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LES INCOTERMS

PR : KHAKHAY Khalid


Présenté par :
 AIT
ELHAJ
Hamza
 AMZYL
Hassan
 EL AFOU
Aiman

Master droit des contentieux


Année universitaire : 2019/2020
Introduction
le succès d’un accord commercial international dépend de la lucidité de
son auteur et la maîtrise de l’ensemble des stades du processus
d’importation et de l’exportation à partir de l'acte qui détermine ses
engagements envers son client importateur et qui porte sur le genre de la
marchandise; sur ses caractéristiques ; sa quantité ;et sur la date
d'embarquement ;et le moyen de transport principal ;ainsi que le mode de
paiement ;et la responsabilité de chaque partie des risques qui peuvent
affectés cette marchandise au long du processus d’acheminement,
Pour ce qui est transfert des risques et notamment les risques qui
surviennent aussi bien lors du transport que lors des opérations de
chargement et les frais de transport; On peut citer l’article 496 du DOC
qui dispose que : «la chose vendue voyage aux risques du vendeur
jusqu’à sa réception par l’acheteur.»
autrement dit le transfert des risques est lié à la livraison de la chose
vendue et non pas au transfert de la propriété .toutefois;cette disposition
n’est pas d’ordre public d’où possibilité d’y déroger notamment par
préférence aux incoterms qui est la contraction (d’international
COMMERCIAL TERME)et qui peuvent être définies comme étant une
codification reconnue sur le plan international dont le but est
d’harmoniser les termes des transactions commerciales.
Ces termes définissent les responsabilités et les obligations d'un vendeur
et d'un acheteur dans le cadre des contrats de commerce internationaux
concernant le chargement, le transport, le type de transport, les assurances
et la livraison.
Il s'agit donc ici d'une répartition des frais de transport, première fonction
des incoterms. Le deuxième rôle des incoterms est de définir le lieu de
transfert des risques, c'est-à-dire qui du vendeur ou de l'acheteur devra
supporter l'avarie en cas de mauvaise exécution du transport.ou Comme
disait le Le Doyen RIPERT lors de son discours sur la vente « CIF » que
Les trois premières lettre constituent le mot utilisé dans la désignation du
contrat de vente utilisé pour l'exportation de marchandises par voie
maritime; et ce nom reste vague pour le grand public. Quant à la
proportion de ceux qui contribuent au commerce du transport
maritime, lorsqu'ils contractent. "CIF" Ils savent que l'utilisation de
cette forme juridique leur impose certaines obligations L'inclusion de
la clause "CIF"dans le contrat de vente suffit à régler les problèmes
critiques qui permettent de les résoudre par un télégramme contenant
ces trois lettres.
C'est une norme mise à jour régulièrement et qui permet à l'acheteur
et au vendeur de se mettre d'accord rapidement et sans ambiguïté sur
les modalités de la transaction.
Ainsi, dans un contrat de vente international, les incoterms vont
permettre d'éclaircir certains points :
a) Déterminer le point critique du transfert des risques du vendeur à
l'acheteur dans le processus d'acheminement des marchandises
(risques de perte, détérioration, vol des marchandises) permettant
ainsi à celui qui supporte ces risques de prendre ses dispositions
notamment en terme d'assurance.

