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0
LES
8 9 TE CAHIERS fondation
11. TECHNIQUES de l'eau

INTERNATîOMAL I
FOR COMMUNITY WATER i
8АМГГATíON 4!RQ

LA
TELEGESTION
DES RESEAUX
PRINCIPES
MATERIELS ET EQUIPEMENTS
EXPLOITATION
Ce cahier technique a été réalisé
avec le concours de la Société

FLUTEC

Achevé d'imprimer le 25 octobre 1989


Imprimerie Centre Impression - Limoges
Dépôt légal : juillet 1989

® Fondation de l'Eau 1989


Droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays

Prix : 75 FF/TTC
Franco de port France métropolitaine
Les récents progrès réalisés en matière :
— de transfert des informations grâce aux réseaux de communication;
— d'acquisition et de traitement des informations grâce à l'électronique, aux microproces-
seurs et aux équipements informatiques en général,
permettent aux gestionnaires des réseaux de distribution d'eau potable ou d'assainissement de
mettre en place de nouvelles stratégies d'exploitation répondant à de multiples objectifs :
— la recherche d'une plus grande sécurité d'approvisionnement par rapport aux res-
sources disponibles;
— l'obtention d'un fonctionnement régulier et continu des installations;
— une réduction sensible des coûts directs ou indirects du mètre cube d'eau produit;
— des conditions de travail améliorées pour les agents d'astreinte;
— une meilleure utilisation des infrastructures des réseaux en place et, par voie de consé-
quence, une définition plus précise des investissements futurs;
— ou encore, en matière d'assainissement, une diminution des pollutions du milieu naturel;
— etc.
La télégestion, permettant la transmission d'informations entre des sites géographiquement
éloignés, à des fins de surveillance des installations et d'optimisation du processus, répond à ce
besoin.
Encore faut-il bien déterminer les types et le nombre d'informations qui sont nécessaires, leur
mode de transport et d'exploitation.
La mise en place d'un système de télégestion doit donc, dès le départ, faire l'objet d'une étude
de faisabilité visant à identifier et à définir les objectifs qui devront être remplis par ce système,
puis à choisir les moyens nécessaires à sa réalisation.
Ce cahier technique n'a pas d'autre objectif que de faire comprendre les mécanismes (et,
pourquoi pas, le vocabulaire) des différentes techniques qui y sont associées.
Ainsi l'exploitant qui souhaite "automatiser" son réseau, ou qui commence à utiliser ces
systèmes, pourra mieux faire ses choix et exploiter ce nouvel outil.
Cet effort d'information et de sensibilisation me paraît essentiel et je souhaite que cet ouvrage y
contribue largement.

¡ LIBRARY, INTERNAT! ON AL REFERENC E


CENTRE FOR CO V : M L ' ! \ I Í Y VVA ER SU PfLY
A M O S A r í í . - " ' • • • • ! O i i ilRC) Michel MOUSEL,
P.O. Box УЗ'("О, :2bÜ9 А р The Hagut Directeur de l'Eau
et de la Prévention des Pollutions
Tel. (070) 81 49 11 ext 141/ 142 et des Risques.

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Sommaire

D 1 POUR QUI, POUR QUOI? Page 3


Des pages jaunes pour A qui et à quoi peut servir ce guide
mieux utiliser ce guide et la façon de l'utiliser efficacement.

2 JEU-TEST
Des pages roses pour Pour sonder vos connaissances sur la télégestion.
tester vos connaisances A faire avant et/ou après la lecture du guide.

3 LESAVEZ-VOUS?
Des pages bleues pour
les informations
techniques

4 LES ELEMENTS CONSTITUTIFS 13


Des pages vertes D'UN RESEAU TELEGERE
pour vous aider
à résoudre 5 FONCTIONNEMENT D'UNE STATION
des problèmes D'ACQUISITION ET DE TRAITEMENT
concrets et quotidiens DES DONNEES 21

6 LES PROCEDES DE COMMUNICATION 27

7 JEU-TEST 32

8 QUELQUES MATERIELS
ET LEURS POTENTIALITES 33

9 QUELQUES REALISATIONS
EN MATIERE DE TELEGESTION 35

• 10 INFORMATIQUE
ET TELEGESTION 38

D 11 LEXIQUE 39

• 12 INDEX 39
POUR QUI
POUR QUOI?

