verticalement avec des retraits
successifs pour manifester la structure.

Le condensé
Le condensé (en anglais : digest) est une version courte du texte de base obtenue par
découpage et recollage de citations.

"Pour produire ce type de texte, on procède par effacement des répétitions, digressions, points
secondaires même à l'intérieur des phrases et par sélection des explications les plus probantes.
Le texte ainsi produit ne doit pas porter les traces des coupes effectuées, il doit pouvoir se lire
sans heurt, en gardant la continuité logique du texte original."
Français 5-6

Le résumé

De quoi s'agit-il ?

Le résumé exprime de façon condensée, les idées et leurs relations. Ni plan, ni schéma, il doit
être rédigé dans un texte organisé et cohérent et pouvoir être lu sans rupture, immédiatement
compréhensible par le destinataire. Texte-substitut, s'il oblige à recourir à la source parce qu'il
n'est pas assez explicite, il perd tout intérêt. Même si l'élève sait que le professeur connaît le
texte, il doit néanmoins adapter son contracté à un destinataire fictif censé l'ignorer.

La caractéristique première du résumé est sa forme brève. Sans détails superflus, il se doit de
reprendre les informations importantes, les grands traits de l'action ou les différents stades du
raisonnement permettant de passer d'une hypothèse à une conclusion. Autant le dire tout de
suite, au risque d'une lapalissade, résumer un texte en le conservant intact est une mission
impossible. Rien d'étonnant donc à ce qu'un même texte donne lieu à de nombreux résumés
différents et néanmoins recevables.

Alors que le condensé se réduit à un simple collage d'éléments du texte, le résumé demande
un important travail de reformulation. Le résumé suppose deux apprentissages : d'une part, la
lecture correcte du texte à contracter; d'autre part, la production d'un texte contracté cohérent
et organisé. Il s'agit par conséquent d'un exercice très exigeant.

Trois éléments essentiels apparaissent donc reliés au résumé:

1. Le maintien de l'équivalence informative. Le résumé doit représenter la pensée de


l'auteur et contenir l'essentiel des informations livrées par le texte.
2. L'économie de moyens. Le résumé doit présenter, en diminuant le nombre de mots
utilisés, la même information que celle paraissant dans le texte original. Certaines
informations doivent, de ce fait, être éliminées : ce sont les informations redondantes
et les informations secondaires.
3. L'adaptation à une situation nouvelle de communication. Un résumé est toujours écrit
en fonction d'un auditoire particulier; il faut tenir compte de ce facteur dans la façon
de présenter les informations. Ainsi, un texte ne sera pas résumé de la même façon s'il
s'adresse à des gérants de banque ou s'il vise des clients potentiels. (J. GIASSON, 1990)
Opérations spécifiques
 1. Éliminer l'information secondaire (l'accessoire).
Elimination-suppression  2. Éliminer l'information redondante.
 3. Remplacer une liste d'éléments par un terme englobant.
Substitution-
généralisation  4. Remplacer une liste d'actions par un terme englobant.
 5. Choisir la phrase qui contient l'idée principale.
Macrosélection et
 6. S'il n'y a pas de phrase contenant l'idée principale, en
invention produire une.

(J. GIASSON, 1990)

Trois règles à respecter :

Maintenir l'équivalence.

La difficulté majeure du résumé est l'impérieuse nécessité de restituer le plus fidèlement le


contenu du texte. Or, lire c'est toujours ajouter et retrancher. Ajouter parce que le lecteur
apporte toujours à ce qu'il lit une part de lui-même; retrancher parce que quelque chose
toujours lui échappe.

Alors que l'analyse dégage les pensées ou les sentiments en soulignant leur importance
relative, sans s'obliger à suivre le fil du développement, le résumé respecte l'ordre adopté par
l'auteur.

Malgré les modifications qu'entraîne la réduction, malgré les subtilités du jeu des pronoms ou
des déictiques, le résumé ne peut jamais déformer la pensée de l'auteur (contresens). Il ne
contient pas d'objections, de critiques, de marques d'approbation ou d'admiration. Si une
discussion est demandée, elle se place après le résumé, de façon distincte. Pas question, non
plus, d'introduire une image ou un exemple absents du texte original. Il est déconseillé dans
un résumé de reproduire textuellement une phrase ou un membre de phrase d'autrui sans le
mettre entre guillemets, mais cela ne signifie absolument pas qu'il faille s'évertuer pour autant
à n'employer aucun mot, ni aucune expression du texte original.