b) Préciser qui du vendeur ou de l'acheteur doit souscrire le contrat


de transport.
c) Répartir entre les deux les frais logistiques et administratifs aux
différentes étapes du processus.
d) Définir qui prend en charge l'emballage, le marquage, les
opérations de manutention, de chargement et de déchargement des
marchandises ou l'empotage et le dépotage des conteneurs ainsi que
les opérations d'inspection.
e) Fixer les obligations respectives pour l'accomplissement des
formalités d'exportation et /ou d'importation, le règlement des droits
et taxes d'importation ainsi que la fourniture des documents. LES
INCOTERMS SONT DONC DE NATURE CONTRACTUELLE!
N.B:LES INCOTERMS CONCERNENT LE TRANSFERT DES
RISQUES ET NON PAS LE TRANSFERT DE propriété QUI EST
régi PAR LE DROIT APPLICABLE AU CONTRAT !
➢le mot « incoterms » est une marque déposée par la chambre de
commerce INTERNATIONALE AUPRÈS DE L’INPI
Dans la présentation des éditions successives; on indique qu’une
référence expresse doit figurée dans le contrat pour qu’il soit régi par
les incoterms.il s’agit donc d’un contrat -type qui ne règle pas toutes
les difficultés. La technique rédactionnelle ayant pris une forme
contractuelle (pas impératif). Les incoterms participent à la
constitution d’un corps d’usages codifiés du commerce
international ; sorte de rédaction sommaire de la coutume
internationale (dans le contrat de vente ) ils sont donc partie
prenante de la l’ex mercatoriat .
c’est vrai que l’on trouve dans la jurisprudence arbitrale;une
utilisation des incoterms par les arbitres comme élément
d’’interprétation du contrat alors même que le contrat n’y fait pas
référence .(sentence rendue en 1981 )l’arbitre a préféré se référer
aux incoterms plutôt que le droit national .
Ils disposent d’une valeur juridique indiscutable . La convention de
vienne (ART:9) sans les cités leur fait une place tout à fait évidente
«les parties sont présumés s’être référé aux usages de commerce
international;largement connus et régulièrement observés par les
parties dans des contrats type .» c’est bien une définition implicite
des incoterms . Contrats types devenus véritables usages de
commerce international .
l’apparition des incoterms remonte à l’année 1936 que la chambre
de commerce internationale LA CCI a publié pour la première fois la
liste des incoterms notons que ces incoterms sont définies par la la
dite chambre (CCI) qui est un organisme crée en 1919 et basé à
paris et dont le but est de représenter les entreprises de tous les pays
et de favoriser les échanges commerciaux .
en 1920 la chambre de commerce internationale avait constaté que
les partenaires commerciaux avaient une interprétation différente
des termes commerciaux.ces termes indiquent comment les parties;le
vendeur et l’acheteur;peuvent répartir les coûts et les risques du
transport et qui a la responsabilité de dédouanement à l’exportation
et à l’importation cela conduit à l’élaboration par la cci des termes
uniformes pour l’interprétation des termes commerciaux.
La première version des incoterms date de 1936. Il s’agissait de
normaliser les termes commerciaux utilisés pour le transport des
marchandises par mer (FOB : « Free on board », Franco à bord ;
CIF : « cost, insurance and Freight », coût, assurance et fret).
*En 1953, une deuxième version constitue une révision approfondie.
*En 1967, apparaissent les incoterms DAF (« delivered at Frontier »)
et DDP (« delivered duty paid ») en fonction duquel l’acheteur n’a
qu’une prestation minimale.
*En 1976, le premier incoterm adapté au transport aérien apparaît.
*En 1980, la CCI tient compte du changement profond dans le
transport international qu’apporte le développement du
conteneurDepuis leurs création en 1936 les incoterms ont connu
plusieurs versions. La version la plus récente va entrer en vigueur le
premier janvier 2020 .la version actuelle et qui à entrée en vigueur
le premier janvier 2011 est appelée « CCI 2010 » et la précédente
version était appelée « incoterms 2000 » .
on a essayer à partir de cette introduction de vous montrer l’origine
et la nature juridique ainsi que l’intérêt des incoterms ; dés lors la
problématique qui se pose est de savoir

dans quelle mesure la cci a-t-elle reuissi par le biais des incoterms
2010 a combler les vides des incoterms 2000 ?et quelles sont les
solutions proposées pour résoudre les problèmes posées par les
incoterms 2010 a travers les révisions de 2020 ?

pour répondre à cette problématique, il est convenable de suivre le


plan ci-dessous :

PARTIE I : LES INCOTERMS 2000


Chapitre 1 : Vente au départ
Chapitre 2 : Vente à l’arrivée
PARTIE II : LES INCOTERMS 2010
Chapitre 1 : Les apports et les objectifs
des incoterms 2010
Chapitre 2 : Les apports des incoterms
2020
CONCLUSION
Partie I les incoterms 2000
Chapitre 1 Les incoterms de vente au
départ
Le vendeur utilisera un de ces incoterms si son organisation n’a pas
la capacité organisationnelle pour prendre en charge le transport,ou si
les conditions de prix ou de sécurité dans le pays de destination ne
sont pas satisfaisantes. L’acheteur qui ne dispose pas d’expérience en
matière de transport les évitera quant à lui. Les incoterms de cette
famille sont les plus couramment utilisés dans les ventes réalisées par
les PME,qui disposent rarement des ressources suffisantes pou
assurer un service de transport complet jusqu’à destination.
On retrouve huit Termes différents dans cette catégorie (EXW FCA
FAS FOB CFR CIF CPT CIP)
1) L'incoterm " EXW " (lieu convenu)
- Vendeur : la seule responsabilité du vendeur est de mettre la
marchandise, dans un emballage adapté au transport, à la disposition
de l'acheteur dans ses locaux.
- Acheteur : l'acheteur supporte tous les frais et risques liés au
transport, du départ de l'usine au lieu de destination.
Le groupe des incoterms " F " = FREE ou FRANCO
2) FCA= FREE CARRIER (lieu convenu)
- Vendeur : si la livraison s'effectue dans les locaux du vendeur , c'est
le vendeur qui fait le chargement de la marchandise emballée
convenablement sur le véhicule fourni par l’acheteur.Le
dédouanement export est à la charge du vendeur.

