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2013-2015 – L’eau en espace urbanisé -

Action 45 : Amélioration des performances


des systèmes d’assainissement non collectif

Développement d’un
perméamètre in situ pour
l’étude du potentiel épuratoire
des sols naturels

Rapport final

Pierre BREUL
Université Blaise Pascal CLERMONT-FERRAND – Institut
Pascal

Août 2015

Document élaboré dans le cadre du PANANC

En partenariat avec Nicolas FORQUET, Vivien DUBOIS et Catherine BOUTIN,


Irstea Centre de Lyon-Villeurbanne
AUTEURS

Pierre BREUL, professeur (Université Blaise Pascal Clermont II – Institut pascal),


Pierre.BREUL@univ-bpclermont.fr

CORRESPONDANTS

Onema : Céline LACOUR, ONEMA, celine.lacour@onema.fr


Partenaire : Catherine BOUTIN, Irstea, catherine.boutin@irstea.fr

AUTRES CONTRIBUTEURS

Vivien DUBOIS, Ingénieur d’étude(Irstea), vivien.dubois@irstea.fr

Nicolas FORQUET, Ingénieur de recherche (Irstea), nicolas.forquet@irstea.fr

Catherine BOUTIN, Ingenieur (Irstea), catherine.boutin@irstea.fr

Droits d’usage : accès réservé


Niveau géographique : national
Couverture géographique : France
Niveau de lecture : experts
Développement d’un perméamètre in
situ pour l’étude du potentiel
épuratoire des sols naturels
Rapport intermédiaire
Matias BARTOLINI – Pierre BREUL

RESUME
La perméabilité du sol reste un des paramètres clé pour établir le potentiel épuratoire et la capacité
d’infiltration des sols naturels. À ce jour, il n’existe pas de technique satisfaisante permettant d’évaluer la
perméabilité d’un sol en profondeur de façon à la fois rapide et localisée.
C’est pourquoi, nous avons développé un perméamètre in situ pouvant réaliser des mesures localisées de
perméabilité à l’air ou à l’eau dans un forage de 2 cm de diamètre. À l’heure actuelle, un prototype a été
réalisé et l’objectif principal consiste à le tester et le calibrer. Il est donc nécessaire :
d’étudier la faisabilité technologique de l’essai et l’adaptabilité de l’outil aux conditions de terrain,
d’étudier la fiabilité des mesures effectuées : répétabilité, précision, sensibilité,
d’établir les limites d’utilisation et la gamme de mesure de cette technique,
d’établir pour chaque type d’essai (à air, à l’eau, à charge constante et variable) le protocole des
essais.

Pour cela, deux études expérimentales ont été menées :


La première a consisté en une étude en laboratoire en conditions contrôlées sur quatre matériaux
« modèles ». L’objectif de cette étude est de comparer les valeurs de perméabilité obtenues pour les
différents matériaux dans différentes conditions de compactage selon des valeurs d’essais
normalisées.
La seconde a consisté en une étude in situ en conditions réelles et en comparant les mesures
obtenues avec celles obtenues à l’aide d’un perméamètre de Guelph.
Après une synthèse bibliographique sur la perméabilité dans les sols, ce rapport présente les démarches
expérimentales mises en œuvre, les résultats obtenus et dresse un bilan des points à améliorer et des études
restant à accomplir pour valider cet outil.

MOTS CLES (THEMATIQUE ET GEOGRAPHIQUE)

Perméabilité, sols, perméamètre, assainissement


Développement d’un perméamètre in
situ pour l’étude du potentiel
épuratoire des sols naturels
Rapport intermédiaire
Matias BARTOLINI – Pierre BREUL

DEVLOPMENT OF AN IN SITU PERMEAMETER FOR THE STUDY OF THE PURIFYING POTENTIAL


OF NATURAL SOILS

ABSTRACT
It is necessary to estimate the purifying potential of natural soils. In order to know it, the permeability of soils
is the key parameter. Nowadays, there is no satisfying measuring technique that can measure permeability
of soils at big depths quickly and localized.
This is the reason why we have developed an in-situ permeameter that can do this localized permeability
measurements using air and water in a hole of 2 cm of diameter. Actually, a prototype has been made and
the main goal of this work is to test and calibrate this prototype. In order to achieve this goal, it is necessary:
To study the technological feasibility of this essay and the adaptability of the permeameter to soil
conditions,
To study the reliability of measurements: repetition, precision and sensibility,
To establish the usage limits and the interval of measurement of this technique,
To establish for every kind of essay (with water, air, constant or variable charge) the protocol of
essays.

To accomplish these objectives two kind of experimental studies have been made:
The first one consists of the study of four model materials at the laboratory with controlled conditions.
The objective of this study is to compare the values of permeability obtained for the different
materials with different values of compaction with the values obtained by making normalized
laboratory essays.
The second one consists of an in-situ study, in real conditions and comparisons between the values
obtained with the prototype and the values obtained by using a Guelph permeameter.

After making a bibliographic synthesis about soil permeability, this report presents the different experiments
made, the results and a conclusion with the points to improve and the studies that are needed to be done in
order to validate this prototype.

KEY WORDS (THEMATIC AND GEOGRAPHICAL AREA)


Permeability, soils, permeameter, purifying
Développement d’un perméamètre in
situ pour l’étude du potentiel
épuratoire des sols naturels
Rapport intermédiaire
Matias BARTOLINI – Pierre BREUL

SYNTHESE POUR L’ACTION OPERATIONNELLE


La perméabilité du sol reste un des paramètres clé pour établir le potentiel épuratoire et la capacité
d’infiltration des sols naturels. À ce jour, il n’existe pas de technique satisfaisante permettant d’évaluer la
perméabilité d’un sol en profondeur de façon à la fois rapide et localisée.
C’est pourquoi, le travail de recherche présenté vise à développer un outil pour évaluer rapidement et
précisément la conductivité hydraulique du sol in-situ. L’outil est capable de faire des injections d’eau ou d’air
pour évaluer la perméabilité in-situ dans un forage de 2 cm de diamètre.
Dans un premier temps, un prototype a été développé et tester en conditions maîtrisées et en conditions
réelles en vue d’évaluer sa faisabilité technologique.
En parallèle, sur la base de l’hydraulique classique, des formules ont été développées pour calculer la valeur
de conductivité hydraulique saturée à partir des variations d’hauteur de charge d’eau (débit d’eau injecté sur
le terrain) sur un sol non saturé. Une formule a également été développée pour calculer la perméabilité
saturée du sol mais à partir d’une injection d’air.
Des campagnes expérimentales en laboratoire et in situ ont été réalisées en vue de valider la fiabilité
des mesures effectuées (répétabilité, précision, sensibilité) et d’établir les limites d’utilisation et la
gamme de mesure

Suite aux essais en laboratoire, réalisés uniquement sur des sables et un limon, les protocoles d’essais ont
été développés. .Par la suite, l’outil a été testé en conditions in situ sur 4 sites différents (constitués de
matériaux argileux, argilo-sableux, sablo-limoneux et sableux). La mise en œuvre de l’outil en conditions in
situ est opérationnelle et bien adaptée : elle est facile et permet de réaliser des essais localisés dans des
franges du sol. Afin d’étudier la fiabilité des mesures effectuées, celles-ci ont été comparées aux valeurs
obtenues avec un perméamètre Guelph appareil faisant référence dans ce domaine mais limité à des
mesures comprises entre 0 et 80 cm de profondeur).
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épuratoire des sols naturels
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SOMMAIRE
1. INTRODUCTION .................................................................................................................................................... 9
2. SYNTHESE SUR LA MESURE DE LA CONDUCTIVITE HYDRAULIQUE K DES SOLS .................................. 9
2.1. Définition de la conductivité hydraulique k ............................................................ 9
2.2. Mesure de la conductivité hydraulique k ............................................................. 15
2.2.1. Mesure de k en laboratoire ...................................................................... 15
2.2.2. Mesure de k in situ .................................................................................. 18
2.3. Bilan sur la conductivité hydraulique k ................................................................ 20
3. PARTIE EXPERIMENTALE ................................................................................................................................ 21
3.1. Introduction......................................................................................................... 21
3.1.1. Problématique ......................................................................................... 21
3.1.2. Hypothèses .............................................................................................. 22
3.2. Présentation du perméamètre et protocole d’essai propose ............................... 22
3.2.1. La sonde de perméabilité et ses accessoires (Figure 8 et Figure 9) ...... 22
3.2.2. Protocoles des essais.............................................................................. 27
3.2.3. Développement des formules de calcul de la conductivité hydraulique ks28
3.2.4. Essai à l’air .............................................................................................. 29
3.3. Validation de l’outil .............................................................................................. 30
3.3.1. Démarche mise en place ......................................................................... 30
3.3.2. Validation phase 2 ................................................................................... 31
3.3.3. Faisabilité technologique ......................................................................... 33
3.4. Résultats obtenus ............................................................................................... 34
3.4.1. Traitement des résultats .......................................................................... 34
3.4.2. Analyse des résultats .............................................................................. 35
3.4.2.1 Essais à l'eau: évolution de "ks "en fonction du temps .................................... 35
3.4.2.2 Essais à l'air: évolution de "ks " en fonction du temps et comparaison entre les méthodes
de calcul 38
3.4.2.3 Répétabilité et variabilité de la mesure ............................................................ 41
3.4.2.4 Précision des valeurs de ks mesurées ............................................................ 44
3.4.2.5 Gamme de mesure de l'outil ............................................................................ 46

4. CONCLUSIONS ................................................................................................................................................... 47
5. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................................................................................... 49
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LISTE DES FIGURES


