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RFRILlilNE

TABLE DES MATIERES

Avant propos 1 Cancer d' estomac 34


Abcès (Founoun) 2 Cancer de foie 34
Abcès chaud ou froid (Founoumba) 3 Cancer de sein 36
Abcès du foie................................................................... 4 Cancer lingual 36
Abcès dentaire................................................................. 4 Cardialgie (maux de cœur) 37
Abcès plantaire (Terefye) 4 Cataracte 40
Accès pernicieux du paludisme 4 Cauchemar 43
Adénite 4 Céphalée 44
Adénopathie (Kabani) 5 Coliques (les) 45
Albumine 5 Coqueluche 47
Alcool (Abandon de l') 5 Cirrhose de foie 48
Aigreurs d'estomac 6 Couches laborieuses 49
Amasser une immense fortune (pour) 6 Charbon 51
Aménorrhée 6 Changer l'eau ordinaire en sang (pour. 52)
Amibiase (Dysenterie) 8 Chancre 52
Angine 11 Changer de teint à volonté (pour) 54
Ankylostomiase 12 Corte 55
Arête de poisson 13 Corte dit kolokié 55
Appendicite 14 Conserver ses yeux en bon état (pour) 55
Atrophie du membre viril. 14 Conjonctivite 55
Antidote universel de la morsure de serpent 14 Conjonctivite infantile 58
Asthme 15 Constipation 58
Ascite 18 Circoncision 61
Ascaris 19 Cheptel (pour rendre prolifique son) 62
Arthrite de la banche : 20 Collapsus cardiaque 62
Arthrite du genou, du coude, du poignet 21 Coup de bec de l'oiseau engoulevent 63
Athrepsie 21 Courbature 63
Annihiler l'effet du siri (pour) 22 Crampe (garan, entrave) 64
Arrêter l'effet purgatif du goworo (pour) 22 Démangeaison 65
Attirer du monde (pour s') . 22 Dembalé 65
Asphyxie par la kola ou l'eau 23 Dentition 65
Aveugler un adversaire (pour) 23 Diarrhée 66
[Avenir (pour connaître l') 23 Diarrhée dite kono-walaki. 67
Avoir beaucoup de cheveux (pour) 24 Diarrhée infantile 67
Avoir du noro (pour) 25 Dormir (pour) 68
Avoir constamment soif (pour) 25 Dyiné (pour éloigner un) 69
Ballonnement du ventre 25 Dyinébana 69
Béribéri 25 Dysenterie bacillaire 70
Bilharziose vésicale : 25 Dysenterie infantile 71
Bilharziose intestinale 26 Dysménorrhée 71
Blennorragie 27. Danan poison (préparation de) 71
Blessure faite par une flèche empoisonnée 32 Déclencher une gale filarienne (pour) 72
Brulure de feu 32 Déclencher la lèpre nodulaire (pour) 72
Bronchite asthmatique 32 Divorcer dans de bonnes conditions (pour) 72
Bien porter (pour se) 32 Demeurer alerte toute sa vie (pour) 73
8oisson du nouveau-né (première) 33 Eczéma 73
Borborygme 33 Eléphantiasis 73
Cachexie 33 Epilepsie 74
or
Empoisonnement 77 Fièvre jaune 93
Emotion due au manque de sang froid 78 Fibrome de l'utérus 94
Enfant courageux (pour rendre un) 78 Folie 95
Enfant errant parceque wookoulo 79 Folie dite sou nia ma 97
Enfant nerveux pleurant sans cesse 79 Folo 98
Enfant pleurant sans cesse la nuit 80 Fontanelle (arrêt de) 98
Enfant pleurant la nuit des êtres horribles 80 Fourmillement du corps 98
En s'asseyant pour voyager pour voyager. 80 Frayeur 98
Enfant non malade qui pleure terrifiants 80 Fermer les yeux des morts d'un trépasser (pou) 98
Enfant souffreteux.................. 80 Gale 99
Enrouement 81 Gale infectée 99
Entorse 82 Gale filarienne 99
Entorse infantile (mougou) 82 Gale filarienne dite bon ka 101
Epistaxis 82 Gargouillement du ventre 102
Etres surnaturels (pour voir des) 82 Ganglions 102
Empêcher une personne de vadrouiller. 83 Gangrène 103
Empoisonnement par l'erythrophloeum africanum 83 Gaz carbonique 103
Etre prolifique (pour) 83 Gingivite 104
Expulser un corps étranger de la gorge (pour} 83 Géophagie 104
Etre à l'abri des morsures des fauves (pour} 83 Goitre 105
Etre socialement supérieur à votre entourage (pour} r 83 Gomme localisée 106
Etre pas vaincu par aucun complot (pour n'} 84 Grossir (pour) 106
Etre pas fille-mère (pour n') 84
Excitants 84
"""'Exciter au vol (pour) 86
Excision 86
Famille perdant tous ses enfants 86
,....,
Fa-$oumalé 86
Faiblesse de la vessie 87
Faciliter la délivrance (pour) 88
,....,
Faire entrer une dette (pour) 88
Faire une bonne chasse de pintades (pour} 88
Faire une bonne récolte de mil (pour} 88
,....,
Faire une bonne pêche (pour) 89
~Faire régner une parfaite entente dans une famille
nombreuse (pour) 89
""'
Femme dépourvue de sein 90
- Femme hantée par un dyiné rnal.. 90
~Feu (pour cracher du) 90
Feu du ciel , 90
- Fièvre bilieuse hémoglobinurique 91
+-Hlalre de médecine 91
Fièvre bilieuse 93
Fièvre infantile 93
- Fièvre intermittente 93

.
Héméralopie 107 Mammite 143
Hémiplégie 108 Massouma (bambara de bougouni) 144
~ Hémorragie de grossesse 108 Maux de ventre de nourrisson 144
Hémorragie externe 108 Membre viril disparu (pour faire revenir le) 144
Hémorragie interne 109 Membre viril trop court ou trop bref 144
...,Hémorroïdes 109 Membre viril inerte 145
Hernie inguinale 110 Mémoire (pour avoir une bonne) ' 145
Hydrocèle féminine (mousso-kaya) 111 Méningite cérébro-spinale 145
..,Homme mur imberbe 111 Ménorragie 146
Hoquet 112 Métrorragie 147
...,
Hydramnios 112 Migraine (koumbabi) 147
Hypertension 113 Mort-né 149
Ictère 115 Morsure de bitis arietans 149
,Ictère (pour se préserver de n 118 Morsure de chien enragé 149
Ictère dit saydyé 118 Morsure de serpent.............................................. 150
Idiotie 118 Kabadué 151
...,Impuissance sexuelle 118 Morsure de serpent d'eau 153
Impuissance dûe au fetiche kalani. 123 Maigrir (pour) 153
Inappétence 123 Maîtriser une personne (pour) 154
....,Inappétence infantile 125 Maintenir une femme (pour) 154
Infection puerpérale (guibato-nionson) 126 Mettre en fuite un antagoniste (pour) 156
Insolation 126 Maintenir une enfant en bonne santé 157
..,Insuffisance de sperme 126 Membre viril insuffisamment développé en
grosseur et en longueur 157
~Intoxication (Do-Nkono) 128 Moluscum contagiosium 157
Immuniser contre le Corte 129 Mettre une femme à l'abri de l'enfantement d'un
enfant phénomène (pour) 157
...,Immuniser contre les sorciers mangeurs d'hommes Myalgie 157
(pour s') 129
Immuniser contre l'intoxication (pour s') 130 Mystère (un) 158
<lrnmunlser contre la morsure du serpent (pour s') 130 Néphrite 159
Kogoni ou beguedan 131 Néphrite dûeà un dabali 1162
Kwashiorkar (kolo) 131 Ngounamba 162
~. .
jLactation 132 Non solvabilité d'un lépreux 162
Lèpre (pour s'immuniser contre la) 134 Nouveau-né très maigre 162
Lèpre (pour dépister la) 134 Nuits agitées 163
Lèpre mutilante 134 Ne pas dissiper son argent (pour) 163
Lèpre nodulaire (la) 138 N'engendrer que des garçons (pour) 163
.Lèpre à pustules 138 Noircir des taches lépreuses (pour)
Lumbago 139 N'être pas blessé ni par la panthère ni par le lion
(pour) 164
-Mal de foie 140 Nyébéré-nyébéré (bambara) 165
Mal de pott 140 Obésité 165
Mal de poitrine 141 Onchocercose (l') 165
"Mal de talon et de plante de pied 141 Odontalgie ..: 168
Maladie à diagnostic imprécise , 141 . Oreillons 170
..,Maladie cutanée de nature imprécise 143 Orchite 170
Otite 171 Rot 197
Ostéite futilisée 172 Rhumatisme 197
Oxyure 173 Rhume 199
Paludisme 173 Sang sur le globe de l'œil.. 199
Plaie 175 Sauver un malade en danger de mort (pour) 200
. Paralysie 177 Selle blanche de nouveau-né 200
Paralysie infantile (poliomyélite) 178 Selle verte de nourrisson 200
Paraplégie (pour préserver un enfant de) 179 Selle colorée de nourrisson 200
'Peur (pour n'avoir pas) 180 Selle noire de nourrisson 200
Pian (Nfro) 180 Selles fréquentes de nourrisson 201
Piqûre d'abeille 181 Sevrage (pour n'être pas conçue avant le) 201
Piqûre de scorpion 182 Soins à la femme enceinte 201
Point de côté.......................................................................... 182 Soins à l'accouchée 202
Pneumonie 183 Soubigné (le) 202
Prolapsus de rectum 184 Soumougoukida (bambara de Kéléyadougou, zona).203
Songes 203
. Provoquer une hydrocèle (Pour) 185 Stomatite 205
Polyurie (faiblesse de la vessie) 185 Supporter la soif (pour) 205
Punir un rival (pour) 185 Supporter la faim (pour) 206
- Punir deux complices (pour) 186 Supprimer la lactation (pour) 206
Punir un vendeur de miel (pour) 186 Supprimer un enfant anormal (pour) .................• 206
Posséder un homme (pour) 186 Syphilis 207
- Procréer (pour) 187 Syphilis héréditaire 207
Procréer (pour ne pas) 189 Syphilis nasale ~ 208
~Purifier le sang (pour) 189 Syphilis nerveuse 208
Préserver de kwashiorkor un enfant qu'on vient de sevrer 189 Syphilis cérébrale 209
Préserver un enfant de la maladie de dentition (pour) 190 Tache cutanée rouge 209
~Pour contrefaire la bouche d'une personne 190 Tamien (bambara de Ganadougou) 210
Préserver un nouveau-né de l'athrepsie (pour) 190 Taie de la cornée 210
Pour rendre un enfant intrépide indomptable 190 Tétanos ombilical et aussi accès pernicieux du
paludisme 211
Pour vivre très longtemps '". 190 Teigne 213
Pour s'attirer du monde................................................... . 191 Tonia 213
"Pour se faire aimer de tout le monde 191 Troubles du tube digestif... 215
.Pour n'être pas vaincu par aucun complot 191 Torticolis 215
Pour régénérer une famille en voie d'extinction............. 192 Toux 215
Pour ne plus uriner au lit 192 Toux infantile 217
-Préserver des effets nocifs de la morsure de n'importe Trichine (kouroubanan) 217
espèce de serpent (pour se) 193
Pour voir des sorciers au cours du sommeil. 193 Truc réalisé par le caméléon 218
Pour veiller 193 Tuberculose pulmonaire 219
-Pour marcher longuement sans être harasser de fatigue 193 Tumeur abdominale 222
Préserver un enfant de misère (pour) 194 Trouver à se marier (pour) . 223
Prévention de la bilieuse hémoglobinurique 194 Un antidote universel de Corte 223
"Préserver les enfants d'une famille de la rougeole (pour).194 Ulcère d' estomac 223
Pour vaincre vos ennemies 194 Ulcère phagédénique 223
~ Respiration difficile 194 Une propriété de l'œuf de perruche 225
Rétention placentaire : 195 Urticaire · 225
Rétention des urines 195 Urines sanguines 225
....,Réussirdans le métier qu'on exerce (pour)...... , 196 Variole 226
Réussir dans vos démarches (pour) ,.................. 196 Vers intestinaux 226
::;"lenoncer aux usages du tabac (pour) 196 Vitiligo 227

v
Rougeole 196 1 Vitiligo dû à un dabali. 237

Voix éteinte (laryngite) 227 Céphalée dite soula-koungolodimi. 232


Vomissements et diarrhée (pour arrêter des) 228 Cirrhose de foie 232
Vomissements (pour provoquer des) 229 Délire provoquée par une très forte fièvre 232
Vomissements (pour arrêter) 229 Kono-balé 232
-Vornissernents sanguins (pour arrêter) 230 Onchocercose (l') 232
Vertiges 230 Rétention des urines 233
Yeux larmoyants 231 Noms vernaculaires des plantes médicinales citées
dans cet ouvrage 234
Blennorragie 231 Ouvrages consultés 280
Cachexie 231
Chancre dit baaba (termite) 231
Cardialgie 231
1

AVANT PROPOS
Les éléments de cet ouvrage ont été rassemblés dans tous les buts:

Sauver la pharmacopée malienne qui tend à s'effacer devant la médecine occidentale


Préparer un vaste terrain d'investigation à ceux de nos frères maliens, qui favorisés par le sort,
ont pu faire des études scientifiques approfondies susceptible de faire d'eux pharmaciens
chimistes.
Renseigner à peu près le médecin sur la nature du médicament utilisé par le malade avant de
se présenter avant lui.
Venir en aide aux praticiens qui ne disposent pas de produits manufacturés appropriés.
Aider le jeune malien, élevé sur le banc de l'école, à mieux connaitre l'âme de son pays.

Pour la présentation matérielle de l'œuvre, nous nous sommes conformés strictement à la tradition
africaine qui veut la médecine et la magie aillent de pair.

DOMINIQUE TRAORE
2
ABCES (FOUNOUN)

- Couvrir le mal d'une pâte gluante obtenue en broyant des racines de karo (bambara. Cissus
populnea)
- Pulvériser des tiges et feuilles vertes de mashayi (Haoussa. Clerodendron capitatum). Enduire le mal
qui avorte du produit obtenu.
- Concasser un pied de passakaba (Haoussa. Portulaca oleracea). Faire bouillir le produit
obtenu dans la lessive (séguë-dyi en bambara ou tôka en haoussa) ou dans une eau contenant dissous
beaucoup de kan-wan (haoussa) carbonates alcalin. Laisser refroidir la décoction obtenue et se servir
du liquide pour badigeonner l'enflure qui crève ou qui disparait selon qu'elle a formé non du pus.
- Enduire la partie enflée du corps d'une pâte obtenue pétrissant de graisse une racine
finement écrasée de ndôgué (bambara. Ximenia americana).
- Pétrir de beurre végétal des écorces vertes écrasées de souberini (bambara. Steros permum
kunthianum). Couvrir le mal du produit obtenu.
- broyer sur une pierre plate avec un caillou rond un certain nombre de bulbes de baganissali
ou nguélébaga (bambara. Amaryllidée. Haémanthus rupestris). Introduire la pâte obtenue dans une
calebasse neuve contenant du ségué-dyi (lessive). Enduire l'enflure qui disparaît si le pus n'est pas
encore formé de la mixture.
- Enduire le mal qui avorte d'une pommade composée d'un koulényéna (bambara. Rat
musqué) carbonisé, réduit en poudre pétrie de graisse).
- Pour empêcher une enflure quelconque de prendre du pus, on la badigeonne d'une pâte
obtenue en pétrissant de beurre de karité un crapaud sec pulvérisé. A défaut de ce batracien, faire
usage de la même façon d'une racine nettoyée et pilée d'yriniblou (bambara. Moringa pterygosperma)
pétrie de lessive. Lorsque le pus est déjà formé, faire crever l'abcès en appliquant sur celui-ci une
racine pilée de piment délayée dans un peu d'eau.
- Appliquer le mal qui crève ou qui avorte des très tendres feuilles vertes pulvérisées d'ouo
(bambara. Fagara xanthoxyloïdes). Quand on ne dispose pas des jeunes feuilles de cette plante et
qu'on a pour de bistouri, on enduit un point de l'abcès d'une pâte obtenue en humectant de salive une
poudre obtenue en écrasant finement un morceau de gouala (bambara. Coquillage, huître, brûlé à
l'abri de l'air). Le mal s'ouvre aussitôt.
- appliquer sur l'enflure une pâte obtenue en pétrissant d'eau et de beurre de karité des feuilles
sèches pillées de bërë (bambara. Boscia senegalensis). Fait avorter l'abcès.
- Ecraser ensemble des feuilles de guéza (haoussa. Commbretun micranthum, de gadagi
(haoussa. Alysicarpus vaginalis), et une pincée de terre ou de cendre prise au milieu du foyer. Pétrir le
produit obtenu d'une eau tiède et se servir de la mixture pour enduire l'enflure qui disparait en peu de
temps.
- Pulvériser une certaine quantité de dandama (haoussa. Schwenkia americana) et un morceau
de kan-wan (haoussa. carbonates alcalin) ou, à défaut, une lessive très forte concentrée. Enduire
l'abcès qui avorte de la pâte obtenue.
- Pour avorter le mal, le badigeonner d'une pâte claire obtenue en délayant dans eau des
écorces pilées de jirda (haoussa. Bauhinia rufescena).
- Pour localiser le pus d'un abcès, appliquer sur un point du mal une pâte obtenue en
pétrissant d'un peu d'eau de waké (haoussa. Vigna unguiculata) et un morceau de kan-wan (haoussa.
Carbonates alcalin) finement broyés.
- Enduire le mal d'une pommade composée de beurre de karité et du gui pilé de rnbouréké
(bamabara. Gardenia triacantha).
- Pulvériser sur un mortier profond renversé une bonne poignée de kafi-rnala (haoussa.
Evolvulus alsinoïdes. Mettre le produit obtenu dans une lessive très forte et se servir de la pâte pour
enduire l'enflure qui se gonfle. A la place de kali-mala, on peut faire usage de té-ntoro (bambara.
Physalis angulata).
3

~ Enduire le mal, qui avorte ou prend aussitôt du pus, d'une pâte obtenue en pétrissant d'eau
une poudre sèche provenant des feuilles vertes de ndomonon (Bambara. Zizyphus rnauritiaca). Si le
pus est formé, localiser celui-ci sur un point en appliquant sur ce point des feuilles vertes mâchées du
dit nodomonon. L'abcès s'ouvre aussitôt et la guérison ne tarde pas à venir.
~Laver le mal a l'eau tiède avant de l'enduire d'une pâte composée de beurre de vache d'aïgard,
produit haoussa, de jan-kan-wan (haoussa. Carbonates alcalin), espèce rouge, de passakaba (haoussa.
Portulaca oleracea) broyés. Le matin du jour suivant, nettoyer l'affection dans eau tiède. Répéter
l'opération trois en opérant surtout le soir. L'enflure suppure ou avorte.
~ Ecraser du danfarkami (haoussa, monechma hispida), couvrir l'enflure qui avorte le produit
pâteux obtenu.
Crépir le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de lessive (séguè-dyi en bambara) un gui pilé
de dioro (bambara. Securideaca longipedunculata), l'abcès avorte ou prend aussitôt le pus.
~ Ecraser ensemble des jeunes feuilles rouges et des écorces de kobi (bambara. Méliacées.
Carapa procera), couvrir le mal qui avorte le produit obtenu.

ABCES CHAUD OU FROID (FOUNOUNBA)

~ Se procurer des racines Est d'un dahen (bambara. Anoma senegalensis), les sectionner puis
les diviser en deux tas inégaux. Gratter superficiellement les morceaux du premier tas avant de les
transformer en poudre. Fermer un foyer composé de deux cailloux et d'un point mur. Placer sur le
foyer ainsi formé d'un pot dans lequel on introduit les morceaux du deuxième tas et faire bouillir
longuement le tout. Transvaser le liquide en ébullition dans un récipient au-dessus duquel on expose
le mal de façon à ce que celui-ci sue surabondamment. Pétrir la poudre du premier tas de beurre de
karité: enduire le mal de la pâte obtenue, le masser de haut en bas. Opérer deux fois par jour. Une
semaine de traitement.

~ Badigeonner le mal d'une pâte obtenue en pétrissant du beurre de karité et des feuilles
sèches pillées de sirakoro -siana (bambara de Ségou - non déterminé) guérison rapide et certaine.

~ Rassembler les éléments suivants: un morceau de terre soustrait d'une grande termitière
dont les occupants ont émigré, des feuilles et écorces enlevées d'une plante qu'entoure la grande
termitière susmentionnée, des feuilles de dioulasoungalani (bambara. Feretia canthiodes), des racines
de baangoyo (bambara. Solanum incanum), une racine de n'karo (bambaara. Cissus populnea), un
nombre indéterminé des cases de dounounkala de guêpe maçonne, suffisamment de séguè-dyi très
fort, concentré, eau. Piller très longuement ensemble ces divers éléments jusqu'à obtenir une matière
longuement pâteuse, gluante. Répartir cette matière en plusieurs morceaux, donner à chacun de ceux-
ci une forme ovale, faire sécher le tout, de préférence à l'ombre. Le moment d'en utiliser venu, prendre
un morceau, le frotter sur une pierre plate, un peu creuse, sur laquelle on a préalablement étendu un
peu d'eau ou de lessive. Enduire le mal de la première pâteuse obtenue. Si l'abcès ne dure que depuis
un peu de temps (3 à 4 jours) il avorte: dans le cas contraire la médication hâte la formation du pus
qu'elle attire sous la peau qu'on incise pour le vider de son contenu.
Précisément que disant que lorsque la plante qu'entoure la grande termitière ne porte plus de feuilles,
on se contente de écorces qu'il faut piller longuement pour ne pas dire très longuement lié.
~ Dans un tesson de canari, carboniser à sec une ou deux plaques d'écorces de mingo
(bambara. Spondias monbin). Ecraser finement le produit obtenu qu'on pétrit de beurre de karité.
Enduire le mal de la pommade obtenue. Ce médicament soigne tout ce qui est enflure.
~ D'une bonne poigne de gnin-guéssi-mbié (bambara de Ganadougou), faire deux tas:
carboniser le premier qu'on écrase. Faire bouillir longuement le deuxième. J ntroc1uire la poudre
provenant du premier tas dans une portion du liquide puis remuer longuement le tout pour obtenir
une matière pâteuse. Appliquer un bon morceau de celle-ci sur le mal qu'on masse énergiquement.
Opérer sept fois en une semaine de traitement.
4
ABCES DU FOIE
~ A longueur de journée, de temps à autre, boire une eau contenant dissoute une poudre de
racines pilées de diribara (Bambara. Cochlospermum tinctorium).

ABCES DU DENTAIRE

~ D'une décoction en ébullition des écorces de zéguénë (Bambara. Simarubacées. Balanistes


aegyptiaca) faire deux parts. Introduire dans la première portion, en ébullition dans une petite
calebasse ronde à orifice relativement étroit auquel on adapte la bouche ouverte pendant un bon
moment, se rincer la bouche de la deuxième part tiède. A la place des écorces de zéguénè, on peut faire
usage de celles de ngounan (bambara. Anacardiacées. Pou portia Bierrex).

ABCES DU PLANTAIRE (TEREFYE)

~ Plonger la plante du pied atteinte dans une décoction tiède des racines de ndégué (Bambara.
Cardia myxa).
~ Introduire sur des déjections humaines sèches dans un trou de charbon ardent. Exposer le
mal à la chaleur qui se dégage du dit trou fermant l'entrée de celui-ci de la plante du pied malade. Au
contenu d'un ver blanc de terre dit syékôgo ou syétouossira (bambara) vidé, ajouter des rameaux
feuillus de kôdiôlôtié (yorouba) puis carboniser le tout. Réduire en poudre noire le produit obtenu.
Appliquer quotidiennement un peu de cette poudre sur le mal qu'on pense. Bon médicament.

ABCES PERNICIEUX DU PALUDISME (FOUNOUNBA)

~ Le sujet tremble de froid, il a une très forte fièvre. Se pencher (fumigation) au-dessus d'un
récipient contenant du charbon ardent et une poignée de gui concassé de n'dabakoumba (bambara.
Detarium senegalense).
Remède souverain.

ADENITE
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~

~ La nuit, en allant au lit, présenter le bout ardent d'un morceau de bois au mal en disant: si
demain matin te trouve ici je plongerai ça dans toi. Le mal disparait au cours de la nuit.
~broyer finement sur une pierre plate une certaine quantité de tendres feuilles de sampërë-yiri
(bambara. Euphorbiacées. Jotropha gossypiifolia). Pétrie de beurre de karité le produit obtenu et se
servir de la pâte pour enduire le mal qui avorte ou qui crève. Faire encore usage de ce même
médicament pour combattre le panaris.
~ Enduire le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de beurre de karité une certaine quantité des
racines carbonisées, écrasées d'un bananier. Remède souverain.
~ Rassembler les éléments suivants: une poignée d'une matière en relief (on dirait des petites
plantes sans vie) qui recouvre une corne de bœuf abandonnée des cheveux ramassés, au hasard, un lien
enlevé d'un petit paquet de tabac en feuille, des plumes de poules. Carboniser puis écraser finement le
tout. Pétrir la poudre obtenue de beurre de karité. Badigeonner le mal, qui disparait en peu de temps,
de la pommade obtenue
~ Badigeonner le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de graisse des excréments secs pillés de
pintades. On peut remplacer les dits excréments de pintade par des plumes carbonisées de celle-ci
pour obtenir une guérison aussi sûre et aussi rapide.
~ Enduire l'affection d'une pâte noire obtenue en pétrissant de beurre de karité des bouts
blancs (partie enfoncées dans la chaire) des plumes de toussyè (bambara. Poule de rocher). Le mal
avorte.
5

- Couvrir le gros orteil du côté où se trouve le mal d'une couche de poussière d cendre de bois
puis placer dessus un assez gros charbon ardent. Attends qu'on éprouve une vive sensation de brûlure
pour le débarrasser de sa charge. Renouveler deux autres fois l'opération puis casser puis casser pour
ce premier jour. Procéder de même au cours des deux jours qui suivent puis arrêter, le malade étant
alors complètement guéri, tout traitement. Ce genre d'adénite désigné en dialecte bambara sous le
nom de «mousso téré » est caractéristique. En effet il met beaucoup de temps à mûrir, le malade ne
porte aucune plaie ou blessure au pied ni ailleurs, grelotte de froid à partir de trois à quatre heures de
l'après midi jusqu'à une heure très avancée de la nuit.
- enduire le mal d'une pommade obtenue en pétrissant de beurre de karité un sakinnin
(bambara. Petit saurien à écailles luisantes) et des plumes de poule carbonisées et pilées.
- Badigeonner le mal du beurre de karité ramassé sur la blessure ou plaie qui l'a causé. Opérer
une ou deux fois.

ADENOPATHIE (KABANI)

- Le kabani est un assez gros furoncle, un ganglion dur qui provoque une très forte fièvre
accompagnée des frissons, il peut se présenter sur n'importe quel point du corps, mais on le rencontre
le plus souvent sur l'aine, sous l'aisselle, au cou, un peu au-dessus de l'oreille. Il met longtemps à mûrir.
- Badigeonner le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de lessive très forte des feuilles vertes
pillées de goro (bambara de bougouni. Mimosées. Dichrostachys glomerata) sept à dix jours de
traitements.
- Ceindre la tumeur qui avorte d'une pommade composée des feuilles kounguié (bambara.
Combrétacées Guiera senegalensis) des graines de coton et des cheveux carbonisés, réduits en poudre
qu'on pétrit de beurre de karité. Faute de cette pommade, appliquer sur le mal des très tendres feuilles
vertes, pulvérisées de goni (bambara. Papilionacées. Pterocarpus erinaceus). Maintenir le médicament
sur la soufflure à l'aide d'une bande coton.

ALBUMINE "1
Bouillir des rameaux de guiambouroubali ou dama-bouroubali ou yarabali ou niani-yarabali (bambara.
Malinké Gena-nord du cercle de Sikasso, non déterminé). On peut encore infuser des feuilles sèches
de la même plante et absorber l'infusion. Si on supporte mal l'amertume, on peut atténuer celle-ci en
additionnant la portion de sa propre moitié d'eau. Trois jours, au grand maximum, de traitement.
Faire encore, usage de ce médicament contre la fièvre bilieuse hémoglobimurique et l'urée.

1 ABANDON DE L'ALCOOL ,-

- Absorber dans une eau ou dans une nourriture une poudre noire obtenue en écrasant
finement des crottins carbonisés d'âne adulte.
- Induire dans une eau provenant du lavage de gros mil légèrement décortiqué des racines
découpées de ndomono (bambara. Zizyphus mautitlaca) et placer le récipient ainsi garni dans un coin
de la case où il doit rester vingt quatre heures. A partir du deuxième jour, alors que le contenu du pot
écume, boire de temps à autre un verre moyen du liquide.
- Transfor.ner en poudre très fine des racines de ouo (bambara. Fagara xanthoxyloïdes).
Chaque fois qu'on absorbe une boisson alcoolique, y jeter une pincée du produit obtenu. On peut aussi
absorber dans une sauce.la médication enlève toute envie d'alcool après un mois de régime. De même,
si on croque à plusieurs reprises la noix de cob et la racine de ouo. On finit par renoncer à l'usage des
kolas. Fumer souvent ayant une racine pilée de ouo clans la bouehc emmène à renoncer l'usage du
à

tabac. Mâcher le plus fréquemment possible un mélange de tabac et de racine de ouo pour renoncer en
définitive à l'usage de tabac à mâcher.
6

~ Enduire clandestinement dans la boisson de l'alcoolique des urines de vaches. Il suffit que
l'intéressé absorbe de la mixture pour rendre surabondamment. A partir de ce moment, toutes les fois
qu'il se trouve en présence d'une boisson alcoolique il sent l'odeur de celle-ci qui l'a fait rendre
précédemment et s'en abstient.
~Ecraser finement un petit morceau de terre prélevé d'une termitière qui surmonte une bombe
et une femelle (reine) d'une grande termitière. Pétrir le produit obtenu du lait d'une chienne ou, à
défaut d'une ânesse. Pétrir la pâte obtenue en plusieurs morceaux qui reçoivent chacun une forme
ronde surabondamment dans du lait de vache ou dans une bouillie claire de mil, une portion d'un
morceau finement écrasé. Remède souverain car on ne l'utilise qu'une seule fois pour renoncer à jamais
des boissons alcooliques.

..::"~~~~
~ Mâcher et avaler un ou plusieurs tubercules de n'fié (bambara de Kéléyadougou.
Branchystelma bingeri). On peut encore transformer le dit tubercule en poudre et gober de temps à
autre de celle-ci.

POUR AMASSER UNE IMMENSE FORTUNE 1·

~ Piler ensemble un gui de chacune des plantes suivantes: fougagnin (bambara. Daniellia
oliveri), somanéré (bambara. Entada sudanica). Induire dans un récipient, sur du charbon ardent, une
bonne pincée du produit obtenu puis se pencher (fumigation) en exposant bien les deux mains à la
fumée qui s'y dégage, dessus enveloppé d'une couverture. Favorise la chance et fait amasser
rapidement une immense richesse.

AMENORRHEE

~ Des tendres feuilles de diala (bambara. Khaya senegalensis) et quatre petites plaques
d'écorces de ouolôba (bambara. Terminalia macroptera), faire quatre tas; emballer chaque tas dans
une jeune feuille de cette dernière plante. Induire les quatre paquets obtenus, auxquels on ajoute un
morceau de sel gemme dans un pot contenant de l'eau et faire bouillir longuement le tout. Une fois la
décoction devenue tiède, y jeter quelques noix très rouges de kola. Quotidiennement boire, boire
suffisamment (ou à petites doses répétées) de la potion additionnée de lait frais, croquer et avaler une
noix de kola. Le fait de sentir des maux de tête est un signe de la bonne réussite de la médication car la
soignée ne tardera pas à voir ses règles. Quand on ne dispose de lait frais on utilise le médicament sans
celui-ci.
~ Le soir, en allant au lit, boire une décoction des racines ndôgué (bambara. Ximenia
americana). L'effet souhaité a lieu au réveil.
~ Faire bouillir longuement des racines de mbourëkë (bambara. Gardenia triacantha).
Débarrasser la décoction avant d'y ajouter du miel. Le soir, en allant au lit, boire suffisamment de la
décoction tiède. Effet escompte au réveil.
A jeun, absorber dans du sari (Bambara) une poudre provenant d'un gui feuille carbonisé et
pilé de baobab. Deux à trois jours de traitement.
~Transformer en poudre très fine une certaine quantité des raclures de trois racines Est de jan
sayé (Haoussa. Trichilia emetica) Additionner le produit obtenu de jan kanwan finement broyé.
Absorber dans un breuvage (lalani, en haoussa ou sari en bambara) quatre pincées du mélange avant
d'aller au lit le soir. L'effet souhaité a lieu le jour suivant.
~ Broyer un certain nombre de crottins de lièvre. Faire bouillir le produit obtenu dans du
beurre de karité. De la matière pâteuse obtenue, confectionner des pilules qu'on Fait sécher au soleil.
Le soir en allant au lit. Introduire dans le vagin qu'on pousse assez loin avec le doigt, une ou deux de
ces pilules pour voir le jour suivant au reveil ses règles.
7

- Introduire dans une bouteille suffisamment de jus de citrons et des rhizomes (de couleur
jaune) de chita-aho (haoussa. Zingiber officinale). Mettre le récipient ainsi garni dans un coin de la
case où il doit rester trois jours. le quatrième jour, boire à raison de trois fois par jour (matin, à jeun,
midi, soir) le contenu d'un petit gobelet du liquide fermenté. Si dans la nuit du premier jour de
traitement la soignée n'est pas satisfaite, elle renouvelle les soins le jour suivant pour obtenir surement
le résultat escompté avant midi de ce deuxième jour de traitement.
- Pulvériser ensemble des feuilles de tomate miodobia (haoussa. Pterocarpus erinaceus) et du
sang coagulé d'une poule à cet effet. le soir vers 16 heures absorber dans une eau le produit obtenu
pour voir surement ses règles le jour suivant.
- Transformer en poudre très fine une racine de toutou (bambara. Parinarium
curatellaefolium). Ajouter au produit obtenu la moitié d'une noix rouge de cola et un morceau de sel
gemme finement écrasé. Absorber dans du sari ou, dans le nadyi une cuillerée à soupe du produit
obtenu. l'effet souhaité ne tarde pas à venir.
- le matin, à jeun, boire une décoction d'écorces de bambë (bambara. Lannea acida). On peut
encore assaisonner ladite décoction, de tous les condiments habituels et y cuire du fonio grillé qu'on
mange également à jeun.
- Dans une eau dans laquelle on a lavé un morceau de viande rouge, introduire une poudre fine
provenant des racines transversies pilées de niliribara (bambara. Cocnios permum tinctorium). Boire
suffisamment du liquide. Une semaine au plus de traitement.
- Un lundi ou un jeudi, détacher l'une à l'Est de l'autre du tronc d'un soutro (bambara de
sanankoroba. Ficus gnaphalocarpa) deux plaques d'écorces. Pulvériser celle-ci. Etendre au soleil le
produit obtenu, on y incorporant une aiguille, une lame de rasoir, un couteau, pour le faire sécher.
Avec le tranchant de la main droite; partager, en passant exactement au milieu, la poudre rangée sur
une surface plane, en deux. la portion de la poudre qui se trouve du côté du creux de la main, combat
surement l'aménorrhée, celle qui se trouve du côté du revers de la main soigne et guérit infailliblement
la ménorragie.
- Un dimanche, sur la tige ligneuse ngabablé (bambara. Fieus platyphylla); l'une à l'Ers de
l'autre, pratiquer deux fentes. Introduire dans chacune d'elle la moitié d'une noix très rouge de kola.
le jour suivant, autrement dit lundi, circoncire chaque fente puis l'enlever avec son contenu. Cela fait,
dire: ndougo kafing à klikadyë avant de transformer le tout en poudre relativement grossière.
Introduire celle-ci dans un récipient contenant de l'eau. Un bon moment après agiter énergiquement
le liquide avant de le filtrer pour boire et rendre aussitôt. l'effet souhaité à lieu le troisième jour après
l'absorption du médicament ou au cours du mois suivant à la date exacte à laquelle elle a l'habitude de
voir ses règles.
- Faire bouillir un gui de mbégoudyè (bambara. Këléyadougou. Lannea microcarpa). Repartir
la décoction obtenue en deux portions: S'exposer (fumigation) à cheval à l'abondante vapeur qui se
dégage de la première part. Opérer quatre fois en quatre jours de traitements. Bon médicament.
- Absorber dans nadyi ou dans une bouillie claire de mil (sari) une poudre très fine provenant
des écorces Est et Ouest de Séré Tero (Bambara. Ficus capensis) ; un paquet de feuillus et fruits de
cette plante. Repartir la décoction en deux portions: bain dans la première, boire la seconde.
- D'une poudre obtenue en pilant ensemble des racines manakéni (bambara. Cohna hillii), une
noix blanche de kola, faire deux parts. Introduire une portion de la première part dans une bouilloire
contenant de l'eau et faire ses ablutions avec le liquide; absorber dans une bouillie claire de mil une
portion de la deuxième part. Deux à trois jours de traitement.
- Bain d'une décoction des tiges d'un calebassier spontané. Boire une portion de ladite
décoction. Fait rendre. Une semaine de régime.
- Bain une macération d'écorces pilée nguérérnana (bambara kéléyadougou - non déterminé).
- Absorber dissoute dans l'eau froide ou tiède une poudre obtenue en pilant une certaine
quantité des fruits mûrs de soulafinzan (bambara. Méliacées. Trichilia emetica) :
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1- Le premier jour absorber à jeun vingt-cinq centilitre de lait frais de vache contenant dix grammes
d'une poudre très fine sèche provenant des racines pilées de soulafinzan (bambara. Méliacées.
Trichilia emetica) et une cuillérée de soupe de miel liquide non brûlé. La soignée, la purgée, rend
surabondamment. Pour arrêter les effets purgatifs et vomitifs, l'intéressé doit prendre, vers trois
heures de l'après midi, une bouillie claire faite du gruau de gros mil.
2- Le deuxième jour, détacher, l'une à l'Est de l'autre, deux plaques d'écorces de nkabablé (bambara.
Moracées. Ficus platyphylia) qu'on fait bouillir longuement. Introduite dans la décoction
concentrée, débarrassée de ses résidus un morceau de viande rouge de bœuf, du sel gemme et
laisser bien cuire le tout. Le matin du jour suivant à jeun, boire le bouillon et manger le bouilli.
3- Le troisième jour, boire à jeun, une décoction concentrée des racines de n'dëguê (bambara.
Olacinées. Ximenia americana) pour voir sûrement ce jour là ses règles.
- Pulvériser ensemble des racines de lallé (haoussa. Graminées. Sorghum caudatum). Le
maton, introduire le produit obtenu dans l'eau. Le soir, en allant au lit, remuer le liquide avant de le
filtrer et boire, l'effet souhaité s'obtient le jour suivant au réveil.
- Faire bouillir longuement des racines de m'bourëké (bambara. Rubiacées. Gardenia
triacantha). Débarrasser la décoction de ses résidus avant d'y ajouter le miel. Le soir, en allant au lit,
boire suffisamment de la décoction tiède. En effet escompté au réveil.
- Faire sécher au soleil des fleurs de mijiriya (haoussa. Papilionacées. Erytrina senegalensis)
avant de les piler et tamiser. Absorber, de préférence le matin, une cuillerée à café du produit dans une
sauce ou dans une bouillie claire de mil. L'effet souhaité à lieu le même jour ou le jour suivant. Bon
médicament à expérimenter.
- Dans une macération d'amandes d'arachides, délayer une ou deux poignées de noir de fumée
ou sale. Filtrer le liquide avant d'y introduire des racines de sindan (bambara. Césalpiniées. cassia
sieberiana), suffisamment du miel et faire bouillir longuement le tout. Le matin, à jeun, boire autant
qu'on peut de la décoction tiède. Sous peine de la faire avorter sur le champ, ne pas administrer ce
médicament à une femme en état de grossesse.
- Le soir, en allant au lit, boire une décoction des racines de n'dëgué (bambara. Olacinées.
Ximenia americana). L'effet souhaité a lieu au réveil.
- Tremper une bonne brassée des feuilles d'arbre souillé du sang d'un gibier tué au cours d'une
chasse. De la macération obtenue, faire deux parts inégales. Etant debout au milieu de la cour de la
concession, se baigner dans la première, la plus importante, part, puis boire la deuxième portion.
S'asseoir un petit moment sur le seuil de la porte avant de se coucher, l'effet souhaité s'obtient
sûrement au réveil.

AMIBIASE (DYSENTERIE) 1

1) Piler séparément un morceau de viande rouge fraîche et une certaine quantité d'amande
d'arachides;
2) Mélanger les deux produits en le pilant ensemble afin de les lier intimement;
3) Du produit obtenu, faire des boulettes qu'on cuit dans du beurre de karité ou dans l'huile
d'arachides;
4) Manger suffisamment du mets obtenu.

- Pulvériser des écorces vertes de kë-diaou (bambara. Sterocarpus santalinoïdes). Faire sécher
le produit obtenu à l'ombre avant de piler à nouveau et tamiser. Absorber dissoudre dans du lait frais
une cuillerée à soupe de la poudre. Bon médicament;
- Boire une macération d'écorces de téréni (bambara. Ptoleopsis suberosa) ou mâcher et avaler
le jus des dites écorces.
- Décortiquer du petit mil. Ajouter à celui-ci des tendres feuilles du goyavier puis piler
longuement pour tenir un produit fin, intimement lié qu'on absorbe dans du caillé.
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- Le soir, faire bouillir ensemble des écorces et racines de samanéré (bambara. Entada
sudanica). Le matin du jour suivant, alors que la décoction, est relativement froide additionner celle-ci
de lait frais et boire.
- A jeun, absorber dans une eau tiède deux poignées d'une poudre obtenue en pilant des
feuilles de baobab. Trois, jours, au plus, de traitement.
- Manger et avaler la chair de koro (bambara. Vite x cuneata), débarrassé de sa première peau
mince. Opérer une à dix fois dans la journée. Remède infaillible.
- Faire séjourner dans un récipient contenant environ un verre ordinaire d'eau, d'écorces de
pagouan (bambara. bridelia micrantha), les écraser en les frottant contre la paroi du récipient qui les
contient puis filtrer le liquide qu'on absorbe. Guérison presque instantanée. Faire aussi usage de ce
médicament pour combattre sûrement et rapidement la diarrhée.
- Boire une décoction des tiges feuillues de manafa (Haoussa. Celosia trigyna). Bon
médicament.
- Pulvériser des tendres feuilles rouges de sounsoun icola. Le soir, mettre le produit dans une
certaine quantité d'eau oû il doit rester jusqu'au jour suivant. Ce moment venu, agiter le liquide en le
remuant avec la main puis boire à jeun. On peut encore mâcher et avaler le jus, une bouchée de très
jeunes feuilles de sounsoun et une noix blanche de kola pour être guéri sur-le-champ.
- Pulvériser ensemble une certaine quantité de tendres feuilles de dramé (bambara. Cordia
myxa) et autant d'amandes d'arachides. Mâcher et avaler le produit obtenu. Remède souverain.
- Mastiquer en avalant le jus des tendres feuilles de m'bourouké (bambara. Gardenia
triacantha). Exposer le résidu sur une pierre puis revenir à la maison. Le mal disparait aussitôt que le
produit déposé est devenu sec.
- Ecraser finement un morceau de sulfure d'antimoine. Saupoudrer de la poudre obtenue des
morceaux de foie grills sur du charbon ardent et manger le mets. Bon médicament car on ne le prend
qu'une seule fois pour être guéri.
- Ecraser des tendres feuilles de goyavier. Ajouter au produit obtenu la farine de guéro
(haoussa. Pannioilaria apicata), puis piler à nouveau pour obtenir un tout intimement lié. Absorber le
mélange dans du lait caillé.
- Boire une décoction des racines de mandé-sounsoun (Bambara. Anona senegalensis). Utiliser
surtout ce médicament pour combattre la dysenterie infantile.
- Piler ensemble et tamiser des feuilles de bagaroua (haoussa. Acacia scorpioides) et de guéro
(haoussa. Pennicillaria spicata). Délayer le produit obtenu dans du lai caillé et offrir le breuvage à un
enfant (là5 ans) qui fait la dysenterie et qui a, en outre, un estomac très faible occasionnent des
nombreuses et fréquentes selles.
- Pulvériser des gousses vertes de tamarin, faire séjourner une nuit durant le produit obtenu
dans l'eau. Le matin du jour suivant agiter, filtrer le liquide et boire à jeun.
- Absorber dans du lait caillé une poudre obtenue en broyant finement une certaines
quantités de résine de caïcedrat. Trois jours de traitement.
- Pulvériser des racines de ndiribara (bambara. Cochlospermim tincterium) et quelques
gousses de piment enragé. Faire séjourner le produit dans l'eau qu'on filtre ensuite cuire du fonio grillé
dans la macération filtrée. Assaisoner le mets obtenu de tous les condiments habituels avant de
l'absorber. Remède infaillible guérison sûrement le mal.
- Boire une décoction des feuilles dem'bala-rn'bala (bambara. Securinega microcarpa).
Remède souverain.
- Pulvériser des très tendres feuilles de balembo (bambara. Grossopteryx febrifuga). Faire
sécher au soleil le produit obtenu avant de piler à nouveau celui-ci et tamiser. Gober de temps à autre
la poudre fine sèche obtenue.
- Pulvériser des très tendres feuilles de ouôlôké (bambara. Terminalia avicennioïdes). Faire
sécher le produit obtenu au soleil puis le piler à nouveau et tamiser. A raison de trois fois par jours
(matin, midi, soir) ; absorber dissoute dans de l'eau une bonne pincée de la poudre fine obtenue.
- La luit, en allant au lit, boire une décoction d'une boule de gousses de tamarin décortiquées
et des feuilles de ngalarna (bambara. Anogeissus lciocarpus). Effet souhaité le jour suivant au reveil.
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- Dans une décoction des fibres de bakorô-m'bégou (bambara. Lannea velutinum), cuire du
fonio grillé ou non. Assaisonner le mets, qu'on absorbe, de tous les condiments habituels.
- Absorber dans une nourriture une poudre provenant des racines pilées de dahen (bambara.
Anona senegalensis). On peut encore gober de la poudre salée pour obtenir le même bon résultat.

1) Faire bouillir longuement des racines de nzaba (bambara. Landolphia florida).


Débarrasser le liquide du résidu.
2) Pétrir d'eau une farine de gros mil. A l'aide de la pâte obtenue, confectionner des
boulettes qu'on fait cuire dans la décoction mentionnées. A 1 manger le mets obtenu.
Faire surtout usage de ce médicament pour combattre la dysenterie avec sang.

- Gober ou absorber dissoute dans du lait frais une poudre obtenue en broyant finement des
tessons de canari récolté sur des vieux murs. Trois à sept jours de traitement.
- Piler ensemble des fruits verts de sere-toro (bambara. Ficus cap en sis ), et des amandes
d'arachides. Manger dans le mortier profond le produit obtenu.
- Absorber une décoction des feuilles de takôlô ou takôlôblé (bambara de kéleyadougou- non
déterminé).
- Faire séjourner suffisamment de temps des raines broyées de m'bouréké (bambara. Gardenia
trianantha). Agiter le liquide avant de la filtrer pour boire. Faire surtout usage de ce médicament pour
combattre la dysenterie avec sang. La médication qui dure deux à trois jours purge, fait rendre.
- Manger la farine de pain de singe pétrie d'eau ou boire une infusion des feuilles de goyavier.
- Boire une décoction de sonzandlo (bambara. Nelsonia campestris). Remède souverain.
- Mâcher et avaler le jus des feuilles sangara-moussouma. Poser le résidu sur une pierre. Le mal
disparait aussitôt le dit résidu devenu sec.
- Toutes les fois qu'on va à la selle, se nettoyer à l'aide des feuilles de mandé-sounsoun
(bambara. Anonn senegalensis). Deux jours de traitement. Auto-suggestion. Recette à expérimenter
avant de se prononcer.
- Ecraser dans du lait frais un morceau d'écorces de bakoro-rn'bégou ou souroukou-m'bégou
(bambara. Lannea velutina). Filtrer le liquide puis boire. Remède souverain.
- Gratter superficiellement des racines de téréni (bambara. Combrétacées. Pteleopsis
suberosa) avant d'en détacher une certaine quantité de fibres. Faire bouillir longuement celles-ci.
Débarrasser la décoction des résidus. De la décoction, faire deux parts. Dans la première portion, faire
cuire du fonio ou du gruan de gros milou de maïs qu'on assaisonne d'une boule de soumbala et du sel
gemme. Manger le mets obtenu et boire dessus la deuxième part de la décoction. Remède infaillible
car on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri.
- A raison de trois fois pas jour (matin, midi, soir) gober une bonne pincée d'une poudre fine
salée provenant des racines de gnagnaka (bambara. Combrétacées. Combretum velutium). Une
semaine au plus, de traitement.
- Croquer, en avalant le jus, une noix blanche de kola et un petit morceau de sel gemme. Arrêt
immédiat de diarrhée et apaisement instantané des douleurs.
- Peler du manioc avec de le concasser grossièrement. Faire bouillir le produit obtenu. Filtrer
la décoction obtenue qu'on laisse refroidir puis boire. Opérer trois fois en trois jours de traitement,
pour être guéri. Bon médicament.
- Pulvériser une (ou plusieurs) racines de ndinibarakéni (bambara. Cochlospermacées.
Tinctorium). Présumer le produit obtenu pour en extraire du jus. Introduire celui-ci sur du beurre de
karité fondu dans une poêle puis coiffer le tout du contenu d'un œuf frais e poule. Placer l'ustensile de
cuisine ainsi garni sur du charbon ardent pour faire cuire son contenu. Manger le mets obtenu.
Remède souverain car on ne l'utilise qu'une seule fois pour être guéri à jamais.
- Boire une décoction sucrée ou nom des rameaux feuillus de karidiakouma (bambara.
Hypéricacées. Pserospermirn guincense).
- Avaler successivement le contenu de trois œufs [rais de poule. Remède souverain car on ne le
prend qu'une fois pour être guéri.
11

- Transformer en farine du riz non bouilli, écraser finement une certaine quantité des gousses
sèches de bagaroua (haoussa. Minosées. Acacia scorpioides). Mélanger les deux éléments qu'on tamise
afin d'obtenir un tout intimement lié. Délayer le produit obtenu dans du lait caillé qu'on absorbe à
jeun. Excellent médicament car on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri.
- Pulvériser une bonne poignée des tiges vertes, ou, à défaut, sèches de dioutougouni
(bambara. Oxalidées. Biophytum apodiscias). Introduire le produit obtenu dans un pot contenant de
l'eau et faire bouillir longuement le tout. Filtrer le liquide pour débarrasser des résidus puis y faire
cuire du fonio grillé. Verser sur le mets une sauce préparée à part et composée de tous les condiments
habituels sauf le sel. Manger la nourriture ainsi obtenue. Très bon médicament combattant surtout
sûrement la dysenterie avec sang.
- Concasser des fruits arrivés à maturité, sans être jaunes parce que mûrs à point, de kanya
(haoussa. Ebenacées. Diospyros mespiliformis). Introduire le produit obtenu dans un récipient
contenant de l'eau où il doit rester au moins une heure du temps. Ce laps de temps passé, filtrer le
liquide. Additionner celui-ci du lait frais qu'on agite énergiquement avant de l'absorber aussitôt. Le
médicament pris, se mettre au soleil et y rester quinze minutes environ puis rentrer à l'ombre. Bon
médicament car on ne le prend une seule fois pour être guéri.
- Faire bouillir longuement des racines nettoyées, sectionnées de ndomono (bambara.
Rhamnacées. Zizyphus mauritiacas. Débarrasser la décoction des résidus avant d'y délayer deux ou
trois poignées de farine de gros mil qu'on, laisse cuire un petit moment. Absorber le breuvage obtenu.
A la place des racines de ndomono, on peut faire usage de celles de kouaguilé (bambara.
Combretacées. Guiera senegalensis) pour obtenir le même très bon résultat.
- Ecraser finement ensemble des feuilles verrues de cotonnière et deux ou trois noix de kola.
Délayer le produit dans un peu d'eau qu'on filtre avant de la boire. Remède souverain guérissant
sûrement et rapidement la dysenterie la plus persistante.
- Chauffer à sec un pot. Verser dedans le contenu d'un œuf frais de poule, mettre dessus des
tendres feuilles finement écrasées de sounsoun (bambara. Ebenacées. Diospyros mespiliformis) puis
remuer afin d'obtenir un tout intimement lié. Manger le mets ainsi préparé. Remède souverain car on
ne le prend qu'une seule fois pour être guéri à jamais.

ANGINE 1

- On dirait qu'un os se trouve à travers le gosier. Fait horriblement souffrir. On ne peut avaler
ni eau ni nourriture. Sans soins urgents, la mort peut intervenir rapidement.
D'un seul coup sec de couteau, couper un à un des rameaux feuillus de ndogué (bambara. Ximenia
americana). Avec ces rameaux coupés, confectionner trois ou quatre paquets qu'on fait bouillir
longuement. Transvaser la décoction en ébullition dans un récipient rond à l'orifice relativement
étroit. A l'ouverture du dit récipient se pencher, la bouche bien ouverte, afin de faire pénétrer jusque
dans le gosier l'abondante vapeur d'eau qui se dégage de la décoction. Si le pus est déjà formé, celui-ci
coule, tombe et surnage le liquide. Le mal est avorté s'il est à son début.
- Faire bouillir longuement un assez gros paquet feuillus fait des rameaux de néré-dougouma-
sigui (bambara. Parkia biglobosa). La bouche bien ouverte, se pencher (fumigation), couvert d'une
épaisse couverture, au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de la décoction obtenue. Bon
médicament car on se sent beaucoup mieux après la première opération.
- D'une décoction des rameaux de ndogué (bambara. Ximenia americana), garnis des tendres
feuilles, faire trois parts. Introduite la première portion dans un récipient à col relativement étroit
puis, la bouche ouverte, exposer le mal à l'abondante vapeur qui s'y dégage, rincer la bouche dans la
deuxième portion, boire la troisième part. Opérer une fois le matin et une fois le soir. Un jour de
traitement.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de sanan (bambara. Danicllia olivcri).
Transvaser le liquide en ébullition dans une petite calebasse ronde à col relativement étroit puis
ouvrir grandement la bouche au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage du récipient. Opérer
quatorze fois en une semaine de traitcmcn t.
12

- Par la queue d'une cuillère en calebasse, absorber d'une décoction des rameaux feuillus de
sitoumoussé (bambara de la région de Sikasso- non déterminé).
- Dans une petite calebasse ronde à orifice relativement étroit, transvaser une décoction en
ébullition des rameaux feuillus de téréni (bambara. Pteleopsis suberosa). La langue enduite de sel
finement écrasé, la bouche largement ouverte adaptées à l'orifice du petit récipient, aspirer la vapeur
qui se dégage de celui-ci. Le mal crève aussitôt.
- Faire bouillir, un paquet feuillu de n'dôgué (bambara. Olacinées. Ximenia americana).
Transvaser la décoction en ébullition dans une petite calebasse ronde à orifice relativement étroit.
Adapter la bouche bien ouverte à l'orifice du récipient afin d'aspirer de l'abondante vapeur qui s'y
dégage. Remède souverain.
- Mâcher et avaler le jus une bonne pincée de kafinin (bambara. Arbrisseau parfumé, sorte de
poivrier, ailées). Très bon médicament à expérimenter.
- Faire bouillir un paquet des feuilles de nérë-dougou-massigui (bambara. Minosées. Parkia
biglobosa à l'état d'arbrisseau). Frotter la langue d'une poudre obtenue en écrasant finement un
morceau de sel et une gousse de piment enragé. Transvaser la décoction en ébullition dans une petite
calebasse ronde à ouverture relativement étroite. Exposer la bouche ouverte à l'abondante vapeur qi se
dégage du petit récipient. Le mal crève aussitôt. Dans la suite, boire de temps et à autre du liquide.
Essayer également ce médicament contre le faux croup ou même contre le croup.
- Faire bouillir longuement des feuilles de toubabounéré (bambara. Mimosées. Poinciana
regia). Transvaser le liquide en ébullition dans un récipient à col relativement étroit. Maintenir dans la
bouche un peu de liquide tiède. Cracher celui-ci, puis adapter la boucher ouverte à l'orifice du
récipient pour aspirer assez longuement de la vapeur provenant de celui-ci. Opérer une fois de très
bon matin et une fois au crépuscule. Deux jours, au maximum, de traitement. Très bon médicament à
utiliser surtout contre le faux croup ou même contre le croup qu'il guéri sûrement.
- Gratter une racine de n'dëgué (bambara. Olacinées. Ximenia americana) avant de la racler
entièrement jusqu'au bois. Ajouter à la râclure obtenue des graines de niamakou (bambara.
Zingiberacées. Aframomum melegueta) puis piler pour obtenir une poudre fine. Chaque matin, à jeun,
absorber de celle-ci dans une eau tiède. On peut également mâcher de la dite poudre. Celle-ci doit être
préparée ans une seule et même journée. Doux à trois de traitement.
- Bien ouvrir la bouche au-dessus de l'orifice d'une petite calebasse ronde contenant une
décoction en ébullition des rameaux feuillus de toutouba ou toutou-moussoma (bambara. Rosacées.
Parinarium macrophyllum). Opérer deux fois en un jour de traitement.
- Faire bouillir longuement trois ou quatre paquets feuillus de dioro (bambaran. Polygalacées.
Securidaca longipedumoulata) ; se pencher (fumigation) la boucle ouverte, au-dessus de l'abondante
vapeur qui se dégage de la décoction transvasée dans une petite calebasse ronde à orifice relativement
étroit, le mal crève aussitôt et le pus surnage le liquide. Remède souverain.
- Avant d'être enterré, le corps du cadavre humain, enveloppé dans un pagne blanc, est ceint à
divers endroits de cordelettes détachées du linceul. Porter au tour du cou un bout de celle qui passe
sous le menton sur la gorge du trépassé et voir disparaître, sans suppurer, la mal.

ANKILOSTOMIASE

- Faire bouillir trois ou quatre pieds de ngolokogdyé (bambara de Bougouni et du Gana au


nord du cercle de Sikasso. Argemone mexicane). Répartir la décoction en trois parts inégales. Se
pencher (fumigation) couvert d'une épaisse couverture, au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage
de la première part, se baigner dans la seconde portion devenue tiède, boire, enfin la troisième part. À
la place de ngolokogodyé, on peut faire usage du bois vert garni des feuilles moro-iti (bambara.
Streosprmum kunthïanum). L'un et l'autre constituent un remède infaillible.
- Utiliser (lotion, boisson) d'une décoction des feuilles de ouôlôniguié (bambara. Tcrmin.ilia
aviccnnioïdes). Remède souverain.
- Enlever (côté est) une racine de bolokourouni (bambara. Cusonia djalonensis), la débiter
avant de la bouillir: Bain dans la décoction, en boire. .
13

- Introduire dans un canari contenant sept quarts et de l'eau des racines de mbouré (bambara.
Gardenia aquella ou erubescens). Fermer le récipient qu'on place dans un coin retiré de la case. A
partir du troisième jour qui suit l'opération, a commencé à faire usage du contenu du pot pour boire et
pour se baigner. Ne boire, au cours du traitement, que du liquide puisé dans le récipient,
susmentionné et ne se baigner que dans une portion du dit liquide. Si la maladie dure changer les
racines tout en gardant les sept quarts. Bon médicaments à expérimenter.
- Faire bouillir des rameaux feuillus de zérénidyé-diatiguifaga (Bambara. Ficus dekdekna), et
quatre quartz. Boire de temps à autre la décoction obtenue.
Pulvériser ensemble sept racines et rameaux feuillus de kolokolo (Bambara. Afrormosia laxiflora).
Macérer le produit obtenu. Bain quotidien dans la macération.
- Utiliser (bain, boisson) une décoction des feuilles de soulafinzan (Bambara. Trichilia
emetica). A la place de soulafinzan, on peut faire usage de kounguié.
- Etant sur un zérénidyé-diatiguifaga (Bambara. Ficus dekdekna), faire trois ou quatre (selon
le sexe du malade) paquets feuillus de cette plante puis descendre avec pour les faire bouillir
longuement. Bain quotidien dans la décoction obtenue, boire de celle-ci mise de côté.
- Chaque matin, gober une bonne pincée d'une poudre composée des paillettes de fer et du sel
gemme. Trois jours de traitement.
- Se pencher (par fumigation) au-dessus d'une abondante vapeur qui se dégage d'un récipient
contenant trois ou quatre paquets feuillus de téréni (Bambara. Pteleopais suberosa). Il est de règle de
placer au fond du canari trois ou quatre quartz. Renouveler les paquets feuillus de ttéréni tous les
jours. Soixante-douze heures, au plus de traitement.
- Dans une décoction des feuilles d'un très jeune boumou (Bambara. Bombax costatum), se
rincer le corps enduit de cendre pétrie de savon vierge indigène.
- Quotidiennement, gober une bonne pincée d'une poudre composée d'un sabot carbonisé de
bœuf et un morceau de guanjiré broyés. Bon médicament.
- Faire bouillir ensemble des écorces de giyeya (Haoussa. mitragyne énermis) et un estomac de
mouton. Bain quotidien dans une portion de la décoction, boire de celle-ci au cours de chaque séance
de bain. Bon médicament.
- Faire bouillir longuement des écorces bélébélé (Bambara. Mareua anglolensis). Bain
quotidien dans une portion tiède de la décoction, boire de celle-ci au cours de chaque séance de bain.
Lors de chaque soin, constater que le liquide devient gluant au contact avec le corps du malade. Bon
médicament.
- Se pencher (fumigation) au-dessus d'un récipient contenant une décoction en ébullition des
rameaux feuillus de kôkissa (Bambara. Syzygium guineense). Boire du liquide qui fait rendre ou purge.
Faire également usage de ce médicament contre la géophagie.
- Faire bouillir des racines de ndiribara (Bambara. Cochlospermum tinctorium). Utiliser
(Lotion, boisson) la décoction obtenue. Une semaine de traitement.
- Dans une décoction des feuilles de bagabnin (Bambara de Bougouni) cuire du poisson frais
qu'on assaisonne de tous les condiments habituels. Manger le poisson puis boire dessus le bouillon.
Purge. Remède souverain. Faire encore usage de ce médicament pour soigner le genre d'ictère du say-
gouè.
- Faire bouillir longuement des tiges feuillues de ndiribarabéssignin (Bambara de
Kéléyadougou. Cochlospermum tinctorium) à petite taille et à petites feuilles. Transvaser le liquide
débarrassé de son résidu dans une portion du contenu de celui-ci, en absorber. Bon médicament.