- Acheteur : l'acheteur choisit le mode de transport et le transporteur


avec lequel il conclut le contrat de transport et paie le transport
principal. Le transfert des frais et des risques se fait au moment où le
transporteur prend en charge la marchandise. Les parties doivent
convenir du lieu de remise des marchandises.
3) FAS = FREE ALONG SIDE SHIP (port d’embarquement
convenu)
- Vendeur : les obligations du vendeur sont remplies lorsque la
marchandise est placée dédouanée le long du navire sur le quai ou
dans les allèges au port d’embarquement convenu.
- Acheteur : à partir de ce moment, l'acheteur supportera tous les frais
et risques de perte ou de dommage dès que la marchandise a été
livrée le long du navire, notamment dans le cas de retard du navire
ou d'annulation de l'escale. L'acheteur désigne le transporteur,
conclut le contrat de transport et paie le fret.
4) FOB = FREE ON BOARD (port d’embarquement convenu)
- Vendeur : la marchandise est placée à bord du navire par le vendeur.
Les formalités d'exportation incombent au vendeur.
- Acheteur : l'acheteur désigne le navire et paie le fret. Le transfert
des frais et risques se fait au moment où la marchandise passe le
bastingage du navire.
Le groupe des incoterms " C " = COST AND CARRIAGE ou COUT
5) CFR = COST AND FREIGHT (port de destination convenu)
- Vendeur : il choisit le transporteur, conclut et supporte les frais en
payant le fret jusqu'au port de destination convenu, déchargement
non compris. Le chargement des marchandises dédouanées sur le
navire lui incombe ainsi que les formalités d'expédition. Par contre,
Le transfert de risques est le même qu'en FOB.

- Acheteur : supporte le risque de transport, lorsque la marchandise a


été livrée à bord du navire au port d'embarquement, la réceptionner
du transporteur et prendre livraison de la marchandise au port de
destination convenu.
6) CIF = COST, INSURANCE AND FREIGHT (port de destination
convenu)
- Vendeur : terme identique au CFR avec l'obligation supplémentaire
pour le vendeur de fournir une assurance maritime contre le risque de
perte ou de dommages aux marchandises. Le vendeur paye la prime
d’assurance.
- Acheteur : supporte le risque de transport, lorsque la marchandise a
été livrée à bord du navire au port d'embarquement. Réceptionner et
prendre livraison de la marchandise du transporteur au port de
destination convenu.
7) CPT = CARRIAGE PAID TO (lieu de destination convenu)
- Vendeur : le vendeur maîtrise la chaîne logistique. Après avoir pris
en charge le dédouanement export, il choisit les transporteurs et paie
les frais jusqu'au lieu convenu.
- Acheteur : les risques d'avaries ou perte, sont supportés par
l’acheteur à partir du moment où les marchandises ont été remises au
premier transporteur. Ensuite, l’acheteur prend en charge le
dédouanement import et les frais de déchargement.
8) CIP = CARRIAGE AND INSURANCE PAID TO (lieu de
destination convenu)
- Vendeur : CIP est identique au CPT, mais le vendeur doit fournir en
plus une assurance transport. Le vendeur conclut le contrat de
transport, paie le fret et la prime d'assurance.
- Acheteur : les risques d'avaries ou perte, sont supportés par
l’acheteur à partir du moment où les marchandises ont été remises au
premier transporteur. Ensuite, l’acheteur prend en charge le
dédouanement import et les frais de déchargement.

