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M19 TECHNIQUES D’ETUDES ET

DE REALISATION DE VRD

1ERE PARTIE
ALIMENTATION EN EAU POTABLE
C’est quoi un réseau d’AEP

 Un réseau d’AEP constitue l’ensemble des moyens et


infrastructures dont dispose le service des eaux
(ONEE, régies de distribution : RADEC par exemple,
sociétés de distribution : REDAL par exemple) pour
transporter l’eau depuis le captage jusqu'au
consommateur.

 Un réseau d’eau potable doit être fiable et durable


pour pouvoir répondre aux exigences des
consommateurs (quantité et qualité optimales,
dysfonctionnements minimaux)

[Citez votre source ici.]

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I. Cycle naturel de l’eau
L’eau opère un circuit fermé qui est le même depuis des milliards d’années. De la mer au ciel, du
ciel à la terre et de la terre à la mer, le voyage de l’eau recommence à l’infini.

Les principales étapes du cycle de l’eau :


➢ L’évaporation : c’est les transferts, entrainés par l’énergie solaire, vers l'atmosphère de l'eau de la
surface terrestre.
➢ La transpiration : le phénomène par lequel les plantes libèrent une quantité d’eau dans l’air.
➢ La condensation : le phénomène par lequel la vapeur d’eau se transforme en gouttelettes d’eau
dans une zone plus froide pour former les nuages.
➢ Les précipitations : Les nuages sont entrainés par le vent et les courants d’air et en passant par des
régions plus froides les gouttelettes se condensent, s'accumulent et deviennent plus lourdes pour
demeurer en suspension alors elles tombent sous forme de précipitation.
➢ Ruissellement et infiltration

II. Cycle Artificiel de l’eau


Le cycle artificiel de l’eau est constitué de différentes étapes qui commencent par le captage de l’eau dans le
milieu naturel et se terminent par le retour de l’eau épurée non-utilisée dans le milieu naturel.

PRODUCTION DISTRIBUTION ASSAINISSEMENT

*Captage à partir du milieu *Collecte des eaux usées


*Stockage
naturel *Epuration
*distribution aux consommateurs
*Traitement *Retour au milieu naturel

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1. Captage des eaux
a. Captage des eaux souterraines :
Les eaux souterraines sont généralement de meilleure qualité que les
eaux de surface et ne nécessitent pas un traitement complet (et dispendieux) tel
qu’exigé par le règlement sur la qualité de l’eau.
Un ouvrage de captage d’eau souterraine est une installation qui permet de
puiser l’eau à partir des nappes d’eau souterraine qui se situent sous la surface
du sol. Par exemple : Puits et ouvrage de captage de source.
i. Captage de source :
Un captage de source consiste en un ouvrage aménagé à un endroit où
l’eau souterraine fait résurgence à la surface du sol. Le captage des sources
s'effectue par construction d'une galerie établie au sein du gisement.

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ii. Puits de surface :
Un ouvrage peu profond de large diamètre entre 90 et 120 cm.

iii. Forage :
Le captage des eaux profondes s’effectue généralement au moyen d’ouvrages
dénommés forages.

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b. Captage des eaux de surface :
i. Captage en rivière :
La prise doit être située en amont des agglomérations pour éviter les
pollutions.
➢ Prise dans le fond du lit : Utilisée dans les rivières à régime torrentiel
(fortes pentes et grandes vitesses d'écoulement). On dispose de gros
graviers autour de la crépine afin de la protéger.

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➢ Prise au milieu de la rivière : La prise doit être protégée par une estacade
pour éviter sa détérioration. Le captage doit s'effectuer à une certaine
distance des berges.

➢ Prise sur la berge : La prise doit s’effectuer à une profondeur convenable,


dans le but d'éviter, d'une part, l'influence de la fermentation du fond du
lit, et d'autre part, la présence éventuelle d'hydrocarbures ou de mousses
à la surface de l'eau.

ii. Captage à partir d'un barrage :

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Pour le captage de débits importants, on fait recours aux barrages. L’eau
d'un barrage est caractérisée par la stratification de la température et de la
composition, d’où le problème de choix de la profondeur de la prise.
En effet :
• Il n'est pas souhaitable de distribuer de l'eau, dont la température est
supérieure à 15°C.
• L'eau tiède connaît un développement rapide des microbes.
• La qualité de l'eau est variable avec les saisons, il faut alors envisager
une tour avec prises à différentes profondeurs.

❖ C’est quoi un barrage :


Un barrage est un ouvrage d’art implanté sur un cours d’eau
afin de stocker l’eau pour des fins particulières. Un barrage peut
avoir un ou plusieurs objectifs : le stockage de l'eau pour
l’irrigation et l’AEP, la protection contre les inondations, la
production de l’énergie hydro-électrique …etc.

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On distingue plusieurs types de barrages : barrage poids,
barrage à contreforts barrage voûte, barrage à voûtes multiples,
barrage en terre ou barrage en enrochement.

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2. Station de traitement des eaux
Les eaux souterraines présentent des avantages indéniables : leur eau,
épurée par le sol, est généralement de bonne qualité et moins vulnérable
aux pollutions. A l’inverse, les eaux superficielles sont exposées à tous
les types de pollutions et de disponibilité variable selon les saisons.
Cependant l'eau brute captée en milieu naturel n'est pas toujours potable.
Elle doit alors être acheminée par des canalisations jusqu'à une usine
spécialisée dans le traitement de l'eau, qui la rend «potable" c'est à dire
consommable sans risque.
L’eau brute subit donc plusieurs traitements :
• Dégrillage et tamisage : L'eau est d'abord filtrée à travers une grille afin
d'arrêter les plus gros déchets, puis elle passe dans des tamis à mailles
fines retenant des déchets plus petits.
• Clarification : elle permet de rendre l'eau limpide en la débarrassant des
petites matières en suspension qu'elle contient :
* Floculation/coagulation et décantation : Un produit chimique
(chlorure de fer ou sulfate d’aluminium) est ajouté à l'eau qui provoque le
regroupement (agglomération )des particules encore présentes (poussières,
particules de terre, etc.) en flocons. Ceux-ci s'agglomèrent et se déposent au
fond du bassin par décantation, 90 % des matières en suspension (MES)
sont ainsi éliminées.
• Filtration : Pour éliminer les 10 % de MES restantes, l'eau traverse
un filtre, lit de sable fin et/ou un filtre à charbon actif. La filtration sur
sable élimine les matières encore visibles à l’œil nu. Les filtres à
charbon actif retiennent en plus les micro-polluants, comme les
pesticides et leurs sous-produits, les composés à l’origine des goûts et
des odeurs.
• Désinfection : c'est la dernière étape : elle élimine tous les micro-
organismes qui pourraient être dangereux pour notre santé.
*Ozonation : L'eau est désinfectée grâce à l'ozone, qui a une
action bactéricide et antivirus. Ce gaz, mélangé à l'eau, agit aussi sur les

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matières organiques en les cassant en morceaux. Il améliore également
la couleur et la saveur de l'eau.
* Chloration : Du chlore est ajouté à la sortie de l'usine de
production et sur différents points du réseau de distribution afin d'éviter
le développement de bactéries et de maintenir la qualité de l'eau tout au
long de son parcours dans les canalisations.