POUR QUI ? POUR QUOI ? COMMENT?


Ce cahier technique La télégestion, s'appuyant Ce cahier technique peut s'utiliser
s'adresse sur les techniques de télétransmissions de plusieurs façons :
aux gestionnaires et de traitement informatique des données pour une première lecture, nous vous
des réseaux de distribution en provenance du réseau, conseillons de feuilleter l'ensemble
d'eau potable donne aux exploitants les moyens afin de bien comprendre la structure,
ou d'assainissement, d'assurer un fonctionnement la couleur des pages (voir sommaire)
aux prescripteurs, plus régulier, plus économique, vous indiquant
et à tous ceux qui souhaitent au service public le type d'informations fournies,
mieux connaître dont ils ont la responsabilité. puis de reprendre au début.
l'utilisation Mais ces techniques sont très ouvertes En suivant l'ordre proposé,
des techniques dans leurs possibilités et très diverses vous aurez ainsi une bonne
de télétransmissions. dans leurs solutions... compréhension :
et ces qualités se transforment — des finalités respectives
aussitôt en difficultés! des différents systèmes utilisables;
En effet, il est nécessaire — afin — du fonctionnement des matériels
de ne pas procéder à des investissements mis en oeuvre, nécessaires
démesurés, ou de ne pas subir des frais à leur exploitation.
d'exploitation trop élevés — de définir Si vous cherchez une information
précisément et de ne pas dépasser le seuil particulière, le lexique et/ou l'index
de complexité résolvant juste peuvent vous permettre
le problème posé. de la trouver rapidement.
Il importe alors que les parties concernées Les exercices qui vous sont proposés
maîtrisent bien les potentialités vous permettront de vérifier ou d'élargir
et les objectifs particuliers de chacun le champ de vos connaissances
des systèmes disponibles. sur ce thème.
En espérant que les questions
que vous vous posez trouveront
leur réponse lors de la lecture
de ce document, et avec
tous nos encouragements,
BON TRAVAIL.
CACHER LA PARTIE "REPONSES AU TEST".

JEU PRENDRE UN CRAYON A PAPIER.


LIRE ATTENTIVEMENT LES QUESTIONS.

COCHER LA OU LES CASES DES REPONSES PROPOSEES


.

QUI VOUS SEMBLENT JUSTES


(pour une même question, une ou plusieurs réponses sont possibles)

CONSULTER LES REPONSES.

10
Une liaison de télétransmission Le bit représente : Pour suivre le niveau d'eau On module un signal pour :
utilise : dans un réservoir, a - l'amplifier •
a - une information élémentaire on utilise :
a - un terminal informatique D à deux états b - permettre sa transmission
(0 et 1 ) D a - un capteur logique D à grande distance D
— b-une ligne b - une caractéristique
de communication D b - un capteur analogique D с - enlever les parasites D
du support
de communication D d - le protéger •
с - un modem U

11
Pour détecter En télétransmission,
Une information le débordement d'un réservoir, la modulation de signal
de type logique est : la plus utilisée est :
Une procédure on utilise :
a - une information vraie a - la modulation
de communication : a - un détecteur de seuil D
ou fausse D d'amplitude •
a - gère le protocole b - un capteur logique D b - la modulation d'impulsion
de transmission b - une information variable D codée D
• с - une information с - un capteur analogique • с - la modulation
b - stocke les informations D à deux états D par déplacement de
fréquence D
d - la modulation de phase D
6
Le Minitel est :
Une information de type 12
analogique est : a - un terminal informatique LJ
Le baud est une unité :
La numérisation d'un signal
a- une information b - un modem LJ permet :
a - de longueur ne pouvant prendre
des informations • que deux valeurs D с - un micro-ordinateur П a - de l'identifier parmi
d'autres D
b - de quantité b - une information variable b - de coder son amplitude
des informations D dans le temps D instantanée
с - de vitesse с - une information toujours с - de détecter sa valeur
de modulation • croissante П maximale D
13 17 20
Qu'est-ce que la bande
passante
Aux bornes d'un circuit
de résistance 600 ohms,
Lorsqu'on doit transmettre
beaucoup d'informations, л Réponses
d'un circuit?
a - la quantité d'informations
à 800 hertz, dissipant 1 mw,
le niveau de référence 0 dB
correspond à :
fréquemment,
et sur de longues distances,
on choisira
f i Au TEST
véhiculées par le circuit • de préférence :
b - la qualité du circuit
с - l'ensemble des fréquences
transmisibles

a-0,775 V
b-1 V
С-1,5V
D


a - une ligne spécialisée
b - une liaison radio
Í
par le circuit • с - une ligne téléphonique
6L в 03