CHAPITRE 2 : les incoterms de la


VENTES A L’ARRIVÉE
(La marchandise voyage, sur le transport international, aux risques et
périls du vendeur)
Le Vendeur décharge ainsi ainsi l’acheteur de toute une série
d’obligations de de risques ,ce qui peut constituer un excellent
argument.
De plus,il est parfois préférable pour le vendeur de rester maître du
transport de ses marchandises jusqu’à leur livraison. Une des
conséquences négatives cependant de l’utilisation des incoterms de
cette famille et que le moment de la livraison et donc,souvent,le
moment de paiement du solde du prix est postposé à (l’arrivée des
marchandises a destination.
En outre ,ces incoterms seront évités par le Vendeur s’il ne dispose
d’aucune expérience et matière de transport,notamment vers la
destination vissés par l’incoterm .
Les incoterms de vente a l’arrivée regroupent quatre Termes
Le groupe des incoterms " D " = DELIVERED ou RENDU
1) DAF = DELIVERED At FRONTIER (lieu convenu)
- Vendeur : le vendeur paie les frais et supporte les risques jusqu'à la
frontière qui doit être précisée. Il assume les formalités douanières à
l'exportation.
- Acheteur : il prend livraison des marchandises au point frontière
convenu. Il assure les formalités douanières à l'importation.
2) DES = DELIVERED EX SHIP (port de destination convenu)
-Vendeur : le vendeur choisit le transporteur maritime, conclut, paie
le fret. Il supporte les frais et risques du transport. Le transfert des
frais et risques se fait à bord du navire au point de déchargement du
port d'arrivée avant le déchargement.
- Acheteur : il réceptionne les marchandises à bord du navire au port
de destination et paye les frais de déchargement.
3) DEQ = DELIVERED EX QUAY (port de destination convenu)
- Vendeur : le vendeur met la marchandise à la disposition de
l'acheteur, dédouanée export sur le quai au port convenu.
- Acheteur : le dédouanement import est désormais à la charge de
l'acheteur.
4) DDU = DELIVERED DUTY UNPAID (lieu de destination
convenu)
- Vendeur : le vendeur met la marchandise à la disposition de
l'acheteur, au lieu convenu dans le pays d'importation.
- Acheteur : l'acheteur est responsable des formalités douanières
import, des droits et taxes. La nouveauté 2000 consiste en une
précision quant au déchargement du véhicule de transport à
destination qui est désormais à la charge de l'acheteur.
DDP = DELIVERED DUTY PAID (lieu de destination convenu)
- Vendeur : le vendeur a ici, l'obligation maximale, les transferts de
frais et de risques se font à la livraison chez l'acheteur. Le
dédouanement import lui incombe aussi.
- Acheteur : prendre livraison au lieu de destination convenu et payer
les frais de déchargement.
PARTIE II : LES INCOTERMS 2010
Chapitre 1: Les apports et les objectifs
des incoterms 2010
➢Apports des incoterms 2010
De façon non exhaustive, nous pouvons retenir les changements
suivants par rapport à la précédente version des incoterms
(Incoterms2000).
Disparition de 4 Incoterms de la classe D;
Apparition de deux nouveaux Incoterms,DAP et DAT;
Modification du lieu de Transfert des risques pour le FOB, CFR et
CIF;
Disparition des notions d’ « Incoterm de vente départ » et «
Incoterm de vente arrivée » et reclassification par mode de transport;
Prise en compte des opérations nationales;
Prise en compte des documents électroniques.
Disparition de 4 Incoterms de la classe D
Les Incoterms DAF, DES, DEQ et DDU disparaissent de la liste.
Apparition de deux nouveaux Incoterms
En remplacement des quatre supprimés,la Chambre de Commerce
Internationale innove avec les Incoterms suivants :DAP (Delivered
At Place) ou « Rendu au Lieu de Destination ». Ce terme remplace
les termes DAF, DES et DDU.DAT(Delivered At Terminal)ou «
Rendu au Terminal ». Ce terme remplace le terme DEQ.
Modification du lieu de Transfert des risques pour le
FOB, CFR et CIF
Vérité pourtant consacrée depuis la création des règles en 1936, la
reforme 2010 constate que le «passage du bastingage» n’est
désormais plus le lieu indiqué pour constater le transfert des risques
entre vendeur et acheteur dans le cadre des opérations en FOB, CFR
et CIF. En lieu et place, on retiendra désormais que c’est la«mise a
bord» qui concrétisera ce transfert
Disparition des notions d’« Incoterm de vente départ » et
«Incoterm de vente arrivée » et reclassification par mode
de transport
En effet, les notions de « vente départ » et « vente arrivée » sont
totalement éludées de la version 2010 des incoterms. En outre, les
suppressions et ajouts de certaines règles obligent à reformer la
répartition comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous.

