Vous êtes sur la page 1sur 11

Section 1.

Les fondements théoriques de la performance globale

La mesure de la performance d’une entreprise est une question toujours d'actualité pour toute
équipe dirigeante. En effet, comment évaluer la performance économique, sociale et / ou
environnementale d'une grande entreprise ou d'une PME ? Dispose-t-on d’outils ou de
méthodes pour réaliser cette appréciation ? Peut-on réellement tout mesurer ?
La littérature concernant l'évaluation de la performance en entreprise est essentielle.
Cependant, elle se concentre généralement sur seulement un aspect de l'organisation, du
système de production ou de sa stratégie.
Nous allons essayer dans un premier temps d’approcher le concept de performance tout en
mettant l’accent sur ses différentes approches et ses outils de mesure.

1.1. Le concept de la performance 

En examinant les définitions suggérées pour la performance, on constate que cette dernière est
de nature polysémique. Selon Capron et Quairel (2005), l'acceptation actuelle du concept de
"performance" comme "exploit" ou "succès" a été empruntée à l'anglais il y a environ 150
ans, le terme faisant initialement référence aux résultats des courses de chevaux.

L'emploi de ce terme "performance" dans les domaines de la gestion des organisations est
donc basé sur un emprunt analogique ou un vocabulaire sportif, qui implique un contexte de
compétition ou d'adversité.

En se référant à l'analyse d'Annick Bourguignon (1996), la performance en anglais,


contrairement à son sens français, peut prendre plusieurs sens qui s'articulent autour de trois
sens principaux :

 Un succès. Chaque entreprise se focalisera sur sa propre représentation de la réussite. La


performance ne se fait pas d'elle-même et sera différente d'une organisation à l'autre, mais
aussi d'un groupe d'acteurs à l'autre dans une même entreprise.

 Le résultat d’une action. Dans cette acceptation, la performance n'inclut pas un jugement
de valeur. Traditionnellement, " la mesure de la performance est entendue comme
l'évaluation ex-post des résultats obtenus " (Bouquin, 1986). Pour Henri Bouquin (1986,
1994), cette évaluation porte sur trois domaines : économie, efficacité et efficience.
L'économie est la capacité d'obtenir les ressources nécessaires au bon coût, l'efficacité est
la capacité d'atteindre les objectifs fixés et l'efficience est la capacité de les atteindre en
utilisant les ressources prévues.
 Une action. Dans ce sens, plus rare en français qu’en anglais, la performance est un
processus et non un résultat (Barid, 1986).

Figure II-1: la performance

Processus

Ressource Résultats

Economie Efficacité

Efficience

Source : Bouquin, 2004

Bourguignon (2000) suggère ensuite de définir la performance «  comme la réalisation des


objectifs organisationnels, quelles que soient la nature et la variété de ces objectifs. Cette
réalisation peut se comprendre au sens strict (résultat, aboutissement) ou au sens large du
processus qui mène au résultat (action) ». Pour plusieurs auteurs (Quinn & Cameron, 1983 ;
Villarmois, 2001), il ne s'agit pas d'un concept défini, mais plutôt d'une construction
intellectuelle, une construit. En d'autres termes, c'est un objet déduit d'un haut degré
d'abstraction, difficile à représenter, à observer et à mesurer.

1.2. Les approches de la performance 

La performance a longtemps été limitée à sa dimension financière. Cette performance a visé à


atteindre la rentabilité souhaitée par les actionnaires avec le chiffre d'affaires et la part de
marché qui ont permis d'assurer la pérennité de l'entreprise. Mais au cours de ces dernières
années, on est passé d'une représentation financière de la performance à des approches plus
globales qui intègrent des dimensions sociales et environnementales. D'autres acteurs appelés
des parties prenantes sont donc apparus et la notion de performance a été relancée.

Aujourd'hui, la pérennité des entreprises ne repose plus uniquement sur la dimension


financière de leurs activités, mais aussi sur la manière dont elles se conduisent. En
conséquence, la responsabilité des entreprises se développe, elle ne se limite plus aux
actionnaires, mais englobe d'autres parties prenantes (associations, syndicats, clients,
fournisseurs, etc.). Dans ce paragraphe, nous tenterons d'étudier le passage d'une approche
financière de la performance à une approche plus globale.

