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Espaces Lacan

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Note de la rédaction le 7 novembre 2009 : Rectificatif.

Un lecteur attentif a récemment remarqué une impertinence dans la présentation


ci-dessous des deux textes suivants de Lacan. Ainsi que la présence d'une phrase
concernant les AE, qui ne semble pas figurer dans l'original, éditée en couleur
différente.
Nous l'en remercions vivement et vous prions de tenir compte du rectificatif ci-
dessous.

Le premier texte publié "Peut-être à Vincennes" date de fin 1974, nous en


retrouvons une version qui ouvre le 1er numéro d'Ornicar, en janvier 1975. Il est
donc contemporain de "l'éveil du printemps", que Jacques Lacan écrit le 1er
septembre 1974.
Le second texte date bien d'octobre 1978.
L'un comme l'autre ne semble pas avoir été scannés à partir d'un N° d'Ornicar
mais d'une photocopie singulière de cette époque, aux références non connues.
Le fait de n'en retrouver ici que la seconde copie, de 1978, nous amène, dans le
doute à retirer la phrase problématique qui nous a été signalée (Je ne soutiens
aucune des nominations AE qui ont pu se produire depuis, il faudrait surtout ne
pas être nommé AE, c'est de s'y mettre qui compte) ayant probablement été
anotée là lors d'une lecture singulière et ayant échappé ensuite à la relecture.

CA pour la rédaction.
Peut-être à Vincennes
Fin 1974
Peut-être à Vincennes s'agrégeront les enseignements dont Freud a formulé que
I'analyste devait prendre appui, d'y conforter ce qu'il tient de sa propre analyse :
c'est-à-dire à savoir pas tant ce à quoi elle a servi, que de quoi elle s'est servie.

Pas d'argument ici sur ce que j'en enseigne. Même ceux qui y obvient, sont forcés
d'en tenir compte.

Maintenant ce dont il s'agit n'est pas seulement d'aider l'analyste de sciences


propagées sous le mode universitaire, mais que ces sciences trouvent à son
expérience l'occasion de se renouveler.

Linguistique - qu'on sait être ici la majeure. Qu'un Jakobson justifie telles de mes
positions, ne me suffit pas comme analyste.
Que la linguistique se donne pour champ ce que je dénomme de lalangue pour en
supporter l'inconscient, elle y procède d'un purisme qui prend des formes variées,
justement d'être formel.
Soit d'exclure non seulement du langage, "l'origine" disent ses fondateurs, mais
ce que j'appellerai ici sa nature.
Il est exclu qu'en vienne à bout une psychologie quelconque, c'est démontré.

Mais le langage se branche-t-il sur quelque chose d'admissible au titre d'une vie
quelconque, voilà la question qu'il ne serait pas mal d'éveiller chez les linguistes.

Ce dans les termes qui se soutiennent de mon "imaginaire" et de mon "réel"  par
quoi se distinguent deux lieux de la vie, que la science à cette date sépare
strictement.

J'ai posé de long en large que le langage fait noeud de ces lieux, ce qui ne tranche
rien de sa vie à lui, éventuelle, si ce n'est qu'il porte plutôt la mort.

De quoi son parasitisme peut-il être dit homologue ? Le métalangage de ce dire


suffit à le rejeter. Seule une méthode qui se fonde d'une limite préfigurée, a
chance de répondre tout autrement.

J'indique ici la convergence : 1) de la grammaire en tant qu'elle fait scie du sens,


ce qu'on me permettra de traduire [(??)] de ce qu'elle fasse ombre de la proie du
sens ;
2) de l'équivoque, dont justement je viens de jouer, quand j'y reconnais l'abord
élu de l'inconscient pour en réduire le symptôme (Cf. ma topologie) : de
contredire le sens.
Autrement dit de faire le sens, autre au langage. Ce dont d'autres signes
témoignent partout. C'est un commencement (soit ce que St Jean dit du langage).

J'insiste à désigner de vraie une linguistique qui prendrait lalangue plus


"sérieusement", en proférant l'exemple dans l'étude de J. C. Milner sur les noms
de qualité (Cf. Arguments linguistiques chez Mame).