ARETE DE POISSON

- Transformer en poudre fine des écorces de dania (Haoussa. Pou portia bierrea). Absorber
dans du lait une pincée du produit obtenu pour faire descendre l'arête retenue dans le gosier.
- Sur un récipient contenant u peu d'eau et un morceau soustrait d'une boule de gousses de
tamarin décortiquées, l'opérateur d'habitude de race Bozo au Somono, prononce le verset suivant :
Tou bissimilaï. Alahoumassnly snlaitinc - Anlcuiitolco - 1. !.'I)l:ullac!oll. Tou bissimilaï tintin
nkomoko tantan nkomotô - Hëbou nanga bozann. Bozana yébi nanga bozana. Ce verset prononcé,
il induit dans la bouche du patient le morceau de tamarin retiré de l'eau, caresse les deux côtés de sa
gorge en marmottant â nouveau le verset susmentionné, glisse clans sa bouche le contenu du vase, puis
lui ordonne d'aspirer fortement l'air.
14

Aussitôt ce dernier mouvement effectué, l'arête est expulsée par la voie buccale ou descend dans
l'estomac.
- Avec des fibres de kin ou kien (Bambara. Vigna textillis), confectionner une cordelette en se
servant de la main et de la plante du pied. Donner une forme ronde à ladite cordelette en nouant les
deux bouts puis la transformer en cendre en la brulant. Délayer la cendre dans l'eau qu'on absorbe
pour rendre aussitôt. Constater dans le vomissement la présence de l'arête de poisson autour de
laquelle est enroulée la cordelette précédemment transformée en cendre. Avant d'offrir la potion au
malade. Il est usage de prononcer des incantations sur celle-ci. Nous n'avons pas pu obtenir de notre
informateur la teneur de ces incantations.
- Boire une eau ou engloutir une boulette de gâteau de mil sur laquelle on prononce
préalablement le verset suivant: Tou bissimilsï kola ma kolokoména, kola kana ... (remplacer les
points par les nom du patient) mena, kola ma souroukou ména. No koo ADah, ne koo a kirs, l'arête
descend aussitôt le médicament pris.
- Carboniser et écraser ensemble une certaine quantité de kô-nirini, la moitié d'une gousse de
poivre de maniguette, un rat de marigot. Pétrir la poudre l'huile d'arachide. Lécher la matière pâteuse
obtenue. Effet souhaité presqu'instantané.
- Carboniser ensemble à sec dans un tesson de canari cassé les éléments suivants: ébédo
(Mrouba. Matière verdâtre, filamenteuse qui frotte dans les eaux de certains marigots), rat de marigot,
moitié d'une gousse de niamakou (Bambara. Zingibéracées. Afromomum melegueta). Réduire le
produit obtenu en poudre fine. Délayer un peu d'eau de celle-ci dans l'huile d'arachide qu'on lèche
pour faire descendre aussitôt l'arête de poisson ou une poignée trop grosse de nourriture.
- Prendre (boisson) une eau sur laquelle on a préalablement prononcé la formule magique
suivante: « Kala youssou sbls-kata », L'arête descend aussitôt.

APPENDICITE

- Piler ensemble un gui de soumanere (Bambara. Entada sudanica), de téréni (Bambara.


Pteleopsis suberosa), de goro (Bambara. Dichrostachys glomerata) et beaucoup de rhizomes de
dougoukoro-niamakou (Bambara. Zingiber officinale). Faire sécher au soleil puis piler à nouveau et
tamiser. Absorber de temps à autre une bonne pincée du produit obtenu dans une eau tiède.

ATROPHIE DU MEMBRE VIRIL

- Quotidiennement, absorber dans un bouillon de viande, dans du café ou du thé une poudre
salée d'un fruit pilé de konibaga (Sénoufo. Kigelia africana). Quinze jours au plus de traitement.
- Nettoyer quotidiennement le membre atrophié dans une eau contenant dissous un gui
pulvérisé de dioro (Bambara. Securidaca longipedunculata). Moins d'un mois de traitement.
- Boire de temps à autre une macération des racines de bibissoli (Dioula de Korhogo. Maerua
angolensis). On peut encore mâcher et avaler le jus la racine de la même plante.
- De temps à autre, absorber dans une eau froide une poudre composée des racines de kalakari
(Bambara. Hymenocardia acida). De tomi (Bambara. Tamarindus indic a) et d'excréments de poule.
Fait grossir le membre atrophié.

ANTIDOTE UNIVERSEL DE LA MORSURE DE SERPENT

- Rassembles les éléments suivants: tête de fonfonni (Bambara. Caussus Rhombeatus), de


ngorongo (Bambara. Serpent cracheur), racine de toufafiya (Haoussa. Calotopis procera), de
soubagabanan (Bambara. Ricinus communis), écorce de n'gouman (Bambara. Pouportia Bierrea), ti.;e
de tiganikourou (Bambara. Voanzeia subterranea). Carboniser ces divers éléments. Ecraser le produit
obtenu qu'on pétrit d'huile de kobi (Bambara. Campa proccra), ou de beurre de karité. Conserver la
pommade obtenue dans une corne de bélier. Mordu par un serpent, en appliquer sur la morsure, en
manger un peu. On peut encore gober de la poudre sans pétrir celle-ci de graisse. Tout porteur de cc
médicament est immunisé contre la morsure de serpent, n'importe lequel. Ne pas toucher le produit
d'une paille blanche. Cet antidote est désigné sous le nom de spécial de sara.
ASTHME 15

~ A jeun, absorber pour rendre un breuvage composé de lait caillé et une poudre très fine
provenant des raclures des racines pilées de fataka (Haoussa. Pergularia tomentosa). Bon médicament
car on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri.
~ Dans un récipient contenant de l'eau, faire séjourner trois ou quatre heures durant des ~
racines de cotonnier et des écorces d'un très jeune rameau d'un guenou (Bambara. Peterocarpu
erinaceus). Boire de temps à autre la macération. Une semaine de traitement. Ce même combat
sûrement l'enrouement et donne une belle voix au chanteur.
~ Faire bouillir ensemble des écorces et feuilles de koukouki (Haoussa. Sterculia setiogera) et
une certaine quantité de farine blanche de baobab. Quotidiennement pendant une semaine durant
boire une portion de la décoction.
~ Racler très légèrement une ou plusieurs tiges de niama (Bambara. Bauhinia reticulata) avant
d'en détacher les fibres qu'on roule pour faire un paquet. Faire bouillir celui-ci et boire de temps à
autre la décoction devenue relativement froide. L'usage veut, qu'en plus de l'absorption quotidienne
du liquide, qu'on porte au cou en guise de collier une cordelette en fibres dudit niama.

l- Transformer en poudre excessivement fine un tesson de canari qui est allé sur le feu.
2~ Faire bouillir longuement une brassée de timitimi (Bambara. Scoparia dulcis). Se pencher
(fumigation) couvert d'un' épaisse couverture, au-dessus de l'abondante vapeur qui se
dégage de la décoction en ébullition, puis gober sans mastiquer, une bonne pincée de la
poudre fine susmentionnée. Opérer quatre ou cinq reprises par jour. Une semaine au
grand maximum de traitement. Remède souverain.

~faire sécher une certaine quantité de nyo-doun nton (Bambara. Sauterelle qui mange le mil).
Pulvériser le produit obtenu. Assaisonner la poudre de sel gemme finement broyé. De temps à autre,
gober une pincée de cette poudre. On peut encore utiliser ce médicament à titre préventif.
~ Carboniser setp fruits de nbouréké (Bambara. Gardenia triacantha). Transformer le produit
en poudre fine qu'on sale de sel gemme. Gober de temps à autre une bonne pincée de ladite poudre. On
peut encore absorber celle-ci dans une bouillie claire de mil. Au cours du traitement qui doit durer
douze jours s'abstenir de lait frais. Remède souverain
~ Faire bouillir longuement des feuilles et racines de gnagnaka (Bambara. Combretum
velutimum), des écorces, racines feuilles de diala (Bambara. Khaya senegalensis). Le matin, à jeun,
boire une portion de la décoction froide ou tiède, le soir en allant au lit, en absorber égalament.
~ Transformer en poudre sèche excessivement fine des très tendres feuilles de kounguié
(Bambara. Guiera senegalensis), des fruits ou galles de cette plante, des très tendres feuilles de
kalakari (Bambara. Hymenocardia acida), un morceau de sel gemme. Quotidiennement, un mois
durant, gober à raison de deux fois par jour, une bonne pincée du produit obtenu. '
~ Une à deux semaines durant, avaler quotidiennement à jeun le contenu d'un œuf frais de
poule.
~ carboniser à sec dans un tesson de canari du gui de l'arbre à beurre un ou plusieurs
dondolignaga (nid de guêpes qui logent dans les arbres). Ecraser finement le produit obtenu auquel on
ajoute du sel gemme broyé, une certaine quantité de suie de cuisine, des graines de poivre du
maniguette finement broyé. Mélanger ces divers éléments puis les piler à nouveau pour obtenir un
tout intimement lié. Gober de temps à autre une bonne pincée du produit obtenu. Ce même
médicament soigne et guérit également la tuberculose pulmonaire.
~ Prendre une décoction tiède de trois ou quatre (selon le sexe de la personne) paquets de
timitimi (Bambara. Scoparia dulcis) et de trois ou quatre morceaux de rhizomes de madia (Bambara.
Cypéracées).
~ Absorber dissous dans une eau tiède et avaler ou dans un bouillon de viande un gui pilé de
sodékola (Bambara. Trema guineensis).
~ Fumer une pipe, et avaler la fumée, un melange d'écorces d'une racine de kongo-galani
(Bambara. Lonchacarpus cyanescens), des rameaux secs de kambélé-saraba (Bambara. Altyhermatera
repens) et des feuilles sèches de tabac dit gossoro. Bon remède préventif.
~ Plonger dans les urines d'un lion une paille blanche. Laisser tomber clans une tasse à thé la
goutte et barboter ladite paille dans la potion ayant d'absorber celle-ci. L'urine de lion étant toxique,
ne pas dépasser la dose d'une goutte.
~Gober de temps il autre une bonne pineée d'une poudre sèche composée cles fibres détachées
des racines de nguégué (Bambara. Cymnosporia scncgalcnsis) et du sel gemme finement broyés.
16

~ Hacher un pied arraché de niya tsania (Haoussa. Sida catrpinifolia). Ajouter à ce produit une
certaine quantité de minces peaux mortes récoltées sur des tiges de binidazzougou (Haoussa.
jatropha curcas) un ou deux pieds kaïneua (Haoussa. Pista stradiotes), une ou deux poignées de jan
kajiji (Cypesus articulatus), espèce dite rouge, une petite quantité de feuilles de tabac indigène qu'on
concasse sommairement. jeter dans le mélange, selon la quantité de celui-ci, le contenu: 3, S, 7, 9...
ceufs frais de poule, puis brasser le tout avant de la faire sécher, de préférence à l'ombre, un petit
moment au soleil. Chaque jour, à n'importe quelle heure de celui-ci, étant à jeun ou nom, fumer et
avaler la fumée une bonne pincée du produit. la médication provoque d'abondants crachats et guérit
sûrement le mal. Quand on ne dispose pas du mélange ci-dessous, on prend de la farine du gros
mildélayée dans une décoction des racines de binidazougou (Haoussa. jatropha Curcas) contenat du
kan-wan (produit Haoussa) ou du toka (Haoussa. lessive). Faire également usage de ce médicament
contre le rhume de poitrine.
~le soir, la veille d'administrer le médicament, prélever les éléments suivants:

l- Eau dans laquelle on jette on jette des feuilles vertes pulvérisées de talakia (Haoussa.
Salvador persica),
2~ Farine très pimentée et salée (sans que le sel soit ni de trop ni insuffisant) obtenu en
écrasant sur une moule du petit mil bien grillé à sec;
3~ Un châle. le jour suivant, étant débout, le patient passe autour de la cage thoracique le
châle dont deux hommes placés l'un à droite, l'autre à gauche du malade, saisissant
chacun un bout. le souffrant introduit dans la bouche une poignée de la farine sèche, très
pimentée, salée susmentionnée et la fait descendre avec une gorgée du liquide sus-indiqué
contenant dissoutes des feuilles vertes de talakia. Au moment de la déglutition, les deux
gaillards placés l'un à droite, l'autre à gauche du patient saisissant chacun un bout du
châle et tirent avec force vers soit. Désespérer aussitôt le médicament avalé. Répéter les
mêmes gestes trois fois, puis cesser pour le matin. Procéder de même le soir. D'habitude un
jour de traitement suffit pour amener une guérison, mais par mesure de précaution on
peut renouveler à quelques jours d'intervalle, l'opération dix huit fois à raison de trois au
cours de chaque opération.

~ Cuire longuement ensemble dans l'huile de palme des racines de kariya (Haoussa. Adenium
Honghel), trois albassakouadi (Haoussa. Crinum yucedeflorum) et un morceau de jan kan-wan
(produit Haoussa). lécher de temps à autre, la mixture huileuse obtenue. Bon médicament.
~ Prendre délayée dans un peu d'eau une poudre fine obtenue en écrasant un certain nombre
de toiles d'araignées grises et du kan-wan.
~ Dans la journée, boire plusieurs fois une décoction des racines de conda (Haoussa. Carica
Païa), de lemou (Haoussa. Citrus aurantifolia), de mariké (Haoussa. Anogeissus leiocarpus) et
n'importe quelle racine (sans être vénéneuse) transversale. Deux fois par jour, le matin et le soir, se
pencher (fumigation) au-dessus du liquide en ébullition.
~jeter un toit conique en paille un litre d'eau prise dans une pirogue indigène qu'on recueille
aussitôt dans une calebasse. Introduire dans cette eau et boire du kan-wan et du kamzo finement
écrasés. Cesser le traitement avec l'épuisement du liquide. Toutefois, la durée du traitement ne
dépasse pas trois fois en trois jours de soin.
~ Gober trois fois dans la journée une bonne pincée d'un produit obtenu en faisant sécher et
piler des sauterelles de mil. On peut encore, pense l'auteur fumer dans une pipe et avaler la fumée des
sauterelles sèches concassées.
~ Nettoyer superficiellement des racines de kourounyéenyé (Bambara. Mucuna pruniensis)
avant de les racler à fond. Faire sécher le produit pulvérisé au soleil, puis le piler une seconde fois et
tamiser pour avoir une poudre fine. Ajouter à celle-ci des graines de niamakou (Bambara. Afromum
melegueta) et sel gemme finement écrasés. Mâcher de temps à autre du mélange ou en absorber dans
une eau ordinaire.
~ Introduire dans un pot qu'on tient ensuite hermétiquement fermé pendant une semaine, des
racines nettoyées et hachées de soulafinfinzan (Bambara. Trichilia crnctica), une bonne cuillerée en
calebasse de miel liquide. A partir du huitième jour, boire le matin à jeun, une bonne cuillerée en
calebasse du liquide fermenté. Bon médicament.
~Fumer dans une pipe de très jeunes feuilles de kanian (Haoussa. DioSL)TOSmcspililormis).
~Prendre dans du lait caillé des racines pilées c1e rounfafiya (Haoussa. Calorropis proccra).
17

~ Introduire dans un récipient contenant une eau provenant du deuxième lavage du gros mil
légèrement décortiqué trois paquets feuillus de sirafako (Haoussa. Stylosanthes visocosa). Trois après
la mise des éléments dans le canari, boire quotidiennement une semaine durant du liquide.
~ Fumer dans une pipe et avaler la fumée des tendres feuilles de doumakada (Haoussa.
Ipomoea repens).
~Fumer dans une pipe et avaler la fumée des feuilles sèches de datura Metel, le datura fastuosa
ou le solanum négrum pour obtenir le même résultat satisfaisant.
~A quantité égale, fumer et avaler la fumée du kaïnoua (Haoussa. Pistia stratiotes), des racines
adventives de chédia (Haoussa. Ficus Thonningii) et du tabac indigène.
~ Faire séjourner assez longtemps dans une eau des rameaux feuillus de tabac indigène.
Enlever le résidu du liquide. Ajouter à celui-ci environ une bonne cuillerée à soupe de latex de
tounfafiya (Haoussa. Calotropis procera), puis remuer énergiquement. Verser la mixture obtenue dans
un environ 0,75 litre de lait caillé qu'on absorbe pour rendre. Bon médicament car on ne le prend
qu'une seule fois pour être guéri à jamais.
~ Dans du lait caillé, introduire une cuillerée à soupe de la sève de tounfafiya (Haoussa.
Calotropis procera) et du tabac en feuille trituré. Malaxaxifr le tout puis boire pour rendre et pour
être purgé. Arrêter l'effet purgatif en absorbant dans de l'eau du petit sommairement écrasé. Opérer
une fois en jour de traitement.

1~Un après-midi, faire bouillir à point dans un pot moyen cent grammes de racines vertes de
dahen (Anonacées Anona senegalensis) et un morceau de viande rouge non grasse. Descendre
l'ustensile du foyer et le placer dans un coin de la case où il doit rester toute la nuit. Le matin du jour
sauvant, fileter la décoction débarrassée de ses résidus à l'exception du morceau de viande. Cuire dans
le liquide filtré du fonio grillé qu'on assaisonne de tous les condiments disponibles. A jeun, absorber
pour rendre sur-le-champ le mets ainsi apprêté. Procéder de même, en laissant huit jours d'intervalle
deux autres fois en vingt-quatre jours de traitement.
2~ Rassembler les éléments suivants: trois paquets feuillus de niama (Bambara. Césalpiniées.
Bauhinia reticulata) pesant ensemble 150 grammes, quatre paquets feuillis de soulafinzan (Bambara.
Méliacées trichilia emetica) d'un poids total de 200 grammes, trois cailloux ferrugineux pesant en
tout 2 grammes, suffisamment d'eau et un récipient assez grand. Introduire successivement dans ce
dernier les trois cailloux ferrugineux, les trois cailloux ferrugineux, les trois paquets feuillus de niama,
les quatre paquets feuillus de soulafinzan et l'eau. Faire bouillir longuement le tout. Quotidiennement,
huit jours consécutifs durant à raison de 2 fois, prélever de la décoction en ébullition une certaine
quantité qu'on introduit dans un autre récipient puis s'exposer (fumigation), la bouche ouverte,
couvert d'une épaisse couverture, à l'abondante vapeur qui se dégage du liquide bouillant qu'on aspire
par moment, fortement. Après la fumigation, se baigner dans une portion de liquide prélevée de la
décoction susmentionnée. A partir du 9ème jour, renouveler le contenu du port pour huit jours tout en
conservant les trois cailloux et procéder comme ci-dessus. Le 16ème jour doit voir encore le
renouvellement des éléments mais les trois petits cailloux doivent rester au fond au pot. Le 24ème jour
voit la fin des fumigations et bains. Au cours du traitement qui n'excède pas 24 jours, prendre trois
fois le repas et 24 fois fumigation et bain. Remède infaillible qui a fait des preuves.

Faire bouillir un gui de kongo-sô (Bambara. Césalpiniées. Isoberlinia doka).


Quotidiennement, absorber de la décoction, bain dans une portion de celle-ci. Bon médicament à
expérimenter.
~A l'intention de nos lecteurs, nous révélons d'un ou \Tage dû à la plume d'un auteur d'origine
africaine le passage suivant: cette maladie déclarée incurable est facilement guérie par la médecine
végétale africaine qui se sert soit des feuilles de médicinier bénit (jatropha ou pignon d'Ain), soit de
feuilles de cassia alata (Darthier ou sauveur des hommes). Faire bouillir dans un litre d'eau 12 feuilles
de l'une ou de l'autre de ces plantes puis filtrer cette tisane et faire avaler aux malades adultes cinq et
six verres de cette boisson tiède afin de le faire vomir. Pour Faciliter le vomissement, chatouiller la
'luette avec une plume de poule ; le malade rend alors toute la glume qui remplissait les poumons et qui
était produit par une inflammation de tissus, gêné rülcmcnt provenant d'une bronchite nul soignée.
C'est pour guérir inflammation qu'il importe de donner un looch au malade après le vomitif (voir plus
loin le mot looch et sa composition). Cette double medication (vomissement et looch) doit être
donnée trois fois de suite, il trois jours d'intervalle ; ainsi la première étant bite le lundi par exemple, la
seconde le sera jeudi suivant et la 3cme le dimanche qui suit. La dose indiquée ci-dessous pour un
adulte sera diminuée proportionnellement avec l'àge des enfants. Cette medication guérit l'asthme
quels que soient la durée de la maladie et l';i.gcdu malade.
18

En cas de crise la nuit, pour soulager le malade, badigeonner l'omoplate avec la teinture d'iode, faire
boire au malade une tasse de café très fort, et si possible l'envoyer au bord de la mer. là, cette crise
passera immédiatement; donc le séjour près de la mer est recommandé aux personnes souffrant ou
ayant souffert de l'asthme.
- Faire sécher un hérisson débarrassé de sa peau et de ses entrailles avant de le transformer en
poudre très fine. Assaisonner celle-ci de sel gemme finement écrasé. Gober de temps à autre une bonne
pincée du produit obtenu. On peut encore cuire la viande de cette même bestiole qu'on assaisonne d
sel broyé d'une poudre de soumbala écrasée, sans graisse. Manger le bouilli et boire dessus le bouillon.
Remède souverain car on n'utilise qu'un hérisson et une seule fois pour guéri à jamais.
- A raison de trois fois par jour, fumer en avalant la fumée, une pipée de gousses sèches de
marka-diougouni (Bambara. Asclépiadacées. Glossonema nubicum). Une semaine au plus de
traitement.
- Carboniser ensemble un nid du genre de guêpe dit karnalémkri (Bambara) et des
vomissements de chien. Broyer finement le produit obtenu qu'on assaisonne de sel finement écrasé. A
longueur de journée, gober de temps à autre, une bonne pincée du mélange. Très bon médicament à
expérimenter.

ASCITE 1;
- Transformer en poudre en les broyant ensemble les éléments suivants: contenu d'un œuf de
poule une racine de tounfafiya (Haoussa. Calotropis procera), sept racines de hankoufa (Haoussa.
Walteria americana), une poignée de petit mil et une pincée de tabac à priser. Absorber dans une eau
ordinaire le produit obtenu délayé puis boire dessus de l'eau tiède. Fait rendre surabondamment.
- Faire bouillir longuement ensemble des racines de kariya (Haoussa. Adenium Honghel), de
chediya (Haoussa. Ficus Thonningu) et un morceau de jan kan-wan. Boire quotidiennement de la
décoction. Quatre jours de traitement.
- Absorber pour uriner surabondamment une eau contenant dans une cuillère en calebasse sur
laquelle on a prononcé au préalable le verset suivant: Tou bissimilsï dji mato gnindi konon, dfi
kanato ...dire le nom du patient, konn, mougou mato tëmë konon, dfi kanato ...kono.
- Faire bouillir longuement des racines nettoyées, sectionnées en morceaux de karidiakouma
(Bambara. Psorospermum guineense). Filtrer la décoction pour séparer le liquide du résidu. Dans le
liquide, mettre tous les condiments habituels à l'exception de tout ce qui est gluant. Cuire dans la
sauce ainsi obtenue du fonio grillé. Manger le mets pour être énergiquement purgé et pour rendre
abondamment. Arrêter diarrhée et vomissements en prenant une bouillie claire faite de gruau de gros
mil. Notre informateur, feu KONE déclare avoir en utilisant ce médicament, soigné et guérit la
nommée Magouè du village de Sikrorolé (Cercle de Yanfolia).
- Faire bouillirlonguement des plaques d'écorces de bagana (Bambara. Acacia scorpioïdes).
Débarrasser le liquide des débris avant d'y introduire des racines de dabada (Bambara. Waltheria
americana). Continuer encore la cuisson pendant un bon moment, puis descendre le récipient.
Combat sûrement l'ascite et aussi le do-nkonon.
- Quotidiennement, durant 30 jours, boire suffisamment de lait frais de la chamelle. Bon
médicament.

1- Bain quotidien au savon vierge indigène au bord d'un fossé, dans une décoction des
écorces de boumou (Bambara. Bon-bax costatum ;
2- D'une poudre sèche des racines de soulafinzan (Bi.mbara. Trichilia), faire deux parts. Boire
la macération filtrée de la première part, faire un lavement avec celle provenant de la ime
portion. Opérer 6 fois en trois jours de traitement.

- Sectionner C0111meon fait le gombo une racine de balabouIllarnbara. Du Gana Nord du


. Cerclede Sikasso. Non déterminé). Faire sécher les morceaux au soleil. Le moment venu en prendre
trois pes:mt en tout Il, 20 grammes, les transformer en poudre fine qu'on assaisonne dans une eau
tiède contenant du sel, du sournbala et du datou. Fait rendre. Absorber une sauce gluante pour arrêter
l'effet purgatif.
- Macérer ensemble des racics de fogofogo (Bambara. Asclcpiadacécs. Calotropis proccra), de
zognée (Bambara. Asclépiadacées. Lcptadcnia Iancifolia), de kobi (Bambara. Méliacées. Campa
procera) de diala (Méliacécs. Khaya sencgalcnsis), de soulafinzan (Bambara. Mcliacécs. Trichilia
emetica).
19

La macération dure trois jours. A partir du 4ème jour, boire quotidiennement à jeun du liquide. Trois à
cinq jours de traitement.

ASCARIS

- Ecraser une bonne poignée des tiges feuillues de namafa (Bambara. Celosia trigyna).
Introduire le produit obtenu dans l'eau puis brasser énergiquement le liquide qu'on filtre pour boire à
jeun. Expulse les parasites intestinaux.
- A jeun, absorber pour expulser le parasite par la voie buccale, un breuvage composé du lait
frais contenant dissoute une poudre provenant des racines pilées de soulafinzan (Bambara. Triochilia
emetica). Lorsque diarrhée et vomissement purgé et a suffisamment rendu. On lui donne à absorber
pour arrêter les effets vomitifs et purgatifs, une bouillie claire faite de gruau de mil et on lui fait
prendre un bain dans une eau froide. Pour conclure, notre informateur, feu Bala KONE de Bougouni,
nous a raconté ce qui suit: «Pour soigner Tiémoko COULIBALY, du village de Mafle, qui souffrait
d'une constipation rebelle depuis 12 jours, je lui ai offert pour être absorbé à jeun, la mixture
susmentionnée. Le soigné rendit et expulsa par la voie buccale un ascaris assez gros et long d'environ
35 cimetières, puis mourut peu de temps après. j'ignore si cette mort est due à une occlusion
intestinale car il n'a pas été purgé ou à une intoxication due à l'absorption de la mixture »,
- A jeun, boire une décoction des écorces de farimoro (Haoussa. Boscia angustifolia). Une
semaine de régime pour débarrasser l'organisme de tous les parasites.
- Absorber à jeun de l'huile de kobi (Bambara. Carpa procera).
- Faire bouillir très longuement jusqu'à obtenir un liquide de la consistance de l'encre des
écorces Est des plantes suivantes: caïlcédrat, karité, dioro (Bambara. Securidaca longipedunculata,
bari (Bambara. Sarcocephalus esculentus). Ajouter à la décoction du miel. Le matin, à jeun, boire une
bonne cuillerée à soupe de la mixture, le soir, en absorber en allant au lit. Continuer jusqu'au jour où
on ne constatera plus la présente d'aucun parasite dans ses selles.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de tôlé (Soninké de Diombougou,
Arrondissement de Ségala, Cercle de Kayes. Gardenia triacantha). Boire à jeun la décoction froide.
- Le soir, pétrir avec de l'eau une farine jaune de néré (Bambara. Parkia biglobosa) qu'on sale
suffisamment. Le jour suivant, à jeun, manger beaucoup de la pâte obtenue. Ne prendre aucune
nourriture avant midi. Excellent médicament produisant surement l'effet souhaité.
- Egalement le soir, cuire longuement le tubercule principal d'un taro (Bambara. Colocasia
esculentum). Laisser refroidir toute la nuit ledit tubercule qu'on mange à jeun le jour suivant. Ne
prendre aucune nourriture avant midi. Bon remède contre lequel ne peut résister l'ascaris qu'il expulse
entier et surement.
- Prendre délayée dans du lait caillé une poudre composée des raclures de racines de gaoudé
(Haoussa. Gardenia erubescens), des amandes de de zouma (Haoussa. Ricinus communis), finement
écrasé. Le matin, à jeun absorber le médicament et attendre midi pour manger. Expulse des ascaris,
tous les autres vers intestinaux.
- D'une grosse boule de beurre fraiche de vache faire des boulettes qu'on avale, à jeun, une à
une. Attendre midi pour manger. Remède souverain contre l'ascaris qu'il chasse complètement de
l'organisme.
- Cuire du fonio dans un peu d'eau contenant dissous du savon vierge indigène et manger à
jeun le mets obtenu.
- Faire bouillir longuement des racines et des rameaux feuillus de koro-ngoy (Bambara. Opilia
amentecea). Enlever les résidus qu'on remplace par du .savon vierge indigène. Après un bon moment
de cuisson, laisser refroidir la mixture pâteuse avant de l'absorber en quantité suffisante.
- Absorber à jeun du lait frais contenant dissous une bonne poignée de pépins de dié
(Bambara. Cucurbira pepo), pilés. Faire surtout usage de ce médicament contre le toenia. Bon remède.
- Boire une eau dans laquelle ont a séjourné 24 48 heures les éléments suivants: un perit
à

paquet de timitimi (Bambara. Scoparia dulcis), une racine de kounguié (Bambara. Guiera
scnegalensis) et une racine de rnandé-sounsoun (Bambara. Anona scncgalcnsis).
- Le soir, écraser dans une eau une bonne poignée des feuilles vertes de bassa-bénin ou bassa-
datou (Bambara. Colosia trigyna). Le jour suivant, à jeun, boire la macération. Très bon médicament
dont on fait surtout usage contre le tocnia.
- Racler une racine longue de 25 à 30 centimètres cle soulafinzan (Bambara. Trichiliacrnctica).
Introduire le produit finement écrasé clans un yerre moyen d'cau à laquelle le jus cle trois gros citrons.
Le jour suivant, boire à jeun le liquide qui purge et bit rendre.
20

Si diarrhée et vomissements persistent au-delà de 24 heures, prendre une bouillie claire faite de gruau
de gros mil ou contenant du petit mil grossièrement écrasé.
- Ecraser des tubercules récoltés sur des racines de koula (Haoussa. Thonningia sanguinea). A
jeun, tremper dans la poudre obtenue une banane mûre qu'on mange. Attendre la heures pour manger.
le lendemain matin, on expulse par l'anus tous les vers intestinaux.
- le matin ou le soir, mâcher et avaler une assez grande quantité de nganifing (Bambara.
Xylopia aethiopica) avant de manger. les parasites sont expulsés, tous à la fois, enroulés les uns aux
autres.
- Pétrir de latex d'adoua (Haoussa. Euphorbia balsamifera), une farine de haricot indigène
blanc. Faire durcir la pâte à laquelle on donne au préalable une forme plate, en la faisant cuire ç la
vapeur d'eau, exactement comme on procède pour la cuisson du couscous. Conserver le produit
obtenu jusqu'au moment du bestiole. Ce moment venu, écraser finement un morceau du produit.
Délayer dans du lait frais de la vache la poudre obtenue et offrir pour être bue à jeun, la potion au
malade. Aussitôt le médicament pris, le soigné urine surabondamment et est énergiquement purgé.
Après avoir été trois fois à la selle, constater que le corps, y compris le ventre, se gonfle rapidement et
le mal est conjuré. Expérimenter surtout ce médicament sur une personne présentant les
caractéristiques suivantes: corps entièrement boursouflé, exactement comme un ballon qu'on vient de
gonfler. Ventre luisant, monte tellement qu'on dirait qu'il va s'éclater.

ARTHRITE DE LA MANCHE 1'1

- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de ndiribara (Bambara. Cochlospermum


tinctorium).
- Faire de la décoction deux parts inégales: bain dans la 1ère portion, boire suffisamment de la
seconde. On peut encore écraser sommairement un bout d'une racine de samanéré (Bambara. Entada
sudanica). Plonger le bout écrasé dans l'eau contenue dans un récipient puis remuer longuement afin
de faire écumer abondamment le liquide. Ramasser l'écume qu'on absorbe, puis de baigner dans l'eau.
- Faire bouillir longuement ensemble trois paquets de rameaux feuillus de chacune des plantes
suivantes: ouo (Bambara. Fagara xanthoxyloïdes), koumouba (Bambara. Pavetta crassipes), koro-
ngoy (Bambara. Opilia amentacea). Faire de la décoction obtenue deux parts: s'exposer (fumigation)
à l'abondante vapeur qui se dégage de celle restée dans le pot sur le résidu, bain dans la seconde
portion devenue tiède. Opérer 14 fois en sept jours de traitement.
- - Faire bouillir longuement ensemble un paquet feuillu de chacune des plantes suivantes:
mandé-sounsoun (Bambara. Anona senegalensis), très jeune goni (Bambara Pterocarpus erinaceus),
zërëni-diatiguifaga (Bambara. Ficus ingens). Introduire le pot contenant le liquide en ébullition dans
un trou qu'on masque d'une natte. S'étendre par celle-ci en exposant bien le point douloureux du
corps à l'abondante vapeur qui se dégage du récipient à travers ladite natte. lorsqu'il s'agit d'une
femme malade, le nombre de paquets est porté à quatre dont deux de mandé-sounsoun. Opérer deux
fois par jour. Très bon médicament à expérimenter pour combattre surtout l'arthrite de la hanche
ainsi caractérisé d'après notre informateur: vive douleur à la hanche, aux jambes, maux de ventre,
vertiges, palpitations cardiaques, brusques frayeurs. le mal se rencontre d'après le même informateur,
le plus souvent chez les femmes.
- Faire cuire ensemble les éléments suivants: fibres détachées de la racine de ndogué
(Bambara. Ximenia americana), écorces de koroba (Bambara. Vitex entièrement la viande, boire
dessus une portion du bouillon. Dans la suite, à raison de deux fois par jour (le matin à jeun, le soir en
allant au lit) boire de celui-ci. Après guérison, L soignée voit ses règles régularisées, devenir très
abondantes.
- Bain dans une décoction des rameaux feuillus de kobi (Bambara. Carpa procera). Boire du
liquide au cours de chaque séance de bain. Une semaine au maximum de traitement.
- Broyer des fibres de soulafinzan (Bambara. Trichilia emctica). Introduire le produit obtenu
dans un peu (environ un grand verre) d'eau puis le frotter avec le gras de la main contre la paroi du
récipient qui contient le liquide. Filtrer celui-ci qu'on absorbe après l'avoir additionné de jus de citron.
Purge, fait rendre.
- Faire bouillir longuement ensemble des rameaux feuillus de dahcn (Bambara. Anona
senegalensis),de sindian (Bambara. Cassin sicbcriana), une poignée de débris ramassés sur un lieu à
ordures, un nécessaire qui a servi au nettoyage des ustensiles de cuisine au point d'eau et qui a été
abandonné. Introduire le pot contenant le liquide en ébullition dans un trou qu'on masque ensuite
d'une natte, se coucher sur celle-ci le dos bien exposé à l'abondante vapeur qui s'y dégage du récipient.
ARTHRITE DU GENOU, DU COU, DU POIGNET 21

- Faire bouillir longuement une bonne brasée de l'herbe (Bambara. Echinockloa staguina).
Masser le point douloureux du corps avec un paquet chaud dudit bouloukou tiré de la décoction. Bon
médicament.
- Ecraser séparément du manogo-dassï (Bambara. Schwenkia americana) et du nganifing
(Bambara. Xylopia aethiopica). Mélanger les deux produits obtenus qu'on pétrit d'une lessive très
forte. Enduire le mal de la matière pâteuse obtenue. Faire surtout usage de ce médicament pour
combattre le karadialini (Bambara) qui est ainsi caractérisé: douleurs articulaires, ne prend pas vite le
pus, peut causer l'infirmité du ou des membres atteints.
- Faire bouillir longuement des racines de tounfafiya (Haoussa. Calotropis procera). Avec un
linge trempé dans la décoction chaude, mais que la peau supporter, masser le genou malade de haut en
bas. Opérer deux fois par jour, le matin et le soir. la durée du traitement n'excède pas une semaine.
- Crépir le poignet malade d'une poignée de poussière humecté des urines de cheval, puis
bander. Un jour de traitement.

ATHREPSIE

- Bain du sujet dans une décoction des tiges de nfougou (Bambara. Baissea multillora), lui
donner à boire une portion de ladite décoction. Quinze à 30 jours de traitement.
- Après la toute première relation sexuelle avec le mari et cela à partir du 40éme jour après la
délivrance, la mère se nettoie (sous entendu) dans une certaine quantité d'eau puis laver le nouveau-né
dans celle-ci. l'enfant ainsi traité est désormais à l'abri de l'athrepsie.
- Utiliser (lotion, boisson) une décoction de nguéngué (Bambara. Gymnosporia senegalensis),
de zogné (Bambara. Leptadenia lancifolia), de tlossaba (Bambara. Fadogia agrestis), et de zaba
(Bambara. landolphia florida). Opérer 14 fois en sept jours de traitement.
- Prendre une décoction d'un gui de niama (Bambara. Bauhinia reticulata) bouilli dans le
même pot qu'un morceau de gangue.
- Faire usage (boisson, lotion) d'une décoction de gui de ndomono (Bambara. Zisyphus
mauritiaca). On peut encore prendre dans une bouillie claire de mille même gui finement broyé.
- Abreuver l'enfant malade d'une décoction des racines de tomi (Bambara. Tamarindus indica),
de nguinnin (Bambara.securinega microcarpa) et de zaba (Bambara. landolphia florida), le baigner
dans une portion tiède de la décoction. Faire aussi usage de ce médicament qui est aussi souverain
contre l'athrepsie, à titre préventif.
- Absorber dans une nourriture une poudre obtenue en broyant un fruit sec, ayant un an
d'existence, de zab a (Bambara. landolphia florida). Donne de l'appétit.
- Boire (mère et enfant) une décoction des tiges feuillues de zogné (Bambara. Leptadenia
lancifolia ).
- Prendre une décoction de mboro-blé (Bambara. Amarantus caudatus). Bon médicament
arrêtant net la diarrhée.
- Faire séjourner toute une nuit dans une eau des déjections humaines sèches. le matin du jour
suivant, filtrer le liquide auquel on ajoute une assez grande quantité de miel. Cuire dans le mélange
une farine de mil. Offrir la bouillie claire obtenue au petit malade pour être absorbée. le sujet est
purgé. D'habitude ce médicament n'est pris qu'une seule fois et le patient est guéri à jamais; mais on
peut répéter deux fois si cela est nécessaire l'opération.
- Faire le tour complet d'un séré-toro (Bambara. Moracées. Ficus capensis) avant d'y
soustraire une bonne brassée des rameaux fc.c1illus.Avec ceux-ci, confectionner trois ou quatre (selon
le sexe du malade) paquets qu'on fait bouillir longuement. De la décoction obtenue, faire deux parts
inégales: baigner le sujet dans la première portion, lui donner la 2éme part à boire. Opérer deux fois par
jour: le matin de bonheur, le soir au crépuscule. Une semaine, au grand maximum de traitement. Faire
encore usage, à titre préventif, de ce médicament qui est souverain pour mettre l'enfant l'abri du mal.
à

- A titre préventif, donner à boire de temps à autre à l'enfant une décoction des tiges feuillues
de nzaba (Bambara. Apocynacées. Landolphia floride). Et des rameaux feuillus de wolôba (Bambara.
Combrétacécs. Terminalia macroptcra). le même medicament soigne et guéritégalcment le mal.
ANNHILER L'EFFET DU SIRI (POUR) 22

- Siri en dialecte Bambara, signifie manœuvre ayant pour but d'empêcher une personne de
réussir, d'agir, de se satisfaire. Ainsi on dit qu'un homme est victime d'un siri quand il ne peut pas
partager correctement le lit avec une ou toutes ses épouses. Dans ce dernier cas c'est une de celle-ci
qui manœuvre à son profit au détriment de ses coépouses. Elle se sert alors comme matériel, de sa
propre épingle à cheveux qu'elle fixe au sol, d'un cadenas qu'elle boucle ou d'un arc qu'elle débande.
Pour libérer autrement dit, pour dénouer l'ensorcelé, il existe plusieurs procédés dont voici un seul
capable de supplier tous les autres.
- Pulvériser une certaine quantité de bora-blé (Bambara. Amanthus caudatus). Introuire le
produit obtenu dans un pot contenant de l'eau aussitôt sortie du puits ou du point d'eau. Un bon
moment après, filtrer celle-ci avant de la répartir en trois parts inégales. le premier jour du traitement,
bain dans la 1ère portion, boire une fois le contenu de la main gauche, de la seconde part, mettre dans
une bouteille la 3ème portion. les jours suivants s'humecter la nuit le corps avant d'aller au lit d'une
portion du contenu de la bouteille. On peut encore exposer le membre viril à une fumée qui se dégage
d'un tesson de canari contenant du charbon allumé, de graines de coton concassées et un morceau sec
de bouse. Antidote souverain. On peut de nouveau introduire dans un récipient contenant de l'eau des
écorces concassées de sana (Bambara. Daniellia oliveri), de sounsoun (Bambara. Diospyros
mespiliformis), une petite boule de gousses de tamarin décortiquées et trois gousses rouges de piment
enragé. A longueur de journée, absorber de temps à autre une gorgée de la macération obtenue. Cesser
de suivre le régime aussitôt le résultat escompté.

ARRETER L'EFFET PURGATIF DE GOWORO (POUR)

- Boire de l'huile de palme ou à défaut, bain dans une eau froide puis boire du liquide.

ATTIRER DU MONDE (POUR)

- Pulvériser ensemble des écorces et rameaux feuillus de koussé (Bambara. Manilkara


multinermis). Dans un tesson de canari, sur du charbon ardent, introduire une poignée du produit
obtenu et placer le récipient ainsi garni dans la demeure. Attire du monde.
- Concasser des feuilles vertes de nogonogoblé (Bambara. Grewia villosa, grewia pubescens ou
grewia biolor). Faire sécher le produit avant d'y ajouter une certaine quantité d'encens. Introduire sur
du charbon ardent dans un récipient qu'on place ensuite dans la demeure, une demi-poignée du
produit obtenu. Attire un public nombreux.

ASPHYXIE PAR LA KOLA OU L'EAU

- Quand on est suffoqué par l'eau ou par la kola, on verse sur les deux gros orteils de l'eau
froide. la respiration redevient normale aussitôt l'opération effectuée.

1 AVEUGLER UN ADVERSAIRE (POUR) 1

- Carboniser puis transformer en poudre fine un hirondeau qui a les yeux encore clos. Faire
subir le même sort à l'hirondelle mère. le bout de l'index de la main droite enduit d'une portion de la
poudre provenant de l'hirondeau pétrie de beurre de karité, dire en s'adressant à l'adversaire : « si tu
ne me hisse ptlS tranquille, je vais plonger m011 doigt clans t611 cri]". l'antagoniste visé devient
aussitôt aveugle à la vue de l'index souillé à lui présenter.
Antidote: laver la figure dans l'cau contenant dissoute une portion de la poudre provcnantde
l'hirondelle mère.
AVENIR (POUR CONNAITRE L') 23

~ Se présenter au pied d'un mandé-sounsoun (Bambara. Anona senegalensis) qui vit au centre
d'une galerie à Iourrrus-cadavre. Soustraire de la plante sept limbes, les bien aplatir un à un, puis les
faire sécher séparément à l'ombre. Cet état obtenu, les empiler les uns sur les autres puis les coudre
dans une toile cirée. Désireux connaître l'issue d'une affaire, placer l'amulette sous l'oreiller. On saura
sûrement au cours de la même nuit la bonne ou la mauvaise issue de l'affaire en cours. Permet aussi de
savoir d'avance tout ce qui doit arriver de sensationnel dans la famille, dans le village, dans la région,
dans le monde entier. Un jeune enseignant, candidat au grade d'Instituteur ordinaire a expérimenté
cette recette. Il a vu en image bien entendu, un champ de petit mil fraichement sarclé, des paysans de
se rendant à la résidence, porteur des paniers de pommes de terre sur la tête, des ouvriers entrain de
blanchir une maison, un château d'eau, enfin un cube. Cela s'est passé au mois de Février et le choix
des sujets des épreuves devait avoir lieu en Juin ou en Juillet. A l'examen les sujets suivants furent
donnés: pédagogie, rôle et importance de l'enseignement agricole dans les écoles africaines,
agriculture, culture de la pomme de terre dans votre région, époque, méthode, rendement. Science:
hyène de l'habitation: choix du terrain, matériaux de construction, entretien. Géométrie: un
problème d'application sur un cylindre (château d'eau nombre de litres). Travail manuel: confection
d'une boite cubique en carton destinée à mesurer des matières sèches.
~ Rassembler les objets suivants: feuilles de gui de lingué (Bambara. Afzelia africana), feuilles
de lallé (Haoussa. Lawsonia alba), un petit morceau d'or pur, un petit morceau d'argent métallique,
une pincée de terre prise sur la place du marché, une autre ramassée dans la moquée, une 3ème prise sur
une galerie à fourmis-cadavre, une 4 èrne prélevée dans la concession d'un grand chef blanc, au moins du
grade de commandant de cercle, ou à défaut d'un grand chef africain ayant rand de chef de province ou
de chef de canton. Envelopper le tout d'un tissu très blanc qu'on garde tel ou qu'on entoure de cuire
pour en faire une amulette portative au cour ou une ceinture. Dans le premier cas, placer l'objet sous
l'oreiller pour être au courant de tout ce qui doit arriver de sensationnel et cela avant tout le monde,
pour connaître l'issue bonne ou mauvaise d'une affaire en cours ou projetée; dans le second cas pour
s'attirer l'estime du public.
~ Avant de se coucher pour dormir, s'enduire la tête, en prenant fortement à ce qu'on désire
connaître, d'une mixture composée d'eau, de poussière prise sur une galerie à fourmis-cadavre, d'un
gui grossièrement écrasé de banan (Bambara. Ceiba pentandra). La mixture est conservée dans une
bouteille qu'on agite avant d'utiliser son contenu. Permet de connaître tout ce qui doit arriver de
sensationnel avant tout son entourage.
~ Placer à l'Est d'un lingue (Bambara. Afzelia africana) et un au pied de celui-ci un œuf de
poule puis soustraire à ce point une racine, extraire une autre racine du côté Ouest. Sectionner les
deux racines avant de les introduire dans un récipient contenant de l'eau. Placer le pot ainsi garni au
chevet oû il doit rester bien fermé une semaine durant. A partir du Sème jour, se laver en allant au lit, la
figure dans une portion du contenu du pot, procéder de même au réveil.
~ Placer sous l'oreiller un petit sac ou un morceau d'étoffe contenant une poignée de terre sur
une galerie à fourmis-cadavre.
~ Maintenir en permanence sous l'oreiller sept crêtes de coq qu'on fait sécher avant de les
utiliser. Permet de connaître bine avant les autres ce qui doit arriver de sensationnel.
~Introduire dans l'oreiller un morceau de peau d'hyène ayant passé nuits dans un poulailler.
~Arroser du sang d'un caméléon dont on a préalablement lié les deux pattes de devant sur les
dos, un gui arraché d'une plante riveraine dont l'une des branches est au-dessus de l'eau autrement dit,
penchée au-dessus de celle-ci. Laver la tête dans une eau contenant dissoute en poudre obtenue en
pilant le gui susmentionné. Après cette pratique qui a lieu une seule fois, on possède désormais le don
de connaître l'avenir.
~ Un lundi ou un jeudi, soustraire au quatre points cardinaux d'un soubërénio (Bambara.
SterospermumKunthianum) croissant au milieu d'une galerie à fourmis-cadavre quatre racines.
Nettoyer superficiellement celle-ci avant de les racler jusqu'au bois. Faire sécher les raclures obtenues
au soleil avant de les concasser sommairement pour obtenir une poudre grossière. La nuit, le moment
d'utiliser le produit venu, se nettoyer proprement à l'eau ordinaire, puis se laver la tête dans une eau
contenant dissoute une bonne poignée de terre prelevee sur une galerie à fourmis-cadavre avant de se
penser (fumigation) couvert d'un pagne blanc très propre au-dessus d'un tesson de canari contenant
du charbon ardent et une bonne poignée de la poudre grossière susmentionnée, La préparation du
produit se fait dans la seule journée de lundi ou de jeudi. La nuit de l'opération, il est de règle de
s'habiller très proprement et de s'abstenir de toute œuvre charnelle. Permet de connaître au cours du
sommeil, ce qui doit arriver de sensationnel et cela avant tout le monde.

L
24

- Ecarter le corps d'un âne de l'emplacement exact où a trouvé la mort. A sa place, creusé une
fosse dans laquelle se couche allongée la personne à imiter. A l'entrer de la fosse, placer à travers, à peu
près à intervalle régulier des bûches de bois puis poser dessus la bête morte. Opérer le soir, un peu
avant le crépuscule et l'occupant de la fosse doit passer la nuit dans celle-ci. Le matin du jour suivant,
on enlève l'âne, les bûches et l'intéressé sort de son refuge. A partir de ce moment tout ce qui doit avoir
lieu de sensationnel lui est révélé avant les autres. On lui attribue alors le don de connaître et prédire
sûrement tout ce qui doit arriver même à une date très éloignée dans la localité ou dans la région de
mémorable de sensationneL

AVOIR BEAUCOUP DE CHEVEUX(POUR)

- Enduire le cuire chevelu d'une pommade composée des poils carbonisés et pilés de
souroukoubléni (Bambara. Petite hyène) et du beurre de karité. Opérer une semaine durant au plus.
Fait pousser dru les cheveux.
- Ecraser finement un soulan télé (Gecko) carbonisé. Pétrir le produit de miel. Enduire le cuir
chevelu de la pommade obtenue. Deux semaines au plus de traitement. Rend la chevelure très
abondante.
- Carbonisé ensemble des tiges ou rameaux de sogobahénéssi (Bambara. Asparagus flagellacis)
et des feuilles de foroko-Iaraka (Bambara. Ipomoea repens). Réduire en poudre fine le produit en
pétrissant de beurre de vache ladite poudre. Rend la chevelure très abondante.
- S'enduire le cuir chevelu ou les cheveux d'une pâte obtenue en pétrissant de beurre de vache
des rameaux feuillus carbonisés de sonzandlo (Bambara. Nelsonia campes tris ). Rend la chevelure
abondante.
- Enduire le cuire chevelu ou la chevelure d'une pommade composée de beurre de vache et des
boutures feuillues vertes pilées de yambourourou (Haoussa. Ipomoea eriocarpa).
- Faire sécher ensemble une bonne poignée d'herbes dites fougakounsi (Bambara) et autant de
nanogo (Bambara. Ceratotheca sesamoïdes). Carboniser le tout et réduire en poudre qu'on pétrit
qu'on pétrit d'huile de ricin. S'enduire le cuir chevelu de la pâte obtenue. Rend la chevelure très
abondante. Les femmes qui n'ont pas suffisamment de cheveux peuvent faire usage de ce produit.
- Pour avoir une chevelure abondante, se laver le cuir chevelu dans une décoction de trois ou
quatre paquets de jeunes feuilles de dougalé (Bambara. Ficus thonningu) contenant quelques crins
soustraits de la queue d'une vache.
- Enduire le cuir chevelu d'une pommade composée de gontéguè (Bambara. Lëpidagathis spp)
carbonisé (ou non), réduit en poudre et pétrit de beurre animal ou végétal. Rend la chevelure
abondante.
- Piler des fruits ou des feuilles de sindian (Bambara. Cassia sieberiana). Pétrir le produit
obtenu de graisse et se servir de la pâte obtenue pour enduire les cheveux défaits (femme) qu'on serre
dans un mouchoir de tête. Rend la chevelure longue, abondante.
- Enduire le cuir chevelu d'une pommade composée de zogné (Bambara. Leptadenia
lancifolia), des feuilles et filaments qui recouvrent des épis de maïs carbonisés, réduits en poudre fine
et du beurre de vache.
- Frotter le cuir chevelu des feuilles vertes pulvérisées de sira (Ramadan. Adansonia digitata).
- Griller à sec dans un tesson de canari cassé des boutures feuilles de foroko-Iaraka (Bambara.
Ipomoea repens) et une tête de kankan (Bambara. Corbeau d'Afrique). Réduire ces éléments en
poudre qu'on pétrit de beurre de karité. Badigeonner la tête de la pâte obtenue. Rend la chevelure
abondante.
- Faire sécher au soleil quelques pieds de kô-boua (Bambara. Pistia stratiotes) qu'on réduit
ensuite en poudre fine. Pétrir cette poudre de beurre de karité et se servir de la pâte pour enduire le
cuir chevelu.
- Carboniser à sec dans un tesson de canari cassé un crapaud avant de le réduire en poudre
fine noire. Pétrir celle-ci de beurre animal et se servir de la pâte obtenue pour s'enduire le euire
chevelu. Rend la chevelure abondante.
- Carboniser dans un tesson de canari cassé sur un foyer ardent une certaine quantité de
guemou-kouado (Haoussa. Pimbristylis exilis), un morceau d'une calebasse cassée, des déjections
humaines sèches. Réduit le tout en poudre. Diluer celle-ci dans une crème aussitôt recueillie sur le bit
caillé de la vache et se servir du produit obtenu qu'on parfume d'un peu d'cau el Cologne pour
s'enduire le cuire chevelure. 11est de règle de remuer le mélange l'aide d'un bàtonnct en bois. Si l'on
à

se sert du doigt, celui-ci se g~\rnit de poils avant la fin de l'operation.


25

Bonne recette à expérimenter par les chauves et par les femmes qui veulent avoir une très forte
chevelure et abondante.

AVOIR DU NÔRÔ (POUR)

~ Faire bouillir du riz non bouilli: recueillir le liquide en ébullition de dessus puis se pencher
dessus couvert d'un pagne afin de suer surabondamment. Se rincer la figure du lait frais. Quatorze
semaines de régime. Après ce premier régime, renouveler celui-ci une fois par mois pour avoir une
belle figure rayonnante. Dans nos milieux africains, c'est surtout le sexe féminin qui fait usage de ce
médicament pour rester ou paraître jeune aussi longtemps que possible.

AVOIR CONSTAMMENT SOIF

~ Ici, le sujet a constamment soif. Il lui faut boire à chaque instant. Pour le débarrasser de cette
habitude, deux recettes nous ont été indiquées. Les voici.
~ Dans une eau, jeter la vésicule biliaire sèche d'un kankan (Bambara. Corbeau), une poignée
de dakoumou (Bambara. Hibiscus sabdariffa) ou du vinaigre. Trois ou quatre heures après, user de
temps à autre de la macération qu'on boit. Trois joues de régime.
~ Absorber dans du lait frais une vésicule sèche d'hyène finement broyé. Permet de rester
suffisamment de temps sans boire.

BALONNEMENT DE VENTRE I-@

~ Boire de l'eau contenant dissous un morceau de jan kan-wan (Haoussa). Faire également
usage de ce médicament pour combattre l'aérophagie.

BERIBERI

~ Sectionner en monceau une (ou plusieurs) racines de bati (Malinké de l'Arrondissement de


Sadiola, Cercle de Kayes. Sarcocephalus esculentus). Faire bouillir longuement le produit obtenu. Bain
quantifient dans une portion de la décoction, boire un peu de celle-ci au cours de chaque séance de
bain.au cours du traitement qui n'excède pas une semaine, éviter le lait, la viande, le seL Remède
souverain.
~ Le matin, à midi, le soir boire deux cuillerées à soupe de rhum. Trois jours de traitement.
Remède souverain.
~ A raison de deux fois par jour, boire une décoction des rameaux feuillus de dioun (Bambara.
Mitragyna inermis). Ce médicament pour arrêter des vomissements.
~ Hacher en morceaux une (ou plusieurs) racines de kô-baro ou kô-bati (Bambara et
Malionké. Rubiacées. Mitragyna stipulosa). Faire bouillir longuement le produit obtenu.
Quotidiennement, bain dans une portion de la décoction obtenue, boire un peu de celle-ci. Remède
infaillible.

BILHARZIOSE VESICALE

~Dans un récipient contenant de l'eau provenant du lange du gros mil légèrement décortiqué,
introduire des morceaux d'ouloudiolôkô (Bambara. Vitis quatrangularis). Mettre le pot ainsi garni
dans un coin de la case où il doit rester fermé un jour entier. A partir du lme jour, boire deux ou trois
fois par jour, du contenu du pot. Cesser le traitement avec le changement des urines.
~ Faire bouillir longuement ensemble des racines de ndabakoumba (Bambara. Detarium
senegalense) et du maïs. Croquer celui-ci et boire dessus suffisamment de la décoction. Don
médicament à expérimenter.
~A raison de deux fois par jour (le matin à jeun, le soir en allant au lit) boire une bonne tasse
d'une décoction de bassakorokantiogc (Bambara. Euphorbi« hirta). Opérer six fois en trois jours de
traitement.
26

~ Faire bouillir longuement des racines de yadia (Haoussa. Leptadenia lancifolia). De très bon
matin, à jeun, boire suffisamment de la décoction puis uriner sur une pierre à égrener le coton chauffé
à blanc. Répéter trois fois l'opération pour être guéri.
~ faire bouillir trois paquets faits des feuilles de daba-ouoroni (Bambara de Kéléyadougou.
Non déterminé). Jeter dans la décoction filtrée en ébullition du beurre de karité t un morceau de sel
gemme broyé. Absorber quotidiennement de la décoction légèrement rechauffée.
~Chaque matin, à jeun, absorber dans une bouillie claire de mil (sari) une cuillerée à café d'une
poudre obtenue en pilant des feuilles de béré (Bambara. Boscia senegalensis). Quatre jours au plus de
traitement.
~ Observer un liquide en obtenu en pressant fortement des tendres feuilles de baro (Bambara.
Sarcocephalus esculentus) et de celle de koro (Bambara. Vitex cuneate). On peut prendre une
décoction des mêmes feuilles et obtenir le même résultat satisfaisant. Lorsque le sujet est un adulte, il
mâche, en avalant le jus, une buchette verte en bois de sarcocephalus esculentus.
~ Verser sur une farine de petit mil une décoction fortement de 3 ou 4 (selon le sexe de la
personne malade) longues racines (longues chacune du petit doigt de la main) de ouolôba (Bambara.
Terminalia macroptera). Bien pétrir pour obtenir une pâte qu'on donne à manger au patient sous
forme de 3 ou 4 boules.
~ Placer au fond d'un pot trois ou quatre paquets moyens de racines nettoyées de baa-ngôyô
(Bambara. Solanacées. Solanum incanum) sur lesquels on verse une eau provenant du premier lavage
du gros mil légèrement décortiqué. Bien fermé le récipient avant de le placer dans un coin retiré de la
case où il doit rester une semaine. A partir du Sème jour, utiliser à volonté, c'est-à-dire à n'importe quel
moment de la journée, la potion. Remède souverain.
~Boire une décoction des racines d'alabara (Bambara. Asclépiadacées. Calotropis procera).
~ Pulvériser des tiges vertes de bassakoro-kantiguë (Bambara. Euphorbiacées. Euphorbia
hirta). Faire sécher à l'ombre le produit obtenu avant de le transformer en poudre fine qu'on mâche de
temps à autre.
~ A longueur de la journée, boire de temps en temps une décoction d'un ou deux pieds de
ngolokogodyé (Bambara. Papavéracées. Argemene Mexicana).
~ Pour uriner beaucoup, boire une décoction de kiékala par des fleurs de celui-ci pour obtenir
le même et meilleur résultat.
~Le matin, faire bouillir longuement un gros albassa (Haoussa. Liliacées. Allium Cepa) de Say
ou de Tioky. Le soir, en allant au lit, croquer l'albassa puis boire dessus l'eau dans laquelle il a été cuit.
Remède souverain car on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri.
~ Mâcher ou absorber dans la bouillie claire de mil des écorces finement écrasées de néré
(Bambara. Mimosées. Parkia biglobosa).