3. Adduction
L'adduction est le transfert de l'eau de la source naturelle ou de la station de
traitement vers les réservoirs de distribution.
On distingue généralement deux types d’adduction :
*adduction gravitaire (écoulement à surface libre ou en charge) : quand la
cote source est supérieure à la cote du réservoir.

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*adduction par refoulement (écoulement en charge seulement) par
pompage en utilisant une station de pompage.
4. Réservoir
Les réservoirs d'eau sont, en général, nécessaires pour pouvoir alimenter,
convenablement, une agglomération en eau potable. Ils sont
principalement imposés par la différence entre le débit de captage ou de
refoulement d'eau (plutôt constant) et le débit d'eau consommé par
l'agglomération (variable en fonction de l'heure de la journée).
Le principe de fonctionnement du Réservoir est calqué sur celui des vases
communicants : le robinet, à alimenter, doit avoir une altitude inférieure à
celle de la réserve d'eau, la pression de l'eau sera beaucoup plus élevée.
Lorsque les maisons ou les immeubles à alimenter sont situés à un niveau
supérieur à celui de la cuve du réservoir, un système de pompage permet de
propulser l'eau vers les points de consommation.
a. Rôles du réservoir
Un réservoir placé à l’interface entre la production et la distribution
joue 4 rôles essentiels :
❖ Fonction mise en pression : Le réservoir maintient dans le
réseau une pression permanente permettant de desservir les
abonnés dans les bonnes conditions. Il doit assurer une pression
minimale au niveau de l’abonné le plus loin et le plus élevé, c à
d l’abonné défavorisé du réseau.
❖ Fonction régulation : Le réservoir est un régulateur de la
demande en eau : il transforme au niveau de la production les

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débits de pointe horaire (Qph = variables) en demande
moyenne (Qpj constantes) .
❖ Fonction sécurité d’approvisionnement : C’est le volume
nécessaire à assurer en cas d’insuffisance de l’alimentation, due
à des dysfonctionnements, tels que :
* Coupure de courant électrique
* Casse de canalisation d’adduction
* Pollution accidentelle des eaux de surface et décharge des
eaux polluées
* Pannes dans les équipements (pompe, traitement, etc…)
❖ Fonction défense incendie : permet de faire face aux
demandes exceptionnelles en cas d'incendie.
La réserve minimale à prévoir est 120 m3 destinée à alimenter
le réseau (poteaux d’incendie) avec un débit de 17 l/s pendant
une durée de 2 heures (60 m3 dans les centres ruraux ).

b. Type des réservoirs

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i. Selon le lieu et relief :
• Réservoir sur élevé, sur tour (châteaux d’eau)
Lorsque on n’a pas un sommet naturel près de
l’agglomération qui se trouve dans terrain plat, on
implante un château d’eau généralement au centre de
l’agglomération pour que l’eau coule par gravité
artificielle jusqu’aux habitants.

• Réservoir enterré ou semi-enterré


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Si on a un sommet géographique (colline /montagne) à
proximité de l’agglomération on peut en bénéficier pour
construire un réservoir semi-enterré ou enterré, qui sera
toujours plus économique qu'un réservoir sur tour. L’eau
coule par gravitation naturelle du réservoir aux
habitants.

ii. Selon la nature des matériaux :


*les réservoirs métalliques,
*les réservoirs en maçonnerie,
*les réservoirs en béton armé,

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iii. Selon la forme et l’esthétique :
* soit affirmer les fonctions de l’ouvrage,

* soit s’intégrer au paysage

c. Conception des réservoirs

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Volume de la cuve :
Le volume total prend en compte :
• Le volume utile
• La réserve d’incendie de 120 m3 pour le milieu urbain et 60 à 80
m3 pour un centre rural
• Une marge de manœuvre entre la couverture et le trop plein (50
cm à 1m).
Capacite du réservoir :
Différentes méthodes sont utilisées pour le calcul de la capacité utile des
réservoirs.
• Calcul forfaitaire :
On prend, forfaitairement, une capacité des réservoirs égale à:
*100 % de la consommation journalière maximale de
l'agglomération, dans le cas d'une commune rurale.
*50 % de la consommation journalière maximale de
l'agglomération, dans le cas d'une commune urbaine.
*25 % de la consommation journalière maximale de
l'agglomération, dans le cas d'une grande ville.
• Calcul à partir des courbes d'alimentation et de distribution
La capacité des réservoirs est déterminée à partir des courbes de
variation, en fonction des heures de la journée la plus chargée, des
débits d'alimentation des réservoirs (provenant de la station de
pompage ou de la station de traitement) et des débits sortant des
réservoirs (distribués ou, éventuellement, aspirés par une autre
station de pompage).
Le principe de calcul est simple : On trace, sur 24 h, les courbes de
volumes cumulés Va(t) provenant de l'alimentation et V c(t)
correspondant à la consommation. On trace ensuite la courbe
[Va(t) - V c(t))] cumulés. Le volume minimum nécessaire des
réservoirsV0 sera alors égal à la somme, en valeurs absolues, de la
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plus grande valeur et la plus petite valeur (négative) de cette
différence. Cette méthode, très précise, suppose que l'on dispose
de statistiques suffisantes concernant la variation horaire de la
consommation pendant la journée de pointe, ce qui est très difficile
surtout pour les villes qui ne sont pas encore alimentées.

La capacité des réservoirs est déterminée à partir des courbes de


variation des débits d'alimentation des débits distribués, avec des
simplifications concernant, principalement, une approximation par paliers de
la courbe de consommation. Il faut choisir un régime de variation de
l'alimentation des réservoirs [qa(h)] :
❖ Soit une adduction continue de débit horaire constant égal à a
(= Qjmax / 24),
❖ Soit un pompage de nuit (de durée 10 h seulement : de 20 h à 6
h) de débit horaire égal à 2,4 a (= Qjmax /10),
❖ Soit un pompage variable durant les 24 heures de la journée.

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En ce qui concerne la variation horaire de la consommation, elle
varie selon l'importance de l 'agglomération. Le coefficient de
pointe horaire augmente quand la ville devient plus petite. Selon
l'importance de l'agglomération, il faut alors choisir un régime de
variation de la consommation [qc(h)] et en déduire le volume des
réservoirs.
Dans le tableau ci-dessous, nous présentons un exemple de calcul
du volume d’un réservoir pour un pompage continue et un
pompage de nuit.