Figure 1. Schéma de l'équipement utilisé par Darcy pour les essais à charge constante dans le calcul de la
perméabilité ................................................................................................................................................... 10
Figure 2. Exemple de courbe caractéristique de rétention d’eau (CCRE) .................................................... 12
Figure 3. Appareil pour l'essai de Darcy ........................................................................................................ 15
Figure 4. Essai de Darcy à charge constante................................................................................................ 16
Figure 6. Schéma de principe de la sonde de perméabilité .......................................................................... 23
Figure 7. Principe de fonctionnement du perméamètre dans différentes configurations .............................. 24
Figure 8. Sonde d'injection ............................................................................................................................ 24
Figure 9. Schéma de la sonde d'injection ...................................................................................................... 24
Figure 10. a) Première crépine d'injection – b) Deuxième crépine d’injection .............................................. 25
Figure 13. Tête d'injection ............................................................................................................................. 25
Figure 14. Tige de 50 cm ............................................................................................................................... 26
Figure 17. Réservoir d'air .............................................................................................................................. 27
Figure 19. Carte d’implantation des sites d’étude et valeur de perméabilité théoriques ............................... 31
Figure 20. Obturation de la crépine d'injection dans sols argileux ................................................................ 34
Figure 24. Evolution de "k s" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau sur le site de Perignat-
sur-Allier ..................................................................................................................................................... 37
Figure 25. Evolution de "k s" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau dans la fosse IP ......... 38
Figure 26. Evolution de "k s" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de calcul de la
perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour le site de Gerzat ............................. 39
Figure 27. Evolution de "k s" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de calcul de la
perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour le site d'Aulnat ................................ 40
Figure 28. Evolution de "k s" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de calcul de la
perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour le site de Perignat-sur-Allier ........... 40
Figure 29. Evolution de "ks" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de calcul de la
perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour les essais dans la fosse IP ............. 41
Figure 30. Rapport "kmax / kmin" moyen de chaque type d'essai en fonction du type de matériau testé pour
évaluer la répétabilité..................................................................................................................................... 42
Figure 31. Coefficient de variation en fonction du type de matériau testé pour évaluer la variabilité ........... 43
Figure 32. Représentation des valeurs moyennes des valeurs k IPeau, kG et k théoriques ou mesurées au
laboratoire en fonction du type de sol ............................................................................................................ 44
Figure 33. Représentation des valeurs moyennes des valeurs k IPair, kG et k théoriques et mesurés au
laboratoire par rapport au type de sol ............................................................................................................ 45
Figure 34. Erreur entre résultats moyens à l'air ............................................................................................ 46

LISTE DES TABLEAUX


Tableau I. Ordres de grandeur de coefficients de perméabilité (m/s) ............................................................. 9
Tableau II. Spécifications du perméamètre Lepetit Institut Pascal ............................................................... 22
Tableau III. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés sur Gerza ................................ 32
Tableau IV. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés sur Aulnat ............................... 32
Tableau V. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés sur Perignat-sur-Allier ............. 32
Tableau VI. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés dans la fosse .......................... 33
Tableau VII. Erreur entre résultats moyens à l'eau ....................................................................................... 45
Tableau VIII. Erreur entre résultats moyens à l'air ........................................................................................ 46
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1. Introduction

L'eau est la ressource la plus importante de la planète, puisqu'elle est utilisée par l'homme pour ses besoins
vitaux et également dans toutes ses activités industrielles et domestiques.
Une des problématiques actuelles de la gestion de l’eau réside dans la mise en place d’un système
d’épuration satisfaisant afin d’obtenir des eaux aptes aux divers usages (activités humaines et agricoles) et
de qualité adaptée à l’environnement récepteur.
Certaines techniques d’épuration utilisées en assainissement non collectif reposent sur l’aptitude d’un massif
filtrant ou de sols naturels à épurer les effluents et sur sa capacité d’infiltration. Cette aptitude est
majoritairement fonction de la perméabilité de ces milieux qu’il faut donc pouvoir évaluer ou estimer.
À ce jour, il n’existe pas de technique satisfaisante permettant d’évaluer la perméabilité d’un sol en
profondeur de façon à la fois rapide et localisée. La technique majoritairement utilisée est basée sur le test
de Porchet, test dont l’adaptabilité et la reproductibilité peut poser question.
C’est pourquoi la mise au point d’un outil plus adapté, et permettant d’évaluer la variabilité de cette grandeur
à l’échelle d’un massif de sol permettrait de développer des méthodologies de caractérisation des sites et
des sols beaucoup plus fiables et de développer ces filières d’assainissement dans des conditions plus
rigoureuses.

2. Synthèse sur la mesure de la conductivité hydraulique k des sols

2.1. Définition de la conductivité hydraulique k

Traditionnellement, les phénomènes de transfert de l’eau dans les sols relèvent de la perméabilité dont le
terme traduit la facilité ou la difficulté qu’a l’eau à traverser un massif de sol. Les géologues et hydrologues
ont traditionnellement appelé ce paramètre k coefficient de perméabilité. Le coefficient de perméabilité (ou
conductivité hydraulique) est un coefficient dépendant des propriétés du milieu poreux et de celles du fluide
concerné ; il exprime l’aisance qu’a ce fluide à se déplacer à travers la tortuosité des vides ou encore
-1
l’aptitude du milieu poreux à laisser circuler ce fluide en son sein. Elle s'exprime en [L.T ]. La conductivité
hydraulique est une mesure de vitesse et peut aussi être exprimée en mètres par seconde (m/s) ou en
mètres par jour (m/j).
La conductivité hydraulique est influencée par la dimension des grains, leur forme, leur arrangement ainsi
que par l’indice des vides (ou la porosité), la forme des vides et la tortuosité des cheminements
d’écoulement. Ces influences se reflètent dans l’ordre de grandeur de conductivité hydraulique. Le Erreur !
Source du renvoi introuvable. fournit des ordres de grandeurs de perméabilité fonction des
caractéristiques de drainage et du type de sol (Holtz et Kovacs 1991).

Tableau I. Ordres de grandeur de coefficients de perméabilité (m/s)

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Les sciences s’affinant, avec l’entrée dans le domaine des physiciens du sol et l’extension de ce paramètre à
d’autres types de milieux poreux, le terme « conductivité hydraulique » a été préféré au terme
« perméabilité ». De fait, de nombreux autres phénomènes de conduction sont décrits par une équation de
la forme de celle de Darcy ; le coefficient de proportionnalité étant appelé couramment conductivité
(conductivité thermique, électrique, etc,..). Pour être cohérent, le terme de conductivité hydraulique s’est
donc assez rapidement imposé (Chossat 2005).

Equation (1)

Equation (2)

La loi de Darcy (Darcy 1856) est notamment utilisée pour calculer les écoulements souterrains de l'eau ou
d'un liquide, verticalement à travers le sol vers la nappe par exemple, ou au travers d'un milieu poreux
(comme, par exemple, dans un barrage en terre). Elle est utilisée dans le domaine de l'hydraulique et des
sciences du sol pour calculer les coefficients de percolation ou de circulation horizontale ou verticale de
l'eau, selon la masse d'eau présente en surface ou dans un milieu hydrophile.
La loi de Darcy exprime le débit q d'un fluide incompressible qui s'écoule en régime stationnaire au travers
d'un milieu poreux de section A et de longueur L sous l'effet d'une différence de charge ΔhErreur ! Source
du renvoi introuvable..

Equation (3)

Figure 1. Schéma de l'équipement utilisé par Darcy pour les essais à charge constante dans le
calcul de la perméabilité

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D’autre part, l’utilisation du terme « perméabilité » dans l’équation de Darcy pourrait créer une confusion
avec la perméabilité intrinsèque : coefficient en lien avec la viscosité du fluide et le poids unitaire du fluide
saturant.

Equation (4)

Avec : K perméabilité intrinsèque


k conductivité hydraulique
µ viscosité dynamique du fluide
g accélération de la pesanteur
ρ poids volumique du fluide

Pour information, Darcy lui-même dénommait le coefficient qu’il utilisait « coefficient dépendant de la
perméabilité » sans jamais faire mention du terme de conductivité hydraulique.

Conductivité hydraulique saturée


La conductivité hydraulique saturée notée k s dépend principalement des caractéristiques physiques du
matériau telles que la distribution de la taille des grains et la forme des particules, ainsi que de l’état de
serrage des grains (densité) et de la nature du fluide de percolation (viscosité). Dans la littérature, plusieurs
chercheurs ont proposé des formules empiriques basées sur ces caractéristiques afin de prédire k s (Hazen
1892, Terzaghi 1925, Saxton 1986, Vereecken 1990, Wösten 1999, Ferrer-Julià 2004…). Les différents
essais pour calculer la valeur de conductivité hydraulique saturée seront décrits après.

Conductivité hydraulique non saturée


Dans un sol non saturé l’eau est retenue par les forces de succion dues aux phénomènes de capillarité.
Cette succion « T » est généralement exprimée en hauteur de colonne d’eau.
La loi de Darcy, dans le cas d’un sol non saturé, devient :

Equation (5)

Comme la tension « T » est une fonction de la teneur en eau « θ », on peut aussi écrire :
Equation (6)

Avec :
3
Q : débit d’eau, en m /s
2
A : section du milieu poreux, en m
dh/dL : gradient de potentiel, en m/m
k(θ) : conductivité hydraulique en fonction de la teneur d’eau, en m/s

Les propriétés qui affectent l’écoulement d’eau en milieu partiellement saturé peuvent être regroupées en
deux caractéristiques fondamentales du sol.
La première est la courbe caractéristique de rétention d’eau (CCRE) qui décrit la relation
entre la teneur en eau volumique et la pression d’eau dans le sol.
La deuxième est la relation entre la conductivité hydraulique et la teneur en eau volumique.
La CCRE met en rapport la succion matricielle et la teneur en eau volumique d’un matériau et s’obtient en
mesurant la pression à exercer pour modifier la teneur en eau. Elle permet d’observer la croissance de la
succion matricielle en fonction de la diminution de la teneur en eau volumique contenue par le sol (Figure 2).

