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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT

SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE

Année académique :--------------------
2019-2020
Institut Universitaire d'Abidjan

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FACULTE D’ADMINISTRATION DES AFFAIRES


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Département : Administration Des Affaires


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Option : Finance
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MASTER 1

COMPOSITON DE DROIT DES


SOCIETES COMMERCIALES

Etudiants : Professeur :
ALLECHI Kaudjis Lilian M. TRA BI
Trévis
SUJET : RESPONSABILITE DES DIRIGEANTS SOCIAUX

Le terme de « dirigeants sociaux » peut couvrir les fonctions suivantes : administrateur


général, président du conseil d’administration, président-directeur-général, administrateur,
directeur général et directeur général adjoint et gérants. L’acte uniforme les désigne sous le
vocable de « organes de gestion, de direction et d’administration » de la société. Ce dirigeant
doit à des responsabilités vis-à-vis de tous les acteurs internes ou externes de la société. Nous
détaillerons cette responsabilité dans le travail qui va suivre.

A l’égard des dirigeants sociaux, Il existe deux types de responsabilités : la responsabilité


civile et la responsabilité pénale.

De prime abord, concernant la responsabilité civile, il faut distinguer si la société est une
société in bonis : c’est-à-dire une société qui prospère ou une société qui fait l’objet d’une
procédure collective.

Dans le cas où il s’agira d’une société in bonis, chaque dirigeant social est responsable
individuellement envers les tiers des fautes qu’il commet dans l’exercice de ses fonctions et
cela sur la base de l’action individuelle (article 382 code civile) qui l’action en réparation du
dommage subi par un tiers ou par un associé lorsque celui-ci subi un dommage distinct de
celui que pourrait subir la société du fait de faute commise individuellement ou
collectivement par les dirigeants sociaux dans l’exercice de leurs fonctions, cette action est
engagée par celui qui subit le dommage. Il y a donc de ce fait trois conditions à réunir : il faut
d’abord que le dirigeant commette une faute, que cette faute cause un préjudice, et il faudrait
qu’il y ait un lien de causalité entre la faute et le préjudice.

La responsabilité à l’égard de la société est engagée par l’action sociale qui est l’action en
réparation des dommages subis par la société du fait de la faute commise par les dirigeants
sociaux dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour une société qui fait l’objet d’une procédure collective, dans cas si le dirigeant social a
participé par sa mauvaise gestion aux difficultés de l’entreprise, on peut engager sa
responsabilité notamment par l’action en comblement du passif qui va s’imputer sur le
patrimoine du dirigeant social et l’expansion de la procédure collective au dirigeant social.
Les fautes susceptibles, d’enclencher cette situation sont : l’exercice d’une activité
commerciale personnelle, soit par personne interposée soit sous le couvert de la personne

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morale masquant ses agissements, la disposition du crédit de la personne morale comme des
biens propres, la poursuite abusive dans son intérêt personnel.

En second lieu, nous avons la responsabilité pénale. Concernant ce volet, le législateur


national de chaque Etat membre définit les infractions dans ce domaine selon l’article 889 et
suivant. Au titre des infractions, on a par exemple la répartition des dividendes fictifs, la
publication ou présentation aux actionnaires d’une marge fidèle des opérations de l’exercice
l’utilisation de mauvaise foi des biens ou du crédit de la société, tout en sachant que cette
utilisation est contraire à l’intérêt social, pour des fins personnelles ou pour favoriser une
autre personne morale dans laquelle le dirigeant est intéressé directement ou indirectement
(art. 891) ; le fait d’empêcher sciemment un actionnaire ou un associé de participer à une Ag
(art. 892).

Dans le cadre des augmentations de capital, des infractions peuvent être réalisées lors de
l’émission des actions : avant que le certificat du dépositaire ait été établi ; sans que le capital
antérieurement souscrit de la société ait été entièrement libéré ou le cas échéant, sans que
l’intégralité de la prime d’émission ait été libérée au moment de la souscription (art. 893 et
896).

Enfin, il faut noter que tout dirigeant sociaux est chargé à ces règles et sanctions ci-avant, il
convient donc que tout bon dirigeant soit en plein connaissance de ses droits, pouvoirs, et
sanctions en cas débordement afin d’optimiser sa gestion sans manquements.

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