BILHARZIOSE INTESTINALE

~A l'Est et à l'Ouest, sur un arbre à beurre (Butyrospermum Parkii), enlever les croûtes jusqu'à
l'écorce rouge. Détacher les deux plques d'écorces qu'on sectionne en morceaux avant de les faire
bouillir longuement. A l'aide d'une cuillère en calebasse, faire refroidir la décoction transvasée dans un
autre récipient. En se servant de la même cuillère en calebasse, prendre et absorber le liquide refroidi.
Le médicament se prend le matin seulement. Deux jours de traitement.
~ Faire usage (fumigation, lotion, boisson) d'une décoction d'un paquet des rameaux feuillus
de sa (Haoussa. Securinega microcarpa) et d'un paquet des rameaux feuillus de passakouari (Haoussa.
Fagara xanthoxy loïdes).
~ Prendre une décoction des feuilles de gnagnaka (Bambara. Combretum velutimum). Effete
souhaité merveilleux.
~ Boire une décoction d'un paquet moyen fait des fibres de téréni (Bambara. Pteleopsis
suberosa).
~ Avec une farine de mil, apprêter une bouillie épaisse dans une décoction fortement
concentrée des racines et des écorces de koro (Bambara. Vitcx cuncutu). r.langer le mets a\TC une
sauce de son choix.
~ Manger du fonio cuit dans une décoction fortement concentrée de dabada (Bambara.
Waltheria americana). Assaisonner le mets d'une boule de soumbala et d'un morceau de sel gemme
finement broyés. Prendre cette nourriture trois fois en trois jours de traitement.
27

- Prendre une farine de gros mil rouge dit diokobi (Bambara de Bobo-Dioulasso) délayée dans
une décoction des racines de goueni (Bambara. Pterocarpus erinaceus). On peut également absorber
une bouillie claire faite d'une farine de gros mil rouge cuite dans une décoction des racines dudit
goueni.
- Transformer en charbon des menus bois secs coupés sur un arbre à beurre. Réduire le
produit obtenu en poudre fine. Absorber (matin, soir) une pincée de celle-ci délayée dans une eau
tiède. Ce même produit combat la dysenterie et arrête l'hémorragie dans les blessures fraichement
faites.
- Le matin, étant à jeun, manger une goyave mûre. Le soir, procéder de même en allant au lit.
Faire usage de ce médicament contre une bilharziose intestinale doublée de prolapsus de rectum. Une
semaine au plus de traitement. Bon médicament.
- A raison de deux fois par jour, le matin, à midi, absorber du lait caillé contenant dissoute une
bonne cuillerée à soupe d'une poudre composée des gousses sèches de bagaroua (Haoussa. Mimosées.
Ascia scorpioïdes) et du riz non bouilli finement écrasé.
- Au préalable, exposer au soleil sur une pierre une bouchée des feuilles vertes mâchées de
gnagnaka (Bambara. Combrétacées. Combrétum velutimum) puis boire une décoction froide des
feuilles de nogo-nogoblë (Bambara. Tiliacées. Grewia villosa) et de gnagnaka.
- Croquer à trois reprises par jour, une bouchée des tiges feuillues de bassakoro-kantiguè
Bambara. Euphorbiacées. Euphorbia hirta) et une noix blanche de kola. Remède souverain guérissant
sûrement le mal en moins d'une semaine de traitement.
- Manger deus poignée de fonio non grillé cuit dans une décoction des racines de mbala-rnbala
(Bambara. Euphorbiacées. Securinega microcarpa). Remède souverain car on ne le prend qu'une seule
fois pour être guéri.
- Absorber dans du lait caillé une poudre très fine provenant des écorces pilées de kano
(Haoussa. Burseracées. Boswellia Dalzieu). Remède souverain.

BLENNORRAGIE

- La nuit, en allant au lit, boire suffisamment une eau filtrée provenant d'une macération des
feuilles ou des racines concassées de papayer. Procéder de même le matin du jour suivant. Fait uriner
surabondamment.
- De très bon matin, à jeun, boire suffisamment d'une décoction des racines de yadia (Haoussa.
Leptadenia lancifolia) contenant dissouts du kan-wan. Fait uriner surabondamment.
- Griller à sec, une ou deux bonnes poignées d'angara (Haoussa. Insectes vivants sur le
parcours de l'épi en chandelle du petit mil à l'époque de la floraison). Ajouter à ce produit
suffisamment de guero (Haoussa. Pennicillaria spicata), décortiqué puis broyé finement le tout et
tamiser. Dans le lait ou dans de l'eau tiède, absorber à jeun le contenu de la moitié d'une cosse
d'arachides du produit. Fait uriner surabondamment.
- Faire cuire ensemble des morceaux de racines du kadanya (Haoussa. Butyrospermum
Parkii), un bon morceau de viande et d sel gemme. Fait urine.
- Boire à jeun du bandyi (Bambara. Vin de palme dans lequel on a fait bouillir longuement la
veille des racines de dahen (Bambara. Anona senegalensis).
- Le matin à jeun, boire une eau contenant des écorces finement finement écrasées de farimoro
(Haoussa. Boscia angustifolia) et un morceau de kan-wan.
- A longueur de journée, boire de temps à autre ou une macération des racines de nguinnin
(Bambara. 3ecurinega microcarpa).
- Boire à jeun une décoction d'écorces de diangara ou tiangara (Bambara. Combretum
glutinosum) additionnée de terre de termitière de steppe et de beurre frais de vache. Une semaine au
plus de traitement.
- Ecraser en les frottant contre la paroi d'une calebasse une ou deux bonnes poignées de tiges
. feuillues de tirni-rimi (BambaraScoparia dulcis). Ajouter au produit obtenu un morceau de kan-wan
ngournou (Haoussa. Carbonates alcalin impur) puis suffisamment d'cau. Un bon moment après,
brasser fortement le contenu de la calebasse puis filtrer le liquide. Boire de temps à autre un bon verre
de celui-ci. Faire surtout usage de ce médicament pour combattre sûrement le calcul urinaire.
- Trois jours durant, boire quotidiennement une décoction des racines de souroukou-
ndomono (Bambara. Zizyphus mucronata). Remède souverain.
28

- Faire bouillir longuement deux à trois poignées de demba-sindjy (Bambara. De Sanankoroba


Euphorbia hirta). Boire suffisamment de la décoction obtenue. Faire usage de ce médicament pour
combattre le rétrécissement.
- A longueur de la journée, boire de temps à autre une macération des racines de ndomono
(Bambara. Zizyphus mauritiaca).
- Cuire dans une décoction des racines de farakolotii (Bambara. Gardenia Sokotensis), le
gruau de gros mil. Absorber le breuvage obtenu.
- Toutes les fois qu'on a soif, boire une décoction froide des racines de ban-ngôyô (Bambara ..
solanum incanum).
- Chauffer fortement sous le cendre chaude des racines légèrement grattées de ngogoba
(Bambara. Vetiveria nigritana) avant de les découper en petits morceaux. Introduire le produit dans
un assez grand pot puis verser dessus suffisamment d'eau provenant du 2éme lavage du gros mil
légèrement décortiqué. Placer le récipient ainsi garni, hermétiquement fermé dans un coin de la case
où il doit rester trois jours. A partir du 4éme jour, commencer à utiliser (boisson) le liquide fermenté.
- Pulvériser ensemble des feuilles vertes de kégouanna fourala (Bambara. Sida carpinifolia) et
de papayer. Introduire le produit obtenu dans une eau additionnée de jus de citron. Le jour suivant, au
matin, agiter avant de le filtrer et boire. Laxaxif et fait rendre.
- Ecraser une poignée de té-ntoro (Bambara. Physalis angulata). Faire séjourner le produit
obtenu dans une eau additionnée de lessive. Filtrer la potion er boire.
- Consommer du fonio grillé ou non cuit dans une décoction des racines de balembo
(Bambara. Crossopteryx febrifuga) et assaisonner de tous les condiments habituels.
- Introduire dans un récipient contenant de l'eau des racines pulvérisées de ngogoba
(Bambara. Vetiveria nigritana) et du petit mil sommairement écrsaé. Un bon moment après, agiter le
liquide puis le filtrer pour boire. Dis jours de traitement.
- A longueur de la journée, boire une macération ds tubercules hachées de gninégnan
(Bambara de Kéléyadougou. Asparagus Pauli-guilelmi). La nuit en allant au lit, boire encore
suffisamment du liquide. Bon médicament.
- Faire bouillir des racines de dahen (Bambara. Anona senegalensis). Répartir la décoction
obtnue en deux portions: bain dans la première part, boire la seconde. Quinze jours de traitement sur
le mal n'est pas ancien.
- Racler très légèrement des racines de congobarani (Bambara. Oncoba spinosa), avant de le
sectionner en morceaux. Introduire le produit obtenu dans un pot moyen contenant une eau
provenant du lavage du gros mil légèrement décortiqué. Placer le pot ainsi garni dans un coin de la
case. Le jour suivant, à jeun, boire une ou deux cuillérées à calebasse du liquide fomenté. Remplacer
celui qu'on prélève. Si on constate que le liquide est devenu fade, renouveler les racines. Quinze à
trente jours de traitement. Très bon médicament à expérimenter
- Faire macérer dans un liquide provenant du lavage de bimbiri (Bambara. Serghum
Gambicum) décortiqué des racines de ngogoba (Bambara. Sanseviera senegambica) et du miel. A
partir du 4 èrne jour la macération, quotidiennement, à jeun une bonne cuillérée en calebasse du liquide.
Faire uriner surabondamment.
- Faire bouillir longuement ensemble une assez longue tige d'ouloudiôlôkô (Bambara. Vitis
quadrangularis), des racines samatlo (Bambara. Anthocleista Kerstingii) et une boule de gousses de
tamarin décortiquées. Boire quotidiennement une bonne cuillérée en calebasse de la décoction froide.
Fait uriner surabondamment, purge.
- Faire bouillir très longuement des racines des plantes suivantes: zéguéné (Bambara.
Balanites agyptiaca), ndomonob (Bambara. Zizyphus mauritiaca), dahen (Bambara. Anona
senegalensis). Débarrasser la décoction des résidus et continuer à la faire bouillir encore un bon
moment. Laisser le liquide suffisamment concentré, refroidir puis le transvaser dans un litre de verre.
Le matin, à jeun, boire un petit verre de la décoction froide, le soir, absorber la même quantité en allant
au lit. Bon médicament.
- Introduire dans un récipient contenant suffisamment d'cau des tiges vertes concassées de
kolofara-niougou (Bambara. Boerhaavia sp) et un assez gros morceau de kan-wan (Haoussa). Le jour
suivant, à jeun, boire suffisamment du liquide agité puis filtrer.
- Pulvériser des gousses vertes de bagaroua (Haoussa. Acacia scorpioïdcs. Macerer 24 heures
durant le produit obtenu. Faire un lavement dans le liquide.
29

~ Effeuiller des rameaux de tamanmer. Concasser le produit obtenu qu'on fait bouillir
longuement. Boire la décoction obtenue. On peut encore absorber dans la bouillie claier de mil, en plus
de l'absorption de la décoction, une bonne pincée des feuilles pilées
~ Ecraser dans de l'eau des feuilles vertes de hankoufa (Haoussa. Waltheria americana). Boire
suffisamment du liquide filtré. Faire surtout usage de ce médicament lorsque le mal est tout à fait à
son début. Une femme enceinte du mal peut l'utiliser et si elle n'est pas malade depuis longtemps.
~Boire une décoction froide des feuilles de dindé (Soninké de Djombougou. Ficus platiphylla).
Gober également une bonne pincée d'une poudre provenant des feuilles pilées de la même plante.
Remède souverain.
~ Deux à trois jours durant, boire quotidiennement deux verres à thé d'une macération salée
des feuilles concassées de zab a (Bambara. landolphia florida). Trois jours de traitement.
~ Dans un pot contenant de l'eau provenant du lavage du gros mil légèrement décortiqué,
introduire trois plaques d'écorces de congo-sirani (Bambara. Sterculia setigna). Fermer
hermétiquement le récipient qu'on place dans un coin de la case où il reste clos une semaine. A partir
du Sème jour, boire quotidiennement un grand verre du liquide fermenté. Remède infaillible.
~ Racler superficiellement une racine de chacune des plantes suivantes: ndomono (Bambara.
Zizyphus mauritiaca), korofogo (Bambara du Gana Nord Sterculia setigera), ndabakoumba (Bambara.
detarium senegalense), tounfafiya (Haoussa. Calotropis procera). Répandre une à une ces racines et
les racler jusqu'au bois. Transformer le produit en poudre sèche fine. Chaque matin, absorber dans une
macération de gousses de tamarin deux ou trois bonnes pincées de cette poudre. Purge, fait uriner
surabondamment. On peut encore faire bouillir les racines citées ci-dessus, une boule de gousses
décortiquées de tamarin et boire la décoction.
~ Transformer en poudre des fleurs de kô-taba (Bambara. Cassia alata), ou de filasko
(Haoussa. Cassia obovata). Ajouter au produit obtenu un morceau de soufre finement broyé. Chaque
matin, trois jours durant, absorber à jeun dans une bouillie claire de mil une cuillérée du melange.
Purge, fait uriner surabondamment.
~ Faire bouillir des épices en grappe de gros mil débarrassé de leurs grains. Débarrasser le
liquide du résidu avant d'y cuire du poisson sec qu'on assaisonne de tous les condiments habituels.
Manger le poisson cuit et boire dessus le bouillon. Une semaine de traitement.
~ Racler superficiellement une racine de samatlo (Bambara. loganiacées. Anthacleista
kerstngii) et une de ndiribara (Bambara. Cochlospermacées. Cochlospermum tinctorium) avant de les
racler séparément, toutes les deux à fond. Transformer toujours séparément, les produits obtenus puis
les mélanger à quantité égale. Faire cuire un bon morceau de viande qu'on assaisonne de tous les
condiments disponibles. le matin, à jeun, manger le bouilli et boire dessus le bouillon contenant
dissoute une bonne cuillérée à soupe du mélange susmentionné. A place des racines de samatlo, et de
ndiribara, on peut utiliser celle de dahen (Bambara. Anonacées. Anona senegalensis). Remède
souverain combattant le mal en deux jours de traitement. Précisons en disant qu'on fait ensemble la
viande et le mélange.
A longueur de la journée, gober de temps à autre, une bonne pincée des racines pilées, salées
'sel gemme) de kiébouré (Bambara. Rubiacées. Gardenia triacantha). Bon médicament.
~ Faire bouillir longuement ensemble des racines hachées de ngoumeblé (Bambara.
Papilionacées. Strythrina senegalensis), une bonne poignée de nganifing (Bmabara. Anonacées.
Xylopia aethiopica) et autant de piment enragé. Boire, à raison de deux fois par jour, une bonne dose
de la décoction tiède ou froide.
~ Nettoyer superficiellement une racine de ndiribara (Cochlospermacées. Cochlospermum
tinctorium) et une balamaflatoro (Bambara. Rubiacées. Sarcocephalus esculentus). Détacher les
écorces ou fibres des deux racines. la veille du jour du traitement, faire bouillir longuement, en
plaçant trois petits cailloux au fond du canari, ensemble les écorces ou fibres détachées des racines de
deux plantes. Dans la décoction débarrassée de ses résidus, introduire un morceau de viande rouge,
une boule ramollie de soumbala, un perit morceau de sel gemme, puis cuire le tout un bon moment. le
jour suivant, de très bon matin, à jeun, manger entièrement la viande rougc cuite, puis boireclessus le
bouillon. la médication purge. Constater alors dans la selle la présence d'une multitude des petits
erres animés qui y grouillent. Remède souverain que ilOUS tenons d'un ancien k.unbcléba qui l'a utilisé
avec succèsen un seul jour ùc traitement.
~ Ramollir dans une calebasse en frottant contre la paroi interne de celle-ci des feuilles vertes
d'un papayer sur le produit obtenu dans la calebasse .suffisammcnt d'eau et placer le recipient ainsi
garni sur une hauteur où il cloit rester toutes la nuit.
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Le matin du jour suivant, descendre la calebasse contenant le médicament de la hauteur, y jeter une
gousse de piment enragé coupée en trois morceaux puis remuer énergiquement le tout, puis filtrer le
liquide. Boire suffisamment de celui-ci pour uriner surabondamment. Très bon médicament à
expérimenter.
- Le soir, faire bouillir longuement jusqu'à obtenir un liquide concentré, trois petits paquets de
racine de magariya (Haoussa. Rhamnacées. Zizyphus mauritiaca). Jeter dans la décoction fortement
concentrées obtenue un morceau de jan kan-wan (Haoussa. Carbonates alcalin impur) avant d'y
délayer une farine de gros mil qu'on absorbe le matin à jeun. Faire surtout usage de ce médicament
pour combattre la blennorragie avec écoulement sanguin.
- Faire bouillir longuement des racines nettoyées de lallé (Haoussa. Lythrariées. Lawosonia
alba). De kaskaïfi (Haoussa. Malvacées. Sida carpinifolia), de birana (Haoussa. Papilionacées.
Crotalaria spp), de binidazougou (Haoussa. Euphorbiacées. Jatropha curcas) et des feuilles de
dialalemba (Bambara. Césalpiniées. Cassia nigricans). Après avoir débarrassé la décoction des divers
résidus, y jeter un assez gros morceau de jan kan-wan (Haoussa. Carbonates alcalin impur, espèce dite
rouge). Quotidiennement, avant d'aller au lit, boire suffisamment de la dite décoction. Purge
légèrement, fait uriner surabondamment.
- Transformer en pâte, en les pilant, une certaine quantité des branchettes ou rameaux feuillus
verts de moritaba (Bambara de Ganadougou. Papilionacées. Stylosanthes viscosa). Avec cette pate,
préparer une sauce dans la composition de laquelle entrent également un morceau de viande rouge
non grasse et tous les condiments habituels à l'exception, de la graisse. Le matin, à jeun, manger le
morceau de viande puis absorber dessus la sauce. Bon médicament.
- Faire bouillir longuement ensemble une ou deux poignées de bassakoro-kantiguè (Bambara.
Euphorbiacées. Euphorbia hirta), une certaine quantité de nganifing(Bambara. Anonacées. Kylopia
aethiopica), une cuillerée en calebasse de miel, quelques tranches de citron. Prendre (boisson) la
décoction devenue tiède. Purge et fait uriné abondamment. Faire surtout usage de ce médicament
pour soigner une femme atteinte du mal. Egalement pour traiter une femme atteinte de ce mal, offrir à
la malade pour être bue, une décoction des branchettes de tloubara (Bambara. de Ganadougou.
Cochlospermacées. Cochlospermum tinctorium). Si l'intéressée n'est pas guéri au bout de quatre jours
de traitement, casser tout soin.
- A longueur de la journée, mâcher de temps à autre un mélange de farine blanche de pain de
singe et des croutes de san an (Bambara. Césalpiniées. Daniella oliveri). Dans le mélange, il doit y avoir
trois fois plus de farine de baobab que des croutes pilées de sanan. Très bon médicament guérissant
surement le mal.
- Pratiquer sur une calebasse non ouverte un orifice. Par celui-ci, introduire de l'eau dans la
dite calebasse et l'y laisser, selon le moment de l'opération, toute la journée ou toute la nuit.
Transvaser l'eau dans un autre récipient. Introduire dans le liquide qu'on remue une bonne poignée de
terre de termites blanches récoltée sur une poutrelle ou sur un mur. Avec le médicament ainsi préparé,
faire un lavement. D'habitude un seul de celui ci suffit pour être guéri. Taire surtout usage de ce
médicament pour combattre une chaude pisse présentant des caractéristiques suivantes raretés ou
absence des urines, des selles et ballonnement du ventre.
- Nettoyer légèrement des racines de dafing-sagoua (Bambara. Euphorbiacées. Briedelia
ferruginea) et de ndôgué (Bambara. Olacinées. Ximenia americana). Racler jusqu'au bois les dites
racines. Faire sécher au soleil la raclure obtenue avant de la transformer en poudre fine, le matin, à
jeun, introduire dans une bouillie claire de mil qu'on absorbe, une bonne pincée de cette poudre. On
peut encore faire bouillir ensemble les mêmes racines et absorber, à jeun, une bonne cuillerée cn
calebasse de la décoction. Bon remède.
- Faire bouillir longuement des racines Est et Ouest et un paquet des rameaux feuillus de
ndôgué (Bambara. Olacinées. Ximenia americana). Utiliser la décoction en fumigation, lotion, et en
boisson. Fait uriner surabondamment et guérit la blennorragie la plus ancienne et la plus rebelle.
- Le soir, faire bouillir longuement ensemble cles racines de lallé (Haoussa Lythrariccs.
Lcawsonia alba) et des tranches de citron. Laisser la decoction obtenue reposée toute la nuit. Le jour
suivant de très bon matin; réchauffer légèrement la dite décoction, avant d'en absorber, à jeu n,une
quantité suffisante. De temps à autre, boire dessus une CIU tiède. Purge énergiquement et fait uriner
surabondamment. Le soir, arrêter l'effet purgatif en sc baignant dans une cau froide. Bon medicament
à expérimenter car on ne l'utilise qu'une seule fois pour être guéri.
- Boire une décoction des racines de wolo-mousso (Bambara. Cornbrctacccs. Tcrminalia
macroptcra). De fois l'affection, se complique par la présence des petites plaies sur le bout inferieur du
membre viril.
31

Dans ce dernier cas, laver le mal dans une portion de la décoction susmentionnée puis le saupoudrer
d'un produit obtenu en carbonisant et en transformant en poudre noire le reste de pailles ou de tiges
et de morceau de bois le tout entamé par des termites.
- Nettoyer superficiellement une ou deux racines de soulafinza (Bambara. Méliacées. Trichilia
emetica) avant de les racler jusqu'au bois. Pulvériser les raclures, les faire sécher au soleil puis les piler
à nouveau et tamiser pour obtenir une poudre fine. Avec le bout des cinq doigts réunis, prendre trois
ou quatre fois de celle-ci qu'on introduit dans du lait frais pour boire, la médication provoque des
diarrhées et des vomissements.
- Des sommets des rameaux feuillus d'un manguier (Français. Anacardiacées. Mangifera
indica) détacher deux ou quatre poignées de tendres bourgeons rouges qu'on fait bouillir longuement.
Débarrasser la décoction du résidu avant d'y ajouter une assez grande quantité de miel. Laisser le tout
bouillir un petit moment. Le matin du jour suivant, à jeun, absorber autant qu'on peut de la mixture
froide. Bon médicament.
- Dans une eau provenant du premier lavage du gros mil légèrement décortiqué, introduire des
racines nettoyées da mbala-rnbala (Bambara. Euphorbiacées. Securinega microcarpa) puis faire
bouillir longuement le tout. Boire suffisamment de la décoction froide ou tiède. Fait uriner
surabondamment.
- Racler jusqu'au bois un ou plusieurs rameaux de rnandé-sounsoun (Bambara. Anonacées.
Anona senegalensis). Faire sécher le produit obtenu au soleil avant de la transformer en poudre fine,
cuire un bon morceau de viande. Assaisonner celle-ci de tous les condiments habituels et une bonne
pincée de poudre fine susmentionnée. Le matin à jeun; manger le bouilli puis absorber dessus le
bouillon le tout non réchauffé. Deux à trois jours de traitement.
- Faire bouillir une bonne poignée de dabadablé (Bambara. Euphorbiacées. Euphorbia hirta).
Boire une bonne tasse de la décoction obtenue. Fait uriner surabondamment et guérit complètement
le mal en quinze jours, au plus de traitement. A défaut de dabadablé, faire usage d'une poignée de
souzan-dlo (Bambara. Acanthacées. Nelsonia campestris) pour obtenir le même résultat que ci-
dessus.
- Faire bouillir un paquet des fibres (sans croûtes) de bouana (Bambara. Mimosées. Acacia
scorpioïdes) et quelques quartz. Laisser refroidir le liquide. Le procurer d'une paille blanche creuse,
adapter un bout de celle-ci à l'orifice du membre viril, puis, la bouche pleine d'une portion de la
décoction souffler dans la paille de façon à faire enter suffisamment le liquide à l'intérieur pour le
nettoyer. Opérer six fois en trois jours de traitement.
- Faire bouillir ensemble des racines de mboureké (Bambara. Rubiacées. Gardenia triacantha),
un peu de racines de dioro (Bambara. Polygalacées. Securidaca longipedunculata). Débarrasser la
décoction des résidus avant d'y ajouter du miel et du sel. Absorber suffisamment de la mixture pour
être purgé et rendre. Un jour de traitement.
- Dans une eau provenant du premier lavage du gros mil légèrement décortiqué, faire bouillir
un assez gros paquet fait des tiges feuillues de zogué (Bambara. Asclépiadacées. Laptadenia
lancifolia). Quotidiennement, à raison de deux fois par jour, boire suffisamment de la décoction.
- A jeun, boire une décoction salée des racines de tounfafiya (Haoussa. Asclépiadacées.
Calotropis procera). Purge et fait uriner surabondamment. Pour obtenir le même bon résultat, on peut
encore absorber dans la nourriture une poudre sèche provenant des racines, pilées de la même plante.
- Ecraser, en les frottant contre la paroi d'une calebasse, une ou deux poignées des tiges vertes
feuillues de dabali-banan (Bambara de Bamako. Malvacées. Sida rhombifolia). Ajouter de l'eau, remuer
énergiquement, puis filtrer. Boire à jeun, un grand verre du liquide gluant obtenu. Un à trois jours, au
plus, de traitement. Faire encore usage de ce médicament contre le rétrécissement et, peut être, aussi
contre le calcul urinaire.
- Ici, le malade ne va pas à la selle, n'urine pas; il est fortement ballonné. La médication
consiste à boire suffisamment d'une eau gluante contenant dissoutes des feuilles vertes pilées de yodo
(Haoussa. Pédaliacées. Ceratotheca sesamoïdes). Après l'absorption de la potion qui purge et fait
uriner surabondamment, se promener un petit moment: Les effets souhaités ne tardent se manifester
à

et on est aussitôt soulager.


- Sur une certaine quantité d'amandes d'arachides prononcer, i plusieurs reprises, le verset
suivant: Bissùnilaï Damadysla Iaforo, clamndynla - babyë. Dsuadyala koo .7 bi mturuissinn
(remplacer ce mot par le riom du patient) L1ga. Ni Allah sonna at.1faga. Le matin à jeun, au
crépuscule, la nuit en allant au lit ; croquer à chaque fois vingt amandes pesant ensemble quatorze
(14) grs. Suivre attentivementl'évolution du mal et constater une très sensible amélioration à partir
du quatrième jour de traitement. Continuer celui-ci jusqu'à complète guérison qu'on obtient sure ment
après quatre semaines de traitement.
32

Nous tenons cette recette de Banfa DIALLO du village de Zaniana qui déclare ne pas savoir le nombre
de personnes qu'il à soignées et guéries avec son médicament.

BLESSURE FAITE PAR UNE FLECHE EMPOISONNEE

- Aussitôt blessé, absorber pour rendre une macération d'un tubercule de takala ou la
décoction froide de celui-ci. Le takala est une petite plante du pays Haoussa. Il aime un sol rocheux et
se rencontre partout, en particulier dans le parage de Kano. La macération, comme sa décoction,
combat surement aussi bien les effets nocifs d'origine animale que végétal.

BRULURE DU FEU

- Passer une couche de pétrole sur la brulure ou couvrir celle-ci du contenu d'un œuf de poule
ou encore l'asperger du sel pilé.
- Concasser une écorce de dahen (Bambara. Anona senegalensis). Ajouter au produit obtenu
un peu d'eau puis le frotter énergiquement entre deux mains pour obtenir un liquide pâteux.
Appliquer celui-ci sur le mal.
- Asperger le mal d'une poudre fine provenant des écorces pilées de bagaroua (Haoussa.
Acacia scorpioïdes).
- Badigeonner quotidiennement le mal de suif fondu d'une grenouille. Remède infaillibles.
- Nettoyer superficiellement des racines de kiriya (Haoussa. Prosopis africana) avant de les
racler jusqu'au bois. Pulvériser les raclures, les faire sécher au soleil, puis les piler à nouveau et tamiser
pour obtenir une poudre très fine. Saupoudrer le mal du produit obtenu. A défaut de la poudre
provenant des raclures de la racine, on peut faire usage des écorces pilées du dit kiriya. Remède
infaillible.
- Appliquer sur le mal une pommade obtenue en pétrissant d'huile de kobi du charbon écrasé
de bois de kounguié (Bambara. Guiera senegalensis). Bon médicament.
- Saupoudrer le mal d'une poudre provenant de l'une des plantes suivantes: Zaba (Bambara.
Landolphia florida). Racine pilée, mariké (Haoussa. Anogeissus leiocarpus). Croûtes finement
écrasées, ouôlôké (Bambara. Terrninalia avicennioïdes). Fruits secs broyés, ndégué (Bambara. Cordia
myxa). Tendre feuilles pulvérisées, gonda-dazi (Haoussa. Anona senegalensis). Feuilles séchées et
transformées en poudre fine.

BRONCHITE ASTHMATIQUE

- Boire à longueur de journée, à raison de deux cuillerées à la fois, d'une décoction légèrement
sucrée des rameaux feuillus de kafafogo (Haoussa. Euphorbiacées Uapaca guincensis). Ce même
médicament, soigne et guérit également la toux ordinaire et la coqueluche en une semaine, au plus, de
traitement.
- Un jeudi matin, soustraire d'un soutero (Bambara. Moracées. Ficus capensis. Ficus
gnaphalocarpa) quelques racines qu'on nettoie superficiellement avant de les faire sécher et
transformer en poudre très fine. Faire cuire un morceau de viande rouge qu'on assaisonne de tous les
condiments à l'exception de piment. Au cours de la cuisson, introduire dans la marmite sur la viande
suffisamment de poudre fine susmentionnée. Manger le bouilli et boire le bouillon. Une semaine au
plus de traitement
- Boire à longueur de la journée, à raison de deux cuillérées à soupe la fois, d'une décoction
légèrement sucrée des rameaux feuillus de kafafogo (Haoussa. Euphorbiacées. Uapaca guineensis). Le
même médicament soigne et guérit également la toux ordinairement et la coqueluche en une semaine
de traitement.

1· BIEN PORTER (POUR SE)

-Le soir,introduire clans un grand verre d'eau un assez gros morceau cle kan-wan ngourou
(Haoussa. Carbonates alcalin impur). Le matin du jour suivant, remuer le liquide puis l'absorber i
jeun. Le même médicament combat l'excès de table.
33

Une cuillerée à café dudit même médicament soulage l'enfant qui se sentant mal la nuit, pleure. La
médication est suivie d'une sensation de bien être accompagnée d'un sommeil profond. A défaut de
kan-wan ngourou, faire usage jan kan-wan ou du fai-kan-wan.

BOISSON DU NOUVEAU~NE (PREMIERE)

- Faire bouillir des feuilles du tamarinier. Donner la décoction à boire à l'enfant, laver celui-ci
dans une partie de ladite décoction.

BORBORYGME

- Transformer en poudre fine qu'on assaisonne de sel gemme finement broyé, une certaine
quantité de rhizomes de dougoukoro-niamkou (Bambara. Zingibéracées. Zingiber officinale). Chaque
nuit, à jeun, gober une bonne pincée du produit et boire dessus un peu d'eau. Opérer en allant au lit.

CACHEXIE 1:"

- Faire bouillir ensemble un paquet de sadio (Bambara de Bougouni. Cassytha filiformis) et


une boule de beurre de karité. Le premier jour du traitement, abreuver l'enfant du liquide avant de le
laver dans une portion de celui-ci; les jours suivants, une semaine durant; l'y baigner seulement à
raison de deux fois toutes les vingt-quatre heures. La médication rend le sujet alerte, corpulent.
- Faire bouillir trois ou quatre paquets de narkata (Bambara. Digitaria digitata). A raison de
deux fois par jour, matin, soir, baigner le patient dans une portion du liquide, lui en donner à boire.
Une semaine de traitement.
- Faire bouillir un paquet de lôgô-sirifou. Baigner quotidiennement l'enfant atteint dans la
décoction. A défaut de logo sirifou, faire usage de timitimi (Bambara. Scoparia dulcis). Dans ce dernier
cas, abreuver aussi le malade d'une portion de la décoction.
- Avec de narkata (Bambara. Digitaria digitata), confectionner plusieurs petits paquets qu'on
fait bouillir longuement. Bain de l'enfant dans la décoction tiède, tapoter doucement son corps à l'aide
d'un paquet relativement tiède, tremper trois doigts dans la bouche de l'intéressé qui devient au bout
d'une semaine, quinze jours au plus, de soins corpulent, souriant, agréable à voir.
- Bain quotidien de l'enfant dans une décoction des tiges vertes feuillues de zogné (Bambara.
Leptadenia Lancifolia), lui en donner à boire. Une semaine de traitement.
- Quotidiennement, une semaine durant, prendre une décoction de sanyo-kounkoun
(Bambara. Gaines de graines de petit mil). Donne l'appétit.
- Deux fois pas jour, le matin et le soir, pendant une semaine, faire usage (lotion, boisson)
d'une décoction tiède obtenue en faisant bouillir longuement un certain nombre de tubercules de la
liane épineuse dite dougoufa (Bambara de Gana Nord du cercle de Sikasso. Cyrtosperma senegalense).
Donne un appétit glouton et fait grossir excessivement.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de bolokourouni ((Bambara. Cussonia
djalonensis). Faire de la décoction obtenue trois parts inégales; se pencher (fumigation) au dessus de
l'abondance vapeur qui se dégage de la première part restée dans le pot sur le résidu; bain dans la
deuxième portion devenue tiède, boire la troisième part. Une semaine de traitement. Très bon
médicament à expérimenter par des personnes maigres, squelettiques, fortement anémiées.
- Prendre dans chaque repas qu'on mange, trois ou quatre (selon le sexe) bonnes pincées de
farine de dorowa (Haoussa. Parkia biglobosa). Trois à quatre jours (selon le sexe) de régime.
- Chaque matin, à jeun boire, un bon verre d'une eau contenant dissoutes des racines de
barkono (Haoussa. Capsicum Irutescens), de baba (Haoussa. Indigofcra tinctoria) et de doundoun
(Haoussa. Dichrostachys glomerata) finement broyées. Quatre jours de régime. Donne un appétit
glouton.
- Pulvériser ensemble une ou deux poignées de blé décortiqué et un bon morceau de graisse
enlevée de la poitrine d'un bélier. Faire sécher le produit obtenue dans, puis piler à nOUVC1l\,et .
tamiser. Délayer la farine obtenue dans du miel qU'Oi1fait bouillir longuement pour obtenir un corps
ayant la consistance de savon indigène. Faire sécher ce corps qu'on ecrase finement pour obtenir une
poudre fine. Chaque matin, à jeun, gober une bon ne pincée Je celle-ci.
34

~ Une semaine durant, nourrir une poule d'un mélange de suif d'igname de terre et de farine de
blé finement écrasés ensemble. les huitièmes jours, tuer la poule qu'on fait cuire en l'assaisonnant de
tous les condiments habituels. Manger le bouilli et boire le bouillon. Une fois ce mets pris, on devient
rapidement gros, corpulent.
~ Pulvériser ensemble des fibres détachées de la racine d'un dahen vivant au centre d'une
galerie à fourmis-cadavre et du beurre de karité. Quotidiennement, masser le corps avec le produit
obtenu. Faire grossir.

CANCER D'ESTOMAC I·.~

~ Rassembler les éléments suivants: yodo (Haoussa. Ceratotheca sesamoïdes), nono-kourkia


(Haoussa. Euphorbia hirta), mosso (Haoussa. Piper guineense), chitaaho (Haoussa. Zingiger
officinale), mourouchi na guiguinya (Haoussa. Surgeon) de rônier ou cœur de rônier comestible).
Ecraser ces divers éléments auxquels on ajoute un intestin divisé en morceau d'un coq âgé au moins de
douze mois. Cuire le tout dans un peu d'eau, manger le mets et boire dessus le bouillon.
~ Dans beaucoup de jus de citron, faire bouillir cinq amandes écrasées de kinidazougou
(Haoussa. ]atropha curcas), des graines de mossoro (Haoussa. Piper guineense), celles de chita-
mégora (Haoussa. Aframomum melegueta finement broyées et un poisson sec. Consommer ce dernier,
transvaser le bouillon dans un autre récipient, de préférence dans un litre en verre. Chaque matin, à
jeun, boire une cuillerée à café du contenu de la bouteille.
~ Carboniser ensemble des éléments suivants: racine transversale d'un sentier, résidu des
médicaments abandonnés sur le sounounkoun, une poignée de fonio en paille, sept mouches
domestiques. Ecraser finement le produit obtenu. Quotidiennement, absorber une bonne pincée de
celui-ci soit dans l'eau, soit dans le sari. Notre informateur à désigné le mal sous le nom de kono-
soumouniba.
~ Faire bouillir longuement un assez gros paquet fait d'Allah-dio (Bambara. Casaytha
filiformis). Boire du liquide. Avec le paquet chaud, masser longuement le point douloureux du corps.
~ Chaque matin, boire une décoction légèrement réchauffée des écorces de néré (Bambara.
Parkia biglobosa), des gousses sèches de bagana (Bambara. Acacia scorpioïdes), celles de sagou a
(Bambara. Briëdelia ferruginea) et des tranches de citrons. Faire surtout usage de ce médicament pour
combattre l'ulcère d'estomac.
~ Prendre du lait caillé contenant dissoute une farine blanche de baobab. Nombre de jours de
traitement indéterminé.

CANCER DU FOIE

~ Transformer en poudre des feuilles vertes de raidoré (Haoussa. Cassia occidentalis), un peu
de mossoro (Haoussa. Piper guineense), autant de chita-aho (Haoussa. Zingiber officinale). Dans la
poudre obtenue, rouler un foie de tortue terrestre et un foie du gros margouillat dit bassatorogouélé
avant de les cuire dans un peu de beurre. Consommer le mets en deux jours de traitement.
~ Manger, en faisant des cent pas, du fonio grillé cuit dans une décoction des racines de zaba
(Bambara. landolphia florida) et la viande d'un bœuf très noir. Après avoir pris la nourriture,
s'exposer (fumigation) à une abondante vapeur qui se dégage d'une décoction en ébullition des tiges
de zaba, puis boire une décoction mise de coté. Opérer deux fois par jour: le matin, de bonne heure, le
soir, au crépuscule.
~ Prendre une décoction d'un ou deux morceaux de racines kiéfréké (Bambara du Gana nord
du cercle de Sikasso. Securidaca longipedunculata), des tiges et racines d'ouloudioloko (Bambara.
Vitis quadrangularis), en plus grande quantité que la racine de kiéfrékë.
~ Faire bouillir longuement ensemble les éléments suivants: feuilles de gnagnaka (Bambara.
Cornbretum velutinurn), écorces Est et Ouest de zéréniguié (Bambara. Ficus ingens), racines de dioro
(Bambara. Sccuridaca longipcdunculata), tiges feuillues et racines d'ouloudiôlokô (Bambara, Vitis
quadrangularis), tiges de =ab~l (Bambara. Landolphia Ilorida}, racines de kononi-si (Bambara. Fadogia
agrcstis), racines de sindian (Bambara. Cassia sicbcriana). Filtrer cette toute première decoctionqu'on
repartit en deux parts inégales. Cuire dans ln première portion un morceau de viande rouge et du
fonio. Assaisonner le mets, qu'on mange, de tous les condiments habituels à l'exception de la graisse.
Prendre quotidiennement de la deuxième part.
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Verser dans le pot, sur les éléments susmentionnés, beaucoup d'eau qu'on chauffe chaque matin
jusqu'à l'ébullition avant de se pencher dessus (fumigation) couvert d'une épaisse couverture, se
baigner dans une portion tiède du liquide. Opérer deux fois par jour: le matin de très bonne heure, le
soir au crépuscule. Une semaine de traitement.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de gouélé (Bambara. Prosopis africana). Boire
une portion de la décoction, se pencher (fumigation), la langue enduite de sel finement écrasée au
dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de l'autre portion, en ébullition. Au cours de la fumigation,
la bouche est remplie d'écumes qu'on crache. Purge.
- Concasser des fibres détachées des racines de tonakololé (Bambara. du Gana Nord du Cercle
de Sissoko. Feretia canthioïdes) et de nguégué (Bambara. Gymnosporia senegalensis) avant de les faire
sécher, de préférence, à l'ombre. Piler à nouveau et tamiser pour obtenir une poudre fine à laquelle on
lié intiment du niamakou (Bambara. Aframomum melegueta) et du sel gemme finement écrasé. Gober,
de temps à autre, une bonne pincée du produit obtenu.

1°) Grouper les ustensiles suivants: un grand pot, un canari moyen, un byélè, un kounan le
tout neuf.
2°) Disposer d'une bonne brassée de ko-rnouroulé (Bambara. De Ganadougou. Cypéracées.
Rhinchospora carymbosa), d'un nombre supérieur à trois de morceaux de gangue, du sel gemme, du
soumbala grillé dans du beurre de karité
3°) Placer au fond du canari trois gangues, la brasée de kô-rnourélé. Achever de remplir le
récipient en y versant suffisamment d'eau puis faire bouillir longuement le tout.
4 0) Transvaser dans le canari moyen une portion du contenu du grand pot et y faire cuire du
fonio grillé. Préparer une sauce composée d'eau puisée dans le grand pot susmentionné, du sel gemme
et du soumbala. Transvaser le mets dans le byèlè, le saupoudrer d'une bonne pincée d'une poudre d'un
des gangues finement écrasé puis verser la sauce dessus. le patient mange entièrement la nourriture
ainsi apprêtée et ne prendre qu'une nourriture au cours du traitement.
sa) Boire suffisamment du contenu du grand pot toutes les fois qu'on a soif. A raison de trois
fois par jour (le matin à 5 heures, à midi, au crépuscule, se baigner dans un liquide provenant du grand
pot. Après chaque séance de bain, s'enduire le corps d'une pommade composée du beurre de karité, de
la poudre de gangué finement broyé, puis se frotter énergiquement.
6°) Garder rigoureusement la case sept jours, sans en sortir, même pour aller à la selle. Duarant
ce laps de temps, s'abstenir de toucher tout ce qui est calebasse, même de marcher sur un morceau de
celle-ci, de l'utiliser au cours de traitement. Notre informateur Moutié SANGARE du village de Yogola
(Cercle de Sikasso. Arrondissement de Niéna) déclare ne pas savoir le nombre de personnes qu'il a
soignées et guéries du mal. Un autre guérisseur, N'ky dit Béné-N'ky, soi-disant jeune frère de Moutié
SANGARE, demeurant à Bene- Nkyla (Cercle de Sikasso. Arrondissement de Bleindio) soigne
également avec succès comme son soi-disant aîné de Yogola, la même la même maladie. Nous
proposons de le toucher au cours de notre prochaine tournée de prospection.

- Un lundi ou un jeudi, se rendre muni d'un tyèré (Bambara. Panier à fond carré) neuf à un
endroit où abonde des nëguëbo (Bambara. Résidu de l'extraction du fer. Gangue). là, prononcer dans
les creux de deux mains placées côte à côte le verset suivant: Bissimilaï Syédeni tara sigui
fraikenéla, niamani tara à gossi. Syëdeni tla la niamanila kata sigui tookoumblëks. Niamani tara
sèguè gossi, sèguë tla la niamanila kata sigui banankourouka. Niamani yé sëguë gossi
banankourouka. Sëgué tla la niamanila kata sigui nérebabatols. Mènekouaguiè ka yélè
nerebadiouiâ ka djigui nerëbediouie. Ce verset prononce, le dos tourne au tyérè, prendre
alternativement avec la main droite ou la main gauche ou inversement, un certain nombre de guangues
qu'on introduit dans le panier à fond carré. Achever de remplir celui de d'autres qu'on ramasse sans
manière spéciale. 11est de règle de ne pas parler à personne en se rendant au lieu de ramassage du
produit comme en y revenant. De retour à la maison introduire dans un assez grand canari neuf les
nëgucbos grossièremcnt concassés, puis achever c1eremplir le pot d'eau. Placer le récipient ainsi garni
qu'on surmonte d'un couvercle, dans un coin de la case. Transformer en poudre fine qu'on pétrit de
beurre de karité quelques morceaux de gU~\IlgLles.A partir duhuitième jour après la mise de l'élément
en canari, jour qui doit coïncider à un lundi ou à un jeudi, bain quotidien dans une portion du contenu
du pot, friction du corps lave d'un morceau de la matière grasse, absorption d'une sauce composée
d'cau filtrée soustraite du récipient, du sel gcmme, de graines écrasées cle niarnakou (Bambara.
Zingibéracées. Afrarnornun mclcgucta), de soumbala, de p:tte d'amandes d'arachides torréfiées. Au
cours de traitement dont la durée n'est pas déterminée, s'abstenir de la \'ÏC111de
de volaille.
36

le salaire du guérisseur est de vingt-cinq francs d'or, plus un grand pagne blanc de onze bandes de
coton et, pour que le soigné puisse manger de la viande de volailles après sa guérison, une poule ou un
coq. Pour obtenir la recette, et soigner à son tour les malades, le dépositaire exige un gros bélier
adulte, un grand pagne blanc de douze bandes de coton et deux cents francs d'or. Nous avons
demandé à notre interlocuteur un rabais en lui faisant comprendre que jadis ces choses n'avaient pas
la même valeur qu'aujourd'hui. Il nous a compris et nous a demandé alors le paiement de 500 francs
pour le bélier, 300 francs pour le grand pagne et 200 francs en nature, soit en tout l.000 francs que
nous lui avons déboursés. Notre informateur, Bassaté DIAllO du village de Zankorobougou (Cercle
de Sikasso, Arrondissement de Niéna) est catégorique sur l'infaillibilité de son médicament. Il déclare
ne pas savoir le nombre des personnes qu'il a soignées et guéries de byemba (gros foie).
- De fois, on rencontre sous l'arbre à beurre des jeunes pousses de cette plante. Enlever des
racines, semblables à des tubercules, de ces jeunes pousses de karité qu'on transforme en poudre fine
sèche. A longueur de la journée, gober de temps à autre une portion du produit obtenu.
- Ecraser des racines de congo-kouna ou congo-kina (Bambara de Bènè-Nkyla.
Arrondissement de Bleindio, Apocynacées. Strophanthus hispidius ou, à défaut, strophanthus
sarmentosus). Faire sécher le produit obtenu de préférences à l'ombre, puis piler à nouveau et tamiser.
Gober de temps à autre, une bonne pincée de la poudre sèche.
- Etant debout près d'un tomotigui (Bambara. Asclépiadacées. Calotropis procera) dire:
byemba n 'nana y kalifa tomotiguims. Cela dit, soustraire de la plante des racines qu'on nettoie
proprement en les débarrassant de la terre. Racler les racines nettoyées. Faire sécher la raclure avant
de la transformer en poudre très fine. Ajouter à celle-ci, en quantité moindre, du madiya (Bambara)
pilé, un peu de sel gemme puis piler à nouveau afin de lier intimement les trois éléments.
Quotidiennement, absorber dans une bouillie de mil une bonne cuillerée à soupe du produit obtenu,
puis à longueur de journée en gober de temps à autre.
- Pulvériser une certaine quantité des tubercules de Boké (Bambara de Ganadougou du cercle
de Sikasso). Faire sécher le produit obtenu à l'ombre avant de piler à nouveau et tamiser pour obtenir
une poudre fine qu'on assaisonne de sel gemme écrasé. Gober, de temps à autre une pincée du produit.
- Pulvériser des racines de dangaladëbé (Bambara de Bene- Nkyla. Arrondissement de la
Bleindio. Ampélidacées. Ampelocissus Granti). Faire sécher le produit obtenu à l'ombre puis piler à
nouveau et tamiser pour obtenir une poudre très fine. Gober de temps à autre de celle-ci. Nous tenons
recette de N'ky dit Bènè-Nky du village de Bëne-Nkyla a qui sous avons posé la question suivante: As-
tu connaissance du médicament de ton frère aîné Moutié SANGARE du village de Yogola ?-Non.
Moutié n'est pas mon grand frère. Il est SANGARE je suis DIARRA, il est Peulh,] e suis Bambara. Ses
ancêtres viennent du Macina, tandis que les miens sont originaires de Bèlëdougou. C'est le pur hasard
qui les a unis sur cette terre de Ganadougou.

CANCER DE SEIN

- Saupoudrer le mal proprement lavé d'une poudre obtenue en écrasant finement un polypore
carbonisé détaché d'un néré (Bambara. Parkia biglobosa). Remède souverain guérissant l'affection en
trente jours de traitement.
- Appliquer sur le mal une peau de hérisson carbonisée et finement broyée.

CANCER LINGUAL

- Fourbir l'organe atteint d'une poudre fine provenant des rameaux feuillus de nguégué
(Bambara. Gymnosporia senegalensis) carbonisés et broyés. Faire aussi l'usage de ce même
médicament pour soigner le cancer de sein.
- Ecraser finement des croutes récoltées sur la tige du néré (Bambara. Parkia biglobosa). Se
rincer la bouche d'une eau contenant dissoute une portion de la poudre obtenue. Répandre ou couvrir
la langue d'une bonne pincee du produit. Soigne et guérit sûrement le cancer lingual. Une semaine, au
plus, de traitement.
- Frotter le mal de la seve dc nicnou (Bambara. Hannon undulata). Bon médicament.
- A longueur de journée, se rincer la bouche d'une décoction des écorces Est de Ouest de
ndabakoumba (Bambara. Detarium senegalcnse).
37

- Egalement à longueur de journée, se rincer le plus fréquemment possible la bouche d'une eau
contenant dissoutes des feuilles vertes pulvérisées de samia-kassa (Haoussa. Nelsonia campestris).
Remède souverain.
- Faire bouillir longuement quelques pieds arrachés de noncikou (Bambara. Heliotropium
indicum). A longueur de journée se rincer, de temps à autre, la bouche avec le liquide tiède.
- Mastiquer des feuilles vertes de bagana (Bambara. Acacia scorpioïdes), les maintenir un
moment dans la bouche avant d'ajouter de l'eau, puis cracher. On peut remplacer les feuilles de bagana
par celles de néré.

1 CARDIALGIE (MAUX DE CŒUR) 1

- Torréfier une certaine quantité de tiganikourou (Bambara. Voandzeia subterranea) qu'on


écrase ensuite finement et tamiser. De temps à autre, gober une pincée du produit.
- Piler ensemble une certaine quantité de petit mil décortiqué et des feuilles vertes de dayi
(Haoussa. Centaurea alexandrina) afin d'obtenir un produit très fin. Délayer de celui-ci dans du lait
caillé et absorber. Une semaine de traitement.
- Torréfier jusqu'à débarrasser des trois quarts de sa terreur en huile, du datou. Ajouter au
produit obtenu du sel gemme puis écraser finement le tout. En gober de temps à autre une bonne
pincée. lorsque le malade crache du sang, gober également une poudre fine composée des fruits
torréfies de balembo (Bambara. Crossopteryx febrifuga et du sel gemme. Ce même et dernier
médicamenr combat aussi l'hemoptysie dans le cas de tuberculose pulmonaire.
- A raison de trois fois par jours (matin, midi, nuit) absorber d'une mixture composée des tiges
vertes pilées de missinikoumbéré (Bambara. Portulaca oleracea) et d'huile d'arachides. Il est de règle
d'introduire dans le récipient qui contient la mixture trois ou quatre petits cailloux extraits des murs
d'une case dans laquelle aucun être n'a trépassé.
- Transformer en poudre fine sèche les éléments suivants: racine de mbourëké (Bambara.
Gardenia triacantha), en quantité modérée, graine de poivre de maniguette, fëfë (Bambara. Piper
guineense), terre soustraite d'une termitière de steppe, sel gemme. Gober de temps à autre une pincée
moyenne du produit obtenu.
- le matin, à jeun, le soir, en allant au lit, gober une bonne pincée d'une poudre provenant des
racines pilées de ndogué (Bambara. Ximenia americana) et du sel gemme finement écrasé.

l") Faire sécher à l'ombre sur une peau de bête des écorces pulvérisées de moro-iri (Bambara.
Stereosprmum kunthianum) ;
2°) Ajouter au produit obtenu, trois gousses de niamakou (Bambara. Afromomum melegueta),
sept gousse de foronto (Bambara. Capsicum frutescens), un morceau de sel gemme puis broyer
finement et tamiser le tout pour obtenir une poudre fine.
3°) Piler et tamiser à nouveau les morceaux qui restent au fond du tamis;
4°) Piler et tamiser à nouveau pour la dernière fois ce qui reste encore au fond de l'ustensile de
cuisine.
S") Piler enfin les trois poudres réunis afin de les lier intimement.
6°) A raison de deux fois par jour (matin et soir), absorber dans une eau tiède, dans un
bouillon de viande ou de poisson du produit définitif obtenu. On peut aussi en gober. le gruau qui
reste au fond du tamis après la troisième opération est introduit sur l'eau dans une bouteille. la
macération est utilisée pour soigner un enfant atteint du mal. Très bon médicament à expérimenter.

- Gober, de temps à autre, ou absorber dans une eau tiède, une poudre obtenue en broyant
finement un gui de colatier et une certaine quantité de madiya. Bon médicament.
- Introduire dans la vésicule biliaire d'un bœuf, sur le fiel, une certaine quantité de kénéké
(Bambara. Sorghum garnbicum). ligaturer et attacher l'objet ainsi garni au plafond d'une salle de
cuisine, au dessus du foyer afin de le faire sécher. Une fois la vésiculesèche, écraser finement son
contenu auquel on ajoute des pépins de poivre de maniguctrc et du sel gemme finement broyés avant
de le piler à nouveau pour lier intimement les divers clements. Gober, de temps à autre, une bonne
pincée du produit obtenu ou l'absorber dans une bouillie elaire de mil (Sari).
- le matin, à jeun, le soir, en allant au lit, sucer un morceau de sucre scié imbibé de liniment
Sloan. Répéter l'opération six fois en trois jours de traitement. Soulage mais ne guérit.
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l") Faire bouillir longuement ensemble des feuilles des plantes suivantes: nere (Bambara.
Parkia biglobosa), bari (Bambara. Sarcocephalus esculentus), ndiribara (Bambara. Cochlospermum
tinctorium). Introduire dans une calebasse ronde à orifice relativement étroit une portion de la
décoction en ébullition, puis ouvrir la bouche à l'entrée de l'orifice de la dite calebasse ronde.
Quelques instants après, constater la présence du pus qui surnage le liquide. Après la fumigation (1),
gober une bonne pincée d'une poudre fine composée des racines pilées de ndôgué (Bambara. Ximenia
americana) et du petit mil écrasé. Faire surtout usage de ce médicament pour combattre la néphrite
cardiaque.

~ Absorber quotidiennement dans de l'eau, du nadyi, du sari ou du dolo une poudre fine
provenant d'un gui de bouroukou-kounguié (Bambara de Këlëyadougou. Guiera senegalensis). On
peut gober aussi de temps à autre une pincée de la dite poudre.
~ Gober de temps à autre ou absorber dans une bouillie claire de mil, une fine composée des
écorces de toutou-rnoussorna (Bambara. Parinarium macrophyllum), d'amandes torréfiées d'arachides
et de sel gemme.
~ A raison de trois fois par jours (matin, midi, soir) absorber dans du café ou dans une eau
tiède une cuillerée à café d'une poudre composée de datou, de madya, de racine de kôkara (Bambara.
Du Gana Nord du Cercle de Sikasso- non déterminé), d'un morceau de sel gemme finement broyés. On
peut aussi gober de temps à autre environ un gramme de même produit.
~ Pulvériser une certaine quantité des racines nettoyées de moussokofassa ou mousso-
diouradiourou (Bambara de la Région de Tièré du Cercle de Sikasso - non déterminé). Faire sécher le
produit obtenu au soleil avant de le piler à nouveau et tamiser. Gober de temps à autre une bonne
pincée de la poudre fine obtenue assaisonnée de sel de gemme finement écrasé. Bon médicament à
expérimenter.
~ Prendre chaque matin du lait frais de chèvre contenant dessous du bénéfounti (Bambara.
Eugenia caryophyllata). Trois jours de traitement.
~Croquer des carottes cuites dans du miel.
~ Prendre une eau dans laquelle séjourne un ou plusieurs cailloux extraits de l'estomac d'un
caïman. On peut encore broyer le ou les dits cailloux, délayer le produit obtenu dans une eau qu'on
filtre avant de boire de temps à autre. Très bon médicament à expérimenter.
~Transformer en poudre fine une certaine quantité des graines d'Allah-nion (Bambara. Uraria
picta) carbonisées. Mâcher de temps à autre du produit obtenu ou en absorber dans un breuvage. Bon
médicament.
~ Concasser ensemble des racines de kiékala (Bambara. Cymbopogon giganteus) et des clous
de sana (Bambara. Daniellia oliveri). Etendre le produit obtenu au soleil pour le faire sécher avant de le
piler à nouveau pour avoir une poudre fine. Absorber, à petites doses, de celle-ci dans une eau tiède.
Dans le mélange il doit y avoir plus de clous de sana que des racines de kiékala.
~ Faire bouillir longuement un assez gros paquet des rameaux feuillus de nguégué (Bambara.
Cymnosporia senegalensis). Transvaser le liquide en ébullition dans un récipient puis se pencher
(fumigation) au-dessus de la vapeur qui se dégage de la décoction. Bain dans une portion de celle-ci
devenue tiède, en boire.
~ Mâcher, sous forme de frotte dents, et avaler le jus, une racine verte de bassanté (Bambara.
Echinops longifolius). On peut gober la même racine transformée en poudre. Une semaine de
traitement si le mal est à son début.
~Absorber dans une eau tiède ou froide une pincée d'une poudre sèche composée de fruits Est
de bayama (Haoussa. Swartzia madagascariensis), de racines Est de sabara (Haoussa. Guiera
senegalensis), sept bourgeons enlevés au sommet de sept sabara finement écrasé.
~ Piler ensemble des écorces enlevées à une racine longue de vingt-cinq centimètre environ de
magariya koua (Haoussa. Zizyphus mucronate) et des fruits secs de la même plante. Prendre dissoute
dans de l'eau tiède une pincée de la poudre obtenue. Dans la composition de celle-ci il devra avoir plus
de fruits que d'écorces.
~ Absorber dans une eau tiède une poudre de manganamoussoma (Bambara. Morinda Lucida
pilé). Combat également des maux (le ventre ct aussi l'hernie inguinale.
~Prendre de l'cau filtrée contenant dissous du chitu-uho (Haoussa. Zingiber officinale) ou des
gousses écrasées de piment.
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Pulvériser des rameaux feuillus, garnis des piquants de dayi (Haoussa.


Centaurealexandrina). Transformer en farine du guéro (Haoussa. Pennisetum spicatum). Mélanger les
deux produits, les piler à nouveau, puis tamiser pour obtenir une farine fine qu'on absorbe délayée
dans une eau ou dans du lait.
- Faire bouillir longuement des racines de férétadébë (Bambara. Anthocleista Kerstingii), et
des tranches de citrons. Boire de temps à autre de la décoction froide. Une semaine au plus de
traitement.
- Faire bouillir ensemble trois ou quatre paquets moyens fait des rameaux feuillus de
soulafinzan (Bambara. Trichilia emetica) et un œuf de poule à la coque. Bain dans une portion de la
décoction, boire de l'autre; manger l'œuf épluché. Opérer sept fois en une semaine de traitement.
- Faire bouillir ensemble dans dix litres d'eau des racines de dabada (Bambara. Waltheria
americana) et un bon morceau de gâteau de miel. Chaque matin, boire un demi litre de la décoction
froide, procéder de même chaque soir. Dix jours de traitement. Très bon médicament.
- Dans une décoction modérée des racines de karidiakouma (Bambara. Psorospermum
guineense) faire cuire ensemble la viande d'un poulet blanc et une bonne poignée de fonio grillé.
Assaisonner le mets du sel gemme et d'une boule de soumbala. A jeun, absorber, sans rien laisser, la
nourriture obtenue. la médication est d'abord suivie d'un profond sommeil. Au réveil; on rend et on
est purgé-Remède infaillible.
- A l'aide d'une gorgée d'eau froide, faire descendre le contenu d'un sachet contenant un
mélange de 17386 grs. de madiya (Bambara. Cypéracées. Cyperus sp) finement broyé et 0,114 grs. de
kafinin (Bambara. Arbrisseau) parfumé, sorte de poivre à graines velues, ailées) finement écrasé et un
peu de sel gemme broyé. Dans la composition du produit, on peut faire entrer facultativement 2 grs.
du condiment datou. Opérer trois fois par jour. Très bon médicament à expérimenter contre des
palpitations cardiaques.
- Avec beaucoup d'efforts et de persévérances, transformer en poudre fine un morceau de
ngoblé (Bambara de la Région Nord de Ganadougou. Quartz). Ajouter au produit obtenu du sel
gemme finement écrasé. Mâcher de temps à autre une pincée du mélange.
- A trois reprises par jour (matin à jeun, midi, soir, en allant au lit), gober 1,5 grs. prélevé d'un
produit composé de 92,4 grs. de souchets de madiya (Cypéracées. Cyperus sp) finement broyé et 7,6
grs. De sel gemme écrasé. Remède infaillible contre des palpitations cardiaques.
- A longueur de la journée, gober de temps à autre, une pincée fine sèche provenant des racines
finement broyées de gandogorokiéni (Bambara de la province dans de Bleindio. loganiacées.
Strychnos alnifolia).
- Quotidiennement, à raison de trois fois par jour, absorber dans une tisane tiède de nganiba
(Bambara. Verbénacées. Lipia adoensis) ou de baradyé (Malinké. Combrétacées. Combretum
micranthum) un gramme d'une poudre très fine composée de denkélëbyen (Bambara. Pancréas) d'un
bovin pesant environ 50 grs. de madiya (Bambara. Cypéracées. Cyperus sp) lourd de 20 grs. de kafinin
(Bambara de Ségou. Arbrisseau parfumé, sorte de poivrier à graines velues, ailées) pesant à peu près 10
grs. de sel gemme d'une quantité minime (10 grs et du condiment datou pesant environ, 10 grs. Un
mois au plus de traitement.
- Avant de les faires bouillir longuement, introduire sous une couche de cendre chaude des
racines de hankoufa (Bambara. Sterculiacées. Waltheria americana). Débarrasser la décoction des
résidus avant de l'additionner de miel. laisser bouillir le tout un petit moment avant de le transvaser
dans un litre en verre. A raison de trois fois (matin, midi, soir) par jour, boire une cuillerée à soupe de
la mixture. Bon médicament.
- Rassembler les éléments suivants: raclure d'une racine de sindian (Bambara. Césalpiniées.
Cassia siéberiana) de .elle de yaya (Bambara. Zingibéracées. Costus afer) , sésame (en plus grande
quantité que les autres éléments) qu'en grille légèrement, sel gemme. Transformer ensemble ces divers
éléments en poudre fine qu'on mâche, par pincée, de temps à autre ou qu'on absorbe dissoute dans de
l'eau tiède. Très bon médicament.
- Absorber délayée dans une décoction de datou une bonne pincée d'une poudre fine
provenant des écorces pilées de ngucgué (Bambara. Cclastracées Gymnosporia senegalensis), d'un
missi-tcgoué (Bambara dc Ganadougou-Pancrcas) d'un cœur de coq, d'un morceau de sel gelllmc,
d'une certaine quantité de gr,ünes de poivre de rnanigucttc finement broyés.
- Piler longuement des fruits murs secs de magariyakoura (Haoussa. Rhamnacées. Zizyphus
mucronata). Tamiser, absorber le produit obtenu dans une cau tiède ou froide. On peut aussi le
mâcher. Bon médicament
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- Ecraser ensemble des pépins de sindian (Bambara. Césalpiniées, Cassia Sieberiana), ceux
bouillis, mais non ramollis par la chaleur, de néré (Bambara. Mimosées. Parkia biglobosa) du zeste de
courge. Absorber la poudre obtenue soit dans une sauce, dans une eau ou dans une bière de mil.
Remède souverain.
- Prendre (boisson) dans une eau froide une poudre noire obtenue en pilant des pépins
carbonisées de lingue (Bambara. Césalpiniées. Afselia africana). Bon médicament.
- Réduire en poudre fine une certaine quantité de datou. Saler légèrement le produit obtenu
avant de le mâcher. le datou est un condiment fait des graines de dakoumou (Bambara. Malvacées.
Hibiscus sabdariffa) démolies par la cuisson. Préparé et utilisé comme ci-dessus indiqué, il constitue
un excellent remède contre des maux de cœur.
- Arracher un pied (ou couper des rameaux) de zazargiwa (Haoussa. Acanthacées. Hygrophila
spinosa). Pulvériser l'élément qu'on fait sécher à l'ombre avant de le piler à nouveau et tamiser pour
obtenir une poudre fine. Absorber une bonne pincée de celle-ci délayée dans une eau froide. Une
semaine de traitement.
- Absorber dans une eau pour rendre un gui pilé de kolatier. Faire usage de ce médicament
lorsque le mal est provoqué par l'abus des noix de kola.
- Boucaner le cœur et le foie d'un mouton, les découper en petits morceaux qu'on mange
trempé un à un dans l'huile d'arachides.
- Prendre (boisson) une eau froide contenant dissoute une poudre provenant des pépins de
lingué (bambara, Césalpiniées. Afzelia africana) carbonisés et finement écrasés. Trois jours, au plus, de
traitement.

