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Viviana Urbaneja.

CTT I Français, section B1

Figer une culture, c’est la tuer ?

La culture est un des aspects les plus importants dans la vie d’un individu et la
configuration de son identité, de la même façon que du fonctionnement d’une société ; donc, il
faut étudier la culture pour être capable d’analyser des phénomènes sociaux, linguistiques,
politiques, historiques, etc. Cependant, définir qu’est-ce que c’est la culture, ou quels sont les
éléments qui l’entourent, est une tâche plutôt compliquée.

Alors, dans le dictionnaire « Le Robert », on trouve la définition suivante de culture : « Les
connaissances et les traditions particulières à un pays, à une nation. ». On peut pourtant chercher
des définitions moins étroites. Par exemple, l’institution internationale l’UNESCO donne cette
définition : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme
l'ensemble des traits distinctifs, spirituels , matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent
une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres et les sciences, les modes
de vie, les lois, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » Mais en avant une
définition comme celle-ci, figer une culture spécifique représente une nouvelle problématique, en
tant que toutes ces allures mentionnées auparavant sont des objets constants de changement. En
outre, on ne peut pas attendre que tous les membres d’un groupe aient exactement les mêmes
caractéristiques. Donc, il y a des gens qui parlent de « tuer une culture » lorsqu’on cherche de
limitations pour celle-ci.

Cependant, il y a des différents aspects à considérer quand l’on cherche des réponses à
cette question. D’abord, si bien la culture et les individus qui font partie de cette dernière-là
peuvent souffrir toujours des changements, et si bien il y auront des membres qui seront hors la
règle dans leurs groupes, il faut établir de différences entre un groupe social et un autre pour en
parler des configurations culturelles diverses. Alors, un français, par exemple, n’a pas les mêmes
traditions, valeurs, nécessités, etc., qu’un chinois, et si on ne figeait pas les caractéristiques qui
font la différence entre ces deux groupes, on ne serait pas capables de faire un contraste parmi
ces groupes sociaux, et donc la définition même de culture ne serait pas nécessaire en tant que
tous les groupes humains auraient les mêmes attributs.

Mais comment est-ce qu’on fige une culture si l’on vient de dire que quelques membres
d’un groupe sont différents entre eux ? On ajoute ici une idée présentée par l’anthropologiste
Alejandro Grimson, qui propose que la culture est égale à la somme de ses parties, même quand
ces parties ne sont pas identiques entre elles. Alors, si on utilise l’exemple de la société
vénézuélienne, on se rendra compte que les personnes qui habitent à Caracas n’ont pas
exactement les mêmes traditions et caractéristiques que celles qui habitent à Maracaibo : elles ont
des styles musicaux traditionnels distingués entre eux, elles utilisent des mots et des expressions
propres qui n’existent pas dans l’autre ville, ou tiennent une conception différente de leur pays.
Cependant, la majorité de ces personnes partagent au même temps des autres éléments culturaux
qui sont majoritaires sur tout le territoire vénézuélien, comme l’usage de la langue espagnole, le
métissage entre la race blanche, indigène et nègre, une histoire en commun, une influence plutôt
forte du christianisme, etc. Ainsi, on a aussi des groupes culturaux diverses dedans la ville de
Caracas, et on pourrait faire la même caractérisation qu’avant. Donc, on peut parler des éléments
qui vont dès les aspects macro aux aspects micro, ou dès les singularités culturelles générales à
celles qui sont spécifiques. Pour cette raison, il faut figer les cultures pour être capable de les
étudier, mais en étant toujours soigneux et considérant que quand l’on parle d’une configuration
culturelle, on ne fait pas allusion aux caractéristiques possédées par la totalité de sa population,
mais par une partie au moins significative d’individus.

Cela nous emmène à une autre proposition de Grimson, qui dit dans son œuvre « Les
limites de la culture » qu’un groupe d’individus appartient à la même culture si leurs expressions
sont intelligibles parmi eux, tandis que les écarts existent. C’est-à-dire, deux individus ne sont pas
partie d’une même culture quand ils ne partagent rien ou presque rien, et en conséquence, ils ne
peuvent pas se comprendre. Par exemple, on peut comparer la culture française avec celle de
l’Allemagne. Si bien on parle de groupes linguistiques et culturaux différents, elles appartiennent
au même temps à la culture européenne. Alors, si un allemand utilise son idiome pour parler avec
un français, ils ne pourront pas se communiquer ; cependant, tous les deux vont serrer les mains
s’ils viennent de se connaître, utiliseront la couleur blanc pour représenter la paix, achèteront avec
la même monnaie (l’euro), auront plus ou moins les même valeurs morales (par exemple, tantôt
les français et tantôt les allemands vont considérer que telle chose comme la mutilation féminine
est un crime), etc. Donc, ils partagent quelques aspects culturaux. Mais si un français va à
l’Ethiopie et découvre que la mutilation génitale parmi les femmes est une tradition plutôt
répandu dans ce pays, il sera vraiment difficile pour lui de comprendre pourquoi est-ce que l’on a
des coutumes comme ça. Ils ne partagent pas non plus des autres symboles, mœurs, valeurs,
langues, etc., et c’est pour ça que la communication sera presque impossible entre deux groupes
sociaux si bien éloignés. Alors, les français ont leur propre culture, mais ils se rapportent au même
temps à la culture européenne auprès les allemands, italiens, espagnol, etc. Pourtant, on ne peut
pas dire que les français et les éthiopiens soient de la même culture, et pour arriver à cette
conclusion et la soutenir, il faut que l’on fige les cultures et leur donne certaines caractéristiques.

En conclusion, figer une culture ne signifie pas qu’on la tue. Au contraire, on a besoin de
trier les différents groupes humains pour les étudier d’une manière plus significative. Cependant, il
faut délimiter ces caractéristiques prenant toujours en compte que les cultures ne sont pas
statiques, que les expressions culturales et les identités sont toujours en changement, que non
tous les membres participants d’un groupe vont avoir absolument tous les caractéristiques de sa
société, et qu’il existent beaucoup de subdivisions dans une même culture, raison pour laquelle les
groupes ne seront jamais totalement hétérogènes.