Logique - Pas moins intéressante.

A condition qu'on l'accentue d'être science du réel pour en permettre l'accès du


mode de l'impossible.

Ce qui se rencontre dans la logique mathématique.

Puis-je indiquer ici que l'antithèse du rationnel à l'irrationnel a toujours été


empruntée d'ailleurs que du langage ? Ce qui laisse en suspens l'identification de
la raison au logos, pourtant classique.

A se souvenir de ce qu'Hegel l'identifiait au réel, il y a peut-être raison de dire


que c'est de ce que la logique y aille.

Topologie - J'entends mathématique, et sans qu'en rien encore, l'analyse puisse (à


mon sens) l'infléchir.

Le noeud, la tresse, la fibre, les connexions, la compacité :  toutes les formes dont
l'espace fait faille ou accumulation sont là faites pour fournir l'analyste de ce dont
il manque : soit d'un appui autre que métaphorique, aux fins d'en sustenter la
métonymie.

L'analyste "moyen", soit qui ne s'autorise que de son égarement, y trouvera son
bien à sa mesure, - soit le redoublera : au petit bonheur la chance.

Antiphilosophie - Dont volontiers j'intitulerais l'investigation de ce que le


discours universitaire doit à sa supposition "éducative". Ce n'est pas l'histoire des
idées, combien triste, qui en viendra à bout.

Un recueil patient de l'imbécillité qui le caractérise permettra, je l'espère, de la


mettre en valeur dans sa racine indestructible, dans son rêve éternel.

Dont il n'y a d'éveil que particulier.


Jacques Lacan.

DÉPARTEMENT DE PSYCHANALYSE
Un certain nombre de menaces pèsent actuellement sur Vincennes, et donc sur le
Département de Psychanalyse, dont J. Lacan est le Directeur scientifique, et
auquel participent de nombreux membres de l'Ecole.
On trouvera ci-dessous, à tire d'information :
1. un texte de J. Lacan, donné à un volume collectif de l'université (octobre
1978).

2. un communiqué diffusé par le Département (janvier 1979).


 
VINCENNES : POUR
Il y a quatre discours. Chacun se prend pour la vérité. Seul le discours analytique
fait exception. Il vaudrait mieux qu' il domine, en conclura-t-on, mais justement
ce discours exclut la domination, autrement dit il n'enseigne rien. Il n' a rien
d'universel : c'est bien en quoi il n'est pas matière d'enseignement.

Comment faire pour enseigner ce qui ne s'enseigne pas ? voilà ce dans quoi Freud
a cheminé. Il a considéré que rien n'est que rêve, et que tout le monde (si l'on
peut dire une pareille expression), tout le monde est fou, c'est-à-dire délirant.
C'est bien ce qui  se  démontre au premier pas vers l'enseignement.

Mais reste à le démontrer : pour cela n'importe quel objet est bon, il se présente
toujours mal. C'est-à-dire qu'il faut le corriger.

Les mathématiques servent à cela : corriger l'objet. C'est un fait que les
mathématiques corrigent et que ce qu'elles corrigent est l'objet même.
D'où ma réduction de la psychanalyse à la théorie des ensembles.

L'antipathie des discours, l'universitaire et l'analytique, sera-t-elle, à Vincennes,


surmontée ? Certainement pas. Elle y est exploitée, au moins depuis quatre ans,
où j'y veille. Qu'à se confronter à son impossible l'enseignement se renouvelle, se
constate.
J'énumère ce que quatre années ont fait surgir au Département de Psychanalyse :
- une revue, Ornicar ?, qui tranche sur ce qui se publie partout sous l'enseigne de
la psychanalyse ;
- un "troisième cycle", dit du Champ Freudien, où c'est à la psychanalyse de
corriger ce qu'on lui propose comme affine ;
- une Section clinique, qui à l'Hôpital Henri Rousselle joue son rôle, d'orienter les
jeunes psychiatres.

Bilan : positif. L'expérience se poursuivra donc. A Vincennes, tant que la liberté


lui en sera laissée. Si on l'y réduit, hors de l'Université.   
Jacques Lacan
Ce 22 octobre 1978.
En fait j'espère qu'Edgar Faure fera ce qu'il faut pour que Vincennes, soit Paris
VIII, sa création, subsiste.
J.L.
Traducción ESPAÑOL

Espacios Lacan
Nota del editor del 7 de noviembre de 2009 : Corrigendum.