CATARACTE

- Piler ensemble des excréments secs blancs de margouillat, le contenu d'un œuf de caïman ou
cet œuf entier, des tendres feuilles de kokia (Haoussa. Strychnos Spinosa). Faire sécher puis piler à
nouveau et tamiser pour obtenir une poudre fine. Envelopper une bonne pincée du produit obtenu
dans du coton égrené qu'on trempe ensuite dans une eau très claire, limpide. Presser, au-dessus du
globe de l'œil voilé afin d'y faire pénétrer le liquide, le coton imbibé. Une semaine de traitement.
- Pulvériser des rhizomes de dougoukoro-niamakou (Bambara. Zingiber officinale). Faire
sécher le produit obtenu à l'ombre avant de le piler à nouveau et tamiser pour avoir une poudre très
fine. Ouvrir, dans le sens de la longueur, un foie de bouc non châtré, y répandre la poudre
susmentionnée, rebattre sur celle-ci les deux bords puis cuire le tout sur du charbon allumé. laisser
refroidir le foie, l'ouvrir à nouveau puis gratter pour recueillir la poudre qui y a été répandue. Ajouter à
cette poudre un morceau d'antimoine finement écrasé, puis piler à nouveau afin de lier intimement les
deux éléments, A l'aide d'un dyéné-kala (manche de fuseau) prendre le mélange et enduire
copieusement la muqueuse des paupières. Ranime les nerfs optiques, redonne à l'organe de la vue sa
puissance, autrement dit son acuité, affaiblie.
- En se servant de la main, sans outil en fer, détacher des fibres de téréni (Bambara. Pteleopsis
suberosa) qu'on fait bouillir. lavage quotidien de la figure dans la décoction froide. Remède souverain.
- Nettoyage quotidien, ayant les yeux bien ouverts, de la figure dans une décoction froide de
gui de tamarinier. Sept à quinze jours de traitement.
- laver le mal dans une décoction des tiges de saadio (Bambara de Keléyadougou. Cossytha
filiformis ).
- Faire bouillir des feuilles de karité enveloppées dans du fil fait par des chenilles. laver la
figure dans le liqu.de froid.
- Quotidiennement, nettoyer le mal dans une décoction de gui de la liane magna (bambara de
Kéléyadougou. Non déterminé).
- le soir, introduire dans un vase contenant suffisamment d'eau des racines superficiellement
nettoyées de dioro (bambara. Securidaca longipedunculata). le matin du jour suivant, laver la figure,
en ouvrant bien les yeux, dans la macération obtenue. la médication fait horriblement souffrir
pendant vingt i trente minutes, mais la guérison ne tarde pas intervenir après cinq jours, au grand
à

maximum, de traitement.
- Quotidiennement, laver la figure, en ouvrant bien les yeux, dans une décoction froide des
rameaux feuillus de tamarinier.
41

- Calciner un ou plusieurs colo-konoma (Bambara. Cyprea) plein. Ajouter au produit obtenu


quelques excréments blancs de margouillat et un morceau de bakanga (Bambara. Os de seiche.), puis
transformer le tout en poudre très fine. La nuit, en allant au lit, délayer un peu de celle-ci et introduire
le liquide dans les yeux, une semaine, au plus de traitement si le mal est à son début.
- Transformer en poudre très fine les éléments suivants: foie sec d'hyène, résine de zéguéné,
antimoine, os de seiche. De temps à autre introduire sur le globe de l'œil une pincée du produit obtenu
et s'enduire la muqueuse des paupières.
- Ecraser finement ensemble une certaine quantité d'excréments (partie blanche) de
margouillat et deux ou trois cauris (cyprea) calcinés. Chaque nuit en allant au lit, introduire dans l'œil
sur la cataracte, une pincée du produit obtenu.
- Le matin, faire bouillir longuement des feuilles, écorces et des racines de tiangara (Bambara.
Combretum glutinosum). Chaque soir en allant au lit, laver la figure, en ouvrant bien les yeux, dans la
décoction froide. Bon médicament.
- Quotidiennement s'enduire la muqueuse des paupières d'une poudre composée des os de
vautour carbonisés, d'un morceau sulfure d'antimoine et de sami-sami. Opérer deux fois par jour: le
matin, au réveil et le soir en allant au lit.

1) Transformer en poudre fine sèche des pépins de samanéré (Bambara. Entada sudanica).
2) A l'aide d'une tige de fer, écraser sur une pierre plate une cuillerée de fiel d'un bœuf noir,
une cuillerée de miel et un jaune de l'œuf. Faire sécher a l'ombre de la mixture, qu'on réduit
ensuite en poudre fine sèche obtenue. Faire coucher la personne malade sur le dos, écarter ses
paupières, introduire dans l'organe de la vue une pincée de celle-ci, puis panser à l'aide d'un
tampon de coton égrené et une bande blanche. Opérer la nuit tombante, puis tenir l'opéré
dans une obscurité absolue. D'habitude on masque les ouvertures de la pièce qu'occupe le
malade d'un voile très noir. Chaque jour, à la nuit tombante, renouveler le pansement en
procédant exactement comme pour la première nuit. Priser (le soigner) au cours du
traitement le plus fréquemment possible la poudre indiquée a 1. La durée de traitement est de
trois nuits au plus. Au cours des soins constater que les globes de l'œil sont très rouges ou très
blancs.

- Ecraser finement un morceau de sulfure d'antimoine. Verser sur le produit obtenu du fiel de
l'oiseau sakounou (Bambara, Aigrette), puis malaxaxifr afin de lier intimement les deux éléments.
Cette dernière opération effectuée, s'enduire les muqueuses des paupières du produit obtenu. Une
semaine, au plus, de traitement
- Enduire, comme on procède pour le sulfure d'antimoine la muqueuse des paupières du sang
frais de koro (Bambara. Vanarus exanthematicus).
- Réduire en poudre très fine un globe de l'œil droit de hérisson et un tout petit morceau de
sulfure d'antimoine. se servir du produit obtenu pour enduire la muqueuse des paupières. A la place de
sulfure d'antimoine, on peut utiliser l'huile de palme. Cette médication permet de voir très bien même
la nuit, un moindre objet. L'usage de l'une comme de l'autre de ses deux dernières recettes met à l'abri
des maux d'yeux et maintient ceux-ci dans un excellent état de vision
- Faire bouillir longuement trois ou quatre paquets, selon le sexe du malade, faits des racines
et des rameaux feuille de nganiba (Bambara. Lippia adoensis). Le matin, après la toilette, plonger, les
yeux ouverts, la figure dans un récipient contenant une portion tiède ou froide de la décoction.
Procéder de même le soir avant d'aller au lit. Bon médicament
- Quotidiennement, se débarbouiller dans une décoction froide de gui de ndegue (Bambara.
Cordia myx., ). Un mois de traitement. Bon médicament
- Faire bouillir longuement, une fois pour toutes, un assez gros paquet nyédimi-siôni
(Bambara. Bénè-Nkyla), des morceaux de racine de dioro, un paquet de sabin. Descendre le récipient
du foyer et le placer dans coin de la case. Une fois par jour, de préférence le matin, laver le mal dam
une portion du contenu du pot. La médication fait horriblement mal et la souffrance dure toute la
journée .Le soir vers cinq heures de l'après-midi, laver la figure dans l'eau ordinaire. La durée du
traitement n'excède pas trente jours en laissant toujours de 24 heures d'intervalle. Très boil
médicament combattant sûrement la cataracte et le trachome.
- Faire bouillir longuement un paquet de sabin (Bambara. Craminccs.Elionus élégan). Chaque
matin, se nettoyer, en introduisant du liquide dans les yeux, la figure dans une portion tiède de la
décoction. A la place de sabin, on peut utiliser des tendres feuilles de manakeni (Bambara. Ochnacécs.
Ochna illii) d'un gui de néré (Bambara. Apocynacées. Raissca multiflora) et procéder exactement
comme avec la décoction de sabin pour obtenir le même résultat.
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- Sur un tas de gui de kiéfréké (Bambara de Ganadougou. Polygalacées. Securidaca


longipedunculata) prononcer le versé suivant: Bissimilaï douga Iyënto yëlële dougou sokiema bana
kounan. Douga Iyënto mayé. Faire bouillir l'élément quotidiennement, à la longueur de journée, laver
la figure dans une portion de la décoction froide. La médication dissipe rapidement le brouillard et
amène la guérison. La durée de traitement est indéterminable, on suit celui-ci jusqu'à ce qu'on voit
distinctement.
- Le matin, concasser une bonne poignée des tiges vertes feuillues de (Dafing)
.Introduire le produit obtenu dans une eau limpide et l'y laisser toute la journée. Le soir, trituré dans le
liquide l'élément pulvérisé avant de filtrer à travers un morceau de gaze très propre. Le en allant au lit,
prendre à l'aide d'une plume d'oiseau du liquide et l'instiller dans chaque œil. si le est assez avancé,
verser sur chaque globe de l'œil suffisamment du puis panser à l'aide d'une bande propre. Constater
une amélioration sensible dès le deuxième jour du traitement. Remède infaillible à expérimenter.
- Pulvériser ensemble un foie de vautour, des globes de l'œil de cet oiseau, une racine de ngaro
ou karo (Bambara Ampélidacées. Cissus populnea) et une racine de ndomono (Bambara Rhamnacées
Zizyphus mauritiaca). Faire sécher à l'ombre le produit obtenu qu'on pile à nouveau et tamiser. La
nuit, introduire sur le globe de l'œil voilé une pincée de la poudre sèche. Le soigné doit rester coucher
sur le dos pendant un bon moment avant de changer de position. Répéter l'opération jusqu'à la
disparition complète de la membrane qui voile le globe de l'œil.
- Quotidiennement, se pencher (fumigation) au-dessus d'un récipient contenant du charbon
ardent et des racines grossièrement concassées de bouana (Bambara. Mimosées. Acacia scorpioïdes).
- Introduire dans l'œil, sur le globe voilé de celui-ci où elle doit rester quinze minutes au grand
maximum, une pâte gluante composée de foie du vautour et petite portion d'une racine de karo ou
ngaro (Bambara .Ampélidacées. Cissus populnea). Nettoyer l'organe de la vue débarrassé de la fine
membrane qui le recouvre à l'aide d'un tampon de coton égrené trempé dans une eau tiède.
- Le soir, dans un récipient contenant une certaine quantité d'eau, introduire des morceaux de
racine de ndomono (Bambara Rhamnacées Zizyphus mauritiaca) et un foie de vautour. Le matin du
jour suivant, nettoyer la figure dans le liquide. Faire surtout usage de médicament quand on voit
trouble, autrement dit, quand on voit on dirait des brouillards.

1") Enveloppé dans du coton égrené des tiges pillées de dëdoya (Haoussa. Labiées. Ocimum
americanum) puis presser fortement le petit paquet pour en extraire un liquide qu'on introduit dans
un récipient, de préférence un flacon;
2°) Ecraser finement ensemble des graines d'idozakara (Houssa. Papilionacées. Abrus
precatorius) une racine de miya-tsanya (Haoussa. Malvacées. Sida rhombifolia) un à trois, selon la
capacité du flacon susmentionné, comprimés de toutiel afindiki (Haoussa. Produit Arabe), une
certaine quantité de grégèzé ou guimaré (produit Haoussa). Jeter sur le liquide, le produit obtenu
dans le flacon indiqué à l.
3) Broyer finement ensemble des globes d'œil de hankaka (Houssa. Corbeau), de kourkia
(Haoussa. Tourterelle) et de ragomaza (Haoussa. Coq des pagodes). Ajouter le produit obtenu au
contenu du flacon sus-indiqué, puis agiter énergiquement et longuement afin d'obtenir un tout
intimement lié. Le jour de l'opération, le soir, à l'aide d'un tampon, de coton égrené, trempé dans une
eau froide, nettoyer le mal. Le patient étant couché sur le dos, mettre dans chaque œil une bonne goute
de la mixture. Le soigné doit garder cette position durant toute la nuit. Le matin du jour suivant à
l'aide d'un morceau de coton égrené, trempé dans une eau froide nettoyer la figure du patient couverte
d'une couche de saleté. Après ce premier soin de la journée, parfaire le nettoyage à l'aide d'une
compresse chaude qu'on appuie légèrement, pendant un petit moment sur chaque œil. D'habitude on
administre une fois le médicament, mais si le mal est trop ancien, une deuxième opération, avec un
intervalle de quinze à trente jours de repos, est nécessaire pour parfaire la guérison. Faire surtout
usage de ce médicament pour soigner les personnes menacées de cécité.

- Verser dans chaque œil sur le globe de celui-ci, une eau (contenance d'une cosse d'arachide)
provenant d'une macération d'une racine· sectionnée de samanéré (Bambara. Mimosées.
Entadasudcnica). Trois minutes, au plus, après l'opération, nettoyer l'organe dans une eau froide.
Débarrasser infailliblement et rapidement, autrement dit, sur-le-champ le globe de l'œil de la
membrane qui le voile etl'empeche de voire distinctement.
- Faire séjourner ensemble dans une eau les éléments suivants: une assez longue racine de
ndomono (Bambara. Rhamnacées. Zizyphus mauritiaca) coupée en trois morceaux et deux globe de
l'œil de vautour. Nettoyer quotidiennement le visage dans le liquide.
43

- Faire bouillir longuement un paquet feuillu de tabadakala ou de kôguira (Bambara. Alkornea


cordata, alkornea cordifolia). Débarrasser la décoction du résidu puis laisser bouillir le liquide jusqu'à
obtenir un produit de la consistance de l'encre qu'on goutte de temps à autre dans l'œil ou dans les
yeux. Bon médicament.
- Faire bouillir longuement un assez gros feuillu fait rameaux de congo-tiguë ou congo-gant
(Bambara de Ganadougou. Non déterminé). Nettoyer, à plusieurs reprises, les yeux dans le liquide
froid, introduire sur les globes de ceux-ci du liquide. Une à deux semaines de traitement.

CAUCHEMAR

- Au cours du sommeil, le jour ou la nuit, un cri bref et strident se fait entendre, puis le sujet
perd la parole, ne répond pas aux appels, se débat ou s'agite avec force, bave sans écume, corps non
raide. Pas de fièvre pas d'épileptique dans la descendance. Crise périodique) intervalle irréguliers.
- Carboniser à sec dans un canari ou dans une marmite en fonte le genre de roussette désigné
en dialecte bambara sous le nom de tonso. Transformer en poudre très fine le produit obtenu. Gober
de temps à autre une pincée de celui-ci.
- Introduire dans un livre en verre sur de l'eau une certaine quantité de feuilles sirakorosiana
(Bambara de la région de Ségou-Non déterminé), une ou deux gousse d'ail, un morceau d'antiti
(Arabe; Merde de diable, Asa oetida), broyés. Quotidiennement s'enduire (matin, soir, le corps d'une
portion du contenu de la bouteille, boire un tout petit peu de celui-ci. Très bon médicament à
expérimenter.
- Boire une cuillerée à soupe du lait frais d'une ânesse, s'enduire le corps d'une portion du
liquide .Une semaine de traitement. A défaut de lait d'ânesse, faire usage de celui de la grande chèvre
maure.
- Se pencher (fumigation) au- dessus d'un tesson de canari contenant du charbon ardent, des
feuilles de sirakorosiana (Bambara. Résine de commiphora africana concassés. Remède souverain.
- Pulvériser ensemble des racines de dabada (Bambara. Waltheria americana), de dioro
(Bambara. Xylopia aethiopica) quelques gousses d'ail et quelques crottes d'âne. Après le bain,
s'exposer à l'abondante fumée qui se dégage d'un récipient contenant du charbon du charbon ardent
et une bonne poignée du produit.
- Pulvériser un gui vert de gnagnaka (Bambara. Combretum velutinum). Faire sécher le
produit au soleil avant de le piler à nouveau et de tamiser. En cas des crises, baigné le sujet dans une
eau froide contenant dissoute une bonne pincée de la poudre. Le corps devenu sec, l'enduire d'un peu
de celle-ci pétrie de beurre de karité. Renouveler la médication toutes les fois que les se reproduisent.
Bon médicament qui a été expérimenté avec succès.
- A jeun, absorber chaque matin une macération et une poignée de crottins d'un bouc ou d'une
chèvre noire et une poignée de calices de fleurs de dassogo ou de dakonnon (Bambara. Hibiscus
abdariffa). Durée de traitement indéterminée.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de kobi (Bambara. Carapa procera).
Quotidiennement, bain dans une portion tiède de la décoction, boire un peu de celle-ci mise de cote.
- Pulvériser des racines de dabada (Bambara. Sterculiacées. Waltheria americana), de di oro
(Bambara. Polygalacées. Securidaca longipedunculata), une poignée de nganifing (Bambara.
Anonacées. Xylopia aethiopica), quelques gousses d'ail, quelques crottes d'âne. Apres bain, s'exposer a
l'abondante fumée qui se dégage d'un récipient contenant du charbon ardent et une bonne poignée du
produit obtenu. Quinze jours de régime. Au cours du traitement, même après celui-ci, le malade doit
sabstenir de Lait, mais si au bout de deux ou trois ans, des crises ne se manifestent pas a nouveau, il
peut en prendre.
- Transformer en poudre fine un placenta d'ânesse. Absorber le produit obtenu dans la sauce
ou dans l'eau tiède. On peut encore en avaler a l'aide d'une gorgée d'eau.
- Bain dans une décoction des feuilles de kobi (Bambara. Méliacccs. Carapa procera), en boire.
Opérer quinze jours de régime.
- Faire bouillir un paquet fait des tiges feuillues de zogné (Bambara. Asclcpiudacccs.
Leptadcnia lancifolia). Bains dans la décoction obtenue. Boire de celle-ci Faire encore usage de
médicament contre l'épilepsie qu'il combat surcmcnt.
CEPHALEE 44

- Se pencher (fumigation) au-dessus d'un tesson de canari contenant du charbon ardent, des
feuilles de sirakorosiana (Bambara de la Région de Ségou-Non déterminé), d'ail et de barakanté
(Bambara. Résine de commiphora africana). On peut encore, écraser ensemble ces divers éléments et
priser pour éternuer, de temps à autre une pincée de produit obtenu. Pour ranimer le membre viril,
devenu flasque, on peu encore absorber dans une macération des gousses décortiquées de tamarin, une
bonne pincée de ladite poudre.
- Aspirer fortement une fumée qui se dégage d'un récipient contenant une gangue chauffée a
blanc sur laquelle une poudre grossière composée des racines de dioro (Bambara. Securidaca
longipedunculata) et des tendres feuilles de zalakari (Bambara. Hymenocardia acida) a été introduite.
Remède souverain combattant surement les maux de tête les plus rebelles et les plus persistants.
- Concasser ensemble une certaine quantité de branchettes feuillues, ou un pied feuillu de
sirakoro-siana (Bamba de la région de Ségou. Non déterminé), quelques gousses d'ail, une quantité
suffisante de barakanté (Bambara. Commiphora africana) et une bonne poignée de très tendres
feuilles rouges de sounsoun (Bambara. Diospyros mespiliformis). Introduire dans un tesson de canari
sur la braise une bonne portion du produit puis, couvert d'une épaisse couverture, se pencher au
dessus de la fumée qi s'y dégage. On peut encore écraser finement ensemble les éléments sus-indiques
et priser, comme on fait pour le tabac, là poudre fine pour éternuer.
- Faire bouillir deux ou trois bonnes poignées de très tendres feuilles rouges de mana
(Bambara. Lophira alata) et trois quartz blancs. De la décoction obtenue faire deux parts inégales. Se
penché (fumigation) couvert d'une épaisse couverture au -dessus de l'abondante vapeur qui se dégage
de la première part restée dans le pot sur le résidu, se baigner dans la deuxième portion devenue tiède.
- Faire bouillir longuement un paquet feuillu fait des rameaux de mande-sounsoun (Bambara.
Anona senegalensis) et deux paquets également feuillus de ndabakoumba (Bambara. Detarium
senegalense). Faire une fumigation dans la vapeur qui se dégage de la décoction. Faire surtout usage
de ce médicament pour traiter le mal spécial de tête désigne en dialecte bambara sous le nom de
koumbabi (migraine).
- Priser une poudre fine composée poids égal, des racines de dioro (Bambara. Securidaca
longipedunculata) et de très tendre feuilles de diala (Bambara. Khaya senegalensis). Un petit moment
durant, rester incline vers le sol, puis se moucher.
- Allumer un bout d'un très vieux bois sec de tounfafiya (Haoussa. Calottopris procera) qui
traine depuis un a trois ans. Placer le bout allumé sous les narines puis tirer avec force la fumée qui s'y
dégage. Soigne les maux de tête les plus violents et les plus anciens. Trois a cinq jours de traitement.
- Faire bouillir des tendres feuilles de ndôgue (Bambara. Ximenia americana). Se pencher
(fumigation) au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de la décoction.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de sofaragani (Bambara. Acacia
macrostachya). Repartir la décoction en deux portions. Pencher (Fumigation), la tête couverte d'une
épaisse couverture, au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de la première part restée dans le
pot sur le résidu, laver a flottent usant du savon non entame, la tête dans la seconde part.
- Faire bouillir un ou deux paquets faits deux rameaux feuillus de dahen (Bambara. Anona
senegalalensis). Faire de la décoction trois parts: Exposer la tète et la poitrine a l'abondante vapeur
qui se dégage de la première part restée dans le pot sur le résidu, bain dans la décoction, boire la
troisième part.Il est recommande de fermer les yeux au de la fumigation. Cinq jours, au plus, de
traitement.
- Faire bouillir longuement ensemble les éléments suivants: tiges feuillues de kiekala
(Bambara. Cymbopognon giganteus), rameaux feuillus de goro (Bambara de Keleyadougou.
Dichrostachys glomerata), gui de bouloukoutou-tloba (Bambara de keleyaradougou. Combretum
lecardii). A raison de deux fois par jour (matin, de bonne heure, soir au crépuscule) faire une
fumigation dans une portion en ébullition de la décoction. Trois jours de traitement.
- Faire bouillir un paquet fait des rameaux feuillus de dahen (Bambara. Anona senegalcnsis).
Répartir la décoction obtenue en deux portions: S'exposer (fumigation) à l'abondante vapeur qui se
dégage de la première portion restée dans le pot su le résidu, laver la tête dans la deuxième part.
- Priser, pour éternuer, une poudre provenant de gnana (Bambara. Euphorbia sudanica)
- Appliquer sur le front des racines vertes pulvérisées d'yriniboulou (Bambara. 1\loringa
ptcrygosperrna). Sous peine de provoque une plaie, ne pas maintenir trop longtemps le medicamenten
place.
- Serrer fortement la tête entre les deux mains. Répéter trois fois puis cesser. Expérimenter
avant de douter
COLIQUES (LES)
45

- Ecraser un certain nombre d'amandes de kobi (Bambara. Carapa procera). Absorber le


produit obtenu dans une eau tiède. Combat les maux de ventre les plus sévères et les plus persistants.
- Boire une macération de fibres détachées d'une racine de tafassia (Haoussa. Sarcocephalus
esculentus) ou de préférence Mytragyna stipulosa). Garder sur sois une cordelette en fibre de cette
plante.
- Rassembler les éléments suivants: raclure (a poids égal) des racines de Kango-Baro ou Baro
de brousse (Bambara. Sarcocephalus esculentus), de sindan (Bambara. Cassia seberina), suffisamment
de nganifing (Bambara. Xylopia aethiopica), de niamakou (Bambara. Aframomum melegueta),
rhizomes de dougoukoro-niarnakou (Bambara. Zingiber officinale), trois à quatre cases de guêpes
maçonnes, un morceau de sel gemme. Transformer le tout en poudre fine. Six fois en trois jours de
traitement, absorber dans une eau tiède deux grammes du produit. Remède souverain.
- Absorber une décoction de tubercules de gninnagnan (Bambara. Asparagus-Pauli-Guilelmi).
Combat les coliques sur le-champ.
- Piler ensemble une racine légèrement raclée de Fogo Fogo (Bambara. Calotropis procera),
des graines de niamakou (Bambara .Aframomum melegueta), et un morceau de sel gemme. Gober, de
temps a autre, une bonne pincée de produit obtenu.
- A poids égal faire bouillir longuement ensemble des racines de gangoroké (Bambara.
Strynchnos alnifolia ou strychnos triclisioïdes), de dioun (Bambara. Mitragyna inermis) et de
mbouréké (Bambara. Gardénia triacantha). Boire suffisamment de la décoction obtenu. Si le mal est a
son debut, on n'absorbe qu'une fois de celle-ci pour être guéri
- A jeun, trois fois en trois jours de traitement, boire une décoction des rameaux feuillus de
yarabali ou damabouroubali ou encore guiambabouroubali (Bambara. Rubiacées dont le genre et
l'espèce ne nous sont pas connus). Remède infaillible.
- Transformer en poudre très fine des racines de flofinzan ou waratiga (Bambara de
Sanankoroba.Trichilia emetica). Ajouter au produit obtenu du sel gemme, des graines de poivre
Maniguette écrasés. Brasser énergiquement le tout afin de bien lier les trois éléments. Gober, de temps
a autre, du mélange obtenu.
- Piler ensemble des feuilles vertes de soubafinfin (Bambara de Kéléyadouou. Vernonia
purpurea) et des amandes torréfiées d'arachides. Manger le produit obtenu. Laxatif également tout en
guérissant le mal.
- Gober de temps a autre, une bonne pincée de poudre très fine composée des fibres détachées
de racine de dioro (Bambara. Securidaca longipedunculata) du sel gemme, des graines de poivre
Maniguette et de piment.
- De temps à autre, boire une macération des écorces et des fibres de la racine de baro surtout
de kô-baro (Bambara. Sarcocephalus esculentus), ou de préférence, mitrayma stipulosa.
- Dans de l'eau ou dans une nourriture, absorber une poudre obtenue en broyant finement des
écorces ou des fibres détachées de la racine de kô-baro (Bambara. Mitragyna stipulosa). On peut
encore marcher de la dite poudre assaisonnée de sel gemme et des graines de poivre maniguette
finement écrasés. On peut de nouveau, faire bouillir des écorces ou des fibres de la racine de la même
plante. Débarrasser la décoction de ses résidus avant d'y introduire du miel et des graines écrasées de
poivre Maniguette. Boire de temps a autre deux cuillerées a soupe de la potion obtenue.
- Faire bouillir des écorces de l'eau (Bambara de Kélëyadougou. Erythrina senegalensis). Boire
de la décoction. La médication purge; fait rendre.
- Boire une macération des feuilles vertes concassées de tiangara ou diangara (Bambara.
Combretum glutinosum). A la place de la macération filtrée des feuilles de tiangara, on peut faire
usage d'une décoction des racines de mbala-rnbala (Bambara. Securinega microcarpa) pour obtenir le
même résultat très satisfaisant.
- Dans un récipient contenant de l'eau provenant du lavage de mais légèrement décortique,
introduire une racine sectionnée en morceaux de sindan (Bambara. Cassia sieberiana) et du miel.
Fermer hermétiquement le pot qu'on place dans un coin retire de la case ou il doit rester clos trois
jours. A partir du quatrième jour, boire chaque matin, une cuillerée en calebasse du liquide fermente.
- Absorber à jeun, dans du lait caille d'aïgari et de kan-wan finement écrasés. Purge, provoque
des urines abondantes. Opérer deux fois en deux jours de traitement.
- Racler jusqu'au bois une racine de soulafinzan (Bambara. Trichilia cmctica)
superficiellement nettoyee. Transformer en poudre fine la raclure obtenue. Ajouter au produit obtenu
le contenue d'une ou deux gousse de niamakoubara (Bambara. Aframomum mdegueta) pour un litre
de poudre du sel gemme finement écrasé. Chaque matin, à jeun, avaler a l'aide d'une gorgée d'cau le
contenu de la moitie d'une cosse d'arachide. On peu encore opérer deux autres fois dans la
journée .Bon médicament à essayer.
46

- Introduire dans un pot moyen des racines de konossî (Bambara. Fadogia agresti) une
poignée de këlé-kelé (Bambara. Capsicum annum), une demi poignée de nganifing (Bambara. Xylopia
aethiopica), suffisamment de miel et de l'eau. Faire bouillir assez longuement le tout. A raison de
deux fois par jour, le matin a jeun, le soir en allant au lit, boire une bonne cuillerée en calebasse de la
décoction tiède. Remède souverain.
- Faire bouillir longuement une certaine quantité des racines de ndomono (Bambara.
Zizyphus mauritiaca). Filtrer le liquide fortement concentré dans lequel on cuit une ou deux poignées
de haricot indigène. Assaisonner le mets qu'on mange sans rien laisser dans le plat de sel et de piment
finement écrasés. Débarrasser l'estomac de toutes les impuretés qu'il est susceptible de contenir en
même temps qu'il combat la blennorragie.
- Marcher une poudre sèche fine obtenue en pilant ensemble à quantité égale du ndougassin
(Bambara. Euphorbia hirta) et du bassakou (Bambara. Stachytarpheta, jamaicebsis). On peut absorber
le même produit dans une eau tiède.
- Boire une décoction des clous de kambélé-sabara (Bambara. Alternanthera repens)
additionne de jus de citron.
- Boire dans une eau froide pour rendre des écorces vertes pilées de kolokolo (Bambara.
Afrormosia laxillora). On peut encore mâcher et avaler le jus une écorce verte de cette même plante
pour obtenir le même effet vomitif. Utiliser ce produit quand on soupçonne un empoisonnement ou
simplement quand on désire rendre
- Absorber dans une eau tiède du sel gemme et du kanwan pulvérisés.
- Nettoyer légèrement une racine de sindan (Bambara. Cassia sieberiana). Enlever l'écorce
qu'on fait sécher. Mettre douze grammes du produit dans une eau a laquelle on ajoute des gousses
décortiquées de tamarin ou du jus de citron. Laisser le liquide reposer toute la nuit. Le jour suivant, au
matin, absorber un verre ordinaire du liquide. Combat également des gargouillements du ventre.
- Introduire dans la pochette, sur la bile des graines de poivre de Maniguette. Garder l'objet
ainsi garni jusqu'à ce qu'il ne contienne plus de liquide. Mâcher (deux ou trois suffisent) du contenu
de la pochette. On peut faire usage du fiel d'un mouton, d'une chèvre, d'un bœuf ou de tout autre
animal.
- Pulvériser de très tendres feuilles de gnagnaka (Combretum velutinum). Les faire sécher au
soleil, puis les piler a nouveau et tamiser pour obtenir une poudre fine sèche. Ajouter a celle-ci du sel
gemme et du poivre Maniguette finement écrasés. Une pincée de cette poudre, prise dans une eau
tiède, calme les maux de ventre les plus violents.
- Prendre une eau provenant du premier lavage du gros mil légèrement décortiqué dans
laquelle séjournent des écorces est ou est des racines de ngounan (Bambara .Pouportia Bierrea). Bon
médicament.
- Constituer les éléments suivants: racine de sogobakou (Bambara. Aloe Barteri), de sowani
(Bambara de la région de Sikasso), fiel sec de caïman, broyer finement ces éléments prendre dissoute
dans de l'eau tiède une petite pincée du produit obtenu. Guérit les maux de ventre les plus atroces.
Faire usage également de ce médicament pour combattre un empoissonnement cause par le fiel du
caïman
- Carboniser ensemble a sec dans un tesson de canari une coque vide de pain de singe, et un
poussin dakissè-syë. Eteindre les éléments en combustion avec une lessive très forte avant de les
réduire en poudre fine qu'on mâche ou qu'on absorbe dans un breuvage.
- Boire une eau dans laquelle on séjourne les éléments suivants: racines de magariya (Haoussa.
Zizyphus mauritiaca) de yadia (Haoussa. Leptadenia lancifolia) et de nobé (Haoussa. Cymbopognon
proximus).
- Prendre une potion composée de miel, de la suie et d'amande broyées de goworo (Haoussa et
yorouba). Très bon médicament contre lequel aucun genre de mal de ventre ne peut résister.
- Boire une décoction des racines de baro (Bambara. Sarcocephalus esculentus), de sana
(Bambara. Daniellia oliveri), d'une gousse de poivre Maniguette et un morceau de kan-wan. Ce
médicament est surtout employé pour combattre le genre des maux de tête ventre dont siège se trouve
exactement situe au-dessus du nombril.
- Prendre une fois par durant une semaine, 1I ne décoction tiède ou [roide des racines de kickala
(Bambara. Cymbopognon giganteus). Faire surtout usage de ce médicament l'aigreur ou m~11
d'estomac.
- Lorsqu'un malade souffre du bas-ventre, sous le nombril et au rein, on lui bit prendre un
breuvage provenant d'une farine de mil délayée dans une décoction d'écorces et des feuilles de dioun
(Bambara. Mitragyna incrmis), cinq jours au plus, de traitement.
47

- Pour rendre et pour être purge, boire délayée dans une certaine quantité de séguè-dyi (eau de
lessive) une racine pilée de lèfaga (Bambara de Bobo-Dioulasso. Sopium grahamii).
- Grignoter ou absorber délaye dans une eau, une portion d'un Corp. sec de forme ovale
(mosson en dialecte Bambara) composé des raclures d'une assez longue racine de samatlo (Bambara
Antholeista kerstingii), d'un morceau de la case d'une guêpe maçonne, du poivre Maniguette, du
piment, du sel gemme; le tout finement écrasé, pétri d'eau, divisé en morceaux de forme ovale, séché
au soleil. Ici, le sujet a mal au ventre. Celui-ci est ballonne. Il fait des renvois acides et rote. Il mange un
jour sur deux et a le bas-ventre lourd. Ses selles sont irrégulières .Avt-il mal au foie? Celui-ci est-il
devenu tout petit? A-t-il l'estomac fatigue? A t-il eu une dysenterie mal soignée? Profane, nous ne
pouvons répondre à aucune de ces questions. Nous savons seulement pour remédiera une telle
situation, on absorbe au cours de chaque repas, un petit verre d'eau contenant dissout un morceau de
'« mour », Celui-ci est un médicament d'importation. Ce sont les pèlerins qui l'on rapporte de la
Mecque. Il est aussi amer que la quinine. Nous avons appris qu'actuellement en pays Haoussa, au
Nigeria Anglais, on essaie de préparer sur place un produit analogue avec des feuilles et des racines de
niamé-ngoni (Bambara. Centaurea Alexandrina). Le Noir malien devrait tenter de même expérience
avec des racines, des écorces ou des feuilles de certaines plante de son pays: telles que le diola, le baro,
le kôbaro, le dioun, le dialemba, la béré, le yarabali, etc. Si le ballonnement du ventre est du a
l'empoissonnement, absorber six cuillerées à soupe d'une bouillie claire (moni non acidulé) faite d'une
farine de bimbiri (Bambara. Sorghum gambicum) et contenant six fois le contenu d'une cosse
d'arachide d'écorces finement broyées de kô-gana (Bambara. Anthostemma senegalense). L'absorption
de la bouillie purge surabondamment. Pour arrêter l'effet purgatif, le soigne absorbe du sari fait de
gruau ou même de la farine de bimbiri. Pour obtenir une poudre fine, les écorces de kô-gnana doivent
subir deux pulvérisations dans la seule journée.
- Mâcher en avalant le jus un tout petit bout d'une racine d'akouagoun (Yorouba.
Menispermacées. Cissampelo Pariera). Très bon médicament calmant le champ les maux de ventre les
plus sévères et les plus persistants. Akouagoun existe au mali, au village de Zamiasso (Cercle de
Sikasso, Arrondissement de Bleindio) où la désigne sous le nom vulgaire de « noufo» (liane).
L'Haoussa l'appelle jebda kassa.
- Croquer en avalant le jus, une racine ou une brochette en bois vert de kaleyabaga (Bambara
de ganadougou.non dëterminéj.Remëde souverain; on peut encore transformer en poudre fine sèche
des racines de la même plante qu'on gobe de temps a autre le cas échéant. On peut également
concasser les dites racines avant de les bouillir longuement. Filtrer la décoction qu'on garde dans une
bouteille. Deux cuillerées a soupe du liquide conjure le mal sur-le-champ. Ce même médicament est
utilisé aussi, entre les deux paumes de la main, des feuilles vertes de la même plante. Appliquer la
matière pâteuse, écumeuse sur la plaie qui sèche aussitôt
- D'une quantité suffisante des raclures de racines de gangoro (Bambara. Loganiacées.
Strychnos spinosa), Faire deux tas. Ajouter au premier tas du gros mil grillé, puis broyer finement le
tout. Gober de temps à autre une pincée de mélange. Chaque matin mètre une bonne poignée du
deuxième tas dans un tesson de canari contenant du charbon allume et se placer, à cheval dessus
enveloppe d'un pagne. Une semaine de traitement
- Dans un mortier profond placer sur le dos un obi-abata ou hannou-roua (Yorouba et
Haoussa. Non déterminé) sur lequel on introduit une racine débarrassée de poussière, sur le (Houassa.
Lythrariées. Lawsonia alba) sept gousses de kelekela (Bambara. Solanacées. Capsicum annum) puis
broyer finement le tout. Chaque matin, absorber à jeun dans le briga ou rouï ou kako (Malinké et
Haoussa) une bonne pincée du produit obtenu. Remède souverain guérissant sùrement les maux de
ventre les plus persistant et les plus sévères.

COQUELUCHE l'

- A raison de trois fois par jour (matin, midi, soir) boire un petit verre d'une décoction sucrée
provenant des tendres feuilles de somon (Bambara. Uapaca guinenesis). Une semaine de traitement.
- Faire bouillir longuement des rameaux de feuillus d'ouarassakaman (Bambara de Bamako et
de Bougouni. Pavetta crassipcs). Absorber, de temps a autre, la décoction additionnée d'un peu d'cau.
- En trois ou quatre jours de traitement, consommer la chair d'un escargot assaisonnée de tous
les condiments à l'exception de la graisse.
48

- Faire griller la viande d'un poulet, assaisonner le mets le tous les condiments habituels. Faire
de la nourriture de deux parts: consommer la première le premier jour de traitement, manger la
deuxième part le matin du jour suivant.
- Griller dans du beurre de karité une hirondelle. Consommer la viande et boire dessus l'huile.
Bon médicament.
- Boire une eau dans laquelle a séjourné l'écorce de lingué (Bambara. Afzelia africana).
- Pulvériser une bonne poignée de timitimi (Bambara.Scoparia dulcis). Jeter l'élément écrasé
- Manger un margouillat même à tête rouge grillé sur le charbon allumé.
- Ouvrir, en pratiquant un trou de circulaire à la partie supérieure, un fruit de gangoro
(Bambara, Strychnos Spinosa); enlever les pépins, puis introduire sur la chair contenue dans la cosse
de l'eau. Apres un petit moment, offrir à boire, par cuillerée a soupe, cette eau au malade. Bon
médicament à expérimenter.
- Manger une hirondelle grillée dans le beurre de karité. Bon remède
- Gober de temps à autre, une poudre composée de denothou (Bambara. Gloriosa simplex) et
de sel gemme finement broyés.
- Boire du lait d'ânesse. Une semaine de traitement.
- Deux à trois jours durant, gober de temps à autre, une bonne pincée d'une poudre composée
de gratin de gâteau de mil et de sel gemme finement écrasés.
- A longueur de journée, absorber le plus fréquemment possible, d'une macération de
deuxième écorce de banan (Bambara. Ceiba pentandra).
- Boire une macération de racines sommairement écrasée de wôlô (Bambara. Combrétacées.)
Indifféremment terminalia macroptera ou terminalia avicennioïdes). Remède infaillible.

CIRRHOSE DU FOIE I~)


1") Quotidiennement, absorber dans du café ou du sari une bonne cuillerée a soupe d'une
poudre fine provenant des racines broyées de tabadakala (Bambara. Alchornea cordata).
2°) D'une décoction obtenue en faisant bouillir longuement des rameaux de feuillus de
tabadakala, Faire trois parts: s'exposer (fumigation) à l'abondante vapeur qui se dégage de la
première, celle restée dans le pot sur les résidus part, faire un bain de siège dans la deuxième portion,
se laver dans la troisième part.
3°) Faire lavement avec une décoction obtenue en faisant bouillir longuement des racines de
souroukou-mbegou (Bambara de Bougoula près de Sikasso. Lannea Velutina), suffisamment de
nganifing (Bambara. Xylopia aethiopica) et un certain nombre de gousses vertes de piment
(indifféremment capsicum annum, capsicum frutescens).
4°) Sur un morceau de coton égrené, répandre une poudre composée de séguéni (Bambara.
Soude caustique des écorces de racines de ndôgué (Bambara. Ximenia americana). Avec le coton ainsi
garni, entourer la base de la partie saillante qui, rongée progressivement, finit par tomber. Au cours de
traitement qui dure trente jours au moins, s'abstenir de la viande rouge.
- Rassemble les éléments suivants: racine de soulafinzan (Bambara. Trichilia emetica), de
dioro (Bambara. Securidaca longipedunculata), de soro (Bambara. Ficus dieranostyla), de kolokolo
(Bambara, Afrormosia laxillora). Répartir le mélange en deux tas. Faire bouillir le premier tas,
s'exposer (fumigation) à l'abondante vapeur qui se dégage de la décoction en ébullition. Transformer
en poudre fine le deuxième tas. Quotidiennement, absorber dans du sari une portion de la poudre,
pétrir l'autre portion de savon vierge et s'en servir pour enduire la base de la partie saillante du mal.
- Faire trois ou quatre paquets de tiges feuillues de Zaba (Bambara. Landolphia Florida) et
autant de tlossaba (Bambara. Fodogia agrestis). Faire bouillir séparément les deux espèces de plantes.
Chaque, jour trois durant, manger, matin et soir, du fonio cuit dans une portion de la décoction de
zaba. Le quatrième jour, cuire un morceau de viande rouge qu'on assaisonne de tous les condiments
habituels. Manger le bouilli, boire dessus du bouillon pour être purgé. Les jours suivants, (la durée de
traitement étant indéterminée), bain alterne dans l'une ou l'autre des deux décoctions, boire de celle-
ci au cours de chaque séance de bain.
- Quotidiennement, i jeun, à l'aide d'un liquide contenant une poudre fine pro\'enant des
raclures de kôfing (Bambara. Myrtacées. Syzygium guinccnse) et de soulafinzan (Bambara. Mcliacécs.
Trichilia emetica) faire un lavement, Après ce premier soin s'assoir dans une portion d'une décoction
obtenue en faisant bouillir longuement des racines raclées et non raclees des plantes susmentionnées,
se baigner dans la deuxième portion devenue tiède et s'abreuver de la troisième part.
49

Opérer trente fois en quinze jours de traitement. Remède souverain.


- Rassembler les éléments suivants: racines de roura (Houssa. Rosacées. Parinarium
macrophyllum) de takandagiwa (Houssa. Simarubacées. Hannoa undulata), de koundiandian ou jan
magani ou bayama (Houssa. Papilionacées. Swartzia madagascariensis). Transformer ensemble en
poudre fine les raclures des racines de ces différentes plantes. Quotidiennement; absorber dans de
l'eau tiède une bonne pincée du produit obtenu. Pétrir d'eau un peu de ladite poudre et se servir de la
pâte obtenue pour enduire copieusement le bas de l'épine dorsale. la médication provoque des pets,
fréquent, la coloration des urines. Faire encore usage de ce médicament quand on suppose que l'un
des organes suivants: cœur, poumons, estomac, foie, intestin est gonflé.
- Faire bouillir longuement des racines de kôfing (Bambara. Myrtacées. Syzygium guineense)
et de soulafinzan (Bambara. Méliacées. Trichilia) débarrassées de leurs fibres qu'on transforme en
poudre fine. Quotidiennement faire bain de siège dans une portion de la décoction, puis, à jeun, faire
un lavement à l'eau ordinaire tiède contenant dissoute une bonne pincée de la poudre provenant des
fibres. Des deux plantes susmentionnées. le bain de siège se pratique deux fois par jour et le lavement
une seule fois. Renouveler trois fois les éléments en quinze jours de traitement. Bon médicament qui a
fait ses preuves.

1°) Quotidiennement, bain de siège dans une décoction des racines de soulafinzan
(Bambara. Méliacées. Trichilia emetica).

2°) Mélanger, à poids égal, des raclures pilées de dioro (Bambara. Polygalacées.
Securidaca longipedunculata) et de soulafinzan (Bambara. Méliacées. Trichilia emetica).
Pétrir d'eau le produit obtenu et repartir la pâte en plusieurs morceaux de forme ovale
qu'on fait sécher au soleil. le moment d'utiliser le médicament venu délayer une portion
d'un morceau dans de l'eau tiède et faire un lavement avec la potion. On peut boire du
liquide mais l'absorption de celui-ci pouvant provoquer des terribles vomissements
susceptibles d'entrainer la mort, il est prudent de se contenter de deux cuillerées à soupe
de décoction des racines de soulafinzan après les deux premiers soins (bain de siège,
lavement). Pour le mélange indiqué à 2, il doit y avoir deux fois plus de dioro que de
soulafinzan.

- Carboniser ensemble dans un tesson de canari jusqu'à obtenir un corps voisin de la cendre
les éléments suivants: 80 grs de citrons indigènes qu'on coupe en tranches, 60 grs de feuilles verts
d'oignon, 24 grs de savon noir dit baké-saboulou ou saboulou-salo et 10 grs de carbonates alcalin
impur ou kan-wan. Réduire en poudre fine le produit obtenu. Chaque matin, à jeun, absorber dissoute
dans un verre de vin six grs de ladite poudre. la durée de traitement est indéterminée; on cesse de
suivre celui-ci lorsqu'on se sent guéri. Très bon médicament à expérimenter.

COUCHES LABORIEUSES

- Placer entre les cuisses de la femme en travail un tesson de canari contenant du charbon
ardent des plumes d'une poule couveuse et des cheveux. Délivrance instantanée.
- Boire eau ayant contenu pendant quelques minutes un pied (ou portion de celui-ci) de
hannou (Houssa). Précisons en disant que hannou désigne une plante de l'Afrique du nord dont on
utilise pour hâter la délivrance.
- Absorber une eau ayant contenu une coque de noix de kola. Effet souhaité instantané.
- Donner à boire à la femme en travail une eau dans laquelle séjourne une peau, ou un morceau
de celle-ci, de miziria (Houssa. Poisson électrique ou poisson torpille). Délivrance instantanée.
- Dans un tesson de canari carboniser à sec des tiges feuillues de zogné (Bambara. Leptadenia
lancilolia). Ecraser le produit obtenu. Délayer un peu de la poudre obtenue dans de l'eau et la donner à
boire à la femme en travail qui est aussitôt délivrée. .
- Mâcher, et en avaler le jus, un tout petit bout d'm'le racine de kôlofara-niougou (Bambara
Bocrhaavia sp). Délivrance instantanée.
50

- D'une décoction froide obtenue en faisant bouillir des rameaux feuillus de dimbolé (Soninké
de Dioubougou. Non déterminée) boire une bonne cuillerée en calebasse. Effet souhaité presque
instantané.
- Absorber dans eau tiède, dans du café ou dans du sari une cuillerée à soupe d'une poudre
sèche provenant des vertes finement écrasées de namounouna (Bambara de localité de Bougoula. Non
déterminé). Effet souhaité instantané, même si l'enfant n'est plus.
- Ecraser dans un peu d'eau des feuilles vertes de tyégouana-Iourala (Bambara. Sida
carpinifolia) ou de yodo (Houssa. Ceratotheca sesamoïdes). Avec le produit obtenu, caresser la femme
en travail en travail de la poitrine au bas-ventre, puis de la nuque aux fesses. Boire du liquide. Effet
souhaité instantané.
- Prendre une eau filtrée contenant des feuilles vertes écrasées de soumakala (Bambara. Cassia
occidentalis), additionnée du jus de citron. Remède infaillible.
- Carboniser dans un récipient des branchettes sèches de kouguié (Bambara. Guiera
senegalensis) et des excréments de poules. Eteindre avec une eau miellée (miel non cuit). Ecraser pour
obtenir une poudre fine noire. Gober une pincée de celle-ci pour être aussitôt délivré. Faire encore
usage de ce produit dans une huile en ébullition à la vapeur de laquelle on expose un abcès qui avorte
ou une plaie difficile à guérir qui se cicatrise.
- Absorber dans une eau tiède une poudre obtenue en écrasant finement un os récolté sur un
vieux mur et carbonisé.
- Donner à boire à la femme en travail une contenant dissous trois ou quatre excréments de
sauterelles (Indifféremment schistocerea gregaris ou locusta migratoris). Délivrance instantanée.
- Introduire dans une calebasse contenant un peu d'eau propre une ou deux coquilles d'œufs
de poules vides également propres. Quelques instants après donner le liquide à boire à la patiente qui
est délivrée aussitôt.
- Carboniser le noir de la queue d'un gros poisson à gueule en forme de bec dénommé en
dialecte Bambara, soguiégué et une tête de ouôlô (Bambara. Perdrix); les réduire en poudre fine qu'on
conserve Précieusement. lorsqu'un accouchement s'avère difficile, faire prendre une cuillerée en
calebasse d'eau contenant dissoute une pincée de la poudre susmentionnée. la délivrance a lieu, même
si l'enfant est mort une heure après l'absorption de la potion.
- Placer entre les cuisses de la femme en travail un tesson de canari contenant du charbon
ardent et des excréments secs concassés d'un chat très noir. Effet souhaité instantané.
- lécher, sur le revers de la main droite une mixture de jus de citron et tout petit morceau sec
finement broyé d'un chat. Délivrance immédiate.
- D'une décoction froide obtenue en faisant bouillir des rameaux feuillus de dimbolé (Soninké
de Dyombougou) boire une bonne cuillerée en calebasse. Effet souhaité presque instantané.
- Carboniser ensemble une peau de poisson électrique ou poisson torpille, des rameaux ou des
écorces ou des feuilles de fougagnin (Bambara. Anonacées. Haxalobu monopetalanthus). Transformer
en poudre le produit obtenu. Absorber délayée dans un peu d'eau une portion de la poudre, s'humecter
le ventre d'un peu du liquide. Délivrance presqu'instantanée.
- Rassembler les éléments suivants: cosse d'une gousse de kola tombée toute seule du kolatier,
boule d'épines collantes de karangiyar-koussoro (Houssa. Amarantacées. Cyathula prostrata).
Transformer le tout, en pilant ces éléments, en poudre très fine. Avec les bouts du pousse et du majeur,
prendre à quatre reprises le produit obtenu et le jeter dans de l'eau froide qu'on agite avant de l'offrir à
la femme en travail. Délivrance instantanée, même si l'enfant est mort.
- A l'aide d'un fil de coton assez solide, maintenir attaché à la cuisse à la femme en travail une
mue de serpent. Délivrance instantanée. Si l'enfant est mort, placer entre les jambes de la patiente un
récipient contenant du charbon ardent et des crottins secs concassée de chameau. ledit enfant mort
est aussitôt expulsé.
- Prononcer à quatre reprises, sur une eau contenue dans une cuillerée en calebasse le verset
suivant: Tou bissimilaï, diama guièra ka komikë, ,-ZdOUflL'1 damite skabouo oudafë. Faire absorber la
le liquide par la femme en travail. Delivrance presqu'instantanée.
- Ramasser sous un papayer des feuilles vertes tombées, les écraser pour les transformer en
poudre. Jeter une pincée de celle-ci dans une cau qu'on offre à boire à la patiente. L'enfant tombe
aussitôt. Si ce dernier résultat n'est pas obtenu au bout de dix minutes au plus après l'administration
. du médicament, faire appel au chirurgien.
- Ecraser finement un crottin sec de chat. Dans le creux de la main ou sur le revers de celle-ci
de la matrone, mettre une toute pincée de la poudre, verser sur celle-ci du jus de citron pour frotter
légèrement pour obtenir une matière pâteuse claire. Faire lécher cette pâte par la prieure qui est
aussitôt délivrée.
51

- Placer entre les cuisses de la femme en travail un tesson de canari contenant du charbon
ardent et un peu d'ossements de serpent. Délivrance instantanée, même si l'enfant est mort.
- Dans un tesson de canari contenant du charbon allumé, introduire quelques excréments secs
de pigeon et placer le récipient ainsi garni entre les cuisses de la patiente. Celle-ci est aussitôt délivrée.
- Boire dans une cuillérée en calebasse neuve une eau contenant dissoute une certaine quantité
de terre prise à l'entrée du terrier d'un nguèrè (Bambara. Cigale). Effet souhaité instantané. On "peut
remplacer cette eau par celle filtrée ayant contenu quelques minutes des coquilles vides d'œufs de
poule proprement nettoyées.
- Sur un morceau de beurre aplati dire: Tou bissimilsï, Tou bissimilaï, Tou bissimilaï, saya
msgninkëkô ... (remplacer les points par le nom de la femme en travail) kanagnin dyiguilikô. Avec la
petite plaque de beurre tracer un large trait qui va de la nuque au bas de l'épine dorsale, puis un autre
de la gorge au bas-ventre. Effet souhaité instantané.
- Broyer finement une tête de fofoni (Bambara. Vipère), une tête de dangala (Bambara. Bitis
arietans), une racine de koungié (Bambara. Combrétacées. Guiera senegalensis), une racine de
(Bambara. Anonacées. Anona senegalensis), une racine de rnbala-mbala (Bambara. Euphorbiacées.
Securinega microcarpa), une racine de Ioroko-faraka (Bambara. Convolvulacées. Ipomoea repens), une
racine de dougalé (Bambara. Moracées. Ficus Thonningii), une racine de ngabablé (Bambara.
Moracées. Ficus platyphylla) et une racine de ndôgué (Bambara. Olacinées. Ximenia americana)
longuement carbonisés à sec dans un tesson de canari cassé. Introduire le produit obtenu dans une
corne de bœuf qu'on garde précieusement. Le moment d'utiliser ledit produit venu, donner à gober à la
femme en travail une petite pincée de celui-ci. La délivrance est instantanée. Sous peine d'avorte une
personne en état de grossesse ne doit pas toucher ce médicament. Pétrit de graisse, ce produit est
encore utilisé pour avorter tout ce qui est enflure. Une bonne pincée, sans graisse de ce médicament,
absorbée dissoute dans un peu d'eau tiède calme sur-le-champ les maux de ventre les plus violents et
les plus persistants.
- Absorber un peu d'eau ordinaire dans laquelle on a préalablement secoué un placenta sec
d'une chatte. Délivrance instantanée.

CHARBON

- Dans le milieu indigène, l'usage veut l'existence l'indique (congo ou congoba) habite la
brousse. Il est armé d'un arc et d'un carquois rempli des flèches empoisonnées. Dans ses moments de
mauvaise humeur, il tire sur l'humain qu'il blesse. Il ne forme alors autour du point du corps touché
par le trait empoisonné un assez gros abcès ayant la forme et l'aspect d'une ventouse. De cet abcès
incisé coule un liquide rouge sale, noirâtre dégageant une forte odeur. Le blessé souffre d'une très forte
fièvre, son corps se boursoufle, sa bouche dégage une odeur analogue à celle de l'herbe verte écrasée.
Non soigné à temps par un véritable connaisseur du mal, il succombe après un ou deux, au plus jours
d'horrible souffrances. Le soubinyé de cercle de Bougouni, qui a été cause de tant de condamnation
judiciaires n'est autre chose qu'un genre de charbon préparé et inocule à l'homme par l'homme Ce
dernier procède de la façon suivante: il macère ensemble les éléments suivants: graines écrasées de
strophantus sarmentosus ou de strophantus hispidus, venin du serpent cracheur, tête sèche pulvérisée
d'une rénette verte .sève de calotropis procera, celle de kotoro (ficus vivant au bord d'un cours d'eau) ;
dards d'abeilles, aiguillons de scorpion et fléchette semblables à des aiguilles de phono. Ce sont ces
fléchettes qu'ont désigne sous le nom de soubinyé (Bambara. Flèche de sorcier). Pour s'en servir, le
sorcier cache l'une d'elles entre deux doigts et piqué clandestinement la personne visée à l'aisselle, à la
nuque, au cou ou à la poitrine. Il se forme alors au point piqué une fistule ayant la couleur et la forme
d'une cloque provoquée par une brulure du feu. Sans soins appropriés et urgents le piqué meure
rapidement. Un de ces soins consiste à faire absorber par l'ensorcelé un liquide filtré provenant d'une
macération de très jeune pousses de ndabakoumba (bambara. Detarium senegalensc) et de mbouré-
mousso (Bambara. Gardénia erubescens) pulvérisés. Appliquer sur la boursouflure un peu de résidu.
Quinze à tente jours de traitement.
- Absorber dans du.sari une poudre obtenue en broyant finement des écorces de cnïlccdrat. Le
même produit additionné de son de mil soigné également un animal atteint de charbon.
/ Enduire l'abcès qui avorte d'une matière pâteuse composée des écorces broyées de di oro
(Bambara. Sccuridaca longipedunculata) ct de la lessive très fane, concentrée.
52

Si la boursouflure porte une ouverture, appliquer sur celle-ci une pate obtenue en pliant ensemble des
racines de dioro (Bambara. Securidaca longipedunculata) et de karo (bambara. Cissus sopulnea).
, Enduire le mal d'une boue obtenue en pétrissant d'eau fraiche ou tiède une poignée de terre
prise dans un vieux poulailler.
, Boire dans du lait caillé une poudre composée d'écorces de madachi (Haoussa. Khaya
senegalensis) et des racines de gouda-dasi (Haoussa. Anona senegallensis). Pétrir d'eau une portion de
la poudre et appliquer la pate sur le point douloureux de corps.
,A l'aide d'un assez gros caillou, enlever quatre (une à chaque point cardinal plaques d'écorces
de namiji kaiwa (Haoussa. Diospyros mespiliformis) male, les pulvériser à deux reprises pour obtenir
une poudre sèche fine. Absorber de celle-ci dans du lait caillé.
, Saupoudrer le mal d'un produit obtenu en écrasant finement une certaine quantité de nomé
(Haoussa. Sesamum indicum) et des koulélës sabara (Haoussa. Galle de guiera senegalensis).
, Enduire l'abcès qui avorte d'une matière pâteuse composée des écorces broyées de dioro
(Bambara. Polygalacées. Securidaca longipedunculata) et de lessive très forte, concentré si la
boursouflure porte une ouverture, appliquer sur celle-ci une pate obtenue en pilant ensemble des
racines de dioro et de karo ou ngaro.
, Absorber dans du lait caillé d'une poudre sèche provenant d'un tubercule de sibiri-kinkini
(Haoussa. Ampelocissus Grantii).
, Des écorces et racines de ndogué (Bambara. Ximenia americana) faire deux tas: faire bouillir
le premier tas. Boire de la décoction obtenue. Transformer en poudre sèche fine le deuxième tas.
Saupoudrer le mal su produit obtenu. Une à trois semaines de traitement.