6L Б 61.
18
oe pnoo 8L
14 Le mode de transmission
simplex permet : ге в il
La vitesse maximale
de transmission a - d'émettre et de recevoir зе о 9l
sur une ligne spécialisée simultanément
est : des informations D зе О 9l
b - d'émettre et de recevoir
a -1 200 bits/s D alternativement 6L О H
b - 1 800 bits/s D des informations • Q
63 £1
с - d'émettre uniquement
с -9 600 bits/s • 6S q ZÍ
des informations •
d - de recevoir uniquement ¿3 o'q H-
des informations. D
LZ p'q (H
15
oe qjSB 6
L'impédance caractéristique 19 qj6E
à 800 hertz d'une ligne 9L 8
téléphonique
de communication est : Une ligne spécialisée 9L q Z
est une ligne :
a - 50 ohms D 9L q 9
a - mise à la disposition
b- 75 ohms D exclusive d'un usager D 9L 3(ЭВ 9
b - mise à la disposition
с - 600 ohms Ü d'un nombre restreint 6L в p
d'usagers G о
6L £

03 E Z
16 oe o-q L
Le niveau de référence
0 décibel (dB)
VOIR PAGE

QUESTIONS
correspond
REPONSES

à une puissance de :
a - 0 mw D
b - 0,775 mw D
с -1 mw D
vous?

ЕЬ У an,.
a'esb un
CJDNCÇff
£V) fonction d un blomhinq
Ьоцг mettra ел
[А CO
de, bro«roii-nn->a"fcîc3n

• o u е л F&rickczh•« a t
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R.£S£AU ASSAINISSEMENT
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10
FONCTTON

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fcraitfe e t Sate-liite. ^^t i'fnn)edîatemeRtr
«ale., i !ebwi
12
LES ELEMENTS
CONSTITUTIFS
D'UN RESEAU
TELJEGERE
Un système de transmission
des données est constitué
A. LES DONNEES B. LES DONNEES
de postes satellites, de postes
A TRANSMETTRE A TRANSMETTRE
secondaires, communiquanl avec le poste DES SATELLITES DU POSTE CENTRAL
central via un support VERS LE POSTE CENTRAL VERS LES SATELLITES
de transmission.
La nature de ces données X N
sera différente en fonction
du type d'émetteur ou de récepteur
impliqué dans la transmission.
PC
Nous distinguerons ainsi :

Ce sont : Ce sont :
— les télésignalisations — les télécommandes
(états des organes) (marche ou arrêt d'organes)
— les téléalarmes (pannes diverses, — les téléréglages
seuils critiques) (consignes de régulation).
— les télémesures (niveaux, pressions,
débits, positions d'organes)
— les télécomptages (intégrations locales
d'événements ou de mesures).

13
RESERVOIR RESERVOIR RESERVOIR RESERVOIR
Capteurs de niveau
GD GD Capteurs de niveau

Liaison STATION
spécialisée STATION
ou ligne pilote Récepteur TSL

Transmetteur TSL Récepteur TSL Transmetteur USP Transmetteur COMPTOR Transmetteur


TSL
, Liaison spécialisée
•* ou ligne pilote

RESERVOIR LIAISON
SPECIALISEE
Capteur
de
niveau

STATION

Transmetteur
USP

i i

Domicile du personnel
d'astreinte

MC1

RESEAUX
USP COMMUTE
MINITEL
CENTRALE DE RECEPTION ORDINATEUR
BUREAUX DOMICILE

14
STRUCTURE GENERALE RESEAU EN CASCADE Les liaisons utiliseront comme supports
les liaisons spécialisées, les lignes privées,
D'UN RESEAU le réseau téléphonique commuté
TELEGERE ou les liaisons radio-électriques.