Structurer l'essentiel.

Puisque le résumé doit pouvoir être lu sans aucune difficulté; les abréviations, les notations
schématiques, les parenthèses, les etc. et les points de suspension sont indésirables. Un
résumé met en valeur l'essentiel, il n'est pas une réduction mécanique. Chaque partie du
résumé ne doit pas nécessairement être proportionnelle pour le nombre de mots à la partie
correspondante du texte original. Cela reviendrait à mettre sur un même plan l'essentiel et
l'accessoire, à ne donner en place d'un résumé qu'une juxtaposition de petits paragraphes
dérisoires.

Distinguer l'essentiel de l'accessoire demande de distinguer le type de texte. Pour résumer un


texte argumentatif, il est essentiel de dégager la thèse principale, les thèses secondaires,
arguments et contre-arguments éventuels. Quand il s'agit d'un récit, le recours aux schémas
narratifs permet de reconnaître les éléments essentiels, ceux dont la disparition modifierait le
déroulement de l'intrigue. Dans un texte informatif, c'est la progression thématique qui sert de
fil conducteur et permet de reconnaître les digressions. Quel que soit le texte à résumer, les
paraphrases peuvent être considérées comme accessoires.

Le résumé se situe au même niveau d'énonciation que le texte original. Inutile, par
conséquent, de répéter : "L'auteur expose que...". Le résumé se substitue au texte, on écrit "je"
si l'auteur dit "je" ; dans le même ordre d'idées, on évite le discours indirect, sauf, bien sûr, si
l'auteur rapporte des énoncés d'autrui. Mais, en tête de la copie figure l'indication : "résumé
d'un texte de..." ainsi que le titre et, quand c'est possible, la référence exacte et complète.

S'en tenir au format imposé.

Le résumé est parfois très court (reformulation d'un énoncé oral lors d'un débat, par exemple,)
mais le plus souvent on résume au quart ou au cinquième; parfois cela se calcule en mots . Le
nombre indiqué ne peut pas dans ce cas être dépassé de plus de 10 %. C'est le format qui
détermine l'importance de l'élagage à réaliser, les exemples ou les paraphrases à maintenir. Si
le format n'est pas imposé, cette décision revient à l'élève.

Comment procéder ?

Pour pouvoir rédiger un résumé de texte long, il est nécessaire de travailler en plusieurs
étapes. (J.-M. DE KETELE,Résumer un message. 1992.)
1) approche globale du texte;
2) Analyse de la structure du texte (sens des idées et articulation);
3) Élaboration du plan du texte;
4) Élaboration du résumé du texte.

1. Approche globale du texte.


S'il s'agit d'un exposé oral : écouter avec attention et simultanément prendre des notes. Que
faut-il noter ? Des phrases réduites, pas des fragments de phrases ! Les abréviations per-met-
tent de noter plus vite sans détourner trop longtemps son atten-tion, mais il faut qu'elles soient
aisément re-connaissables pour le travail ultérieur. Il est utile de signa-ler gra-phiquement les
exemples réduits à quelques mots (par l'indica-tion ex:), les digressions (par des paren-thèses)
et les or-ganisateurs lo-giques ou temporels (entourés d'un cercle, ils ressortiront clai-rement).
1. Si l'on travaille sur un texte imprimé :

1.1. Observer l'origine du document, son genre (conférence, article de journal, texte
scientifique…), ses titres.

1.2. Lire une première fois sans prendre de notes afin d'avoir une compréhension
globale du texte.

1.3. Lire très lentement une seconde fois pour :

o rechercher le sens des mots inconnus (dict., contexte…)


o rechercher mentalement les termes-clés et les segments de significations
essentiels.
o préciser mentalement
 les limites de la question évoquée sans déborder de son cadre;
 l'angle sous lequel la question est évoquée.