CHANGER L'EAU ORDINAIRE EN SANG (POUR)

1') Se trouver quelque minutes, vêtu d'un boubou rouge écarlate, en présence d'un caméléon.
Egorger celui-ci et recueillir le sang qu'on fait sécher dans un récipient, ou bien, faire sécher la bestiole
elle 'même avant de la transformer en poudre sèche.
2°) Se trouver encore quelques minutes, vêtu d'un habit bleu, en présence d'un autre caméléon
qu'on fait subir le même sort que le premier. On a alors une poudre provenant d'un caméléon rouge et
une d'un caméléon bleu. A l'aide d'un chiffon propre humecté d'eau et trempé dans la première poudre,
se frotter un petit moment le front puis regarder finement l intérieur d'un récipient contenant une eau
ordinaire. Aussitôt cette eau devient rouge comme du sang. Se nettoyer le front, puis utilisant un
second chiffon humecté d'eau et trempé dans la deuxième poudre, se frotter également le front avant
de regarder le fond du récipient contenant le liquide rouge qui devient ordinaire.

CHANCRE 1;

, Saupoudrer le mal proprement nettoyé d'un produit obtenu en carbonisant le genre d'insecte
qui encercle, en le rongeant, le de certaines plantes, en particulier le dahen (Bambara. Anona
senegalensis). Quinze à trente jours de traitement. On peut remplacer l'insecte pilé par une poudre
sèche provenant de sept racines transversales broyées finement. Faire encore usage de ce dernier
médicament pour combattre la noma.
, Saupoudrer le mal proprement nettoyé d'une poudre fine sèche provenant d'une racine est
carbonisée, pilée de kalakari (Bambara. Hymenocardia acida). Cinq jours de traitement.
, Réduire en poudre fine un morceau de néguébo (Bambara. Gangue). Saupoudrer le mal
proprement lavé du produit obtenu. Remède souverain car on ne l'utilise qu'une seule fois pour être
guéri.
, Prendre clandestinement un paquet de ménakofou( nécessaire en tige d'igname ou en bourre
de rônier servant à nettoyer les ustensiles de cuisine), le carboniser avant de le réduire en poudre en
fine qu'on applique sur l'affection. Bon médicament.
, l") Dans une même et seule journée, transformer en poudre très fine les éléments suivants :
racine d'Allah-nion (Bambara. Uraria picta) et une poignée de mbogoro (nom donné par un jardinier
de kouroulina- kodala, près de Bamako).
, 2°) Faire bouillir des feuilles d'Allah-nion et une certaine quantité de mbogoro. Nettoyer le
mal dans la décoction avant de le saupoudrer du produit indiqué i 1.
53

~ Carboniser ensemble un crapaud sec, des excréments humains secs. Transformer en poudre
fine le produit obtenu. Répandre une portion de cette poudre sur un morceau de coton égrené;
l'appliquer sur le mal nettoyé, puis panser. Fait horriblement mal, mais la guérison, ne tarde pas à
venir.
~Une semaine durant, nettoyé quotidiennement le mal dans une eau propre ordinaire avant de
le saupoudrer d'un produit obtenu en écrasant finement un gui de diala (khaya senegalensis).
~Couvrir le mal d'une matière pâteuse obtenue de la façon suivante: Faire bouillir longuement
du dassogo (Bambara. Calices de fleurs de dakonon - Hibiscus sabdarifa). Débarrasser le liquide des
résidus et continuer à bouillir jusqu'à obtenir une matière pâteuse. Ajouter à celle ci une certaine
quantité de miel puis brasser énergiquement afin de lier intimement les deux éléments.
~ Carboniser ensemble, avant de les réduire en poudre fine, les éléments: vieux excréments
secs humains, vieux cadavre sec d'un crapaud, cheveux. Laver proprement le mal, couvrir celui-ci du
coton égrené sur lequel on a préalablement rependu une couche de la poudre fine susmentionnés, et le
malade est guéri à jamais.
~ Réduire en poudre un assez gros morceau de gangue. Introduire le produit obtenu dans un
récipient contenant une certaine quantité d'eau, beaucoup de jus de citron, puis faire bouillir
longuement le tout jusqu'à l'évaporation complète du liquide. Enduire le mal, après l'avoir lavé
proprement au préalable dans une décoction des racines de baro (Bambara. Sarcocephalus
esculentus), de la matière pâteuse obtenue. Fait horriblement mal, mais guérit surement l'affection.
~ Lorsque le nombre viril est percé de petits trous, le laver dans une décoction des racines de
ndôguë (Bambara. Ximenia americana) avant de la saupoudrer d'une poudre sèche provenant des
racines de la même plante. Bon médicament.
~ Le premier jour de traitement, baigner le mal dans du lait frais ou dans une eau aussitôt
retirée du puits ou venue du point d'eau. Dans la suite, nettoyer quotidiennement l'affection dans une
décoction fortement concentrée des racines hachées de ko-safiné (Bambara. Vernonia amygdalina).
Placer trois cailloux au fond du canari contenant la décoction.
~ Réduire en poudre fine des fruits en coque carbonisés ricin indigène. Nettoyer le mal dans
une décoction des racines du dit ricin, puis le saupoudrer de la poudre fine susmentionnée. Bon
médicament à expérimenter.
~ Lorsqu'il s'est formé sur le membre viril des cloques qui grattent, on vide celle-ci puis on
enduit les plaies des feuilles pilées de dioutougouni (Bambara. Biophytum apodiscias).
~ Laver le membre viril atteint dans une décoction des racines de ouôlôniguié (Bambara.
Terminalia avicennioïdes), de teneri (Bambara. Pteleopais suberosa) et de soulatiga (Bambara. Tinnea
barteri). Asperger ensuite le mal d'une poudre noire obtenue en écrasant des vieilles ouorofoura
(feuilles spéciales dont on se sert pour protéger des noix de cola) carbonisées. Bon médicament.
~ Saupoudrer le mal proprement lavé d'une poudre sèche provenant des fibres de bagana
(Bambara. Acacia scorpioides).
~ Boire quotidiennement une décoction obtenue en faisant bouillir trois paquets feuillus de
ma dada fi (Haoussa. Desmodium lasiocarpum). Carboniser un peu de cette même plante. Réduire en
poudre fine qu'on pétrit de beurre de vache le produit obtenu. Une semaine de traitement.
~ Asperger la plaie d'une poudre sèche noire obtenue en carbonisant des champignons de
moirure arrachés sur le lieu d'immondices commun au village ou une partie de celui-ci. Faire
également usage de ce médicament pour traiter une femme atteinte du mal.
~ Laver le mal dans une eau qui contient depuis trois heures au moins des excréments (bouse)
secs de missi (bœuf, vache), puis le saupoudrer des feuilles pilées de dioutougouni (Bambara.
Biophytum apodiscias).
~ Asperger le mal proprement nettoyé d'une poudre composée des feuilles d'ansa (Haoussa.
Boscia senegalensis), des vieux excréments (bouse) de bœuf et de souni-haoussa (Haoussa. Bleu à
lessive des pays Haoussa). Une semaine de traitement.
~ Réduire en poudre fine les éléments suivants: galles de sabara (Haoussa. Guiera
senegalensis), kassi-koura (Haoussa. Grotte d'hyène). Laver proprement la plaie et appliquer la
poudre sèche obtenue dessus.
~ Etaler dur une pierre plate: un peu d'urine d'un garçonnet candide ayant contenu une
semaine durant des excréments secs de chameau, du latex de tounlafiya (Haoussa. Calotropis
proccra), un corps gras (afarara enHaoussa) recueilli sur du lait non battu. Frotter longuement claus
ce mélange, sur La pierre plate, un morceau de cuivre rouge. A l'aide d'une plume de poule, prendre la
matière pâteuse et l'appliquer dur le mal proprement lavé. Quinze jours de traitement.
54

- lorsque le membre viril porte une blessure faite par les poils d'une femme, on rase les dits
poils du pubis de celle-ci et on les carbonise. Ajouter au produit obtenu du charbon de bois récolté
dur des vieux murs avant de le transformer en poudre fine. laver proprement la blessure, saupoudrer
celle-ci de la dite poudre. On peut également couvrir la coupure proprement lavée d'une pommade
composée de beurre de karité ou de vache et de madadafi (Haoussa. Desmodium lasiocarpum)
finement broyé.
-Laver proprement le mal dans une décoction (ou simplement dans une eau propre ordinaire)
des feuilles de niama (Bambara. Bauhinia reticulata) puis le saupoudrer d'un produit obtenu en
broyant finement une certaine quantité de sounounkounafiéna (Bambara. Champignons de
moisissure). Excellent médicament guérissant surement le chancre de n'importe quelle origine.
- Carboniser ensemble le reste des morceaux de bois entamés par des termites et des racines
de donotiou (Bambara liliacées. Gloriosa simplex). Transformer le produit obtenu en poudre fine
qu'on pétrit de beurre de karité. Enduire le mal de la mixture pâteuse obtenue. Faire usage de ce
médicament contre la dan a (chancre) de n'importe quelle origine qu'il guérit sûrement.
- Bain dans une eau contenant délayée une ou deux poignées de terre prise sur une galerie à"
fournis cadavre, boire également du liquide. Apres cette première opération, se laver dans une
décoction des rameaux feuillus de kalakari (Bambara. Euphorbiacées .Hymenocardia acida). Boire de
la décoction.
- Ecraser un crapaud carbonisé. Ajouter à ce produit des feuilles pilées du cotonnier. Pétrir le
mélange de bouille animal et se servir de la pate pour enduire le mal proprement lavé.
- Pulvériser ensemble des racines de hankoufa (Haoussa. Sterculiacées. Waltheria americana),
des gousses sèches de bagaroua (Haoussa. Mimosées. Acacia scorpioïdes) et une poignée de suie.
Saupoudrer le mal proprement nettoyé du produit obtenu. Renouveler le pansement au cas où la
poudre qui recouvre la plaie tombée avant que celle-ci soit cicatrisée.
- Ecraser finement une brisure (morceau d'assiette en porcelaine). Ajouter au produit obtenu
des cheveux carbonisés et broyés. Mélanger les deux éléments en les agitant énergiquement afin de les
lier intime. Nettoyer proprement le mal avant de le saupoudrer du mélange. Très bon médicament
guérissant sûrement le chancre âpres trois, au plus applications. Faire également usage de ce produit
pour combattre des plaies ordinaires.
- Appliquer sur le mal proprement lavé une matière pâteuse obtenue en faisan bouillir très
longuement des calices de fleurs de dakounou (Bambara. Malvacées. Hibiscus sabdariffa) et du miel.
Ne pas renouveler le pansement tant que le médicament contre l'ulcère phagedenigne. Pour combattre
également cette dernière affection, employer aussi du jus de citron longuement bouilli.
laver proprement le mal dans une eau ordinaire en faisant usage du savon d'huile d'arachides
ou kobi (Bambara. Méliacées. Carapa procera). Saupoudrer la plaie des fruits de mandarinier. Très
bon médicament guérissant sûrement l'affection.

CHANGER DE TEINT A VOLONTE (POUR)

Egorger un caméléon. Enlever la peau qu'on fait sécher au soleil.Ajouter à cette peau la langue
de la bestiole. Un dimanche, cracher sur un pied de kabi-birana (Haoussa. Papilionacées. crotalaria
non déterminé) du sel gemme mâché avant de racler son écorce. Piller ensemble la raclure du kabi-
birana, la peau et la langue sèches du caméléon.
Etendre le produit obtenu au soleil pour le faire sécher, piler une seconde fois et mettre à nouveau au
soleil pour le faire sécher, pulvériser pour la troisième fois le produit avant de tamiser pour obtenir
une poudre fine qu'on pétrit d'un corps gras recueilli sur le lait non battu. Avant de sortir s'enduire la
tête, la figure, le corps entier d'une portion de la pommade obtenue; Au cour de chaque sortie comme
étant assis dans sa demeure, en peut devenir à volonté en y songeant seulement ,tantôt très clair,
comme un poulh ou tantôt très noir comme un haoussa ou un ouolof, l'érudit, El hadji Oumar Tall qui
prenait, à volonté; tour à tour ces teints, a séjourné à la cour de Sokoto ou il a cu connaissant de cette
recette qui n'était pas connue du commun de l'homme a qui le souverain Haoussa voulait paraitre
comme étant une créature d'une essence supérieure, presque surnaturelle.
CORTE 55

~ Pulvériser ensemble un gui de ndabakoumba (Bambara. Detarium senegalense), une glu


trouvée dans le sol exactement sous le dit gui, un petit paquet des fibres détachées d'une racine qui
avoisine la glu, un peu des feuilles de la plante, faire sécher, piler à nouveau et tamiser. Avec le
tranchant de la main, partager la poudre en deux parties. la première partie, celle qui se trouve du
coté de la paume; est le Corte, la deuxième, celle qui se trouve du coté de revers de la main, en est
l'antidote, ajouter à la première partie, autrement dit au Corte, du venin de serpent cracheur des dars
d'abeilles, la tête d'une rainette verte, des aiguillons de scorpion, la sève de allotropies procera, celle de
kotoro puis transformer le tout en poudre fine. Introduire un peu de celle-ci sous l'ongle et la projeter
sur le corps de la personne qu'on veut nuire, ou en introduire dans sa boisson. Cette personne tombe
aussitôt malade et peut en mourir. Pour opérer, l'operateur se place entre sa victime et la direction du
vent, le mal est caractérisé par un gros abcès sur un point du corps ou par l'enflure du ventre.
Antidote: humecter la deuxième partie, celle qui se trouve du coté du revers de la main, d'un peu
d'eau et se servir de la pâte obtenue pour enduire le corps de l'ensorcelé, si celui-ci a absorbé le Corte
dans sa boisson, il boit une eau dans laquelle est dissous l'antidote. Mais il existe plusieurs antidotes
variés, voici quelques uns de ces antidotes.
~ Carboniser à sec dans un canari, ensemble des fruits de mboureké (Bambara. Gardenia
triacantha), des cheveux ramassés au hasard, des os récoltes sur des vieux murs. Broyer finement le
produit obtenu. Pétrir la poudre d'huile de carapa procera ; enduire le mal de la pommade obtenue.
Faire usage de ce médicament pour soigner et guérir le genre de Corte dit askolo.
~ Faire bouillir longuement un paquet feuillu composé des rameaux de ndogue (Bambara,
Ximenia americana) et de dahen (Bambara. Anona senegalensis). Exposer le mal à l'abondante vapeur
qui se dégage de la décoction. D'habitude l'abcès s'ouvre aussitôt la fumigation effectuée. Après ce
premier soin, saupoudrer le mal d'une poudre noire obtenue en lamissi carbonisée. Précision que le
mot Allakamissi ou Allamissi désigne des insectes rouges écarlates, velouteux qui font leur apparition
aussitôt la première pluie de l'hivernage qui débute tombée. Faire surtout usage de ce médicament
pour combattre le genre de Corte dit kolo-rnousso. Deux à trois semaines de traitement.
~ Des fleurs de niabalcoumba (Bambara, Detarium senegalense), faire deux tas: introduire le
premier tas sur du charbon ardent dans un récipient puis exposer le mal à l'abondante fumée qui
dégage de celui-ci. Enduire le mal du deuxième tas pétri de beurre de karité. Faire surtout usage de ce
médicament pour soigner le Corte dit kolo-ké. Quinze jours de traitement.
~ Carboniser des pépins de zaba (Bambara. Apocynacées. landolphia florida) soustraits des
déjections humaines et trois ou quatre plumes de porc-épie. Saupoudrer le mal du produit obtenu.
Remède souverains

CORTE DIT KOLOKIE

~ Des fleurs de ndabakoumba (Bambara, Césalpiniées. Detarium senegalense), faire deux tas.
Introduire le premier tas dans un récipient sur du charbon ardent, puis exposer le mal à l'abondante
fumée qui se dégage de celui-ci ; enduire l'affection d'une portion du deuxième tas pétri de beurre de
karité, quinze jours de traitement. Utiliser surtout ce médicament pour combattre le genre de Corte
dit kolokié.

CONSERVER SES YEUX EN BON ETAT (POUR) 1

~ Ecraser très finement ensemble un morceau de kalé (Bambara. Sulfure d'antimoine) et un ou


deux globes de l'œil de corbeau d'Afrique. Quotidiennement, enduire les muqueuses des paupières du
produit obtenu. la médication préserve des maux d'yeux, de cataracte et par suite de la cécité. A la
place du globe de l'œil de corbeau, on peut utiliser celui du hérisson ou un morceau de foie d'hyène.

CONJONCTIVITE

~ Décortiquer des graines de fideli (Haoussa. Cassia abus) légèrement chauffées. Ecraser
finement le produit obtenu. Introduire un peu cle celui-ci clans l'œil sur le globe.
56

- Faire bouillir longuement un gros paquet fait des rameaux feuillus de ndôgué (Bambara.
Ximenia americana). Laver la figure, en ouvrant bien les yeux, dans la décoction, faire surtout usage de
ce médicament contre le mal d'yeux caractérisé par des larmoiements. Ce même médicament combat
la cataracte.
- Etaler sur une pierre relativement plate le contenu d'un œuf frais de poule, frotter dans
l'organe de la vue, sur le globe de l'œil, la matière pâteuse obtenue.
Se pencher (fumigation) au-dessus d'un tesson de canari convenant du charbon ardent et un
chiffon, faire surtout usage de ce médicament pour soigner surement le mal de globe de l'œil.
Laver, en ouvrant bien les yeux, la figure dans une décoction des rameaux feuillus de ntomi
(Bambara. Tamarindus indica).
Nettoyer l'organe malade dans une décoction d'écorces de sagouan (Bridelia micrantha). Faire
surtout usage de ce médicament contre le trachome.
- Laver les yeux dans une décoction de gui de mbala- mbala-(Bambara. Sécurinega
microcarpa). Une semaine au plus de traitement.
-D'un diala (Bambara. Khaya senegalensis), détacher deux plaques d'écores l'une à l'est de
l'autre, les faire bouillir. Répartir la décoction en deux portions, se pencher (fumigation), les yeux bien
ouverts, au dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de la première part, laver la tête, ayant les yeux
bien ouverts, dans la deuxième portion devenue froide. Une semaine de traitement.
- Quotidiennement, nettoyer le mal dans une décoction de tendres feuilles de sounsoun
(Bambara. Diospyros mespiliformis). Une semaine de traitement.
- Nettoyer fréquemment, le mal dans une décoction d'écorces de sagou an (Bambara. Bridelia
micrantha). Bon médicament.
- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de toro (Bambara. Ficus gnaphalocarpa).
Laver la figure, en ouvrant bien les yeux, dans la décoction, sept à quinze jours. De traitement.
- Faire séjourner dans l'eau des feuilles triturées de mbëgouba (Bambara. Lannea microcarpa)
laver quotidiennement la figure dans le liquide filtré, Bon médicament.
- Enduire les paupières d'un liquide extrait d'un très vieux néré (Bambara. Parkia biglobosa).
Instiller sur le globe de l'œil malade un peu du liquide. Moins d'une semaine de traitement.
- Faire bouillir une ou deux poignées le niamadagani (Bambara de Bougouni. Polygala
arenaria). Laisser tomber goutte à goutte dans l'œil malade la décoction obtenue. Faire surtout usage
de ce médicament pour soigner sûrement le trachome. Remède souverain.
- Sur une pierre plate, dans le contenu d'un œuf frais de poule, frotter longuement un morceau
de cuivre jaune (Dagna ou denyé en dialecte Bambara). Introduire dans l'œil malade un peu de la
matière pâteuse obtenue. Opérer à chaque heure durant toute la journée. Le soigné ne doit pas sortir
de la case qu'âpres le coucher du soleil. Un jour de traitement.
- La nuit, avant d'aller au lit, instiller dans l'organe malade une décoction de gui de balanzan
(Bambara. Faidherbia albida). A défaut de gui, utiliser la racine de cette plante.
- Ecraser très finement ensemble un morceau de sulfure d'antimoine et un ou deux globes
d'œil de corbeau d'Afrique, quotidiennement, enduire les muqueuses des paupières du produit obtenu.
L'utilisation de ce médicament, sans être malade, préserve des maux d'yeux, de cataracte et par suite
de la cécité. A la place du globe de l'œil de corbeau, faire usage de celui du hérisson ou du foie de
l'hyène pour obtenir le même résultat.
- Etendre sur une pierre plate un peu d'eau, frotter dans celle-ci, sur la pierre un morceau de
gui de finza (Bambara. Blighia sapida). Introduire dans l'organe malade la matière pâteuse obtenue.
Bon médicament. A la place du gui de finza, on peut utiliser une racine de gaouta-koura (Haoussa.
Solanum) pour obtenir le même résultat.
- Laver quotidiennement le mal dans une décoction des tiges feuillues à~ kafi mal am
(Haoussa. Evolvulus alsinoïdes).
- Mettre dans suffisamment d'eau des vertes feuilles grossièrement concassées de kailakouma
kannashikiya (Haoussa. Indigofera astragalina) ; remuer le liquide avec la main, le laisser reposer
avant d'y nettoyer les yeux malades. Excellent médicament combattant surcment la conjonctivite la
plus sévère et la plus rebelle.
- Laver la figure, en ouvrant bien les yeux, clans une décoction des rameaux feuillus de
bénédiction (Bambara. Hyptis spicigcr.i). A la place debenediction, 011 peut Iairc usage des rameaux
feuillus de narnaro (Kassonkc de Mamassira, Cercle de Kayes, Arrondissement cle Ségala. Bauhinia
rufescens) dont on utilise la décoction froide.
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~ Se pencher (fumigation) au dessus d'une décoction des feuilles de bénéfindion (Bambara.


Hyptis spicigera) et des fleurs de kiékala (Bambara. Cymbopogon giganteus). Laver la tête et la figure
dans une portion de la décoction mise de côté, Bon médicament.
~ Nettoyer les yeux dans une décoction de gui de néré (Bambara. Parkia biglobosa). Bien
écarter les paupières au cours de chaque opération afin que la décoction humecte les globes de l'œil.
Très bon médicament guérissant aussi la cataracte.
~ Faire bouillir longuement ensemble des racines nettoyées, hachées de ndôguë (Bambara.
Ximenia americana) et celles de ouôlô (Bambara. Indifféremment Terminalia macroptera ou terminalia
avicennioïdes). Se laver la figure dans la décoction en faisant entrer celle-ci dans les yeux malades, s'y
baigner également la tête.
~ Nettoyer les yeux, quotidiennement, dans une décoction de tendres feuilles de sî (Bambara.
Butyrosperum parkii). Après ce nettoyage, introduire dans l'organe de vue une matière pâteuse
obtenue en frottant longuement, dans un peu d'eau, sur une pierre plate, un morceau de gui d'alale
(Haoussa. Blighia Sapida). Très bon médicament guérissant sûrement les maux d'yeux, les plus
sévères et les plus rebelles.
~ Nettoyer légèrement des racines de kôdoudou (bambara de Bougouni. Voacanga africana)
avant de les hacher et concasser. Introduire le produit obtenu dans un récipient contenant de l'eau ou
il reste au moins une nuit. Le jour suivant, le matin, laver les yeux dans une certaine quantité de
liquide prélevé du contenu du récipient, répéter ce nettoyage plusieurs fois dans la journée. Deux à
trois jours au plus de traitement.
~ Introduire dans chaque œil quelques gouttes de sève de madobia ou guenou (Haoussa et
Bambara. Pterocarpus erinaceus). Fait horriblement mal, mais guérit surement les maux yeux les plus
sévères et les plus rebelles.
~ Introduire quotidiennement, au moins une semaine durant, dans chaque œil, une petite
pincée d'une poudre fine composée des graines de niamabou (Bambara. Aframomum melegueta), d'un
petit morceau écrasé de nguélékou (Bambara plomb), de jahafarana (Arabe, Bixa orellana), de
bénëfounti (Bambara. Eugenia caryophyllata). Au cours du traitement éviter de voir le soleil. Faire
surtout usage de ce remède lorsque le malade a le globe de l'œil très rouge.
~ Chauffer fortement sous une cendre chaude une racine nettoyée de baro (Bambara.
Sarcocephalus esculentus), la tordre pour y extraire un liquide qui tombe dans une cosse d'arachide.
Introduire le liquide tiède dans l'organe malade. Soigne la plaie que peut porter le globe de l'œil, fait
disparaitre de celui-ci du sang ou la tache blanche. Très bon médicament à expérimenter.
~ Le matin, se débarbouiller, ayant les yeux ouverts dans une eau contenant des feuilles vertes
concassées d'idozakara (Haoussa. Abrus precatorius) ou bien, enduire les muqueuses des paupières
d'un produit obtenu en écrasant finement des vertes feuilles d'idozakara et un morceau de sulfure
d'antimoine.
~ Instiller dans l'œil malade du lait frais contenant délayé un morceau de bakanga (Bambara.
os de seiche) finement écrasé.
~Quotidiennement, à raison de trois fois (matin, midi, nuit en allant au lit), laver les yeux dans
une décoction froide des capsules vides sèches de cotonnier. Une semaine, au plus de traitement.
~ Laver les yeux dans une décoction des tiges de nyèdirni-siôni (Bambara de bénè-Nkyla. Non
déterminé). La médication fait horriblement mal, mais guérit celui-ci en un jour de traitement. Faire
surtout usage de ce médicament pour traiter le trachome qu'il guérit sûrement.
~Enduire la muqueuse des paupières d'une cervelle fraiche de mouton.
~ Faire bouillir un gui de sounsoum (Bambara. Ébénacées. Diospyros mespiliformis). A
longueur de la journée, au moins trois fois par jour, se laver la figure, ayant les yeux ouverts dans la
décoction. Introduire de celle-ci sur le globe de l'œil malade. Remède souverain.
~ Faire bouillir jusqu'à l'ébullition vingt à trente crottins de chameau et une assez large plaque
détachées d'un balazan (Bambara. Mimosées. Faidherbia albida). Descendre le récipient du foyer et
laisser refroidir son contenu. Chaque matin et chaque soir, avant d'aller au lit, nettoyer l'organe de la
vue dans une portion froide du liquide. Renouveler les crottins de chameau si le mal dure au-delà
d'une semaine.
~ Triturer, en y ajoutant un peu d'cau, des feuilles vertes du cotonnier, presser le produit
obtenu pour en extraire un liquide. Goutter de celui-ci clans l'Œil malade. La medication provoque une.
douleur cuisante, mais la guerison ne tarde pJS J intervenir.
58

- Introduire dans un flacon moyen contenant de l'eau une poudre provenant des deux globes
de l'œil de Kankan (bambara, corbeau) finement écrasé bien agiter le flacon, puis goutter de son
contenu dans l'organe malade. Trois jours au plus de traitement. Remède infaillible.
- Faire bouillir ensemble des racines de mbala-rnbala (Bambara. Euphorbiacées securinega
microcarpa) et de béré (Bambara. Capparidacées. Boscia senegalensis). Nettoyer le mal dans la
décoction obtenue. Une semaine au plus de traitement.
- Enduire la muqueuse des paupières d'un mélange de fiel de bounou (Bambara. Gros canard
sauvage) et de celui de porc-épie. Une semaine de traitement.
- Utiliser, en procédant comme ci-dessus, un morceau pilé d'alumpetri de cervelle d'un
poussin. Faire surtout usage de ce médicament lorsque le globe de l'œil malade est très rouge.
Lorsqu'on voit flou, expérimenter l'une ou l'autre de ces deux dernières recettes pour voir
distinctement les objets.
- Pour se préserver de maux d'yeux, débarrasser un fruit mûr de koro-ngoy (Bambara.
Opiliacées. Opilia amentacea) de sa toute première peau mince avant de l'avaler. Autant de fruits
avalés autant d'années en passe sans avoir des maux d'yeux.

CONJONCTIVITE INFANTILE

- Laver, en faisant pénétrer le liquide dans les yeux, la figure de l'enfant dans une décoction
obtenue en faisant bouillir un paquet feuillu de ouôlô-ouôlô gouema (Bambara de Bougouni. Cassia
mimosaïdes). Opérer le matin et le soir. Remède souverain à expérimenter.
- Concasser des feuilles vertes, d'yriniboulou (Bambara. Moringa Pterygosperma). Presser
pour recueillir le liquide dans la moitié d'une cosse d'arachide et l'introduire dans les yeux de l'enfant.
Huit jours, au grand maximum de traitement.

CONSTIPATION

- D'un produit composé de 27 grammes d'amandes de gowro et 73 grammes d'une poudre fine
d'écorces de gonda-dasi, de farine de blé ou de petit mil, (dose pour adule dans le cas de constipation
rebelle) ou 0,80 gramme (dose ordinaire pour enfant) qu'on absorbe à jeun dans une eau tiède
acidulée, dans du lait caillé, dans du thé ou dans tout autre breuvage, en particulier dans celui dit
kookoo en dialecte Haoussa ou moni en idiome bambara. Purgatif énergique dont on arrête l'effet en se
lavant dans une eau froide ou en avalant une cuillerée à soupe d'huile de palme. Quand on est pressé,
croquer et avaler un certain nombre d'amandes d'arachides et 2, 3, 4, S, 6, 7, 8, 9 ou 10 pépins de gowro,
puis le boire dessus une eau tiède pour être énergiquement purgé. Le gowro étant très toxique, il est
vivement recommandé de ne jamais dépasser la dose de trois pépins qu'on absorbe dans une pâte
d'arachides torréfiées, écrasés puis boire dessus une eau tiède. La dose de 4, S, 6, 7,8,9 ou 10 graines
est tout à fait exceptionnelle à laquelle on a recours qu'en cas de constipation rebelle. Précisons en
disant que le gowro (mot yorouba) désigne les graines d'une plante du même nom que nous croyons a
partir à la famille des euphorbiacées, du genre croton, de l'espèce amabilis. On le rencontre au igeria,
dans la région de Lagos.
- Nettoyer superficiellement une ou plusieurs racines de fertanilafoura (Bambara de Bougouni.
Anthocleista kertingii) avant de les racler jusqu'au bois. Pulvériser la raclure obtenue, la faire sécher
jusqu'au soleil puis la piler à nouveau et tamiser. Ajouter au produit obtenu une case de guêpe
maçonne, du sel gemme, du nganifing, quelques gousses rouge de piment pi.is transformer le tout en
poudre fine. Pétrir d'eau le produit obtenu, Diviser la pate en plusieurs morceaux en donnant à chacun
de ceux-ci une forme ovale, puis faire sécher, enfin le tout au soleil. Chaque morceau porte alors e nom
de monson. Désireux se purger, absorber dans une eau tiède un monson écrasé. Purge énergiquement.
Pour arrêter l'effet purgatif, boire une eau contenant concassées des feuilles de narnanifing (Bambara
de Bougouni. Ceratotheca sesamoïdes). Faire encore usage de ce dernier médicament pour combattre
des maux de ventre severes et rebelles.
- Confectionner un paquet en buchcttcs de racine de Iallé (HJ()USS~l, lawsonia alba).
Introduire le paquet dans un recipient contenant de l'cau et une boule de gousses de tamarin
décortiquées. Le matin, à jeun, boire de la macération, ce médicament appelé encore, en haoussa, ~ lala
yaya purge énergiquement, manger pour arrêter l'effet purgatif.
59

- Le matin, à jeun, boire une décoction des tiges feuillues de donotlou (Bambara. gloriosa
simplex). Fait rendre, purge.
- D'une décoction obtenue en faisant bouillir des feuilles de baro (bambara. Sarcocephalus
esculentus). Faire trois parts: se pencher (fumigation) au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage
de la première portion restée dans le pot sur le résidu. Bain dans la deuxième part, boire la troisième
portion. La médication Iaxaxif
- Boire une décoction des fruits de ko-sirani (Bambara de Sanankoroba, non déterminé faute
d'échantillon). Effet souhaité instantané.
- Absorber dans une nourriture une poudre obtenue en broyant finement des racines de
soulafinzan (Bamabra. Trichilia emetica).
- Boire du lait frais contenant dissoute une poudre d'écorces de ntouonadiouni (Bambara de
Kéléyadougou. Non déterminé faute d'échantillon). Préparer le médicament la veille pour l'absorber le
jour suivant, à jeun.
- Absorber dissoute dans du lait frais une racine pilée de wara-tiga (Bambara de
kéléyadougou, Trichilia ametica).
- Transformer en poudre très fine des racines de baro ou bari (Bambara. Sarcocephalus
esculentus). Absorber à jeun, dans une eau tiède une bonne cuillère à soupe du produit obtenu.
Purgatif énergique. Pour arrêter l'effet purgatif, si cela durait au delà de la normale, absorber une eau
contenant du petit mil sommairement écrasé.
- Débarrasser de sa toute première couche l'écorce de niama-mousso (Bambara. Bauhinia
Thoningii). Détacher les fibres qu'on pulvérisé dans un mortier profond. Introduire le produit obtenu
dans une macération des gousses décortiquées de tamarin et des rhizomes concassés de dougoukoro
niamakou (Bambara. zingiber officinale). Le matin du jour suivant, agiter fortement la dite macération
avant de la filtre et boire à jeun. Purge et préserve pour longtemps de la constipation.
- A jeun, boire une décoction des rameaux feuillus de café-sina ou tonakololé-moussoma
(Bambara de Gana Nord du cercle de Sikasso. Non déterminé) et d'une boule de gousses de tamarin
décortiquées.
- Mâcher en avalant le jus une racine de baro (Bambara. Sarcocephalus esculentus). Bon
purgatif.
- Absorber dans du lait caillé une bonne cuillérée à soupe des fleurs sèches pilées de sindian
(Bambara. Gassia siéberiana). Purgatif énergique nettoyant l'appareil digestif. Faire surtout usage de
ce médicament pour combattre la constipation due à l'ictère ou au palu.
- Dans une macération salée, légèrement chauffée des gousses décortiquées de tamarin,
absorber 8,5 grammes des feuilles pilées de nitoundéssougouda (Mossi de Yatinga. Cassia obovata).
Bon purgatif.
- Dans un quart de litre de lait frais bouilli, absorber 8,5 grammes des feuilles pilées de filasko
(Haoussa. Cassia obovata). Purgatif énergique
- Introduire dans de l'eau une boule de gousses de tamarin décortiquée. Le matin, du jour
suivant, écraser sous la paume de la main droite les dites gousses de tamarin. Débarrasser le liquide
des résidus avant d'y ajouter 8,5 grammes de feuilles pilées de falaguey (Peulh. Cassia obovata) et du
sel gemme finement écrasé. Faire bouillir un petit moment mixture. Absorber celle -ci devenue tiède
pour être purgé aussitôt.
- Le soir, faire bouillir longuement des rameaux feuillus de dimbolé (Soninké de Dyombougou.
Non déterminé). Le jour suivant. Au matin. Boire suffisamment à jeun de la décoction froide filtrée.
- Le soir, jeter dans une eau contenant déjà des gousses décortiquées de tamarin une certaine
quantité des feuilles vertes concassées de koribouo (bambara. Cassia absus). Le matin du jour suivant,
étant à jeun, boire du liquide agité et filtrée. Bon purgatif.
Introduire dans un récipient d'eau de tendres feuilles de binidazougou (Haoussa. Jatropha
curcas) et des feuilles d'idozakara (Haoussa. Abrus precatorius) concassées, un morceau de kan-wan.
Laisser passer la nuit. Le jour suivant, de très bon matin, remuer le liquide qu'on filtre avant de le
. boire. Dans la composition du médicament il doit y avoir plus de binidasougou que d'idozakara.
Arrêter l'effet purgatif en buvant de l'eau ordinaire et en se baignant.
- Faire bouillir longuement ensemble des racines de Icrctadcba (Bambara. Anthoclcista
kcrstingii) et des tranches de citrons non jaunes. r\b~orbcr à.jeun la décoction Froide. Arrêter l'effet
purgatif en prenant du sari (breLl\'agc) bit de gruau de gros mil.
60

- Faire bouillir ensemble une poignée de ndoubakoun (Bambara. Polygala arenaria) et un peu
de gousses décortiquées de tamarin. Le matin, boire à jeu, la décoction froide. Purge aussitôt et
abondamment. Arrêter l'effet purgatif en prenant du sari fait de gruau de gros mil grossièrement
écrasé sur une moule et en buvant aussi une eau provenant du lavage du gros mil légèrement
décortiqué.
- Boire de l'eau filtrée dans laquelle ont séjourné au moins trois heure durant des tendres
feuilles de mandé-sounsoun (Bambara. Anona senegalensis), des clous de sana (Bambara. Daniellia
oliveri), des feuilles non ouvertes de niana (Bambara. Bauhinia reticulata), pulvérisés ensemble.
- Prendre (boisson) du lait frais bouilli salé.
- Prendre (boisson) une décoction des feuilles de sanagoué ou mousse-sana (Bambara.
Ostryoderri chevalieri). Faire surtout usage de se médicament pour purger un enfant constipé.
- Boire une décoction sucrée des feuilles de kô-taba (Bambara. Cassia alata).
- Envelopper dans des larges feuilles une certaine quantité des feuilles de kô-taba, chauffer
fortement le paquet contenant en outre deux gousses de piment et du sel écrasé. Déballer les feuilles
cuites, les mâcher et les avaler. Bon purgatif.
- Faire sécher au soleil des fleurs de kô-taba (Bambara. cassia alata), transformer en poudre en
y ajoutant du sucre en quantité suffisante, mais sans que cela soit de trop. A trois jours d'intervalle,
prendre trois fois dans une eau tiède 5,25 grammes de la poudre obtenue. Laxaxif et régularise les
selles.
Dans une proportion décroissante, réunir les éléments suivants: fleurs ou fruits de kô-taba,
racine hachée de koro ou nguro (Bambara. Cissus populnea) maïs grillé, niamakou (Bambara.
Aframomun meleguetta), gousses de piment, réduire en poudre, séparément, ces divers éléments,
mélanger toutes les poudres obtenues en les brassant énergiquement. Ajouter au produit une quantité
suffisante de sucre ou de miel, puis brasser encore fortement. Chaque matin, prendre dans une eau
tiède ou même dans le thé ou le café une bonne pincée du mélange. On peut encore l'absorber dans un
breuvage (sari, moni). Ce médicament ne purge pas, mais constitue un puissant laxatif. Il redresse, en
outre, en lui rendant toute sa vigueur le membre viril flasque.
Faire bouillir assez longuement un assez gros paquet des rameaux de bambafing (bambara.
Canthium Schimperianum) le matin, boire un verre ordinaire de la décoction. Purge et combat aussi le
paludisme.
- Absorber dans du lait frais des feuilles vertes broyées de cotonnier. Effet souhaité
presqu'instantané.
- Le matin, à jeun, boire un bon verre de bière dans laquelle des racinés concassées d'un
papayer ont passé la nuit précédente. Bon purgatif à utiliser aussi contre l'ictère.
- D'un ouvrage dû à la plume d'un homme de couleur, nous relevons le passage suivant: la
constipation n'est pas une maladie, mais la conséquence d'un manque d'hygiène du à la paresse et à
l'ignorance; Aussi pour prévenir la constipation, il suffit de suivre quelques principes d'hygiène
absolument nécessaires à la santé physique et même morale. Dés le réveil, aller sur le pot qu'on ait ou
non l'envie, celle-ci viendra par le site. Sur le vase, se frotter l'abdomen avec les sains pour faciliter la
descente et la sortie des matières: au besoin se servir d'une huile quelconque, manger des mets laxatifs
(gombo, pourpier, farine de manioc). Boire des boissons rafraichissantes, lait glacé, eau de coco,
limonade, orangeade. Prendre assez souvent le soir un thé de sept feuilles de cassia alata. Ce thé non
seulement est laxatif mais encore dépuratif, désinfecte l'estomac et les intestins; faire une heure ou
deux de marche au grand air chaque jour. Prendre, une fois par mois un lavement d'eau bouillie.
L'homme disait un savant hygiéniste russe, est fait pour vivre 200 ans en moyenne, mais la
constipation provenant de son incurie et de son ignorance, ramène sa vie à la moyenne de trente ans.
En effet, on remplit un tuyau par en haut et on néglige de l'ouv.ir en bas, la machine doit forcement
sauter ou se gâter. Avis aux boutiquiers et aux fonctionnaires des administrations publiques car la
constipation rend grincheux et le public s'en aperçoit.
- Quotidiennement, le matin, à jeun, boire une infusion d'une bonne poignée d'un produit
composé des feuilles de yarabali et du thé. Dans le mélange il doit y avoir trois fois plus des feuilles de
yarabali que celle de thé; autrement dit si le poids total du produit à infuser est de 4 grammes, il y
aura 3 grammes de yarubali ct l gramme de thé. laxaxif, preserve du paludisme.
- Le soir, faire bouillir longuement une bonne poignée (le clioutougouni (Bambara. Oxalidécs.
Biophyturn apodiscias). Le jour SLÜ\'Jnt,le matin à jeun, absorber une tasse de la décoction obtenue
refroidie. Purgatif énergique produisant un effet immédiat.
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Pour arrêter cet effet, absorber dans une eau du petit mil sommairement concassé.
- Ecraser finement des graines torréfiées de Kariba (Haoussa. Euphorbiacées. Groton
amabilis). Délayer dix grammes, au plus du produit dans du lait caillé et boire à jeun purge
énergiquement. Arrêter, à volonté, l'effet purgatif en se baignant dans une eau froide.
- Faire bouillir ensemble des graines de poivre de maniguette, des rameaux et racines de
soulafinzan (Bambara. Méliacées. Trichilia emetica). Filtrer le liquide qu'on garde dans une bouteille.
Chaque matin, à jeun, absorber le contenu d'un petit verre à thé, puis après chaque repas (diner,
souper) boire la même quantité du liquide. Laxaxif et préserve à jamais de la constipation.
- Absorber une décoction des feuilles de kôguira (Bambara. Alchornea cordifolia).Bon
purgatif.
- Dans une décoction des rameaux feuillus de congo-eira (Bambara. Sterculiacées. Sterculia
setigera) cuire du fonio grillé. Manger le mets assaisonné de tous les condiments habituels. On
peut encore cuire dans la même décoction dus gruau de mais ou de gros mil et absorber le
breuvage obtenu. Laxaxif.
- Boire une décoction des racines ou des écorces ou encore des feuilles de finza (Bambara.
Sapindacées. Blighia sapida). Bain dans une portion de la dite décoction. Bon purgatif.
- Manger la chair d'une papaye mure arrosée de vinaigre ou de jus de citron, ou bien encore du
sel gemme finement écrasé. Laxaxif.
- Faire bouillir longuement des feuilles de filasko (Haoussa. Césalpiniées. Cassia obovata), y
jeter un morceau de kan-kan (Haoussa. Carbonates alcalin impur). Boire à jeun, de très bon matin, la
décoction refroidie. Purge et fait uriner.
- Absorber, à jeun, une potion provenant d'une décoction de ndoubanikoun (Bambara.
Polygalacées. Polygala arenaria) et des gousses décortiquées de ntomi (Bambara. Césalpinées.
Tamarindus indica). Arrêter l'effet purgatif en mangeant de la farine du petit mil délayée dans l'eau.
- le soir, sous la paume de la main-écraser dans une calebasse des tendres feuilles vertes de
kô-taba (Bambara. Césalpinies. Cassia alata). Verser dessus environ vingt-cinq centilitres d'eau. le
matin du jour suivant, filtrer celle-ci avant de l'additionner d'assez jus de citron. Remuer le mélange
puis le boire à jeun. Effet escompté presqu'instantané.
- la veille, au soir, pulvériser ou concasser des tiges vertes feuillues de fideli (Haoussa.
Césalpiniées. Cassia absus). Jeter le produit obtenu dans une macération des gousses décortiquées de
tamarin, agiter énergiquement le mélange puis boire à jeun le liquide. Bon purgatif.
- Transformer séparément en poudre sèche les divers éléments suivants: fleurs de kô-taba
(Bambara. Césalpiniées. Cassia alata), clous de girofle (Français. Myrtacées. Eugenia caryophyllata),
poivre de Guinée (Français. Pipéracées. Piper guineense). Associer les produits obtenus dans des
proportions suivantes: 44 grammes de poudre des fleurs de cassia alata, autant de clous de girofle, et
12 grammes de poudre de piper guineense qu'on pile à nouveau, cette fois-ci ensemble affin de les lier
intimement. le soir faire fondre dans du miel liquide frais 8 grammes du mélange qu'on remue et
absorber le tout trois heures après le souper. Purge surabondamment dans les environs de cinq heures
du matin, sans qu'on sente la moindre manifestions de mal ventre.
- Faire bouillir des tiges feuillues de diofaga (Dioula. Papilionacées. Stylosanthes viscosa).
Boire à jeun de la décoction froide. Bon purgatif.

CIRCONCISION

- Exposer le membre opéré à abondante fumée qui dégage d'un trou contenant du charbon
allumé et une poignée des rameaux secs feuillus de daouda (Haoussa. Dicoma tomentosa).
Cicatrisation très rapide de la plaie. Remède infaillible.
- Saupoudrer la blessure d'une poudre fine provenant des écorces de sada (Haoussa Ximenia
americana). le médicament adhère fortement à la plaie et ne s'y détache qu'une fois la guérison
intervenue. Remède souverain.
- Apres l'opération, saupoudrer la blessure saignante d'une poudre sèche composée de bounini
(Haoussa. Matière poussiéreuse jaune qui recouvre l'épi du mil chandelle), d'excréments secs de zorno
(Haoussa. Lièvre), fruits secs de baga rom (Haoussa. Acacia scorpioïdcs), le tout finement écrasé et
tanisé. BOIl médicament dont on utilise également contre le chancre mou (dana) l'hémon-;lgie externe
des plaies anciennes.
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~ Ecraser finement, puis tamiser les produits suivant tiges vertes feuillues de kiassoua
(Haoussa. Pennisetum setosum). Ecorces des de gonda-dazi (Haoussa .Anona senegalensis),
excréments secs de zama (Haoussa. Lièvre). Aussitôt l'opération pratiquée. Répandre sur la blessure
qui cesse sur-Ie-champ de saigner, une bonne pincée de la poudre obtenue. Faire également usage de
ce médicament pour arrêter instantanément une hémorragie externe, pour soigner et guérir surement
un chancre mou (dana).
~ Couvrir la blessure qui saigne à flot d'une poudre sèche composées des excréments secs de
lièvre et une certaine quantité de gousse sèches pilées de bagana (Acacia scorpioïdes). Arrêt immédiat
de l'hémorragie.
Asperger la blessure qui saigne abondamment d'une demi-poignée d'une poudre sèche
provenant de ntori-gouan pilé. Arrêt immédiat de l'hémorragie. Précisons que le ntori-gouan est une
variété de gouan (Hibiscus esculentus) avec des gousses moins longues, mais trapues, rugueuses d'où
son nom, par comparaison avec la peau du crapaud, de ntorigouan,
Appliquer sur la blessure qui saigne abondamment une poudre sèche obtenue en pilant des
écorces d'adoua (Haoussa. Balanites aegyptiaca). Arrêt instantané de l'hémorragie.
~ Lorsqu'à la suite de l'opération, l'opéré, autrement dit le circoncis, saigne abondamment on
applique sur le mal des racines vertes concassées de ouoloké (Bambara. Terminalia avicennioïdes). A
la place des racines de ouôlôké, on peut faire usage de celles de ouôlô-rnousso ou ouôlôba pour obtenir
l'arrêt immédiat de l'hémorragie.
~ Saupoudrer la blessure d'une poudre sèche provenant des feuilles de fideli (Haoussa. Cassia
abus). Trois à cinq jours de traitement.

CHEPTEL (POUR RENDRE PROLIFIQUE SON)

~Quotidiennement, lier au son de mil qu'on destine au bétail plusieurs poignées d'une poudre
salée provenant de gui de néré (Bambara. Parkia bigloboa) finement broyé. Les bêtes ainsi entretenues
prospéreront très rapidement en mettant bas à chaque portée deux ou trois petits et ne s'arrêtent qu'à
un âge très avancé. Ce produit peut être utilisé ou expérimenté avec succès .Par un ménage sans
enfant. Dans ce cas, les deux conjoints l'absorbent, à titre de petit déjeuner dans la bouillie claire (sari)
du matin.
~ Egalement quotidiennement, donner à consommer à ses bêtes (vaches, brebis, chèvres,
juments sans négliger les mâles) du son légèrement humecté d'eau additionnée du sel gemme broyé et
du gui pilé de fougagnin (Bamba. Hexalobus monopetalanthus). A défaut de gui de fougagnin, faire
usage de celui de nbégou (Bambara. Lannea microcarpa). Favorise la fécondation, fait prospérer
rapidement le cheptel chaque bête donnant jour au moins à deux petits à chaque portée.

COLLAPSUS CARDIAQUE 1.

~ Brusquement le corps du sujet devient très froid, on dirait que la circulation du sang est
arrêtée, il perd l'usage de la parole la langue paraissant paralysée.
~ Faire bouillir longuement des racines de sô (Bambara. Indifféremment Isoberlinia doka ou
isoberlinia dalzielii) et de nbala-rnbala (Bamba. Securinega microcarpa). De la décoction obtenue,
faire deux parts inégales: se pencher (fumigation) au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de la
première, celle restée dans le récipient sur les résidus, à fin de suer surabondamment, boire la
deuxième portion devenue tiède. Quand on ne dispose pas à la fois les racines de deux plantes
susmentionnées .On fait seulement usage de celles de l'une ou de l'autre. Opérer quatorze fois en une
semaine de traitement.
~ Hacher en morceaux une racine transversale diala (Bambara. Khaya senegalensis) mise à nu
par les eaux des pluies et enjambée par les passants. Faire passer l'élément une nuit sur une terrasse
avant de le faire bouillir, le jour suivant longuement, faire de la décoction obtenue trois portions
inégales, se pencher (fumigation) au dessus de l'abondante \'apeur qui se dégage de la première part
restée dans le pot sur le residu, b.iin clans la seconde, boire une fois le contenu du creux de la main
droite et une fois de celui de la main gauche, de la tt'oisième portion. Durée de traitement
indéterminée.
COUP DE BEC DE L'OISEAU ENGOULEVENT 63
1

~ La version populaire veut que la blessure faite par un coup de bec donné par l'oiseau
engoulevent soit inévitablement mortelle.
~ Avaler un tiganikrouroudibi (Bambara de Kéléyadougou. Voandzeia subterranea très noir).
Remède souverain.

COURBATURE

~ D'une décoction des rameaux feuillus de koro-ngoy (Bambara. Opilia amentacea) faire deux
parts, s'exposer, couvert d'une épaisse couverture, à l'abondante vapeur qui se dégage de la première
portion restée dans le pot sur le second résidu, se baigner dans la deuxième part devenue tiède.
~ Faire bouillir longuement un gros paquet de tyégouanafinsigui (Bambara. non déterminé).
Répartir la décoction obtenue en deux portions: se pencher (fumigation) au-dessus de l'abondante
vapeur qui se dégage de la première part restée dans le pot sur le residu, se baigner dans la deuxième
part devenue tiède.
~ Utiliser (lotion, boisson) une décoction des rameaux feuillus de ndoguë (Bambara. Ximenia
americana).
~D'une décoction obtenue en faisant bouillir longuement des feuilles de kalakaridyé (Bambara
de kéléyadougou. Heeria insignis) et de kolokolo (Bambara. Aftormosia laxiflora), faire deux
portions: s'exposer (fumigation à la l'abondant vapeur qui se dégage de la première part restée dans le
pot sur le résidu, bain dans la seconde portion devenue tiède. Opérer dix fois en cinq jours de
traitement.
~ Faire bouillir un assez gros paquet fait des rameaux feuillus de kilé (Soninké de
Dyombougou. Mitragyna inermis) bain dans la décoction des écores de la même plantes.
~Bain dans une décoction des rameaux feuillus de mbouréké (Bambara. Gardenia triacantha),
massage du corps, des articulations avec une poignée de rameaux chauds. Opérer trois fois en trois
jours de traitement.
~ Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de diombo (Kassonké de Mamassita, Cercle
de Kayes, non déterminé). Bain dans la décoction obtenue, masser les articulations avec une certaine
quantité de rameaux chauds. Rend le corps très dispos.
~ D'un assez gros paquet feuillu fait des rameaux de danyégué (Nom bambara d'une plante
rare donné par Adama TRAORE, ancien menuiserie, faisant actuellement des études coraniques. Non
déterminé), faire trois paquets moyens. Quotidiennement, faire bouillir longuement un paquet et se
baigner dans la décoction devenue tiède, boire une cuillerée à soupe de la dite décoction. Combat des
douleurs articulaires et rend rapidement le corps très dispos.
~ D'une décoction des rameaux feuillus de koro-ngoy (Bambara. Opilia amentacea), faire trois
parts: s'exposer (fumigation), couvert d'une épaisse couverture, à l'abondante vapeur qui se dégage de
la première portion restée dans le pot sur le résidu, bain dans la seconde part devenue tiède, boire la
ème
3 part. Répéter l'opération le plus fréquemment possible pour rester alerte toute sa vie.
~ Utiliser (bain, lotion) une décoction des rameaux feuillus de mbégouba (Bambara. Lannea
macrocarpa). Excellent médicament combattant et guérissant sûrement la courbature la plus
accentuée, le malaise le plus persistant.
~ Faire bouillir longuement des écorces et des racines hachées de dioro (Bambara. Securidaca
longipedunculata). Bain dans le liquide tiède après avoir enduit le corps de beurre de karité. Opérer le
matin avant le lever du soleil et le soir après le coucher de celui-ci. Cela dure deux jours. Le 3ème jour,
faire d'abord une fumigation avant de se laver duns le liquide devenu tiède. Renouveler les éléments et
continuer le traitement trois fois jours encore pour être complètement dispos.
~ Se pencher (fumigation) au-dessus d'un récipient contenant une décoction en ébullition des
rameaux feuillus de lingué (Bambara. Afzelia africana). Se masser, après le bain, dans une portion du
liquide tiède, avec un paquet chaud retiré du canari contenant ladite décoction. Faire surtout usage de
ce médicament contre le mougou (entorse, foulure, même déboîtement).
~ Utiliser (bain, boisson) unc décoction des rameaux feuillus de gUélllOLl (Bambara.
Ptcrocarpus crinaccus) et de k.il.ikari (Bambara. Hymcnoc.irdia acida).
64

- Sous le gras de la main, contre la paroi d'une calebasse neuve contenant de l'eau, écraser des
tiges feuillues de patates. Bain dans le liquide, en boire; faire surtout usage de ce médicament pour
soigner le genre de malaise désigné sous le non de dembalé (dialecte local de la province de
Yorobadougou, Cercle de Bougouni) qui a pour caractéristique les signes suivants: manque d'appétit,
douleurs articulaires, courbature très accentuée.
-Faire bouillir ensemble des feuilles de mantaba (Bambara de Gana nord du cercle de Sikasso.
] atropha curcas) de sampéré yri (Bambara.] atropha gossypifolia), de ngolokogoiyé (Bambara du Gana
nord du cercle de Sikasso. Argemone mexicana), de soumakala (Bambara. Cassia occidentalis), de
soubagabanan (Bambara. Ricinus communis) Se pencher (fumigation) au dessus du récipient
contenant la décoction en ébullition pour suer surabondamment; bain dans une portion froide de la
décoction. Répéter trois ou quatre fois l'opération pour être guéri. Faire bouillir le premier jour,
réchauffer légèrement les jours suivants la décoction provenant des divers éléments susmentionnés.
-Faire bouillir des très tendres feuilles d'un jeune lingué (Bambara. Afzelia africana) et celles
d'un fougagnin (Bambara. Hexalobus monopetalanthus). Bain dans le liquide tiède.
-Mettre sur la braise et se pencher, couvert d'une épaisse couverture, au dessus de la fumée qui
s'y dégage une certaine quantité de saga siéssiébin (Bambara. Non déterminé et des graines de coton
concassées. Rend très alerte.
-Bain dans une eau ayant contenu, un jour durant au moins, un gui concassé de koro
(Bambara. Vitex cuneata).
-Faire bouillir des feuilles de yaya (Bambara. costus afer) de brousse. Se pencher (fumigation)
couvert d'une épaisse couverture, au dessus de l'abondante vapeur qui se dégage de la décoction, bain,
dans une portion de celle-ci devenue tiède, en boire.
-Pulvériser ensemble sept racines et sept rameaux feuillus de kolokolo (bambara. Afrormosia
laxiflora). Introduire le produit obtenu dans un canari contenant de l'eau. Bain quotidien dans une
portion de celle-ci. Ne pas se mettre immédiatement près du feu après chaque séance de bain. Durée
de régime indéterminée).
-Se pencher (fumigation), couvert d'une épaisse couverture, au-dessus d'un récipient
contenant une décoction en ébullition des rameaux feuillus de toufing ou massa-bologoni-dë
(Bambara. Uvaria chamae). Bain dans une portion tiède de la décoction, en absorber. Une femme
enceinte doit s'abstenir de faire usage de ce médicament.
- Ici, le sujet se sont très faible, tellement faible qu'il ne peut faire aucun travail ni pour lui-
même, ni pour la famille. Tout son être est meurtri, ses articulations semblent être démises, il n'a le
gout d'aucune besogne. Pour redevenir alerte, pour reprendre courage, il doit se baigner dans une
décoction des rameaux feuillus de zéréniguié-diatiguifaga (Bambara. Ficus dekdekna) et en boire.
Sept à quinze jours de traitement.

CRAMPE (GARAN, ENTRAVE)

- La nuit, en allant au lit, le sujet est bien portant. Le matin du jour suivant, au réveil, il sent
ses nerfs se contracter douloureusement, ne peut se tenir d'aplomb, chancelle en marchant, on dirait
qu'on lui a mis une entrave aux pieds au cours de son sommeil d'où les différents noms: garan,
sougaran, sounégué donnés au mal en dialecte local du cercle de Bougouni.
- Concasser des feuilles vertes de kôrô-ngoy (Bambara. Opilia amentacea). Introduire le
produit dans un récipient, puis verser dessus de l'eau et du ségué-dyi très fort, concentré. Laver les
membres inférieurs dans le liquide, se maintenir debout pendant quelques instants dans le récipient
contenant celui-ci. Durée de traitement inc.éterminé.
- Pulvériser des feuilles vertes de nébôssi (Bambara de Gana Nord du Cercle de Sikasso. Opilia
amentacea). Introduire de l'eau additionnée de ségué-dyi très fort, concentré. Plonger les membres
atteints dans le liquide, les y maintenir suffisamment de temps, les masser jusqu'au genou à l'aide des
résidus retiré du fond de l'eau contenue dans la calebasse. Le quatrième jour après de début de la
médication, renouveler ib éléments. Les membres supérieurs peuvent subir le même sort que ceux dit
inférieurs. On les soigne alors en procedant comme ci-dessus.
-Assis sur un pilon, se baigner clans une décoction, de trois ou quatre paquets fuite des tiges
feuillues de zaba (Bambara. Landolphia Iloridu), boire de ladite décoction. Une semaine de traitement.
-Exposer le mal il l'abondante vapeur qui se dégage d'un récipient contenant une décoction en
ébullition de très jeunes tiges feuillues de zaba (Bambara. Landolphia florida)
65

-Faire bouillir longuement trois ou quatre paquets faits des rameaux feuillus de ndabakouma
(Bambara. Detarium senegalense). Transvaser le liquide en ébullition dans un récipient de forme
allongée permettant l'allonger la jambe malade au-dessus de l'abondante vapeur qui s'y dégage. Le
liquide une fois tiède, prendre un paquet chaud et s'en servir pour masser la partie malade du corps.
En procédant toujours ainsi, renouveler quatre à cinq l'opération pour être guéri.

DEMANGEAISON

~ Ecraser entre la paume de la main des feuilles vertes de garafouni (Haoussa. Momordica
balsamina). Ajouter au produit obtenu du savon puis malaxaxifr pour lier intimement. Se baigner dans
de l'eau froide en ce frottant le corps avec ce dernier produit.
~ Pétrir d'eau des écorces pilées de fari-rnore (Haoussa. Boscia angustifolia).Enduire le corps
de la pate obtenue
~ Bain dans une décoction de la liane faniouma (Bambara de Bamako. Non déterminé).
Remède infaillible.
~ Se baigner dans une décoction des rameaux feuillus de gnagnaka (Bambara. Combretun
Velutinam).
~ Faire bouillir des racines de ndabakoumba (Bambara. Detarium senegalense) et
suffisamment de beurre de karité. Recueillir le corps gras qui surnage le liquide. Bain dans une portion
de celui-ci, en boire, s'enduire le corps du corps gras ramassé sur le liquide. Faire surtout usage de ce
médicament pour soigner et guérir surement le mal spécial désigné, en dialecte bambara, sous le nom
de niama.
~ Une décoction des rameaux feuillus du citronnier, faire deux parts. Bain dans la première
portion, boire de la seconde.
~ Bain dans une décoction des racines de dioro (Bambara. Securidaca longipedunculata). Une
semaine, au plus, de traitement.
~ Faire bouillir ensemble des racines de toro-ngogné (Bambara. Ficus asperata), suffisamment
des tranches de citrons et du beurre de karité. Recueillir le corps gras qui surnage la décoction et le
garder dans une boîte à couvercle. Quotidiennement, se baigner dans une portion tiède de la décoction
puis s'enduire le corps devenu sec d'une portion du contenu de la boite.
Introduire dans un pot un tubercule haché en morceau de balemouon (Kassonké de
Mamassita, Cercle de Kayes. Non déterminé). Fermer hermétiquement le récipient et le maintenir
ainsi trois jours. A partir du quatrième jour, bain quotidien dans une portion du contenu du récipient.
Dix à quinze jours de traitement.
~ Faire bouillir des feuilles de Bêla (Peulh. non déterminé). Bain quotidien dans une portion de
la décoction obtenue, absorber un peu de celle-ci après chaque séance de bain. La racine pilée de cette
même plante est utilisé comme encens destiné à amener l'ai l'aisance dans la famille.