Globalement, un système de télégestion


ARCHITECTURE
peut se décomposer en quatre parties : DES RESEAUX ET SECURITE
1. Les capteurs,
DE FONCTIONNEMENT
2. Les stations d'acquisition Les différents schémas relatifs
des données, aux architectures nous révèlent
3. Les supports de communication, RESEAU EN LIGNE OU COUPLE que la sécurité de la transmission ne sera
pas identique...
4. Les centres de traitement
de l'information.
о Ainsi, pour un réseau en cascade
ou en ligne, si un incident se produit
Nous remarquons que les stations • sur le support de transmission au niveau
d'acquisition de données peuvent être d'une station donnée, toutes les informations
reliées au poste principal de plusieurs omises par les postes staellites situés
manières, selon : en aval ne pourront plus parvenir au poste
central qui va se trouver, en quelque
•— la disposition et la répartition spatiale sorte, paralysé !
du roseau à surveiller,
Ops C'est pourquoi la conception du réseau
— l'importance du réseau (linéaire
de télégestion devra avoir une structure
et nombre d'ouvrages particuliers), permettant d'assurer une sécurité maximale
— le degré de sécurité recherché RESEAU EN ANNEAU des transmissions (en particulier, lors
par le système, (ou en boucle) des périodes orageuses pendant
— le coût consenti pour les installations lesquelles les lignes ou les postes
et le matériels. satellites d'acquisition des données
peuvent être endommagés par la foudre).
Différentes possibilités existent pour relier Le concepteur pourra combiner plusieurs
l'ensemble des postes satellites au poste dispositions et réalisera une étude
central : on les désigne sous le terme technico-économique entre le degré
d'architectures du réseau, de sécurité et son impact financier.
celles-ci n'offrant pas les mêmes garanties
pour le système de télétransmission.
Par exemple :
— Certaines lignes peuvent être doublées
par des branchements sur le roseau
LES ARCHITECTURES D'UN RESEAU RESEAU EN ETOILE HIERARCHISEE commuté utilisé uniquement en cas
de panne,
RESEAU EN ETOILE — Le réseau en étoile présente une sécurité
de transmission maximale, mais un coût
maximum d'exploitation,
— Le réseau en boucle, à sécurité
de transmission moins grande, présente
un coût d'exploitation souvent
inférieur;
— Le réseau hiérarchisé représente souvent
une solution optimale.

PPP = Poste périphérique principal.


15
LES CAPTEURS

Un capteur est un instrument pemettant


l'acquisition automatique des informations
que l'on souhaite connaître soit sur l'état
d'un milieu (exemple : capteur
de température), soit sur le fonctionnement
d'une installation (exemple : moteur à l'état
de marche ou d'arrêt).

A. CONSTITUTION D'UN CAPTEUR B. LES DEUX TYPES DE CAPTEURS


Selon le type d'application, nous aurons
Entrée Sortie deux éventualités :
1° II est suffisant de connaître l'état
de la grandeur par rapport à une valeur
CAPTEUR prédéterminée appelée seuil.
Exemple :
S Signal^ • Le niveau d'eau a atteint (ou non) une
_; __ E Détecteur Traducteur Conditionneur
cote critique,
• La vanne est en position ouverte ou fermée.
Le signal correspondant, émis
par le capteur, est alors de type "tout
ou rien" (T.O.R.).
L'information est du type logique
-•• généralement représentée par l'état
Grandeur d'un contact — et le capteur
Alimentation est souvent appelé détecteur de seuil.
à mesurer
énergétique
du capteur 2° II est nécessaire de suivre la valeur
de la mesure E de la grandeur
à l'intérieur d'un intervalle de variation
donné.
Le signal S, image de la grandeur E,
sera lui aussi variable. La relation
Le capteur reçoit en entrée la valeur E de la grandeur à mesurer, et délivre en sortie sera linéaire (S = K.E + So)
un signal S, qui traduit l'information sur la valeur de E. ou plus généralement univoque
L'élaboration du signal S résulte d'une succession d'opérations élémentaires. On identifiera (S - K.f(E) + So).
en général trois parties constitutives :
Les informations et les capteurs de ce type
— le détecteur, qui convertit la grandeur mesurée E en une grandeur intermédiaire sont dites analogiques.
plus facilement "manipulable";
— le traducteur, qui délivre une grandeur énergétique pouvant servir de signal;
— le conditionneur, générant un signal standard susceptible d'être transmis à distance.

