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Partie 1

La Protection des Cultures: actif et passif

PROTECTION DES CULTURES


& SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE
B.SCHIFFERS – Gembloux Agro-BioTech

3 4

Rôle de la protection des plantes? Apports de la lutte chimique


 Augmentation de la production mondiale
Sélection végétale, mécanisation,…
 Augmentation de la productivité à l’hectare

Nutrition Protection  Amélioration de la qualité commerciale des produits


plantes plantes  Amélioration de la qualité technologique des produits

 Meilleure qualité sanitaire des produits récoltés


Augmente la Améliore la Assure la
production qualité production  Meilleure conservation des récoltes

 Meilleure santé des populations

5 6

La protection des cultures basée sur Effets indésirables de la lutte chimique


l’emploi des pesticides a montré ses  Atteinte à la santé des opérateurs :
limites :  Exposition (toxicité subaigüe & chronique)
 Accidents fréquents (empoisonnements)
 Contamination (Air, sols, eaux, denrées) : résidus !
 Atteinte à la santé des consommateurs :
 Dégradation / Altération (Sols !)  Résidus préjudiciables à la santé

 Réduction (Biodiversité !)  Perte d’efficacité:


 Pollution (Eaux !) : concentrations élevées  Développement de résistances
 Apparition de nouveaux agresseurs
 Perte d’image de l’agriculture (difficultés croissantes)
 Atteintes au Milieu

1
7 8

Bioaccumulation
Destruction d’espèces non cibles

Balbuzard : 25 ppm
Effet du DDT sur les coquilles !

Concentration
Brochet: 2 ppm

Vairon: 0,23 ppm


Plancton: 0,04 ppm

Eau : 0,00005 ppm

9 10

La biodiversité en 2010 : Cas du Lac Naivasha (Kenya)


quelques chiffres édifiants! Lac (170 km²)

 75% de la diversité génétique a disparu en 100 ans


 75% des aliments < 12 espèces végétales et 5 animales
 300.000 espèces végétales comestibles …
mais seulement 150-200 cultivées
 3 espèces (riz, maïs, blé)  60% calories et protéines
végétales consommées par l'homme

Fermes de cultures de roses

11 12

Impact des pesticides sur la production


Atteintes au Milieu: grande complexité
d’eau potable
 Nombreux effets observables…
Evolution du nombre de captages Eaux  …mais difficulté d’identifier correctement les
affectés par la pollution des pesticides
Air causes
(herbicides essentiellement)
 Interactions nombreuses entre les pratiques…
Biocénose Sol
 …d’où la difficulté de choisir des « mesures de
gestion »
 Moyens limités et efficacité incertaine…
 …trouver des solutions appropriées

2
14

Emergence des
groupes de pression
Partie 2

L’Agriculture et la Protection des Cultures


pourront-t-elles relever les Défis qui lui sont
lancés en ce début de XXIème Siècle?

15 16

Classement des distributeurs (DE) Groupes de consommateurs


Médecins
Scientifiques
Autorités

Media
Firmes
Agriculteurs A qui faites-vous le
plus confiance ?
Supermarchés
Autre
Eurobarometer ‘Risk issues’
Personne February 2006

17 18

Résidus de pesticides
Augmenter la production de denrées
Nouveaux virus
Antiobitiques/Hormones
Manque d’hygiène  Augmenter les surfaces
Qu’est-ce qui
Salmonelles cultivées ? (terres
vous préoccupe Mercure et dioxines
le plus ? marginales)
OGM
Conservateurs  Améliorer la productivité/ha?
Eurobarometer ‘Risk issues’ Bien-être animal  Réduire les pertes
February 2006 BSE
en production
Composés chimiques
et en post-récolte !
Faire grossir
Allergiques
Manque hygiène domestique

3
19 20

Protéger l’environnement Défi du changement climatique


 Préserver le Milieu  Promouvoir les productions locales (machés locaux et
 De la contamination (dérive, contamination eaux, régionaux vs marchés d’exportation)
fertilité du sol)
 De la pollution (négligences, accidents)
 Faire des écobilans de sa production (rejets de CO2?)

