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De prime abord, et avant de pouvoir définir la logistique et nous pencher sur ses champs de

compétence, plantons tout d’abord le décor en essayant d’effectuer un survol sur l’évolution de
cette notion afin d’en apprécier le périmètre.

L’évolution de la logistique :
 La logistique : un concept ancien et polymorphe
Avant de présenter la logistique sous un angle économique, nous nous pencherons d’abord et
brièvement sur les origines de cette fonction et discipline transversale. D’où vient la logistique ?

La logistique est une discipline ancienne, dont les préoccupations dépassent largement le cadre
étroit de la vie des affaires, du coup jusqu’à la fin des années 80, ce terme de logistique n’était pas
très répandu en dehors du monde militaire.
La logistique émerge des nécessités engendrées par la gestion centralisée des flux. Et si la
logistique est souvent associée à l’art militaire, c’est que les premières grandes administrations
centralisées furent les forces armées en mouvement sur des territoires étendus.
Le terme de logistique apparaît ainsi dans le langage militaire au milieu du 19ème siècle, venant
désigner l’art de combiner tous les moyens de transport, de ravitaillement et de logement des
troupes, étant donné que l’efficacité d’une armée dépend de sa mobilité et de la force de ses
soldats ; le déplacement d’une armée de plusieurs centaines de milliers de soldats sur un théâtre
d’opération qui est en l’essentiel un territoire hostile, ainsi que le transport de tout ce qui est
nécessaire à leur mise en œuvre opérationnelle et leur soutien, nécessite la plus grande précision
dans son approvisionnement en vivres, armes, vêtements, etc. cela nécessite également et à vrai
dire de disposer et des systèmes d’information performants basés sur de nouvelles technologies
informatiques et donc de moyens de communication fiables pour en connaître les besoins et pour
lui transmettre les ordres militaires. Non seulement, une logistique militaire efficiente vise
également, en toutes circonstances, à assurer aux forces armées, les soins médicaux, préventifs et
curatifs du personnel, ainsi que la maintenance des matériels.
Partant de ce constat, la logistique consiste à apporter aux forces armées ce qu’il faut (bonnes
ressources en quantités et en qualité nécessaires), là où il faut (au bon endroit) et quand il le faut
(au bon moment). Elle vise alors à leur donner les moyens de vivre, de combattre, de se déplacer,

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assurer les soins médicaux, préventifs et curatifs du personnel, et assurer la maintenance des
matériels.
L’origine militaire de la logistique est donc incontestable, et c’est en effet toute une réflexion
principalement militaire qui s’est constituée sur la logistique jusqu’au début du 20ème siècle,
notamment autour des questions de ravitaillement, de communication, et de soutien.
La logistique militaire, pour atteindre ses objectifs pouvant se résumer en quelque sorte dans
le soutien des armées en cas de conflits, s’appuie sur :
 une infrastructure militaire et civile préparée en temps de paix (arsenaux, dépôts, réseau
routier, ferroviaire, portuaire et aéroportuaire, moyens de transport et de manutention,
équipes spécialisées et récemment des systèmes d’information performants basés sur de
nouvelles technologies informatiques…etc.)
 une infrastructure industrielle essentiellement civile sous contrat avec les forces armées, dont la
finalité est d’ordre économique.

Après que la logistique militaire s’appuyait pour soutenir les armées en guerre, sur la combinaison
d’une infrastructure militaire et civile et d’une autre industrielle pour finalité économique, ces
armées ont jugé nécessaire d’étendre l’autonomie caractérisant leurs décisions à leur logistique,
puisqu’elles avaient toujours besoin de plus ce qu’elles produisent, et donc ont recours aux moyens
de production, d’acheminement et de distribution. Cette autonomie logistique qui ne peut être
assurée bien sûr que dans la réalisation d’un haut niveau de coopération entre les militaires et le
secteur civil.