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Figure 2. Exemple de courbe caractéristique de rétention d’eau (CCRE)

La relation entre la conductivité hydraulique et le degré de saturation des matériaux peut être réalisée à
partir de la détermination de la conductivité hydraulique et de la CCRE mesurée en laboratoire. La fonction
suivante (Richards 1931) met en relation ces deux paramètres :

2
Où K: perméabilité intrinsèque de l’eau, en m
3
ρw : masse volumique de l’eau, en kg/m
2
g : accélération de la pesanteur, en m/s
μw : viscosité dynamique de l’eau, en kg/m.s
krw (θ): perméabilité relative sans dimensions, elle exprime le rapport entre la perméabilité
saturée et la perméabilité non saturée.
La teneur d’eau volumique « θ » peut être définie comme le rapport entre le volume d’eau
dans le sol et le volume total de sol.
K correspond à la perméabilité intrinsèque et k rw(θ) à la perméabilité relative.
2
La perméabilité intrinsèque (ou perméabilité spécifique) est exprimée en m , elle est caractéristique d’un sol,
fonction de sa texture définie à l’aide de la taille des pores, de la distribution des vides, de la tortuosité des
pores par rapport à un écoulement droit. Les différents minéraux du sol avec leurs surfaces spécifiques
définissent l’intensité des forces d’adsorption dont découlent les frottements.
La perméabilité relative est le rapport entre la perméabilité non saturée et la perméabilité saturée.
L’obtention de la valeur de perméabilité non saturée est complexe Pour cela, on utilise le graphique de la
CCRE. Pour des valeurs de teneur d’eau inferieures à la saturation, on peut utiliser les formules de Brooks
et Corey (1964) :

Equation (5) Equation (6)

Equation (7) Equation (8)

Equation (9)

ks représente la conductivité hydraulique en conditions saturées (m/s),

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kψ la fonction de conductivité hydraulique non saturée de ψ (m/s),


θ la teneur en eau volumique,
θs la teneur en eau volumique saturée,
ψ la succion matricielle (kPa),
ψa la pression d’entrée d’air (kPa) et
η et λ des constantes empiriques.
Le problème de cette procédure est qu’elle est compliquée à réaliser en laboratoire et très difficile à
réaliser in situ.
Les sols sont considérés comme saturés à partir d’environ 85% d’occupation du volume de la porosité par le
fluide percolant (degré de saturation >= 85%) (Chapuis, 2004). En dessous de cette valeur, le sol est
considéré comme non saturé. Dans un sol saturé, la conductivité hydraulique pour une porosité donnée est
une constante ; dans un sol non saturé, elle n’est plus une constante puisqu’elle dépend de l’état de teneur
en eau ou de la tension de l’eau. En écoulement saturé, tous les pores conduisent l’eau. En revanche, en
écoulement non saturé, seuls les plus fins jouent ce rôle. La capacité d’un sol à infiltrer de l’eau est donc
plus faible dans le second cas, et ce d’autant plus que l’eau est confinée dans des pores de plus petits
diamètres.

Conductivité à l’air
On peut quantifier la perméabilité à l’air des sols avec le coefficient « ka ». La théorie du débit d’air qui
traverse une section de sol est basée sur la loi de Darcy. Pour mesurer « ka » on peut utiliser la méthode du
gradient de pression constante. Cette méthode consiste à exposer un échantillon de sol de volume défini à
un volume d’air à pression constante et par la suite à mesurer le volume d’air qui traverse l’échantillon dans
un intervalle de temps. Ainsi, en appliquant la formule de Darcy :

Avec :
3
Q : débit qui passe l’échantillon en m /s
2
A : section transversale de l’échantillon en m
L : longueur de l’échantillon en m
Δh: différence de pression entre l’entrée d’air et la sortie d’air de l’échantillon en m
L’équation de Schneebeli (Schneebeli, 1987) permet de calculer le coefficient de perméabilité du milieu (k s)
à partir de la perméabilité à l’air (gaz) (k g)

Equation (10)

2
Avec : g l’accélération de la pesanteur (9,81 m/s )
-5
µg la viscosité dynamique du gaz (µair = 1,8*10 Pa.s à 15 °C)
-6 2
υL la viscosité cinématique du liquide (υeau=1,2*10 m /s)

En remplaçant avec ces valeurs pour l’eau :


Equation (11)

Pour le calcul du kg :

Equation (12)

3
Avec : Q0 débit volumique ramené à la pression atmosphérique (m /s)
pf pression dans le forage (Pa)
p0 pression atmosphérique (Pa)
m et B facteurs de forme (adimensionnel)
Cette équation 13 donne la possibilité de réaliser un essai à charge constante ou à charge variable. Les
formules correspondantes pour chaque type d’essai sont développées dans la partie expérimentale.

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Charge constante :

Equation (13)

3
Avec : Vr volume du réservoir d’air (m )
pr pression dans le réservoir d’air (Pa)
5
p0 pression atmosphérique (≈10 Pa)
En utilisant les formules décrites, on obtient l’expression de ks pour une charge constante d’air :

Equation (14)

Charge variable :

Equation (15)

Par combinaison des formules précédentes et intégrations entre deux pas de temps t 1 et t2 auxquels
correspondent les pressions pf1 et pf2, on obtient :

Equation (16)

Facteurs affectant l’infiltration :


Les écoulements dans les milieux poreux se font par des chemins complexes et tortueux à travers des
séries de pores interconnectés et de différentes tailles et formes. En règle générale la perméabilité d’un
milieu dépend :
- Du volume des pores (fonction de la densité du degré de saturation).
- De la distribution de la taille des pores (structure interne des pores).

Les différents paramètres qui affectent la perméabilité peuvent être classés en trois catégories :
Composition : minéralogie, distribution de la taille des pores, etc.
Environnemental : structure, saturation, etc.
Facteurs associés aux techniques de mesure de la perméabilité : méthode d’essais,
condition d’essais, etc.

Chacune des particules constituant le sol est en contact avec l’eau qui pénètre dans les pores. Lors des
mesures réalisées sur le terrain, de nombreux effets complexes entrent en action et expliquent les résultats
différents de ceux proposés par les équations d’infiltration. Ce sont (Chossat, 2007) :
Les propriétés physiques des sols (gonflement et retrait).
La dispersion des particules du sol.
L’hétérogénéité des sols (variabilité spatiale, temporelle et texture macro et micro).
Le déplacement incomplet de la phase gazeuse dans le milieu poreux (maintien d’un
volume d’air emprisonné). La saturation totale en eau n’est donc jamais atteinte même si
les conditions d’une saturation théorique existent.
Les propriétés de l’eau telles que la température, la teneur en gaz dissous, la
concentration en sels dissous.
Ainsi que d’autres conditions environnementales.

Ces constatations ont une répercussion évidente sur la plupart des méthodes de mesure de la conductivité
hydraulique, pratiquées en milieu poreux non saturé à l’origine. Les erreurs introduites ne font qu’augmenter
la dispersion observée sur la mesure de la conductivité hydraulique.

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2.2. Mesure de la conductivité hydraulique k

Les mesures de perméabilité peuvent être effectuées soit en laboratoire soit in situ. Dans le premier cas, si
les conditions d’essai sont souvent mieux maîtrisées qu’in situ, un certain nombre d’inconvénients existent
tout de même parmi lesquels on peut citer :
- La taille de l’échantillon sur lequel est effectuée la mesure.
- La nécessité de récupérer des échantillons non remaniés.
- La non prise en compte de la variabilité spatiale du site étudié.
C’est pour ces raisons que des techniques de mesure in situ ont été développées. Le paragraphe suivant fait
un rappel des mesures classiques effectuées en laboratoire puis fourni un tableau de synthèse des essais in
situ existant. Pour plus de détails sur ces essais, le lecteur peut se reporter aux rapports de Bartolini et
Restagno effectués dans le cadre de ce projet.

2.2.1. Mesure de k en laboratoire

Perméamètre à paroi rigide (perméamètre de Darcy) (Figure 3)


Le fonctionnement de ce type de perméamètre est très simple et basé sur la loi de Darcy. Il peut s’utiliser
pour calculer la perméabilité du sol saturé selon deux protocoles : à charge variable ou à charge constante.
Il est décrit dans la norme AFNOR X 30-441

Figure 3. Appareil pour l'essai de Darcy

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-5
Essai à charge constante (Figure 4) : Pour les sols de perméabilité k s>10 m/s (sables).

Figure 4. Essai de Darcy à charge constante

Equation (17)

Equation (18)

Avec : v vitesses d’écoulement dans l’échantillon


q débit traversant l’échantillon
h charge sous laquelle se produit l’écoulement
L hauteur de l’échantillon
S surface de l’échantillon
i gradient hydraulique

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-6
Essai à charge variable (Figure 5) : Pour les sols de faible perméabilité k s<10 m/s (argiles et limons) et
-11
jusqu’à ks<10 m/s.

Figure 5. Essai de Darcy à charge variable

Equation (19)

Equation (20)

Equation (21)

Après intégration :

Equation (22)

Avec : dV différentiel du volume


dt différentiel du temps
dh différentiel de charge
q débit traversant l’échantillon
h charge sous laquelle se produit l’écoulement
L hauteur de l’échantillon
s surface du tubage
S surface de l’échantillon
i gradient hydraulique
Il est à noter que pour les sols de faible perméabilité (argiles et limons), il est très difficile et long de réaliser
un essai avec un perméamètre à paroi rigide à charge variable. Pour cette raison, il est possible d’utiliser les
coefficients obtenus par un essai œdométrique à l’aide de la norme : AFNOR X 30-442.
Il existe également des perméamètres à paroi souple utilisant les cellules triaxiales (norme AFNOR X 30-
443).

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2.2.2. Mesure de k in situ

Plusieurs techniques de mesure de la perméabilité in situ existent. Le tableau ci-dessous synthétise les
principales techniques avec leurs caractéristiques et limites. Pour plus de détails sur ces techniques, se
reporter aux rapports de Bartolini et Restagno effectués dans le cadre de ce projet.