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Notons que, dans ces calculs, il faut prévoir l'évolution future de
la consommation et ajouter une réserve d'incendie. En effet, tout
réservoir doit comporter aussi une réserve d'incendie, qui doit être
disponible à tout moment. La réserve minimale à prévoir est de
120 m3 pour chaque réservoir (la motopompe de lutte contre le feu
utilisée par les pompiers est de 60 m3/h et la durée approximative
d'extinction d'un sinistre moyen est évaluée à 2 h).
Pour les agglomérations à haut risque d'incendie, la capacité à
prévoir pour l'incendie pourrait être supérieure à 120 m3. Pour les
grandes villes, le volume d'incendie est généralement négligeable
par rapport au volume total des réservoirs. Enfin, nous signalons
qu'il faut répartir le volume nécessaire sur au moins deux
réservoirs (ou cuves indépendantes), pour plus de sécurité dans la
distribution et pour prévoir la possibilité de nettoyage des cuves.
Les volumes des réservoirs les plus utilisés sont :
250 ; 500; 1000; 1500; 2000; 3000 ; 5000; 7500; 10000; 12000;
15000 et 20 000 m3.
A cause des frais élevés exigés par la construction, l'exploitation
et l'entretien des châteaux d'eau, leur volume dépasse rarement
1000 m3. Un bon ajustement du régime de pompage ou ,
éventuellement, l'utilisation simultanée d'autres réservoirs semi-
enterrés, nous permettent alors de réduire le volume nécessaire du
château d'eau.
La hauteur d'eau (hr) dans les réservoirs est comprise entre 3 et 6
m, et atteint, exceptionnellement, 10 m pour les grandes villes. Le
diamètre du réservoir circulaire, imposé par le volume, varie de 1,5
à 2 fois la hauteur de la cuve hr.

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Recommandations
• La présence d`un relief à proximité d`une localité peut faciliter
l`établissement d’un réservoir semi-enterré qui sera toujours plus économique
qu’un réservoir surélevé (à capacité égale).
• Le réservoir doit être placé sur un site dont l`altitude lui garantit une pression
suffisante sur le réseau au moment de la pointe.
• La pression sur le réseau doit être comprise entre 25 et 60 m.
• S`il existe entre la localité et le site du réservoir une grande dénivelée, on fait
recours à une distribution étagée
Calcul de la côte du radier de la cuve
Un des principaux rôles du réservoir est de fournir, pendant l'heure de pointe,
une pression au sol suffisante" Pmin " en tout point du réseau de distribution
en particulier au point le plus défavorable du réseau (le point le plus loin et/ou
le plus élevé). L'altitude du réservoir d'eau (précisément la cote de son
radier) doit être calculée donc pour que, dans toute l'agglomération à
alimenter, la pression soit au moins égale à Pmin. C'est la côte du radier du
réservoir qui est prise en compte, ce qui correspondant au
cas d'alimentation le plus défavorable (le réservoir est alors presque vide).
C'est le calcul du réseau de distribution, pendant l'heure de pointe, qui permet
de déterminer les différentes pertes de charge et d'en déduire la côte de radier
du réservoir.
La valeur de cette côte et la topographie des lieux détermineront le type de
réservoir à adopter (semi-enterré, enterré ou surélevé). On peut, si un relief est
disponible, augmenter les diamètres des conduites de distribution pour
diminuer les pertes de charge et éviter la surélévation du réservoir (solution à
justifier par un calcul économique).
La côte minimale du radier est évaluée comme suit :
Cradier = Hmax +Pmin +J
Hmax = hauteur de l’abonné le plus défavorisé
Pmin = pression minimale exigée par l’abonné
J = pdc totale entre le réservoir et l’abonné.

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• Notons aussi que, pour les châteaux d'eau, et pour des raisons économiques,
on doit éviter des surélévations (La côte du radier ne doit pas dépasser 40 m).
Le cas échéant, on peut augmenter les diamètres de quelques conduites de
distribution pour diminuer les pertes de charge et limiter la surélévation
nécessaire.
• Les immeubles de hauteur exceptionnelle, devront être équipés avec des
appareils surpresseurs (pompe).
Principes de construction des réservoirs
Les réservoirs doivent être construits en matériaux durables. Ils doivent être
couverts, à l’abri des contaminations, des eaux souterraines d’infiltration, des
pluies et des poussières. Ils doivent être aérés tout en restant à l’abri du froid et
de la chaleur et, de plus, visitables. Il sera bon de prévoir un compartimentage
pour faciliter les nettoyages.
Equipements à prévoir dans un réservoir
Quelques équipements sont aussi à prévoir dans les réservoirs: une fenêtre
d'aération (entrée et sortie de l'air lors du remplissage et de la vidange), un
accès pour le nettoyage de la cuve , une chambre de vannes, un trop-plein
(évacuation de l'excédent d'eau), une galerie de vidange (au fond), une
fermeture par flotteur de l'alimentation, un enregistreur du niveau d'eau dans le
réservoir et un by-pass entre adduction et distribution (utile en cas
d'indisponibilité du réservoir: nettoyage, entretien,
réparation,...).Eventuellement, On peut prévoir aussi une bâche d'arrivée de
l'eau équipée d'un déversoir permettant la mesure des débits d'adduction.
Autres dispositions à prendre : l'arrivée de l'eau se fait par le haut (en chute
libre ou noyée), la sortie se fait par le bas du réservoir (à 0,2 m au-dessus du
radier), prévoir une charge minimale de 0,5 m au-dessus de la conduite de
sortie (pour éviter des entrées d'air dans la canalisation), garder la réserve
d'incendie toujours disponible, assurer un renouvellement continu des eaux et
contrôler périodiquement les réservoirs.

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5. Réseau de distribution
Les réseaux de distribution d'eau ont pour objectif de ramener l'eau, à
partir du ou des réservoirs, jusqu'aux consommateurs (ou abonnés) :
fournir le débit maximal avec une pression au sol (ou charge)
minimale compatible avec la hauteur des bâtiments à desservir. Selon
les liaisons entre les différents tronçons de distribution, on distingue
généralement trois types de réseaux : réseaux ramifiés, réseaux maillés et
réseaux étagés.
a. Réseau ramifié
La caractéristique d'un réseau ramifié est que l'eau circule, dans
toute la canalisation, dans un seul sens (des conduites principales
vers les conduites secondaires, vers les conduites tertiaires...). De
ce fait, chaque point du réseau n'est alimenté en eau que d'un seul
côté. Ce type de réseaux présente les avantages d'être économique
et facile à dimensionner. Mais ces avantages par rapport au
réseau maillé s’estompent avec les inconvénients liés à
l’apparition de zones mortes en cas d’arrêt ou de baisse de
consommation, et au manque de sécurité d’approvisionnement
(en cas de rupture d'une conduite , tous les abonnés situés à l'aval
seront privés d'eau). Le réseau ramifié est justifié par la dispersion
des abonnés, il caractérise généralement les réseaux de
distribution d’eau en milieu rural.