1.2.1. Approche traditionnelle financière 

La performance a longtemps été un concept unidimensionnel, mesuré par le seul profit, en


raison notamment du poids des propriétaires dans le processus de décision (Saulquin et al.
2007). Dans cette perspective, le système de mesure associé est la comptabilité classique, qui
se traduit par "la production d’une représentation numérique d'une entité économique ", et
l'indicateur de référence est le résultat net comptable.

Il est un modèle standardisé composé de conventions partagées à l'échelle internationale, ce


qui permet une comparaison objective entre toutes les organisations. Asseyant l'actionnaire,
propriétaire de l'entreprise, en tant que bénéficiaire privilégié de l'activité de l'organisation, ce
modèle permet de traduire l'objectif stratégique de maximisation du profit en objectifs plus
opérationnels, compréhensibles et contrôlables à une échelle managériale. En résumant, quels
que soient les indicateurs suivis, le modèle comptable vise toujours à mesurer le résultat net.

Or, depuis les années 1980, les chercheurs dénoncent les insuffisances d'une approche
purement financière de la performance. Les principales critiques portent sur sa dimension à
court terme qui tend à maximiser un profit concrétisé par les dividendes versés et la non
intégration des différents acteurs qui participent au développement de l’entreprise tels que les
dirigeants, las salariés et les clients (Dohou-Renaud, 2007 ; Bouquin, 2004 ; Lebas, 1995).

La logique financière de la performance est alors remise en cause, le débat sur la performance
incite les entreprises à compléter les critères de gestion exclusivement financiers et
économiques par des indicateurs décrivant d'autres aspects de leurs activités. C'est dans ce
cadre que le débat sur la performance s'enrichit, notamment avec l'émergence de concepts tels
que la responsabilité sociale, les parties prenantes etc.

1.2.2. Approche globale de la performance 

La performance financière n'est plus suffisante pour apprécier la performance d'une


entreprise. Au 20ème siècle, cette notion s'est élargie pour prendre en compte la " responsabilité
sociale " ou responsabilité sociétale de l'entreprise envers ses parties prenantes.

En effet, la notion de performance globale apparaît en Europe avec l'émergence du


développement durable, mais ses origines remontent à des termes plus anciens comme la
responsabilité sociale (RSE), ce concept a été apparu au début aux Etats-Unis puis en Europe.
A cet égard, nous allons d’abord essayer de le définir en étudiant ses origines et son évolution
avant de passer à l’émergence de la performance globale.

Au contexte américain, La littérature théorique nord-américaine sur la responsabilité sociale


se réfère aux auteurs suivants à ce propos : Carroll (1979), Wood (1991) et Clarkson (1995).
Bowen qualifie la responsabilité sociale de dirigeant comme « une série d’obligations
entraînant une série de politiques, de décisions et de lignes de conduite compatibles avec les
objectifs et valeurs de la société » (Germain, Trébucq, 2004). Cette définition de la RSE a
considérablement évolué au fil du temps. Ainsi, en 1960, Keith Davis (cité par Carroll, 1991)
a avancé que la responsabilité sociale se réfère aux décisions et aux actions prises par les
gestionnaires pour des raisons qui vont au-delà des seuls intérêts économiques ou techniques.

En 1971, le Comité de développement économique (CED) a élargi le concept de la RSE en se


référant à trois cycles concentriques : " le premier inclut les responsabilités de base pour
l'exercice des fonctions vitales de l'entreprise liées à la production, à l'emploi et à la
croissance économique ; le deuxième entoure une notion plus large de responsabilité, avec
une sensibilité aux évolutions et attentes des sociétés avec, par exemple, la considération des
enjeux environnementaux, sociaux ou information des consommateurs ; enfin le troisième qui
prend en compte la mise en œuvre des responsabilités émergentes en faveur de
l'environnement comme, les créations de postes d'emplois pour les groupes particulièrement
défavorisés " (Germain, Trébucq, 2004).