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Perméabilité Charge
Profondeur
Type d’essai d’investigation À l’eau Gamme d’utilisation Temps d’essai
[m] Sur la Sous la À l’air Constante Variable
nappe nappe

Méthode du double -2 -6
0,15 X X 10 à 10 cm/s 1 à 5 heures
anneau ouvert

Méthode du double -7 -10


0,15 X X 10 à 10 m/s Variable de 10 à une cinquantaine d’heure
anneau fermé

Méthode du
-2 -6
perméamètre de 0,15 à 0,75 X X 10 à 10 cm/s Environ une heure par mesure
Guelph

Perméamètre Lepetit-
0,5 à 5 X X X X X à définir Quelques minutes
IP

Méthode de Porchet 0,3 à 0,7 X X X 0,1 à 10 m/jour 2 jours

-11 -14 2
RADON-JOK 0,8 X X 10 à 10 m De quelques seconds à une heure

Grand -2 -7
Essai de pompage X X 10 à 10 m/s 4 heures et plus
profondeur

Grand -3 -5
Essai Lefranc X X X 10 à 10 m/s Rapide
profondeur

Grand
Essai Lugeon X X 10-3 à 10 m/jour Long
profondeur

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2.3. Bilan sur la conductivité hydraulique k

L'étude bibliographique a mis en évidence qu'il existe une grande quantité d'essais pour mesurer le
coefficient de perméabilité des sols "k". Mais ces essais montrent de nombreuses différences sur plusieurs
aspects:
 type de sols pour lesquels ils sont adaptés,
 précision et gamme de mesure,
 état de saturation du sol,
 protocole de réalisation de l'essai (à charge constante ou à charge variable,
 profondeur d'investigation; essais superficiels (quelques centimètres) ou en profondeur
(quelques mètres, sur ou sous la nappe),
 essais en laboratoire ou in situ,
 mode de mesure de la perméabilité (essais à l'eau ou encore très peu fréquents, à l'air),
 durée d'essai (quelques minutes à quelques heures).

Toutes les méthodes s’appuient sur des hypothèses et des considérations différentes. Dans beaucoup de
cas d'essais in situ, l'inconvénient majeur de la mesure de la perméabilité du sol réside dans la faisabilité
technologique d'effectuer des mesures à différentes profondeurs (la plupart des techniques permettent
-6 -1
seulement une mesure en surface). De plus, pour les sols de faible perméabilité (inferieures à 10 ms ) les
mesures sont souvent longues. Par ailleurs, il existe peu de techniques permettant d'évaluer la perméabilité
dans les sols non saturés.
Enfin, la connaissance de la variabilité de ce paramètre à l’échelle d’un massif de sol serait d’une grande
utilité. C'est pour toutes ces raisons que nous cherchons à développer un appareil qui nous permette de
mesurer la perméabilité en place d'un sol tout en répondant aux contraintes précitées. Le prototype testé
dans ce travail peut solutionner plusieurs problèmes évoqués ci-dessus parce qu’il s’introduit dans un forage
PANDA (jusqu’à 5 m de profondeur) et l’utilisation par injection d’air permet d’accélérer les temps d’essai.

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3. Partie expérimentale

3.1. Introduction

3.1.1. Problématique

La première partie de ce rapport souligne l’importance du paramètre « perméabilité » (saturée et non


saturée) des sols pour l’installation d’un système de ANC et pour estimer la capacité épuratoire ou
d’infiltration d’un sol en place.
L’étude bibliographique a permis de mettre en évidence les difficultés à évaluer la valeur du coefficient de
perméabilité ks in situ.
Une autre difficulté est d’ordre pratique : les méthodes de mesure en laboratoire sont peu adaptées à la
détermination de valeurs de perméabilité des sols non saturés, ainsi qu’à l’obtention d’une valeur
représentative du sol en place du fait des problèmes évoqués ci-dessus et du remaniement d’échantillon lors
de sa préparation. C’est pourquoi l’on cherche à développer un perméamètre permettant d’estimer la
perméabilité des sols en place en conditions saturées et non saturées. En effet, pour des applications en
assainissement, les sols intéressés sont souvent compris entre la surface et quelques mètres de profondeur
et se trouvent donc majoritairement en conditions non saturées.
Une troisième difficulté provient des nombreux facteurs d’influence du paramètre k : la granulométrie, la
porosité, la teneur en eau, la texture, etc.
C’est pour cette raison que l’objectif de ce travail est de développer une méthode permettant d’estimer une
valeur du coefficient de perméabilité correcte avec une précision de l’ordre d’une puissance de dix.
Enfin, les sols se caractérisent par leur variabilité spatiale et l’estimation de la variabilité de la perméabilité
pour un terrain donné serait d’une grande utilité. Pour cela, il est nécessaire développer des essais
suffisamment simples et rapides à mettre en place et à réaliser pour permettre une estimation de cette
variabilité tout en restant adaptés aux contraintes économiques et de temps de l’ingénierie.
Un nouveau perméamètre, à développer sur la base de celui conçu par Lepetit (Lepetit 2002) pourrait
répondre à ces critères d’usage à la fois théorique et pratiques.
Au préalable, il est nécessaire de :
valider la faisabilité technologique de cet outil et son adaptation aux conditions d’essai sur site,
d’estimer la gamme de mesure de cet appareil,
d’évaluer la précision des mesures effectuées ainsi que leur répétabilité et leur reproductibilité,
de définir des protocoles d’essais en fonction des conditions (saturées / non saturées) et des
types de sols rencontrés. l’outil, puis sur sa validation technologique.

On cherche donc à obtenir une relation entre le volume d’infiltration d’eau ou de gaz dans le terrain au
moyen de l’utilisation du perméamètre et la valeur du coefficient de perméabilité saturée du sol in situ.

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Il convient de :
Rechercher une relation entre les valeurs de coefficient de perméabilité k et les valeurs
d’infiltration d’eau pour différents types des sols et pour différentes valeurs des densités.
Interpréter ces résultats et analyser la validité de ces corrélations par rapport aux différents
types des sols.
Comparer les valeurs de coefficient de perméabilité obtenues à partir des essais en laboratoire
à l’aide soit d’un perméamètre valide soit nouveau perméamètre.

3.1.2. Hypothèses

Voici les hypothèses retenues dans le cadre de ce travail :


Pour un matériau de classe connue, il existe une relation entre les valeurs de perméabilité et
l’état du matériau. Par « état du matériau », on entend sa compacité (γd), sa teneur d’eau (w) et
sa texture) :

Equation (23)
Pour les essais, on considère le sol comme saturé quand le degré de saturation (Sr) sera
supérieur à 85% :

Equation (24)

Si le matériau est saturé, les forces inertielles sont négligeables, l’écoulement est laminaire et le
régime d’écoulement est permanent.
Pour les essais avec le perméamètre de Darcy le milieu est considéré comme : homogène,
isotrope et continu. Le fluide est considéré : non visqueux, incompressible et homogène.
Pour les essais avec le perméamètre Lepetit-IP, il est possible d’obtenir une relation entre la
perméabilité à l’air et la perméabilité à l’eau.
Pour les essais d’injection d’eau avec le perméamètre Lepetit- IP dans un milieu non saturée,
on suppose, qu’après l’injection d’eau, le sol passe d’un état non saturé à un état saturé. Cette
hypothèse est identique à celle retenue pour le perméamètre Guelph.

3.2. Présentation du perméamètre et protocole d’essai propose

3.2.1. La sonde de perméabilité et ses accessoires (Figure 8 et Figure 9)

Perméamètre Lepetit Institut Pascal (Lepetit 2002)


La sonde est composée de deux membranes souples gonflées à l’air de part et d’autre d’une crépine par
laquelle se fait l’injection (Figure 6). Le système est capable de réaliser des injections d’eau ou d’air, à
charge variable ou constante (Figure 7).
Les conditions de fonctionnement de ce perméamètre ne sont pas totalement définies et c’est l’un des
objectifs de ce travail.
Tableau II. Spécifications du perméamètre Lepetit Institut Pascal
gamme perméabi temps de
profondeur dia de conditions
Nom du perméamètre année cout (€) de lité réalisation
d’investigation forage du sol
mesure mesurée d’essai
Lepetit institut pascal 2002 - - 0,50 – 5,0 m 2,22 cm ks non sature -

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Figure 6. Schéma de principe de la sonde de perméabilité

Le perméamètre Lepetit-IP est un prototype, le fonctionnement est basé sur le perméamètre utilisé par
Lepetit (Lepetit 2002), ce perméamètre a été développé pour évaluer le potentiel des sols à la liquéfaction.
Désormais, la sonde a été modifiée et améliorée pour mesurer la perméabilité saturée des sols à grandes
profondeurs et plus rapidement que les essais conventionnels de perméabilité.

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Figure 7. Principe de fonctionnement du perméamètre dans différentes configurations

Figure 8. Sonde d'injection

Figure 9. Schéma de la sonde d'injection

La figure 9 présentes les parties principales du perméamètre Lepetit- IP. Des informations complémentaires
et la procédure du montage de perméamètre sont fournies dans les annexes des rapports de Bartolini et
Retagno. Le diamètre de la sonde est de 1,82 cm.

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Le nouveau perméamètre Lepetit-IP est composé de :

Crépine d’injection
La crépine d’injection développée initialement (Figure 10a), a été remplacée par une nouvelle crépine
(Figure 10b). Les dimensions sont fournies sur la Figure 11.

Figure 10. a) Première crépine d'injection – b) Deuxième crépine d’injection

Figure 11. Schéma de la crépine d'injection

Obturateurs en silicone (Figure 12) :


Les obturateurs en silicone sont positionnés de part et d’autre de la crépine pour permettre d’isoler la frange
de sol que l’on souhaite caractériser. Ils sont en silicone (12x17) (translucide) avec une pression de rupture
de 3 bars.

Figure 12. Obturateur en silicone

Tête d’injection (Figure 13) :

Pièce qui assure l’étanchéité du circuit de


gonflage.