16
С. NORMALISATION DES SIGNAUX D. LES DIFFERENTS TYPES E. CHOIX D'UN CAPTEUR
DE CAPTEURS
Pour que les signaux transmis soient facilement utilisables Ce choix résulte d'un
par les récepteurs, ces signaux doivent être standardisés. Dans l'industrie de l'eau, compromis entre
les capteurs les plus les performances et le prix
Exemples : couramment utilisés sont ceux de l'appareil.
— Signaux pneumatiques : de 20 KPa à 100 KPa (3 à 15 psig) relatifs à la mesure :
Les critères à prendre
— Signaux en tension : — des paramètres de en compte sont •.
l'écoulement du fluide :
- 0 à 1 volt, — la plage de la mesure
pression, débit, vitesse,
- 0 à 10 volts. hauteur d'eau, (valeurs mini et maxi
— Signaux en courant : de l'échelle),
- 0 à 20 mA, — des paramètres physico-
— la précision nécessaire
- 4 à 20 mA. chimiques de la composition
à la mesure;
et de l'état du fluide :
(sur R, charge maximum de 1.000 ohms). température, pH, — les conditions d'utilisation :
conductivité, turbidité, - température ambiante,
Voyons l'intérêt d'un standard pour le signal en courant 4-20 mA teneur en ions, teneur mini et maxi,
en oxygène dissous, etc. - degré d'hygrométrie maxi,
сЭ mA Les capteurs sont classifies
- présence d'une
atmosphère corrosive ou
i {
ВС 16 en deux catégories : non
- alimentation en énergie,
AC Emax-Emin — ceux permettant la détection
d'un seuil, - présence de vibrations,
- risques divers (chocs,
— ceux permettant la mesure
colmatage,
en continu de la grandeur.
encrassement...),
- place disponible,
encombrement,
20 Г
- etc.,
mais aussi :

s л
M — les conditions
de maintenance et de
w garantie,
/
A.
— la sécurité apportée par la
qualité du service après-
4
s
С vente,
— l'existence (ou non) d'un

y
s A département métrologique
au sein du service utilisateur
avec les compétences
requises (humaines,
1
présence de bancs
d'étalonnage...).
-•h
E min E: Emax
D'où l'importance que l'on doit
attacher aux choix des
fournisseurs d'équipements,
qui sont généralement
E Emin
¡ci:S = 4+16 ~ des spécialistes au service
Emax — Emin de leur client.
— pour E = Emin alors S = 4 mA ("zéro non nul", dit "vivant")
— pour E = Emax alors S = 20 mA

Lorsque S' = 0 mA, on en conclut que le circuit est ouvert dans la


ligne du récepteur

17
LES STATIONS D'ACQUISITION LES SUPPORTS
DES DONNEES DE TRANSMISSION

A. L'ACQUISITION D. LA REALISATION Les signaux modulés peuvent être


DES INFORMATIONS D'AUTOMATISMES LOCAUX acheminés d'un point géographique
(émetteur A) à un autre (récepteur B)
Elle concerne : — par programmation depuis le poste par les quatre supports suivants :
— en entrée, celles émises par les central; — les lignes privées,
capteurs (TS, TA, TM, TLC), — par génération de télécommandes — les lignes spécialisées,
— en sortie, celles renvoyées vers et de téléréglages. — le réseau téléphonique commuté,
les actionneurs (TC, TLR) — les liaisons radio-électriques.
et sont relatives à des alarmes,
des seuils, des mesures, des comptages, E. LE DIALOGUE
etc.
La station d'acquisition peut permettre
le dialogue sur site à l'aide d'un terminal, LES CARACTERISTIQUES
par exemple : PRINCIPALES DES DIFFERENTS
B. LE TRAITEMENT SUPPORTS DE TRANSMISSION
DES INFORMATIONS —• visualisation d'informations physiques
TS, TM, TLC, A. LES LIGNES PRIVEES
II pourra se faire à deux niveaux : — remise à l'index des compteurs
physiques. Ce sont des câbles de télécommunication,
— le traitement courant des informations, installés par l'exploitant, en général le long
par exemple l'élaboration de la conduite.
ou l'inhibition de TS,
— le traitement ponctuel des informations, Ces câbles sont posés, si possible,
par exemple le cumul journalier en fourreau avec la réalisation de chambres
des changements d'états pour les TS. de tirage régulièrement espacées
pour en faciliter la maintenance.

