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CHAPITRE 4.

RECONNAISSANCE ET EXPLORATION DES SOLS

4.1- Introduction :
La reconnaissance des sols fait appel à déférentes techniques de sondages et d’essais sur le site (in situ)
et en laboratoire en vue de déterminer les caractéristiques principales des diverses couches de terre
rencontrées.
4.2- Reconnaissances in situ :
Elles se font par des excavations ou des forages de grandes dimensions ou de petites sections. Lors de
l’exécution de ce type de reconnaissances, sont relevés :
- Les niveaux des différentes couches rencontrées,
- Leurs épaisseurs,
- La profondeur atteinte par le sondage.
Ces renseignements sont reportés sur une coupe (Coupe lithologique) mentionnant le niveau du terrain
naturel rattaché au nivellement générale de sol (±0.00) et indique la nappe d’eau (Figure 1).

Figure 1 : Coupe de terrain d’après un sondage en puits (Coupe lithologique).


4.2.1 - Forages en puit ou en tranchée :
Ils sont réalisés à l’aide d’engins courants de terrassement :
- Pelle mécanique pour des profondeurs inférieures à 6.00 m ;
- Benne preneuse pour l’extraction de puits tubulaires, tubés, de diamètre de 0.5 à 1.2 m, sur des profondeurs
plus importantes ; la traversée des couches rocheuses est effectuée par la chute d’un trépan engin lourd et
contondant qui fractionne la roche ; les éléments désagrégés sont remontés en surface à l’aide de la benne
preneuse (Figure 2).
Leur avantage est de permettre l’observation directe des couches traversées et de procéder à des
prélèvements d’échantillons du terrain en place (Figure 3).

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Figure 2 : Benne preneuse

Figure 3 : Caisse d’échantillons de terrain.


4.2.2 - Sondages de reconnaissances :
D’un diamètre de 100 à 200 mm, ils peuvent atteindre de grandes profondeurs. Comme les précédents,
ils permettent d’effectuer des prélèvements d’échantillons dans les terrains traversés.
Différents procédés de pénétration sont utilisés selon la nature du sol :
1. Par tarière dans les sols meubles, remontant à la surface des échantillons de terrain remanié (Figure 4-a);
2. Par rotation, le forage étant obtenu par pénétration d’un tube creux équipé à sa base d’une trousse
coupante ou d’une couronne abrasive (Figure 4-b);
3. Par rotation dans les roches dures d’un tricône, outil comportant trois molettes dentées (Figure 4-c).

(a) (b) (c)


Figure 4 : outil de sondage.
Des échantillons de terrain peuvent être prélevés par adaptation au dispositif de forage d’un carottier,
tube cylindrique équipé à sa base d’une couronne tranchante.
La carotte a un diamètre de 70 à 140 mm et les conditions de prélèvement sont parfaitement définies
pour éviter toute mauvaise interprétation.
Les forages peuvent être équipés d’un tube piézométrique, dispositif qui permet de mesurer le niveau d’eau
en un point situé dans une zone aquifère, et d’en suivre l’évolution dans le temps.
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4.2.2.1- Répartition et profondeur des sondages :
Dans le cadre d’un projet de construction, les sondages doivent être aussi rapprochés que nécessaire en
vue d’obtenir la meilleure connaissance possible du sol d’assise. Ils doivent encadrés les bâtiments au plus
près, suivant le plan masse et les conditions d’accessibilité. Une première campagne de sondage peut être
préconisée, suivie par une autre plus complète qui permettra d’apporter la précision souhaitée (figure 5).
La profondeur des sondages est déterminée pour atteindre et traverser toutes les couches de sol pouvant être
influencées par la construction.

Figure 5 : Implantation des sondages.


4.2.3 - Essais in-situ :
Ces essais nécessitent un matériel approprié, de mise en œuvre parfois complexe. Les renseignements
fournis, selon le procédé utilisé, sont à analyser avec précaution, parmi ces essais, on site :
4.2.3.1- Essai au scissomètre (Vane-test) :
L’essai au scissomètre (figure 6) est utilisé pour la mesure de la résistance au cisaillement (daN/cm2) et la
cohésion dans les terrains cohérents de faible consistance comme les argiles molles.
L’appareil est constitué de quatre pales métalliques rectangulaires identiques fixées sur un axe vertical.

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Figure 6 : Scissomètre.