 Préserver la Biodiversité (espèces sauvages, flore,


pollinisateurs, auxiliaires)

 Traiter les effluents (épurer)

 Collecter et traiter les déchets (éliminer sans risque)

 Développer des « Certifications environnementales » Food miles Carbon footprint

21 22

Protéger les producteurs Développer de nouveaux rapports

 Maintenir la rentabilité de la production (toutes les  Promouvoir les productions locales (machés locaux et
régions du monde, selon les filières & les marchés) régionaux vs marchés d’exportation)

 Protéger petits planteurs/producteurs dans les pays du  Supporter les producteurs pauvres (au Nord et au Sud)
Sud (microfinance, coopératives)

 Produire de façon « équitable »


 Développer des « Partenariats »
 Respecter l’éthique dans les modes de production
(éthique sociale, environnementale & commerciale)

 Développer des « Certifications sociales »

23 24

Croissance de la demande en Protéger la santé du consommateur


Production Biologique
Le vote en ligne pour le nouveau logo biologique
européen: 129.493 votes enregistrés

Nouveau logo qui doit s’appliquer à tous les produits


biologiques de l'Union Européenne à partir de juillet 2010.

 « Certification BIO »

 Mettre en place un « Système complet de Traçabilité »

4
25 26

Protéger la santé du consommateur Distributeurs qui exigent Global-GAP

 Renforcer dispositif réglementaire


 Réduire l’emploi des Pesticides et Biocides
 Vulgariser les Bonnes Pratiques (BPP, BPA, BPH)
 Contrôler le respect des LMR
 Traçabilité des opérations (registres)
 Notification obligatoire et Gestion de Crise

 Développer des « Certifications » (GLOBAL-GAP, TESCO


NC, BRC, IFS, ISO22000) ou l’Autocontrôle (certifié)

27 28

Productions certifiées Global-GAP Exigences sur les résidus:


Max. 80% MRL (sum)
Max. 80% ARfD (sum)
Max. 5 AI

Max. 80% MRL (sum)


Max. 80% ARfD (sum) Max. 70% MRL
Max. 3-5 AI subject to product Max. 70% ARfD

Max. 70% MRL


Max. 50% MRL
Max. 33,3% MRL Max. 70% ARfD
Max. 100% ARfD
Max. 33,3% ARfD Max. 3-5 AI subject to product
Max. AI subject to product

29

Conclusions
 Multiplications des exigences de toutes natures:
 Sans relation avec la santé Partie 3
 Sans fondement scientifique
 Sans concertation avec les opérateurs La Protection des Cultures à la Croisée
 Sans réelle transparence des Chemins
 Coût des Certifications qui s’additionnent: rentabilité ?
 Marchés captifs de certains Distributeurs
 Difficulté croissante d’accéder aux Marchés
(ex: exportations sur l’UE), spécialement pour petits
producteurs

5
31 32

Nécessaire évolution des pratiques Concept de Production intégrée (ICM)


 Demande des consommateurs, des distributeurs Objectif : méthodes de production basées sur une meilleure
et du monde politique gestion des agro-systèmes pour réduire pollutions
 Produire de façon « durable »:
Paramètres
 Modes de Production plus durables
agronomiques Production intégrée
 Modes de Protection (lutte intégrée, lutte biologique)
 Vulgarisation des « Bonnes Pratiques Phytosanitaires » Protection intégrée

 Amélioration des techniques de traitement


Agriculture plus « durable »
 Formation des opérateurs
Lutte
 Produire de façon « éthique »: intégrée Paramètres
 Respecter santé de opérateur et du consommateur Paramètres
environnementaux
environnementaux
 Respecter environnement