С LA TRANSMISSION La sécurité de fonctionnement est réduite


par la présence même de la conduite.
DES INFORMATIONS
Sur le plan administratif, les lignes privées
Elle s'opère à plusieurs niveaux ; sont régies sous le code de la propriété,
— gestion des supports de communication, mais elles doivent être déclarées.
— mise en mode "interrogation" à partir Sur le plan fonctionnel, la ligne est
du poste central,
à la disposition permanente du gestionnaire.
— mise en mode d'appel spontané
(sur alarme),
— rôle de relayage de l'information.

18
В. LES LIGNES SPECIALISEES С LE RESEAU TELEPHONIQUE D. LES LIAISONS RADIO-ELECTRIQUES
COMMUTE (RTC)

Elles constituent le support le plus utilisé. C'est le réseau téléphonique "classique". Ce sont les transmissions par voie
hertzienne, régies par le monopole
Les lignes spécialisées sont classifiées Sur le plan administratif, les liaisons RTC de l'Etat.
en deux catégories : sont régies sous le code de la location-
entretien. C'est un support à bon marché, surtout
— les LS 2 fils, lorsqu'il n'est pas nécessaire de prévoir
— les LS 4 fils (de qualité normale Sur le plan fonctionnel, la liaison RTC des stations relais (c'est le cas en zone
ou supérieure) n'est établie que lorsqu'il y a un appel rurale).
(par composition automatique d'un numéro
offrant ainsi une possibilité de choix dans téléphonique par exemple). L'usager paie En zone urbaine, des relais peuvent être
la qualité et la rapidité du transfert donc une redevance pour raccordement nécessaires et les risques d'interférences
des signaux. ainsi que le coût des communications accidentelles existent.
(durée de l'information et distance
Sur le plan administratif, les liaisons de transmission). Les liaisons radio-électriques sont bien
spécialisées sont régies sous le code adaptées aux différentes conditions
de la location-entretien. Ce support n'est donc pas adapté géographiques d'isolement des installations,
à un trafic important et rapide de rapidité et de simultanéité
Sur le plan fonctionnel, la ligne spécialisée des informations; il est cependant retenu de l'information.
est à la disposition exclusive (et donc pour assurer la télésurveillance de certaines
permanente) de l'usager. installations, ou pour les téléalarmes, La portée de la transmission sera fonction :
ou encore en support de secours. — de la puissance de l'émetteur,
Si le coût d'installation est minime (évalué
par extrémité de tronçon), le coût d'exploita- — du choix de l'antenne, des pertes
tion, lié à la distance entre points (mais non dans les câbles, etc.,
pas au nombre d'informations) peul être — des fréquences utilisées
élevé.
et varie de quelques kilomètres à plusieurs
Elles sont donc intéressantes dès lors que dizaines.
l'on doit transmettre de façon continue un
grand nombre d'informalions. Enfin, elles ont l'avantage de présenter
des coûts d'exploitation minimes,
mais, en revanche, les transmissions radio
peuvent être perturbées par les orages
au moment les plus critiques de la gestion
du réseau (télégestion appliquée
à l'assainissement, par exemple).

SERVICES DES TELECOMMUNICATIONS EN FRANCE DEBITS EN BITS/SECONDE

— Ligne 2 fils 200 à 2 400


— Ligne 4 fils 1 200 à 9 600
Analogique QNouQS
LIAISONS SPECIALISEES — Bande de base 1200 à 72 000

Numérique — Transmic 2 400 à 2 048 000

— Téléphonique 200 à 2 400


De circuits
RESEAUX COMMUTES — Caducée 2 400 à 9 600

De paquets — Transpac 50 à 48 000


;: R e m a r q u e : •'''••' : l:
'.'• : ':;• ',. •': '• • K ^ :
;
— Le bit caractérise une quantité d'informations.
— Le baud caractérise une rapidité de modulation.