En 1979, Carroll a précisé que la notion de responsabilité sociale est « ce que la société
attend des organisations en matière économique, légale, éthique et discrétionnaire ». Selon le
même auteur, la responsabilité comporte quatre composantes : économique, juridique, éthique
et discrétionnaire (voir le schéma ci-dessous).
Figure II-2 : les composantes de la RSE

Responsabilités
philanthropiques
La société ne possède pas
de message clair, le
comportement est laissé à
l’appréciation de chacun.

Responsabilité éthiques
Il s’agit de responsabilités supplémentaires.
Ces responsabilités sont attendues par la
société et visent à respecter les droits des
parties prenantes
Responsabilités juridiques
La société fixe le cadre légal dans lequel l’entreprise opère.
Il est de sa responsabilité d’obéir à ces lois (éthique imposée
et codifiée)

Responsabilités économiques
L’entreprise est une institution dont l’objectif est de produire les biens et services
que la société désire et de les vendre avec profit (besoin d’assurer sa survie et de
récompenser ses investisseurs)

Source : Mercier, 2004 ; Carroll, 1991

Avec l'évolution de la notion de RSE, un nouveau concept a émergé celui de la réceptivité


sociétale des entreprises (Corporate Social Responsiveness). Carroll (1999) décrit cette notion
comme la capacité d'une entreprise à réagir aux pressions sociales. Selon Wood (1991), la
réceptivité est l'établissement d'une gestion des relations qui lient l'entreprise avec les
différents intervenants. Ce nouveau concept donne une orientation plus managériale et
opérationnelle à la responsabilité sociale. Ainsi, les deux notions (RSE et la réceptivité
sociétale) sont deux aspects différents qui ont des effets différents. Si la première reste vague
pour les dirigeants (en stipulant qu'il existe un contrat implicite entre l'entreprise et la société
selon lequel l'entreprise a des obligations envers l'entreprise qui a le droit de la contrôler), la
seconde perspective est plus opérationnelle et managériale car elle précise les individus ou
groupes d'individus qui sont concernés par les activités de l'entreprise, définit leurs attentes et
les approches de gestion nécessaires pour y répondre.
C'est dans cette réflexion sur la responsabilité sociale que la notion de performance sociétale
est apparue. Il est noté dans la littérature qu'il n'existe pas de définition précise et claire de la
performance sociétale des entreprises (PSE). Les définitions suivantes sont basées sur les
articles des principaux auteurs sur la responsabilité sociale.

Suivant la recherche de Carroll (1979), la PSE est l'intersection de trois dimensions : les
principes de responsabilité sociétale (économique, juridique, éthique et discrétionnaire), les
philosophies de réponse aux problèmes sociaux qui se posent et les domaines sociaux dans
lesquels l'entreprise est engagée.

En Europe, il n'y a pas de séparation entre l'activité de l'entreprise et les actions liées à la
responsabilité sociale. Pour cerner précisément l'approche européenne de la RSE, il convient
de se référer à la définition de la Commission européenne : « La RSE est un concept qui
désigne l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et
environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties
prenantes » (Livre vert, juillet 2001, p.8). La Commission considère que les entreprises sont
socialement responsables quand elles vont au-delà des obligations légales minimales et des
exigences de la négociation collective pour satisfaire les besoins sociétaux. La RSE permet
aux entités, de petite ou de grande taille, de favoriser la conciliation des ambitions
économiques, sociales et environnementales, en coopération avec leurs partenaires (COM ,
2006).

Dans le cadre de l'approche européenne de la RSE, il est possible de rendre le concept de


développement durable plus opérationnel pour les entreprises. Ces deux concepts sont des
niveaux distincts. En effet, le développement durable est un concept macroéconomique, remet
les entreprises en question dans leurs objectifs, dans la conception de leurs organisations, en
leur procurant les principes qui déterminent leurs activités économiques, tandis que, la
responsabilité sociétale est la réponse des entreprises aux défis sociaux au niveau micro-
économique (Capron, Quairel, 2007).