2. Analyse de la structure du texte


2.1. Souligner les mots-clés du texte.

2.2. Repérer les liens d'association, d'opposition, d'inclusion … grâce à la comparaison des
mots-clés des différents paragraphes afin de dégager l'aspect sémantique du texte. ( "ami "><
"ennemi", "cancer" + "infarctus" = "conséquence de la vie moderne")

2.3. Effectuer un découpage sémantique :

o attribuer un titre à chaque paragraphe


o écrire en une phrase le contenu d'un paragraphe.

2.4. Repérer les mots-liens de chaque paragraphe

o Souligner les mots-liens


o Écrire leur signification

Exemple:

• Le paragraphe 4 commence par "en bref…" ce qui signifie que ce paragraphe


4 résume les trois premiers. Groupons ces 4 paragraphes en une seule partie.

• Le paragraphe 6 commence par "cependant …" : nous nous doutons que


l'auteur examine des points de vue opposés.

• L'expression "Pour conclure …" établit que le paragraphe 10 est une


conclusion.

2.5. Identifier en conséquence les grandes unités de signification et les rapports qui les lient.

3. Élaborer le plan d'un texte


3.1. Structurer ces différents titres pour élaborer le plan
 Distinguer les titres importants de sous-titres.
 Les numéroter de façon différente de telle sorte que la structure apparaisse nettement.

3.2. Rédiger le plan sous forme de schéma structuré.

Par définition, l'élaboration du plan est la mise en forme de hiérarchies et des enchaînements
d'idées pour traduire la progression du raisonnement. Ce plan condense l'information.
Cette mise en forme doit caractériser en l'interprétant le type de plan dégagé. Si la structure
est :

o narrative : la séquence chronologique s'exprime par des termes tels que : tout
d'abord, ensuite…
o exposive : les liens entre deux idées s'expriment par des termes comme d'une
part… d'autre part…
o argumentaire : les liens logiques s'expriment par exemple de la façon suivante
: sans doute (thèse), mais (antithèse), en conclusion (synthèse).

4. Élaborer le résumé d'un texte

4.1. Rédiger les idées préalablement structurées dans un plan.

Vérifier si la hiérarchisation des idées apparaît dans les structures grammaticales (mots-liens,
ponctuation…)

4.2. Expliciter les relations importantes entre les idées principales.

Un résumé est un texte rédigé et suivi, compréhensible pour le lecteur qui ignore tout du texte
préalable.

4.3. Distinguer éventuellement trois parties dans le résumé

o L'introduction : présenter l'idée essentielle.


o Le développement: les arguments avancés par l'auteur, le déroulement
chronologique … en fonction du type de structure de texte.
o La conclusion : en relation avec l'idée essentielle.

4.4. Qualités d'un résumé de texte

o Être rédigé : le résumé n'est pas un plan, il doit être rédigé en texte suivi.
o Cerner l'essentiel: le résumé n'est pas une réduction mécanique proportionnelle
au texte, une juxtaposition de petits paragraphes dérisoires; il met en valeur
l'essentiel en le distinguant de l'accessoire.
o Être concis: le résumé reprend de façon concise les idées essentielles de
l'auteur. Par conséquent, il faut éviter les redondances, énumérations, effets de
style…
o Être fidèle: le résumé doit refléter fidèlement les idées de l'auteur, un résumé
n'est pas une évaluation ou un commentaire personnel du texte.
o Être ordonné: le résumé doit refléter l'ordre des idées présenté par l'auteur
(parfois contesté par certains manuels !)
o Être cohérent: le résumé n'est pas composé de divers fragments empruntés au
texte, additionnés les uns aux autres? Les différents liens entre les idées
doivent être exprimés afin de former un tout unifié et cohérent.
o Être écrit dans un style "clair et ferme": le résumé doit être rédigé dans un
langage correct, sans trop de fioritures (images, figures de style…)
La synthèse de textes
Le mot synthèse est formé d'un préfixe et d'un radical grecs. Le radical (thèse) signifie "action
de poser, de mettre"; le préfixe (syn-) veut dire "avec, ensemble". La synthèse est donc,
étymologiquement, l'action de mettre ensemble, l'assemblage, la réunion.