b. Réseau maillé
Le réseau maillé dérive du réseau ramifié par connexion des
extrémités des conduites (généralement jusqu'au niveau des
conduites tertiaires), permettant une alimentation de retour. Ainsi,
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chaque point du réseau peut être alimenté en eau de deux ou
plusieurs côtés. Les petites rues sont toujours alimentées par des
ramifications. Ce type de réseaux présente les avantages suivants :
plus de sécurité dans l'alimentation (en cas de rupture d'une
conduite, il suffit de l'isoler et tous les abonnés situés à l'aval seront
alimentés par les autres conduites) et une répartition plus uniforme
des pressions et des débits dans tout le réseau aussi i1n’y a pas de
zones mortes tant qu’il y a un minimum de consommation ; ce
qui contribue à préserver la qualité de l’eau. Il est, par contre, plus
coûteux et plus difficile à calculer. Cette configuration
caractérise les réseaux de
distribution d’eau en milieu urbain caractérisé par l’existence
d’une concentration d’abonnés.

c. Réseau étagé
Si la topographie du territoire desservie accuse de trop fortes
dénivellations, on provoque de fortes pressions aux points les plus
bas dans le cas d’une distribution à partir d’un réservoir et, par
conséquent les normes de pressions ne seront pas
respectées. En effet, on doit réduire la pression en installant des
réservoirs intermédiaires, alimentés par le premier. Ces réservoirs
permettent de créer diverses zones indépendantes les unes des
autres en ce qui concerne le niveau de la pression.

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Eventuellement, on peut utiliser d'autres types de réseaux :
➢ Réseau mixte, qui est un réseau maillé comportant, en cas de
besoin, quelques ramifications permettant d'alimenter quelques
zones isolées de la ville (zones industrielles ou zones rurales).
➢ Réseaux à alimentations distinctes : réseau d'eau potable et réseau
d'eau non potable (exemple : la ville de Paris).

III. Conception d’un réseau d’AEP


1. Les besoins en eau
a. Typologie des besoins
Au niveau d'une agglomération urbaine ou rurale, on distingue
généralement plusieurs types de demandes en eau, selon le type du
consommateur :
✓ Consommation domestique ou humaine. (Boisson, Cuisson, Lingerie,
Lavage…)
✓ Consommation publique ou collective (municipalité, administrations,
écoles, arrosage des jardins, hôpitaux, commerce...).
✓ Consommation industrielle dépend du procédé de fabrication. Les
abonnés de cette catégorie sont considérés comme des Gros
consommateurs.
On peut aussi avoir une consommation touristique (pour les villes
touristiques). Les abonnés de cette catégorie sont : Hôtels, Complexes
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touristiques – Village des vacances. Le volume consommé est très
irrégulier à l’échelle de l’année.
i. Besoins domestiques
La consommation domestique moyenne est généralement
rapportée au nombre d'habitants, elle est alors exprimée en litres par jour
et par habitant (Dotation en L/jour/hab.). Cette consommation varie en
fonction de plusieurs facteurs : le niveau de vie, les habitudes, la
disponibilité de l'eau, le climat, le prix de l'eau, la forme de la fourniture
de l'eau (alimentation individuelle ou borne fontaine), etc. D'autre part,
elle évolue d'une année à l'autre, en liaison avec l'évolution du niveau de
vie. Les besoins domestiques d'une agglomération quelconque peuvent
être estimés par :
• Soit des statistiques, qui concernent la consommation moyenne
et son évolution annuelle, ainsi que le nombre total d'habitants et le taux
annuel d'accroissement de la population. Ceci n'est possible que pour une
agglomération qui est déjà alimentée en eau potable.
• Soit en comparaison avec d'autres agglomérations qui sont
jugées comparables, surtout en ce qui concerne le niveau de vie et le
climat, et pour lesquelles des données statistiques sont disponibles. Une
petite enquête permet alors de connaître le nombre d'habitants. Citons à
ce propos, la norme de l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) qui
fixe la consommation domestique minimale à 55 l/jour/hab.
Dans quelques grandes villes, la consommation domestique varie d'un
quartier à un autre (selon le type d'habitation, la densité, le niveau de vie,
etc.). Il faut alors en tenir compte, et prendre des consommations
variables.
Les valeurs des consommations domestiques spécifiques à
prévoir pour l'alimentation de nouvelles zones ou de nouvelles villes,
nous pouvons citer, à titre indicatif, quelques valeurs en relation avec le
nombre d'habitants de l’agglomération :
❖ Pour une Grande Ville (plus de 100 000 habitants) : de 120 à 200
l/jour/hab.
❖ Pour une Ville de20 000 à 100000 habitants : de 100 à 140 l/jour/hab.
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❖ Pour une Ville Moyenne (de 5 000 à 20000 habitants) : de 80 à 120
l/jour/hab.
❖ Pour une Zone Rurale (moins que 5 000 habitants) : de 50 à 80
l/jour/hab.
❖ Pour les Bornes Fontaines : de 20 à 50 l/jour/hab.
Les valeurs indiquées ci-dessus sont quelquefois majorées pour tenir
compte de la consommation publique et des petites industries.
ii. Besoins publics
Les besoins publics englobent la consommation des administrations,
des établissements d'enseignement, des municipalités, des hôpitaux, etc...
Nous citerons, ci-dessous, quelques exemples de besoins publics :
❖ Hôpitaux :300à600 L/jour/lit
❖ Lycées :20 à 30 L/jour/élève
❖ 2 m3/ha/j pour les mosquées.
❖ 15 m3/ha/j pour les espaces verts et terrains de sport…
iii. Besoins industriels
On ne tient compte, en général, que des besoins des petites
industries, qui consomment de l'eau potable et branchées sur le réseau de
la ville.
Actuellement, les grandes industries sont isolées de la ville (ou
situées dans des zones industrielles) et alimentées par des réseaux
indépendants. Celles qui consomment beaucoup d'eau doivent avoir leur
propre source en eau : puits, forages, barrage, la mer, etc..
Notons que la consommation industrielle dépend du produit fabriqué et
surtout du procédé de fabrication utilisé. Nous donnerons, ci-dessous,
quelques exemples de besoins industriels :
Pour les petites industries :
• Boulangerie : 1 l / Kg de pain.
• Industrie laitière de : 5 à 10 l / l de lait.
• Conserve de fruits ou de légumes : de 6 à 15 l / Kg de conserves.
Pour les grandes industries :
• Sucrerie de 2 à 15 m3 /t de betteraves.
• Cimenterie (voie humide) 2 m3 /t de ciment.
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• Papeterie : de 50 à 300 m3 /t de produit fabriqué.
• Sidérurgie : de 6 à 300 m3/t d'acier.
iv. Autres Besoins
Parmi les autres besoins d'eau potable, nous rappelons les besoins
touristiques (des hôtels) : de 400 à 700 l/jour/lit (et pouvant atteindre
1200 l/jour/lit pour les hôtels de luxe).

