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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

- Université Oran 2-

Institut de Maintenance et Sécurité Industrielle

Département Maintenance en Instrumentation

Filière: Maintenance en instrumentation

Thème
Méthode de coupage des
Alternateurs au réseau électrique

Présenté par: ATALLAH Fatima Zohra

Encadreur: Mme Bouri Djamila


Table de matière

1.Introduction
2. Construction- Principe
2.1. Le stator
2.2. Le rotor
3. Pourquoi coupler les alternateurs
4. Les conditions de couplage de l'alternateur
5. Les différents modes de couplage de l'alternateurs
6. Conclusion
1.Introduction:
L'énergie électrique n'est pas une énergie primaire, c'est à dire qu'il faut une
autre énergie pour la produire. Elle est le résultat d'un mix énergétique. En Algérie
provient essentiellement du énergie fossiles, et ensuite des énergies hydraulique et
renouvelable. Il y'a cinq types de centrale de production de l'énergie électrique:
Centrale combustible fossile, Centrale combustible nucléaire, Centrale hydraulique,
Centrale éoliennes et Centrale solaires.

L'alternateur, partie commune à toutes les centrales sauf les centrales


photovoltaïque, il est l'élément qui permet la conversion de l'énergie mécanique de
la turbine en énergie électrique fournie au réseau. Il est constitué d'un rotor,
solidaire du rotor de la turbine, d'un stator qui porte les bobinages induits
produisant le courant triphasé vers la charge et le dispositif d'excitation du rotor, ces
caractéristique nominales principales sont:

 Puissance apparente ( MVA)


 Facteur de puissance
 Tension (KV)
 Fréquence (HZ)
 Vitesse ( tour/min)
L'alternateur se compose d'un stator et d'un rotor séparés par l'entrefer. Il s'en
différencie par le fait que le flux dans l'entrefer n'est pas dû à une composante du
courant statorique: il est créé par le courant inducteur fourni par une source à
courant continu extérieur qui alimente un enroulement placé au roto. A noter que le
bobinage inducteur de certains moteurs synchrones (machine de type Lundelle)
peut être placé au stator. Le rotor qui ne comporte pas d'enroulement, est constitué
de deux pièces magnétique massive découpées pour former des griffes et séparées
par une pièce amagnétique. Les bobines inductrices de même axe que le rotor
créent un flux sortant ou entrant par les griffes qui forment ainsi des pôles
alternativement Nord et sud fixe par rapport au rotor.
Une telle disposition est intéressante quand on veut réaliser des moteurs à très
grand vitesse.
2.Construction- Principe:
2.1.Le rotor:
c'est la partie tournante pour des machines de fiable puissance, c'est un aiment
qui est alimenté (excité) en courant continu, génère P paires de pôle. Il existe des
rotors à pole saillantes avec un nombre de pole élevé ( c'est pour des machines
tournantes à faible vitesse).On a aussi des pôles lisse ou entrefer constant, qui sont
de forte puissance donc la fréquence de rotation est élevée ( turbo alternateur). En
extrémité de fut de rotor, un dispositif de frettes permet de maintenir en place les
tètes de bobines et contenir l'action de la forte force centrifuge sur les composants
d'assemblage.

Figure 2.1: Rotor à Pôles lisses d'un alternateur haut tension

2.2.Le stator:
Le stator constitue la partie fixe de l'alternateur, du point de vue électrique, le
stator d'un alternateur est identique à celui d'un moteur asynchrone triphasé, Il se
compose d'un noyau feuilleté ayant la forme d'un cylindre vide et comportant des
encoches dans lesquelles sont logés les conducteurs d'un enroulement triphasé,
l'enroulement est toujours raccordé en étoile et le neutre est accessible pour
permettre sa mise à la terre.
FIGURE 2.2: Stator d’un alternateur haut tension
3.Pourquoi coupler les alternateurs:
A bord des navires, la centrale de production de l'énergie électrique est équipée
de plusieurs alternateurs plutôt que d'un seul dont la puissance serait suffisante
pour alimenter tout le bord, ce choix permet:
 De limiter les effets provoqués par la panne d'un alternateur(un unique
alternateur en panne priverait le navire du tout puissance électrique) et de
réduire la puissance de la machine de secours à prévoir;
 De répartir la puissance demandée par le bord entre plusieurs alternateurs
fonctionnant au voisinage de leurs puissance nominales et donc au
voisinage du rendement maximum;
 De simplifier les problèmes de réalisation et d'exploitation des
alternateurs;