Figure 13. Tête d'injection

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Tige de 50 cm (Figure 14) :

Ces tiges permettent de rallonger le perméamètre pour le positionner à la profondeur voulue


entre 0 et 5 m de profondeur.

Figure 14. Tige de 50 cm

Boitier des manomètres () :

Ce boîtier positionné à la surface permet de gérer les pressions des obturateurs, d’entrée et
d’injection lors de l’essai.

Figure 15. Boitier des manomètres

Avec :
1 : Tuyau d’alimentation + manomètre 10 bars général permettant de connaître la pression
d’entrée
2 : Commande de gonflage des obturateurs : vanne + détendeur + manomètre 4 bars
3 : Commande d’injection d’air : vanne + détendeur + manomètre 1,6 bars

Réservoir d’eau plastique (Figure 16)


Le réservoir d’eau plastique s’utilise pour réaliser l’injection d’eau (essai à charge variable d’eau). Il a été
calibré en laboratoire pour connaitre la surface et le volume d’eau utilisable. Après la calibration les résultats
obtenus sont :

Equation (25)

Equation (26)

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Figure 16. Réservoir d'eau pour faire l'injection d'eau à pression atmosphérique

Réservoir d’air (Figure 17)

Figure 17. Réservoir d'air

Le réservoir d’air s’utilise pour deux opérations : gonfler les obturateurs de silicone et réaliser l’injection d’air
durant un essai. Las caractéristiques principales sont les suivantes :

Equation (27)
Equation (28)

3.2.2. Protocoles des essais

Pour réaliser les essais, les procédures suivantes sont appliquées:


1. Nettoyer et préparer (enlever l’herbe et les débris) la surface d’essai.
2. Remplir le réservoir d’air avec une pression minimale de 3,5 bars pour l’essai à l’eau ou 6 bars
pour l’essai à l’air.
2
3. Faire un forage à l’aide du pénétromètre PANDA et d’une pointe de 4cm (diamètre de
22,6mm), jusqu’à la profondeur d’essai désirée. (Il est nécessaire de réaliser un forage à une
profondeur d’au moins 30cm plus supérieure à la profondeur d’essai maximale souhaitée).
4. Retirer les tiges PANDA.
5. Introduire dans le forage la sonde de perméabilité jusqu’à la profondeur d’essai désirée.

Essai à l’eau :
1. Remplir le réservoir plastique d’eau jusqu’à son niveau supérieur (24cm).
2. Connecter les tubages plastiques des obturateurs et le tubage plastique du réservoir d’eau à la
sonde.
3. Mesurer la hauteur de la sortie d’eau du réservoir jusqu’à l’arrivée à la sonde.
4. Gonfler les obturateurs à 3 bars.
Commencer l’essai :

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Ouvrir le robinet et démarrer le chronomètre. Mesurer la hauteur d’eau chaque 30 secondes ou


1 minute pour les sols perméables (sable) jusqu’à l’obtention d’un débit constant (≈10min).
Pour les sols de faible perméabilité (limons et argiles), mesurer la hauteur d’eau chaque 2
minutes pendant au moins 30 minutes.

Essai à l’air :
1. Connecter les tubages plastiques des obturateurs et d’injection d’air dans la sonde.
2. Gonfler les obturateurs à 3 bars.

Commencer l’essai :
 Pour une charge d’air constante : ouvrir le robinet d’injection d’air à une pression de 0,5 bar
pour sables ou 0,8 - 1,0 bar pour limons et argiles. Mesurer la pression dans le forage et dans
le réservoir d’air chaque 10 au 30 secondes jusqu’à l’obtention d’un débit d’air constant
pendant 3 mesures successives ou tant que le réservoir d'eau se vide.
 Pour une charge d’air variable : ouvrir le robinet d’injection d’air à une pression de 1,0 bar.
Fermer le robinet d’injection d’essai et mesurer la variation de pression dans le forage chaque
10 secondes jusqu’à l’obtention d’un débit d’air constant pendant 3 mesures successives ou
tant que le réservoir d'eau se vide.

3.2.3. Développement des formules de calcul de la conductivité hydraulique ks

3.2.3.1 Essai à l’eau

Le calcul de ks se fait pour une injection d’eau à partir du schéma suivant (Figure 18) :

Figure 18. Schéma de fonctionnement de la sonde

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Les formules utilisées pour déterminer le coefficient de perméabilité "ks" sont :

Charge constante :

Equation 1

Charge variable :

Equation 2
où:
h= Charge d’eau imposée sur le sol avec les pertes des tuyaux, en m;
hn= Charge sur un moment « n », en m;
hn-1= Charge sur un moment antérieur à « n », en m;
3
ΔV= Volume d’eau injecté dans le sol, en m ;
Δt= Pas de temps entre deux lectures, en sec.

Les formules proposées par Lepetit pour les essais à l'eau (charge constante et variable) sont les
mêmes que celles montrées dans cette section. Les seules différences proviennent des
modifications géométriques de l'outil (notamment la crépine), qui induisent des pertes de charge
dues à l'outil différentes.

3.2.4. Essai à l’air

Charge constante et variable


La perméabilité intrinsèque à l'air s'obtient avec la formule suivante :

Equation 3

où:
Pi= Pression à l’entrée de la sonde dans un moment "i", en Pa;
Pi-1= Pression à l'entrée de la sonde dans un moment antérieur a "i", en Pa;
2
d, A= diamètre et section des tuyau; en m et m

Cette équation s'applique pour calculer la perméabilité intrinsèque unidirectionnelle à l'air en régime
stationnaire qui traverse une section de sol.
Pour passer de la perméabilité à l’air (gaz) au coefficient de perméabilité non saturée du milieu « k »,
Schneebeli (Schneebeli 1987, cité par Bartolini) a proposé une solution :

Equation 4
avec:
2
g = accélération de la pesanteur (9,81 m/s )
-5
μa = viscosité dynamique de l’air (1,8*10 Pa.s à 15°C)
-6 2
ν : viscosité cinématique de l’eau (1,2*10 m /s)
Les démonstrations de ces formules sont présentées à l'Annexe B du rapport de Restagno.

Les formules proposées par Lepetit pour le calcul de la perméabilité non saturée avec l'essai à l'air (à charge
constante et variable) sont différentes de celles que nous avons proposées et sont rappelées ci-dessous :

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Charge constante

avec:
3
Vr: volume du réservoir d'air (0,02 m )
Pr1: pression dans le réservoir au temps t1 en Pa;
Pr2: pression dans le réservoir au temps t2 en Pa;
Pf: pression dans le forage, en Pa;
5
P0: pression atmosphérique (10 Pa);
t1: moment d'une mesure, en sec;
t2: moment d'une mesure suivante à t1, en sec.

Charge variable

avec:
N: nombre de tiges, sans dimensions;
P1; P2: pressions relatives lues au manomètre d'injection aux instants t1et t2 (une fois fermé le robinet
d'injection), en Pa;
5
P0: pression atmosphérique (10 Pa);
t1: moment d'une mesure, en sec;
t2: moment d'une mesure suivante à t1, en sec.
Pour les essais à l'air, on a décidé de comparer les nouvelles formules proposées avec celles proposées par
Lepetit.

3.3. Validation de l’outil

3.3.1. Démarche mise en place

La démarche mise en place pour tenter de répondre aux objectifs définis pour ce travail (cf. § II) se réalise
en 2 étapes. La première étape repose sur une étude expérimentale en laboratoire et la seconde étape sur
une étude en conditions réelles in situ.
L’étude expérimentale en laboratoire s’est appuyée sur les résultats obtenus sur quatre sols différents. Les
quatre sols sélectionnés sont :
Deux sables (le sable d’Allier – B1 et le sable de Fontainebleau – D1)
Un limon (limon CNR – A1)
Une argile (argile de Lachamps – A2)

Pour chaque type de sol, des essais de perméabilité effectués avec le perméamètre de Darcy ou l’œdomètre
ont été réalisés pour caractériser la perméabilité saturée de chaque sol et pour différentes densités. Des
essais complémentaires pour caractériser chaque sol ont été réalisés (granulométrie, teneur en eau, poids
volumique, etc.). Par la suite, chaque sol a été testé avec le nouveau perméamètre dans des moules de
calibration, pour différentes densités et différents protocoles.
L’étude expérimentale in situ a consisté à réaliser des essais de perméabilité sur différents sites avec le
nouveau perméamètre mais également avec un perméamètre Guelph en vue de comparer les résultats
obtenus et tester le matériel en conditions réelles.
Cette démarche a été réalisée en 2 phases. Une première lors de la première année de travail et suite aux
essais de laboratoire qui a permis de tester la sonde en conditions réelles et de faire des adaptations
technologiques en vue de l’améliorer. Une seconde phase réalisée cette année ayant pour but de réellement
comparer les mesures de perméabilité obtenues sur différents terrains et sols.

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Suite aux travaux de la première année (essai en laboratoire et première phase d’essai in situ), les
principales conclusions obtenues (cf. rapport intermédiaire et rapport de Bartolini) étaient:
Opérationnalité : Outil opérationnel et bien adapté aux conditions in situ. Quelques
améliorations technologiques sont facilement intégrables pour améliorer la réalisation et les
conditions d’essais.
Mesures en laboratoire : Les valeurs de perméabilité obtenues en laboratoire sont différentes
de celles obtenues par l’essai Darcy. Ces différences peuvent être dues d’une part aux
problèmes technologiques identifiés (que l’on pourra résoudre), mais aussi aux conditions
d’essai (faible profondeur et macro-porosité).
Mesures in situ : In situ, les mesures effectuées ont donné des valeurs de perméabilité
réalistes et satisfaisantes.
Répétabilité : Pour les essais par injection d’eau, la répétabilité de l’outil semble satisfaisante.
Gamme de mesure : il n’est pas possible à l’heure actuelle de conclure sur la gamme de
mesure réelle du prototype développé du fait du nombre d’essais insuffisant. Il est donc
nécessaire d’amplifier les essais pour définir ce domaine d’application de l’outil.

