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Construire des
campus apprenants
L’enseignement supérieur face au
défi de la transition numérique

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Introduction

L’enseignement supérieur en quête de


nouveaux lieux d’apprentissage

Voilà une dizaine d’années que la révolution numérique a commencé


à déferler sur l’enseignement supérieur, drainant avec elle son lot de
fantasmes, qu’il s’agisse d’espoirs parfois trop ambitieux ou
d’inquiétudes, tout aussi exagérées. Aujourd’hui, bien que cette
mutation soit encore loin d’être terminée, nous bénéficions de
quelques années de recul et il nous est possible d’analyser avec
sérieux et mesure l’impact du numérique dans les écoles et les
universités.

En effet, le numérique modifie en profondeur les pratiques, tant du


côté des enseignants que de celui des étudiants. Dès lors, c’est la
relation pédagogique elle-même qui s’en trouve modifiée, aussi
faut-il se poser les bonnes questions pour tirer parti des avancées
technologiques et non les subir les unes après les autres, en courant
derrière le train du numérique.

En particulier, le numérique a remis sur le devant de la scène les


méthodes actives, comme la classe inversée qui amène les étudiants
à travailler la théorie chez eux, souvent à l’aide de capsules vidéo,
avant de passer à des exercices pratiques en cours.

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Les nouvelles technologies permettent également de doter les
étudiants de nouvelles compétences transversales qui leur seront
utiles dans leur vie professionnelle, telles que l’autonomie ou la
capacité à travailler de manière collaborative et à distance. Autant de
nouvelles approches qui imposent de repenser l’espace.

D’ores et déjà, des changements sont visibles car plus qu’un concept
abstrait, la révolution numérique se matérialise, très concrètement, au
sein des établissements qui font évoluer leurs lieux d’apprentissage :
partout, on construit de nouveaux espaces, plus adaptés aux digital
natives que sont les étudiants, on transforme des bibliothèques en
learning centers, on rend les salles de classe mobiles et flexibles
pour faciliter des enseignements moins transmissifs et plus
interactifs.

Ecoles et universités ont pris la mesure de cette révolution et de la


nécessité d’accompagner les enseignants, les ingénieurs
pédagogiques mais aussi les étudiants eux-mêmes. L’objectif ?
Construire des campus apprenants, inspirés de la société apprenante
de François Taddei. Nous sommes allés à la rencontre de ces
acteurs*, pour comprendre comment le numérique bouleverse les
habitudes et fait émerger de nouvelles manières d’apprendre. Avec
eux, nous explorons la manière dont se dessine aujourd’hui le
campus de demain.

*Enquête réalisée entre janvier 2020 avril 2020

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Sommaire

Chapitre 1. Révolution numérique et révolution


pédagogique
1.1 : Le numérique, un outil au service de la pédagogie
1.2 : L’enseignant du XXIe siècle, à la fois expert et coach

Chapitre 2. Freins et leviers de la transformation


numérique de la pédagogie
2.1 : Des mentalités à changer
2.2 : Des étudiants inégaux face au numérique
2.3 : Adapter le cadre institutionnel

Chapitre 3. Des espaces pédagogiques en mutation


3.1 : Connexion et interactivité
3.2 : Des espaces plus collaboratifs

Chapitre 4. Quels campus pour demain ?


4.1 : Faire des campus des lieux de vie
4.2 : Favoriser les interactions humaines, formelles et informelles

Conclusion Vers des modèles hybrides

Remerciements

À propos

Introduction www.wooclap.com 4
Chapitre 1.

Révolution
numérique et
révolution
pédagogique

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1.1 : Le numérique, un outil au service de
la pédagogie

Développement des cours en ligne et de l’apprentissage comodal


(blended learning) ou de l’enseignement hybride, utilisation des
réseaux sociaux pour l’enseignement, démultiplication des
interactions entre étudiants grâce à la mise en place de classes
virtuelles en comodal qui évitent la cacophonie d’une salle de cours
physique… En une dizaine d’années, le numérique a profondément
transformé la pédagogie. Il rompt la monotonie et la routine des
cours : il bouleverse l’espace-temps pédagogique, au sens où
enseignants et étudiants n’ont plus besoin d’être tous ensemble au
même endroit et au même moment. Cette profonde mutation revêt
une importance particulière dans le contexte actuel de massification
de l’enseignement supérieur : alors que les établissements,
notamment les universités, doivent faire face à une augmentation
des effectifs, les nouvelles technologies peuvent en effet constituer
une formidable opportunité et un catalyseur du changement.