'-- __ D_E_M_B_A_L_E I.
~ Le sujet dort sans cesse, tout son être est meurtri ses nerfs se contractent de temps à l'autre,
doucereusement. Ses urines sont foncées. Maladie d'enfance.
~ Dans une calebasse contenant de l'eau, écraser, en les frottant contre la paroi du récipient,
des feuilles (limbe) vertes de gouin (Bambara de Bougouni. Pterocarpus eronaceus). Baigner le malade
dans le liquide gluant, lui en donner;" boire. Une semaine, au plus, de traitement. Remède souverain.

DENTITION

~ Une semaine durant, à raison de deux fois par jour, baigner l'enfant dans une décoction des
r:1mCè1UX feuillus de sanan-dougoumassigui (Bambara. Danicllia olivcri), l'abreuver d'une portion de
ladite décoction.
~ Utiliser (lotion, boisson) une décoction des ramG1UX feuillus de ndôgué (Bambara. Ximcni.i
americana). Une semaine de traitement.
~ Quotidiennement, baigner le sujet clans une décoction tiède de rnbala-rnbala (Bambara.
Securinega microcarpa), l'en abreuver. Bon médicament à expérimenter.
66

~A raison de deux fois par jours, laver l'enfant dans une eau contenant concassées des feuilles
vertes de kambélésabara (Bambara .Alternanthéra repens) et des gousses vides de nganifing (Bambara.
Xylopia aethiopica). Les dents apparaissent toutes à la fois sans que l'enfant en souffre.
~ Laver l'enfant à raison de deux fois par jour dans une décoction obtenue en faisant bouillir
des sanablô et une certaine quantité de woniguiéni (Bambara de Bougoula). Une semaine de
traitement.
~Piler une bonne poignée de guéro (Haoussa. Pennicillaria spicata) et une certaine quantité de
guéro sounsayé (Haoussa. Phyllanthus pentendrus). Pétrir le produit obtenu d'eau et servir de la pâte
pour frotter les gencives de l'enfant.

DIARRHEE ~

~ Pulvériser ensemble une ou deux bonnes poignées de très tendres feuilles de sounsoun
(Bambara. Diospyros méspiliformis) et un morceau de viande rouge. Cuire le produit dans l'huile
.Manger le mets. Remède souverain. Faire encore usage de ce médicament pour combattre la
dysenterie qu'il guérit surement.
~Boire du lait contenant dissoute la farine de pain de singe. Arrêt immédiat du mal.
~ Absorber dans du lait frais une racine broyée de koro (Bambara. Cissus populnea). On peut
encore transformer la même racine en poudre sèche qu'on absorbe également dans du lait frais.
~ Faire séjourner (une heure suffit) dans l'eau des fruits verts concassés de sounsoun
(Bambara. Diospyros mespiliformis). Boire le liquide filtré additionné de lait frais .Arrêt instantané du
mal.
~ Boire une décoction des rameaux feuillus de bouroukou-koundyé (Bambara de
Keléyadougou. Guiera senegalensis).
~ Absorber une macération des feuilles vertes concassées de mbouré-mousso (Bambara.
Gardenia erubescens). Arrêt immédiat du mal.
~Boire une décoction de tendres feuilles de gangoro~moussoma (Bambara. Strychnos spinosa).
Remède infaillible.
~ Absorber une décoction des rameaux feuillus de tiangara (Bambara. Combretum
glutinosum). On peut encore mâcher et avaler le jus des très tendres feuilles de la même plante.
Remède souverain. Faire surtout usage de ce médicament pour soigner une diarrhée dysentérique qu'il
guérit sûrement.
~ Faire bouillir longuement ensemble des racines de ndiribara (Bambara. Cochlospermum
tinctoriun), de mbala-rnbala (Bambara. Securinega microcarpa), de ouôlô-mousso (Bambara.
Terminalia macroptera). Boire quotidiennement de la décoction obtenue, bain facultatif dans une
portion de celle-ci. Remède souverain.
~Sous forme d'un frotte-dents, mâcher et avaler le jus, une buchette longue comme son propre
auriculaire en bois vert de kongo-sirani (Bambara. Sterculia setigera). Arrêt instantané du mal.
~ Prendre une décoction des écorces et des feuilles de korofogo (Bambara du Gana Nord du
cercle de Sikasso. Steroulia setigera). Faire surtout usage de ce très bon médicament pour combattre
surement une diarrhée infantile.
~ Manger un mets composé du fonio, d'une boule de soumbala, d'une pincée des racines pilées
de tlo-saba ou kononni-si (Bambara. Fadogia Agrestis) et de l'eau.
~Boire une décoction des feuilles de mangoro (Bambara. Mangifera indica).
~Prends une décoction de koungourouba (Bambara mitracarpus scaber).
~ Mâcher et avaler le jLS, une buchette sèche longue comme l'auriculaire en bois de mandé-
sounsoun (Bambara. Anona senegalensis).La même buchette, mais verte, est utilisée de la même façon
contre la dysenterie.
~ Le matin, boire une décoction des feuilles de ndôguë (Bambara. Ximenia arnericana)
contenant du beurre de karité. Utiliser surtout ce médicament pour soigner un enfant atteint du mal.
~ Prendre une décoction des rameaux feuillus de gnagnaka (Bambara. Combretun velutinum).
Utiliser egalement ce remède pour traiter un sujet jeune (enfant).
~ Absorber une bouteille claire de mil (sari) obtenue en delayantune farine de gros mil clans
une décoction des écorces Est et Ouest de ngoLlnan (Bambara. Pouportia Bicrrcu).
~Boire une eau filtrée contenant dissoutes dcs racines pulvérisées de raidoré (Haoussa. Cassia
occidentalis) additionnée de jus de citrons. Arrête diarrhée et vomissements.
67

- Faire séjourner plusieurs heures durant des gousses des baga na (Bambara. Acacia
Scorpioïodes) dans une eau filtrée et filtrer celle-ci avant de la donner à boire au malade. Faire
également usage de ce médicament pour soigner un enfant atteint du mal. Pour un enfant qui fait la
diarrhée et qui souffre également de prolapsus de rectum, on fait asseoir le sujet dans une décoction
des racines de ouôlôké (Bambara. Terminalia avicennioîdes) et on lui fait boire une portion de ladite
décoction.
- Pulvériser des feuilles de damaïgui (Haoussa. Chrozophora senegalensis), faire sécher au
soleil puis piler à nouveau et tamiser pour obtenir une poudre fine. Ajouter à une pâte de petit mil
(singuéré, en Bambara, goumba en Haoussa) qu'on délaye ensuite dans du lait caillé pour boire, une
bonne pincée de celle-ci, Arrêt immédiat de la diarrhée.
- Mâcher, et avaler le jus, des feuilles de cotonnier et une noix de kola. Effet merveilleux.
- Absorber une eau filtrée dans laquelle ont séjourné des racines pulvérisées de ndoriguéguë
ou kounissoro (Bambara. Borreria verticillata). Effet souhaité instantané.
- Ecraser dans de l'eau des feuilles vertes kariya (haoussa. Adénium Honghel). Boire le liquide
filtré et jeter le résidu. Prendre le médicament deux fois, le matin à jeun, et le soir, après la souper. Un
jour de traitement. Quand on ne dispose pas de cette plante, on mâche et on avale le jus, des tendres
feuilles de sounsoun (Bambara. Diospyros mespiliforrnis) pour obtenir le même résultat.
- Absorber dans du lait caillé un morceau d'alun finement broyé. Arrêt immédiat du mal.
- Boire une décoction des rameaux feuillus de dioulasoungalani (Bambara. Rubiacées. Feretia
canthiodes) .
- Réduire séparément en poudre fine des feuilles sèches de kouka (Haoussa. Bombacées.
Adansonia digitata) et une certaine quantité de dadawa-besso (Haoussa. Condiment préparé avec des
graines d'hibiscus sabdariffa). Mélanger, les deux éléments, puis en délayer dans de l'eau pour
absorber. Très bon médicament car on ne le prend qu'une (deux fois au grand maximum) pour arrêter
la diarrhée la plus sévère et la plus rebelle.
- Faire dans une décoction des racines de niffon (bambara. Anacardiacées. Spondia Monbin)
du fonio et absorber le breuvage. Effet souhaité instantané.
- Boire une décoction filtrée de datou (bambara) ou mâcher et avaler de ce condiment. Conjure
le mal sur-le-champ.
- Cuire dans une décoction des écorces légèrement raclées de wolo (bambara. Combrétacées.
Indifféremment. Terminalia macroptera ou terrinalia avicenniodes) du gruau de kénéké (bambara.
Graminées. Sorghum gambicum). Manger le mets qui arrête sur-le-champ la diarrhée la plus
persistante.
- Prendre (boisson) du lait frais contenant dissoutes des tendres feuilles pilées de ndomono
(bambara. Rhamnacée. Zizyphus mauritiaca). Effet souhaité instantané.
- Mâcher et avaler le jus des jeunes feuilles non écloses de niama (bambara. Césalpiniées.
Bauhinia reticulata). Conjure le mal sur-le-champ.
- Dans une décoction des racines de tsadar lamaroudou (haoussa. Anacardiacées. Spondia
Monbin) cuire du fonio grillé qu'on assaisonne de tous les condiments habituels à l'exception de la
graisse. Manger le mets obtenu. Combat la diarrhée la plus rebelle, autrement dite persistance.

DIARRHEE DITE KONO~WALAKI

- Faire bouillir une racine pulvérisée de karo (bambara. Cissus populnea). Boire du liquide
relativement chaud. Toutes les fois qu'on absorbe du médicament, boire dessus de l'eau filtréz
contenant dissoutes des écorces pilées de taro (bambara. Ficus gnaphalocarpa).
- Faire séjourner (une heure suffit) dans l'eau des fruits verts conssés de sounsoun (bambara.
Diospyros mespiliformis). Boire le liquide filtré additionné de lait frais. Arrêt instantané du mal.

DIARRHEE INFANTILE

- Boire suffisamment d'une décoction d'une ou deux lwignées de soulatin (bambara de


bougouni. Nondcrcrrniné faute d'échantillon). Remède souverain car on ne l'utilise qu'une ou trois
fois pour être guéri. .
- Absorber de l'eau contenant de très tendres feuilles de kounguié (bambara. Guicra
senegalensis). Conjure le mal sur-le-champ.
68

- Boire une décoction des racines de ndogué (bambara. Olacinées. Ximenia americana).
Conjure le mal sur-le-champ.
- Deux fois par jour, matin et soir, abreuver le sujet d'une décoction des feuilles de këlëkélé ou
forofite (bambara. Solanées. Capsoum annum ou capsicum frutescens).bain dans une portion de la
décoction. Un jour de traitement car l'enfant ne prend qu'une fois le médicament pour être guéri.
- Ici l'enfant est lavé. Ses celles sont jaunes, son corps devient très chaud. Il pleure et ne dort
pas. Pour remédier à cet état, baigner le petit malade dans les urines de sa propre mère. Trois nuits de
traitements.
- boire une décoction de gui de si (bambara. Sopotacées. Butyrospermes Parkili). Effet
souhaité presqu'instantané.
- Absorber une décoction des écorces et des feuilles de korofogo (bambara de ganadougou.
Sterculiacées. Sterculia setigera). Remède infaillible.
- Faire bouillir une ou deux bonnes poignée des feuilles soustraites d'un très jeune kounguié
(bambara. Combrétacées. Guiera senegalensis). Donner à boire l'enfant malade la décoction obtenue.
- Boire une décoction des tiges de feuilles de mboroblé (bambara. Amaranthus candatus). Bon
médicament arrêtant net la diarrhée. Faire surtout usage de cette drogue pour combattre une diarrhée
due à l'athrepsie.
-L e matin, boire une décoction des feuilles de dëgué (bambara. Olacinées. Kimenia
americana) contenant du beurre de karité.
-prendre (boisson) une décoction des feuilles de gnagnaka (bambara. Combrétacées.
Combretum velutinum) bon médicament.
- Absorber une décoction des racines de samatérèni (bambara. Combrétacées. Pteleopsis
suberosa). Effet souhaité instantané.
- Absorber une bouillie claire froide contenant du miel pur. Remède souverain.

- Avant de se coucher, boire d'une eau dans laquelle a séjourné une peau de poisson électrique
ou celle de manogodyé (bambara. Silure blanc). On peut encore carboniser la peau de l'un ou de l'autre
de ces poissons avant de la transformer en poudre fine. Gober de celle-ci en se couchant pour dormir.
Il convient de dire de ne pas abuser de manogodyé car son abus provoque la maladie du sommeil.
- Boire une décoction des feuilles de ngokou (bambara. Nymphasa lotus).
- D'une décoction d'écorces de balembo (bambara. Grossopteryx febrifuga), de dioun
(bambara. Mitragyna inermis. Faire trois parts: s'exposer (fumigation) à l'abondante vapeur qui se
dégage de la première portion restée dans le pet sur les résidus, se baigner dans la deuxième part:
boire la troisième portion. Provoque aussitôt un profond sommeil réparateur.
- Absorber dans un peu d'eau une toute petite pincée d'une poudre provenant d'un débi
(bambara. Engoulevent) carbonisé et finement broyé.
- Boire une décoction de dabadablé (bambara. Euphorbia hirta).
- D'une décoction des rameaux feuillus de mana (bambara. Lophira alata), faire deux parts
inégales: après fumigation, se baigner dans la première part, boire de la seconde.
- Aspirer l'odeur des feuilles vertes écrasées de gouan ou sansan (bambara. Mimosa asperata)
pour dormir sur-le-champ. On peut encore piler ensemble des feuilles vertesde ténéba (bambara.
Commelyna nudiflora) et de gaoussa ou sansan (bambara. Mimosa asperata). Envelopper le produit
obtenu dans un chiffon propre qu'on place sous l'oreiller, la tête posée dessus, pour domir
profondément.
- Etant couché pour dormir, priser, pour éternuer à plusieurs reprises une poudre fine obtenue
en broyant finement des fibres détachées de la racine de dioro (bambara. Securidaca
longipedunculata). Ces éternuements sont toujours suivis d'un profond sommeil réparateur.
- La nuit, en allant au lit, boire une bonne tasse d'une décoction des tiges feuillues de nzogné
(bambara. Leptadcnia lancifolia).
- Concasser grossièrement des tiges feuillues de gasayJ (Haoussa. Cynandropsis). Palccr le
produit obtenu sur la braise clans un tesson, de canari et aspirer la fumée qui s'y dégage l'our dormir
aussitôt.
69

1) Faire bouillir ensemble un paquet feuillu de chacune des plantes suivantes: néré (bambara. Paricia
biglobosa), sanan (bambara. Daniellia oliveri), kolokolo (bambara. Detarium senegalense) mbala-
mbala (Bambara. Anona senegalense), téréni (bambara. Pteleopsis suberosa), kalakari (bambara.
Diospyros mespiliformis), kalakari (bambara. Hymenocardia acida). la nuit, repartir la décoction
obtenue en trios parts inégales: s'exposer (fumigation), couvert d'une épaisse couverture à
l'abondante vapeur qui se dégage de la première portion restée dans le pot sur les résidus, bain dans la
seconde devenue tiède, boire de la troisième portion.
2) transformer en poudre les éléments suivants: un pied de bassakou ou oussiakadongaré (bambara.
Et haoussa. Stachytarpheta jamaicensis), fibres des racines de dioun (bambara. Mitragyna inermis)
quantité suffisante de graines de niamakou bambara. Afremomum melegueta). Faire sécher le produit
obtenu, le piler à nouveau puis tamiser pour obtenir une poudre fine. Pétrir longuement celle-ci de
beurre de karité et, facultativement, d'eau de Cologne. Après les soins indiqués à l, s'enduire le corps
de la pommade obtenue, puis se frotter énergiquement. Si les mains n'arrivent pas à toutes les parties
du corps, se faire aider par une autre personne. Deux à trois nuits de traitement.
- Placer sur la figure une poudre humectée d'eau des racines ou des tendres feuilles pilées de
forokofaraka (bambara.ipomoea repens).
- D'une décoction de sept pieds de diouroutou (bambara. Biophytum apodiscias), trois à
quatre morceaux de racines nettoyées de baro (bambara. Sarcocephalus esculentus) et assez gros
paquet feuillu du même baro, faire trois parts inégales: se pencher (fumigation) au-dessus de la
première portion en ébullition, bain dans la deuxième part devenue tiède, boire trois fois le contenu
du creux de la main droite, de la troisième portion. Opérer au crépuscule. Provoque un profond
sommeil réparateur.
- la pauvreté empêche de dormir la nuit. Pour réagir, prononcer dans le creux de la main
droite qui servira ensuite à caresser la figure de haut en bas, la formule magique suivante: bissimilsï,
ne ni dôkaksn, dô kafIissa ne yë, ne kaltiss« ni dô yë. On dort aussitôt ces paroles prononcées et le
geste exécuté.
- la nuit avant d'aller au lit, bain dans une décoction des rameaux feuillus de soubagabanan
(bambara. Euphorbiacées. Ricinus spp), boire une portion du liquide. Bon somnifère.
- Introduire dans un canari cassé, sur du charbon ardent, une bonne poignée de dioutougouni
concassé et se pencher (fumigation) couvert d'un pagne au-dessus du dit récipient afin d'aspirer un
bon moment la fumée qui s'y dégage. Provoque un sommeil profond.

DYINE (POUR ELOIGNER) 1\1


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-Pulvériser de l'ail et ces écorces ou des feuilles de bolokourouni (bambara. Cussonia


djalonensis). Répartir le produit obtenu en deux parts: entourer la première part, la plus petite, de
cuir et porter en permanence l'amulette. Introduire la deuxième portion sur du charbon ardent dans
un récipient et s'exposer (fumigation) à la fumée qui s'y dégage. Eloigne le dyiné.

DYINEBANA

-Le sujet a le corps glacé, il a froid, froid, fait des crises convulsives, ne se rend pas compte ni
ce qu'il dit ni de ce qu'il fait, pousse des cris stridents, prononce des noms inconnus de son entourage.
-Pétrir de lessive très forte une poudre de la racine pilée de karo (bambara. Cissus populnea).
Enduire le cores du malade de la pâte obtenue. le soigné devenant calme en peu de temps, reprend
aussitôt ses sens.
- Pulvériser des écorces (ou racines) de dioro (bambara securidaca longipedunculata) et des
écorces de bolokourouni (bambara. Cussonia djalonensis). Quotidiennement, introduire d:1I1s un
tesson de canari une bonne portion du produit obtenu puis s'exposer (fumigation) à la fumée qui se
dégage du recipient, absorber un peu dans de l'eau pour rendre. Une semaine de traitement.
- Transformer en poudre suffisamment fine un gui de ndllgué (barnb.ira. Xirncnia amcricana)
et celui de bari Olt baro (bambara. Sarcoccphalus). Dissoudre le produit obtenu dans un line d'cau
tiède. Quotidiennement, après la toilette matinale, s'humecter le corps d'urie portion du contenu de la
bouteille, en boire une cuillerée à dessert.
70

- Rassembles les éléments suivants: une bonne brassée de débris accumulés pas les eaux de
pluie à un point d'un rigole, rameaux feuillus d'un gngnaka (bambara. Combretum velutinum),
graines très rouges du maïs. Faire bouillir longuement le tout. Descendre le canari du foyer et le placer
dans un coin isolé de la case. Quotidiennement, bain dans une portion tiède du liquide, boire de celui-
ci mis de côté.

DYSENTERIE BACILLAIRE

- Le malade souffre atrocement du ventre. Le gros intestin est atteint d'une plaie rongeante, la
selle est sanguinolente (presque du sang liquide, les articulations semblent être démises, paralysées) :
il souffre également de la tête et parle beaucoup. Entre temps, il tombe, fait une diarrhée abondante et
meurt aussitôt. Pour combattre le mal, les médicaments ci-après énumérés nous ont été indiqués.
- Pulvériser ensemble des feuilles de sabara (haoussa. Guiera senegalensis) et de kouka
(haoussa. Adansonia digitata). Absorber le produit obtenu dans un breuvage tiède. Si l'anus porte une
plaie, saupoudrer celui-ci d'une pincée du produit.
- Pour obtenir une poudre fine, moudre les éléments suivants: croûtes de néré (bambara.
Parkia biglobosa), ngani fing (bambara. Xypopia aethiopica), fëfë (bambara. Piper guineense), jan
kan-wan (haoussa. Carbonates alcalin espèce rouge. Avec le produit obtenu, préparer une sauce qu'on
mange avec le gâteau de mil. On peut encore le prendre dans une bouillie claire.
- Carboniser des cônes de maïs ayant un an d'existence, les réduire en poudre noire à laquelle
et on ajoute du sel gemme des gousses de piments écrasées. Absorber le produit obtenu dans eau tiède.
Bon médicament
- Boire une décoction refroidie des racines de dioulasoungalani (bambara. Feretia canthiodes).
Bon médicament à expérimenter.
- Transformer en poudre des tendres feuilles de kalgo (Haoussa. Bauhinia reticulata) et de
sabara (Haoussa. Guiera senegalensis). Au produit obtenu, ajouter une poudre d'une semelle en peau,
ramassée au hasard, carboniser avant de l'écraser finement. Absorber dans du kounaun (Haoussa.
Bouillie claire de mil), une bonne pincée du produit obtenu. Excellent médicament guérissant
sûrement la dysenterie bacillaire la plus rebelle et la plus sévère.
- Boire une décoction froide des écorces de kouroukourou (Haoussa. Feretia canthiodes).
Excellent médicament guérissant sûrement et rapidement la dysenterie bacillaire.
- S'asseoir dans une décoction froide des écorces de bagana (bambara. Acacia scorpioïdes), de
néré (bambara. Mitragyne inermis), longuement bouillies ensembles. Boire de la décoction mise à côté.
Trois jours, au plus, de traitement.
- Boire une portion composée d'eau, d'une toute petite quantité des fruits secs pilés de
samakara (bambara. Swastsia. Madagascariensis) et d'un petit morceau finement écrasé du genre
d'alun désigné communément sous le nom de yérélé. Excellent médicament contre la dysenterie sous
toutes ses formes.
- Boire toutes les fois qu'on a soif, une décoction refroidie d'écorces de ngadablé (bambara.
Ficus platyphylla). Quand la sujet est un enfant, mélanger ladite décoction à une certaine quantité de
lait caillé. Le même médicament peut être pris en macération par l'homme adulte qui l'additionne de
lait caillé s'il la destine à un enfant. Remède souverain guérissant le mal en trois jours de traitements.
- Faire bouillir longuement jusqu'à obtenir une décoction fortement concentrée, des écorces
des plantes suivantes néré bambara. Parkia biglobosa), de si (bambara. Butyrospermum parkii), de
téréni (Bambara. Pteleopsis suberosa) et de sounsoun (bambara. Diospyros mespiliformis). A raison
de fois p_([ jour (matin et soir), absorber deux cuillerées à soupe du produit obtenu. Trois jours de
traitement.
- Le soir, prendre un repas de gruau grillé de gros mil cuit dans une décoction fortement
concentrée de rameaux feuillus de gnagnaka (bambara. Combretum velutinum). Remède souverain
car on ne le prend qu'une seule fois par être guéri.
. - Prendre une portion composée d'eau froide ou tiède et d'un petit morceau de foie sec pilé de
bala (bambara. Porc-epie). On peut remplacer le foie de ce dernier par une poudre noire obtenue en
écrasant finement une nu plusieurs de ses plumes carbonisées. Remède infaillible
. - A longueur de journée, boire au tant de jus qu'on peut d'une maceration des feuilles
concacées de tiangarablé ou de diangarablé (bambara. Conbreturn ghasalcnsc). Un jour de traitement.
- Boire d'une décoction tiède d'une boule de gousses décortiquées de tamarin et des rameaux
feuillus de ngalama (bambara. Anogeissus leiocarpus). Une semaine de traitement.
71

- Faire séjourner suffisamment de temps des racines broyées de mbourëké (bambara. Gardenia
triacantha). Agiter le liquide puis le filtrer pour boire. Deux à trois jours de traitement. La médication
purge, fait rendre.

DYSENTERIE INFANTILE

- Boire une décoction des racines de ndiribara (bambara. Cochlospermum tinctorium). Bon
médicament.
- Deux fois par jour, matin et soir abreuver l'enfant d'une décoction de moussofing (bambara
de Sikasso, de Bamako, de Ségou. Non déterminé). L'adulte peut faire usage de ce très bon
médicament.

DYSMENORRHEE

- Au-dessus de la porte d'entrée de la case, arracher au toit une poignée de chaume. Faire du
feu. Sur celui-ci faire cuire un œuf de poule dont le petit bout a été préalablement troué. Manger l'œuf
cuit pour ne plus voir ses règles qu'une seule fois par mois.
- Dans une bouillie claire de mil, absorber une poudre composée de paille rouge de mil
teinturier et du jan-wan (Haoussa. Carbonates alcalin, espèce rouge, finement écrasés. Bon
médicament ramenant à une seule fois par mois les règles mensuelles.
- Une semaine durant, aborber quotidiennement à jeu une décoction des tiges souterraines de
ndôlé (bambara. Imperata cylindrica), des racines de sonzan-dlo (bambara. Nelsonia campestris) et
un morceau de kan-wan (Haoussa. Carbonates alcalin).
- Introduire dans un bouillon de viande rouge une poudre des écorces de manakéni (bambara.
Ochna hillii) et la moitié d'une rouge de kola. Manger le bouilli, absorber le bouillon. Laver le récipient
dans lequel la cuisson a été faite, verser le liquide dans le vase qui a contenu la nourriture, nettoyer le
dit vase, puis jeter l'eau sur le toit conique en paille d'une case ronde. A partir de ce moment, la
soignée voit régulièrement, une fois par mois ses règles.
- Préventivement et cela quelques jours avant la date habituelle à laquelle on voit ses règles,
boire régulièrement une décoction des rameaux feuillus de dandana (bambara. Schwenkia americana).
Cette mesure préventive qui permet de voir une fois par mois ses règles, favorise également la
procréation.
- Boire régulièrement du thé. Préserve de la ménopause précoce, mais agit fâcheusement sur le
sperme qu'il diminue progressivement pour le réduire, en définitif, à néant.

DANAN POISON (PREPARATION DE)

- Introduire dans un tookoumblé peuplé un épi rouge de maïs. Le troisième jour, retirer l'objet
enfoui chargé de termites, une ou deux poignées de celles-ci et une poignée de terre. Ajouter à cet
ensemble un certain nombre de tubercules ariens de danan (bambara dioscorea bulbifera) pulvérisés,
séchés. Se rendre au marigot voisin muni d'une peau de mouton, une plaque en fer, des tisons en bois
de bouré (bambara. Rubiacées. Gardenia spp). Carboniser ensemble les divers éléments
susmentionnés avant de les écraser sur la peau du mouton pour obtenir une poudre fine. De celle-ci
Iai,e un tas. Avec le tranchant des deux mains placées parallèlement au-dessus de ce dernier, repartir
celui-ci en deux portions. En commençant avec le tranchant de la main droite, écarter du tas une
portion de la poudre en disant: ceci est le danan-poison, procéder de même avec la main gauche
déclarant: celui-la en est l'antidote; opérer encore, en répétant la même chose, avec la main droite,
puis enfin; avec la main gauche. On se trouve alors en présence de deux tas de poudre; l'un poison,
l'autre antidote qu'on garde séparément. Le moment d'utiliser la portion danan-poison venu, on
enduit une paille blanche d'une portion de poudre d.man-poison pétrie de beurre de karité et on 1:1
place au seuil de la porte el l'intention de la personne qu'on veut empêcher d'avoir des relations
coupables avec un homme autre le mari légitime. Il suffit que la femme visée cnj.unb« la paille fétiche
pour être contaminée. D'habitude le mari reste dans la case. De là il appelle, par son nom, son épouse
qui enjambe la paille fétiche pour répondre à l'appel. En sortant, elle l'enjambe à nouveau. Le mari
l'appel encore, elle pénètre dans la case puis en sert. L'époux prend alors l'objet fétiche et le cache
soigneusement.
1'2:

Avoir des relations sexuelles avec une personne ainsi marquée, c'est s'exposer à avoir, aussitôt après
l'acte charnel, le bout inférieur nombre viril percé de trous comme une passoire. Ces trous se
confondent et forment une plaie qui rongera la verge jusqu'au intestins. En posant la paille fétiche
l'époux murmure: sauf moi-même quiconque aura des relations charnelles avec ma femme une telle,
combat le jusqu'au terme de sa vie; pour ne pas mourir, le couple doit d'excuser auprès du mari
trompé à qu'il verse, le cas échéant, une certaine somme d'argent. L'époux dédommagé lui offre alors
du lait frais contenant dissoute une portion de la poudre antidote et lui fait prendre un bain dans une
décoction des rameaux feuillus de dahen (bambara. Anonacées. Anona senegalensis). Précisons en
terminant, qu'il existe une infinité variétés de danan-poison et autant d'antidotes. Signalons aussi que
par ignorance, nous avions diagnostiqué le mal sous le nom de charbon. Un docteur en médecine ayant
parcouru notre description, nous a demandé de lui amener un malade atteint de danan-poison. Nous
lui avons amené, ce docteur a identifié l'affection sous le nom de chancre.

DECLENCHER UNE GALE FIIARIENNE (POUR)

- Dans un paquet, placer sur le dos d'un crapaud éventré puis introduire dessus un ou
plusieurs tiganikourou (haoussa. Voanzeia subterranea), avant de couvrir le tout de terre. A la fin de
l'hivernage, arracher la plante qu'on égousse. Transformer séparément en poudre grossière les gousses
et les feuilles. Pour provoquer une gale filarienne chez une personne déterminée, on répond sur sa
couchette une certaine quantité de la poudre provenant des gousses. Il suffit que la peau de la
personne visée soit en contact avec la couchette pour qu'elle se mette à se gratter. La gale filarienne est
déclenchée.
- Antidote. - S'enduire le corps de la deuxième poudre (feuilles) pétries d'eau.

DECLENCHER LA LEPRE NODULAIRE (POUR)

- Enfouir un très vieux soulan télé (bambara. Salamandre) dans la bouche duquel on a
préalablement introduit une, deux ou trois amandes d'arachides. La récolte faite, écraser les coques,
mettre de côté la paille. Répandre les coques sommairement broyées sur le lit de la personne qu'on
désire nuire. Il suffit que ladite personne touche de son corps le produit répandu sur la couchette pour
être atteindre de la lèpre à pustules.
Antidote. - Bain dans une tenue contenant dissoute la paille d'arachide mise à côté.

1 DIVORCER DANS DE BONNES CONDITIONS (POUR) 1

,
- Introduire clandestinement dans les cheveux de la femme qu'on veut congédier sans histoire
un minuscule sachet contenant quelques poils de ouarabléni (bambara. Singe rouge). Ladite femme
s'en va sans bruit, sans la moindre protestation.
- Permuter le jabot et le gésier d'un poulet noir égorgé et éventré. Enrouler autour de l'oiseau
du fil noir puis l'enfouir à un endroit où deux routes s'entrecoupent en disant: un tel ou une telle,
selon le sexe de la personne visée, je me sépare de toi. Sur le trou comblé, poser une vierge en bois de
rounfou (haoussa. Gassin goratensis) puis couper d'un seul coup sec de couteau de façon que chaque
morceau s'en aille de son côté. Cela fait, les deux époux se séparent sans bruit, sans histoire, à
l'amiable.
- Brûler dans la case un produit composé des fleurs et gui de boumou (bambara. Bombax
costatun). Aussitôt la fumée répandue dans la demeure, le mari renvoie sa conjointe sans la moindre
histoire, simplement parceque ne l'aimant plus. Dans ce cas c'est la femme qui a manœuvré ou
.l'homme lui-même. Dans le premier cas, la renvoyée ne lève aucune voix de protestation.
- Piler ensemble, une boule de sournbala (bambara. Condiment fait avec des graines de néré),
une bonne pincée ou une boulette de (brou (bambara. Epice fait avec des gïaines d'oscille de Guinée)
et .un morceau de chiffon hygiénique de la personne visee. Pétri r le produ it ohtcn u d'cau. De la p:-lte
obtenue, faire des boulettes qu'on repand clans la use. Il surfit qu'un rat ou un tata "ole une c.leces
boulettes pou que l'intéressée devienne, sans le vouloir bien entendu, vole use incorrigible. Mise à
l'index par les habitants du village, vouee aux regards moqueurs de son entourage, COU\Trte de honte
elle s'éloigne sans bruit du lieu.
73 .

-Avaler sans écraser avec les dents, neuf tiganibourou (bambara. Voandzeia subterranea).
Après s'être soulagé, les trier puis les faire sécher au griller à sec dans un tesson de canari cassé.
Transformer le produit obtenu en poudre. Il suffit que la femme visée goûte de cette poudre dans une
nourriture ou dans une boisson pour qu'elle s'en aille toute seule sans le moindre bruit, sans la
moindre histoire. Une femme peut procéder de même pour se débarrasser sans la mondre difficulté
de son gênant mari.
- Introduire dans le toit, exactement au-dessus de la porte d'entrée un gui de boumou
(bambara. Bombax costatum). L'époux s'irrite toujours à la vue de sa compagne dans la case et finit
par la congédier. Une tierce personne peut faire usage du gui pour mettre désaccord un époux et son
épouse.
- Couper au ras de sol un pied de dabada (bambara. Walteria americana), puis des sou cher en
arrachant le reste avec la main. Se soulager là où on a enlevé la plante. Enfoncer dans la déjection la
souche de dabada qu'on fait ensuite sécher au soleil. Enduire l'élément sec en poudre fine. Introduire
une pincée de celle-ci dans une nourriture ou dans une boisson destinée au mari. Celui-ci a désormais
horreur de sa compagne qu'il finit par congédier.
- Faire sécher (homme) une petite portion de sa propre déjection. Ecraser finement le produit
obtenu. Faire observer une toute petite pincée de la poudre obtenue. Aussitôt la boisson ou la
nourriture prise par la femme visée, celle-ci s'éloigne sans histoire, sans bruit de la demeure conjugale.
Une femme peut se substituer pour se débarrasser de celui-ci sans palabre.
- Prendre (homme) une pincée de poussière sur l'empreinte de son propre pied et l'introduire
dans l'eau de bain de la femme visée. Aussitôt le bain pris, celle-ci s éloigne, sans bruit, sans palabre de
la demeure conjugale.

DEMEURER ALERTE TOUTE SA VIE (POUR) Il


- D'une décoction des rameaux feuillus de koro-ngoy (bambara. Opilia amentacea), faire trois
parts: s'exposer (fumigation) couvert d'une épaisse couverture à l'abondante vapeur qui se dégage de
lma "première portion restée dans le pot sur le résidu, bain dans la seconde part, boire de la troisième
portion. Répéter l'opération, le plus fréquemment possible.

- Ecraser grossièrement du petit mi. Pétrir le produit obtenu d'eau et se servir de la pâte pour
enduire le corps. Renouveler les seins tous les deux jours.
- Bain dans une décoction de nguéré-dâ (bambara. Borreria ramis parsa ) ou, enduire le mal
d'une lessive contenant des tiges broyées de la même plante.
- D'une décoction de nguérédâ-kiémani (bambara. Hibiscus panduriformis), faire deux parts
inégales: bain dans la première, boire la seconde. Une semaine, au plus de traitement.
- Bain dans une eau salée contenant des feuillus concassées de kounguié (bambara. Guiera
senegalensis ).
- Frotter le corps d'un paquet de nansébé (bambara. Gynondropsis pentaphylla),
grossièrement écrasé.
- Caresser le corps d'un caméléon vivant.
- S'humecter le corps d'une lessive très forte, concentrée.$
- Enduire le mal des feuilles vertes broyées de kô-taba (bambara. Oassia alata).
- Bain dans une décoction de kounissoro (bambara. Borreria vertieilata).
- S'enduire le corps d'un liquide extrait de ngolo (bambara. Pennisetun spicatum).

ELEPHANTIASIS

-Rassembler les éléments suivants : un morceau de terre preleve d'urie grande termitière, une
poignée de poussière prise sous un mortier profond, une écorce Est de baobab un pied ou un morceau
d'un pied d'éléphant. Carboniser ces divers éléments qu'on transforme ensuite en poudre. Pétrir celle-
ci de beurre de karité. Quotidiennement, enduire le mal de la pommade obtenue.
74

- Un fois on rencontre un serpent ayant la gorge enfilée parceque qu'entrain d'avaler un rat, un
margouillat, crapaud, ou tout autre bête. Tuer le reptile alors qu'il n'a pas complètement avalé sa proie
et le carboniser avec le contenu de sa gorge. Pétrir le produit écrasé de beurre de karité et se servir de
la pommade pour badigeonner quotidiennement le mal qui disparait définitivement en moins de
douze mois de traitement. Il arrive que le médicament finisse avant l'entière guérison, on se prépare
alors à nouveau et on continue la médication. Notre informateur, Baba KONE de Bougouni, déclare
que ce médicament est le seul qui soit susceptible de guérir, avec beaucoup de persévérance bien
entendu, l'éléphantiasis.
- Enduire quotidiennement le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de lessive très forte,
concentrée du nganifing (bambara. Xylopia aethiopica) grossièrement écrasé.
- Pulvériser un gui de tamarinier. Etendre le produit obtenu au soleil puis le piler à nouveau
pour obtenir une poudre assez grossière qu'on ne tamise pas. Quotidiennement, à raison de deux fois
par jours, exposer le mal à une fumée qui se dégage d'un récipient contenant du charbon ardent et une
demi-poignée de ladite poudre grossière. Persévérer pour obtenir sûrement une bonne guérison.
- Sectionner des racines nettoyées de dioro (bambara. Securidaca longipedunculata). Le soir,
introduire les morceaux de racines obtenues dans un pot contenant de l'eau, une assez grosse boule de
beurre végétale et faire bouillir longuement le tout. Descendre le récipient du foyer et laisser reposer la
décoction toute la nuit. Le matin du jour suivant, recueillir ou ramasser le corps qui surnage ladite
décoction. Quotidiennement, badigeonner le mal de ce corps gras.
- Exposer le membre atteint à une abondante vapeur qui se dégage d'une décoction en
ébullition obtenue en faisant bouillir des racines feuillis de séré-toro (bambara. Ficus capensia). Laver
le mal dans une portion de cette décoction, devenue tiède, le laisser sécher puis l'enduire d'une
pommade composée de beurre de karité et fruits secs carbonisés et écrasés dudit séré-toro.
L'opération se pratique deux fois par jour: le matin et le soir.
- Laver au préalable le mal dans une décoction de ndoubadié (bambara. Meloththrina
maderospatana) et le moritaba bambara. Stylosanthes viroosa). Après ce nettoyage, enduire le mal
d'une lessive forte, concentrée provenant d'une cendre de papayer, des rameaux feuillus de néré
(bambara. Parkia biglobosa) ou des fruits secs de fromager et contenant dissous du kati-mala
(haoussa. Evolvulus alsinoïdes). Bon médicament à utiliser le soir en allant au lit. Faire également
usage de ce dernier produit pour soigner le rhumatisme qu'il guérit surement.
- A l'aide d'un instrument assez pesant (masse) donner quelques coups à une plusieurs racines
de ndôguë (bambara. Ximenia americana). Afin de soulever, sans les détacher du bois, les écorces de
celles-ci. Sectionner lesdites racines ainsi ramollies et les introduire dans un pot contenant une lessive
très forte, concentrée puis faire bouillir longuement le tout. Deux fois par jour, une fois le matin et une
fois le soir, baigner le mal dans une portion de la décoction obtenue, boire un petit verre de celle-ci.
Bon médicament à expérimenter.
- Il y a des oiseaux qui se nourrissent d'insectes vivants dans les écorces de bernbé (bambara.
Lannea acida). Pour atteindre ces insectes, ils fouillent lesdites écorces avec leur bec. Ramasser la
poussière provenant des écorces fouillées, la pétrir d'huile de kobi (bambara. Garapa procera) et se
servir de la pâte obtenue pour badigeonner le mal.
- Faire bouillir longuement des racines grossièrement concassées de kiéfreké (bmabara de
Ganadougou. Polygalacées. Securidaca longipedunoulata), quotidiennement, masser le mal, en
descendant, de la décoction tiède. Guérit le mal en peu de temps si celui-ci n'est pas trop ancien:
c'est-à-dire s'il ne porte pas des peaux (croûtées), sèches.

EPILEPSIE

- Absorber dans un peu d'eau un morceau sec finement écrasé de cervelle d'un chien. S'enduire
le corps d'un peu du liquide. N'user ce médicament qu'au cours d'une crise pour être guéri à jamais.
- Griller dans du beurre de karité trois syékôgo. (Ver blanc e terre) y jeter un peu d'eau filtrée
provenant d'une macération des très tendres feuilles pulvérisées de mana (bambara. Lophira alata).
Utilisant une aiguille neuve CIl guise dc fourchette, manger un à un les trois vers de terre. Transvaser
clans une boîte ~1couvercle h gr.usse fondue restée au Iorul du recipient. Quotidiennement, sc servir
d'une portion de ladite graisse pour s'enduire le corps.
75

- Imbiber deux tampons de coton égrené, l'un de la salive d'une personne morte, l'autre de
celle de la personne à soigner. Caresser doucement les lèvres du malade avec le premier tampon et
celle du trépassé avec le second. Remède souverain car on n'opère qu'une seule fois.
- Introduire dans la bouche de l'épileptique une petite quantité de salive enlevée de la bouche
d'un cadavre humain, puis introduire dans la bouche de celui-ci autant de celle provenant de la bouche
du soigné. Remède infaillible mais dont il faut utiliser avec la plus grande discrétion.
- Transformer en poudre très fine un placenta ses d'ânesse. Absorber dans une eau tiède une
pincée de la poudre obtenue. Remède infaillible car on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri à
jamais. Faire encore usage de ce médicament pour combattre surement le tétanos ombilical et le mal
désigné en dialecte bambara sous le nom de ngôbô ou ngôbôni.
- Ecraser finement un sabot d'âne carbonisé. Absorber dans une eau tiède une bonne pincée du
produit obtenu. La durée de traitement n'est pas déterminée. On cesse de suivre celui-ci dès qu'on se
sent guéri.
- Passer sur un sabot d'âne non sec une flamme de bois. Flairer en inspirant fortement l'odeur
qui s'y dégage. Si l'objet est sec, le faire séjourner dans de l'eau avant de l'utiliser.
- Avaler sur la tête rasée du malade une certaine quantité de cervelle de singe puis frotter
vigoureusement. Opérer deux fois par jour. Une semaine de traitement.
- Porter suspendue au cou une amulette composée d'une tête de pintade et une plume d'hibou.
Tant qu'on ne quitte pas cet objet des crises ne se produisent pas.
- Gober de temps à autre une poudre obtenue en écrasant finement un placenta sec d'ânesse.
Remède souverain.
- Broyer finement ensemble; un morceau de cervelle d'hyène, une racine de kanankou, un
morceau de terre prélevé du tookoun sur lequel croit cette liane. Pétrir le produit obtenu d'un peu
d'eau. Bouler la pâte puis la faire sécher au soleil. Le moment d'utiliser venu, étaler sur une pierre
plate, un peu creuse, du jus de citron. Barboter le médicament qui prend alors le nom de monson, dans
le jus en le frottant sur la pierre. Lécher la matière pâteuse obtenue.
- Dans un pot contenant de l'eau, introduire des feuilles sommairement concassées de koro-
kouôlô (Malinké de Sirimana- Toumbédiabali Cercle de Kayes, Arrondissement de Sadiola, Non
déterminé). Quotidiennement, utiliser lotion (boisson) du contenu du récipient.
1- Au crépuscule se rendre au pied d'un damatéré (bambara. Cordia myxa) muni d'une torche en paille
allumée. Passer la flamme sur des rameaux feuillis avant de les soustraire de l'arbre. Avec l'élément,
confectionner trois ou quatre paquets qu'on fait bouillir longuement. Faire de la décoction obtenue
deux portions: bain dans la première, absorbé la seconde.
2- Quotidiennement, absorber dans de l'eau ou dans la sauce une poudre obtenue en pilant un gui de
ouôlô (bambara. Terminalia sp). Un mois de traitement.
- Au cours d'une crise, laver le patient dans une eau contenant dissoute la salive provenant d'un
cadavre humain, lui faire absorber un tout petit peu du liquide mis de côté. Opérer une fois puis
cesser.
Comment obtient-on cette salive? Lorsqu'on se trouve en présence d'un cadavre humain qui bave, on
bande sa bouche et on le place sur le ventre. Dès qu'on constate que sa bouche est suffisamment
humectée de salive, on l'enlève et on l'a fait sécher à l'ombre loin de la vision publique. Le moment
venu, on lave la bande souillée dans suffisamment d'eau qu'on utilise comme ci-dessus indiqué.
-Prendre pour rendre de l'eau contenant finement broyé un tout petit morceau sec du foie d'un
âne noir. Remède souverain car on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri à jamais.
- Absorber une eau filtrée provenant d'une toilette funèbre. Cette eau est prise dans le trou au
bord duquel ladite toilette a eu lieu dans l'enclos. Prendre ce remède aussitôt après une crise. Laisser le
patient, et même public dans l'ignorance de l'origine de la potion. Excellent médicament car on ne le
prend qu'une seule fois pour être guéri.
1 - Cuire un canari neuf à couvercle, introduire une certaine quantité de gui de chacune des
plantes suivantes: sounsoun (bambara. Ébénacées. Diospyros mespiliformis), toutou (bambara.
Rosacées. Indifféremment Parinariurn curarellaefolium, Parinarium macrophyllurn), taba (bambara.
Sterculiacées. Cola cordifolia). Introduire le récipient ainsi dans un trou pratiqué mi au milieu de la
cour de la concession puis ramener la terre dessus. Le huitième jour au matin, retirer le pot du sein de
la terre et le placer dans un coin retiré de b case. Quotidiennement, boire du liquide, s'humecter h
tête, le corps d'un peu de celui-ci. Cesser le traitement avec l'épuisement du contenu du pot qu'on
renverse.
76

- Introduire dans un pot contenant un gui de toutou de taba et de sounsoun. Enfouir le


récipient surmonté d'un couvercle dans un trou où il reste couvert de berre sept jours. A partir de ce
septième jour, boire quotidiennement su contenu du pot retiré du trou et placer dans un coin de la
case, s'humecter le corps du liquide. Si le mal n'a pas le cerveau d'un cicatrise, il est conjuré à jamais
après sept à quinze jours de traitement. Bon médicament à expérimenter.
- Terrassé par le terrible mal, respirer l'odeur d'une gousse d'oignon écrasé pour répandre ses
sens.
- Lécher de temps à autre du miel récolté dans une vielle tombe écroulée.
- Porter en guise de parure à l'un des trois derniers doigts de la main gauche un anneau taillé
dans un sabot d'une patte postérieure d'un âne. Tant qu'on porte cet objet talismanique des crises
épileptiques ne réapparaissent jamais.
- La coutume africaine interdit rigoureusement des relations sexuelles dans la brousse au
milieu des herbes. Néanmoins, il ya des personnes de mauvaises vie qui transgressent cette
interdiction. Elles se servent alors à la place d'une natte, des rameaux feuillus d'arbres ou d'une
poignée de paille. Une pâte obtenue en pétrissant d'eau une poignée des feuilles détachées où la paille
et utiliser pour enduire le corps du malade amène une guérison presqu'instantanée chez celui-ci.
- Cuire longuement de tiganikourou (bambara. Papilionacées. Voandzeia subterranea) et un
nonci (bambara. Caméléon). Manger le mets assaisonné de sel gemme finement broyé. On peut encore
faire sécher la bestiole à laquelle on ajoute du tiganikourou, puis écraser finement. Gober de temps à
autre une bonne pincée du produit obtenu.
- Faire bouillir ensemble un ngounandyé (bambara. Petite grue blanche qui suit les bœufs),
des 0 ou, à défaut, des plumes de doga (bambara. Vautour) et trois ou quatre paquets de kononi-si
(bambara. Rubiacées. Fadogia agrestis). Boire de la décoction, bain dans une portion de celle-ci
- Rassembles les éléments suivants: une ou plusieurs racines de dioro (bambara. Colygalacées.
Securidaca longipedunculata), un canari neuf, une calebasse neuve, un nounou na neuf (bambara.
Baraton, bois pour brasser le lait), trois ou quatre dyédé (bampbara. Mouche d'eau). Nettoyer
superficiellement la racine de dioro avant de la racler jusqu'au bois. Hacher celui-ci en morceaux puis
transformer la raclure en poudre:
1- Confectionner une amulette composée d'une pincée de la poudre susmentionnée, de 3 ou 4
dyidé, du cuir qu'on porte suspendue en permanence au cou
2- macérer le bois dans de l'eau du canari neuf. Chaque matin, à jeun, boire un verre ordinaire de
la macération. Dans la journée, à partir de huit heures du matin, bain dans une portion du liquide. Un
seul bain suffit dans la journée.
4- De très bon matin, introduire dans la calebasse neuve de l'eau, une bonne pincée de la poudre, puis
brasser longuement le tout avec le nounouma en regardant finement l'astre rouge du jour. Cette
dernière opération terminée, ayant le tronc légèrement penché en avant, laver la tête, y comprise la
figure, dans une solution. Le soir, procéder de même en regardant l'astre rouge du jour couchant à
l'occident. A partir du neuvième jour, on cesse d'utiliser le contenu du pot, mais on continue de
porter en permanence l'amulette au cou et à laver, en procédant comme ci-dessus indiqué, la tête
pendant un temps indéterminé. En cas de rechute, reprendre le traitement en procédant
exactement comme la première fois. Il est de règle de ne jamais quitter l'amulette. Nous tenons
cette recette d'une garde cercle du nom de Marna DIRRA qui l'a utilisée pour soigner avec demi
succès sa femme qui était malade depuis plusieurs années, et qui faisait plusieurs crises par mois.
Précisions qu'après s'être éclipsé neuf ans durant, le mal a réapparu chez Madame DIARRA avec
une violence inouïe au cours du mois d'avril 1966.

- Au cours d'une crise ou aussitôt après celle-ci, introduire dans ka bouche du malade une
cuillerée à soupe d'une eau contenant dissoute une "poudre composée des vomissements de chien et
des feintes d'un coq. Le soigné rend aussitôt et se lève. Très bon médicament à expérimenter une seule
fois pour être guéri.
- Nettoyer superficiellement des racines firingama (bambara de Zéguéclougou. Papilionacées.
Wartzia madagascarinesis) avant de les racler à fond. Humecter la raclure obtenue d'un liquide
provenant du lavage d'une tablette en sur laquelle on a préalablement tracé un verset ainsi conçu:
77

Puis la faire sécher à l'ombre et piler pour obtenir une poudre très fine. Quotidiennement, le matin de
préférence, absorber dans du lait frais une cuillerée à dessert de celle-ci. Suivre assidu ment le
traitement jusqu'au moment où on se sentira guéri. Reprendre les soins avec le même produit en cas
de rechute. Nous tenons cette bonne recette du Chef religieux de Kignan, homme d'une intelligence
rare, qui a fait ses preuves en soignant et guérissant plusieurs personnes. D'origine Maure, il se nomme
Tidiani HAIDARA dit Tidiani KOROBA.
-Transformer en poudre sèche un wondo (bambara. Poisson du genre lépidosiren) et des
fibres d'une racine de séré-toro (bambara. Moracées. Ficus capensis). Quotidiennement, absorber
dans le lait caillé une bonne cuillerée à dessert du produit.
- Pour rendre, exposer la bouche ouverte à une fumée qui se dégage d'un récipient contenant
du charbon ardent et des excréments concassés d'un chien très noir, sans un seul poil d'une autre
couleur.
- Filtrer une macération des excréments rouges de poules. Boire le liquide.
- D'une quantité suffisante des racines de goro (bambara. Mimosées. Dichrostachys
glomerata), faire deux tas: bain dans une décoction obtenue: transformer le deuxième tas carbonisé
en poudre fine qu'on absorbe dans la nourriture. Il arrive parfois que le soigné guéri refuse de
s'acquitter vis-à-vis de son médecin. Dans ce cas, celui-ci jette dans un feu en bois de gnagnaka
(bambara. Combrétacées. Combretum velutinum) un morceau de racine de goro mis de côté. Les
crises reprennent avec une violence inouïe.
- Faire bouillir un ntori-siquila (bambara. Polypare). Boire de la décoction et manger dessus
ledit ntori-siquila suit. Après guérison qui intervient après deux semaines, au plus, s'abstenir de
croquer des amandes d'arachides, de boire du lait caillé ou frais.
- Des haillons que pore un fou en guise de vêtement, soustraire un morceau qu'on carbonise
avant de le transformer en poudre fine. Dans une cuillère en calebasse contenant du sëguë-dyi
introduire le produit obtenu; remuer puis boire. Rincer l'ustensile d'eau ordinaire qu'on absorbe
également. Médicament à essayer avant de se prononcer.

EMPOISONNEMENT
- Absorber de l'huile de palme. En dehors de cet usage, ne pas employer celle-ci dans aucune
médication. A la place de l'huile de palme, absorber pour rendre du lait caillé contenant du jus de
citron.
- Arracher un pied de gala (bambara. Indigofera tinctoria). Ajouter un gros paquet
confectionné avec celui-ci des rameaux feuillus de ndiribara (bambara. Cochlospermum tinctorium),
puis faire longuement bouillir le tout. Faire trois parts de la décoction obtenue. Se pencher
(fumigation) au dessus de la première part restée dans le récipient sur le résidu, se laver dans la
seconde part devenue tiède, boire la troisième portion devenue également tiède. Purge, débarrasse
l'estomac de tous les parasites qu'il peut renfermer.
- Ecraser des écorces détachées d'une racine d'un soulafinsan (bambara. Trichilia emetica).
Introduire le produit obtenu dans du lait frais de vache. Un bon moment après, malaxaxifr le mélange,
puis tamiser le liquide. Boire le contenu d'un verre moyen de celui-ci. Purge, fait rendre. Si diarrhée et
vomissements duraient au-delà de temps voulu, prendre une bouillie claire (sari) faite de ris ou le
gruau de mil pour les arrêter. Bon médicament débarrassant sûrement l'abdomen de tous les parasites
dont il est susceptible de contenir.
- Cuire dans une décoction fortement concentrée de racines de karidiakouma (bambara.
Psoropermum guineense), la viande d'un poulet noir. Manger le bouilli, absorber dessus le bouillon
sans condiment. Purge énergétiquement. Arrêter l'effet purgatif en prenant du sari (Bambara. Bouillie
claire faite du gros mil légèrement décortiqué).
- A l'aide d'un caillou, enlever des écorces de kôgna (bambara. Anthosemma senegalense), les
faire bouillir. Enlever les écorces, faire cuire à jeun, boire trois cuillerées à soupe de la bouillie claire.
Purge, fait rendre.
- Croquet et avaler une ou deux amandes d'arachide non torréfiées ayant séjourné vingt-
quatre heures dans l écorce d'un kô-gnuna (bambara. Anthostemrna scncgalcnsc). Purge
surabondamment. Arrêter l'cllcr L,urg:ltifcn prClullt un breuvage fait du gruau de maïs ou (le mil d.ms
une eau ordinaire où boire Linecau contenant du petit mil sommairement écrasé. Avoirrecours àI'unc
des cinq dernières recettes pour combattre le genre d'intoxication spécial désigné en dialecte bambara
sous le nom de do-konon.
- Absorber une grande quantité d'huile de palme.
- Prendre une eau tiède saturée de piment ou mâcher et avaler un quart de poignée de celui-ci.
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~ Boire une eau contenant dissoute une poignée de datou. Ce même produit est employé
contre l'empoisonnement causé par le bakala (bambara. Erythrophlceum africanum).
~ Prendre pour rendre sur-le-champ une eau contenant délayée une certaine quantité de
déjections humaines.
~ Dans le cas d'empoisonnement par le teli ou tali (bambara. Erythrophlceum guineensis),
expérimenter l'une des quatre recettes ci-dessus.
~ la peau sèche écrasée de dodo (bambara. Sorte de tétrodon), absorbée dans une nourriture
ou dans une boisson constitue un violent poison dont on combat l'effet en buvant une eau contenant
écrasé un certain nombre de toiles d'araignées grises. De même les intestins du poisson wondo
(bambara. Sorte de lépidosiren), pris dans une nourriture ou dans une boisson constituent un très
violent poisson dont on combat l'effet en mâchant et en avalant le jus une racine de ndaba (bambara.
Detarium senegalense). les intestins du même poisson wondo pilés et mélangés à la semence de mil
empêchent le nionkoro-séguë (bambara. Striga senegalensis), de pousser dans le champ auquel elle est
confiée.
~ Pour combattre un empoisonnement provoqué par le fiel de caïman, on peut boire une
décoction des racines de sama-tlo (bambara. Anthocleista Kentingii); absorber dans une nourriture
ou dans une boisson des écorces Est Ouest pilées de daba, mâcher et avaler le jus le jus une racine de
daba. On sait que le daba est le dabou du caïman et que pour tuer celui-ci il suffit de le toucher d'une
verge en bois de cette plante.
~ Malade par ce qu'on a absorbé dans une nourriture ou dans une boisson ses intestins ou des
crottes pilées d'hyène, on se soigne en procédant de la même façon suivante: mâcher une bonne pincée
d'une poudre obtenue en pilant des tiges vertes de souroukoutlo ou waranitlo (bambara. De
Tiendougou, ou manger un foie d'hyène grillé dans du beurre de karité ou encore broyer finement des
vieux os ayant un hivernage d'existence, ramassés au hasard. Absorber le produit délayé dans une eau
provenant d'une macération des gousses décortiquées de tamarin. Fait aussi usage de ce médicament
pour combattre un empoisonnement dû aux intestins de l'autruche.

EMOTION DUE AU MANQUE DE SANG FROID

~Jeter dans une eau un fer de hache chauffé à blanc et un morceau sec de cœur de lion et les y
laisser plusieurs heures. Débarrasser le liquide du résidu. Boire de temps à autre du ledit liquide. Trois
jours de régime. Dissipe l'émotion.
~ Consommer la patte gauche d'un sanglier assaisonnée de tous les condiments habituels à
l'exception de tout qui est gluant.
~ Absorber du lait dans lequel a séjourné un bon moment un morceau de cœur de lion.
Egalement trois jours de régime.
~ Prendre régulièrement une semaine durant de l'eau dans laquelle le forgeron trempe son fer
chaud avant de le remettre à nouveau dans le foyer ardent.
~Absorber un bouillon (une fois suffit) une poudre très fine composée d'une bonne poignée de
fleurs de tyagouana fourala (bambara. Sida acrpinifolia), d'un morceau sec de rate d'un bœuf et un
dyéné-colo (partie en terre du fuseau à filer).
~ Boire trois fois en trois jours suffisent, une eau qui a contenu une semaine durantquelques
plaques d'écorces de balansan (bambara. Faidherbia albida).
~ Introduire dans un mortier profond un litre d'eau. Tremper dans celle-ci, à sept reprises, un
fer de daba chauffé, également sept fois, à blanc. Saisir le pilon et pilet doucement un bon moment le
liquide. Transvaser le contenu du mortier dans un litre en verre. Quotidiennement, absorber une ou
deux cuillerées à soupe du liquide, s'en humecter le corps. Rend très courageux, téméraire.

ENFANT COURAGEUX (POUR RENDRE UN) .1

- De temps ~l.autre, l:uigllu l'cnf.mt dans une cau tiède pro\"l:llallt du premier, celui d'en bas,
des deux pots utilisés pour la cuisson du discours. L'cnluntuinsi traité ne s'affole elevant aucun
danger.
~ Bain quotidien dans une décoction de gui de banan (bambara. Cciba pcntandra) et de kobi
(bambara. Carapa procera). l'enfant qui a suivi ce régime une semaine durant devient très courageux,
presque téméraire. Il sera au cours de son existence une personnalité marquante.
79
ENFANT ERRANT PARCEQUE HANTE PAR UN DYINE
OU UN WOKOULO

~ Il arrive qu'un enfant, dès son très jeune âge, mène une vie inconsciente, errante, capricieuse.
Il disparait très souvent de la famille, mais y revient toujours soit tout seul, soit ramené par la police.
Incapable de rester un seul instant sur place, il en résulte qu'il ne suivre régulièrement les cours d'une
école. Il ne saura donc ni lire ni écrire. Toutes les fois qu'une occasion (départ d'un camion, de train de
chemin de fer, d'un avion) se présente, il s'envole sans savoir où il va et pourquoi. Ce qui est
surprenant, c'est qu'au cours de ses périples il ne tombe jamais malade et trouve toujours à son lieu dé
débarquement quelqu'un qui l'héberge et l'aide à regagner sa famille. Nous avons eu à présenter un
enfant de genre à des docteurs en medicine, à des médecins aliénistes mais aucun d'eux n'a pu poser
un diagnostic précis. Nous n'avons pas été plus heureux auprès des guérisseurs Noirs. Néanmoins,
nous avons pu rencontrer à Tiëbala (cercle de Sikasso, Arrondissement de Bleindio) au cours de notre
recente tournée de prospection, un certain Zan-Yougoudeni DIAKITE, tyen-massa de son état, qui
nous a fait la déclaration suivante: «un tel enfant n'agit pas de son propre gré. Il est hanté par dyiné
ou un wokoulo qui l'excite constamment à se déplacer. Il agit donc conformément aux caprices de l'un
ou de l'autre de ces êtres surnaturels qui vivent parmi nous, mais dont nous ne voyions
qu'inopinément à des heures très avancées de la nuit. Pour l'en débarrasse, on lui fait absorber d'une
potion obtenue de la façon suivante: à l'aide de la pointe d'un couteau ou d'un canif, détacher
délicatement d'un mur une case entière de la mouche ou guêpe maçonne. Jeter l'objet avec son contenu
dans un brasier et l'y laisser suffisamment de temps. Dans un récipient contenant de l'eau, introduire
le corps chauffé à blanc et l'y laisser un bon moment. Remuer le liquide devenu relativement froid
avant de le filtrer. Boire de la potion obtenue, s'humecter le corps, surtout le visage, y comprise la tête,
d'un peu de celle-ci. Aussitôt le médicament pris, le dyiné opu le okoulo séloigne et le sujet hanté est
débarrassé à jamais de son gênant compagnon. Désormais il n'ira plus nulle part, il restera dans sa
famille et, s'il n'est pas atteint par la limite d'âge scolaire, fréquentera régulièrement l'école. Notre
informateur a désigné la mouche ou la guêpe maçonne sous le nom de «batouta-mori ou batouta-
karamoko »,

ENFANT NERVEUX PLEURANT SANS CESSE

~ Faire bouillir longuement un gui de bouroukou-tloba (bambara. De kéléyadougou.