En pratique les dotations autres que domestiques sont transformées


en dotations en l/j/hab. comme suit :
Par exemple :

b. Evaluation des besoins


i. Estimation de la population globale à desservir
Les ouvrages de génie civil qu’on envisage d’utiliser dans le
domaine de la distribution et de la collecte des eaux en milieu urbain
doivent pouvoir répondre aux besoins de la population pendant une
certaine période appelée Horizon d’étude.
Le concepteur doit donc prévoir dès le stade de la conception
quelle sera la population à desservir durant la vie de la structure projetée
– ce qui ne constitue pas une tâche facile.
La connaissance de la population à desservir à un horizon n pour
un projet d’AEP permet l’estimation du volume d’eau à fournir de
manière directe. Cette estimation se fait sur la base de données statistique
de la population (recensement), son taux de croissance.
Toutefois, au-delà de l’application du modèle choisi, il faut
déceler les facteurs socio-économiques qui ont pu influencer le taux
de croissance (sur 5 à 10 dernières années) :
• Emigration ou immigration
• Les statistiques de naissances et de décès.
• Les plans d’aménagement du territoire fixant les règles
d’urbanisation.
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• Développement urbain accéléré ou décéléré.
• Installation ou ouverture d’unités économiques.
L’horizon d’étude est en général pris égal à 20 ans, mais des durées
inférieures ou supérieures peuvent être envisagées en fonction de
l’importance du projet et de l’investissement.
Différentes méthodes peuvent être utilisées pour établir la prévision
d’évolution d’une population parmi lesquelles il convient de citer :
o Méthode arithmétique : Méthode qu’on utilise pour une population
veille et stable
On utilise l’hypothèse de croissance arithmétique, c’est-à-dire d’un
taux de croissance dP/dt constant.
dP(t )
dt
P −P
= K donc n
t −t
0 =K (
Pn = P0 + K tn − t0 )
n 0

Pn : population en l' année t n


P0 : population en l' année t 0
K : taux d' accroissement annuel
n : nombre d' année où il y a croissance

o Méthode géométrique : Méthode qu’on utilise pour une population


jeune et en pleine expansion
On utilise L’hypothèse de croissance géométrique, c’est à dire d’un taux
de croissance dP/dt proportionnel à la population.

La croissance géométrique peut également être exprimée à l’aide de


cette méthode on a :

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 29


Cette méthode est la plus appliquée, utilisée en fonction de alpha le taux
d’accroissement annuel.

o Méthode de croissance à taux décroissant : Cette méthode


s’applique principalement à des populations qui n’ont plus d’espace
pour se développer.

ii. Population par secteur


Pour les lotissements et en connaissant le plan d’aménagement de
ces derniers (Zonage : zone villa, zone R+2, zone immeubles
économiques …), on peut calculer la population à desservir qui
représente la population de saturation des lotissements.
On a la population par secteur (Zone) est : Pi=Di Ai Tr
Avec :

Donc :la population totale (PT) de l’aire d’étude est la somme des
populations sectorielles (Pi) : PT = ∑𝑖 𝑃𝑖

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 30


o Densité d’habitat (à titre indicatif)

o Taux de remplissage : Rapport de la surface habitée d’une zone


sur la surface totale de cette zone
𝑺𝑯
𝑻𝒓 =
𝑺

iii. Dotation en eau par secteur


A titre indicatif :
o Dotation domestique :

o Dotation des administrations :


𝑪𝑬𝑨
𝑫𝑨 =
𝑺𝑨

iv. Calcul des besoins en eau


ALIMENTATION EN EAU POTABLE 31
La consommation totale moyenne d’une agglomération est calculé
en estimant les dotations et la population à desservir. Donc on aura :

Vcons (en moyenne) = DOT _PB *PB+ DOT _PNB *PNB+DA*P+DI*P

Avec : DOT_PB
PB
DOT _PNB :
PNB
DA
DI
P

Trois niveaux de consommation existent :

❖ Pertes dans le réseau et notion de rendement :


Dans un réseau d'alimentation en eau potable, les pertes d'eau sont
situées à différents niveaux : la prise d'eau, la station de traitement, les
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 32
stations de pompage, les réservoirs, les réseaux d'adduction et de
distribution, les vannes, les joints, les compteurs, etc.
Ces pertes sont aussi de différents types : eau de lavage et de nettoyage
(des filtres et des décanteurs de la station de traitement, des réservoirs), les
fuites dans tous les ouvrages et en particulier dans les réseaux d'adduction
et de distribution, les pertes accidentelles en cas de ruptures des conduites,
vidange de conduites (en cas de travaux, remplacement de conduites ou
de vannes, branchements, etc.).
Le volume de ces pertes d'eau dépend de :
• L’âge et l'état du réseau.
• La compétence et l'efficacité du service de maintenance du réseau
(rapidité de détection des fuites, efficacité d'exécution des travaux,
moyens humains, équipement en matériels adéquats, organisation, etc.).
Pour dimensionner un réseau d’AEP on doit évaluer les
rendements de l’adduction a et de la distribution r et donc le
rendement général G avec : ηG = η a * ηr

Vcons Vdistr Vcons Vdistr Vcons


ηr = ηa = ηG = Vprod = =
Vdistr Vprod Vprod ηa ηG

❖ Pointe journalière :
La consommation d'eau est variable en fonction du mois (la
consommation est maximale en Juillet et Août), du jour de la semaine (elle
est généralement maximale le Lundi ou le jour de l’Aid Al Adha) et de
l'heure de la journée (elle est généralement maximale vers 12 heure du
matin). Les ouvrages de prise, de traitement et d'adduction d'eau
(stations de pompage, conduites, etc.) doivent être dimensionnés pour
pouvoir fournir la demande journalière maximale (la journée de pointe
ou la pointe journalière), de l'année du projet. On définit alors un
coefficient de pointe journalière Kpj :
𝑪𝒐𝒏𝒔𝒐𝒎𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒍𝒊è𝒓𝒆 𝒎𝒂𝒙𝒊𝒎𝒂𝒍𝒆 𝑸𝒋𝒎𝒂𝒙
𝑲𝒑𝒋 = =
𝑪𝒐𝒏𝒔𝒐𝒎𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒍𝒊è𝒓𝒆 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆 𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 33