 La logistique : une fonction à part entière


Il est évident que la prise en compte plus ou moins efficace des opérations matérielles
(activités de transports, gestion de stocks, emballage, manutention, entreposage, techniques
douanières, etc.) a précédé toute réflexion synthétique sur la logistique. Toutefois, Cette pensée
sur la discipline a été développée.
S’émancipant progressivement et affirmant ses prérogatives et potentiel dans un environnement
de plus en plus exigeant, la logistique est devenue une fonction à part entière, attentive aux
enjeux de coûts et de délais qui caractérisent l’économie actuelle.

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En 1986, vient le grand penseur académique de la stratégie d’entreprise, Michael PORTER, pour
mobiliser, dans son ouvrage célèbre « L’avantage concurrentiel », la prise de conscience, non
seulement des relations entre les activités logistiques dans la chaîne de valeur et les autres
activités, mais aussi cette évidence que la logistique peut aider les entreprises à créer et maintenir
un avantage compétitif, du coup PORTER, dans sa représentation de la chaîne de valeur,
positionnait les fonctions d’approvisionnement et logistiques (logistique interne et logistique
externe) au même rang et niveau des activités de base (principales ou primaires, càd celles qui
concourent directement à la création matérielle et à la vente du produit) que les opérations
industrielles (production ou fabrication), marketing et ventes, et services après-vente, et non pas
au niveau des fonctions supports (activité de soutien qui viennent en appui de l’activité principale
et forment l’infrastructure de la firme).

En gros, étant une discipline transversale, la logistique est une fonction considérée comme
stratégique dans les entreprises depuis le milieu des années 1980.

 De la logistique à la Supply Chain Management :


Après qu’il y avait bien plusieurs logistiques différentes par leur objet et leurs méthodes
(logistique militaire, d’approvisionnement, d’approvisionnement général, de production, de
distribution, de soutien, service après-vente, logistique des retours dite logistique à l’envers, etc.),
étant donné que la logistique ne se réduit pas aux opérations subalternes d’intendance, de
transport, de stockage, de manutention, de magasinage, d’emballage, de conditionnement, de
formalités de douanes, etc., mais englobe d’autres missions plus larges et plus valorisantes
d’optimisation et de pilotage de flux globaux, est venu le concept de Supply Chain pour apporter
une certaine unité en ce domaine ;une relation d’implication est donc bel et bien constatée entre
ce terme anglo-saxon de Supply Chain et celui de la logistique.

Ce concept de Supply Chain est né dans le sillage d’un autre concept qui en est proche, le juste-à-
temps, en ce sens que la vitesse de circulation des produits dans la Supply Chain, aussi bien chez les
fournisseurs du fabricant que dans les circuits de distribution, est une mesure de son efficacité.
La Supply Chain (chaîne logistique ou d’approvisionnement) se définit par conséquent comme une
succession d’opérations et la suite des étapes de production et distribution d’un produit, d’amont
en aval, depuis les fournisseurs des fournisseurs du producteur jusqu’aux clients de ses clients.

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Une Supply Chain est donc la chaîne de tous les intervenants de toutes les entreprises qui
contribuent à apporter un produit soit à des consommateurs (Business to Consumers, en abrégé B
to C ou encore B2C), soit à des entreprises utilisatrices pour produire d’autres biens ou les
consommer (Business to Business, en abrégé B to B ou encore B2B).

Le plus souvent, aujourd’hui encore, la logistique reste appréhendée de façon fragmentée (les
trois sous-ensembles (logistique interne, d’amont et d’aval) sont gérés séparément, alors
qu’idéalement il faudrait que l’organisation, la gestion, et la coordination des trois sous-systèmes
s’inscrivent dans une démarche commune (ce que l’on qualifie de logistique intégrée). Quand ce
principe est étendu à l’ensemble de la chaîne logistique, on parle de management intégré de
chaîne ou encore de gestion de la chaîne logistique globale (du fournisseur au client). C’est le
management de la Supply Chain : une gestion optimisée de la chaîne logistique, du fournisseur au
client final, en ce sens qu’il s’agit du pilotage de l’ensemble de ses flux, ainsi que la gestion de ses
stocks à travers une gestion informatique de l’ensemble des informations nées de la chaîne, tout
cela aux fins d’obtenir un niveau de performance désiré à coût minimum.
Avec le concept de Supply Chain Management, les activités logistiques sont administrées de
manière globale aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. Le SCM regroupe ainsi un
ensemble de processus qui comprend les relations externes de l’entreprise et dont le but ultime est
d’offrir de la valeur au client final.