Mais encore faut-il considérer le numérique avant tout comme un


moyen, et non une fin en soi. « L’une des erreurs récurrentes
consiste à se concentrer sur les outils plutôt que sur les objectifs
pédagogiques à atteindre », rappelle Aurélien Saïdi, ancien vice-
président délégué au numérique à l’université Paris Nanterre.
Beaucoup d’établissements se sont, par exemple, dotés de tableaux
numériques sans penser aux dispositifs pédagogiques dans lesquels
ils pouvaient servir ni mettre en place une formation adéquate pour
les enseignants. Résultat : le matériel est souvent peu utilisé.

Ainsi, il est essentiel de réfléchir aux usages afin de voir si tel ou tel
outil est vraiment pertinent. Comme le dit Aurélien Saïdi, « trop
souvent, innovation pédagogique rime avec numérique, alors que ce

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n’est pas nécessairement le cas » : autrement dit, il n’est pas toujours
utile de remplacer des pratiques traditionnelles qui fonctionnent !

Néanmoins, avoir de nouveaux outils à disposition peut contribuer à


faire émerger des idées différentes, si l’on favorise les
expérimentations sans juger les inévitables erreurs qui les
accompagnent. Dans un tel contexte, des allers-retours entre la
pratique et la réflexion stratégique sont possibles, faisant évoluer la
pédagogie en cohérence avec les besoins du terrain.

« La crise du coronavirus a accéléré


les transformations »

Au printemps 2020, la crise du coronavirus a entraîné la fermeture


des écoles et des universités qui ont développé l’enseignement à
distance pour maintenir la continuité pédagogique. « Les enseignants
n’ont pas eu d’autre choix que de se lancer dans de nouveaux
dispositifs », remarque Guilain Praseuth. Ingénieur pédagogique à
Toulouse Business School, il se réjouit du changement d’état
d’esprit que cela a engendré : « beaucoup se sont montrés prêts à
tester des outils, en se disant que les étudiants seront compréhensifs
» si tout ne fonctionnait pas parfaitement d’emblée. Et de souligner «
l’agilité inédite » des professeurs et étudiants pour améliorer
progressivement les dispositifs.
Comme beaucoup d’observateurs, Guilain Praseuth s’était préparé à
un avant et un après : beaucoup d’enseignants et de responsables
de programmes n’auront plus peur de proposer des offres en ligne et
en blended learning, puisque cela a été expérimenté pendant cette
crise. »

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1.2 : L’enseignant du XXIe siècle, à la fois
expert et coach

En transformant les outils et les pratiques, le numérique modifie


également le rôle de l’enseignant qui ne consiste plus seulement à
dispenser des connaissances – et encore moins uniquement du haut
de son estrade lors d’un cours magistral : les étudiants sont incités à
être plus actifs et à prendre leur savoir en main.

Cette nouvelle posture s’apparente à celle d’un chef d’orchestre ou


d’un coach qui accompagne les étudiants. Loin de se désengager du
processus d’apprentissage, l’enseignant développe un dialogue
didactique qui vise à « faire accoucher les esprits », dans l’esprit de la
maïeutique socratique. Ainsi, il aide les étudiants à mieux apprendre
et leur permet d’aller plus vite. Pour cela, il doit bien sûr maîtriser les
connaissances et compétences dont il est question, et donc
évidemment continuer à être un expert.

Mais il ne suffit pas de mettre du contenu à disposition de


l’enseignant sous la forme de supports numériques, puis de lui
demander d’expliciter en cours les points difficiles, de répondre aux
questions et d’encadrer des exercices pratiques. L’approche qui
fonctionne le mieux d’un point de vue pédagogique consiste à
impliquer l’enseignant dans la production de contenu », observe
Benjamin Six, directeur de l’innovation et de l’expérience utilisateur
de l’Essec , pour qui « il faut que le professeur soit lui-même créateur
de ressources pédagogiques ».

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« Il est essentiel de mettre le
numérique au cœur des
projets dès le début de la
réflexion »

Nadia JACOBY, ancienne vice-


présidente de l’université Paris1
Panthéon-Sorbonne en charge du
numérique et inspiratrice de
transformation au sein de l’agence
Simone et les Robots

Idée reçue n°1 : non, l’enseignant ne va pas être


remplacé par les outils numériques

Aujourd’hui, Internet donne accès, en quelques clics, à un savoir bien


plus étendu que ce que notre cerveau est capable d’assimiler en une
vie entière. Mais cette facilité ne rend pas le métier de professeur
obsolète, bien au contraire ! Non seulement, l’enseignant reste
indispensable pour ordonner, comprendre et véritablement maîtriser
ces connaissances, mais en outre, il crée un lien humain. Or, même si
les autodidactes existent, l’échange reste fondamental dans le
processus d’apprentissage.