33 34

La Protection des Cultures Comment choisier les bonnes options?


est à la croisée des chemins…
 Utiliser la Méthode de l’Analyse de Risque (identifier des
Utiliser dangers, apprécier les risques, les gérer et de communiquer
massivement à leur propos):
les OGM ?  Risques pour l’opérateur
 Risques pour le consommateur
Continuer
 Risques pour l’environnement
lutte chimique
raisonnée ?  Risques économiques
Tester des  Identifier les Mesures de Gestion les plus appropriées
Développer Itinéraires
 Construire un Plan d’Action cohérent
la lutte Techniques
intégrée ? «tout Bio » ?  Mettre en place des Réglementations et des Certifications

36

Garantir le respect des normes « SPS »


Partie 4
Renforcement des Démarches de
réglementations : certification selon des
exigences référentiels privés :
Garantir la Sécurité Sanitaire des denrées : exigences
réglementaires
respecter les LMR des denrées par (Food Law, Paquet
supplémentaires

l’A.R. & la Pratique de l’Autocontrôle Hygiène, Feed & (ex: Global-GAP,


Food, LMR, HACCP) TESCO, BRC ou IFS)

Impliquer l’ensemble de la filière sur


la Qualité Sanitaire et Phytosanitaire

6
37 38

Comment atteindre la Sécurité Sanitaire L’autocontrôle :


 Garantir l’HYGIENE des denrées :
 Ensemble des mesures à prendre par les exploitants pour
 mesures et conditions nécessaires pour se prémunir s’assurer que les denrées respecteront les NORMES sanitaires
contre les dangers (BPH et HACCP) (ex: respect des LMR)
 garantir le caractère propre à la consommation
 Objectif principal : faire en sorte que les produits répondent aux
 Garantir la SÛRETE des denrées : prescriptions réglementaires relatives à la sécurité des
 assurance d’absence d’effet néfaste sur la santé produits, à la qualité des produits et à la traçabilité
 méthodologie scientifique (AR et AUTOCONTROLE)  Objectif secondaire : réduire la charge du contrôle officiel

 Mesures d’INFORMATION de la population (information,  Objectif commercial : satisfaire à de nombreuses exigences


traçabilité, procédures de retrait & rappel) et de des normes privées (ex: BRC ou Global GAP)
SENSIBILISATION des producteurs

39 40

Pourquoi l’Autocontrôle? L’Autocontrôle est basé, par secteur,


sur l’Analyse du Risque
 Remplacer les multiples « Certifications privées »
 Mettre tous les producteurs au même niveau d’exigence  Adopter une approche globale et intégrée de grâce à la
 Améliorer la transparence (rôle des Autorités publiques)
méthode de « Analyse du Risque »
 L’Analyse du Risque sur un processus permet:
 Travailler avec le Secteur concerné est une garantie:
 Identification des problèmes SPS
 il a la meilleure appréhension des problèmes rencontrés
 Choisir les meilleures mesures de maîtrise
 il connaît le mieux ce qui est économiquement
supportable comme « Mesures de maîtrises » et  Réduire le recours aux intrants
« Contrôles » à effectuer  Cibler les contrôles
 Le Secteur propose, l’Autorité valide, le producteur applique  Exigences reconnues valables par/pour tous
volontairement ! les « opérateurs » dans la filière!

41 42

Indications du Registre :
Bases de l’Autocontrôle
• n°de parcelle (ou de serre)
 Base : Analyse systématique de ses pratiques par chaque • type de culture
opérateur dans son exploitation • n°de lot
(avec GUIDE D’AUTOCONTRÔLE) • date de plantation ou de
semis
 Vérification systématique du respect des prescriptions • date de traitement
à toutes les étapes (CHECK LIST D’AUTOCONTRÔLE) • nom du pesticide utilisé
L’Autocontrôle: avant tout • dose par hectare
 Surveillance du respect effectif des prescriptions: un contrôle documentaire! • superficie traitée
 Contrôles et audits internes (Autocontrôle) • date de récolte
• date d’échantillonnage et
 Inspections et audits volontaires (Certification)
résultat d’analyse (le cas
 Inspections et audits par l’Autorité (Vérification) échéant)

7
43 44

Pourquoi adopter l’Autocontrôle?