Aujourd'hui, dans les entreprises, la "responsabilité sociétale" au sens concret du terme est
incarnée dans le concept "Triple Bottom Line" : prospérité économique, respect de
l'environnement, respect et amélioration de la cohésion sociale. » (Pesqueux, 2002,). Ce
concept " reflète la prise en compte, au niveau de l'entreprise, des trois dimensions du
développement durable " (Baret, 2006). Il est fréquemment illustré par un triangle qui met en
évidence les trois objectifs poursuivis : économique (création de richesse pour tous par des
modes de production et de consommation durables), écologique (conservation et gestion des
ressources) et social (équité et participation de tous les groupes sociaux). Le but du
développement durable est de trouver un équilibre entre ces trois dimensions afin d'éviter que
la poursuite d'un objectif ne se fasse au détriment des deux autres.

C’est dans ce cadre que la notion de performance globale est apparue. Les travaux
innovateurs dans ce domaine remontent au groupe de travail de 1997 de la Commission
générale de planification (Capron et Quairel, 2005), dans lequel Marcel Lepetit définit la
performance globale « comme une visée (ou un but) multidimensionnelle, économique,
sociale et sociétale, financière et environnementale, qui concerne aussi bien les entreprises
que les sociétés humaines, autant les salariés que les citoyens ». Cette performance est définie
par des indicateurs multicritères et multipartites et non plus par une mesure unique.
Désormais, les relations que les entreprises maintiennent, non seulement avec leur
environnement naturel mais aussi avec leur environnement sociétal, doivent être prises en
compte et évaluées.

Ainsi, dans la littérature managériale actuelle, la performance globale est employée pour
apprécier la mise en place par les entreprises du concept de développement durable (Capron et
Quairel, 2005). Cette performance globale de l'entreprise (PGE) est définie comme «
l’agrégation des performances économiques, sociales et environnementales » (Baret, 2006,;
Reynaud, 2003) ou « par la réunion de la performance financière, de la performance sociale
et de la performance sociétale » (Germain, Trébucq,).

Le schéma suivant représente les composantes de la performance globale.


Figure II-3 : la performance globale

La performance globale

La performance La performance sociale


environnementale
La performance économique

Egalité de Bonne
Sécurité des Epuisement traitement condition
installations des de travail
ressources

Sécurité des Bonne


Diminution
produits condition de
de la
travail
pollution

Diminution des coûts directs Diminution de probabilité


(Gaspillage) ; d’occurrence d’événements
Diminution des risques spectaculaires (grèves) ;
d’accidents Augmentation de la
Image/ Gain de parts de motivation des employés ;
marché Facilité de recrutement de
Opportunité de création de cadres
nouveaux produits
Source : Reynaud, 2003

1.2.2.1. La performance économique globale

L’approche économique repose sur la notion centrale d’objectifs à atteindre. Ces derniers
traduisant les attentes des propriétaires dirigeants, ils sont donc souvent énoncés en termes
économiques et financiers. L’illustration de cette approche est reflétée dans la récente étude
de J. Caby et al. [1996] qui souligne les prolongements stratégiques d’une telle conception.
Pour eux, la création de valeur passée ou anticipée se fonde soit sur une croissance de
l’activité, soit sur une politique de dividendes raisonnée en fonction des investissements futurs
soit, encore, sur une préférence pour les financements externes.

La performance économique globale de l’entreprise peut être identifiée à la différence entre


la valeur V offerte au marché et la somme des valeurs consommées Ci, coûts des différentes
activités au sein des diverses composantes organisationnelles de l’entreprise (LORINO
Philipe 1996). L’entreprise cherche toujours à maximiser cette différence :

Performance = Max (V- somme Ci)

1.2.2.2. La performance sociale

La vision économique de la performance, issue de l'approche classique, a fait l'objet de


nombreuses critiques. Face aux limites de cette approche déterministe, mécaniste et
fonctionnaliste, apparurent trois écoles (École des relations humaines, École de la prise de
décision et École des dysfonctionnements bureaucratiques) qui confirment l’idée selon
laquelle, il est possible d’atteindre les résultats économiques poursuivis par une organisation
sans mettre l’accent sur ses dimensions humaines.