L’évolution de la fonction logistique vers ce que nous appelons la Supply Chain s’accompagne de
nombreux défis en termes de technologie et d’organisation.

Définition de la logistique :
Provenant de « logistikos », mot grecque qui signifie « qui concerne le raisonnement », la
logistique est perçue comme l’ensemble disparate de méthodes et de moyens utilisés pour la
rationalisation des opérations matérielles liées au déplacement des marchandises, de
l’approvisionnement des matières premières jusqu’à la distribution des produits (aussi bien les
produits finis et semi-finis, que les matières premières, les composants, les pièces de rechange ou
les éléments usagés) d’une entreprise, et visant à assurer des conditions optimales à leur
circulation, interne à l’entreprise, ou lors des opérations de distribution physique entre les

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fournisseurs et leurs clients, et ce dans le seul but de satisfaire et répondre aux exigences des
consommateurs.
D’autres auteurs ont décrit la logistique comme l’art et la manière d’assurer la disponibilité (il
arrive parfois qu’on aille dans un magasin pour acheter un produit suite à une publicité et qu’on ne
le trouve pas dans les rayons) du bon produit ou service escompté (il se peut qu’on passe
commande par téléphone ou par correspondance et qu’on reçoit une autre marchandise), dans de
bonnes conditions et avec la meilleure qualité, au bon moment et au bon endroit et au bon
client, et au coût le plus juste. Partant de ce constat mettant en exergue les cinq principales
caractéristiques définissant l’essence même de la logistique, celle-ci reflète directement le niveau
performant de service dans la société, lorsque nous trouvons ce que nous désirons dans un
magasin, recevons une commande correcte et dans les délais prévus.
D’après ces précisions linguistiques et conceptuelles s’imposant dans l’emploi du terme de
logistique, on peut d’ores et déjà avancer que le système logistique comprend l’ensemble des
ressources physiques, des infrastructures informatiques, des personnes et des procédures qui
rendent possibles les flux de biens et la transmission d’informations, depuis le point d’origine –
l’approvisionnement des matières premières – jusqu’au point de consommation – la réception des
produits finis aux mains du client.
En gros, la logistique est la gestion et la maîtrise des flux et son accélération comme dans un pipe-
line.

Champs et domaines de compétence de la logistique :


Comme pour toutes les fonctions de soutien – comptabilité, contrôle de gestion, gestion des
ressources humaines, etc. –, l’impact de la logistique porte sur toute l’entreprise sans exceptions.
Elle concerne donc au premier plan le fonctionnement interne de l’entreprise (logistique interne)
avec le défi de rendre souple un outil de production rigide par nature. Non seulement, la logistique
se préoccupe également de la coordination des flux entrants et sortants et, par le fait, assume un
rôle d’interface entre d’une part, l’entreprise et ses fournisseurs (on parle respectivement de
logistique d‘approvisionnement ou logistique amont) et d’autre part entre l’entreprise et ses
clients (logistique de distribution ou logistique aval).

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En d’autres termes, en plus qu’elle recouvre toujours des fonctions de transport, stockage et
manutention, etc., la logistique, dans les entreprises de production, tend à étendre son domaine en
amont vers l’achat et l’approvisionnement, et en aval vers la gestion commerciale et la distribution.