Une synthèse de textes (notez le pluriel) est le travail -ou le produit d'un travail- consistant à
assembler plusieurs textes. Plus exactement, à réunir en un seul texte des informations issues
de plusieurs autres. Une synthèse n'est pas un "patchwork", elle ne consiste pas à recopier, à
rabouter des fragments hétérogènes, elle implique la production d'un texte dont la formulation
est originale (au sens de : personnelle à l'auteur), mais véhiculant des informations qui, elles,
ne le sont pas.

Il peut arriver que la synthèse ne porte pas exclusivement sur des textes; d'autres types de
documents entrent parfois en jeu : graphiques, cartes, calculs, etc.

Les synthèses dans l'enseignement secondaire.

L'aptitude à synthétiser est très importante pour la réussite scolaire.

Par synthèse, les professeurs peuvent désigner plusieurs types d'écrits différents.

1. Il faut, dit-on, faire des synthèses pour se préparer aux examens ou à des contrôles
importants. En pareille occasion, il ne convient pas, en effet, d'étudier les leçons "par coeur",
les unes après les autres; il faut avoir une vue d'ensemble de la matière, des différents
chapitres qui la composent, et une vue plus détaillée de chacun de ces chapitres. Ce type de
synthèse prend généralement l'aspect d'un plan, non celui d'un texte suivi.

2. Autre sorte de synthèses : celles qui figurent à la fin d'un travail de composition
argumentatif ou, parfois, informatif. Cette synthèse-là porte sur les divers paragraphes du
développement, considérés comme autant de micro-textes, et se présente, elle, sous forme
d'un texte suivi.

3. La troisième espèce de synthèses concerne un dossier qu'il s'agit de présenter, oralement ou


par écrit. S'il s'agit d'une synthèse écrite, elle prendra la forme d'un texte suivi. S'il s'agit d'une
synthèse orale, elle aura soit la forme de notes pour l'improvisation, soit celle d'un texte à dire
(d'un texte suivi mais conçu pour l'oreille). S'agissant de la synthèse d'un dossier, la consigne
de travail peut être, tout simplement... de synthétiser le dossier. Mais il arrivera qu'elle soit
plus précise, il arrivera qu'il faille, par exemple, répondre à une ou des question(s) précise(s)
en utilisant les pièces du dossier. Dans ce dernier cas, il s'agit de pratiquer une lecture
sélective, de distinguer les informations relatives à la question posée et de ne synthétiser que
celles-là.

Les synthèses dans l'enseignement supérieur.

Les exercices de synthèse pratiqués dans le secondaire constituent une préparation directe à
l'enseignement supérieur. Impossible, à ce niveau d'études, d'envisager la réussite aux
examens si l'on ne peut synthétiser les cours, en avoir une vue panoramique, en saisir
l'organisation.
Le travail de fin d'études implique, lui aussi, l'aptitude à la synthèse : il faut se documenter sur
un sujet choisi, dominer cette documentation et l'utiliser en fonction d'un projet personnel ou
d'une question posée par le professeur qui dirige la recherche.

Les synthèses dans la vie professionnelle, l'esprit de synthèse.

Dans de nombreuses professions, l'on est amené à élaborer des synthèses : dans la recherche
scientifique, dans les carrières juridiques, pédagogiques, médicales, entre autres, on constitue
des dossiers et on les synthétise.

Plus généralement, la plupart des activités professionnelles qui ne relèvent pas de la stricte
exécution font appel à l'esprit de synthèse, à la capacité de rassembler des données éparses, de
les embrasser d'un seul coup d'œil et d'en tirer des indications utiles pour entreprendre une
action.

(d'après J.-L Dumortier)

Le compte rendu
Les élèves sont fréquemment invités à relayer une lecture, un spectacle ou une réunion auprès
de leur professeur ou de leurs condisciples. Si l'on souhaite dépasser le cadre, très "scolaire" à
certains égards, de la traditionnelle "fiche de lecture", certains conseils permettent de
construire un texte cohérent qui s'adapte aisément aux différents objets dont vous avez à
rendre compte.

1. De quoi s'agit-il ?

Le compte rendu est un texte oral ou écrit destiné à transmettre à un destinataire censé ne pas
le connaître des informations sur un texte au sens étroit (article, discours, livre) ou au sens
large (réunion, spectacle) afin qu'il puisse s'en faire une représentation fidèle et la plus
complète possible.