19
LES FRONTAUX LE POSTE CENTRAL

Le frontal constitue l'un des équipements A. LA FONCTION "TRANSMISSION" D. LES FONCTIONS


du poste central. "TRAITEMENT DES INFORMATIONS"
Elle regroupe la gestion :
Le rôle du frontal est de gérer en temps Elles sont multiples : stockage, tri,
réel les communications entre le poste •-»• des supports de communication, réalisation de calculs, générations
central et l'ensemble des postes satellites : des interrogations des postes de variables et de seuils, génération
¡I réalise donc l'Interface entre le réseau périphériques secondaires de télésignalisations, invalidation
de communication et le micro-ordinateur. et des satellites. de télésignalisation, etc.
Sur le plan fonctionnel, le frontal regroupe Il s'agit donc de la gestion du mode
un certain nombre de cartes électroniques de scrutation du réseau.
E. LA FONCTION "CONFIGURATION
telles que : DU RESEAU"
— carte CPU,
B. LA FONCTION "REPORT Permet la création et l'identification
— carte mémoire, D'ASTREINTE"
— carte alimentation, des satellites ou le paramétrage
de l'exploitation du système télégéré.
— Interface de transmission, Elle sera réalisée selon le degré d'urgence :
— gestion des périphériques. — avec report par RTC ou Euro Signal,
— avec émission de message par synthèse F. LA FONCTION "AUTOMATISME"
Les synoptiques y sont directement
connectés, assurant ainsi le secours vocale,
— avec acquittement local ou à distance. Elle permet la définition de plages horaires,
en cas d'indisponibilité du calculateur. la génération de télécommandes, l'émission
de téléréglages...
Le frontal est configuré par le micro-
ordinateur. С LA FONCTION "DIALOGUE
AVEC L'OPERATEUR"
G. LA FONCTION "RESTITUTION
Un guide d'utilisation du système (ou menu) D'INFORMATIONS"
permet :
Les informations seront fournies sur :
— d'interroger les stations,
— imprimante (imprimante au fil de l'eau,
— de visualiser les informations, indiquant séquentiellement
— d'accéder aux données archivées, les événements survenant dans le réseau
— de configurer le roseau, par exemple),
— d'effectuer des reprogrammations — Ecran,
(d'astreinte). — Enregistreurs,
Des clés de sûreté hiérarchisent l'accès au — Synoptique,
menu. — Terminal déporté (pouvant être
un Minitel).

20
FONCTIONNEMENT
D'UNE STATION
D'ACQUISmON ET
DE TRAITEMENT

DIFFERENTES
ARCHITECTURES
RENCONTREES

A. LES STATIONS A l'émission :


DE TRANSMISSION

Ces dispositifs simples sont en général AMPLIFICATEUR ь


utilisés pour réaliser une transmission Capteur A CONDITIONNEUR
en conlinu. Ils nécessitent donc la mise analogique MODULATEUR
(quelques mV)L-¡ MULTIPLEXEUR
en place d'organes de prise en compte
et de traitement côté station
de réception. Autres '
capteurs ,
1 ь
Fonctions assurées à l'émission : Capteur
logique Signal
— acquisition de la grandeur physique
(capteur), (0ou1) —" modulé
— mise en forme et conditionnement
du signal électrique issus du capteur,
-— multiplexage des signaux à transmettre,
— modulation du signal obtenu afin
de le véhiculer sur le support
de transmission. A la réception :

Fonctions assurées Signal


à la réception : • module
DEMODULATEUR DEMULTIPLEXEUR
— démodulation en vue de la restitution Signaux logiques
du signal utile;
— séparation des divers signaux transmis
(démultiplexeur),
Signal
— restitution des signaux logiques analogique COMPARATEUR
et analogiques,
— traitement des signaux analogiques
(détection de seuils). Seuil
réglable