Un lector atento ha notado recientemente una impertinencia en la presentación a


continuación de los dos textos siguientes de Lacan. Así como la presencia de una
frase sobre el AE, que no parece aparecer en el original, editada en otro color.
Le agradecemos mucho y le pedimos que tenga en cuenta la corrección de errores
que figura a continuación.

El primer texto publicado "Quizás en Vincennes" data de finales de 1974,


encontramos una versión que abre el 1er número de Ornicar, en enero de 1975.
Es, por tanto, contemporáneo de " El despertar de la primavera ", que Jacques
Lacan escrito el 1 de septiembre de 1974.
El segundo texto data de octubre de 1978.
Ambos no parecen haber sido escaneados a partir de un número de Ornicar sino
de una fotocopia singular de este período, con referencias desconocidas. El hecho
de encontrar aquí sólo el segundo ejemplar, de 1978, nos lleva, en duda, a retirar
la problemática frase que se nos ha señalado  ( no apoyo ninguna de las
nominaciones de AE que puedan haber ocurrido desde entonces, sería necesario
sobre todo no llamarse AE, es ponerse ahí lo que cuenta ) probablemente
anotado allí durante una lectura singular y luego haber escapado a la relectura.

CA para escribir.
Quizás en Vincennes a
finales de 1974
Quizás en Vincennes se sumen las enseñanzas que Freud formuló de que el
analista debe apoyarse, para reforzar lo que deriva de su propio análisis: es decir,
no tanto lo que ella fue usada, lo que ella usó.

No hay discusión aquí sobre lo que enseño. Incluso quienes lo obedecen se ven


obligados a tenerlo en cuenta.

Ahora bien, de lo que se trata no es sólo de ayudar al analista de las ciencias


propagadas bajo la modalidad universitaria, sino de que estas ciencias encuentren
en su experiencia la oportunidad de renovarse.

Lingüística: sabemos que somos los principales aquí. Que un Jakobson justifique


mis posiciones no es suficiente para mí como analista.
Que la lingüística tome para sí lo que llamo lalengua para sostener el
inconsciente, procede de un purismo que toma diversas formas, precisamente de
ser formal.
O para excluir no sólo del lenguaje, "el origen", dicen sus fundadores, sino lo que
aquí llamaré su naturaleza.

Se excluye que, al llegar a acabar con cualquier psicología, se demuestre.

Pero si el lenguaje se conecta a algo admisible en cualquier vida, esa es la


pregunta que no estaría mal suscitar en los lingüistas.

Esto en términos que son apoyados por mi "imaginario" y mi "real" por los cuales
se distinguen dos lugares de la vida, que la ciencia en esta fecha separa
estrictamente.

He argumentado una y otra vez que el lenguaje es un nudo de estos lugares, que
no corta nada de su propia vida, si la hay, excepto que más bien lleva la muerte.

¿Qué se puede decir de su parasitismo que es homólogo? El metalenguaje de este


dicho es suficiente para rechazarlo. Solo un método que se basa en un límite
prefigurado tiene la posibilidad de responder de manera muy diferente.

Indico aquí la convergencia: 1) de la gramática en la medida en que hace una


sierra del significado, que se me permitirá traducir [(??)] como la sombra de la
presa del significado;
2) de la ambigüedad, que acabo de jugar, cuando reconozco en ella el enfoque
elegido por el inconsciente para reducir su síntoma (Cf. mi topología):
contradecir el sentido.

En otras palabras, para que tenga sentido, además del lenguaje. Qué otros signos
dan testimonio en todas partes. Es un comienzo (o lo que dice San Juan del
lenguaje).

Insisto en designar como verdadera una lingüística que tomaría la lengua más "en
serio", utilizando el ejemplo del estudio de JC Milner sobre nombres de calidad
(Cf. Argumentos lingüísticos en Mame).

Lógica - No menos interesante.