4.2.3.2- Essai au phicomètre :


Le phicomètre est un appareil quii permet, dans un forage d’un diamètre de l’ordre de 65mm, de mesurer
la cohésion C et l’angle de frottement d’un terrain, sans avoir recours aux essais de laboratoire.
Le phacomètre comprend les éléments suivants :
 Une sonde forée d’une enveloppe gonflable enrobée de coquilles métalliques dilatables dentelées, de
230mm de longueur et de 58mm de diamètre ;
 Un train de tiges et des organes de liaison ;
 Un ensemble de commandes, d’appareillages enregistreurs et un vérin en surface.
4.2.3.3- Standard pénétration test (SPT):
L’essai SPT consiste à faire pénétrer dans le terrain un carottier par la chute d’une masse déterminée, le
mouton, d’une hauteur maintenue constante.
L’opération consiste à noter le nombre de coups nécessaires prédéterminé, pour enfonser une tige sur une
profondeur en général égal à 30cm.
L’essai permet également de prélever des échantillons de sol remanié.

Figure 7 : Standard pénétration test.


4.2.3.4-Essais par pénétromètres :
Ces essais sont d’un usage de plus fréquent. Ils sont effectués à l’aide d’appareils comportant une tige
métallique terminée par un cône. La tige peut coulisser ou non dans un tube métallique creux pour éviter les
frottements latéraux.
Cet équipement est complété par un dispositif mesurant séparément l’effort exercé sur la pointe conique du
pénétromètre, fixée à l’extrémité d’un train de tiges.

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Les résultats obtenus sont traduits sous forme d’un diagramme, portant en abscisses la résistance de
pénétration à la pointe Rp et la résistance au frottement latérale Rf en daN/cm2 ou en MPa et en ordonnées, la
profondeur en m.
Les trous effectués par les pénétromètres peuvent être équipés d’un tube piézométrique.
De nombreux appareils existent, différenciés par le mode de pénétration de la pointe, leur puissance et leur
poids.
 Pénétromètres statiques (figure 8) :
Il consiste en l’enfoncement à vitesse lente et constante (0,5 à 2 cm par seconde) des tiges munies
d’une pointe à leur extrémité. Il est conçu pour mesurer le frottement latéral sur les tubes extérieurs qui
entourent la tige centrale et les efforts sous la pointe.

Figure 8 : Pénétromètres statiques.


 Pénétromètres dynamiques (figure 9) :
Il permet la détermination de la résistance mécanique d’un sol. Une pointe métallique portée par un
train de tiges pénètre dans le sol par battage successif. On mesure ensuite à intervalles d’enfoncement
régulier, l’énergie nécessaire correspondante.

Figure 9 : Pénétromètres.
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4.2.3.5-Essais pressiométrique :
Le pressiomètre inventé par Louis Ménard en 1955 est un appareil très utilisé de nos jours dans les
projets de fondations. Il consiste habituellement à tirer de l'essai d'une part le module pressiométrique, et
d'autre part la pression limite.

Figure 10 : pressiomètre de type Ménard.


4.2.3.5.1-Principe de l’essai :
Il s'agit d'un essai de chargement statique du terrain en place effectué grâce à une sonde cylindrique
dilatable radialement introduite dans un forage.
 Sondage pressiométrique :
Ensemble des opérations successives (Figure 11) consistant en l’exécution d'un forage pressiométrique et
en la réalisation, dans ce forage, d'un ou de plusieurs essais pressiométrique.

Figure 11 : principe de fonctionnement

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 Forage pressiométrique :
Le forage est réalisé de telle sorte que sa paroi demeure pratiquement intacte, que son diamètre soit
adapté à celui de la sonde et que les sols environnants soient le moins perturbés. Avant d'effectuer un essai, il
faut étalonner la sonde, en la gonflant à l'air libre, ainsi on obtient la résistance propre de la sonde.

Figure 12 : schéma de l’appareil.

Figure 13 : Pressiomètre Menard Modèle G-AM Sonde

L’essai permet de mesurer deux paramètres du sol en place :


: Module pressiométrique, qui est st un module de distorsion du terrain caractérisant la phase pseudo
élastique de l'essai. Il joue un rôle important dans les calculs de tassements et des fondations
: Pression limite qui correspond à l'état limite de rupture du terrain lorsque celui ci est soumis à une
pression uniforme croissante sur une paroi d'une cavité cylindrique, Cet essai est particulièrement bien
adapté à l'étude des fondations superficielles et des fondations profondes
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