Version 2000 Version 2010

Incoterms Multimodaux EXW ; FCA ; CPT ; CIP ; EXW ; FCA ; CPT ; CIP ;
DDU ; DDP DAP (nouveau) ; DAT
(nouveau) ; DDP

Incoterms Maritimes FAS ; FOB ; CFR ; CIF ; FAS ; FOB ; CFR ; CIF
(et Fluviaux depuis 2010) DES ; DEQ

Incoterms Terrestres DAF


Prise en compte des opérations nationales
En effet, en raison de la redéfinition des frontières économiques entre
pays de nos jours, la reforme 2010 des incoterms se veut applicable
aussi bien aux opérations dites nationales qu’internationales (voir
Exw Guidance notes).

Prise en compte des documents électroniques


Au terme des articles A1 et B1 de la version 2010 des Incoterms, les
documents électroniques revêtent désormais la même importance que
les documents traditionnels sous réserves de l’accord des parties ou,
lorsque le recours à ces documents est bien établit.

➢objectifs des incoterms 2010

Les objectifs poursuivis par la reforme 2010 des Incoterms sont


nombreux et divers mais, nous n’en retiendrons que quelques uns:

Intégrer la problématique de sûreté dans la démarche du commerce


international
Alléger le corps des règles
En simplifier la compréhension et l’utilisation
Prendre en compte les métamorphoses du droit et des techniques de
transport et d’assurance
Prise en compte des métamorphoses des cartes économiques du
monde
Intégrer la problématique de sûreté dans la démarche du
commerce international
Depuis les attentats du 11 Septembre aux USA, tous les acteurs du
commerce mondial sont conscients des incidences des actes
terroristes sur le développement du commerce international.
En effet, lorsqu’on se souvient de la récession qu’aura connue
l’économie mondiale au lendemain de l’écroulement des tours
Jumelles de Wall Street à New York en 2001, on comprend mieux
pourquoi pour s’en prémunir, les incoterms 2010 ont pour ambition
de faire de la sûreté préventive l’une des obligations à repartir entre
acheteur et vendeur en fonction de la formule choisie.
En trame de fond, on retiendra aussi la volonté de la Chambre de
Commerce Internationale de fédérer les Etats-Unis à l’usage régulier
de ces nouvelles règles en lieu et place de leur traditionnel Uniforme
Commercial Code qui, est de nature à pénaliser les relations
commerciales avec ce pays.
Allégement du corps des règles
La version 2000 prévoyait 13 incoterms alors que, globalement,
quatre d’entre eux ne sont que rarement ou inefficacement utilisés eu
égards aux différentes enquêtes menées à ce sujet par les autorités
compétentes.
Simplification de l’utilisation des incoterms
Dans le souci d’encourager les acteurs à recourir à ces outils qui,
nous le rappelons, ne sont absolument pas obligatoires tant que les
parties n’en font pas clairement et expressément mention dans leurs
contrats commerciaux, la version 2010 affiche une vocation à en
simplifier la lecture et l’assimilation.
Prise en compte des métamorphoses du droit et des
techniques de transport et assurance
Notamment en ce qui concerne la disparition probable et prochaine
des conférences maritimes et des liner-terms, ainsi que l’apparition
des documents électroniques déjà évoqués par les Règles de
Rotterdam qui, ont pour vocation de règlementer le commerce
maritime mondial à court terme.

Prise en compte des métamorphoses des cartes


économiques du monde
Par la création de zone de libres échanges commerciaux tels que
l’Union Européenne, la Communauté Economique et Monétaire
d’Afrique Centrale etc, les gouvernements modernes ont obligé
l’analyse économique à reconsidérer la définition que l’on pourrait
aujourd’hui retenir des notions telles que « Exportations » ou
« Importations », ce qui n’aura pas manqué d’influencer la reforme
actuelle des incoterms.

Chapitre 2 : Les apports des incoterms


2020

Comme chaque décennie, les incoterms vont bientôt connaître une


nouvelle version : les incoterms 2020.
Les modifications visent à faciliter davantage les échanges
internationaux et limiter les malentendus. En effet, certains litiges
trouvent leur source dans des interprétations différentes des
incoterms existants.