A ce stade, on peut d’ores et déjà avancer que l’ensemble des opérations concrétisant les
différents flux sont réparties entre les trois grandes strates de la Supply Chain, à savoir :
− logistique interne de gestion de production
− logistique amont d’approvisionnement SRM pour Supplier Relationship Management ou
Supply Side qui est souvent liée à la logistique de fabrication.
− logistique aval de distribution DRP pour Distribution Requirements Planning ou Distribution
Resource Planning ou logistique de la demande Demand Side qui, inhérente aux
distributeurs, couvre les flux soit du grossiste au détaillant (dans les grandes surfaces
commerciales) jusqu’au client final (consommateur final), soit directement au client final par le
canal du e-commerce et de la e-logistics (en VAD Vente A Distance par exemple), avec le défi
d’éviter les ruptures de stocks dans les linéaires ou trop de stocks sur les plates-formes
avancées. C’est la strate au sein de laquelle la distribution et l’après-vente relèvent souvent des
circuits et de services distincts. En outre, l’aval de la consommation, se développent les
logistiques de « retour » qui bouclent les circuits.
Il s’agit en fait de l’ensemble des activités qui ont pour objectif d’assurer la mise à disposition
dans les délais souhaités par le client et/ou le consommateur final des références et quantités
voulues de produits finis dans les meilleures conditions de coût.
La réalisation de ce processus implique la définition d’une politique de distribution :
 méthode de gestion des stocks de produits finis
 délais de livraison
 gestion du transport en aval
 sous-traitance des autres opérations à un prestataire de services logistiques
Finalement, on peut dire que la fonction logistique a pour missions la conception, la mise en œuvre
et le contrôle de dispositifs de gestion des flux d’informations (flux informatifs) et de matières
concernés par le métier de l’entreprise (flux matériels). En d’autres termes, cette fonction de
soutien, transversale par nature, s’attelle à l’organisation et au contrôle des flux et des interfaces,

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avec les données techniques comme contrainte et les résultats économiques comme objectif,
compte tenu du positionnement stratégique et commercial de l’entreprise.

Externalisation de la logistique : logistique désintégrée


/externalisée
Face à la complexification de l’environnement, l’entreprise doit repenser donc son
organisation dans son ensemble (reengineering) ; il s’agit alors de l’externalisation1 (outsourcing),
qui constitue de nos jours une avancée managériale et organisationnelle majeure permettant de
répondre aux impératifs de l’environnement en termes d’efficacité, de flexibilité, de réactivité et de
diversité.
Manœuvre bien connue et largement diffusée et s’étant considérablement et sensiblement accrue
vers le milieu des années 80, cette stratégie d’externalisation consiste, tout simplement, à confier à
un prestataire extérieur spécialisé tout ou partie d’une activité ou bien d’une fonction de
l’entreprise externalisatrice cliente et son management (fonction), plutôt que de le réaliser en
interne, et ce dans le cadre d’un contrat pluriannuel (de longue durée fréquemment), à base
forfaitaire (prix fixé à l’avance), avec un niveau de service et une durée définis.

Venant au « pourquoi » de l’externalisation des activités ou des fonctions considérées comme non
stratégiques, cette opération est indissociable de la volonté de l’entreprise de sauvegarder le cœur
de son métier (core business), duquel (cœur) sont éloignées ces activités dites périphériques à
l’activité principale de l’entreprise, càd non ou peu créatrices de valeur, et ce en ne concentrant ses
ressources que sur les activités jugées « stratégiques » susceptibles de créer un avantage
compétitif, et faisant par-là appel au marché pour les autres.

En gros, l’externalisation accompagne la stratégie de spécialisation de la firme sur la valorisation de


ses compétences clés (core competences), et lui permet par-là le recentrage sur le corps de son
métier (core business).

En fait, la logistique n’échappe pas à la règle, de manière qu’elle se trouve parmi les
principales fonctions externalisées. Ceci étant donné, ne faut-il pas songer et en conclure que

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Décision d’entreprise consistant à confier à un tiers (à un prestataire de services) la réalisation d’activités précédemment
assurées en interne : entretien des locaux, gardiennage, etc. (Logistique externalisée : définition et niveaux d’intégration
logistique).

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logistique n’est pas une activité stratégique, mais c’est en fonction de l’importance de la logistique
dans le processus de création de valeur de la chaîne, que cette fonction fera ou non l’objet d’une
décision d’externalisation.
La forte croissance de l’industrie de la Prestation de Services logistiques (PSL) s’explique
principalement par une volonté d’externalisation des activités logistiques de la part des industriels
et des distributeurs. Les facteurs motivant cette externalisation sont de nature aussi bien
opérationnelle (logique d’optimisation) reposant sur la recherche d’une réduction des coûts et
d’une mesure de la performance logistique, que stratégique (logique d’innovation).