Afin de finaliser la validation de l’outil et de prendre en compte les améliorations technologiques proposées,
une seconde campagne d’essais in situ a été réalisée.

3.3.2. Validation phase 2

La démarche expérimentale mise en place consiste en:


1. Tester le prototype in-situ sur 4 sites possédant des types de sols différents. Ces sites sont:
- Gerzat (Sol limono argileux)
- Aulnat (Sol limono argileux)
- Perignat-sur-Allier (Sol limono sableux)
- Fosse Hall Institut Pascal (Sol sableux)

Figure 19. Carte d’implantation des sites d’étude et valeur de perméabilité théoriques

2. Réaliser des essais à l'eau ou à l'air sur différentes profondeurs pour valider la faisabilité
technologique de l'appareil.
3. Réaliser des essais à la même profondeur avec le prototype et avec un perméamètre qui possède
une technique de mesure validée. Dans notre cas, l'appareil d'étalonnage est un perméamètre du
type Guelph.
4. Faire une comparaison entre les résultats obtenus avec le prototype et le perméamètre Guelph, en
vue de calibrer le prototype.

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5. Réaliser deux ou trois essais du même type (eau ou air) sur un même sondage et répéter cette
action sur d'autres sondages proches de celui qui correspond à l'essai Guelph. Tous les essais
doivent se réaliser avec les mêmes conditions et protocoles pour valider la répétabilité de l'appareil.
6. Faire une analyse des résultats obtenus avec le prototype et sur les différents sites pour établir une
gamme de mesure et déterminer la précision de la mesure.
7. A partir des études et expériences réalisées, proposer des améliorations et solutions aux problèmes
trouvés.

Les tableaux suivants synthétisent l’ensemble des sondages effectués sur chaque site.

Tableau III. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés sur Gerza

Tableau IV. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés sur Aulnat

Tableau V. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés sur Perignat-sur-Allier
Le tableau XIV fournit les informations concernant les essais réalisés dans la fosse :

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Tableau VI. Tableau récapitulatif des forages, sondages et essais réalisés dans la fosse

3.3.3. Faisabilité technologique

Le premier objectif de cette seconde phase d’essai était de valider la faisabilité technologique du nouveau
prototype et sa bonne adaptation aux conditions de terrain.
Technologiquement, certains aspects du prototype ont bien fonctionné.
Isolation de la zone de mesure : bien que les obturateurs ne se gonflent pas de manière identique, la zone
d'essai est bien isolée. Pour vérifier cela, on a testé le gonflement des obturateurs à l'intérieur d'un tuyau de
PVC rigide (figure 54) et on a injecté de l'air. A la fermeture du robinet d'injection aucune diminution de la
pression n’a été détectée. Ce test a été effectué pour une pression de gonflement des obturateurs de 3,5
bar.
Réservoir d'air: L'utilisation d'un compresseur pour remplir le réservoir d'air a bien réduit le
temps de mise en place de l'essai, de 20 minutes (avec une pompe manuelle) à 30 secondes/1
minute.
Réalisation de mesures localisées: Il est possible de réaliser des mesures localisées à plusieurs
profondeurs au sein d'un même forage en ajoutant des tiges à la sonde.
Simplicité et rapidité de la mise en place de l'essai et sa réalisation après un sondage PANDA
est relativement simple et rapide dans tout type de sols. Il faut compter environ 40 minutes pour
réaliser un essai (mise en place et réalisation de l'essai). Il est simple de faire le sondage pour
la mise en place de la sonde car un sondage PANDA est facile à réaliser.
Le montage et le démontage du prototype est relativement long (15 minutes environ) mais
simple et facile.

Les problèmes rencontrés lors les expériences réalisées sont :


Mise en place de la sonde: Parfois, sur les sols argileux, l'enfoncement de la sonde est délicat
(problème de fluage du matériau). Pour pallier à cela, un tubage du forage peut être
envisageable avant l'introduction de la sonde.
Obturation de la crépine: pour certains sols argileux, il arrive que le sol vienne obturer la crépine
d'injection (figure 55). Lorsque ceci se produit, l'eau injectée n'arrive pas à sortir par la crépine
et remonte dans la sonde jusqu'au réservoir d'eau, nous fournissant une valeur négative de
perméabilité.

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Figure 20. Obturation de la crépine d'injection dans sols argileux

Injection de l'eau: Bien que l'injection à l'eau se réalise de manière uniforme sur toute la zone
d'injection, l'injection ne se réalise pas horizontalement. Ceci contredit le principe de
fonctionnement du perméamètre. Ce phénomène est dû à la faible pression d'injection de l'eau.
Cette question n'est pas un problème en pratique lorsque la zone d'injection est complètement
remplie d'eau mais c'est une amélioration à prendre compte afin de respecter les hypothèses de
fonctionnement de la sonde.

Figure 21. a) Hypothèse de fonctionnement b) Fonctionnement réel


Précision des mesures à l'air: la précision des manomètres utilisés pour les mesures à l'air
pourra être améliorée (dans le boitier) pour augmenter la précision de mesure.
Pression d'injection d'air: actuellement la pression maximale pour injecter de l'air est de 1,5 bar.
Cette pression est trop faible pour les sols très argileux comme celui du site de Gerzat.

3.4. Résultats obtenus

3.4.1. Traitement des résultats

Après avoir défini les protocoles des essais (à l'eau ou à l'air) développés dans l'annexe A du rapport de
Restagno, toutes les valeurs de perméabilité "ks" pour chaque site et chaque pas de temps ont été calculées
(selon les formules données à l'annexe B) et les valeurs inexploitables ont été éliminées. Les valeurs
inexploitables peuvent être des :
Valeurs nulles, dû à un pas de temps très petit entre deux lectures.

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Valeurs négatives, dues à la présence d'un bouchon de sol sur la crépine au moment de
l'injection de l'eau et qui occasionne une remontée d'eau dans la sonde.
Valeurs mesurées dans de mauvaises conditions d'essai (couvercle du réservoir d'eau fermé,
créant une pression de succion à l'intérieur du réservoir suite à l'injection de l'eau sur le sol).

Ensuite, pour chaque essai, on a construit un graphique représentant l'évolution des valeurs de perméabilité
en fonction du temps et tracé la courbe de tendance enfin d'établir un protocole de mesure de "k s".
A partir de cette courbe, nous avons défini le temps d'essai à prendre en compte pour estimer la valeur "k s"
du terrain ausculté. Ce temps d'essai est défini à partir du moment où la courbe d'évolution de "k s" en
fonction du temps se stabilise. En effet, on a considéré qu'à partir de ce temps, la zone de mesure, zone de
forage comprise entre les obturateurs, respecte bien les conditions et hypothèses de l'essai (zone saturée et
écoulement radial). Ce protocole a été appliqué de la même manière pour les essais à l'eau et pour les
essais à 'air.
Pour l'essai à l'air, on a calculé la perméabilité "k s" en utilisant à la fois la relation proposée dans ce rapport
et la méthode proposée par Lepetit.

3.4.2. Analyse des résultats

Une fois obtenues les valeurs de "k s" par site, on a :


évalué son évolution en fonction du temps pour étudier son comportement;
comparé les valeurs de "k s" obtenues avec la méthode Lepetit (seulement pour l'essai à l'air);
pour valider les formules et protocoles proposés;
comparé les valeurs de "k s" obtenues avec le perméamètre IP (à l'eau et à l'air) entre elles pour
valider la répétabilité de l'appareillage. On a également comparé cette répétabilité avec celle
obtenue avec le perméamètre Guelph.
évalué la précision des résultats par rapport à ceux obtenus avec les essais Guelph et ceux
obtenus avec les formules empiriques ou d'autres essais.
établi un intervalle de mesure

3.4.2.1 Essais à l'eau: évolution de "ks "en fonction du temps


Pour étudier le comportement de chaque site testé et définir un protocole de mesure, on présente l'évolution
de "ks" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau dans tous les sites. Tous les résultats par site
et par couche sont fournis sur l'annexe F et La disposition des sondages est fournie dans l'annexe C du
rapport de Restagno.

Site de Gerzat
 essai à l'eau à charge variable

La figure suivante montre l'évolution de "k s" (un essai par sondage) en fonction du temps de tous les
sondages testés effectivement à l'eau sur le site.

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Figure 22. Evolution de "ks" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau sur le site de
Gerzat
A partir des résultats obtenus, on constate :
l'évolution des valeurs de "k s" au début de chaque essai. La figure 58 montre comment
certaines courbes diminuent et d'autres augmentent. L'évolution de celles qui diminuent est due
au fait qu'au démarrage de l'essai, il est nécessaire que la zone de sol testée se sature. Par
ailleurs, l'évolution de celles qui augmentent est due au fait que la zone de sol testée est déjà
saturée.
la stabilisation des valeurs "k s" pour toutes les courbes à partir de 10 minutes. C'est pourquoi,
on propose de prendre comme mesure de "k s", la valeur obtenue après l'injection d'eau toutes
3
les minutes durant 10 minutes (soit un volume d'eau injecté de l'ordre de 1000 cm ).
l'homogénéité des résultats dans tous les sondages, sauf pour le sondage N°2-2 qui parait
appartenir à une couche de sol différente. En effet, on constate que l'ensemble des courbes
-9 -9
convergent vers une valeur de perméabilité de l'ordre de 2.10 à 8.10 m/s. Ce résultat
confirme l'hypothèse émise concernant le fait que les essais ont été réalisés dans une même
couche de sol.

Site d'Aulnat

 essai à l'eau à charge variable

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Figure 23. Evolution de "ks" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau sur le site
d'Aulnat
Les résultats obtenus sur le site d'Aulnat (figure 22) suivent les mêmes évolutions que sur le site de Gerzat.
On constate que si on prend les valeurs de perméabilité "k s" à10 minutes du début de l'essai, on ne
commettra pas une erreur appréciable.
-9
Sur ce site, les valeurs de perméabilité obtenues sont de l'ordre de 10 m/s.