Con la condición de que se enfatice que es una ciencia de lo real para permitir el
acceso a ella en la modalidad de lo imposible.

Lo que se encuentra en la lógica matemática.

¿Puedo indicar aquí que la antítesis de lo racional a lo irracional siempre se ha


tomado prestada de otra parte que del lenguaje? Esto deja en suspenso la
identificación de la razón con los logotipos, aunque clásicos.

Recordando lo que Hegel identificó con lo real, quizás sea correcto decir que esto
es lo que la lógica va allí.

Topología: me refiero a matemática, y sin nada todavía, el análisis puede (en mi


opinión) influir en ella.

El nudo, la trenza, la fibra, las conexiones, la compacidad: todas las formas cuyo
espacio falta o se acumula se hacen allí para proporcionar al analista lo que le
falta: ya sea con un soporte distinto al metafórico, propósitos de mantener su
metonimia.

El analista "medio", que se permite sólo por su error, encontrará su bien a su


medida, o lo redoblará: suerte fortuita.

Antifilosofía - Lo que con gusto llamaría la investigación de lo que el discurso


académico debe a su supuesto "educativo". No es la historia de las ideas, qué
tristeza, la que llegará al final.

Una colección paciente de la imbecilidad que lo caracteriza permitirá, espero,


hacer posible resaltarlo en su raíz indestructible, en su sueño eterno.
Del cual sólo hay un despertar particular.

Jacques Lacan.

DEPARTAMENTO DE PSICANÁLISIS
Jacques Lacan.

________________________________________

DEPARTAMENTO DE PSICOANÁLISIS

Un cierto número de amenazas pesan actualmente sobre Vincennes, y por lo


tanto sobre el Departamento de Psicoanálisis, del que J. Lacan es el Director
Científico, y en el que participan muchos miembros de la Escuela.

A continuación se presenta un resumen de estas amenazas:

1. un texto de J. Lacan, dado a un volumen colectivo de la universidad (octubre


de 1978).

2. un comunicado emitido por el Departamento (enero de 1979).

VINCENNES: PARA

VINCENNES: PARA

Hay cuatro discursos. Cada uno es la verdad. Sólo el discurso analítico es una
excepción. Sería mejor que dominara, concluiremos, pero precisamente este
discurso excluye la dominación, es decir, no enseña nada. No tiene nada de
universal: por eso no es una cuestión de enseñanza.

¿Cómo podemos enseñar lo que no se puede enseñar? Esto es lo que Freud ha


pasado. Consideraba que nada es más que un sueño, y que todo el mundo (si se
puede decir tal expresión), todo el mundo está loco, es decir, delirante.

Esto es lo que se muestra en el primer paso hacia la enseñanza.


Pero queda por demostrar: por esta razón cualquier objeto es bueno, siempre se
ve mal. Es decir, debe ser corregido.

Las matemáticas sirven para este propósito: para corregir el objeto. Es un hecho
que las matemáticas corrigen y que lo que corrige es el objeto mismo.

De ahí mi reducción del psicoanálisis a la teoría de conjuntos.

¿Se superará en Vincennes la antipatía del discurso, la académica y la analítica?


Por supuesto que no. Ha sido explotado allí, al menos durante los últimos cuatro
años, que he estado monitoreando. Que cuando se enfrenta a lo imposible, la
enseñanza se renueva, se puede ver.

Enumero lo que cuatro años en el Departamento de Psicoanálisis han aportado:

- una revista, Ornicar?, que se destaca de lo que se publica en todas partes bajo la
bandera del psicoanálisis;

- un "tercer ciclo", conocido como el Campo Freudiano, en el que corresponde al


psicoanálisis corregir lo que se le propone como afín;

- una Sección Clínica, que en el Hospital Henri Rousselle desempeña su papel de


orientar a los jóvenes psiquiatras.

Evaluación: positiva. Por lo tanto, el experimento continuará. En Vincennes,


siempre y cuando sea libre de hacerlo. Si se reduce allí, fuera de la Universidad.

Jacques Lacan

Este 22 de octubre de 1978.

De hecho, espero que Edgar Faure haga lo necesario para que Vincennes, es
decir, París VIII, su creación, sobreviva.

J.L.