L’externalisation logistique se traduit prioritairement par le recours à des prestataires tiers


spécialisés, qui permet aux donneurs d’ordres de bénéficier d’économies d’échelle, d’une
variabilisation des coûts, et de compétences d’un niveau supérieur aux services internes.
La performance logistique s’en trouve alors améliorée et plus aisément mesurée par une
transparence accrue des coûts.

La décision d’externaliser les activités à caractère logistique est généralement motivée par la
nécessité pour l’entreprise de se concentrer sur ses métiers de base et d’engager la bataille de
développement, d’innovation, et d’amélioration de la qualité de ses produits ou services, du fait de
la concurrence au niveau du marché domestique et au niveau du marché mondial.

En fait, les décisions d’externalisation logistique ne sont pas toujours des décisions stratégiques,
mais elles le sont bien souvent, là où elles peuvent engager l’avenir de l’entreprise.
Toutefois, l’externalisation de fonctions stratégiques comme la logistique, requiert, pour réussir,
une réflexion approfondie en amont, une préparation rigoureuse et l’implication des dirigeants.
BERTRAND Quélin, professeur de stratégie et politique d’entreprise, adopte cette position en
indiquant que l’externalisation logistique nécessite la « sélection d’un partenaire privilégié capable
d’en faire un réel vecteur de la stratégie de l’entreprise cliente ».

L’externalisation par l’entreprise de ces activités ne serait donc entamée qu’à des conditions dont
figure notamment l’abaissement des coûts logistiques, et l’amélioration de la qualité de produit ou
service pour les clients.

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Niveaux d’intégration logistique :
Quand on aborde la question d’externalisation d’une vision afférente aux prestataires de services
logistiques, dont on vient de parler, on peut avancer que ces prestataires intègrent la logistique
suivant l’un des 3 niveaux de décision tels que structurés sur la pyramide décisionnelle.
partant du sommet de la pyramide, la société externalisatrice peut confier au prestataire logistique
la prise des décisions stratégiques dans la chaîne logistique, décisions à long terme visant
habituellement à définir les objectifs et moyens d'action, et bien évidemment assurer le suivi et le
contrôle des réalisations en vue d'une amélioration globale du taux de service. Partant de ce
constat, le prestataire logistique remplira ainsi le statut d’intégrateur de services logistiques
caractérisés par la quasi-absence de moyens physiques et dont la spécifité est d’intégrer les
prestations de différentes entreprises sous-traitantes (transport, entreposage, opérations à valeur
ajoutée…) et d’en assurer la cohérence et la gestion par la maîtrise des flux d’informations qui s’y
rapportent. Il s’agit donc des prestataires qui conçoivent, organisent et réalisent pour le compte
d’un donneur d’ordre, des solutions logistiques (notamment en matière de systèmes
d’informations) en mobilisant les technologies adaptées (niveau conceptuel).
Ensuite, le prestataire logistique peut se charger de la prise des décisions tactiques au sein de la
chaîne logistique, ayant pour objet la gestion des moyens permettant contrôler et accompagner la
base opérationnelle dans son action. Il s’agit des prestataires logistiques qui intègrent un certain
nombre de services allant de la prise en charge d’opérations de manipulations complexes (co-
manufacturing, co-packing), à la gestion d’opération administratives (facturation, commandes) et
de gestion de l’information. Non seulement, mais qui assurent la fonction de support aux
opérations et processus de production/gestion de stocks, d’approvisionnement de distribution, et
s’intéressent à rationnaliser au mieux ces derniers au regard des objectifs définis par la stratégie
d’entreprise.
Si le prestataire agit de manière classique et décide par-là de la logistique du point de vue
opérationnel, il n’aura pour mission que la gestion des opérations physiques, réalisées sur le
terrain ou dans les ateliers. Ses décisions toucheront ainsi l’exécution de l'ensemble des opérations
qui s'intercalent entre la prise de commandes clients, l’approvisionnement en matières et
consommables, la fabrication des produits, la gestions des stocks et préparation des commandes,
la livraison aux clients et le recouvrement des paiements correspondants.