Combrétum Lecardii). Répartir la décoction en deux portions: baigner l'enfant dans une partie du
liquide, lui faire boire de celui-ci. Calme les nerfs du sujet, le fait grossir.
~ Enlever des écorces d'une branche d'un ganji (haoussa. Ficus platyphylla) et une branche
d'une kiriya (haoussa. Prosopis africana) qui se touchent et se frôlent mutuellement; les réduire en
poudre fine. Absorber une pincée de celle-ci dans un breuvage (dégué), bain dans une eau contenant
une bonne pincée de cette même poudre. Pour un enfant qui ne mange, le laver dans une décoction des
écorces susmentionnées, lui en faire boire un peu. Calme les nerfs de l'enfant qui cesse de pleurer.
~A raison de deux fois par jour, matin et soir, donner à boire à l'enfant trois cuillerées à soupe
d'une décoction d'écorces de téréni (bambara. Pteleopsis suberosa).
~ D'une décoction des rameaux feuillus de bouloukou-tloba (bambara. De këlëyadougou.
Combrétacées. Combrétum Lecardii) faire deux parts inégales. Baigner l'enfant dans la première
portion devenue tiède, l'abreuver de la deuxième part additionnée de beurre de karité. Opérer dix fois
en cinq en jours de traitement.
~ Balayer (mère) la case qu'on occupe en permanence. Introduire les balayures dans une
calebasse d'eau puis y baigner le sujet. Faire usage de ce médicament pour soigner un nouveau-né qui
pleure sans cesse au cours de la nuit. Dans ce dernier cas, on suppose que le bébé voit au cours de son
sommeil d'horribles êtres surnaturels qui lui font peur et l'empêchent de dormir.
~ Sur un paquet composé d'un gui de baboni (bambara. Rupherbiacées ferruginea) et celui de
karidiakourna (bambara. Hypericacées. Psoropermum guineense) dire trois fois: tau bissililaï sou-
dibi oulalairi, clibiwodibi oulalctr! ayant de le pulveriser. A raison de quatre ou cinq fois dans la
journée, baigner le sujet clans de l'cau contenant une poignée du produit, lui laire absorber Lill l'cu du
liquide. Cinq ,1 sept fois jours (le régime.
~ D'une décoction des rameaux feuillus de kô-so (bambara. Césalpiniées. Isobcrlinia Dalsialii)
faire deux parts: baigner le sujet dans la première portion la plus importante puis lui donner fi boire la
deuxième part additionnée de beurre de karité. Opérer au crépuscule. Deux fi trois jours de traitement
1 ENFANT PLEURANT SANS CESSE LA NUIT 1
80

- Bain quotidien à raison de deux fois par jour, dans une décoction des rameaux feuillus de
tamarinier, boire de ladite décoction. Deux à trois jours de traitement.
- Sur des écorces Est et ouest de gangoro-dougoumassigui (bambara. Strychnos spinosa),
prononcer quatre fois le verset suivant: Tou bissimilsï Ialidiote doparao bôparao. Faire bouillir
lesdites écorces. Répartir la décoction obtenue en deux portions: laver le sujet, sans que le liquide
touche sa tête, dans la première part, lui donner à boire la seconde portion. On peut encore
transformer ces mêmes écorces en poudre qu'on délaye dans de l'eau et baigner l'enfant dans celle-ci
en prenant la même précaution que ci-dessus, lui faire absorber. Une semaine de traitement.
- Faire calmer un enfant qui pleure régulièrement toutes les nuits, le laver (une ou deux fois
suffisent) à cette heure de la journée dans une décoction de gui de sounsoun (bambara. Diospyros
mespiliformis ).
Faire bouillir ensemble sept paquets faits des tiges feuillus de saba (bambara. Landolphia
florida) provenant de sept pieds différents de saba et de sept termitières. Se servir de la décoction
obtenue d'avoir peur et de crier la nuit.
D'une décoction des rameaux feuillus de kô-sô (bambara. Césalpiniées. Isoberlinia Dalzielii),
faire deux portions. Baigner l sujet dans la première part, puis lui donner à boire la deuxième portion
additionnée de beurre de karité. Opérer au crépuscule. Deux à trois jours de traitement.
D'une décoction des rameaux feuillus de kolokolo (bambara. Papilionacées. Afrormosia
laxiflora) faire deux parts. Bain du patient dans la première part, lui donner à boire une petite quantité
de la deuxième portion. Opérer trente fois en quinze jours de traitement.

ENFANT PLEURANT LA NUIT PARCEQUE VOYANT DES ETRES HORRIBLES

- Porter suspendus au cou une dent de chien noir en tournée de cuir. Empêcher l'enfant de voir
les choses horribles qui lui font peur et qui par suite le font pleurer.
- Concasser ensemble du kimba (Haoussa. Xylopia astiopica), du Iari-outa (Haoussa. Soufre)
d'angouriya (Haoussa. Graines de coton), des feuilles de l'arbre adié-oufoulé (yorouba. Non déterminé
faute d'échantillon). Introduire dans un récipient sur le charbon allumé une bonne pincée du produit
obtenu. Exposer un petit moment la tête de l'enfant à fumée qui se dégage au dit récipient. La
médication éloigne du soigné l'objet de terreur.

EN S'ASSEYANT DANS UN VEHICULE POUR VOYAGER '-,l


k&&ÙA:d4%;j,.a/#.$!;,- :', , ..i~:,:/ &>-w"" ~; , };,: -:x ",,~;,,$;:0&:d

- Pour venir surement d'un voyage en camion ou en tout autre véhicule, dire en s'asseyant sur
le siège, le mot suivant: Leilaiha-Ilala qu'on termine par « nmana sëgui mbtôlô». Ce tô qu'il faut
prononcer une fois revenu à la maison est le suivant: Mouhamadou yara soulilah. Permet de revenir
sain et sauf d'un voyage effectué en véhicule.

ENFANT NON MALADE QUI PLEURE SANS CESSE PARCEQUE VOYANT DES
ETRES SURNATURELS TERRIFIANTS

1- Ecraser finement ensemble un globe de l'œil gauche d'un omalé ou apossé (yorouba. Geckos)
et un grain d'araté (yorouba. Zingiberacées. Aframomum melegueta).
2- Agir de même avec le globe de l'œil droit de la bestiole et un grain d'ataré.
3- Inciser la pommette qui se trouve au-dessous de chaque paupière inférieure.
4- Introduire la poudre indiquée à 1dans l'incision du côté de l'œil droit puis frotter légèrement.
5- Introduire la poudre indiquée à 2 dans l'incision du côté de l'œil gauche puis frotter
légèrement. A partir de ce moment, l'enfant ne voyant plus l'objet de sa terreur cesse de
pleurer.

ENFANT SOUFFRETEUX .1

- Faire bouillir longuement des rameaux feuillus de rab.i (bambara. Cob cordifolia). Faire de la
décoction obtenue deux parts: baigner l'enfant dans la première portion; lui donner à boire la
seconde. Opérer deux fois par jour: le matin de très bon matin, le soir au crépuscule. Quinze jours de
traitement.
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- Bain dans une décoction des rameaux feuillus de gandama (bambara. Monotes kerstingii). Le
soigné reprend force et devient robuste et bien portant après quinze jours de traitement.
- Utiliser (lotion), une décoction des feuilles de ouôlônidô (bambara. Ipomoea setifera). Rend
alerte.
- Lorsque le sujet de teint clair devient très pâle fortement amenié, portant des cheveux durs,
droits roux, on baigne tous les deux jours dans une décoction des rameaux de sonsanflo (bambara.
Nom déterminé). La décoction se fait une fois pour toutes. Sept à quinze jours de traitement.
- Faire usage (lotion, boisson) d'une décoction de dougoumagnagnaka (bambara de la Région
de Kouroumalé. Non déterminé). Dissipe toutes les causes de malaise et rend l'enfant corpulent.
- Prendre une décoction de tiges feuillues de naba (bambara. Landolphia florida). Bain dans
une portion de cette décoction. Une semaine de traitement.
- D'une décoction des rameaux feuillus de kôfing (bambara. Syzygium guineese), faite deux
parts: bain de l'enfant dans une portion, lui donner l'autre à boire.
- Faire bouillir ensemble des racines de téréni (bambara. Terminalia avicennioïdes), rameaux
de kougourouba (bambara. Mitracarpus escaber) et un assez gros morceau de kan-wan (haoussa.
Carbonates alcalin impur). Quotidiennement, abreuver l'enfant de la décoction obtenue. Une semaine
au plus de traitement.
- D'une décoction des rameaux feuillus de kolokolo (bambara. Papilionacées. Afrormasia
laxiflora) faire deux parts: bain du patient dans la première portion, lui donner à boire une petite
quantité de la deuxième part. Opérer trente fois en quinze jours de traitement.

ENROUEMENT

- Pulvérise ensemble une plaque d'écorces de lerou (bambara. Erythrina senegalensis), une
noix très rouge de kola, un morceau de sel gemme. Faire sécher le produit obtenu, puis piler à nouveau
et tamiser pour obtenir une poudre fine. Mâcher de temps à autre une bonne pincée de celle-ci. Trois
jours de régime suffisent pour rendre la voix claire, pure.
- Concasser des écorces Est et Ouest de ngabablé (bambara. Ficus platyphylla), les faire sécher
au soleil, puis les piler pour obtenir une poudre fine. Ajouter à celle-ci un kléba (bambara. Cigale) et
un morceau de sel gemme puis piler à nouveau pour obtenir un produit intimement lié. Le matin, à
jeun, la nuit, en allant au lit, mâcher une bonne pincée de la poudre.
- Racler les parties de deux plantes qui sont en contact. Ajouter à la raclure obtenue du sel
gemme puis piler pour obtenir une poudre fine qu'on mâche de temps à autre. Donne une belle voix
claire.
- Mâcher et avaler le jus, une bûchette verte en bois de ngounan (bambara. Pouportia bierrea).
A la place de ce produit, on peut faire d'une racine bâ-ngôyô (bambara. Solanum incanum) ou du bois
de celui-ci.
- Boire une décoction de kambélé-sabara (bambara. Alternanteru repens).
- Mâcher, en avalant le jus, une tendre racine de gouélé (bambara. Prosopis africana).
- Gober de temps à autre une poudre noire obtenue en broyant finement une certaine quantité
de paillettes de fer, du sel gemme, de l'herbe culôkama (bambara. Eragrostis tremula) carbonisés.
- Transformer en poudre fine les éléments suivants: gui de bembé (bambara. Lannea acida),
épi de maïs, sel gemme. Gober de temps à autre le produit obtenu. Rend la mémoire fidèle en même
temps qu'il donne une belle voix.
- Réduire en poudre fine des écorces de sana (bambara. Daniellia oliveri), des paillettes de fer
(morceaux qui se détachent du fer rouge quand on le bat sur l'enclume), des gousses de nganfing
(bambara. Xylopia aethiopica), du sel gemme. Mâcher de temps en temps de cette poudre. Donne une
belle voix.
- Craquer et avaler, de temps à autre, un ou deux jeunes gombo. Rend la voix claire.
- Mâcher ensemble et avaler le jus, une noix rouge de kola et des racines de kélékélé (bambara.
Trioserna pulcherrimum).
- l\Lî.cher enavalant le jus une racine nettoyée d'allah-nion (bambara. Uraria pieta). Donne
.LInetrès bonne voix.
Faire bouillir longuement trois ou quatre p::tqllets faits des feuilles de nere dougourn.ulio
(bambara. Mimosées. Parkia biglobosa). De la décoction obtenue, faire deux parts. Se pencher
(fumigation), la bouche bien ouverte afin que la vapeur puisse enter jusqu'à dans le gosier au dessus de
la première portion restée dans le récipient sur les résidus, laver la tête dans la deuxième part devenue
tiède. Opérer deux fois p::trjour: le matin ct le soir. Une semaine de traitement.
82

- Faire bouillir trois ou quatre paquets d'ouroukou (bambara. Aedesia baumannii). Masser le
mal à l'aide de chaque paquet chaud du liquide.
- Faire un feu de gui de sï (bambara. Butyrospermum parkii). Eteindre avec de l'eau. Placer sur
le charbon encore très chaud une natte puis s'étendre sur celle-ci. Opérer trois fois en trois jours de
traitement.
- Pulvériser ensemble les éléments suivants: suie récoltée au fond de sept salles de cuisine,
sept tessons de canari cassé, terre prise sur sept galeries à fourmis-cadavre, écorce d'une racine qui
traverse un sentier dans le sens de la largeur. Pétrir de lessive, (ségué-dyi) la poudre obtenue. Répartir
la pâte qu'on obtient ainsi en plusieurs morceaux. Donner à chacun de' ceux-ci une forme ovale, puis
le faire sécher au soleil. le moment venu, frotter sur une pierre plate contenant un peu de liquide un
des morceaux susmentionnés, puis enduire l'entorse avec la pâte obtenue. On peut broyer un morceau
sec et étendre la poudre sur une blessure qui de ce fait est vite guérit.

ENTORSE INFANTILE (MOUGOU)


- Placer sur le mal un petit morceau de beurre de karité puis masser en marmottant: tou
bissimilai diara ye kilo kari, Allah ya tougou; diara ye nëguè kari, ADah ya tougou, diara yé kolo
kari, Allah ya tougou; diara yë nëguë kari, Allah ya tougou ... Même procédé si le siège du mal se
trouve à la poitrine.

EPISTAXIS

- Réduire en poudre sèche fine une plaque d'écorces d'adoua (haoussa. Simaroubacées.
Balanites sgyptiaca) débarrassée de ses croûtes. Pencher la tête en arrière puis aspirer la poudre par les
narines pour arrêter immédiatement le saignement.
- Mettre dans les narines un jus obtenu en écrasant et en pressant les feuilles vertes de balassa
(haoussa. Commelynacées. Commelyna nudiflora). Arrêt immédiat du saignement.
- Introduire dans les narines une eau ayant contenu un bon moment des excréments d'âne et
des feuilles écrasées de loda-dazi (haoussa. Ampélidacées. Cissus populnea).
- Placer un excrément sec du chameau sur du charbon ardent puis se pencher au-dessus de la
fumée qui s'y dégage. Arrêt immédiat du saignement.
- Mettre sous les narines un tesson de canari contenant du charbon allumé et une certaine
quantité des poils de lièvre. Effet souhaité instantané.
- Introduire sous les narines une poudre sèche noire obtenue en pétrissant de vinaigre des
excréments secs d'âne préalablement carbonisés et finement écrasés.
- Instiller dans les narines de l'eau filtrée contenant dissous des poils de lièvre carbonisés et
finement broyés. Arrêt immédiat du saignement.
- Placer sous le nez qui saigne un tesson de canari contenant du charbon ardent et des poils de
kô-gninan (bambara. Rat ou de marigot). Même résultat que précédemment.

ETRES SURNATURELS (POUR VOIR DES)

- Enfouir un canari hermétiquement fermé contenant des écorces, racines de kolokolo


(bambara. Afrormosia laxiflora) et suffisamment de noncikou (bambara. Héliotrapium indicum). A
partir du huitième jour après cet enfouissement, faire quotidiennement sa toilette dans une portion du
contenu du récipient. Provoque des visions, des halluecianations.
Antidote:
- laver la figure dans de l'eau ordianaire.
- Transformer en poudre fine un gui de faara (Malinké de Sirimana-Toumbédiabali, Cercle de
Kayes, Arrondissement de Sadiola. Bauhinia reticulata). Introduire une bonne pincée du produit
obtenu obtenu clans de l'cau puis s'y laver la tête. A la placer de faara.utiliscr le roungourou-mcgucnco
pour obtenir le même resultat.
- De fois, au cours du sommeil, l'enfant se lève en sursaut et pousse descris stridents. Cela est
dû à l'apparition d'un être surnaturel, horriblement laid qui mime de le saisir et le manger. Pour
éloigner de l'enfant cette vision, la mère fait fondre du beurre de karité, le met dans une boîte dans
laquelle elle jette en outre une bague. Elle ordonne à sa progéniture de retirer la parure de la boite. Si
elle obéit, elle ne reverra jamais plus l'objet de frayeur
83
1 EMPECHER UNE PERSONNE DE VADROUILLER (POUR) 1:
7' 42, //" :drw.-idw.diL:<7« 'dd;i?df/Ji;jfjYdA .M:::;~ >Ô;-K.,,:::;;:.'iliV ,),;;:;:::.Ù;,A~" !';'ÙM Al-, ;wd1%~,f;if;?..,i.;?k4J@;i:~%b<>\%:;~~:<®.Jt)Y.,Xi'{j;}A i:-;:;';:'%Y.:fi~GÛ}.$»,"/i_:X '

- Dans une eau dans laquelle s'est baignée une personne casanière, faire bouillir un nid de
banikona (Bambara. Cigogne à ventre blanc). Bain quotidien dans une portion de la décoction, boire
de celle-ci au cours de chaque séance de bain. Une semaine de régime. Remède souverain contre le
vagabondage.

EMPOISONNEMENT PAR L'ERYTHROPHLOEUM AFRICANUM

- L'erythrophloeum africanum est le nom scientifique de bakala (bambara) ou samberou


(haoussa). Ses feuilles comme ses écorces et ses racines sont excessivement toxiques. On combat ses
néfastes de trois façons:
1- Croquer et avaler une boulette de datou ou une poignée de ce condiment;
2- Ecraser une noix blanche de cola, délayer le produit obtenu dans de l'eau qu'on absorbe;
3- Absorber délayée dans un peu d'eau une boule d'indigo ou boula en dialecte bambara. Ces trois
antidotes sont infaillibles.

ETRE PROLIFIQUE (POUR)

- Quotidiennement, absorber dans une bouillie claire de mil (sari) qu'on prend à titre de petit
déjeuner, une bonne pincée d'une poudre obtenue en broyant finement un placenta d'un dangala-
moussoma (bambara. Ritis aerietans femelle). Un mois de régime. Après celui-ci on enfante jusqu'à un
âge très avancé et tous les enfants, saufs des cas d'accidents, vivent.

EXPULSER UN CORPS ETRANGER DE LA GORGE(POUR)

- En égrenant un chapelet, répéter sept fois sur un peu d'eau contenu dans un petit récipient le
verset suivant: koul houa alahou ahdou allahou assamadou lsmouyalidi oua lamouyouladi oua
lamouyakoula-hou kouts-en ahadoun. Cracher légèrement sur le liquide chaque fois qu'on arrive à la
fin du verset. Donner à boire au patient la potion pour expulser aussitôt le corps étranger de la gorge.

- Se procurer d'une quantité suffisante des racines de ndôgué (bambara. Ximenia americana).
Nettoyer légèrement lesdites racines avant de les racler jusqu'au bois. Pulvériser la raclure. Eriser le
fond d'un pot en terre pouvant contenir suffisamment d'eau. Dans une case où n'entre ni torche ni
lampe allumée, répandre sur le sol une couche de sable puis placer renversé sur celui-ci le pot
susmentionné. Introduire dans la couche de sable la poudre provenant des racines pilées de ndoguë
puis verser dessus suffisamment d'eau aussitôt retirée du puits ou enlevée du point d'eau. Une
semaine après, le huitième jour après la mise des éléments en canari, se baigner dans le contenu du pot
sans transvaser le liquide dans un autre récipient. Les bains se prennent sur place à minuit. On
remplace qu'on utilise, on est à jamais immunisé contre la morsure de n'importe quel genre de reptile,
de n'importe quelle espèce de fauve, ni l'un ni l'autre ne pouvant desserrer les mâchoires. Nous tenons
cette recette d'un chasseur.

ETRE SOCIALEMENT SUPERIEUR A VOTRE ENTOURAGE

- Introduire dans un litre d'eau une vessie, avec son contenu, de poisson. Quotidiennement
s'humecter le corps du contenu de la bouteille. Attire une grande renommée, une grande popularité,
.l'estimé public et bit de celui qui l'utilise un homme prestigieux p~lrsuite superieur ~1tous ceux qui
vivent autour de lui. Précisons que les poissons sans écailles n'ont 1':1S de vessie,
84
ETRE PAS FILLE~MERE (POUR N')

- Aussi fréquemment que possible, absorber une cuillerée à soupe d'une mixture composée
d'une décoction des racines et feuilles de ndiribarakéni (bambara. Xylopia tinctorium), espèce naine
du nganifing (bambara. Xylopia aethiopica) et du miel qu'on peut remplacer par suffisamment de
piment. Préparer le médicament le soir et le prendre le jour suivant à jeun. Tant qu'on utilise
régulièrement cette mixture on ne devient pas mère avant le mariage régulier. En plus de ce régime et
cela durant les quinze demies jours qui précèdent la consommation régulière du mariage, gober (jeune
personne) quotidiennement une bonne pincée d'une composée des jeunes filles non épanouies ou non
ouvertes de fougagnin (bambara. Hexalobus monopetalanthus, sept noix rouges entières, non brisées
de kola et s'abstenir de toute œuvre charnelle durant ce laps de temps.

EXCITANTS

- Se procurer des éléments suivants: pointes de tofa (Haoussa. Imperata cylindrica), écorces
de samia (haoussa. Tamarindus indica), écorces d'une racine de talaki (haoussa. Lonchocarpus
cyanescens), nerf et testicules d'un bouc, testicules d'un coq d'âges mûr, beaucoup de gousses de chita
(haoussa. Aframomum melegueta), un peu de gousses de piment, un peu de sel gemme. Piler:
1- Chita, piment, nerf et testicules de bouc, testicules de coq, sel gemme;
2- Ecorces de samia, pointes de tofa, écorces d'une racine de talaki. Mélanger les deux
poudres. Piler à nouveau et tamiser pour obtenir une poudre fine intimement liée. Faire un creux dans
un lôgôma (boule) bouchée de touo ou bouillie épaisse de mil, mettre dans une bonne pincée de la
poudre, fermer en ramenant dessus la bouillie écartée, tremper la boule dans une sauce puis avaler. Ce
médicament constitue un puissant laxatif donnant au membre viril toute sa vigueur.
- En se servant du savon de kobi (intimement lié au sonzandlo, nettoyer le mebre viril dans
une eau ordinaire. On peut remplacer le sonzandlo par une certaine quantité de ngolokogodyis. Dans
ce dernier on lie cette dernière plante et le savon de kobi en les pilant ensemble sur un mortier
profond renversé. Faire surtout usage du savon ainsi préparé pour redonner au membre flasque sa
vigueur.
- Placer au fond d'un canari une racine de kongo-barani (bambara. Oncoba spinosa), ou à
défaut de gangoro (bambara. Strychnos spinosa coupés en neuf morceaux ayant chacun la longueur
du majeur, une ou deux poignées de nganifing (bambara. Xylopia aethiopica) et verser sur le tout des
gâteaux de miel frais écrasés dans une certaine quantité d'eau. Fermer hermétiquement le récipient
qu'on place dans un coin retiré de la case où il doit rester trois jours. Ce délai passé, faire chaque
matin à jeun, une portion du contenu du canari. Bon excitant ranimant le membre viril à qui il rend
toute sa jeune vigueur.

1- Bouillir du gros mil dans une décoction fortement concentrée de racines de jan yaro
(haoussa. Hymenocardia acida), avant de le réduire en farine;
2- Pulvériser des racines de Ioda-dazi (haoussa. Cissus populnea :
3- Ecraser finement ensemble du chita (haoussa. Poivre maniguette), du chita-aho (haoussa.
Zingiber officinale), du kimba (haoussa. Xylopia aethiopica) et un peu de gousses de piment;
4- Mélanger les produits obtenus puis piler longuement ensemble, en y ajoutant du miel pour
obtenir une pâte gluante qu'on fait sécher au soleil. Piler à nouveau et tamiser l'élément devenu sec
pour obtenir une poudre fine sèche qu'on prend dans du café, dans du thé ou dans un bouillon de
viande. Rend au membre viril toute sa jeune vigueur, le sperme abondant, le corps dispos après
l'acte; enlève à la femme de mauvaise vie toute envie d'aller avec un autre homme.

- Nettoyer légèrement des racines de ndôgué (bambara. Ximenia americana) qu'on racle
ensuite à fond. Faire sécher la raclure au soleil puis la piler en y ajoutant du sel gemme du ntôgô
(bambara. Cyperus esculentus et quelques gousses de piment. Tamiser le produit pour une poudre
fine. Le soir absorber une bonne pincée de celle-ci dans un bouillon de viande. Rend le sperme très
abondant.
- Une semaine durant, boire quotidiennement LIne décoction (les LlIllC1L1.'\feuillus de s:llu
(bambara. Danicllia olivcri), de kalal.ari (bambara. Hyrncnocardi« acidu) et de ni.una (bambara.
Bauhinia reticulata). Faire surtout usage de ce médicament pour developper le membre viril atrophié.
85

- Lors d'un accouplement, trancher d'un seul coup de couteau, à une certaine longueur, la
queue d'un chien mâle et l'enfouir. Déterrer, quarante jours après, l'objet enfoui et enfiler les os
empilés qui composent celui-ci avant de l'entourer du cuir pour en faire une ceinture. Porter (homme)
celle-ci la nuit en allant au lit pour demeure infatigable.
- Porter à la cuisse droite un rond fait d'un nerf de chien entouré de cuir.
- Absorber dans un bouillon de viande ou manger sur celle-ci, une poudre composée d'un
champignon (polypore) récolté sur le tronc d'un bagaroua (haoussa. Acacia scorpoiïdes, de mourouchi
(haoussa. Tigelle de noix germée de rônier), du sel gemme, du massoro (haoussa. Piper guineense)
qu'on peut remplacer par du piment.
- Parfois le sperme s'éparpille avant l'acte et l'homme se sent alors impuissant. Pour remédier à
cette situation, on lèche du miel contenant des os de poule ou de coq finement écrasés. Parfois aussi le
sperme est altéré. Pour le purifier on absorbe une décoction de racines de doumnyabri (haoussa).
- Délayer dans un corps gras une poudre obtenue en broyant finement sept queues carbonisées
de tarente. Passer de haut en bas une légère couche de la mixture sur le membre viril. Puissant
excitant.
- Ecraser finement ensemble des pulpes ou fourou de niamakou (bambara. Zingibéracées.
Aframomum melegueta) et un morceau de sel gemme. Gober vers trois heures de l'après-midi une
bonne pincée du produit obtenu. Très bon excitant mais qui coûte cher en racine de la quantité de
niamakou à utiliser et le coût de ce produit.
- A raison de deux fois par jour, faire ses ablutions avec du savon composée de sèguè-dyi,
d'huile de kobi (bambara. Méliacées. Carapa procera) d'un cristal de sel, d'un os de seiche, d'un
produit spongieux blanchâtre ou grisâtre provenant du sein d'une grande termitière. Bon excitant à
préparer et à expérimenter.
- Macérer dans une eau provenant du lavage du gros mil légèrement décortiqué des racines de
sanan (bambara. Césalpiniées. Daniellia oliveri). Le quatrième jour après la mise des éléments dans le
canari, boire quotidiennement à raison d'une cuillerée en calebasse, du liquide fermenté.
- Dans un litre d'eau, macérer des buchettes de racines de kébouré (bambara. Rubiacées.
Gardenia triacanthé) fendues longitudinalement, quelques buchettes de racines de koumakola
(bambara de Ganadougou. Euphorbiacées. Securinega microcarpa) divisées comme celles de kébourë,
suffisamment de nganifing (bambara. Anonacées. Xylopia aethiopica) et de kélékélé (bambara.
Solanées. Capsicum annum). A longueur de journée, boire de temps à autre, trois cuillerées à soupe de
macération. Bon excitant.
1- A poids égal, réunir les éléments suivants: écorces de fibres détachées des racines de
chacune des plantes suivantes: m'bouréké (bambara. Rubiacées. Gardenia triscantha), mana
(bambara. Ochnacées. Lophira alata), kolokolo (bambara. Papilionacées. Afrormosia laxiflora) gnagna
(bambara. Combrétacées. Combretum velutinum). Kalakari (bambara. Euphorbiacées. Hymenocardia
acida). Dabada (bambara. Sterculiacées. Waitheria americana) qu'on transforme en poudre très fine.
2- Broyer finement ensemble un pied de dabadablé (bambara. Euphorbiacées hirta) et un pied
de gninnatlo (bambara. Papilionacées. Stylosanthes viscosa).
3- Transformer en poudre très fine le contenu de sept grousses gousses de niamakou
(bambara. Zingibéracées. Aframomum melegueta), une bonne poignée de ntiôgô (bambara.
Oyperacées. Cyperrus esculentus), sept tiganikouroufing (bambara. Papilionacées. Voandzeia
subeterranea), un nerf entier d'un bouc adulte non castré, un morceau de sel gemme.
4) Mélanger les poudres l, 2, 3 puis piler longuement le tout afin d'obtenir un tout
intimement lié. De temps à autre, vers trois heures de l'après midi, absorber dans du thé
ou dans le nadjyi une bonne cuillerée à soupe du mélange. Très bon excitant à
expérimenter. On peut encore consommer un morceau de viande g.illé sur du charbon
ardent et assaisonné d'une bonne pincée du produit.

- Dans un bouillon de viande d'un taureau ou d'un bouc non castré assaisonné de tous les
condiments habituels, absorber une cuillerée à café d'une poudre salée des racines de kô-safiné
(bambara. Composées. Vermonia amyglalina). Il est de règle de manger d'abord le bouilli avant
d'absorber dessus le bouillon ..
EXCITER AU VOL (POUR) 86

- A l'intention d'une personne bien déterminée, placer à l'entrée du terrier d'un rat de case ou
d'un tata un objet de forme ovale ainsi obtenu: Piler ensemble du soumbala, du datou et un cœur de
tata. Pétrir le produit obtenu d'un peu d'eau avant de la façonner en lui donnant la forme d'un œuf de
poule. Aussitôt que l'objet fétiche est dérobé par un rat de case, la personne visée se met à voler et
restera voleuse incorrigible.

EXCISION

- Aussitôt l'opération pratiquée, laver la plaie dans une décoction des feuilles vertes de
citronnier la saupoudrer des feuilles pilées de cette plante, puis appliquer dessus une plaque de beurre
végétal. Une semaine, au plus, de traitement. Si à la suite de l'opération l'opérée saigne abondamment
et qu'elle a des vertiges, on saupoudre le mal d'une poudre provenant du centre d'un bananier
carbonisé, pilé et on passe un peu de ladite poudre sur son visage.
- Carboniser ensemble une racine de sounsoun (bambara. Diospyros mespiliformis), une ou
plusieurs de dahen (bambara. Anoma senegalensis) une ou plusieurs racines de dioro (bambara.
Securidaca longipedunculata). Le tout haché au préalable. Transformer le produit obtenu en poudre
fine. Aussitôt l'opération pratiquée, et pour empêcher l'hémorragie de se produire, asperger la blessure
d'une portion de cette poudre, puis pétrir le reste du beurre de karité. Chaque jour, après le nettoyage
habituel, couvrir la plaie d'un morceau de la pommade obtenue. Guérison très rapide. Faire encore
usage de même onguent pour combattre sûrement des bouffissures.
- Appliquer sur la blessure proprement lavée un tampon de coton égrené garni d'une matière
pâteuse obtenue en faisant évaporer complètement l'eau d'une décoction fortement concentrée
d'écorces de kolokolo (bambara. Afrormosia laxiflora). Pour maintenir le tampon sur la blessure
appliquer sur celle-ci une bande qui passe entre les cuisses. La cicatrisation de la plaie a lieu au bout
d'une semaine au plus. Il existe d'autre médicament provenant des décoctions fortement concentrées
de sabin (bambara. Elyonurus elegan), des feuilles de niama (bambara. Bauhinia reticulata). Dans ces
derniers cas on pratique des bains de siège.
- Pour favoriser la chance future (chasteté, procréation) de la fille à exciser, l'opération qui est
d'habitude de caste forgeronne, se nettoie (moins figure) au préalable dans de l'eau contenant
dissoutes des feuilles vertes écrasées de kongo-sô (bambara. Isoberlinia doka) et de séré-toro. (Ficus
carpensis). On sait que le but essentiel de l'excision est de procréer et se passer de l'homme le plus
longtemps possible. Ainsi, dans nos milieux, une femme excisée peut passer au moins huit jours sans
partager le lit ni avec son mari polygame ni avec un autre homme. Il n'en est pas de même pour une
femme non excisée.

FAMILLE PERDANT SUCCESSIVEMENT TOUS SES ENFANTS ~!)!

- Rassembler les éléments suivants: écorces de sira (bambara. Baobab), une racine de guégué
(bambara. Gyrnnosporia senegalensis), une racine de samanéré (bambara. Antada sudanica), une
racine d'une plante qui se trouve dans le folo (bambara. Rigole où elle est mise à nu par l'écoulement
des eaux), une racine transversale quelconque. Introduire ces divers éléments dans un assez grand pot
contenant de l'eau neuve. Placer le récipient ainsi garni dans un coin de la case où il doit rester
hermétiquement fermé pendant une semaine. A partir du huitième jour, les conjoints se baignent
quotidiennement dans une portion du contenu du pot, en boivent un peu. L'enfant (ou les enfants) qui
naîtra après ce régime pratiqué par les parents vivra et grandira sûrement. Cesser le traitement avec
l'épuisement du contenu du récipient.
- Aussitôt après la dernière délivrance, ceindre un tafo, portant sur son parcours trois ou
quatre nœuds, sur lequel on a préalablement prononcé en formant à chaque nœud, le verset suivant :
Tou bissimilaï dyinë ouolola, mogo ouolola. Dyinë den sara, mogo den balola. Prononcer le même
verset sur une calebasse d'eau dans laquelle on lave le nouveau-né, abreuver celui-ci d'un peu du
liquide. L'enfant ainsi traité dès sa naissance, et le port du tafo par la mère, vivra et ceux qui le
suivront resteront.
FA,SOUMALE

- Faire bouillir un gui de ouôlô (bambara. Terrninalias sp) faire de la décoction obtenue deux
parts: bain dans la première portion, boire la deuxième. Quinze à trente jours de traitement.
87
FAIBLESSE DE LA VESSIE

- Introduit dans un séguébandi une assez grande quantité d'excréments secs de poules. Place r
le récipient ainsi garni sur un second récipient puis verser de l'eau dedans. Cuir dans le liquide filtré
recueilli du fonio grillé, ou non, qu'on assaisonne de tous les condiments habituels. Consommer
suffisamment de la nourriture. Remède souverain à utiliser aussi contre les urines nocturnes au lit.
- Faire sécher au soleil une certaines quantité de pulpes, y comprise les pépins, de l'intérieur
d'une calebasse. Carboniser, piler, tamiser le produit obtenu. Absorber, le matin, une bonne pincée de
la poudre dans une bouillie claire de mil ou dans un bouillon de viande. Une semaine de traitement.
- D'une décoction d'un paquet des rameaux feuillus de soulafinzan (bambara. Trichilia
emetica), faire trois portion: s'exposer (fumigation) à l'abondante vapeur qui se dégage de la première
part restée dans le pot sur le résidu, se baigner dans la deuxième portion devenue tiède, absorber la
troisième part. Opérer deux fois par jours. Le matin de bonne heure et le soir au crépuscule.
- A longueur de journée, même pendant la nuit, boire d'une décoction obtenue en faisant
bouillir ensemble des tiges vertes feuillues de kounissoro (bambara. Borrerea verticillata), du beurre
de karité et une boule de gousses décortiquées de tamarin. Une semaine de régime. Remède souverain.
- Broyer finement et séparément les éléments suivants: gui, écorces racine de gouin (bambara.
De Korhogo Pterocarpus erinaceus). Mélanger, à poids égal, les produits obtenus. Quotidiennement
absorber, le matin, une ou deux bonnes pincées de la poudre dans une eau tiède sucrée, à midi, en
absorber, suffisamment dans la sauce. Procéder de même le soir. Un moi de traitement.
- A longueur de journée, boire le plus fréquemment possible d'une décoction des rameaux
feuillus de mbala-rnbala (bambara. Securinega microcarpa). De même quand on se désaltère,
additionner l'eau de boisson d'une petite quantité de la dite décoction. Expérimenter cette recette
pour traiter un mal ainsi caractérisé. Le sujet, décharné, éprouve le besoin de se soulager toutes les
quatre ou cinq minutes. Il mange et boit beaucoup. Ses urines, très abondantes, écumeuses, sont
d'abord pendant les deux premiers jours très éclair, limpides puis prennent ensuite une couleur foncée
analogue à celle de se séguédyi. Pas d'œdème.
Piler ensemble: chita (Haoussa. Poivre maniguette), chita-aho (Haoussa. gingembre),
mossoro (Haoussa. Piper guineense), kanoufari (Haoussa. Eugenia caryphyllatas), écorce de passa-
kouari (Haoussa. Fagara xantocyloides), un peu de tafanoua (Haoussa. Allium sativum). Ajouter au
produit obtenu du miel puis brasser énergiquement. Gober de temps à autre du mélange ou en
absorber dans une eau fraîche ordinaire.
- Verser de l'eau sur des écorces de madachi (Haoussa. Acajou du senegal) ou sur des feuilles
sommairement concassées de madachi-kassa (Haoussa. Cassia nigricans). Quelques heures après,
commencer à faire usage (boisson) du liquide à raison de deux fois par jours pendant une semaine.
- Récolter sur un trône de cailcédrat une bonne poignée de résine qu'on pile pour obtenir une
poudre fine. Prendre (boisson) celle-ci dans du lait frais ou caillé.
- Manger du haricot cuit dans du vinaigre. Prendre ce mets sept fois en sept jours de
traitement.
- Manger de la résine pilée le diala (bambara. Acajou du Sénégal) pétri de cervelle fraîche
d'une bête de boucherie. Ce médicament ne se prend qu'une seule fois et on est à mesure de retenir ses
urines.
- Mâcher de temps à autre une poudre fine obtenue en carbonisant (avec poils) et en broyant
finement une peau de chèvre ou de bouc.
- Lorsqu'on se rend à une réunion, au cours de laquelle on ne veut pas de déranger pour aller se
soulager (évacuation des urines) on croque (un seul suffit) du tiganikourou (bambara. voandzeia) en
se rendant à ladite réunion. Si au cours de celle-ci on avait fortement envie d'uriner on avale
rapidement moins d'une minute durant, sa propre salive et on se sent aussitôt soulagé.
- Faire bouillir ensemble des rameaux feuillus de moégo-kolo-yri ou soniougou (bambara.
Stereospermum kunthianum) et une boule décortiquece de tamarin. Débarrasser la décoction des
résidus puis boire de temps à autre du liquide. Trois jours, au plus, de traitement.
- Prendre (breuvage) une bouillie clair de mil (sari) contenant une poudre obtenue en pilant
des fruits en grappe du nere (bambara. Parkiia biglohos:1) ayant passé un hivcrrugc sans être détaché
de l'arbre mère. Fortifie la vessie et rend ainsi celle-ci apte} mai nrcnir les urines.
FACILITER LA DELIVRANCE (POUR)~ 88

- A partir du huitième mois de grossesse, s'abreuver mensuellement d'une bouillie claire (sari)
obtenue en faisant cuir du gruau de mil dans une décoction des racines ou des feuilles de balemba
(bambara. Crossopteryx febrifuga). Facilite la délivrance le moment venu.
- A partir du septième mois de grossesse, boire chaque matin à jeun une eau tiède dans
laquelle elle secoue au préalable un morceau de kan-wan (Haoussa. Carbonates alcalin impur).
Facilite la délivrance.
- Dans un litre d'eau, introduire des écorces hachées de diala (bambara. Khaya senegalensis) et
un morceau de kan-wan. A partir du huitième mois de la grossesse boire quotidiennement à jeun une
ou deux cuillerées à soupe du contenue de la bouteille. Rend la délivrance, le moment venu presque
instantanée.
- Au cours de la grossesse, absorber le plus fréquemment possible, une décoction de
ngongondli (bambara. Vetiveria fulvibarbis). Elimine l'albumine.
- En procédant comme on fait pour faire le salam, prendre ses ablutions dans une eau
contenant des tiges feuillues de foroko-Iaraka (bambara. Ipomoea repens). Ses ablutions se font
quatre fois en quatre jours ou quatre fois en un jour. La délivrance, le jour venu se fait à l'insu de tout
le monde tant le travail sera peu de durée.
- Au cours de la grossesse, une semaine durant se baigner deux fois par jours dans une
décoction de tiges feuillues de sogné (bambara. Leptadenia lancifolia), boire du liquide. Facilite la
délivrance.

1 FAIRE ENTRER UNE DETTE ~ (POUR)

- Avant de se rendre chez le débiteur, placer sous la langue une pincée d'une poudre obtenue
en écrasant finement ensemble un poignet de kononikoa (bambara. Evolvulus alsinoïdes) et sept noix
blanches de kola. Le débiteur visé s'acquittera de sa dette. De même pour obtenir un prêt d'argent de
quelqu'un on s'adresse à celui-ci ayant le même produit sous la langue pour avoir entière satisfaction

1 FAIRE UNE BONNE CHASSE DE PINTADES - (POUR)

- Dans un vase, mettre suffisamment de la sève de gnana (bambara. Euphorbia sudanica) et


d'eau. Placer le récipient ainsi garni à un lieu fréquenté par des pintades sauvages. Il suffit que celles-ci
boivent du liquide pour s'étourdi et mourir. Ne pas consommer les entrailles.

FAIRE UNE BONNE RECOLTE DE MIL - (POUR) Ij


- Mélanger à la semence de mil du gui pilé de kongo-sô (bambara. Insoberlinia doka). /
- Laver la semence dans une eau contenant délayé un produit provenant de baaourka //
(bambara. De kéléyadougou pilé). Faire sécher sur une natte ou sur une peau ladite semence avant dy
la confier au sol.
- Mélanger au petit mil des excréments broyés de toucan avant de le semer.
- Mélanger à la semence une poudre obtenue en pilant un gui de Iari-sansami (Haoussa.
Lonchocarpus laxiflorus). On peut remplacer ce dernier produit par un gui pilé de sansami (Haoussa.
Stereospermum kunthianum) pour obtenir le même bon résultat.
- Ayant le dos tourné, arracher une poignée de gui de ndôgué (bambara. Ximenia americana),
le pulvériser. Ajouter le produit obtenu à la semence de mil légèrement humectée avant de la confier
au sol. La récolte sera très abondante.
- Piler un gui de sana (bambara. Daniellia oliveri). Mélanger à la poudre obtenue à la semence
de mil, ajourer un peu d'eau et brasser avant de la confier au sol.
- Introduire dans un grand canari d'eau des racines concassées de karo ou Iouloukou (bambara
et dialecte de la région de Kong. Cissus populnea), une poignée dekafimala (Haoussa. Evolvulus
alcinoïclcs), des rameaux feuillus concassés de kounguié (bambara. Guicru scncgalcnsis), des bouses
sèches ou fraîches a\'~1I1tde confiées la semence J la terre, l'arroser uvee le contenu du canari. Attendre
une semaine avant d'utiliser le contenu de celui-ci.
- Mélanger à la semence un gui pilé de karo ou ngaro (bambara. Cissus populnca).
- Pulvériser ensemble des croutes seches de néré (bambara. Parkiia biglobosa) et une bonne
pincée de bonganyo (bambara. Spermacoce stchydca, borrcria stachydca), ou, à défaut de
koungourouba (bambara. Mitracarpus scubcr).
89

Mélanger le produit qu'on humecte légèrement, obtenu à la semence avant de confier celle-ci à la terre.
Cultivateurs, expérimentez sans tarder, surtout le maïs, cette recette.
- Placer sur tout ce qui est destinée à être confié à la terre (semence) une mue de caméléon
entourée d'un chiffon. La récolte sera très abondante.
- Enterrer dans le lougan d'un sabot, de préférence celui d'un bœuf, contenant des déjections
humaines et une tête de satoutou (bambara. Bitis arietans) concassées et grossièrement pulvérisées.
Faire surtout usage de ce produit pour avoir beaucoup de café, beaucoup de cacao, beaucoup de raisin,
beaucoup de palme, beaucoup de coco, beaucoup de banane, en un mot pour faire fructifier
abondamment tout ce qu'on plante comme arbre fruitier. Si par mauvaise foi le planteur ne s'acquitte
pas vis-à-vis de vous, déterrez et jetez le talisman enfoui: après ce retrait les plantes sèchent et ne
produisent plus rien.
- Chaque jour, en se rendant au champ, porter en guise de chaussons, deux semelles en peau
de sensé. Favorise la chance du cultivateur qui fera sûrement une bonne récolte. Le mot sensé ou
senzé en dialecte bambara désigne une grande antilope.
- Ecraser un polypore détaché d'une source de zéguéné (bambara. Balanites aegyptiaca).
Mélanger la poudre obtenue à la semence légèrement humectée pour avoir une récolte très abondante.
- Broyer grossièrement un gui de fouganin (bambara. Nexalobus monopetalenthus). Mélanger
le produit obtenu à la semence de mil avant de confier celui-ci au sol pour obtenir une récolte d'une
exceptionnelle abondante.
- Ajouter à la semence un produit obtenu en broyant grossièrement ensemble des crottins
d'éléphant et un gui de gangoro (bambara. Strychnos spinosa). Rend la récolte très abondante.
- Mélanger à la semence un gui de fogo-Iogo (bambara. Calotropis procera) qu'on peut
remplacer par un gui de ndaba (bambara. Detarium senegalense) pour obtenir une récolte aussi très
abondante.
- Avant de confier la semence au sol, maintenir sur celle-ci pendant quelques instants, un (ou
plusieurs) œuf de caméléon pour obtenir une bonne récolte.
- Mélanger à la semence (mil, fonio, arachide) un gui pilé de mbégou (bambara. Lannea
microcarpa). Rend la récolte très abondante.
- Mélanger à la semence légèrement humectée d'eau une poudre provenant d'un gui de zab a
(bambara. Apocynacées; landolphia florida) carbonisé et pilé. Rend la récolte très abondante.
- Humecter la semence d'un liquide prélevé d'un pot à couvercle contenant de l'eau et des
œufs d'un caméléon. Rend la récolte très abondante.

FAIRE UNE BONNE PÊCHE - (POUR)

- Reprendre sur le cours d'eau des racines grossièrement broyées de ouô (bambara. Rubiacées.
Fagara xanthoxyloïdes). Aussitôt les poissons étourdis montent à la surface du liquide. On a alors qu'à
les ramasser à volonté.

FAIRE REGNER UNE PARFAITE ENTENTE DANS UNE FAMILLE'


NOMBREUSE - (POUR) ....
; .

- Transformer en poudre très fine un gui de sarkakiya (Haoussa. Mimosées. Dichrostachys


phatycarpa). Introduire une bonne pincée du produit obtenu dans une sauce en feuilles de baobab
qu'on offre aux membres pour être mangé en commun avec le gâteau de mil. Une semaine de régime
suffit pour qu'une parfaite entente règne dans la famille.
- De fois, on rencontre un pied de la liane korongoy (bambara. Opiliacées. Opilia amantecea)
enroulé à un congo-sc (bambara. Césalpiniées. Isoberlinia doka) racler les parties des écorces des
deux plantes qui sont en contact. Faire sécher les raclures obtenues avant de les transformer cu
poudre très fine. Manger (membres de la famille) de celle-ci dans une nourriture ou l'absorber dans
une boisson. Provoque une parfaite entente entre les membres (Je la famille. La meme poudre mélangée
à du mil ou dissoute clans (le J'cm et offerte ~'\un animal (111 cuton, chevre, brcuf, poule ...) empeche
celui-ci de s'éloigner de la maison et p~lrsuite ne s'ég:lre p:1S.
90
FEMME DEPOURVUE DE SEIN

l- Durant un mois, absorber quotidiennement deux cuillerée à soupe d'une mixture composée
des rameaux finement écrasés de nonokourkia et du miel.
2~ Pétrir une poudre de nonokourkia du contenu du premier œuf d'une poulette qui pond
pour la première fois. Absorber quotidiennement dans un bouillon de viande une bonne portion du
produit obtenu. Au cours du régime qui dure également un mois, s'abstenir de tout ce qui est gluant.
3~ Sans les détacher de la plante mère, recueillir dans un récipient un liquide qui coule d'une
blessure faite au bout inférieur de 2,4,6,8,10 très jeunes fruits juteux de rahaina (Haoussa. Kigelia
africana). Au produit obtenu (environ un litre) ajouter du miel frais pur et agité afin de lier
intimement les deux éléments. Quotidiennement, absorber deux cuillérées à soupe de la mixture.
Cesser le traitement avec l'épuisement de celle-ci : soit en tout trois mois de cure pour avoir une belle
poitrine de femme

FEMME HANTEE PAR UN DYINE MALE

~ Une telle femme repousse toujours l'homme à qui elle refuse de partager le lit. Pour se
débarrasser du dyiné qui la hante, elle doit procéder de la façon suivante:
Bain quotidien dans une décoction des feuilles de ricin. Extrait des racines de cette plante, les
pulvériser. Introduire le produit obtenu dans une bouteille contenant de l'eau, d'oignon broyé et un
peu d'eau de Cologne. La nuit venue après avoir prit le bain avant de se coucher pour dormir, s'enduire
le corps du contenu de la bouteille. Quatre jours de traitement suffisent pour écarter définitivement
l'être mystérieux.

FERMER LES YEUX DE MORT D'UN TREPASSE (POUR)

~Tirer tour à tour ses deux gros orteils. Ses yeux se ferment aussitôt. Opérer aussitôt le décès
constaté.

FEU (POUR CRACHER DU)

~ Au cours d'une nuit noire, cracher un gui pilé de kalakari pour voir jaillir des étincelles de
feu.
~ Transformer en poudre grossière un gui de goninifing ou tiémoko-fougoulabô (bambara de
Bougouni). Introduire dans la bouche une bonne pincée du produit et une noix blanche de kola.
Mastiquer le tout puis cracher pour voir des étincelles du feu jaillir de la bouche. Opérer quand il n'ya
pas de claire de lui.

1 FEU DU CIEL

~ Avant d'arracher ou effeuiller n'importe quelle plante vivant sur un sol jadis occupé par un
haut fourneau des forgerons (gouanso en dialecte bambara), dire à trois reprises: bissimilai mongo
bslikobë, ADah balikocë. Pulvériser l'élément puis le faire sécher. En cas d'accident, introduire dans
une calebasse neuve une certaine quantité de la poudre, de l'eau et un œuf de poule. Pendant que le
toit de la case sinistrée consume, jeter l'œuf dans le brasier qu'on asperge d'eau puisée dam la
calebasse à l'aide d'un balai neuf. S'il ya un (ou des) blessé, à l'aide du même balai prendre également le
liquide et asperger l'accidenté. Le danger est rapidement conjuré. Nous tenons cette recette d'une
famille des Sinayogo habitant le village de Férékoroba (cercle de Bamako, arrondissement de
Ouéléssébougou). Sur les 102 localités que compte cet arrondissement, Férékoroba est le seul village
qui possede le c.lonc.lecombattre le ECudu ciel. Il est remarquer que la foudre ne tombe pas sur une
à

peïsollne qui a un Œuf cle poule clans la poche, qu'on preserve du feu de cid sa ose ou SJ concession en
prenant l'une des précautions suivantes:
~Faire comprendre dans le toit de la case un rameau de gouélé (bambara. Prosopis africana).
~Glisser dans le toit un rameau de bolokourouni (bambara. Gussonia djaloncnsis).
~Planter tout autour de sa concession de sampércyri (bambara. J atropha gossypiif olia)
91
FIEVRE BILLIEUSE HEMOGLOBINURIQUE

- Nettoyer légèrement une racine de samakara (bambara. Papilionacées. Swartzia


magascariensis). Racler le reste jusqu'au bois. Pulvériser la raclure obtenue à laquelle on ajoute le
contenu d'un œuf de poule. Délayer une bonne pincée du produit obtenu dans du lait frais qu'on
tamise ensuite. Boire à jeun le liquide filtré. Purge énergiquement, nettoie bien l'appareil digestif.
Arrêter l'effet purgatif en buvant une macération des racines concassées de mogonidyé ou soubéréni
(bambara. Bignoniacées. Stereospermum Kunthianum).

FILAIRE DE MEDINE ~1
- Appliquer sur le mal une pâte composée des feuilles ou des racines de jibda-kassa (Haoussa.
Cissampelos pareira), du kan-wan broyés et d'eau puis panser. Le jour suivant, défaire le pansement,
prendre le tout du parasite, le tirer vers soi pour l'extraire. A la place des feuilles de jibda-kassa,
utiliser celles de oundou (Haoussa. Dichrostachys gomerata)
- Circonscrire la boursouflure d'une pate composée de la sève de tounfafiya (Haoussa.
Calotropis procera) et la partie blanche de l'excrément du margouillat. Le parasite sors entier ou
disparait dans le tissus du corps.
- Faire bouillir un paquet de feuillu fait de rameaux de saboulou-dawaki (Haoussa. Sida
carpinifolia). Plonger le membre atteint dans la décoction tiède. On peut encore transformer la même
plante en poudre sèche. Délayer une bonne poignée de celle-ci dans de l'eau tiède et boire, s'en servir
pour humecter le mal. On peut encore chauffer un paquet feuillu du dit saboulou-dawaki, couvrir le
mal du produit obtenu puis bander.
- En plaine sèche, avaler, une à une sept graines de dassi (Haoussa. Commiphora africana).
Préserve de ver de Guinée, sept ans. Bon médicament préventif.
- Se procurer cent crottins, moins un, de chèvre ou de bouc, les broyer. Absorber le produit
obtenu dans du lait caillé. Préserve à jamais de filaire de Médine. Opérer en pleine saison pluvieuse.
- Pour être à jamais à l'abri de l'atteinte du ver de Guinée, absorber à titre préventif, le matin, à
jeun, dans du lait frais ou caillé un bonne pincée de gousses sèches pilées de balanzan (bambara.
Faidherbia albida).
- Se baigner, à titre préventif, dans une décoction des racines de han (bambara. Raphia
sudanica). Boire du liquide. Préserve à jamais du ver de Guinée. Faire également usage de ce
médicament pour se soigner quand on est atteint du mal.
- Au début de la saison sèche, de préférence au mois de novembre, avaler sept grains de kaïdaji
(Haoussa. Mimosa asperata). Préserve à jamais de filaire de médine.
- Introduire du ségué-dyi (bambara. Eau de lessive très fort) ou une eau contenant dissout du
kan-wan (Haoussa. Carbonases alcalin impur), des feuilles vertes grossièrement concassées de banan
(bambara. Ceiba pentandra) puis faire bouillir le tout. Couvrir le mal de l'élément relativement chaud;
placer des larges feuilles de n'importe quelle plante dessus puis bander. Opérer, de préférence, le soir
en allant au lit. Renouveler chaque soir le pansement trois jours de traitement.
- Carboniser des branches mortes de tounfafiya (Haoussa. Calotropis procera). Ajouter au
charbon obtenu du sel gemme puis réduire en poudre fine qu'on pétrit de beurre de karité.
Badigeonner le mal de la pommade.
- Réduire en poudre des gousses sèches de balanzan (bambara. Faidherbia albida). Pétrir le
produit obtenu de beurre de vache et se servir de la pate obtenue pour enduire toutes les
boursouflures susceptibles de contenir chacune un parasite. Tous les vers disparaissent dans les tissus
du corps.
- Ecraser finement ensemble les écorces d'une racine de dicro (bambara. Securidaca
longipedunculata) et un morceau de coulôrô (bambara. Sulfate de cuivre). Pétrir le produit obtenu de
sa propre salive et se servir de la pâte obtenue pour enduire le mal.
- Transformer en poudre fine des écorces d'une racine de dioro (bambara. Securidaca
longipedunculata), un morceau de kan-won (Haoussa. Carbonates alcalin impur). Un morceau desel
gemme et quelques gousses de piment. Pétrir le produit obtenu d'cau et sc servir de la pâte pour
enduire (deux fois par jOUl·S) la boursouflure.
92

- Appliquer sur la boursouflure une pâte cuite dans un tesson de canari, composée d'eau, des
feuilles vertes pilées de jibda-kassa (Haoussa. Cissampelo pareira) et un petit morceau de kan-wan
(Haoussa. Carbonates alcalin impur). Bon médicament.
- Concasser grossièrement un pied arraché de yodo (Haoussa. Ceratheca sesamoïdes). Faire
bouillir longuement le produit obtenu. Laisser refroidir la décoction avant de s'en servir pour
badigeonner le mal. Localise rapidement le pus en un point qu'on ouvre pour extrait le ver.
- Absorber dans un breuvage (sari) une poudre noire obtenue en écrasant finement un certain
nombre de dougounougou (bambara. Lombric, carbonisés).
- Cuire la viande d'un baninkonon (bambara. Cigogne). Manger le mets assaisonné de tous les
condiments habituels. Badigeonner du bouillon tous les points du corps où se manifeste la présence
d'un parasite. On peut encore prendre à titre préventif cette nourriture pour être à jamais à l'abri de
l'atteinte de ver de Guinée.
- Carboniser et broyer finement un morceau de peau de caïman. Pétrir une petite quantité de
la poudre obtenue de beurre végétal. Enduire le mal de la pommade obtenue. Absorber dans une
bouillie claire de mil ou dans de l'eau une bonne pincée de la poudre sèche. Deux jours, au plus, de
traitement et on est guéri à jamais.
- Appliquer sur la boursouflure contenant le parasite un morceau de fiente (partie blanche) de
vautour. Le ver meurt aussitôt.
- Ecraser ensemble un morceau de sulfate de cuivre et une poudre d'écorces pilées de dioro
(bambara. Polygalacées. Securidaca longipedunculata). Pétrir le produit obtenu d'eau et appliquer la
pate sur la boursouflure. Le ver sort entier.
- Couvrir le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de latex de tounfafiya (Haoussa.
Asclëpiadacées. Calotropis procera), des excréments secs blancs de kadangoré (Haoussa.
Margouillat). Si le parasite a un bout dehors, il sort entier, dans le cas contraire, il meurt dans les
tissus du corps et on est à jamais à l'abri de son atteinte.
Il existe aussi des remèdes préventifs. Voici quelques uns:
- Manger (une fois suffit) du haricot indigène, assaisonné de beurre de karité, cuit dans une
décoction des racines de ndôlé (bambara. Graminée. Imperata cynlindrica). Absorber (une fois suffit)
dans une eau ou dans du lait caillé un gui pilé de yadia (Haoussa. Asclépiadacées. Leptadenia
lancifolia).
- Consommer fréquemment des fruits bouillis de ban (bambara. Palmées. Raphia sudanica).
En faisant usage (boisson) de l'eau d'un cours d'eau dans lequel pénètrent des racines de cette plante,
comme en mangeant le cœur du bois de celle-ci ou en buvant son vin on obtient le même résultat que
ci-dessus. Atteint du mal s'appuyer sur une canne de cette plante (ban) en marchant pour obtenir une
prompte guérison.
- Pour être à temps à l'abri de l'atteinte de filaire de médine, avaler un certains nombre de
grains de zélou (bambara. Césalpiniées. Cassia tara). Autant de grains avalés autant d'années on est
immunisé. A la place du produit sus-indiqué, faire usage des grains de damaïgui (Haoussa.
Euphorbiacées. Chrozophora senegalensis) ou des pépins de banan (bambara. Bombacées. Ceiba
pentandra) pour obtenir le même résultat.
- Au début de la saison pluvieuse quand on n'est pas sùr d'être épargné du mal au cours de
l'hivernage qui s'ouvre, boire une ou deux fois, suffisent, une eau filtrée contenu plusieurs heures
durant des feuilles vertes pulvérisées de nguiliki (bambara. Mimosées. Dichrostachys glomerata).
- Se baigner (une seule fois suffit) dans une décoction des racines de ban (bambara. Palmées.
Raphia sudanica) boire également un peu de ladite décoction.
- Mâcher de temps à autre, sous forme de frotte-dent une racine de dabada (bambara.
Sterculiacées. Altheria americana) ou se baigner le plus souvent possible dans une décoction des
racines de cette même plante. Les habitants des localités ou celle-ci abonde sont à l'abri de l'atteinte
de filaire de médine.
- Carboniser un fruit sec de banan (bambara. Bornbacécs. Cciba pentanclra). Introduire le
produit obtenu finement écrasé dans du lait caillé qu'on absorbe pour être à l'abri de l'atteinte de ver
de Guinée pendant trois ans.
FIEVRE BILIEUSE 93

- Pour rendre surabondamment, absorber à jeun une eau tiède, contenant dissous un gramme
cinquante d'une poudre sèche provenant des fibres détachées de la racine de sindiarnbléni (bambara.
De Koutiala. Swartzia madagascariensis). De fois le mal se présente sous une forme excessivement
grave. Dans ce dernier cas, après les vomissements, se pencher (fumigation) au-dessus d'une
abondante vapeur qui se dégage d'une décoction en ébullition des rameaux feuillus du dit
sindiarnbléni, puis se baigner dans le liquide devenu tiède. Ce dernier soin a pour but de parfaire ou de
hâter la guérison.