Lorsque l'auteur sélectionne et/ou évalue les informations qu'il rapporte, il produit un texte
différent, un commentaire (ou critique) que nous traitons par ailleurs (commenter).

L'objet du compte rendu est une lecture, un spectacle, une réunion ou, plus généralement, un
événement. Pour ne pas surcharger cette section, reportez-vous aux modèles de lecture
spécifiques.

Puisqu'il intègre les circonstances de la communication, le compte rendu est plus vaste qu'un
résumé dont il respecte toutefois les impératifs généraux (fidélité à l'original, sélection de
l'essentiel, structuration) en outre, selon le type de texte qu'il vise, il s'attache à en relever les
spécificités, c'est-à-dire la façon particulière dont celui ou ceux qui ont produit le texte de
base ont traité les difficultés propres à ce type de texte. Ainsi, un compte rendu de lecture de
roman montre comment l'œuvre particulière se situe face aux enjeux de l'écriture romanesque;
tandis qu'un compte rendu de spectacle insère les données propres à une représentation.

2. Recommandations spécifiques au produit.

2.1. Évoquez les circonstances de la communication.

Le compte rendu doit permettre au destinataire réputé ignorant de répondre à la question "De
quoi s'agit-il ?" Il s'agit donc de présenter avec précision le support de communication
éventuellement enrichi de précisions : références, s'il s'agit d'une publication; lieu et moment
de la représentation, participants à la réunion, etc.

2.2. Restez fidèle à l'objet du compte rendu.

La valeur de ce type de texte tient avant tout à l'exactitude des faits rapportés. Il se distingue
du commentaire en ceci que le jugement du rapporteur reste second, presque effacé. On peut,
en outre, y trouver davantage de détails relatifs au contexte. Deux types d'erreurs peuvent
discréditer d'office ce texte : le contresens, lorsque le rapport mentionne des propos ou des
faits inexacts voire contraires à ceux qui ont été tenus ou se sont produits; l'omission, lorsque
l'auteur passe sous silence des informations importantes.

2.3. Structurez le texte.

Le compte rendu est un texte, il respecte donc les quatre règles de cohérence. Il n'est toutefois
pas indispensable de respecter l'ordre de la communication rapportée. Le lecteur apprécie que
le rapporteur établisse une structure qui lui rende l'accès plus aisé.

2.4. Adaptez le compte rendu à son objet.

Selon le type de communication dont on rend compte, certains éléments particuliers sont pris
en compte. Le lecteur du compte rendu d'une réunion n'attend pas les mêmes informations que
celui qui lit un compte rendu de lecture. Une représentation théâtrale, un concert ou une
conférence sont plus que de simples textes, d'autres éléments que les mots y entrent en jeu
dont le rapporteur doit aussi témoigner.

Reportez-vous aux pages en rapport avec les différents objets d'analyse proposés à l'école
(récit, roman, bande dessinée, théâtre, film, télévision, interview, réunion-débat).

2.5. Adaptez le compte rendu à l'usage auquel il est destiné.

Tous les comptes rendus ne sont pas destinés au même usage. Les uns servent de référence
enregistrant les échanges et décisions exprimées oralement lors d'une réunion; d'autres sont de
simples aides-mémoires sans valeur de témoignage authentique. S'il est rédigé à l'intention
d'un vaste public, le compte rendu détaille les informations (non le détail des échanges ou des
décisions, mais les circonstances de la communication : qui a dit quoi ?, quel est le titre de tel
intervenant ? comment s'est déroulée la projection du film ? quelle est l'attitude du public
durant la conférence ? ...)
Votre destinataire attend-il un compte rendu objectif ou subjectif (énonciation) ? Un texte
condensé ou non ?

Comment procéder ?

Rendre compte d'une réunion, d'un débat.

Le commentaire
Le commentaire, distinct de l'analyse, est son aboutissement. Depuis l'Antiquité, il est
pratiqué par tous ceux qui cherchent à profiter au maximum de leurs lectures et à offrir leur
contribution, leur point de vue afin de participer au progrès de la connaissance.

De quoi s'agit-il ?

Comment procéder ?