Site de Perignat-sur-Allier
 essai à l'eau à charge constante

Figure 24. Evolution de "ks" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau sur le site de
Perignat-sur-Allier

Pour le site de Pérignat-sur-Allier, on peut remarquer que l'on obtient une stabilisation de valeurs de
perméabilité "ks" aux alentours de 4 minutes du début de l'essai. Pour ce site, constitué d'un matériau plus
sableux, l'obtention d'un régime stationnaire est plus rapide que sur les sites comportant des matériaux plus
-6
fins. Les valeurs de "ks" obtenues convergent vers 10 m/s pour 3 des 4 essais.

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Fosse Hall IP
 Essai à l'eau à charge constante

Figure 25. Evolution de "ks" en fonction du temps pour les sondages testés à l'eau dans la
fosse IP

Pour les essais sur le sable d'Allier, comme pour le site de Pérignat-sur-Allier on peut dire que la valeur de
"ks" se stabilise à partir de 4 minutes du début de l'essai.
-6
Les valeurs de perméabilité obtenues ici convergent vers 5.10 m/s.

Conclusions
Les essais réalisés ont mis en évidence une évolution des valeurs de perméabilité en fonction du temps.
Ceci est dû au fait, qu'il faut avoir atteint des conditions respectant les hypothèses de l'essai pour avoir des
valeurs interprétables (saturation de la zone de mesure, et atteinte d'un régime stationnaire). Ces valeurs
convergent vers une valeur stabilisée en fonction des caractéristiques du site.
A partir des essais réalisés, on peut définir les protocoles suivants :
Pour les essais à l'eau à charge variable: la valeur de "k s" à prendre en compte est celle
correspondant à la valeur obtenue après 10 minutes du début de l'essai (avec une injection
3
d'eau toutes les minutes) soit un volume d'eau injecté de l'ordre de 1000 cm .
Pour les essais à l'eau à charge constante: la valeur de "k s" à prendre en compte est celle
correspondant à la valeur obtenue après 4 minutes du début de l'essai (avec une injection d'eau
3
toutes les minutes) soit un volume d'eau injecté de l'ordre de 2300 cm .

3.4.2.2 Essais à l'air: évolution de "ks " en fonction du temps et comparaison entre les
méthodes de calcul
Pour tous les cas étudiés ici, on fournit les valeurs de perméabilité à l'eau "k s" recalculées à partir de la
perméabilité à l'air "ka" (selon l'équation 4).

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Site de Gerzat
 Essai à l'air à charge variable

Figure 26. Evolution de "ks" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de
calcul de la perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour le site de
Gerzat

La figure 26 montre les résultats obtenus pour les essais à l'air sur le site de Gerzat. Premièrement, on
observe que quelle que soit la formule de calcul utilisée, les valeurs de perméabilité convergent rapidement
vers une valeur stabilisée de perméabilité (pour une durée d'essai de l'ordre de 50 secondes).
On constate deuxièmement que les valeurs de perméabilité mesurées sont très différentes suivant la formule
de calcul utilisée. Pour la formule actualisée de cette année (Restagno, 2015), on obtient des valeurs de
-2 -6
l'ordre de 4.10 m/s, tandis qu'avec la formule Lepetit (2002), on obtient des valeurs de l'ordre de 10 m/s.
A partir des résultats obtenus, il apparait donc que pour la réalisation des essais à l'air, on peut définir la
valeur de perméabilité à partir de 50 secondes ou 1 minute après le début de l'essai (soit un volume d'air
3
introduit dans le forage de l'ordre de 0,00375 cm ). Par contre, vues les différences obtenues sur les valeurs
de "ks" suivant la formule de calcul appliquée, il n'est pas envisageable pour le moment de statuer sur la
relation de calcul à employer bien que celle de Lepetit fournisse des valeurs plus réalistes.

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Site d'Aulnat
 Essai à l'air à charge variable

Figure 27. Evolution de "ks" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de
calcul de la perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour le site d'Aulnat

Tout comme pour le site de Gerzat, on ne peut pas statuer sur la relation de calcul à utiliser pour estimer la
mesure de perméabilité pour ce type de sol.

Site de Perignat-sur-Allier
 Essai à l'air (Charge constante)

Figure 28. Evolution de "ks" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de
calcul de la perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour le site de
Perignat-sur-Allier

Sur ce site, on retrouve les mêmes constatations que pour les sites précédents. On constate que les valeurs
de perméabilité se stabilisent à partir de 50 secondes d'essai (soit un volume d'air injecté de l'ordre de
3
0,00225cm ). On note toujours une grande disparité dans l'estimation de la perméabilité entre les 2

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méthodes de calcul proposées. Enfin, on constate que les valeurs de "k s" obtenues avec la formule Lepetit
-6
semblent plus réalistes (de l'ordre de 10 m/s) pour ce type de matériau.

Fosse Hall IP
 essai à l'air (Charge constante)

Figure 29. Evolution de "ks" à l'air en fonction du temps et comparaison entre les méthodes de
calcul de la perméabilité (méthode Restagno, 2015 /méthode Lepetit, 2002) pour les essais dans
la fosse IP

Tout comme pour le sable limoneux de Pérignat-sur-Allier, on constate que les valeurs de perméabilité se
3
stabilisent à partir de 50 secondes d'essai (soit un volume d'air injecté de l'ordre de 0,00225cm ). On note
toujours une grande disparité dans l'estimation de la perméabilité entre les 2 méthodes de calcul proposées.
Enfin, on constate que les valeurs de "k s" obtenues avec la formule Lepetit semblent plus réalistes (de
-5
l'ordre de 10 m/s) pour ce type de matériau.

Conclusions

Pour les essais à l'air, on constate que les mesures de perméabilité sont stabilisées à partir
d'une durée d'essai de 50 secondes (correspondant à un volume d'air injecté de l'ordre de
3
0,00225cm ). Ces essais sont donc plus rapides que les essais à l'eau.
En ce qui concerne l'obtention des valeurs de perméabilité, on a obtenu une grande disparité
entre les 2 relations proposées. La relation proposée par Lepetit 2002 semble bien adaptée
pour l'estimation de la perméabilité des matériaux plutôt sableux. Mais des études
complémentaires seront nécessaires car les hypothèses d'emploi de cette relation ne sont pas
en adéquation complète avec les conditions d'essai utilisées lors de ce travail.

3.4.2.3 Répétabilité et variabilité de la mesure


A partir des résultats obtenus sur chaque matériau on peut évaluer s'ils sont répétables, c'est à dire si en
refaisant un même essai dans les mêmes conditions (profondeur, saturation, etc), on obtient le même
résultat.
A partir des mesures effectuées, nous avons aussi cherché à déterminer la variabilité des propriétés de
perméabilité sur chaque site.

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Analyse de la répétabilité
Pour étudier la répétabilité des essais, nous avons suivi la démarche suivante:
1. En chaque point de sondage où les essais ont été répétés, calcul du rapport entre la valeur
maximale et minimale obtenue pour chaque essai (perméamètre IP k IPeau et kIPair et perméamètre
Guelph, kG).
2. Calcul du rapport moyen obtenu sur l'ensemble du site ou du matériau.

Figure 30. Rapport "kmax / kmin" moyen de chaque type d'essai en fonction du type de matériau
testé pour évaluer la répétabilité

La figure 30 résume les rapports "k max / kmin" moyens obtenus pour les différents essais et les différents
matériaux testés. Au fur et à mesure que le rapport moyen diminue, la répétabilité des essais augmente. On
considère comme limite pour définir une bonne répétabilité des résultats un rapport inférieur à 10, étant
-
donné qu’une valeur égale ou supérieure à 10 corresponde à un écartement des résultats supérieur à 10
1
m/s. On constate que l'on a une meilleure répétabilité des résultats pour les matériaux "argile limoneuse",
"sable limoneux" et "sable". On constate globalement que la répétabilité reste inférieure à un rapport de 60.
Pour l'argile limoneuse et le sable on ne peut pas valider la répétabilité des essais Guelph et des essais à
l'air du fait que seulement un essai a été réalisé par point de sondage ou qu'aucun essai n'a été réalisé du
fait de la gamme de mesure de l'appareil.
Pour tous les sites testés, on constate que les essais à l'air présentent une meilleure répétabilité que les
autres essais.
L'argile sablo limoneuse est le matériau dans lequel la répétabilité est la plus faible. Mais sur ce site, on peut
dire qu’aucun type d'essai est répétable car les rapports moyens obtenus sont tous supérieurs à 10. Mais
ces résultats peuvent s'expliquer en partie du fait de la grande variabilité de ce site comme on le verra dans
le paragraphe suivant.

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Analyse de la variabilité
Pour estimer la variabilité obtenue sur chaque matériau, nous avons suivi la démarche suivante:
1. Calcul de la moyenne de tous les résultats k IPeau, kIPair et kG indépendamment de l'emplacement des
sondages et forages
2. Détermination de l'écart type de toute la population de résultats.
3. Calcul du coefficient de variation.

Figure 31. Coefficient de variation en fonction du type de matériau testé pour évaluer la
variabilité

La figure 31 fournit les résultats obtenus pour les différents matériaux et les différents essais. On considère
qu'une valeur de coefficient de variation supérieure à 100% (écarte type égal ou supérieur à la valeur
moyenne) indique une dispersion des résultats très notable. On constate que les matériaux étudiés sur les
sites sableux sont beaucoup moins variables que les matériaux étudiés sur les sites limoneux et argileux. Le
site le plus variable est celui de Gerzat constitué d'argile sablo limoneuse. Ce résultat peut expliquer en
partie les problèmes de répétabilité obtenus sur ce matériau.
On remarque que les résultats de l'argile sablo limoneuse présentent la plus grande variabilité (surtout les
résultats IP à l'eau). On peut constater également que si on compare tous les résultats de tous les types
d'essais, ceux qui correspondent aux résultats IP à l'air sont les moins variables dans tous les sites.
Pour l'argile limoneuse, on constate que la variabilité mesurée au Guelph est très supérieure à celle
mesurée avec les 2 autres techniques ou obtenue sur les autres sites. Ce résultat peut s'expliquer par le fait
que nous disposons d'un nombre d'essais réduit sur ce site avec le perméamètre Guelph.