La valeur de ce coefficient Kpj est, en principe, déterminée à partir des
statistiques sur la variation journalière de la consommation, sur les 365
jours de l'année. Généralement, cette valeur de Kpj varie de 1,3 à 1,6,
selon le climat et les activités estivales de l'agglomération (par exemple,
pour une zone touristique, Kpj est proche de 1,6).
❖ Pointe horaire :
Les ouvrages de distribution d'eau (réseau, réservoirs) doivent être
dimensionnés pour fournir la demande horaire maximale (l'heure de
pointe ou la pointe horaire), de la journée de pointe, de l'année du projet.
On définit aussi un coefficient de pointe horaire Kph :
𝑪𝒐𝒏𝒔𝒐𝒎𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒉𝒐𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒎𝒂𝒙𝒊𝒎𝒂𝒍𝒆 𝑸𝒉𝒎𝒂𝒙
𝑲𝒑𝒉 = =
𝑪𝒐𝒏𝒔𝒐𝒎𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒉𝒐𝒓𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒏𝒆 𝑸𝒉𝒎𝒐𝒚

De même, la valeur du coefficient Kph est déterminée à partir des


statistiques sur la variation horaire de la consommation. Sa valeur varie
de 1.5 à 3.5, selon l'importance de l’agglomération à titre indicatif on a :
• Pour une Grande Ville Kph = 1,5 à 2
• Pour une Ville Moyenne Kph=2 à 2,5
• Pour une Zone Rurale Kph=3 à 3,5
Parfois à l’absence de statistiques on peut utiliser la formule empirique
suivante :

𝟐,𝟓
𝑲𝒑𝒉 = 𝟏, 𝟓 + Avec 1,5 ≤ 𝑲𝒑𝒉 ≤ 𝟑
√𝑸 𝒋𝒎𝒐𝒚 (𝒍/𝒔)

❖ Débit de dimensionnement de la distribution :


On a :
• Le débit moyen journalier en l/s à la consommation (càd sans
pertes) est calculé par la formule suivante :

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 34


𝑷∗𝑫
𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚 = Avec P : population et D dotation en l /j/hab.
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

• Le débit de pointe journalière en l /s :𝑸𝒑𝒋 = 𝑲𝒑𝒋 ∗ 𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚


• Le débit de pointe horaire en l /s : 𝑸𝒑𝒉 = 𝑲𝒑𝒉 ∗ 𝑸𝒑𝒋
Donc le débit de dimensionnement en l/s est :
𝑲𝒑𝒋 𝑲𝒑𝒉 𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚 𝑸𝒑𝒉
𝑸𝒅𝒊𝒎 = =
𝒓 𝒓

❖ Débit de dimensionnement de l’adduction :

o Si on a une adduction en continu 24h /24


𝑲𝒑𝒋 𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚 𝑸𝒑𝒋 𝑸𝒉𝒎𝒐𝒚
𝑸𝒂𝒅𝒅 = = =
𝑮 𝑮 𝑮

o Si on a une adduction avec pompage nocturne de 10h


𝟐𝟒 𝑲𝒑𝒋 𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚 𝑸𝒑𝒋
𝑸𝒂𝒅𝒅 = ∗ = 𝟐, 𝟒 ∗
𝟏𝟎 𝑮 𝑮

o Si on a une adduction avec pompage de 12h


𝟐𝟒 𝑲𝒑𝒋 𝑸𝒋𝒎𝒐𝒚 𝑸𝒑𝒋
𝑸𝒂𝒅𝒅 = ∗ =𝟐∗
𝟏𝟐 𝑮 𝑮

2. Dimensionnement des conduites


a. Réseau de distribution
i. Définition
Un Réseau est un ensemble de tronçons reliés par des points
communs appelés nœuds.

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 35


Le réseau doit être dimensionné pour transiter le débit maximum horaire
de la journée.
**Les nœuds :
Les nœuds sont caractérisés par :
• Débit sortant (connu).
• Côte du terrain naturel (connue).
• Pression au sol (inconnue au départ).
**Les tronçons :
Un tronçon est un élément délimité par deux nœuds et qui est caractérisé
par :
• Les nœuds aux extrémités
• La longueur
• Le diamètre
• Le coefficient de rugosité 𝜀
• Le débit transité
• La vitesse d’écoulement
• Les pdc (H totale)
Une conduite ou un tronçon peut assurer 3 types de service :
✓ Service d’extrémité : tout le volume d’eau est distribué à l’aval du
tronçon.
✓ Service en route : tout le volume d’eau est distribué
uniformément tout au long du tronçon
✓ Service mixte : il combine les deux premiers.

ii. Eléments de calcul d’un réseau de distribution d’eau


potable
Les éléments de calcul d’un réseau d’AEP sont :
❖ Débit de dimensionnement
❖ Choix du diamètre
❖ Vitesse d`écoulement
❖ Pressions à satisfaire
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 36
❖ Défense contre l’incendie
Pour la conception d’un réseau d’eau potable, on tient compte de :
• Relief du site de l’agglomération
• Aménagement du site
• Réserves d’eau et consommations à satisfaire
• Choix du matériel (caractéristiques et dimensions des conduites)
• Calcul hydraulique qui fournit des débits et des vitesses dans les
conduites, les charges et les pressions aux nœuds.
iii. Critères de base de calcul d’un réseau de distribution en
eau :
❖ Vitesse de calcul
La vitesse de l`eau dans les conduites doit, en général, être de
l`ordre de 0,6 m/s (voire 0,5 m/s) à 1,2 m/s (voire 1,5 m/s). (Consulter le
guide de dimensionnement du service eau concerné)
En effet une vitesse faible favorise la formation des dépôts et la
stagnation de l’eau dans les conduites pouvant entraîner une dégradation
de sa qualité, une vitesse forte entraîne d`importantes pertes de charge et
donc une chute notable de la pression.
Vaut mieux que les pertes de charges ne dépassent pas 10m/km.
❖ Pression de calcul
Le réseau doit être dimensionné pour satisfaire la condition de
pression suivante :
La pression au sol devra être en un point quelconque du réseau :
**Au minimum égale à 2,5 bar. (càd 25 mCE)
**Au maximum égale à 6 bar. (càd 60 mCE)

(Consulter le guide de dimensionnement du service eau concerné)

Pour information, la pression minimale requise au sol peut être calculée


selon la formule suivante :
Ps = Pr + H + P.D.C
Avec :
• Ps = pression requise au sol (en mCE).
• Pr = pression résiduelle chez tout usager, prise égale au
minimum à 1 bar qui est équivalent à 10 (en mCE).
• H = hauteur de construction en m (3 m par niveau).
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 37
P.D.C= Perte de charge des tuyaux et singularités de l’installation
intérieure d’une construction (en m). La valeur moyenne par
Habitat à un niveau (R+1) P sol min = 10 + 2.3,0 + 2.0,50 = 17,0 m
niveau est de 0.5 m.
Habitat à deux niveaux (R+2) P sol min = 10 + 3. (3,0 + 0,50) = 20,50 m
Habitat à trois niveaux (R+3) P sol min = 10 + 4. (3,0 + 0,50) = 24 m
.
.
.
.
❖ Défense contre l’incendie
.