FIEVRE INFANTILE

- Vers quatre à cinq heures de l'après-midi, baigner au savon l'enfant dans une décoction des
rameaux feuillus de niama-mousso (bauhinia thonningii) et de dioula-soungalani (bambara. Feretia
canthiodes), l'en abreuver. Faire surtout usage de ce médicament pour combattre la fièvre nocturne de
l'enfant.
- Baigner l'enfant dans une macération des feuilles concassées de kounguiè (bambara. Guiera
senegalensis). le médicament s'administre vers cinq heures de l'après-midi. Préserve de la fièvre
nocturne.
- Faire bouillir des tiges de timi-timi (bambara. Scoparia dulcis), laver l'enfant dans la
décoction tiède, lui en donner à boire.
- Abreuver le sujet d'une décoction des rameaux feuillus de mbala-rnbala (bambara.
Securinega microcarpa), le laver dans une portion de la dite décoction.
- Utiliser (lotion, boisson) une décoction des rameaux feuillus de kalakari (bambara.
Hymenocardia acida).
- Baigner l'enfant dans une décoction des rameaux feuillus d'un très jeune arbre à beurre.
Préserve le sujet des fièvres nocturnes.
- Faire bouillir un paquet fait des rameaux feuillus de ndôgué (bambara. Ximenia americana).
De la décoction obtenue faire deux parts: baigner l'enfant dans la première portion, l'abreuver de la
seconde. Opérer de très bon matin et au crépuscule.
- Faire bouillir des feuilles de toubaboukoro (bambara. Lantana camara) et de sou kola
(bambara. Ocimum aùerocanum). Boire de la décoction tiède une fois le matin et une fois le soir.

FIEVRE INTERMITTENTE
- A l'aide d'herbes arrachées sur la tombe d'un homme; confectionner trois ou quatre petits
paquets. Chaque matin faire bouillir un paquet et laver la tête dans la décoction. la durée de
traitement est de trois jours pour l'homme et quatre pour la femme. Remède souverain.
- Chauffer fortement un assez gros morceau de termitière de steppe avant de le jeter dans un
récipient contenant de l'eau. Se pencher (fumigation) couvert d'une épaisse couverture, au dessus de
l'abondante vapeur qui se dégage du dit récipient. Répéter l'opération trois fois pour l'homme et
quatre fois pour la femme.
- A deux reprises par jour: le matin au lever du soleil, le soir au crépuscule, s'exposer
(fumigation) à l'abondante vapeur qui se dégage d'une décoction de trois paquets feuillus de guenou-
deugoumassigui (bambara. Pterocarpus arinaceus ). Trois à quatre jours de traitement.
- Faire bouillir longuement ensemble des très jeunes feuilles rouges de sana (bambara.
Daniellia oliveri) et trois quarts. Répartir la décoction obtenue en deux: s'exposer (fumigation) à
l'abondante vapeur qui se dégage de la première portion restée dans le pot sur le résidu, bain dans la
seconde part devenue tiède. On peut également utiliser des feuilles de sana-dougoumassigui portant
des galles.

I~__~F_I_EV_R_E_J_A_U_N_E ~
-D'une décoction des rameaux feuillus de souroukoubampolo (bambara c.leBougouni. Cassin
occidcnralis), [aire deux portions : lxiin d.ins la première, .ibsorbcr la seconde. Remède souverain.
. - Quotidiennement, absorber en assez granc.le quantite une mixture COI11Lxlséed'huile de
palme et de farine jaune de néré (bambara. Parkiia biglobosa). A défaut de cette mixture, et après
fumigation au-dessus d'une décoction en ébullition des racines de ndiribara (bambara.
Cochlcspermum tinctorium) manger chaque jour six (3 le matin, 3le soir) jaunes d'œuf. Trois jours de
traitement.
94
FIBROME DE L'UTERUS

~ Se procurer des éléments suivants: tiges et feuilles de ngôkou (bambara. Nymphaea lotus),
trois quartz, un pot. Allumer le foyer. Jeter un quartz dans celui-ci, placer dans le récipient, introduire
dessus le nénuphar sur lequel on pose le troisième quartz puis verser suffisamment d'eau sur le tout.
Faire bouillir longuement le liquide. Exposer le mal, surtout le bas-ventre, à l'abondante vapeur qui se
dégage de celui-ci, Opérer deux fois par jours. la tumeur en voie de formation, crève et le sang coule
très abondant. Cessez les soins dès qu'on ne constate plus la présence du sang à la surface du liquide.
~ Faire bouillir longuement des feuilles de bô (bambara. Oxytenanthera abyssinica). Absorber
de temps à autre la décoction obtenue.
~ Une semaine durant, boire quotidiennement une décoction des rameaux feuillus ou des
racines de mbala-rnbala (bambara. Securinega microcarpa).
~ Enfouir dans une couche de cendre chaude une racine de dandassaro (Kassonké de
mamassita, cercle de Kayes, arrondissement de Ségala. Non déterminé) où elle doit restée un bon
moment avant d'être légèrement raclée et sectionnée en morceaux. Introduire ceux-ci dans un pot
contenant une eau provenant du lavage du gros mil légèrement décortiqué. Fermer le récipient et le
mettre dans un coin de la case où il doit rester clos un jour entier. A partir du deuxième jour, boire
quotidiennement, à jeun, une cuillerée en calebasse du liquide fermenté. Bon médicament à
expérimenter.
~Faire bouillir ensemble une racine coupée en morceaux de soubagabanan (bambara. Ricin) et
une boule de gousses de tamarin décortiquées. Boire la décoction tiède. Une semaine de traitement.
~ Quotidiennement, boire suffisamment d'une décoction obtenue en faisant bouillir ensemble
des gousses décortiquées de tamarin et une tige découpée en morceaux d'ouloudiôlôkô (bambara.
Vitis quarangularis).
~ Confectionner quatre paquets faits des tiges feuillues de gninatlo (bambara. Vitis
quarangularis). Quotidiennement, faire bouillir un paquet, jeter dans la décoction obtenue une boule
de beurre de karité puis absorber le tout.
~ Quotidiennement, gober à trois reprises, une bonne pincée d'une poudre fine sèche
provenant des racines de singuélé (bambara. Mimosées .Acacia pennata). Bain dans une décoction
d'un assez gros paquet feuillu fait des rameaux de la même plante .Un mois de régime. Bon
médicament facilitant également la fécondation.
~ D'une mixture préparée depuis vingt-quatre heures au moins et composée de 738,94
grammes d'eau, 27,5 grammes d'une poudre provenant des racines pilées de dioro (bambara.
Securidaca longipedunculata) et 233,560 grammes (225 crrr') de jus de citron mùrs, absorber à jeun,
une ou deux cuillerées à soupe. la médication purge et fait rendre. Si les effets purgatifs et vomitifs se
prolongeaient, boire pour les arrêter de l'eau contenant du petit mil sommairement écrasé. Remède
souverain car on ne l'utilise qu'une seule fois pour être guéri à jamais. Favorise également la
fécondation.
~ Dans un demi-litre d'eau et environ 120 grammes de jus de citrons mûrs, cuire longuement
environ 250 grammes de tripes de bœuf. Assaisonner le mets de tous les condiments habituels à
l'exception de tout ce qui est gluant. le matin, à jeun, manger la tripe et boire dessus le bouillon. le
médicament se prépare la veille pour être pris le jour suivant de bonne heure. la médication purge et
fait rendre. Remède infaillible guérissant sûrement le mal en un seul jour de traitement.
, Faire d'une décoction des racines de dahen (bambara. Anona senegalensis), trois parts. Bain
dans la première portion, ajouter à la deuxième part un morceau de viande rouge, tous les condiments
habituels du fonio grillé ou torréfié, faire cuire le tout et manger le mets obtenu: absorber dessus la
troisième portion.
~ Transformer en poudre très fine des écorces détachées d'une i.icine de dioro (bambara.
Securidaca longipedunculata). Introduire le produit obtenu dans un récipient contenant environ un
lite d'eau et de jus de cinq à dix gros citrons juteux. Environ vingt-quatre heures après la préparation,
absorber, à jeun, le contenu d'une moyenne cuillerée en calebasse de la macération. la soignée rend, de
fois, elle est purgée. Remède infaillible C1r on ne le prend qu'une seule fois pour être guéri à jamais. le
dioro étant toxique, l'auteur estime que la dose d'une cuillerée à dessert pour un litre d'eau de sa
racine pilée ne cloit pas être dépassée.
95

- Un jeudi, pulvériser une certaines quantité de racines de samakara (bambara. Swartizia


madagascariensis). Ajouter au produit obtenu une aiguille, une lame de rasoir, un couteau avant de le
faire sécher au soleil. Piler et tamiser le produit devenu sec. Conserver séparément la poudre fine et le
gruan. Pendant toute la durée de traitement, absorber quotidiennement une bonne pincée de la
poudre dans une bouillie claire de mil (sari). A l'enclos, creuser un trou. Mettre dans ce trou, sur du
charbon allumé une poignée du gruau puis de placer à cheval dessus. la durée de traitement est
d'environ 3 à 5 jours.
- Faire bouillir des écorces de léou (bambara. De Kéléyadougou. Erythrina senegalensis).
Chaque matin, à jeun, boire une portion de la décoction. Une semaine de régime.
- Dans un pot neuf, introduire successivement des graines écrasées de niamakou (bambara.
Zingibéracées. Aframomum melegueta), une racine hachée en morceaux de baro (bambara. Rubiacées.
Sarcocephalus esculentus), à défaut, de kô-baro (bambara. Rubiacées. Metragyna stipulosa), une de
kalakari (bambara .Euphorbiacées. Hymenocardia acida) , une de koro-ngoy (bambara. Opiliacées.
Opilia amentacea) et suffisamment d'eau. Un jour après la mise des éléments en canari, boire chaque
jour, le matin à jeun, le soir en allant au lit, suffisamment de la macération.
- Boire à jeun, pour rendre une décoction des feuilles de kalégabaga (bambara de ganadougou.
Non déterminé). Au lieu d'absorber par la bouche ce médicament, on peut l'utiliser en lavement pour
obtenir le même très bon médicament.
- le matin à jeun, boire une décoction salée des tiges de nianan (bambara. Dioscorées
prachensilis). Remède souverain.
-Ajeun, absorber dans une bouillie claire de mil ou dans une eau tiède une bonne pincée d'une
poudre provenant des raclures de racines Est et ouest d'un gnagnaka (bambara. Combrétacées.
Combretum velutinum) et de deux noix rouges de kola pilées et tamisées. la médication purge, fait
rendre.
- Faire cuire dans une décoction des racines de kolo-kolo (bambara. Papilionacées.
Afrormosàa laxiflora) un poulet noir. Assaisonner le mets de sel. Consommer en entier le bouilli et
absorber dessus le bouillon. Opérer à jeun au cours des règles mensuelles. Renouveler la médication, le
mois suivant, si une fois n'amène la guérison.

FOLIE

- Concasser ensemble des racines rencontrées en creusant le deuxième compartiment d'une


tombe indigène, celles de timba-niougou (bambara. Cadaba farinosa), des feuilles de sirakoro-siona
(bambara. De Ségou. Non déterminé). Introduire sur le charbon ardent dans un récipient une bonne
poignée du produit obtenu. Placer le récipient ainsi garni sous le nez de l'aliéné afin qu'il inspire la
fumée. On peut encore placer le récipient contenant le médicament dans la case qu'occupe le malade.
Une semaine, au grand maximum, de traitement.
- Rassembler les éléments suivants:
1) Un gui de chacune des plantes suivantes: néré (bambara. Parkiia biglobosa), niamaba
(bambara. Bauhinia Thonningii), karo (bambara. Vitex cuneata) qu'on ne laisse pas
tomber du haut de la plante.
2) A chacun des quatre angles formés par deux voies qui s'entrecoupent, prendre une pincée
de poussière, soit quatre pincées en tout.
3) Trois boules de singuéré contenant chacune un morceau de bouse.
4) Un canari. Disposer au fond de ce dernier les trois boules de singuéré de façon à former un
minuscule foycr au centre duquel on place la poussière mentionnée à 2, puis les guis
indiqués à 1. Achever de remplir le récipient d'eau et faire bouillir longuement le tout.
Deux ou trois fois par jour, boire un peu du contenu du canari, laver la tête dans une
portion du liquide, s'humecter le corps d'un peu de celui-ci. Très bon médicament à
expérimenter car notre informateur, Daouda S.\:'\'OCO, marabout de race Daling,
demeurant actuellement à Bougouni, est formel sur son efficacité.

- Concasser ensemble Lill gui (le nclC)SlIé(baml-nr.i. '\ÎmenÎ:l amcric.m.i). un gui de h:lm
(bambara Sarcoccphulus csculcntus), feuilles clc sirakoro-sion.i. sullis.unmcnt d'ail, un morceau
d'an titi (Arabe. i\lerde de diable). Mettre une poignée du produit obtenu dans un récipient sur du
charbon ardent. Faire pencher l'aliéné au-dessus de la fumée qui se dégage du récipient. Opérer deux
ou trois fois en trois jours de traitement.
96

- Se procurer suffisamment des racines de kongo-korani (bambara de Bélédougou. Vitex


diversifolia), de deux oreillettes détachées du cœur d'une chèvre très rouge qui n'a pas encore mis bas,
des deux cornes de celle-ci, introduire dans chaque cornes une oreillette puis lier solidement les deux
cornes qu'on place dans un canari assez grand, placer les racines dessus, achever de remplir le
récipient d'eau. Fermer hermétiquement le pot qu'on place dans un coin de la case où il doit rester
trois jours. A partir du quatrième jour, boire, à chaque fois, du contenu du canari à raison d'une
cuillerée en calebasse. Remplacer le liquide qu'on prélève. La durée du traitement est de quarante-cinq
jours. Après la guérison, introduire dans un trou les résidus, verser sur ceux-ci une eau provenant du
nettoyage du pot qui les a contenus, puis ramener la terre dessus et tasser. Sans cette dernière
précaution, la folie reprendrait avec une fureur inouïe si le feu brûlait les racines utilisées. Le salaire
que le guérisseur doit exiger du soigné est de quatre bœufs ou soixante mille francs Maliens.
- Concasser ensemble deux ou trois poignées de kafinoka (Haoussa. Ipomoea argantaurata),
un morceau d'antiti (produit Arabe. Merde diable), deux ou trois poignées de sirakoro-siona
(bambara de Ségou. Non déterminé) et quelques gousses d'ail. Introduire sur du charbon allumé dans
un tesson de canari une bonne poignée du produit et s'exposer, couvert d'une épaisse couverture, à
l'abondante fumée qui s'y dégage. Une semaine, au grand, maximum de traitement.
- Concasser des fibres détachées des racines séguéné (bambara. Balanites aegyptiaca) et des
racines de kiekala (bambara. Cymbopogon giganteus). Faire sécher un seul jour le produit obtenu
deux dans la journée et deux fois dans la nuit, s'exposer (malade) à une fumée qui se dégage d'un
récipient contenant du charbon allumé et une bonne poignée du produit sus mentionné. Bon
médicament à expérimenter.
- Rassembler les éléments suivants: un bon morceau de tabafing (bambara de San), grains très
rouge de maïs, rameaux feuillus de gnagnaka (bambara. Combretun velutinum) sous lequel on doit
entretenir au préalable une flamme de paille avant d'y soustraire les dits rameaux. Faire bouillir
longuement le tout. Baigner l'aliéné dans une portion tiède de la décoction. S'il se sauve, courir
derrière pour lui verser le liquide sur le corps. Aussitôt il s'arrête et devient calme.
1) Transformer ensemble en poudre sèche grossière des racines soustraite d'un tounfafiya
(Haoussa. Asclépiadacées. Calotropis procera) vivant sur une vielle tombe et des écorces
est et ouest de cette même plante, introduire dans un tesson canari sur du charbon ardent
une bonne portion du produit obtenu, puis se pencher (fumigation) dessus couvert d'une
épaisse couverture. Si le malade s'y refuse l'y contraindre.
2) Après cette fumigation se laver dans une décoction tiède obtenue en faisant bouillir
longuement ensemble un caméléon, des racines hachées de ngoumeblé (bambara de
ganadougou. papilionacées. Krythrina senegalensis) et dekoumakolo (bambara de
ganadougou. Euphorbiacées. Securidaga microcarpa). Une fois ce bain pris le soigné se
couche pour dormir profondément.

- Concasser ensemble un gui de séguéné (bambara. Simaroubacées. Balanites aegyptiaca),


deux ou trois bonnes poignées de racine de kiékala, autant de raclures de la racine de dioro (bambara.
Polygalacées. Securidaca longipedunculata), quelques gousses d'ail (Français. Liliacées. Allium
sativum) et une bonne poignée du condiment datou. Dans un tesson de canari, introduire sur du
charbon ardent un ou deux poignées du produit obtenu, puis s'exposer; couvert d'un pagne à
l'abondante fumée qui se dégage du récipient. Opérer deux fois par jours: le matin, de bonne heure, et
le soir au crépuscule. Bon médicament à expérimenter.
- Rassembler les éléments suivants:

1) Un pot en argile suffisamment grand, deux plaques d'écorces decaïlcédrat ou de néré


détachées l'une à l'ouest de l'autre, eau aussitôt enlevée du point d'eau, du miel, tablette en
bois garnie d'un verset écrit une fois pour toutes.
97

2) Introduit dans le canari les deux plaques d'écorces; verser dessus l'eau sans remplir
complètement le récipient; laver la tablette et verser le liquide dans le pot pour le remplir
complètement tout en gardant un peut du dit liquide. Surmonter le récipient d'un
couvercle puis ordonner au malade de le prendre et le placer là où il veut. l'ordre exécuté,
maintenir six jours durant à l'endroit choisi par le patient lui-même le pot. le septième
jour, bain quotidien, à raison de deux fois par jour, dans une portion du contenu du pot,
boire un tout petit peu de liquide. Si le malade est furieux et par suite refuse de suivre le
traitement on le contraint et on l'oblige à avaler un peu du liquide. S'il fait des tapages la
nuit, on met un tout petit peu de miel dans un peu de liquide provenant du reste du lavage
de la tablette et on l'oblige à avaler. Aussitôt la potion, absorber, il cesse de faire des
tapages, se couche et dort profondément. la durée de traitement n'est pas déterminée,
mais n'excède par un mois. l'horaire est fixé à un bouvillon livrable après guérison, en cas
de non réussite de la médication, le soigné ne doit rien au guérisseur qui de son côté ne
réclame rien non plus, précisons en disant que le verset qui guérit la tablette est ainsi
conçu:

- Carboniser ensemble suffisamment des tubercules et des d'anama (yorouba. Convolvulacées.


Impomoea batatas) des fruits secs de la founfoun (yorouba .Euphorbiacées. Ricinus communis), une
grappe de êrou (yorouba. Anonacées. Xylopia aethiopica), une gousse d'ataré (yorouba. Zingibéracées.
Aframomum melegueta), suffisamment d'inibibigoué (yorouba. Déjections sèches humaines). De
temps à autre, dans un breuvage ou dans une nourriture, absorber une bonne pincée du produit
obtenu finement écrasée.
-Concasser ensemble un gui de kawo (haoussa Césalpiniées. Afzelia africana) celui de gond a -
dazi (Haoussa. Anonacées. Anona senegalensis) et suffisamment du contenu de l'estomac d'un bouc
ou d'une chèvre. Dans un tesson de canari, sur du charbon ardent, introduire une bonne poignée du
produit, puis couvert d'un pagne, se pencher (fumigation) au-dessus de l'abondante fumée qui se
dégage du récipient. Opérer deux fois par jour: le matin, de bonne heure, et le soir au crépuscule.

FOLIE DITE SOUNIAMA

- le sujet voit constamment devant lui des personnes de sa connaissance qui sont déjà mortes.
Cette vision lui fait beaucoup peur. Son cœur bondit sans cessez il maigrit, fuit la société humaine,
parle seul. Pour le guérir procéder comme suit: sur des fibres détachées des racines de
gandogorokiéni (bambara. De Ganadougou. Loganiacées, strychnos alnifolia, flacourtiacéess, oncoba
spinosa) Prononcer les mots suivants: tou bissimillai, souniama ma bssba mené, souniams ka na
mogowlou méné, souniama ma dougaw méné, souniama ka na mogowlou méné, souniame ma
soroukiekoro méné, souniama ka na mogowlou méné, sonniuna ma Iimôgô méné, souaiams ka na
mogowlou méné, souniama m« dougoukolo soro, SOllllÙIIJ:l kn 11:1 mogosvlou soro ayant de les
faire sécher ct piler pour obtenir une poudre fine. Quotidiennement, bain dans de l'cau contenant
dissoute une ou deux pincees de celle-ci. boire du liquide au cours de chaque séance de lxiin. CliC
semaine de régime pour ne plus voir aucun spectre. .
98
FOLO

- De fois la tête du nouveau-né est caractérisée par une sorte de vallon qui la partage en deux
en passant par le milieu. Un tel enfant constitue un signe de mauvais augure pour ses père, mère et
proches parents qui mourront tous les uns après les autres avant qu'il atteigne l'âge de puberté.
- Quotidiennement, dans le sens de la longueur et dans celui de la largeur du vallon, tracer
deux lignes qui s'entrecoupent au milieu avec une pâte noire provenant d'une coque de coco,
carbonisée, pilée et pétrie de beurre de karité. Pour faire disparaitre cette anomalie, il faut beaucoup
de temps, de patience et de persévérance.

1 FONTANELLE(ARR::TDE) 1

- Carboniser des cosses de nté (bambara. Palmier à huile) ramassées sur la place du marché.
Pulvériser le produit avant de le pétrir de beurre de karité. Enduire le mal de la pommade noire
obtenue.
- Frotter contre le sol un bulbe d'oignon. Prendre la poussière mouillée et s'en servir pour
enduire le mal. On peut encore écraser ledit bulbe d'oignon sur une pierre plate et se servir du produit
obtenu pour badigeonner l'affection.
- Carboniser ensemble des pépins de néré et une poignée de dabadablé. Ecraser puis pétrir de
beurre de karité. Crépir le mal de la pâte obtenue. Bon médicament.
- Ecraser un caillou ferrugineux enveloppé de beurre de karité. Appliquer le produit sur la
fontanelle qui reprend aussitôt son battement normal.

FOURMILLEMENT DU CORPS

- Faire bouillir longuement des écorces de ouo (bambara. Fagara xanthoxyloïdes). Bain
quotidien dans la décoction, boire un peu de celle-ci au cours de chaque séance de bain. Une semaine,
au grand maximum de traitement.

FRAYEUR

- De temps à autre, le sujet éprouve brusquement sans aucun motif apparent, une grande
frayeur. Cet état est dû à l'absorption dans la nourriture ou dans la boisson des ménéménés. Il
occasionne à la longue des maux de cœur et même la folie. Précisons qu'on distingue deux sortes de
ménéméné: la grosse (noire) la petite (rouge) et que l'une et l'autre des deux espèces sont des petites
fourmis.
- Transformer en charbon un bassa-ntorogouélé, débarrasser de ses entrailles. Ajouter au
produit obtenu une certaine quantité de dioutougouni (bambara. Biophytum apodiscias) et un
morceau de sel gemme, puis écraser finement le tout. Gober, de temps à autre, une pincée du produit
obtenu ou l'absorber dans une sauce ou dans une bouillie claire de mil.
- Faire bouillir ensemble une poignée de feuilles de chacune des plantes suivantes: si
(bambara. Butyrospermum Parkii), mangoro (bambara. Mangifera indica), toroba (bambara. Ficus
gnaphalocarpa), séré-doro (bambara. Ficus capensis). A n'importe quelle heure de la journée faire un
lavement avec la décoction obtenue. L'usage fréquent de ce même médicament permet de devenir très
vieux avant de mourir.
- Faire bouillir des rameaux feuillus de so-dougoumassigui (bambara. Césalpiniées. Isoberlinia
doka) à l'état d'arbuste. Faire de la décoction obtenue trois parts: inégales. Se pencher (fumigation),
couvert d'une épaisse couverture, au-dessus de la première portion restée dans le canari sur les
résidus, bain dans la deuxième part devenue tiède, boire de la troisième portion. Trois jours de régime
pour l'homme et quatre jours pour la femme.

- Tirer tour à tour ses deux gros orteils. Ses yeux se ferment aussitôt. Opérer aussitôt le décès
constaté.
I--,---_G_A_LE __ 99

- Bain quotidien dans une décoction tiède des écorces de diala (bambara. Khaya
senegalensis).une semaine de traitement.
- Bain quotidien dans une macération d'une racine concassée de tourtaro (Malinké de
Sirimana-toumbédiabali Cercle de Kayes, arrondissement de Sadiola : non déterminé). Une semaine
de traitement.
- Faire bouillir longuement des racines de karidiakouma (bambara. Perospermum guineense).
Décanter la décoction et se servir de dépôt qui est un corps gras pour badigeonner le mal. Bon
médicament.
- Enduire le corps d'une mixture des feuilles de piment, de rhizome de dougoukoro-niarnakou
(bambara. Zingimber officinale), de cire d'abeilles longuement bouillis ensemble.
- En utilisant un corps gras composé de savon de kobi et de nguérédâ (bambara. Borreia
ramisparsa), nettoyer vigoureusement le mal dans une eau tiède. Après ce nettoyage qui doit se
poursuivre une semaine durant au moins, manger du haricot cuit dans une décoction du nguérédâ.
- Carboniser une coque vide de fruit de baobab avant de la réduire en poudre. Pétrir celle-ci de
beurre animal aussitôt séparé du lait. S'enduire le corps de la pâte obtenue.
- Lorsque le corps du sujet est couvert de petits boutons qui démangent horriblement, le
baigner dans une décoction de deux ou trois paquets feuillus de gnagnakiéni ou gnagnakéni
(bambaradu Gana Nord du Cercles de Sikasso. Non déterminé). Le nombre de bains est indéterminé.
On cesse de les prendre quand on est guéri. On boit du liquide au cours de chaque séance de bain.
- Réduire en poudre des graines de nzoîon (bambara. Corcherus tridens). Pétrir le produit
obtenu de beurre de karité et s'enduire le corps proprement lavé. Fait horriblement mal, mais guérit
sûrement puisque l'usage de la pâte ne doit être fait qu'une seule fois.
- Frotter le corps avec une pommade obtenue en fondant ensemble la sève de kô-gnana
(bambara. Anthostema senegalensis) et du beurre karité. Remède souverain.
- Enduire le corps d'une pâte obtenue en pétrissant de beurre végétal une écorce pilée de ouo
(bambara. Fagara Xanthoxyloïdes).

GALE INFECTEE

- D'une décoction obtenue en faisant bouillir longuement un assez gros paquet fait des tiges
de nguérédajiémani (bambara. Hibiscus panduriformis) faire deux parts inégale. Bain dans la première
portion, boire la seconde. Ne pas laisser le liquide toucher ni la tête ni les yeux. Une semaine, au plus,
de traitement.
- Se baigner quotidiennement dans une eau contenant dissoute des feuilles vertes pulvérisées
de dabakoumba (bambara. Detarium senegalense).
- Bain quotidien dans une eau contenant des tubercules grossièrement concassés de nianan
(bambara. Dioscores praehensilis).
- Bain dans une décoction de gui de niamaba (bambara. Ficus thonningii), trois à cinq jours de
traitement.
- Se laver dans une décoction des racines de dahen (bambara. Anona senegalensis).
- Pétrir de beurre végétal un produit obtenu en pilant ensemble un gui de dioro (bambara.
Securidana longipedunculata) et la moitié d'une noix de cola. S'enduire le corps de la pâte obtenue.

GALE FILARIENNE

- Faire bouillir un assez gros paquet feuillu de bénéfing (bambara. Hyptis spicigera). Bain, en
se frottant vigoureusement avec un paquet en beurre de rônier enduit de savon indigène, dans la
décoction tiède; boire un peu du liquide au cours de chaque séance de bain. Répéter quatre fois
. l'opération avant de renouveler l'élément. Huit à douze jours de traitement. Charger quelqu'un de bien
frotter le dos si la main n'y arrive pas.
- Faire bouillir longuement ensemble des racines de kandiakourna (b.unbara.psorospcrmum
guineensc) et une gmsse boule de karite. Recueillir le corps gras qui "L1lï1~\gc le liquide et l'enfermer
dans une boîte ~1COU\·CI"cle. ijain (lm') la décoction tiède, s'enduire le corps du corps gL1S.
- D'une poudre pron:nant des racines pilées de ndiribarakcni (bambara. Cochlospcrmum
tinctorium), espèce naine, faire deux parts. Quotidiennement, absorber dans du sari deux ou trois
pincées de la première part, pétrir la deuxième portion de lessive très forte, concentrée et se servir c.le
la pite obtenue pour s'enduire le corps. Operer deux ou trois fois dans la journée. .
100

~ Bain dans une eau additionnée de séguédyi. Après chaque bain, s'enduire le corps d'un
liquide vert, additionner également de séguédyi, extrait des feuilles vertes de bara (bambara.
calebassier). Trois jours de traitement.
~ Faire bouillir une certaine quantité de crottins de chameau. Bain dans la décoction, boire de
celle-ci, faire surtout usage de ce médicament pour combattre le genre de gale filarienne dit bonka.
~Bain quotidien dans une décoction des écorces de diala (bambara. Khaya senegalensis). Boire
un peu de liquide, une semaine, au plus, de traitement.
~ Broyer des feuilles d'egniolebë (Yourouba. Non déterminé). Enduire le mal proprement lavé
du produit obtenu, en absorber dans le kounoun ou dans le café.
~ Enduire le mal d'une pâte noire obtenue en pétrissant de beurre de karité un ou plusieurs
épis carbonisés et pilés de bolokourouni (bambara. Cussoni djalonensis). Remède infaillible.
~ Enduire le mal proprement lavé d'une pommade composée d'une poudre sèche de missi-
koumbéré (bambara. Portulaca oleracea) pétrie de beurre de karité.
~ Bain dans une décoction d'écorces Est et Ouest de bernbé (bambara. Lannea acida). Après
chaque bain, se frotter le corps d'une pâte composée d'une portion d'écorces pilées de la même plante
pétrie de graisse et absorber, l'autre portion dans un bouillon de viande ou dans une bouillie claire de
mil.
~ Bain dans une décoction des tiges feuillues de ndoubadié (bambara. Mélothria
maderaspatana). Lorsqu'à la suite des grattages il s'est produit des plaies, saupoudrer celles-ci de suie
récoltée au plafond d'une salle de cuisine. Utiliser également ce médicament contre l'herpès.
~ Frotter le corps d'une pâte obtenue en pétrissant d'eau des graines écrasées de fizofon
(bambara. Corchorus tridens).
~ Bain dans une décoction des rameaux feuillus de kouroussama-nonfon (bambara. Paullinia
pinnata) et de kômourouni (bambara. Rhynchospira corimbosa). Absorber du liquide au cours de
chaque séance de bain.
~ Faire bouillir un gros paquet de nguéréda (bambara. Borrerea ramisparsa). Cuire dans une
portion de la décoction la viande d'un bouc ou d'une chèvre qu'on assaisonne de tous les condiments
habituels. Manger la chair, boire le bouillon. Purge. Bain dans l'autre portion. On ne prend le mets
qu'une seule fois, mais les bains peuvent se poursuivre une semaine.
~ Faire bouillir ensemble des racines de ndabakoumba (bambara. Detarium senegalensis) et
une assez grosse boule de beurre de karité. Recueillir le corps gras qui surnage la décoction. Bain dans
celle-ci devenue tiède. S'enduire le corps du corps gras.
~ S'enduire le corps d'une pâte obtenue en pétrissant de miel des koulélé (Haoussa. Galle),
sabara (Haoussa. Guiera senegalensis) carbonisés et finement écrasés.
~ Faire bouillir longuement trois ou quatre paquets des rameaux feuillus de tabadakala
(bambara. Alchornea cordata). Bain dans la décoction tiède ou froide, en boire.
~ Avec des feuilles portant des galles de sana (bambara. Danielle oliveri) et de celles de kari-
diakouma (bambara. Psorospermum guineense) mélangées, confectionner trois ou quatre paquets.
Faire bouillir ces derniers. Bain dans la décoction obtenue, en boire.
~ Concasser sommairement des tiges vertes de garafouni (Haoussa. Momordia balsamina), les
envelopper dans un chiffon propre contenant également un petit morceau de savon indigène. Se laver
dans une eau ordinaire en se servant comme éponge du chiffon ainsi garni. Sept jours de traitement.
Continuer celui-ci si le patient n'est complètement guéri au bout d'une semaine.
~Bain dans une décoction de bénéfing (bambara. Hyptis spicigera). Boire du liquide.
~ Enduire le mal d'une pommade composée d'intestins du poisson wodo (bambara. Sorte de
lepidostren), et un tubercule de bado (Haoussa. Hymphaea lotus) carbonisés, finement écrasés et
pétris de beurre de karité.
~ Ici, le sujet sent alternativement à la joue, au front, à la tempe, sur le nez, au bras, à l'épaule,
au dos celui qu'à la fesse, à la nuque, sur la poitrine, au cuir chevelu ... un petit chatouillement
analogue à celui qu'on éprouve lorsqu'un insecte se pose, se promène sur l'un de ces points du corps.
L'importuné bit alors en vain S~lIlScesse, le geste de saisir l'insecte qui, en réalité, n'existe pas. Notre
informateur, Baba KONE de korobadougou (cercle de bougouni,) a identifié le mal sous le nom de
bonka (mot que nl)L1Straduisons par gale (Iiluricnnc) et nous a donné 16-:::: recette suivante.
~ Faire bouillir k11lsucIl1etlt des rameaux [cuillus de !l:;Llé:~L1é (h;\mh:1I·~l.Gymnclslît"'Î\
senegalcnsis). Faire de la décoction en ebullition (Jeux parts incg.ilcs : s'exposer (Iumig.uion) :1
l'abondante vapeur qui se dégage de la première part, bain dans celle-ci devenue tiède. Dans la
deuxième portion, préparer, un bouillon de viande de poule noire dans lequel entrent les condiments
suivants: sournbala, oignon, sel et beaucoup de piment.
101

Manger la viande de la poule noire sacrifiée. Opérer ainsi le premier jour une fois le soir. Les jours
suivants faire la (fumigation) pratiquer le bain et absorber la décoction.
- Un lundi ou un jeudi, faire bouillir trois ou quatre paquets faits des tiges de zogné (bambara.
Asclépiadacées. Leptadenia lancifolia).Utiliser (lotion, boisson) la décoction obtenue à raison d deux
fois par jour.
- Boire, puis se baigner dans eau très salée (eau de mer si possible) filtrée contenant pulvérisé
de zarzargiwa (Haoussa. Acanthacées. Hygrophilia spinosa). Se badigeonner le corps avec le résidu
sur lequel on passe une couche d'huile d'arachides. Le mal disparait infailliblement après une semaine
de traitement.
- Pulvérisé des feuilles vertes de baaba (Haoussa. Papilionacées. Indigofera tinctoria). Jeter un
peu d'eau dans le produit obtenu et s'en servir pour enduire le court bon médicament.
- Frotter énergiquement le mal d'un produit obtenu en écrasant finement des tendres feuilles
vertes de diala (bambara. Méliacées. Khaya senegalensis). Une semaine, au plus, de traitement.
- Utiliser (lotion, boisson) une décoction des feuilles longuement bouillies de kô-diaou
(bambara. Papilionacées. Pterocarpus santalinoïdes).
- Badigeonner le mal d'une couche de bouse. On peut encore se baigner dans un liquide filtré
dans lequel on a bouilli une certaine quantité de bouse fraiche ou sèche de vache. Faire surtout usage
de ce médicament pour combattre le genre de gale filarienne dite bonka.
- Carboniser des fruits verts ou secs de sampéré-yri (bambara. Euphorbiacées. Jatropha
gassypiifolia). Ecraser le produit obtenu qu'on pétrit de beurre de karité. Badigeonner le mal de la
pommade obtenue.
- Piler ensemble des écorces de gouélë (bambara. Mimosées. Prosopis africana) et un morceau
de kan-wan (Haoussa. Carbonates alcalin impur). Pétrir le produit obtenu d'eau et se servir de la pâte
pour enduire le mal. Absorber une portion de la dite poudre dans une eau tiède ou dans bouillie claire
de mil.
1) Carboniser et écraser des fruits verts de santéné (bambara. Euphorbiacées. Jatropha
gassypiifolia)
2) Faire bouillir des feuilles vertes de la même plante. Bain dans la décoction obtenue.
3) Saupoudrer le mal de la poudre mentionnée à 1.

- Faire bouillir longuement ensemble des rameaux feuillus de tabadakala (bambara.


Euphorbiacées. Alcharnea cordata), de baboni (bambara. Euphorbiacées. Eriedelia ferruginea), et de
soulafinzan (bambara. Méliacées. Trichilia emetica). Faire de la décoction obtenue trois parts: se
pencher (fumigation) couvert d'une épaisse couverture au-dessus de l'abondante vapeur qui se dégage
de la première portion, restée dans le pot sur les résidus, bain dans la deuxième part devenue froide,
boire de la troisième portion devenue également froide.
- Décortiquer suffisamment des fruits en coque de zourma (Euphorbiacées. Ricinus sp).
Carboniser les amandes avant de les broyer. Enduire le mal du produit obtenu pétri de beurre de
karité. Une semaine, au plus, de traitement.

GALE FILARIENNE DITE BONKA

- S'enduire le corps des feuilles vertes pilées de douzo-sanankolo ou gouangouangouala


(bambara. De kéléyadougou. Non déterminé) pétries de beurre de karité. Une semaine, au plus, de
traitement.
- Faire bouillir longuement un paquet de gui de niamakéni (bambara. Césalpinées. Bauhinia
reticulata). Quotidiennement, se baigner dans une portion tiède de la décoction, boire de celle-ci. Un
mois de traitement. Au cours de ce laps de temps, s'abstenir de toute œuvre charnelle.
- Réduire en poudre la bouse sèche du bœuf ou de la vache. Pétrir le produit obtenu de graisse
ct sc servir de la pâteobtenue pour s'enduire le corps. Guérison certaine et rapide
- Transformer en poudre des feuilles de dakoumou (bambara. Malvacées. Hibiscus
sabdararilfa). Quotidiennement bain duns de l'cau contenant dissoute une bonne poignée du produit,
absorber de celle-ci d:1I1S Lille nourriture.
- S'enduire (malade) le corps de scs pmpres selle
- Bain quotidien dans une décoction de feuilles soro (bambara. Maracccs. Ficus dicranostyla).
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~ Un jeudi, réunir les éléments suivants: racine de mousso-wa (bambara. Graminées.


Andropogen gayanus), de dioro (bambara. Polygalacées. Securidaca longipeduncalata), de samanéré
(bambara. Mimosées. Entada sudanica) et une feuille de sî (bambara. Sapotacées. Butyrospermum
Parkiia) contenant un nid de l'insecte congo-oulon ; les faire bouillir pour se baigner quotidiennement
dans une portion de la décoction obtenue, en boire. La décoction est faite une fois pour toutes. On
remplace l'eau à mesure que celle-ci diminue dans le récipient. Ce médicament peut être utilisé contre
des simples démangeaisons. Dans ce cas, on ne fait pas bouillir les éléments susmentionnés, on les
macère dans l'eau froide dans laquelle on se baigne quotidiennement.
~ Bain dans une macération des racines concassées de koro-nyènyé (bambara. Papilionacées.
Miouna pruriensis). Utiliser ce médicament lorsque le mal est provoqué par les poils qui recouvrent
les fruits de cette plante.
~ Le sujet sent alternativement à la joue, au front, à la tempe, sur le nez, sur le bras, à l'épaule,
au dos, à la fesse, à la nuque, au cuir chevelu ... un petit chatouillement analogue à celui qu'on éprouve
lorsqu'un insecte pose, se promène sur l'un de ces points du corps. L'importunité fait alors, en vain
sans cesse le geste de saisir l'insecte qui en réalité n'existe pas. Un de nos informateurs, feu Baba
KONE de Yorobadougou, a identifié le mal sous le nom de bonka (mot que nous traduisons gale
filarienne) et nous a donné la recette suivante: faire bouillir longuement des rameaux feuillus de
nguëgué (bambara. Célastracées. Gymnosperia senegalensis). Faire de la décoction en ébullition deux
parts inégales: s'exposer (fumigation) à l'abondante vapeur qui se dégage de la première portion
restée dans le pot sur le résidu, bain dans celle-ci devenue tiède. Dans la seconde part, préparer un
bouillon de viande de poule noire dans lequel entrent les condiments suivants: soumbala, oignon, sel
et beaucoup de piment. Manger la viande de la poule noire sacrifiée et boire dessus le bouillon. Opérer
ainsi le premier jour une fois le matin et une fois le soir. Les jours suivants faire de la fumigation,
pratiquer le bain et absorber de la décoction. Il existe plusieurs manières de déclencher la gale
filarienne dite bonka. Voici une de ces manières: éventrer un crapaud, le placer sur le dos dans un
trou. Introduire dans le ventre du batracien une poignée de dakisè (Bambara. Graine d'hibiscus
sabdariffa) puis ramener la terre dessus. Arroser chaque jour jusqu'à la germination. Lorsque les jeunes
poussent atteignent une certaine hauteur, par conséquent garnies suffisamment des feuilles, les
arroser avec la main gauche, puis on les effeuille. Déterrer les restes du crapaud, les piler mélangés aux
rameaux effeuillés de dakoumou. Prendre une pincée de la poudre fine obtenue qu'on jette sur une
personne déterminée en se plaçant entre celle-ci et la direction d'où vient le vent, ou qu'on introduit
dans sa nourriture ou dans sa boisson. La personne visée sent aussitôt des vives démangeaisons. Elle se
gratte sans cesse, se servant parfois des objets tranchants. Sa peau devient rugueuse comme celle d'un
crapaud.
Antidote: transformer en poudre les feuilles provenant de dakoumou susmentionné.
Quotidiennement, absorber dans la nourriture une portion du produit obtenu, en mettre dans l'eau de
bain.

GARGOUILLEMENT DU VENTRE

~Boire à jeun une macération d'écorces d'un ndomono (Bambara. Zizyphus mauritiaca caduc).
~A longueur de journée, boire de temps à autre, un verre d'une décoction froide des feuilles de
ndiribara (Bambara. Cochlospermacées. Cochlospermum tinctorium) et de sanan (Bambara.
Césalpiniées. Daniella oliveri). Une semain au plus de traitement.
~ Dans un canari introduire successivement des racines de diôni (Bambara de Bazana.
Graminées. Imperata cylindric i), de kiébouré (Bambara. Rubiacées. Gardenia tricantha) une poignée
de foronto (Bambara. Solanacées. Copsicum frutescens), de nganifing (Bambara. Anonacées xylopia
aethiopica), suffisamment du miel et d'eau. L'opération s'effectue le matin et le récipient ainsi garni est
placé au soleil. Le jour suivant, au matin, boire suffisamment de la macération. Une semaine au plus de
traitement. La médication corrige également le membre viril devenu flasque.

GANGLIONS J
~ Appliquer sur le mal puis panser, des feuilles vertes écrasées de ngucrckadaa ou kounissoro
(Bambara. Borreria verticilata). D'habitude une fois suffit pour extraire le ganglion. Renouveler le soin
si une fois ne suffit pas. Soigner la plaie en appliquant sur celle-ci du beurre de karité ou de tout autre
corps gras.

l
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- Appliquer sur le mal qui fond une pâte obtenue en pilant ensemble une certaine quantité de
kounissoro (bambara. borreria verticillata) et de yodo (haoussa. Ceratotheca sesamoïdes)
- Frotter vigoureusement le mal avec une feuille de toro-ngognë (bambara. Ficus aperifolia ou
ficus exasperata) puis appliquer dessus une couche de latex de gnana (bambara. Euphorbia sudanica),
du coton égrené, une bande propre. Le troisième jour, nettoyer le mal, puis appliquer sur la blessure
du beurre de vache, du coton égrené et une bande.
- Appliquer sur le mal qu'on bande des feuilles vertes pulvérisées de ouo (bambara. Faraga
xanthoxyloÏdes ).

GANGRENE

- Appliquer sur le mal une couche de sève de soro (bambara. Ficus dicranostyla).
- Saupoudrer le mal proprement lavé d'une poudre sèche obtenue en pilant des rameaux
feuillus de tyégouannaforala (bambara. Sida carpinifolia).Bon médicament détruisant rapidement le
sougossou et guérissant l'affection en perde de temps.
-Appliquer suffisamment sur la plaie une bonne pincée des feuilles vertes pilées de ndribouo
ou diolinifaga (bambara. De Bougouni et malinké.) Cassia absus puis panser. Le deuxième jour, de
faire le pansement puis, si un liquide suinte à travers le médicament du jour précédent, ajouter encore
suffisamment de la dite poudre, puis bander à nouveau. Refaire le pansement tous les jours jusqu'à
concurrence de trois semaines de traitement. Remède infaillible.
- Couvrir, puis panser, le mal d'un produit obtenu en écrasant des gratins secs de mil.
Renouveler jusqu'à c e que l'affection ait un bon aspect. On peut encore utiliser une poignée des
feuilles vertes non pulvérisées de ndomonon (bambara. Zizyphus mauritiaca).
- Appliquer sur le mal des feuilles vertes pulvérisées d'ododon (yorouba. Bryophyllum
pinnatum. Crassulacées). Puis panser. Nettoie rapidement l'affection. Une semaine de traitement.
- Badigeonner le mal d'une sève de zogné (bambara. Leptadenia lancifolia).
- Frotter sur une pierre plate une racine de darabalé (bambara. Costus aspectabilis).
Appliquer sur le mal la pâte obtenue.
- Faire bouillir, en se servant comme combustible de menus bois secs coupés sur un sï
(bambara. Butyrospermum parkii), des écorces Est et Ouest de goni (bambara. Pterocarpus
erinaceus). Laver proprement la plaie dans la décoction. Saupoudrer le mal avecla cendre provenant
du bois de kélébé (bambara. Ulcère nagedenique).
- Saupoudrer le mal d'un ntori-siguila-kourou (bambara. Genre de champignon dur de
couleur jaune sale qu'on rencontre surla tige ligneuse, en particulier celle du parkia biglobosa, de
certains arbres, polyprope) carbonisé et finement broyé.
- Appliquer sur le mal une pâte obtenue en écrasant sur une pierre avec un caillou rond pol
une certaine quantité de dangabali ou bô-diara (bambara). Remède souverain.
- Réduire en poudre fine des croûtes détachées de la tige ligneuse de gouéni (bambara.
Pterocarpus erinaceus). Saupoudrer le mal avec le produit obtenu.
- Saupoudrer la plaie couverte de saletés d'une poudre provenant des racines pilées de ndôgué
(bambara.kimenia arnericana). Bon médicament.
- Couvrir le mal d'une cendre obtenue en brûlant des bouts arrondis et secs de rameaux de sï
(bambara. Butyrospermum parkii).Bon médicament.

GAZ CARBONIQUE 1·

- Avant d'entrer dans un puits dont on suppose contenir des gaz carboniques, laver la tête
dans une décoction de gui de kongo-sô (bambara. Ccs.ilpinccs. Isoberlinio doka). Préserve des effets
nocifs de ce gaz.
- Le soir, introduire cl.ins le puits présumé ou suspect de contenir cks g:c carboniques des
branchages garnis des feuille.; vertes et les y bi.',c.cr route h nuit. le mar in du jour suivant. dch~lIT~l".c.':r
le profond trou de son contenu avant el'y descendre sans crainte d'erre asphyxie.
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- Se rincer le plus fréquemment possible la bouche dans une décoction d'écorces de sagoua ou
dafing-sagoua (bambara. Briedelia ferruginea Briedellia micrantha). Un à deux jours de traitement.
Soigne aussi les plaies dans la bouche.
- Frotter le mal d'une poudre provenant des racines pilées de ndôgué (bambara. Ximenia
americana). Ce même médicament soigne aussi la carie dentaire. Dans ce dernier cas, on introduit un
peu de la poudre dans le trou de la dent cariée.
- Frotter les gencives d'une poudre sèche composée des écorces pilées de nguëguë (bambara.
Cymnosporia senegalensis) et de ndôgué (bambara. Ximenia americana).
-Se rincer à longuer de journée, la bouche d'une décoction fortement concentrée des écorces
détachées des racines de cuôlôu (bambar. Terminalia macroptera ou avicennioÎdes). Faire usage de
médicament lorsqu'en plus des plaies qu'on porte aux gencives et à la longue, la bouche dégage une
odeur désagréable.
- Transformer en poudre fine sèche des racines de ndôgué (bambara.ximenia americana). Faire
du produit obtenu deux parts inégales: rouler dans la première part d'un tampon de coton égrené
humecté d'eau et se servir du dite tampon ainsi garni pour nettoyer le mal. Asperger lui-ci de la
deuxième portion qu'on arrose légèrement d'eau .Une semaine, au plus, de traitement. Ce même
médicament délayé dans l'eau combat la diarrhée qu'il guérit surement.
- Se rincer fréquemment la bouche d'une eau dans laquelle séjournent en permanence des
écorces de balembo (bambara. Crossopteyx febrifuga).
- Mâcher des de cotonnier.
- se pencher, la bouche ouverte, au dessus d'une décoction en ébullition des branches ndogué
(bambara. Ximenia americana).
- S'incliner (fumigation), la bouche ouverte au dessus d'un récipient contenant une décoction
très chaude des racines et des feuilles de nguiliki (bambara. Diorhostachys glamerata).
- Enduire le mal d'une sève et sÏ (bambara. Eutyrospermum parkii) puis le frotter
énergiquement avec l'index.
- Quotidiennement, frotter les gencives d'une poudre sèche provenant des feuilles pilées de
jida (haoussa. Maerua angolensis).
- D'une macération d'écorces concassées de sira (bambara. Adansonia digitata).se rincer la
bouche à longueur de journée. A défaut d'écorces de baobab, utiliser des racines pilées et macérées de
ndabakoumba (bambara. Detarium senegalense).

- Introduire dans la bouche de l'enfant qui mange la terre une boule d'argile ou un peu de
poussière chauffée. Chat échaudé craint l'eau froide.
- Prendre une décoction d'écorces de téréni (bambara. Pteleopsis suberosa). Fait rendre et
enlève à jamais l'envie de manger la terre.
- Boire, pour rendre, une décoction des rameaux feuillus de ko-kissa (bambara. Syzyzgium
guineese). Même résultat que ci-dessus.
- Manger du guié (bambara. Cucurbita pépo) assaisonné d'amandes d'arachides pilées.
- Concasser ensemble des rameaux feuillus de noncikou (bambara. Heliotropium indicum) et
des tendres feuilles de cotonnier. Presser l'élément obtenu pour en faire sortir un liquide. Absorber
celui-ci mélangé du contenu d'un œuf frais de poule.
- Boire ULe eau filtrée provenant d'une macération des feuilles vertes pulvérisées de
ngolokogôdyé (bambara. Argemonce mexicana). Aussitôt la potion prise, faire pour rendre, cent
mètres en courants.
- Pulvérisées des écorces de kolokolo (bambara. Afrormosia laxiflora). Introduire le produit
obtenu dans un récipient contenant de l'eau où il doit rester plusieurs heures. Filtrer la macération.
Délayer dans une portion de celle-ci un morceau de terre glaise et l'offrir à l'intéressé qui cesse de
. m:lllger la terre aussitôt le liquide absorbé et rendu.
- Boire pour enduire une décoction des ti6cs de s.ryyrin. (bambara. Et huli.t conupoldcs).
Opérer trois fois CIl trois jours de traitement.
- Absorber une décoction des rameaux feuillus de karidiakouma (barnbar. Psorospcrmum
guinecsc), Purge et enlève l'envie de manger la terre.
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- Réduire en poudre noire une tête de coq carbonisée. Pulvériser l'écorce d'une racine de
kalakari (bambara. Hymenocardia acida). Mélanger les deux éléments auxquels on ajoute du sel
gemme; du poivre maniguette, du piment finement broyé. Mâcher pour rendre de la poudre obtenue.
Enlève toute envie de manger de la terre, de boire la bière de mil.
- Absorber le contenu de deux ou trois œufs bien battus. Fait rendre et supprime l'envie de
manger de la terre.
- Placer sous le nez de l'intéressé un récipient contenant du charbon allumé et une poudre
sèche composé des racines grossièrement concassées de gonda (haoussa. Carica pupaya) et des
excréments secs pulvérisés de chien qu'on peut remplacer par des poils provenant d'une peau
corroyée. Effet merveilleux, le soigné perdant à jamais l'envie de manger de la terre.
- Boire une eau filtrée ayant contenu plusieurs heures des excréments secs de chien et de
poules. Fait vomir.
- Absorber un liquide (lait caillé, lait frais ou eau) contenant une poudre obtenu en broyant
finement des excréments secs de chien. Enlève à jamais l'envie de manger de la terre.
- Boire une eau contenant dissoute une poudre fine provenant des excréments secs de chien et
d'hyène écrasés. Laisser le soigné ignorer la nature du médicament dont l'odeur réapparait toutes les
fois qu'il tente de manger de la terre à l'usage de laquelle il renonce à jamais.

- Porter en guise de collier un crin de poil soustrait de la queue d'une girafe. Boire également
une eau dans laquelle a passé un bon moment quelques crins soustraits de la queue du même animal
pour combattre sur le champ des vertiges.
- Enduire le mal d'une pâte noire obtenue en pétrissant du beurre de karité un morceau de
peau d'autruche carbonisée et finement broyée. Bon médicament.
- Sur la tumeur, du haut en bas, à l'aide d'un instrument tranchant, faire trois (homme) ou
quatre (femme) incisions. Introduire dans les blessures, puis frotter une poudre noire provenant d'une
mue de serpent vipère et d'une peau enlevée de la partie (poil) qui vient immédiatement avant la
cuisse de la poule ou d'un coq carbonisée. Egalement bon médicament.
- Absorber le beurre de vache fondu contenant une poudre obtenue en écrasant des graines
grillées de banan (bambara. Caiba pentandra). Un mois de traitement.
- Transformer en poudre de kakoguié (bambara. Valve d'un coquillage spécial) et une racine
de samanéré (bambara. Entada sudanica). Faire des incisions à la tumeur puis badigeonner celle-ci
d'une matière pâteuse obtenue ne délayant dans un peu d'eau la poudre obtenue en pulvérisant les
deux éléments susmentionnés. Bon médicament faisant disparaitre sûrement le goitre. S'abstenir dans
la suite de faire usage (nourriture) de gésier de n'importe quel oiseau.
- Enduire le mal d'une pâte obtenue en pétrissant de beurre de karité un cœur de koro
(bambara. Iguane de terre) carbonisé et pilé. A la place du cœur du koro, utiliser un fruit sec de
korofougo (bambara. Sterculia setigera). Bon médicament.
- Scarifier la tumeur puis introduire dans la scarification une poudre d'or avant de la panser.
Remède infaillible car on le l'utilise qu'une seule fois pour être guéri.
-Gober quotidiennement une poudre sèche provenant des feuilles de séguéné (bambara.
Balanites aegytiaca).
- Pour se préserver du goitre, manger (trois ou quatre suffisent) mélangée du riz cuit ou au
couscous une sauce composée de tendres feuilles de séguéné (bambara. Balanites aegyptiaca), de pâte
d'arachides el de tous les condiments habituels. On peut encore boire la décoction des feuilles de la
même plante ou, même, mâcher en avalant le jus, quotidiennement une bonne bouchée de ces mêmes
feuilles. Les habitants de certains villages de cercle de Ségou et même de Bamako doivent
expérimenter ce médicament. Ils seront émerveillés.
- Carboniser le contenu de la panse de l'antilope ~C'ilçé. ECr:15:Cffinement le produit obtenu.
Pétrir la poudre de beurre de karii:é.Quotidiennen~ent, badigeonner le mal d'une portion, de la
pommade noire obtenue. Don médicament à cxpcri III l'Il ter.
GOMME LOCALISEE 106

~ Faire bouillir longuement un assez gros paquet de tyegouana-rnissigui (bambara. Non


déterminé). Se pencher (fumigation) couvert d'une épaisse couverture, au-dessus de l'abondante
vapeur qui se dégage de la décoction obtenue. Opérer quatorze fois en une semaine de traitement.
~ Pulvériser sur un mortier profond renversé des fleurs de donotion (bambara. Gloriosa
simplex) et une noix rouge de kola. Faire sécher, puis transformer en poudre fine qu'on mâche de
temps à autre.
~ Faire bouillir ensemble des tiges feuillus de donotlou et un paquet de liane belefigni
(Sénoufo du gerele de Sikasso). Faire de la décoction trois parts inégales: faire une fumigation dans la
première part restée dans le pot sur le résidu, bain dans la seconde portion, boire de la troisième part.
Opérer sept fois en sept jours de traitement.
~ Chauffer fortement des fibres de racines de nguiliki (bambara. dichrostachys glomerata), les
étendre sur une peau ou sur une natte puis se coucher, en appuyant sur les éléments bien chauffés le
mal incisé. Il reste bien entendu que la température des dites fibres doit être telle que le corps puisse
la supporter.
~Se pencher (fumigation) au-dessus d'un récipient contenant une décoction en ébullition, des
racines nettoyées. Hachées de mandë-sounsoun (bambara. Anoma senegalensis) et de mbala-rnbala
(bambara. Securinega microcarpa).
~ Enduire le mal d'une patte obtenue en pétrissant d'une lessive très forte, concentrée, des
feuilles finement écrasées de béré (bambara. Boscia senegalensis) remède souverain à expérimenter en
trois jours de traitement.
~ Exposer longuement l'affection à une abondante vapeur qui se dégage d'une décoction en
ébullition de ngélébaga ou bagani-sabal (bambara. Haementhus rupestris). Comme précédemment le
mal se liquéfie.
~ Sur un tas d'objet composé des rameaux feuillus de zérérnidyè (bambara. Moracées. Ficus
dekdekna) d'une tige de dyé (bambara. Cucurbitacées. Cucurbita pepe), d'un rameau feuillu de
gnaganka (bambara. Combrétacées. Combretum), d'une bourre en fibres de rônier utilisée pour
nettoyer des ustensiles de cuisine, prononcer le verset suivant: Tou bissimillaï, tau bissimillaï, tau
bissimillaï. Golokoroda madyiri Isnkelëdi« mena, golokoroda ka na y mèna, golokoroda ma fali
mèna golokoroda ka na y ména ; golokoroda ma !ara mena, golokoroda ka na y mèna. Ce verset
prononcé, confectionner trois ou quatre paquets avec les éléments qu'on introduit dans un pot au fond
duquel on a prononcé préalablement le même verset. Achever de remplir le récipient de l'eau aussitôt
puisée du puits ou enlevée du point d'eau. Former un foyer avec une pierre, un fer de hache et un
point du mur. Placer le point ainsi garni sur le foyer allumé. Surmonter le récipient d'un couvercle
qu'on blanchit de cendre de bois délayée dans l'eau. Laisser le contenu de canari bouillir longuement.
Répartir la décoction obtenue en trois parts inégales: Se pencher (fumigation) couvert d'une épaisse
couverture, au dessus de la première part, celle restée dans le pot sur les résidus, en ébullition, bain
dans la deuxième partie devenue tiède, boire de la troisième part. Opérer deux fois par jour; le matin
de bonne heure et le soir au crépuscule. Une semaine de traitement.

GROSSIR (POUR)

~ Décortiquer du petit mil. Ajouter au mil décortiqué, lavé une certaine quantité (S grammes
environ) de kafiné (bambara) puis transformer le tout en farine. Délayer celle-ci dans du lait caillé
qu'on absorbe. Quinze jours de régime. L'expérimentation de cette recette est surtout recommandée
aux fern.nes maigres sans être malades.
~ Carboniser un gros sakinnin et quatre plaques détachées aux quatre points cardinaux d'un
baobab. En trois ou quatre semaines de régime, absorber dans du sari le produit obtenu finement
broyé. On peut encore gober dudit produit. Fait grossir sûrement.
~l\ raison de deux fois lXlrjour de préférence de très bon matin et à l'heure du rcrus du soir,
absorber dans une nourriture ou dans une eau tiède une poudre provenant d-un gui feuillu pilé de
baobab (Français. Ad.msonia cligitata)
'Quotidiennement, line semaine durant, prendre (boisson) L!~lC decoction de s~lny\)·lwl!1l1'l'l~ll
(bambara. Gaines de grains de petit mil): Donne l'appetit.
~ Deux fois par jour, le matin et le soir, pendant une semaine, faire usage (lotion, boisson)
d'une décoction tiède obtenue en faisant bouillir longuement un certains nombre de tubercules de la
liane épineuse dite dougoufa (bambara de Ganadougou. Aroïdccs. Cyrtospcrma scncgalcnsc).

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