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LES DISCOURS

narratif

descriptif

explicatif

injonctif

argumentatif

               LES FORMES

poétique

théâtrale

 L  E  S    T  Y  P  E  S    D  E    T  E  X  T  E 


S

LES   DISCOURS
 

Les types de discours peuvent être classés selon l'intention qui préside à leur
élaboration :

raconter     TEXTE NARRATIF   


 Genre romanesque : romans du XIX° siècle (Stendhal, Flaubert), nouvelles, nouveau
roman (Claude Simon).
EXEMPLES
 Mémoires, épopées, journaux intimes .

 schéma narratif (état initial / élément perturbateur / péripéties / force équilibrante / état
final) dont on pourra mettre en parallèle l'ordre avec celui de la fiction (analepse,
prolepse).
 rythme narratif (alternance pause / scène / sommaire / ralenti / ellipse).
FORMES  modèle actantiel qui régit les rapports des personnages et les forces dynamiques de la
fiction.

 variété de l'utilisation des temps (présent de narration, imparfait, passé simple) et des
modes de discours rapporté (discours direct, indirect, indirect libre).

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- Les FOCALISATIONS révèlent la position du narrateur (qui raconte ?) et son niveau de
perception :
 focalisation 0 = narrateur omniscient (foyer de perception indécelable).
 focalisation interne = la narration se limite au point de vue d'un personnage.
REGISTRES  focalisation externe = le narrateur est une sorte de témoin ignorant.

- ces points de vue entraînent un jugement implicite ou explicite du narrateur sur les
personnages et une participation différente du lecteur à l'action : registres réaliste, comique,
fantastique, pathétique.

 identification possible.
POSITION DU
LECTEUR
 lecture impatiente du déroulement de l'action.

décrire TEXTE  DESCRIPTIF    


 Genre romanesque : romans du XIX° siècle (Balzac, Zola), nouveau roman (Robbe-Grillet).
EXEMPLES
 Poème en prose ou en vers, textes documentaires.

 arrêt dans la narration, de nature esthétique ou documentaire (une pause).


 verbes de perception (visuelle notamment) et indices spatiaux qui structurent le lieu; verbes
d'état et/ou de mouvement.
FORMES  champs lexicaux en rapport ou non avec le sujet décrit.

 densité des figures de style (métaphores, personnifications) qui renseignent sur le degré de
subjectivité de la description.
  La focalisation (qui voit ?) détermine une description objective (effet documentaire) ou subjective
(présence implicite ou explicite du narrateur). Dans ce cas, la description peut être
 contemplative, lyrique (paysages en accord avec l'état d'âme).
REGISTRES  critique, satirique (portraits).

 réaliste (elle a souvent alors une fonction narrative, soulignant la psychologie des
personnages) ou poétique (anticipant sur l'action par une série de signes).

 intérêt documentaire.
POSITION DU  regard esthétique sur le texte.
LECTEUR
 intérêt narratif : le lecteur est alerté par les signes.

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expliquer TEXTE EXPLICATIF   
 Notices, articles de dictionnaires et d'encyclopédies, manuels scolaires.
EXEMPLES
 Littérature d'érudition du XVII° siècle (compilations), certains articles de l'Encyclopédie de
Diderot et d'Alembert.

 le langage est dominé par la fonction référentielle (données objectives, définitions, chiffres,
dates) et le récit l'emporte sur le discours.
FORMES
 effacement de l'émetteur qui s'efforce d'expliquer objectivement un phénomène (pronoms de la
troisième personne, vocabulaire technique).

REGISTRE   Effort d'objectivité; registre didactique.

POSITION DU   Intérêt documentaire, mais le lecteur devra veiller aux passages où se manifeste plus ou moins
nettement la subjectivité de l'émetteur. C'est dans ces nuances argumentatives que le texte explicatif
LECTEUR intéresse la littérature.

faire agir TEXTE INJONCTIF   


EXEMPLES Modes d'emploi, recettes, publicités, propagandes

FORMES   Le langage est dominé par la fonction impressive (mode impératif : injonctions, conseils, prières).

 le registre injonctif se caractérise par une volonté de mobilisation du récepteur : impératifs ou


infinitifs, apostrophes, interrogations oratoires qui suggèrent les réponses.
REGISTRES
 le registre injonctif peut s'allier au registre oratoire dans la volonté de mobilisation d'un
auditoire (harangue, réquisitoire).