Le système d’AEP doitEtc.prévoir des poteaux d’incendie (P.I)


ou des bouches incendie (B.I) sur le réseau avec une vérification de la
condition incendie de la façon suivante :
*Le critère habituellement retenu en milieu urbain est que chaque
poteau d’Incendie doit pouvoir garantir (non simultanément) un débit
de 17 l/s, avec une pression au sol résiduelle d’au moins 1 bar .
* Pour chaque PI (ou BI) le réseau projeté sera vérifié, selon les
normes, pour le débit de pointe journalière majoré d'un débit de 17 l/s
(120 m3) pendant 2 heures.
*L’espacement entre les PI sera de 200 à 300 m ; si le risque est faible
; il pourra être étendu à 400m.
*Les poteaux d'incendie auront un diamètre minimal d'alimentation de
100 mm.

Vérification du fonctionnement du réseau en cas d’incendie

**En cas d’incendie en tolère une vitesse jusqu’à 2,5 m/s


**Il s’agit de refaire le calcul du réseau avec le débit de pointe
journalière Qpj, et avec les mêmes diamètres, en ajoutant un ou
plusieurs débits d’incendie (17l/s) aux points sensibles du réseau
(généralement un poteau d’incendie à la fois). Le nombre des débits
d’incendie à ajouter dépend de l’importance de la ville et de son risque
aux incendies.
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 38
Si les conditions de vitesse et de pression ne sont pas vérifiées, on
modifie les diamètres de certains tronçons et on recommence les
calculs dès le début.

iv. Dimensionnement d’un réseau ramifié


Le calcul du réseau ramifié se fait en partant de l’extrémité aval du
réseau et en remontant de proche en proche jusqu’au réservoir.
Lorsqu’il s’agit de de dimensionner un réseau ramifié, les débits à
soutirer aux nœuds du réseau, la côte géométrique de chaque nœud
ainsi que le(s) pression(s) de service sont des données générées par
le projeteur. En se basant sur l’équation de Bernoulli on peut ainsi :
• Déterminer les diamètres intérieurs des conduites en vérifiant
la vitesse
• Choisir des diamètres nominaux des conduites et du type de
conduites (nature, pression nominale)
• Déterminer la côte radier du réservoir qui va satisfaire la
pression minimale dans un chaque nœud.
• Faire une optimisation technico-économique : certains
diamètres de conduites seront modifiés pour optimiser les

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 39


vitesses, la pression en certains points, ainsi que la hauteur du
réservoir. Le choix définitif des diamètres de conduites devra
obéir aux règles suivantes :
*minimiser le nombre de diamètres de conduites pour réduire
les stocks de réparation.
*optimiser économiquement et financièrement l’ensemble.
v. Dimensionnement d’un réseau maillé
Le calcul des réseaux ramifiés, tel que nous l'avons vu, ne présente pas
de difficulté. En revanche, le calcul des réseaux maillés est plus
compliqué. Plusieurs méthodes ont été utilisées pour réaliser ce calcul.
Une des méthodes la plus utilisée est celle de Hardy Cross, basée sur
les approximations successives.

La méthode de Hardy Cross consiste, tout d'abord, à se fixer une


répartition provisoire des débits ainsi qu'un sens d'écoulement dans
tout le réseau, tout en respectant la première loi (LOI DES NŒUDS).
Cette première répartition permet de choisir les diamètres, tout au moins
provisoires, des canalisations (avec des vitesses aux alentours de 1m/s) et
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 40
de calculer les pertes de charge correspondantes. (Eq. Colebrook -
White ou autres Eq ).
Ordinairement, la somme algébrique des pertes de charge ne peut pas
être nulle, dans toutes les mailles, dès le premier coup.
Sans changer les diamètres choisis et sans perturber la première loi,
on doit modifier la répartition initiale supposée des débits dans les
tronçons afin de rectifier les pertes de charge et vérifier la deuxième
loi.(LOI DES MAILLES)
Nous allons voir comment on trouve la rectification de débit à apporter à la
première répartition.
Pour résumer, la procédure de calcul est la suivante :
- Choix d’un sens de circulation pour le calcul de perte de
charge. En général le sens positif est celui des aiguilles d’une
montre.
- Les débits de service en route sont répartis entre les deux
nœuds les plus proches : Méthode Nodale
- Répartition provisoire des débits, respectant la loi des
nœuds
- Calcul itératif d’ajustement des débits pour respecter la loi
des mailles. Le calcul sera répété jusqu’à ce que l’ensemble
du réseau respecte la loi des mailles avec une certaine
précision. Le calcul de Q est fait pour chaque maille
et le débit est affecté d’une double correction pour les
tronçons adjacents à deux mailles. Avec

NB : Cette
Correction Q est
valable lorsqu’on
calcule H avec
l’équation de
Colebrook-White

- Vérification des vitesses par rapport à l’optimum


prédéterminé
- Calcul des pressions et calage du radier du réservoir.
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 41
Conditions d’arrêt des itérations :

Notons que la solution (la répartition finale des débits) sera fonction des
diamètres choisis dès le départ (qui dépendent de la première répartition
des débits). La solution n'est donc pas unique. Un calcul détaillé des
coûts permet, éventuellement, de choisir la solution la plus économique (la
meilleure répartition des diamètres).

Dans la pratique, plusieurs itérations sont nécessaires, On a recours à la


modélisation par des moyens informatiques, tel que le logiciel EPANET
largement utilisé dans ce domaine.

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 42


b. Réseau d’adduction
i. Adduction gravitaire (en charge)

ii. Adduction par refoulement

Le diamètre de la conduite doit être


déterminé de façon la plus économique en
fonction de :

** Coût d’investissement de la conduite I


(fourniture et pose).
**Coût de l’exploitation de la station de
pompage (coût de l’énergie E).
En effet pour un même débit Q à refouler :
Plus le diamètre est petit, plus les pdc augmentent et plus le groupe
électropompe est puissant, et plus l’énergie à dépenser sera importante,
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 43
mais le coût d’investissement moins important.
On constate que I et E ne varient pas dans le même sens, il faut donc
chercher un diamètre optimum pour un coût global (I + E) minimum.

Calcul du coût d’Exploitation E


Energie annuelle consommée par le groupe électropompe :

Calcul du coût d’énergie

Puissance du moteur de la pompe :

Energie annuelle consommée par le groupe électropompe :

Coût annuel de l’énergie :

Calcul du coût d’Investissement I

Coût d’investissement par année (annuité) : A=I*𝐅𝐦

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 44


Avec :

Calcul du diamètre économique


Si on représente sur un graphique les 2 coûts (I et C) en fonction du
diamètre, on obtient le diamètre optimum D optimum recherché.