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Conclusions
On a vérifié que pour les essais à l'eau et pour les essais à l'air: le prototype montre une bonne répétabilité
dans tous les types de sols testés à l'exception de l'argile sablo limoneuse où la variabilité du site peut
expliquer les moins bons résultats obtenus.
Par ailleurs, l'analyse des essais effectués a mis en évidence une forte variabilité spatiale de la perméabilité
pour les matériaux fins mais pas pour les sols granulaires.

3.4.2.4 Précision des valeurs de ks mesurées


Pour évaluer la précision des résultats obtenus avec le perméamètre IP, une comparaison avec les valeurs
obtenues in situ au moyen du perméamètre Guelph et avec les valeurs estimées à partir de relations
empiriques ou de mesures en laboratoire a été effectuée en fonction du type de sol et des sites d'étude.

Essais à l'eau

Figure 32. Représentation des valeurs moyennes des valeurs k IPeau, kG et k théoriques ou
mesurées au laboratoire en fonction du type de sol

La figure 32 montre la comparaison entre les résultats de mesure de la perméabilité avec le perméamètre IP
à l'eau et les résultats moyens obtenus avec le Guelph par type de matériau testé. Pour le sol sableux, la
valeur de perméabilité de comparaison choisie est la valeur moyenne obtenue par Bartolini à partir d'essai
de perméabilité de type Darcy. Dans la même figure on a représenté les limites théoriques.
On constate que les valeurs moyennes de perméabilité IP et Guelph sont toutes comprises à l'intérieur des
limites théoriques de tous les sites, sauf celle correspondant à le sable qui est en peu dehors de l'intervalle.
On constate un écart important entre les résultats IP par rapport aux résultats Guelph dans l'argile limoneuse
et le sable limoneux. Il est à noter que pour ce qui concerne l'argile limoneuse, cet écart peut s'expliquer par
le fait que la répétabilité des essais Guelph sur ce site n'était pas très bonne. Par ailleurs, on constate aussi
une bonne adéquation des résultats IP, en comparaison avec les résultats Guelph et la valeur obtenue par
Bartolini, dans l'argile sablo limoneuse et le sable.
Localement, par point de sondage de chaque site, on a calculé les erreurs des mesures effectuées par
rapport aux valeurs de comparaison Guelph et Bartolini en utilisant la formule:

Equation 5

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Tableau VII. Erreur entre résultats moyens à l'eau


Le tableau XV montre les erreurs des résultats moyens par point de sondage et par site. On constate que
bien que les résultats de l'argile limoneuse (Aulnat) et le sable limoneux (Perignat-sur-Allier) sont différents
des résultats Guelph, les erreurs qu'on obtient localement par point de sondage ne sont pas trop marquées,
étant donné qu'on considère qu'une erreur supérieure à 100% est inadmissible.
L'erreur obtenue dans le point de sondage PS1 d'Aulnat, peut-être du fait qu'au moment de réaliser les
essais sur ce site, on a dû utiliser la crépine de l'année dernière qui ne possède pas les avantages
technologiques de celle fabriqué cette année.

Essais à l'air

Figure 33. Représentation des valeurs moyennes des valeurs k IPair, kG et k théoriques et
mesurés au laboratoire par rapport au type de sol

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Le processus de représentation de la figure 33 a été le même que celui de la figure 32.


On constate que:
Seules les valeurs de k IPair obtenues dans les matériaux granulaires sont comprises dans
l'intervalle des limites théoriques.
Pour l'argile sablo limoneuse, la valeur moyenne de k IPair est très écartée de la valeur k G moy.
Pour l'argile limoneuse les mesures de k IPair semblent plus précises que celles faites sur l'argile
sablo limoneuse.

De la même manière que pour les essais à l'eau, on a calculé, par point de sondage et pour chaque site, les
erreurs des valeurs moyennes k IPair par rapport aux valeurs de comparaison k G moy et kBartolini (en utilisant
l'équation 46) :

Tableau VIII. Erreur entre résultats moyens à l'air


On constate qu'il existe une grande erreur sur l'argile sablo limoneuse. Ceci est dû au fait que la pression
d'air qui a été injecté sur ce type de sol est faible (1,5 bar). Il faudra augmenter la pression d'injection sur ce
matériau pour avoir une précision supérieure. L'erreur obtenue sur le sable limoneux est dûe à la même
raison que celle exposée pour les essais à l'eau.
Aussi on constate que la précision des matériaux argile limoneuse et sable par rapport aux valeurs de
comparaison est très bonne.

Conclusions

Pour les essais à l'eau: le prototype parait avoir une bonne précision pour les essais à l'eau (si
on utilise la nouvelle crépine).
Pour les essais à l'air: le prototype vérifie aussi une très bonne précision des résultats.
Seulement il faudra augmenter la pression d'injection sur les sites très argileux

3.4.2.5 Gamme de mesure de l'outil


A partir des résultats obtenus on peut dire qu’à ce jour, le prototype est capable de mesurer la perméabilité à
-5 -9
l'eau des sols comprise entre 10 et 10 m/s. Il faudra tester des sols plus perméables pour vérifier s'il est
possible d'agrandir cet intervalle.
Aussi, à partir des expériences réalisées sur les sites de Perignat-sur-Allier et la fosse de l'Institut Pascal en
utilisant la méthode à l'air à charge constante, on peut dire que le prototype est capable de mesurer la
-3 -7
perméabilité des sols très perméables à assez perméables. C'est à dire, dans un intervalle de 10 à 10 m/s.

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4. CONCLUSIONS

Le travail de recherche présenté ici s'inscrit dans le projet de "développement d'un perméamètre in-situ pour
l'étude du potentiel épuratoire et des capacité d’infiltration des sols naturels" en recherchant à développer un
outil qui permette d'évaluer de manière rapide et précise la valeur du coefficient de conductivité hydraulique,
ou simplement la perméabilité, d'un sol in-situ. L’analyse bibliographique a montré les limites des outils et
techniques actuelles (essai de surface, temps de réalisation important, …). On a montré que le prototype
développé est capable de réaliser des injections d'eau ou d'air pour évaluer cette perméabilité.
Sur la base de l'hydraulique classique, des formules ont été développées pour calculer la valeur de
conductivité hydraulique saturée à partir des variations de hauteur de charge d'eau (débit d'eau injecté sur le
terrain) sur un sol non saturé. Une formule a également été développée pour calculer la perméabilité saturée
du sol mais à partir d'une injection d'air.
Des campagnes expérimentales en laboratoire et in-situ ont été réalisées en vue de tester le prototype
développé et mettre en évidence les problèmes technologiques (de mise en œuvre, de fonctionnement, etc.)
ainsi que pour valider les formules développées. Suite à une première étude expérimentale réalisée en
2014 (cf. rapport intermédiaire et rapport d’essai de Bartolini), une seconde étude expérimentale
exclusivement in situ a été menée. Les sites testés présentent des matériaux différents (argile limoneuse,
sable limoneux, sable, etc.) pour nous permettre évaluer l'outil et définir sa gamme de mesure.
La mise en œuvre de l'outil en conditions réelles in-situ est opérationnelle et bien adaptée, parce qu'elle est
relativement facile et permet de faire des essais localisés au sein des couches de sols et sur différentes
profondeurs au sein d'un forage. Les protocoles d'essais qui ont été développés, semblent bien adaptés aux
conditions d'essais in situ.
Plusieurs problèmes technologiques obtenus lors des années précédentes ont été solutionnés. On peut
nommer:
Isolation de la zone de mesure
lecture de la hauteur d'eau dans le réservoir d'eau
réduction des pertes de charge dans tout le système
réduction du temps de remplissage du réservoir d'air.

Néanmoins quelques adaptations ou modifications peuvent encore être apportés pour optimiser les essais et
améliorer les conditions de fonctionnement du perméamètre. Des propositions en ce sens ont été
présentées en perspective du rapport de RESTAGNO.
A partir des essais réalisés et de l'analyse et de la comparaison des résultats on peut conclure que:
La formule proposée cette année pour les essais d'injection d'air n'est pas adaptée car dans tous les essais,
elle fournit des valeurs de perméabilité très faibles. C'est pourquoi, la formule proposée par Lepetit en 2002
semble à l'heure actuelle la meilleure option pour calculer la perméabilité de ce type d'essais.
Le prototype semble présenter une bonne répétabilité des résultats autant pour les essais d'injection d'eau
que pour les essais d'injection d'air car les essais dans un même matériau avec les mêmes conditions in situ
donnent des résultats similaires.
Par rapport à la précision des essais, à l'heure actuelle on peut dire que le prototype présente une bonne
précision des résultats en comparaison aux résultats obtenus avec l'outil d'étalonnage (perméamètre
Guelph), et avec les résultats obtenus les années précédentes (Bartolini) ou avec les valeurs théoriques
proposées dans la bibliographie.
-5 -9
Pour la gamme de mesure, un intervalle de mesure a été défini (10 et 10 m/s) mais il sera nécessaire de
tester l'outil sur d'autres types de sols, pour vérifier et amplifier cette gamme de mesure.

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5. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

AFNOR NF X 30-418 1998 – Détermination de la perméabilité d’une formation géologique en place,


de matériaux rapportés, ou artificiellement reconstitués : infiltromètre à double anneau, de type
ouvert.
AFNOR NF X 30-420 1999 – Détermination de la perméabilité d’une formation géologique en place,
de matériaux rapportés, ou artificiellement reconstitués : infiltromètre à double ou simple anneau,
de type fermé.
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