POSITION DU
  Docilité ou esprit critique.
LECTEUR

. convaincre TEXTE ARGUMENTATIF

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persuader
 Essais, articles, discours, pamphlets.
 Polémistes et sermonnaires du XVII° siècle (Pascal, Bossuet).
EXEMPLES
 Philosophes du XVIII° siècle (Montesquieu, Voltaire, Rousseau).

 organisation logique de l'argumentation : thèses en présence étayées d'arguments


soutenus par des exemples, réseau plus ou moins nettement indiqué par des
connecteurs logiques.
 importance des indices d'énonciation (qui parle? à qui?) qui renseignent sur la position
de l'auteur par rapport à son énoncé : degré de certitude (modalisateurs), nature du
FORMES jugement (évaluatifs).

 la volonté de convaincre et/ou de persuader mobilise à des fins personnelles les


ressources des textes explicatif et injonctif : utilisation partiale des exemples, questions
rhétoriques.
 oratoire : ampleur rythmique des phrases, pouvoir saisissant des images et de leurs
contrastes, texte tendu vers un auditoire (plaidoyer, réquisitoire).
 polémique : netteté des positions, souci de l'exemple et de la preuve, confrontation des
REGISTRES thèses, techniques de réfutation (ironie)

 injonctif : adresse au lecteur, impératifs, interrogations oratoires.

 réflexion et esprit critique.


POSITION DU
LECTEUR
 réception émue et complice du message.

  

LES  FORMES
   Les formes conditionnent, quant à elles, les différents genres littéraires : la prose est
la forme du discours écrit ou oral qui n'est soumise à aucune des règles de la
versification auxquelles, au contraire, obéit la poésie. « Je ne peux m’empêcher d’être
intrigué par l’espèce d’obstination qu’ont mise les poètes de tous les temps, jusqu’aux jours de ma
jeunesse, à se charger de chaînes volontaires. C’est un fait difficile à expliquer que cet
assujettissement que l’on ne percevait presque pas avant qu’il fût trouvé insupportable. D’où vient
cette obéissance immémoriale à des commandements qui nous paraissent si futiles ? Pourquoi cette
erreur si prolongée de la part de si grands hommes, et qui avaient un si grand intérêt à donner le
plus haut degré de liberté à leur esprit. […] Mais nos voluptés, ni nos émotions, ne périssent, ni ne
pâtissent de s’y soumettre : elles se multiplient, elles s’engendrent aussi, par des disciplines
conventionnelles. Considérez les joueurs, tout le mal que le procurent, tout le feu que leur
communiquent leurs bizarres accords, et ces restrictions imaginaires de leurs actes : ils voient
invinciblement leur petit cheval d’ivoire assujetti à certain bond particulier sur l’échiquier ; ils
ressentent des champs de force et des contraintes invisibles que la physique ne connaît point. » (Paul
Valéry, « Au sujet d’Adonis », in Variété.)
  Au théâtre, le langage peut investir prose ou poésie dans une mise en scène qui donne
au texte son allure spécifique :

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chanter   TEXTE POÉTIQUE
 Formes fixes (sonnet, ode, ballade) ou irrégulières (poème en prose, vers libres,
chanson).
EXEMPLES  Poésie engagée (Hugo, Eluard), chanson de geste, épopée (Hugo).

 Lyriques romantiques (Musset) et symbolistes (Baudelaire).

 la forme ramassée impose une structure (strophes) où la syntaxe se répartit de


manière signifiante (rapport entre phrase et vers : concordance ou enjambements).
 type de vers avec leur rythme propre (place de la césure) et type de rimes.
FORMES
 concentration des effets sonores du signifiant (assonance, allitération) et jeux sur le
signifié (métaphores).

 lyrique ou elégiaque : le poète chante ses émotions de concert avec la Nature (palette
infinie des sentiments incarnés dans la métaphore).
 épique : du conflit initial avec l'univers, l'homme sort vainqueur (héroïsme, énormité
REGISTRES des actions, animisme).

 didactique : enseignement moral, politique, philosophique, littéraire (manifeste).

 émotion, identification, regard esthétique.


POSITION DU  admiration.
LECTEUR
 esprit critique, mobilisation.

représenter TEXTE THÉÂTRAL   


 Comédie, tragédie, drame, vaudeville, sketches.
 Comédie et tragédie classiques (Molière, Racine).
EXEMPLES  Drame romantique (Hugo, Musset) et drame moderne (Ionesco, Beckett).

 exercices sur les genres théâtraux.

 découpage (actes, scènes) et règles de structure (cf. les trois unités des classiques).
 texte conçu pour la scène (alternance discours / didascalies).
 l'absence de narrateur entraîne une double énonciation (par exemple, sous-entendus
FORMES ou quiproquos perceptibles par le seul spectateur).

 relation des personnages (actants).

REGISTRES  comique (comédie de mœurs ou de caractères) : importance des jeux de scène, des
registres de langue.
 tragique (solennité, expression immobile de la plainte) : le personnage est écrasé par
le destin.

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 dramatique (tour à tour burlesque et grave) : le personnage affirme sa liberté dans un
geste héroïque et désespéré.

 rire, complicité.
POSITION DU  peur, pitié, indignation.
LECTEUR
 rire et larmes, tension dramatique.

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