Le diamètre économique correspond à une vitesse, approximativement,


de l’ordre de 0,5 m/s à 1,5 m/s. (VOIR GUIDE DU
DIMENSIONNEMENT DU SERVICE EAU)

❖ Pour une installation de petite ou moyenne importance, les


formules suivantes donnent un calcul direct et rapide du diamètre
économique d´une adduction :

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 45


NB : Le coefficient 1,456 tient compte d’un taux d’amortissement de 8%
pendant 50 ans. Le DN choisi doit être identique ou immédiatement
supérieur au Déco calculé.

c. Les équipements et accessoires de l’AEP


i. Choix des conduites
Les conduites sous pression sont les éléments essentiels au
transport et à la distribution de l’eau. Une conduite est désignée par trois
éléments :
- la nature
- le diamètre nominal : DN (Pour les conduites en PVC et PEHD :
DN=Dext / Pour les conduites en fonte, acier, béton : DN=Dint)
- la pression de service admissible ou pression nominale : PN (en règle
générale : pression statique + 20 m ≤ PN)
Le diamètre nominal ainsi que la pression nominale sont donnés par le
fabricant.
Il n'existe pas de règle universelle pour le choix du matériau,
mais il nécessite des considérations profondes sur les aspects suivants :
- le coût d'achat du matériau
- le coût et les possibilités de transport

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 46


- les propriétés du terrain
- la disponibilité de pièces de rechange après la construction
- l'expérience du personnel de chantier dans la technique proposée
- lieu de fabrication
- caractéristiques chimiques de l'eau.
Les conduites, une fois posées, doivent subir des essais de
pressions afin de tester la capacité des assemblages à limiter les fuites,
inévitables même sur un réseau neuf, dans des proportions acceptables.
Les protocoles d’essais de pression sont fixés en fonction de la qualité et
du diamètre des conduites.
ii. Pose des conduites
La pose des conduites d’AEP doit respecter les
recommandations du services eau concerné à titre indicatif :
• Les conduites de distribution doivent suivre les rues de la
ville et sont posées en terre, généralement sous le trottoir.
• Les conduites de distribution sont, généralement, enterrées
sous le trottoir, pour éviter les conséquences des vibrations
dues à la circulation des véhicules. Exceptionnellement, pour
les grands diamètres où pour les petites rues, on peut poser
les canalisations au milieu de la chaussée. Dans le cas d'une
rue importante, une canalisation peut être posée sous chaque
trottoir, pour éviter la traversée de la chaussée pour chaque
branchement.
• Prévoir des ventouses aux points hauts et des vidanges aux
points bas avec leurs raccordements au réseau d’égout
• Prévoir des butées d’ancrage (coudes, Tés, réduction de
section, etc…).
• Tenir compte de la présence d’autres réseaux
(assainissement, téléphone, électricité, pour éviter les
difficultés de la pose en tranchée.
• Pose à un niveau supérieur à celui de l’assainissement
• Pose à 40 cm au minimum par rapport à un câble électrique.
• Pose à 1.5 m au minimum par rapport à une plantation
ALIMENTATION EN EAU POTABLE 47
• A proximité des constructions, une distance minimale de 0,30
m est à respecter sauf en cas d'impossibilité technique et
après accord du gestionnaire du domaine public ou privé.
• Les tranchées doivent respecter les hauteurs de recouvrement
minimales :
*0.8 m sous le niveau supérieur de la chaussée ou des zones
de stationnement existantes
*0.60m sous trottoir ou accotement
iii. Les organes et accessoires des réseaux
Pour assurer un bon fonctionnement du réseau de distribution,
faciliter sa gestion et son exploitation, il doit être équipé de vannes,
ventouses, vidanges, réducteurs de pression, pièces spéciales (coudes,
tés, cônes….),appareils hydrauliques (bouches et poteaux d’incendie,
branchements particuliers),….

➢ Vannes de sectionnement : permettent de stopper la circulation


d'un réseau hydraulique, pour des besoins techniques ou de
maintenance entretien.
➢ Ventouses : Les ventouses sont positionnées sur les points hauts
des conduites et tous les 600 m, sur des conduites très longues.
Leur fonction est la sortie et entrée d’air :
**la vidange d’air (désaérage) au remplissage car les poches d’air non
évacuées rétrécissent jusqu’à obturation la veine liquide.
**Dégazage : Purge d'air en fonctionnement.
** le remplissage d’air (aérage) en cas de dépression pour éviter la
succion des joints.
➢ Vidanges : Les vidanges sont des robinets placés aux points bas
des canalisations afin de permettre leur vidange. Ces vidanges
s’effectuent grâce à un raccordement au collecteur des eaux
pluviales ou à travers un exutoire naturel.

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 48


➢ Réducteurs de pression : Les réducteurs de pression sont utilisés
pour permettre l’alimentation d’une partie basse pression à partir
d’un étage à pression plus élevée.
➢ Pièces spéciales : On appelle pièces spéciales les pièces de
raccordement qui permettent de réaliser toutes les dispositions.
Elles comportent des emboîtements ou des brides permettant de
réaliser divers montages. Ces pièces sont normalisées et l’on
distingue :
•  Les coudes
•  Les tés
•  Les cônes
•  Les manchons
•  Les bouts d’extrémité bride-emboitement ou bride-uni
➢ Bouches et poteaux d’incendie : Les poteaux d'incendie DN 100
sont des points de prélèvement d'eau sur le réseau. D’après les
normes, cet appareil doit débiter 17 l/s sous une pression minimale
de 1bar
➢ Clapets de non-retour : sont des dispositifs installés sur une
tuyauterie permettant de contrôler le sens de circulation de l’eau.
L’eau peut donc circuler dans un certain sens, mais son flux est
bloqué si ce sens s'inverse.
➢ Branchements particuliers : Un branchement est un « petit
ouvrage » qui moyennant un piquage sur la canalisation de
distribution permet de desservir un abonné. Il doit assurer
plusieurs fonctions :
*Piquage (dérivation)
*Arrêt (extérieur de l`immeuble)
* Robinet d`arrêt (intérieur) à l`immeuble
*Comptage

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 49


Un branchement comporte donc :
• Un collier de prise
• Un robinet de prise avec bouche à clef
• Un tronçon de canalisation PVC, Polyéthylène..
• Un robinet d`arrêt
• Un compteur

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 50


ANNEXES

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 51


Débit de route

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 52


Tableau pour dimensionner un réseau
maillé par HARDY CROSS
Pour réaliser les calculs, on peut utiliser le tableau suivant :

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 53


Choix du diamètre économique de
l’adduction en calculant les frais
d’investissement et d’exploitation

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 54


Coupe type de tranchée sous chaussée

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 55


Vannes de sectionnement

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 56


Poteau d’incendie

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 57


Ventouse

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 58


Vidange

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 59


Profil en long adduction
(Exemple pour terrain plat)

ALIMENTATION EN EAU POTABLE 60

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