Les approches sociales de la performance affirment ainsi les origines de l'École des relations
humaines, qui reviennent aux travaux d'Elton Mayo (1946) et Maslow (1954). La conclusion
de ces auteurs est la suivante : la performance d'une organisation est directement liée à
l'attachement des individus, qui constituent ainsi un groupe social capable d'atteindre les
objectifs organisationnels. De plus, les comportements et les sentiments des travailleurs ne
peuvent être compris que sur la base de toutes les relations qu'ils entretiennent avec les
différents groupes, puisque l'entreprise est un système d'action sociale.

La performance sociale est donc la mise en pratique efficace de la mission sociale d’une
organisation en accord avec les valeurs sociales. Elle fait référence à l’ensemble des résultats
d’une entreprise dans les domaines extra économique c’est-à-dire ceux qui ne relèvent pas
directement de l’activité économique.

Elle peut indiquer ainsi la mise en place des pratiques de la responsabilité sociale des
entreprises (l’application de la réglementation telle que le code de travail, le respect et la
reconnaissance des employés).
1.2.2.3. La performance environnementale

La performance environnementale est un concept multidimensionnel. Dans sa série ISO


14000 parue en 1996, l’Organisation internationale de normalisation (OIN) définit la
performance environnementale comme étant «les résultats mesurables du système de
management environnemental, en relation avec la maîtrise par l’organisme de ses aspects
environnementaux, sur la base de sa politique environnementale, de ses objectifs et cibles
environnementaux».

D’après cette définition, la performance environnementale est strictement liée au système de


management environnemental proposé par la norme ISO 14001. Les résultats
environnementaux ne peuvent se mesurer que dans le cadre d’une politique environnementale,
des objectifs et des cibles environnementaux. Une entreprise ne recourant pas à ces pratiques
de gestion ne peut prétendre avoir réalisé une performance environnementale. Cette définition
limite donc le champ d’action des entreprises puisqu’elle se fonde sur une vision gestionnaire.

L’OIN apporte une autre définition à la performance environnementale en 1999 dans sa


norme ISO 14031 «les résultats obtenus par la direction d’un organisme concernant ses
aspects environnementaux». Cette définition implique que tout résultat issu de la gestion
environnementale constitue une performance environnementale.

On peut remarquer que la deuxième définition est plus globale et ne se limite pas à une vision
gestionnaire mais les deux définitions ne sont pas faciles à opérationnaliser. Elles ne
spécifient pas les aspects à prendre en considération dans la mesure de la performance
environnementale.

En résumant, la performance environnementale englobe les résultats des efforts gestionnaires


et techniques de l’entreprise dans la protection de l’environnement et dans la variation des
pressions écologiques.

1.2.2.4. La performance sociétale de l’entreprise

La performance sociétale est l’ensemble des performances économique, sociale, et


environnementale. Elle fait référence à la responsabilité sociétale qui « est un processus
volontaire au moyen duquel des organisations intègrent des préoccupations sociales et
environnementale à leurs activités et à leurs relations avec les parties intéressés »1.

1
LAPORT Danielle et autres collaborateurs, Guide pratique de la performance sociale, une approche de la
performance de l’entreprise, Edité par ARACT (association régionale pour l’amélioration des conditions du
travail), France, 2008, P 20.
Comme nous avons déjà signalé, la responsabilité sociétale fait référence à trois cercles
concentriques à savoir :

 les responsabilités de base pour l’accomplissement des fonctions essentielles de


l’entreprise, relatives à la production à l’emploi et à la croissance économique ;

 une sensibilité aux évolutions de la société et de ses attentes, avec par exemple, la prise en
considération des questions de protection de l’environnement, de relations sociales ou encore
d’information des consommateurs ;

 l’exercice de responsabilités émergentes, servant à améliorer l’environnement, comme des


créations ciblées d’emplois au profit de populations particulièrement défavorisées.

Cette approche permet à l’entreprise de :

 Appliquer rigoureusement la réglementation ;

 Respecter les valeurs sociales ;

 Encourager la communication interne et externe ;

 Protéger l’environnement naturel ;

 S’inscrire dans la démarche du développement durable ;

 Evaluer les conséquences des activités de l’entreprise sur les parties prenantes.

Vous aimerez peut-être aussi