La marche en parallèle de plusieurs alternateurs pose deux problèmes:


 la régulation de tension de chaque alternateurs;
 la régulation de fréquence de chaque machine et donc la régulation de
vitesse de la machine qui entraine l'alternateur;
Le premier problème et résolu par le fonctionnement en parallèle, chaque
alternateur se voit imposer la tension du réseau ainsi constitué devient un problème
d'ensemble, il convient d'agir sur toutes les machines du réseau et non sur l'une
d'entre elles seulement.
Il est de même pour le problème de la régulation de fréquence: un alternateur
couplé sur un réseau voit sa fréquence, et donc sa vitesse de rotation Ωs= 2 πf /¿P
imposé par le réseau à moins qu'il ne soit capable d'entrainer tous les autres
alternateurs du réseau à la fréquence qu'il imposerait.
La régulation de fréquence est à résoudre au niveau de l'ensemble des machines.
La mise en service d'un alternateur résout les problèmes suivant:
 Couplage de l'alternateur sur le réseau.
 Reparution des puissance entre cette machine et le réseau( reparution des
puissance actives et réactive entre deux alternateurs en parallèle);
 Reparution optimale des puissances;
 Stabilité du fonctionnement de l'alternateur;
Le couplage en série n'est pas utilisé car il conduit à une fonctionnement
instable. En effet le graphe vectoriel des f.é.m. ( en prenant le courant commun à
deux alternateurs comme origine des phases) serait celui de la figure 3.1. Si
l'alternateur n°1 prenait de l'avance, l'angle O1 deviendrait plus grand. La puissance
électromagnétique E1IcosO1 de cet alternateur deviendrait plus petite et il
opposerait au diesel ou à la turbine qui entraine un couple résistant plus faible,
cause d'un nouvel accroissement de vitesse.
La marche en série est donc instable et par conséquent inutilisable sauf le cas
très rare de deux alternateurs mécaniquement accouplés( les anges O1 et O2 sont
alors liés entre eux).
Le couplage série servirait à obtenir des tension élevées mais c'est ce que
permet le transformation statique.

FIGURE3.1: Couplage en série de deux alternateurs

4.Les conditions de couplage:


Le couplage est l'opération qui consiste à connecter les bornes de l'alternateur à
celles du réseau triphasé pour débiter de la puissance électrique.
On s'effectue le couplage que lorsque les bornes homologues de l'alternateur et
du réseau sont au même potentiel; sinon la connexion s'accompagne de courant
importants susceptibles de provoquer des chutes de tension, la disjonction des
appareils de protection et un couple important qui pourront causer la rupture de
l'accouplement rotor turbine. Pour éviter cela, il faut réaliser les conditions:
 Même ordre de succession des phases.
 Même valeurs efficaces de tensions.
 Même fréquences.
 Tension homologue en phases( déphasage nul entre V1alt(t)=V1res(t) ).
Le couplage est opéré en fermant simultanément les interrupteurs K 1,K2 et K3 à
l'extinction simultanée des lampes.
Pour un alternateur couplé au réseau, V est imposé à 220V et f à 50Hz. Les
grandeurs variables du réseau sont le courant I et le déphasage O.
Observons l'allure du diagramme de Fresnel pour la variation de ces deux
grandeurs:

FIGURE4.1: Pour un facteur de puissance fixe et des courants variables 

FIGURE4.2: Pour un courant fixe et des facteur de puissance variables 

On constate que le flux est le seul terme pouvant être modifié par l'intermédiaire
du courant d'excitation Ie.
5.Différents modes de couplage des alternateurs:

On ne peut brancher directement le stator d’une machine synchrone sur un réseau :


les courants seraient trop intenses (limités seulement par l’impédance interne R + j Lω)
et si la vitesse du rotor diffère de Ns, il ne pourrait y avoir de couple : les inductions BR
et BS tournant à des vitesses différentes, le couple produit serait oscillatoire et de
valeur moyenne nulle. Pour réaliser un couplage optimal d’une machine synchrone, il
faut :
– l’entraîner à une vitesse N proche de Ns par un moteur auxiliaire ;
– l’exciter pour produire des f.é.m. égales aux tensions du réseau ;
– coupler quand les f.é.m. et les tensions correspondantes du réseau sont en phase.
Il ne circule alors aucun courant dans l’induit. Le montage pratique est celui de la
figure 5.1.

FIGURE 5.1:Couplage d’une machine synchrone sur un réseau: montage pratique .

Pour vérifier :
– la vitesse : N = Ns ;
– l’ordre de succession des phases (1, 2, 3 pour le réseau et 1’, 2’, 3’ pour la machine
synchrone) ;
– l’égalité des phases : argE = argV
On utilise des lampes de couplage qui sont placées en parallèle sur le disjoncteur
de couplage. Ces lampes sont alimentées sous les tensions : U'=V−E
comme le montre la figure 5.2.