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Les points positifs des cours à distance relevés par
des étudiants

Implications des profs Organisation temps


Plus de communication, de Rythmes d’apprentissage
bienveillance, adaptation

Disponibilités pour l’apprentissage


Usage du numérique Etudiants plus disponible pour
Des nouvelles ressources l’apprentissage, meileure concentration

Modalités Meilleure autonomie dans


Meilleures compréhension des l’apprentissage
cours, attendues grâce aux modali… étudiants aprennent mieux ou plus

Examens Communication étudiants


Plus de temps, moins de stress Plus ou meilleure communication
plus facile, mieux expliqués entre étudiants, collaboration, ent…

Trajets Rien
Gain de temps ou pas grand chose

Source: Appui pédagogie

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Chapitre 2.

Freins et leviers
de la
transformation
numérique de la
pédagogie

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2.1 : Des mentalités à changer

Vice-président en charge du numérique à l’Upec, Guillaume Bourlet


résume très bien la situation : « l’enjeu aujourd’hui est celui de
l’acculturation des enseignants ». En effet, la transformation
numérique représente pour eux un investissement conséquent et
surtout un risque. C’est pourquoi l’Upec, comme d’autres
établissements, a mis en place un plan de formation des nouveaux
maîtres de conférences, organisé par le service d’ingénieurs
pédagogiques : la présence y est obligatoire et compensée par une
décharge d’enseignement. En plus de la maîtrise des outils
numériques, « l’objectif est de faire en sorte que les enseignants
acquièrent de nouveaux réflexes, et ne se contentent pas de
reproduire des pratiques classiques », souligne Guillaume Bourlet.

Bien sûr, d’anciens enseignants peuvent également s’investir dans


des pédagogies innovantes. Dans tous les cas, les établissements
ont intérêt à s’appuyer sur ces pionniers pour systématiser la
démarche et embarquer ensuite la majorité du corps enseignant. En
effet, « un projet top-down dans lequel "la présidence a décidé que"
ne fonctionne pas », relève Nadia Jacoby qui, après avoir été vice-
présidente en charge du numérique à l’université Paris 1 Panthéon-
Sorbonne, s’est donné pour mission d’accompagner les
établissements d’enseignement supérieur dans leur transformation
digitale, à travers l’agence Simone et les Robots. « Il faut mettre les
bons interlocuteurs dans la boucle, prendre la température et
comprendre le degré de maturité de chacun sur le sujet », rappelle
cette spécialiste de la conduite du changement qui préconise
d’instaurer « une direction du numérique qui inclut la DSI (direction
des systèmes d’information) et les usages » pour que le numérique
soit véritablement au service de la pédagogie et de la recherche.
Enfin, il est essentiel de bien communiquer en interne, avant de le
faire à l’extérieur, et pourquoi pas en associant les étudiants.

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« La majorité des enseignants
n’est pas encore acquise à
l’idée qu’il faut cesser d’avoir
un enseignement uniquement
transmissif »

Guillaume BOURLET, vice-président


numérique de l’Upec

2.2 : Des étudiants inégaux face au


numérique

L’évolution des mentalités ne concerne pas uniquement les


enseignants : les étudiants eux aussi doivent s’adapter, en particulier
quand le numérique sert à la mise en place d’un enseignement en
ligne. Car si, d’un côté, le distanciel évite d’avoir à se déplacer et
limite la fatigue liée aux transports, il n’est pas simple de fixer son
attention quand on se retrouve seul face à un écran. C’est ce qui
ressort notamment d’un sondage mené en mai 2020 par l’université
d’Avignon : les étudiants y confient leur difficulté à rester motivés
et à s’organiser, ainsi que la tentation de « faire autre chose » quand
ils sont devant leur ordinateur.

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Les principales difficultés des étudiants pour suivre
les cours en cas de fermeture des campus physiques

Manque de maîtrise des outils Professeurs absents


Difficultés avec l’informatique, les Pas de nouvelles des professeurs,
programmes, l’ordinateur … cour…

Equipement informatique / Connexion Manque de coordination


Problèmes d’ordinateur, de conn… De l’info un peu partout, multiple…

Compréhension plus difficile des


Conditions matérielles cours et consignes
Conditions de confinement : lieu,
famille etc.

Modalités des cours à distance


Surchage telles que proposées
Trop de travail, temps insuffisant,
n’arrive pas à suivre tous les cours
Difficultés psychologiques liées au
confinements

Organisartion personnelle
Motivation, concentration, emploi
du temps, organisation de l’espace
Incertitude sur l’avenir
Orientation, stages…

Mauvaise communication
Manque de communication avec… Source: Appui pédagogie

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Suivre des cours à distance demande une réelle autonomie, aussi
est-il important d’accompagner les étudiants, afin de leur faire
progressivement acquérir cette « métacompétence », pour reprendre
un terme utilisé par Aurélien Saïdi, ancien vice-président délégué au
numérique à l’université Paris Nanterre. Indirectement, en plus du
contenu des cours, le distanciel peut ainsi participer au
développement de ce soft skill, une compétence comportementale
essentielle pour mener à bien ses études supérieures et utile bien au-
delà, dans sa vie professionnelle.

Bonne pratique : un hackathon pour parler


hyperconnexion et attention

Avec l’arrivée du numérique, les écoles du Pôle universitaire Léonard


de Vinci ont choisi de développer des pédagogies inversées et
préfèrent désormais les cours magistraux en ligne aux traditionnels
amphis. Mais dès lors qu’un enseignant se trouve « face à 400
étudiants connectés, ceux-ci doivent être sensibilisés à la question
de l’attention », souligne Sébastien Tran, directeur de l’EMLV. Les
écoles du pôle ont donc organisé un hackathon sur le sujet, au cours
duquel les élèves ingénieurs, managers et designers ont travaillé
ensemble pour réfléchir sur le lien entre numérique, attention et
apprentissage, en s’appuyant sur des travaux de recherche en
neurosciences.

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2.3 : Adapter le cadre institutionnel

Au-delà des individus, c’est le système universitaire dans son


ensemble qui doit aujourd’hui évoluer, pour redonner ses lettres de
noblesse à la pédagogie. Si traditionnellement, la recherche est
davantage valorisée dans l’activité des enseignants-chercheurs, des
primes et des congés pour projets pédagogiques commencent à voir
le jour, signe d’une reconnaissance professionnelle indispensable au
changement.

Reste à mettre davantage l’accent sur le numérique. « On continue


de fonctionner avec des systèmes anciens fondés sur le cours en
présentiel, observe Frank Bournois, directeur général de l’ESCP. Par
exemple, pour mesurer le temps de travail d’un enseignant, on prend
comme référence les heures passées en face à face avec des
élèves ».

« Créer à la fois un contexte et


une motivation : cela suppose
de faire évoluer les outils
d’évaluation des enseignants,
de leur donner les moyens
d’innover et de récompenser
financièrement ceux qui
développent du contenu
numérique » 

Frank BOURNOIS, directeur général


de l’ESCP

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Idée reçue n°2 : non, enseigner à distance ne fait
gagner ni temps ni argent

On entend souvent dire que les outils numériques permettent de


faire des économies… comme s’il suffisait d’appuyer sur un bouton
pour lancer un cours en ligne ! En réalité, les enseignants passent
autant, voire plus de temps à préparer leur cours. Et il faut aussi
prendre en compte le travail des ingénieurs pédagogiques qui les
accompagnent et les forment aux nouveaux outils.

L’accréditation EOCCS

Mis en place en 2016 par l’organisme d’accréditation européen


EFMD, le label EOCCS (EFMD Online Course Certification System)
atteste de la qualité des formations dispensées en ligne sur la base
de quatre critères : contexte institutionnel, conception des cours,
enseignement et interventions, et processus d’assurance qualité. Une
manière de valoriser et d’encourager la pédagogie numérique.

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Chapitre 3.

Des espaces
pédagogiques
en mutation

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3.1 : Connexion et interactivité

Aujourd’hui et demain, de nombreuses voix du monde de


l’enseignement supérieur prônent un mélange de présentiel et de
distanciel : l’hybridation pédagogique. Libre, ensuite, à chacun de
placer le curseur où il le souhaite et de combiner ces deux modalités
d’enseignement de façon adaptée à son public, en profitant des
avantages de l’une et de l’autre. Sans compter que l’hybridation peut
contribuer à résoudre l’épineux problème de l’augmentation des
effectifs étudiants et de la saturation des locaux.
D’une manière générale, l’idée est d’utiliser le temps en face-à-face
pour mettre les étudiants en activité, notamment à travers des
travaux de groupe : pas question de faire dans ces moments-là du
pur transmissif !

« Il faut revaloriser le


présentiel tout en profitant de
la flexibilité offerte par le
numérique » 

David CASSAGNE, vice-président


délégué au numérique pour la
formation à l’Université de Montpellier

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Bonne pratique : le Deck, une classe virtuelle pensée
pour les enseignants

Le présentiel est l’apanage de l’enseignement synchrone et le


distanciel fonctionne bien pour l’enseignement asynchrone. En
revanche, il est plus compliqué de faire du synchrone à distance,
surtout quand il s’agit de cours de management qui s’adressent à
plusieurs centaines d’étudiants : c’est pour pallier ce manque que
l’Essec a imaginé le Deck, un espace pédagogique connecté qui «
offre à l’enseignant la même expérience que lorsqu’il est en cours,
face aux étudiants », explique Benjamin Six, directeur de l’innovation.
Concrètement, il s’agit d’une salle équipée de 14 écrans, que
l’enseignant peut utiliser pour afficher ses slides, écrire sur un
tableau blanc, mais aussi pour voir les visages des élèves ainsi que
leurs réactions, comme dans un amphi : cela lui évite de se sentir seul
face à son écran. Telle est la nouveauté de ce dispositif qui ne
s’adresse pas aux étudiants : pour eux, cela ressemble à un cours à
distance classique. La cible, ce sont les professeurs, qui ont
d’ailleurs été associés à la conception du Deck, du constat initial à
l’identification de la solution. L’idée sous-jacente est simple : si
l’enseignant est plus à l’aise et a vraiment la sensation de faire cours,
son intervention sera meilleure, ce qui améliorera l’expérience
pédagogique de l’apprenant.

En questionnant les pratiques pédagogiques, la révolution numérique


soulève un enjeu immobilier car les nouvelles approches incitent à
transformer les espaces pour faciliter l’interactivité, la
collaboration et la créativité. Ainsi sont nés les fablabs, ces «
laboratoires de fabrication » qui mettent des outils, notamment
numériques, à la disposition du grand public, ou encore les learning
labs, des salles d’innovation pédagogique, connectées et modulables.

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Cette évolution s’est faite en partie sous l’influence des makers dans
une perspective expérientielle de l’apprentissage : c’est ce
qu’explique Didier Paquelin, professeur à l’université de Laval,
titulaire de la chaire de leadership en enseignement sur la pédagogie
de l’enseignement supérieur. Selon lui, « on redéfinit les espaces, non
pas parce qu’il faut absolument de nouveaux équipements, mais
parce que le modèle de la classe "autobus" ne fonctionne pas ». Et
d’observer que « quand on entre dans un lieu, le lieu nous parle :
quand on entre dans un amphi, qui se dit qu'on va faire de la
pédagogie active ? »

Le chercheur souligne également le rôle des bibliothécaires : « face


à la dématérialisation des fonds documentaires, dont la gestion était
leur raison de vivre, ils ont conduit une réflexion sur l’évolution et la
redéfinition de leurs métiers. Ils ont alors su donner une nouvelle
forme aux bibliothèques », qui sont devenues des learning centers.
Loin d’être un simple vernis, ce changement de nom traduit le fait
qu’il ne s’agit plus seulement d’un lieu où l’on vient chercher des
ressources, mais bien d’un espace d’apprentissage à part entière.

« Les nouveaux espaces


doivent être la traduction
concrète d’un projet
pédagogique »

Didier PAQUELIN, enseignant-chercheur à


l’université de Laval

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Idée reçue n°3 : non, les learning labs ne sont pas des
gadgets

Avec leurs tableaux tactiles, leur mobilier à roulettes et leurs


systèmes de captation multi-caméras ultraperfectionnés, les learning
labs sont parfois accusés d’être des vitrines où sont exposés des
gadgets technologiques dernier cri, mais sans réelle utilité
pédagogique. A tort ! Car malgré leur nom, cet anglicisme qui cède à
la mode des « labs », ces lieux d’expérimentation pédagogique sont
tout sauf des coquilles vides.
En effet, disposer d’un matériel à la fois confortable et high-tech
donne envie aux enseignants comme aux étudiants de l’utiliser et de
tester les possibilités qu’il offre. Par ailleurs, l’objectif des learning
labs est de promouvoir l’innovation pédagogique. Au-delà du lieu
proprement dit, ils encouragent, et même légitiment les essais, et
donc aussi les erreurs, ce qui en définitive fait d’eux un élément
stratégique pour changer les mentalités.
Alors que le premier learning lab a été créé en 1997 à l’université de
Stanford, il a ensuite été imité un peu partout dans le monde.
Initiative de la communauté francophone, le learning lab network
rassemble aujourd’hui une centaine de membres en France, en
Belgique, au Canada et au Maroc dans le but de « valoriser les
expériences et les expérimentations autour des espaces
d’apprentissage innovants » et « d’offrir à chacun la possibilité
d’apprendre autrement ».

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Bonne pratique : le Fabuval, un lieu d’expérimentation
à la fois pédagogique et scientifique

En général, les enseignants évaluent un livrable final, mais il leur est


plus difficile de mesurer ce qui se passe avant, la manière dont les
étudiants sont arrivés à ce résultat : voilà le constat qui a donné
naissance au projet Fabuval de l’université Paris-Est Créteil. Dédié
aux méthodes actives, ce fablab n’est pas seulement un lieu
d’expérimentation pédagogique : il s’agit d’un véritable living lab, au
sens où il vise aussi à analyser les nouvelles pratiques d’un point de
vue scientifique.
Enseignants et étudiants sont donc filmés, de manière à ce que des
chercheurs puissent décrypter leurs comportements et les
dynamiques à l’œuvre dans des projets de groupe. Objectif :
comprendre les ressorts de l’apprentissage et la manière dont
chacun peut progresser afin, in fine, d’améliorer la réussite des
étudiants.

3.2 : Des espaces plus collaboratifs

Un peu partout, la métamorphose est désormais à l’œuvre. Mais si


l’on voit quelques nouvelles constructions sortir de terre, les
rénovations restent majoritaires, ce qui implique des contraintes
puisqu’il faut composer avec le bâti existant. D’autre part, il est
essentiel de « mettre le numérique au cœur des projets dès le début
de la réflexion », prévient Nadia Jacoby, de l’agence Simone et les
Robots. Concrètement, cela signifie décider où mettre les prises
électriques, comment installer le réseau, quelles technologies
utiliser… Autant de questions qui nécessitent de mobiliser et de faire
collaborer les différents départements, au service du projet
pédagogique de l’établissement. En effet, l’enjeu n’est pas
l’innovation en tant que telle, mais la réponse apportée aux besoins

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des utilisateurs. C’est pourquoi les établissements se tournent
progressivement vers de nouvelles méthodes de conception, comme
par exemple le design thinking pour parvenir à intégrer cette
dimension dans les projets.

Bonne pratique : avec The Kube, la collaboration à


l’honneur

Alors que Toulouse Business School travaille sur le projet d’un


nouveau campus qui doit voir le jour en 2024, elle a d’ores et déjà
ouvert, début 2019, son learning lab : baptisé The Kube, acronyme
de Knowledge Universal Brain Education, cet espace pilote a la
particularité d’avoir été co-conçu par les étudiants, les enseignants et
les collaborateurs de l’école, avec l’aide d’architectes spécialisés dans
les espaces d’apprentissage. Fondée sur une démarche de design
thinking, la mise en place collaborative de The Kube est parfaitement
alignée avec son objectif : favoriser le travail collectif et l’idéation.

A lire à ce sujet :

« Espaces universitaires, osons le co-design et le design


thinking ! », publié en janvier 2020 par le Ministère de
l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
S’appuyant sur neuf retours d’expérience, ce guide détaille les
enjeux, les étapes et les bénéfices de ces méthodes centrées sur
les usagers, dans le contexte d’un réaménagement de locaux
universitaires.
« Protocoles d’observation des espaces physiques
d’apprentissage », publié en février 2019 par l’université de Laval.
Coordonné par Didier Paquelin, ce livre blanc propose une
méthode et des outils pour analyser et concevoir un espace.

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Chapitre 4.

Quels campus
pour demain ?

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4.1 : Faire des campus des lieux de vie

Suivre des cours dans de bonnes conditions en ayant accès à des


outils modernes, c’est bien. Mais cela ne suffit pas aux étudiants qui
souhaitent aussi pouvoir disposer de différents espaces de
restauration, faire leurs courses sur le campus, acheter des livres,
envoyer du courrier ou des colis... Autrement dit, vivre au quotidien.
Et leurs attentes ne sont pas toujours comblées, comme le montrent
les résultats d’une enquête réalisée par Harris Interactive en 2017
pour Sodexo : seuls 64 % se disent satisfaits des services proposés
par les campus, alors qu’ils sont 81 % à l’être de l’offre académique.
Par ailleurs, près de la moitié d’entre eux jugent que la France est «
plutôt en retard » par rapport à d’autres pays en termes
d’équipements et de services mis à leur disposition dans les
établissements. D’après ces résultats, le campus de demain apparaît
comme « un lieu de vie collectif à part entière, doté d’infrastructures
et de services “connectés” ».

Source: Etude harris-interactive.fr

Chapitre 4 www.wooclap.com 26
Pour rendre les campus vivants et attractifs, la localisation est tout
sauf anodine. En particulier, le trajet parcouru par les étudiants pour
venir modifie considérablement leur rapport à l’espace universitaire. «
Si le temps de transport est perçu comme trop long, la valeur
ajoutée du déplacement à l’université n’est plus suffisante, observe
Didier Paquelin, enseignant-chercheur à l’université de Laval.
L’étudiant va alors privilégier des tiers-lieux pour travailler. Au
contraire, si ce temps est trop court, le risque est aussi de dévaloriser
le campus »: concrètement, les étudiants rentrent chez eux dès la fin
des cours puisque ce n’est pas loin, et ils le font d’autant plus
volontiers que les infrastructures ne sont pas suffisamment
accueillantes à leur goût. D’où l’importance d’observer et d’analyser
les usages pour trouver un emplacement adéquat.

« Je ne crois pas au tout


numérique »

Sébastien TRAN, directeur de l’Ecole de


Management Léonard de Vinci

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Idée reçue n°4 : non, le campus physique n’est pas
voué à disparaître

Si bien sûr, les étudiants se rendent sur le campus d’abord pour


suivre des cours, cela leur permet aussi de vivre une expérience, au-
delà de l’acquisition des savoirs et des compétences prévues dans le
curriculum (bien que des changements aient été perçus cette année
2020 suite aux mesures de distanciation sociale prises pour lutter
contre la propagation du COVID-19). Entre discussions informelles,
investissement associatif et participation à des activités sportives, la
dimension sociale est primordiale et elle ne saurait être totalement
remplacée par des échanges sur les réseaux sociaux ou des
plateformes de chat, aussi performantes que soient les nouvelles
technologies.
De plus, le campus peut revêtir une fonction symbolique, liée au
sentiment d’appartenance à son établissement et ce, aussi bien pour
les étudiants que pour les enseignants et le personnel administratif :
le campus devient un territoire auquel on s’identifie. Il est l’espace de
la communauté universitaire au sens large, le lieu où chacun retrouve
ses pairs. Enfin, alors que les plateformes en ligne concurrencent
désormais l’offre des établissements d’enseignement supérieur, le
campus devient un facteur de différenciation pour les acteurs
historiques qui doivent le valoriser en tant que tel.

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4.2 : Favoriser les interactions humaines,
formelles et informelles

Si l’on veut faire des campus des lieux de vie, il est essentiel de
réfléchir à l’organisation non seulement des espaces d’apprentissage,
mais aussi des lieux informels : cafétéria, coin café, couloirs, halls…
Cela demande de bien connaître les publics qui vont fréquenter le
campus, de manière à adapter les lieux à leurs besoins. Or, ceux-ci
évoluent selon les moments de la journée ou de l’année. Ainsi, une
cafétéria peut passer d’une atmosphère calme, propice à la
concentration, à une ambiance plus animée, en étant tour à tour un
lieu de détente, de travail en groupe et de sociabilité. Autant
d’activités qui n’avaient pas forcément été prévues au départ, signe
que l’espace a une incidence forte sur les comportements humains.
Aujourd’hui, ces espaces sont également repensés pour vivre en
adéquation avec les mesures de distanciation sociale dues au
COVID-19.

Par ailleurs, les interactions ne se limitent pas, désormais, aux


échanges physiques, loin s’en faut ! Pourquoi, dès lors ne pas mettre
à disposition des étudiants des services qui leur permettent d’avoir
une vie sociale en ligne ? Il peut s’agir d’une plateforme d’entraide
sur laquelle les étudiants proposent ou reçoivent un soutien sur tel ou
tel cours. Mais on peut aussi imaginer développer les activités
associatives à distance. Au printemps 2020, la crise du coronavirus
a montré qu’il est tout à fait possible de mener des projets collectifs
en ligne et que les liens créés par ce biais sont au moins aussi forts
que si les personnes s’étaient rencontrées in real life. Hors temps de
crise, il s’agirait non pas de remplacer, mais de prolonger les
relations sociales traditionnelles dans un espace qui, pour être
virtuel, n’en serait pas moins accueillant.

Chapitre 4 www.wooclap.com 29
Conclusion

Chaque jour, les possibilités offertes par le numérique se concrétisent


un peu plus, avec ici un nouveau dispositif pédagogique, là une
nouvelle communauté de pratiques. Et l’on ne peut que se réjouir
d’un tel bouillonnement ! Alors que la crise sanitaire du printemps
2020 a joué le rôle d’accélérateur, reste, désormais, à perfectionner
et pérenniser les outils mis en place dans l’urgence. Ce qui
suppose aussi de déterminer lesquels sont les plus adaptés à la
situation de chaque école ou université, mais aussi de former
enseignants et étudiants à leur utilisation.

Au-delà des particularités individuelles, pédagogiques, sociales ou


géographiques, une tendance émerge aujourd’hui : celle des campus
hybrides, qui associent étroitement les espaces numériques et
physiques, sans que le premier ne soit qu’un pis-aller du second, un
simple moyen d’assurer la continuité pédagogique. Davantage, il
s’agit de considérer que l’enseignement distanciel prolonge le
présentiel, et réciproquement : l’un ne remplace pas l’autre, mais le
complète. Certains, comme Sciences Po Paris, parlent de “double
campus”.
L’objectif ? Apporter davantage de flexibilité aux étudiants, libres de
choisir où et quand ils souhaitent suivre leurs cours, et peut-être
remédier à la saturation des effectifs qui menace depuis plusieurs
années le système universitaire. Pour autant, il n’est pas question de

Conclusion www.wooclap.com 30
perdre en qualité pédagogique : outre le contenu scientifique, cela
signifie également permettre aux étudiants de conserver un lien
étroit avec leurs camarades et enseignants.

Dans cette perspective, les startup EdTech sont devenues des


acteurs incontournables pour développer des solutions adaptées et il
est heureux de voir que les investisseurs européens croient dans leur
potentiel : en 2019, la croissance du secteur a dépassé le milliard
d’euros. Engagée depuis cinq ans dans la révolution numérique de
l’enseignement supérieur, Wooclap entend continuer à innover pour
accompagner les écoles et les universités dans la mise en place
concrète de cette hybridation.

Conclusion www.wooclap.com 31
Remerciements

Merci à tous nos utilisateurs Wooclap de partager au quotidien leurs


retours d’expérience et leurs idées sur la manière de faire évoluer au
mieux la pédagogie.
Merci aussi à tous les responsables d’écoles et d’universités qui nous
ont permis d’alimenter notre réflexion, en prenant de la hauteur sur
ce sujet essentiel tout en conservant une approche pratique, au plus
près des besoins des enseignants et des étudiants. En particulier,
citons :

Guillaume BOURLET, vice-président en charge du numérique à


l’Upec,
Frank BOURNOIS, directeur général de l’ESCP,
David CASSAGNE, vice-président délégué au numérique pour la
formation à l’Université de Montpellier,
Nadia JACOBY, ancienne vice-présidente de l’université Paris1
Panthéon-Sorbonne en charge du numérique et inspiratrice de
transformation au sein de l’agence Simone et les Robots,
Didier PAQUELIN, professeur à l’université de Laval, titulaire de la
chaire de leadership en enseignement sur la pédagogie de
l’enseignement supérieur
Guilain PRASEUTH, ingénieur pédagogique à Toulouse Business
School,
Aurélien SAÏDI, ancien vice-président délégué au numérique à
l’Université Paris Nanterre,
Benjamin SIX, directeur de l’innovation et de l’expérience utilisateur
de l’Essec,
Sébastien TRAN, directeur de l’Ecole de Management Léonard de
Vinci.

Remerciements www.wooclap.com 32
À propos de Wooclap

Rendre les étudiants acteurs de leur apprentissage : voilà


l’objectif de Wooclap. Au-delà de proposer des cours plus
interactifs et plus efficaces, l’ambition est de changer
radicalement l’expérience d’apprentissage, en présentiel comme
en distanciel.

Lancée en 2015, Wooclap a été fondée par Jonathan Alzetta et


Sébastien Lebbe, ingénieurs de l’Ecole Polytechnique de Bruxelles
et passionnés par l’enseignement et la technologie. Ils ont eu l’idée
de se servir des smartphones comme un outil d’apprentissage
exceptionnel pour permettre aux étudiants d’interagir avec leurs
professeurs.

Ils se sont dès le départ entourés de chercheurs en neurosciences,


d’enseignants et d’ingénieurs pédagogiques afin de développer
une solution permettant d’améliorer la mémorisation et la
compréhension des étudiants. Le résultat : la solution Wooclap est
simple, interactive et intégrée dans l’environnement de travail des
enseignants. Elle permet aux enseignants de créer des
questionnaires ou des sondages et de récolter des commentaires lors
de cours en présentiel ou en ligne, en synchrone ou en asynchrone.

Et cela fonctionne : aujourd’hui disponible en six langues, la


plateforme compte plus de 350 000 utilisateurs dans 150 pays et
plus d’une centaine d’établissements d'enseignements supérieur
(l'ENA, Polytechnique, Sciences-Po Paris, l’ESCP, l’EM Lyon, Aix-
Marseille Université, l’Université de Lausanne, l’ENSAM etc…)
utilisent Wooclap au service de leur projet pédagogique.

En 2020, un outil supplémentaire vient compléter les fonctionnalités

À propos www.wooclap.com 33
de Wooclap : Wooflash, une plateforme d’apprentissage et de
révision à distance, fondée sur les neurosciences et l’intelligence
artificielle, qui permet de personnaliser davantage l’enseignement en
fonction des besoins de chaque étudiant.

À propos de HEADway

Fondé en 2011, HEADway Advisory est le leader français du conseil


en stratégie exclusivement dédié aux acteurs de l’enseignement
supérieur, de la recherche et de la formation.

HEADway Advisory établit avec ses clients des relations de long


terme adaptées à leurs rythmes spécifiques. Notre expertise nous
permet d’avoir une vision globale des défis que nos clients doivent
relever, tout en apportant des solutions sur mesure adaptées aux
enjeux particuliers de chaque institution. Dans un contexte en pleine
mutation marqué par la digitalisation, l’internationalisation et la
transformation du modèle économique, ces organisations doivent
affirmer un positionnement différenciant, s’adapter pour devenir plus
efficaces et faire face aux fortes évolutions tant de l’offre que de la
demande d'Éducation et de formation.

HEADway Advisory a développé une offre de services pour répondre


aux besoins des établissements :

Conseil en stratégie
Stratégie de développement et de transformation, stratégie
marketing et branding, qualité accréditation et certifications

Chasse de tête et enjeux RH


Spécialisée pour les établissements d’enseignement supérieur, de
formation et de recherche. L’accompagnement RH et Organisation
de l’enseignement supérieur.

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Informations et datas

Toute l’information de l’enseignement supérieur au travers de deux

publications :

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quantitatives sectorielles

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