Pourquoi rédiger un Guide ?
 Renforcer confiance des clients et des consommateurs  Aider les opérateurs à mettre en oeuvre l’autocontrôle
(transparence, respect des normes) (identifier les dangers, apprécier les risques, choisir
 Mieux comprendre les risques : meilleure maîtrise du mesures de maîtrise)
processus, détection rapide des non conformités
 Communiquer sur les risques, spécifiques à un secteur
 Réduire le coût des contrôles: de production, reconnus ou émergents
 mieux informer l’Autorité des dangers identifiés et
des niveaux de risque par filière :  Permettre aux entreprises de réaliser des inspections ou
 contrôles officiels mieux ciblés, plus efficaces et des audits combinés
moins coûteux !
 dialogue public-privé renforcé

46

Audits & Inspections par l’AFSCA

Partie 5
2006 2007 2006/2007

L’Autocontrôle, ça marche ! Installations 193 551 +185%

Résultats observés par AFSCA (Belgique) Traçabilité 10.415 15.826 +52%

Systèmes d’autocontrôle 4.075 5.960 +46%

Pesticides 866 921 +6%

47 48

Plan de surveillance de 2004  2008 Plan de surveillance de 2004  2008


Résidus fruits & légumes Résidus fruits & légumes
400
350
300
250
200
150
100
50
0
2004 2005 2006 2007 2008
s.a. recherchées 181 200 307 323 349
s.a. détectées 61 72 113 126 138

8
49 50

Plan de surveillance de 2004  2008 Analyse de résidus par AFSCA en


Résidus fruits & légumes Belgique en 2008
2000 10%
9%
 19 échantillons de céréales
1600 8%

7%
 1432 échantillons de F&L (y compris pdt)
1200 6%  Recherche de 350 s.a. différentes
Echantillons
5%
Total > LMR
 94% de résultats conformes (< LMR)
800 4%
 Produits à risque : agrumes, fruits de la passion,
3%
groseilles, fraises, piments, aubergines, melons,…
400 2%
 10 Messages RASFF pour résidus en 2008
1%
0 0%
2003 2004 2005 2006 2007 2008

51 52

Nombre Sans Résidus Résidus Nombre Sans Résidus Résidus

2007 échantillons résidus < LMR > LMR 2008 échantillons résidus < LMR > LMR

Céréales 50 42,0% 56,0% 2,0% Céréales 19 31,6% 68,4% 0,0%

Fruits 741 21,1% 71,5% 7,4% Fruits 598 19,9% 75,4% 4,7%

Légumes 1.016 48,2% 45,2% 6,6% Légumes 815 34,2% 58,7% 7,1%

Total 1.807 36,9% 56,3% 6,8% Total 1.432 28,2% 65,8% 6,0%

53 54

Résidus F&L > LMR de 2004  2008 Résidus dans les produits
selon l’origine (année 2008)
Effet des
Effet du actions de
12% « ciblage » suivi
par A.R.
10%

8%

6%

Origine des produits


4%
analysés
2%

0%
2004 2005 2006 2007 2008

9
55 56

% F&L + céréales avec


Origine
Résidus > LMR
des produits
2007 2008

Belgique 5,8% 3,7%


Prof. Bruno Schiffers
Gembloux Agro-Bio Tech/ ULg
EM de l’UE 6,4% 3,0%
Laboratoire de Phytopharmacie

Pays hors UE 11,3% 10,4%


Tel. + 32.81.62.22.15
Fax + 32.81.62.22.16
Bruno.schiffers@ulg.ac.be
Inconnue 2,0% 0,0%

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