En agissant sur Ie ,on règle l’égalité |E| = |V | à l’aide du voltmètre.


FIGURE 5.2: Tension du réseau et de l'alternateur pendant le couplage

Comme N est différent de Ns, les trois tensions U' varient à la fréquence |Ns-N|.
Si l’ordre des phases est correct les trois tensions U' varient simultanément et les
trois lampes s’allument ou s’éteignent ensemble.
NOTE : Si l’ordre des phases est incorrect, on vérifiera que les lampes s’éteignent
puis s’allument successivement : il faut alors intervertir deux phases. On ajuste la
vitesse N en agissant sur le régulateur du moteur d’entraînement (+ vite - vite) afin
que l’éclat des lampes varie lentement et on couple à l’extinction des lampes. On a
alors E = V .
NOTE : On peut utiliser un synchronoscope dont l’aiguille tourne à une vitesse égale
à |Ns− N| et passe par zéro quand V et E sont en phase.

5.1.Effet du couple appliqué à la machine synchrone:


A l’issue du couplage, le courant est nul et si on néglige les pertes, le couple
mécanique Cm fourni par le moteur d’entraînement est lui aussi négligeable. On a
donc, pour une phase, le diagramme de la figure 5.1.1 où V = E.

FIGURE 5.1.1: Diagramme de Behn-Eschenburg de la machine synchrone juste


après le couplage.

Si on augmente le couple C m fourni par le moteur, le rotor accélère et les f.é.m.


se décalent en avance par rapport aux tensions V . Il apparaît alors des courants
triphasés I tels que : E = V + j LωI (en négligeant RI). Le diagramme est alors celui de
la figure 5.1.2 et montre que la machine synchrone oppose alors un couple
électromagnétique résistant Ce , proportionnel à sinθ. L’équilibre dynamique est
atteint pour un angle θ tel que : Ce = Cm. θ devient fixe et on a alors : N = N s . Le rotor
tourne exactement à la vitesse du champ tour- nant. La puissance fournie par le
moteur est transmise au réseau : la machine synchrone fonctionne en alternateur.

FIGURE 5.1.2: Diagramme de Behn-Eschenburg de la machine synchrone : après le


couplage et une augmentation du couple moteur

Si le couple appliqué est négatif, c’est à dire si on remplace le moteur par une
charge mécanique, le rotor ralentit et les f.é.m. se décalent en arrière. On obtient un
fonctionnement symétrique : le couple de la machine synchrone change de signe,
comme θ, et devient moteur. A l’équilibre on a : Ce= Cm et N=Ns.

FIGURE 5.1.3: Diagramme de Behn-Eschenburg de la machine synchrone en


fonctionnement moteur.

La puissance reçue par la charge provient du réseau : la machine synchrone


fonctionne en moteur synchrone. Avec les conventions utilisées (I fourni), on voit
que cosϕ est négatif (puissance « fournie » négative). Il sera plus commode de
considérer les courants absorbés I' par le moteur synchrone :I'=−I et de parler de la
puissance absorbée : P = 3V I0 cosϕ. Le fonctionnement alternateur ou moteur
dépend uniquement du sens du couple mécanique appliqué. En régime établi, la
vitesse de rotation est égale à celle des inductions tournantes : N = N s.
Le couple électromagnétique tend à maintenir le rotor à la vitesse des champs
tournants : on l’appelle couple synchronisant.
REMARQUES :
– Les couples applicables sont limités car θ est solution de :
Cm= Ce = (3p /Lω2)V.E.sinθ
Ici, V et E ont même module et il n’y aura de solution que si : |C m| < (3p Lω2).V2. Si
Cm sort de ces limites, le couple délivré par la machine synchrone ne peut plus
retenir le rotor : il y a décrochage du rotor. Les courants deviennent très intenses et
comme N et Ns sont devenus très différents, il n’y a plus qu’un couple
électromagnétique alternatif, nul en moyenne. Cet incident brutal et dangereux doit
donc être évité.

FIGURE 5.1.4: Caractéristique mécanique de la machine synchrone, limites de


décrochage.

– La vitesse du rotor est constante en régime établi, mais, lors de l’application


d’un couple Cm, comme le rotor se décale d’un angle θ, sa vitesse instantanée doit
fluctuer avant de reprendre la valeur N s. On obtient en général une oscillation
amortie de la vitesse:
– L’utilisation en moteur synchrone suppose l’emploi d’un moteur auxiliaire de
petite puissance permettant le démarrage et le couplage à puissance nulle. Les
dispositifs d’électronique de puissance permettent désormais de démarrer en
alimentant le stator par des tensions de fréquence très faible.

FIGURE 5.1.5: Oscillation de vitesse lors de l'application brutale d'un couple


résistant

Conclusion: