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LES FLAMMES

Définition :
 Une flamme est la manifestation visible d’une
combustion gazeuse

 On obtient une flamme en provoquant la


combustion d’un mélange de gaz combustible et
de gaz comburant

Description d’une flamme :

 Quand on allume un mélange de gaz comburant


et combustible dans un tube, la flamme va se
propager à une certaine vitesse dite :
Vitesse de déflagration
LES FLAMMES
Vitesse de déflagration :
• Pour que la flamme reste à l’extrémité du tube, il faut
imprimer au mélange une vitesse au moins égale à sa
vitesse de déflagration
• Cette vitesse est fonction
a) De la nature des gaz
b) Du rapport volume gaz comburant/combustible

Si la vitesse de sortie est trop grande,


la flamme « décolle »
Mélange gazeux

Si la vitesse de sortie est inférieure à


la vitesse de déflagration, la flamme
« rentre » Mélange gazeux
LES FLAMMES
Forme de la flamme :
A la sortie d’une buse de chalumeau on constate la
présence d’un cône appelé dard et un panache assez
volumineux

Le dard représente le front de flamme, sa surface correspond au


lieu géométrique des points d’inflammation du mélange. C’est la
combustion primaire
Les gaz combustibles non brûlés se consument dans le panache
avec l’oxygène de l’air ambiant. C’est la combustion secondaire
LES FLAMMES

La flamme oxy-acétylénique comparée aux autres flammes


Quel que soit le combustible utilisé, choisir l’oxygène
plutôt que l’air comme comburant si l’on recherche la
température la plus élevée
La différence de température entre une flamme aéro-gaz et
oxy-gaz est de 1000°C

Températures des flammes les plus courantes :


• Oxy-acétylène 3100°C
• Oxy-propane 2830°C
• Oxy-gaz naturel 2730°C
LES FLAMMES
La flamme oxy-acétylènique :

La combustion primaire de l’oxygène et de l’acétylène


produit de l’hydrogène et de l’oxyde de carbone qui sont
des gaz réducteurs

La flamme oxy-acétylènique est la seule qui ait cette


propriété permettant de protéger le bain de fusion de
l’oxydation lors du soudage des aciers

Ceci limite l’utilisation des autres flammes (oxy-propane, oxy-


gaz naturel) aux travaux de coupage, brasage, chauffe,etc…
LES FLAMMES

Rapport de consommation :

Flamme oxy-acétylène Flamme oxy_propane


1 volume d’acétylène 1 volume de propane
1 à 1,1 volume d’oxygène 4,5 volumes d’oxygène

Flamme neutre Flamme oxydante


réductrice
LES GAZ UTILISES

Les gaz combustibles :


L’acétylène
Le propane
Le gaz naturel
LES MATERIELS
On peut distinguer 2 types d’installations
• Les postes mobiles destinés aux chantiers ou ateliers

• Les installations centralisées équipent les ateliers de


production ou établissements d’enseignement
LES MATERIELS
Les postes mobiles
DETENDEUR ECONOMISEUR

ARRET DE
DEBIT
LUNETTES

CHALUMEAU SOUDEUR
TUYAUX

RACCORDS RAPIDES

ARPF-(antiretour pare
flamme)
CHARIOT PORTE-BOUTEILLES

CHALUMEAU
COUPEUR
LES MATERIELS
Les installations centralisées ACETYLENE

OXYGENE
TABLEAU INVERSEUR
RESEAU DE DISTRIBUTION GAZ
SEMI-AUTOMATIQUE

FLEXIBLES HP
TABLEAU DE
SECONDE DETENTE

POSTE DE
TRAVAIL

RATELIER
PORTE-
BOUTEILLES

INSTALLATION 2X3 BOUTEILLES AVEC TABLEAU INVERSEUR


SEMI-AUTOMATIQUE
LES MATERIELS
Les Détendeurs Norme EN 2503

Le réglage de la pression de
service s’effectue en vissant le
volant de détente (e)
LES MATERIELS
Les chalumeaux soudeurs Norme EN 5172
LES MATERIELS

Allumage du chalumeau

1. Respecter les pressions d’alimentation indiquées par le constructeur


2. Ouvrir légèrement le robinet d’oxygène
3. Ouvrir en grand le robinet d’acétylène
4. Affiner le réglage des pressions aux détendeurs robinets ouverts
5. Allumer le chalumeau
6. Régler la flamme en agissant sur le robinet d’oxygène
PROCEDES FLAMME
Le soudage
Définition :
Opération d’assemblage dans laquelle le métal des
pièces à assembler, dit métal de base, participe par
fusion à la constitution du joint appelé soudure.
Suivant les épaisseurs en jeu, le soudage s’effectue
avec ou sans métal d’apport, généralement identique
au métal de base.

On peut distinguer 2 méthodes de soudage :


• Méthode à gauche ( la plus utilisée) pour des
épaisseurs de tôles < 5 mm – Très bel aspect
des cordons

• Méthode à droite si 5<e>15 mm


PROCEDES FLAMME
Le soudage
Types de joints rencontrés :
• En bout à bout

• En angle extérieur

• En angle intérieur

• A recouvrement ( à clin )

Selon la forme et la disposition des éléments à souder


PROCEDES FLAMME
Assemblage des autres
métaux
En soudage

Le soudage des autres métaux est possible, bien que les


procédés TIG et MIG aient remplacés dans beaucoup
d’applications l’utilisation du chalumeau.
On peut citer comme soudables à la flamme :

• Les laitons ( alliage cuivre + zinc )


• Le cuivre
• Certaines fontes ( alliages fer + carbone + nickel )
• Les alliages légers
• Le plomb
PROCEDES FLAMME
Le soudobrasage

Opération dans laquelle l’assemblage est


obtenu de proche en proche par une
technique opératoire analogue à celle du
soudage, mais avec un métal d’apport
ayant une température inférieure à celle du
métal de base et supérieure à 450°C. Un décapant est
nécessaire pour favoriser
Il y a accrochage pelliculaire entre le le mouillage du MA sur la
cordon de métal déposé et les bords à pièce. En poudre ou pâte,
assembler non portés à fusion ou directement filé sur la
baguette
PROCEDES FLAMME
Le soudobrasage

Intérêt du soudobrasage :
•Ne portant pas les pièces de base à
fusion, il devient possible d’assembler Réglages
des métaux différents entre eux ( ex. Buse l/h
cuivre sur acier ) Métal A plat par mm
ép. De tôle

• Le métal d’apport, à base de laiton, fond Acier doux 50


entre 800° et 930 °C ( selon alliages ) :
Acier galva. 35/40
Cette température permet de limiter les
déformations, sur les fines épaisseurs, et Fonte 25
permet de limiter l’évaporation du zinc
Cuivre 100/200
lors d’assemblage de pièces galvanisées
All. légers 50
PROCEDES FLAMME
Le brasage

Définition :
Opération d’assemblage obtenue par la
seule présence d’un métal d’apport différent
des métaux de base des pièces à assembler. Réglages
Le brasage s’effectue à la température de
fusion du métal d’apport, inférieure à celle La zone d’assemblage, ou
du métal de base. dans certains cas la totalité
Il y a accrochage pelliculaire avec des deux pièces à assembler,
pénétration capillaire entre les surfaces, le doit être portée à température
métal d’apport ayant mouillé toute la zone à l’aide du panache de la
de recouvrement portée à température flamme
PROCEDES FLAMME
Le brasage
Applications
Le brasage s’applique sur tous les métaux courants, entre eux,
ou de nature différente ( ex : acier inox et cuivre )
Les pièces à braser doivent être emboîtées ou juxtaposées,
avec des jeux réduits ( ex : canalisation pour le sanitaire ou le
gaz, pastilles carbure d’outils coupants , etc….)
BRASURES ARGENT
On peut distinguer deux types de brasage :
• Le brasage fort : Le joint est obtenu avec un métal BRASURES
CUPRO-PHOSPHORE
d’apport dont le point de fusion est supérieur à 450°C
• Le brasage tendre : Le joint est obtenu avec un
BRASURES ETAIN
métal d’apport dont le point de fusion est inférieur à
450°C
PROCEDES FLAMME
L’Oxycoupage

Procédé qui consiste à sectionner les


métaux ferreux par combustion
localisée et continue, due à l’action
d’un jet d’oxygène pur agissant sur
un point de la pièce préalablement
porté au rouge ( 1300°C )

Applications : Chaudronnerie – chantiers navals – ferraillage – démolition


– carrosserie – tuyauterie