Cette version 2020 sera publiée cette année. Elle entrera en vigueur
le 1er janvier 2020. Nous ne pourrons connaître la version définitive
qu’après sa publication. Cependant, les points qui pourraient être
modifiés sont déjà connus.
Les modifications se portent principalement sur 4 incoterms existants
: EXW, FCA, DDP et FAS. Il s’agit d’incoterms d’importance, car ils
représentent une grande partie des transactions commerciales
internationales.
Les incoterms qui seront supprimés en 2020
EXW
Cet incoterm est très utilisé notamment par les entreprises qui ne
maîtrisent pas encore l’exportation. De plus, il pourrait entrer en
conflit avec le nouveau Code des Douanes de l’Union européenne.
Cette suppression poussera sûrement les entreprises qui ont
l’habitude d’utiliser cet incoterm à utiliser FCA en lieu et place.
FAS
La suppression de cet incoterm semble assez logique, car il est très
peu utilisé. Ses caractéristiques comme la livraison à quai se
retrouvent déjà dans le FCA. Son existence ne fait donc que
compliquer inutilement la nomenclature.
Finalement, le FAS n’était principalement utilisé que dans le
transport de produits tels que les minéraux ou les céréales. Le Comité
qui rédige actuellement les incoterms 2020 pourrait donc créer un
incoterm spécialisé et plus pertinent.
Les incoterms qui seront modifiés en 2020
FCA
C’est un incoterm d’importance, car c’est le plus utilisé. Près de 40%
des opérations de commerce international sont réalisées sous cet
incoterm.
Son succès provient de sa polyvalence. Grâce à lui, les marchandises
peuvent être aussi bien livrées dans un port, un aéroport ou à un
domicile.
Par conséquent, pour une meilleure visibilité, cet incoterm serait
distingué en deux incoterms : l’un pour les livraisons terrestres,
l’autre pour les livraisons maritimes.
DDP
Cet incoterm pose problème, car les tarifs et les droits de douane sont
payés par le vendeur, quelle que soit la situation. Ainsi, il est
envisagé de le scinder en deux entités répondant mieux aux réalités
des transactions.
Ces deux incoterms seraient le DTP (Delivered at Terminal Paid) et
le DPP (Delivered at Place Paid). De cette manière, selon la
situation, le lieu de livraison est clairement identifié : dans un
terminal de transport (port, aéroport, etc.) ou dans un autre qu’un
terminal (domicile, etc.)
.FOB et CIF
Ce sont tous deux de vieux incoterms qui n’ont pas évolué depuis de
longues années. Plus précisément, leur évolution n’a pas suivi celle
du transport maritime et des conteneurs de marchandises (80% du
commerce international).
L’arrivée d’un nouvel incoterm : le CNI
L’incoterm CNI (Cost and Insurance) a pour but de combler un vide
existant entre l’incoterm FCA d’une part et les incoterms CFR et CIF
d’autre part.
Comme tous incoterms débutant par la lettre C, il s’agit d’un
incoterm dit “entrant”. Cela signifie que les risques et responsabilités
inhérentes au transport sont transférés du vendeur vers l’acheteur
dans le port de départ.
L’intérêt du nouveau CNI, c’est que l’exportateur pourra assumer
l’assurance. De son côté l’acheteur devra assumer le transport.

autres apports de la version 2020 des incoterms

Les autres modifications envisageables des règles de transports


concernent trois domaines :
La sécurité des transports
La relation entre les différents incoterms et le contrat de vente
international
Le règlement sur les types d’assurance-transport
Quels que soient les changements apportés aux incoterms 2010, il
s’agit d’une étape majeure des transports et de la logistique. Ils
dessineront le futur de la réglementation de ce secteur pour la
décennie à venir.
CONCLUSION:
pour conclure ; on peut dire que les incoterms ont été élaborés dans
une logique d’harmonisation et de simplification certes ; mais leur
utilisation rencontre plusieurs difficultés puisqu’ils englobent des
notions qui se rassemblent et qui peuvent être source de problèmes
de non-compréhension et qui constituer des pièges pour les vendeurs
et les acheteurs. On peut dés lors s’interroger sur les solutions que
peut adopter la chambre de commerce internationale pour parer à
ces imperfections .

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