21
В. STATIONS D'ACQUISITION -
TRAITEMENT - TRANSMISSION
Pour répondre à des objectifs de gestion
locale automatisée, on trouve des systèmes
plus complexes qui assurent le traitement
des données et la mise en oeuvre MEMOIRE
d'automatismes locaux. Ces stations ont pu
voir le jour grâce à l'avènement des micro- • Variables
processeurs qui mettent à disposition des
techniciens une puissance de traitement • Configuration
énorme et une grande souplesse d'utilisation.
11 n'est donc plus nécessaire de faire une • Séquencement
transmission en continu, mais seulement
lorsque la station le décide (ce qui abaisse
considérablement le coût de la transmission). i к
Les opérations réalisées par la station seront Télécommandes
décidées par l'exploitant lors du paramétrage Télésignalisation r
de celle-ci, en fonction de ses besoins UNITE
spécifiques. Telle entrée sera considérée INTERFACE DE INTERFACE
comme une alarme, telle autre comme TRAITEMENT DE
une entrée compteur. D'ENTREES SORTIES
Microprocesseur
Les traitements les plus couramment Télémesure
rencontrés sont : i L Téléréglages
— la détection de la disparition ou
de l'apparition d'une information logique,
— le comptage du nombre de changements T
d'état,
— la prise en compte après un certain laps
de temps (temporisation),
— le franchissement de seuils pré- Organe
INTERFACE
programmés, local
DE MODEM
— le calcul de valeurs mini, maxi, moyennes de
DIALOGUE Support
pour les télémesures, configuration de
— comptage par tranches horaires ;
!
transmission
tarifaires EDF,
— la mise à jour d'index de télécomptages,
—• la correction de la loi de conversion
du capteur,
— diverses opérations mathématiques
(racine carrée),
— la mise en œuvre de régulations
(proportionnelles, intégrales),
Schéma de station d'acquisition-traitement-transmission.
— la conversion de signaux électriques
en agrandeurs exploitables directement
(m /h, bars...) Fonctionnement :
Les fonctions logiques élémentaires (ET, L'unité de traitement, construite autour d'un microprocesseur, assure le séquencement et ¡'exécution des
OU, NON, Tempo) disponibles permettent tâches contenues dans la mémoire programme. Ces tâches sont les suivantes .
de réaliser par leur combinaison — configuration du système,
— lecture des entrées et mise à jour des sorties,
des automatismes locaux complètement — fonctions élémentaires d'automatismes, .
autonomes. Ceci est aussi dû à la — dialogue avec un organe local,
modularité de ces stations qui peuvent — gestion du protocole de communication sur le support (numérotation, appel, réponse).
s'adapter aux besoins précis de l'exploitant La mémoire est composée de trois structures différentes dont le rôle est :
par l'adjonction de cartes d'entrées -- mémoire à lecture-écriture ; contient toutes les variables de travail utilisées par le microprocesseur,
ou de sorties. — mémoire à lecture seule : contient la suite d'ordres constituant les tâches à réaliser par le système,
— mémoire reprogrammable : contient la configuration du système (nature et nombre dos entrées-sorties...)
Remarque : Les entrées logiques (signalisation, alarme)
et les entrées analogiques (mesures) seront traitées diffé-Les interfaces d'entrées et de sorties permettent l'adaptation des signaux électriques ainsi que l'isolement
remment En effet, les mesures sort en général converties de l'électronique avec l'environnement de travail.
en valeur numérique de façon à être traitées par l'unité L'interface de dialogue gère la communication entre le système et l'opérateur, ainsi qu'entre le système et
centrale (le microprocesseur). Cette fonction de conversion-le support de transmission.
codage est assurée par un convertisseur analogique-numé-Le modem ou modulateur-démodulateur adapte les signaux au support de transmission utilisé.
rique, dont la précision est en général comprise entre 8 et L'organe local de configuration est en général un terminal informatique (ou un Minitel) qui permet la saisie
12 bits.
de la configuration et la consultation sur le site.
22
AUTOMATISATION
DES INSTALLATIONS
La complexité toujours croissante des
installations nécessite de plus en plus la mise
en place d'organes de gestion automatisés.
Cette fonction, assurée par les automates
programmables, est parfois confiée
a un micro-ordinateur industriel.

A. LES AUTOMATES B. LES MICRO-ORDINATEURS


PROGRAMMABLES (API) INDUSTRIELS
Leur architecture est très voisine de celle
d'un micro-ordinateur classique, mais ils sont
UNITE CENTRALE adaptés à un fonctionnement
dans un environnement industriel
(température, humidité, poussière...).
O
P Leur structure est modulaire et permet
de traiter comme avec un automate
programmable un grand nombre d'entrées-
sorties industrielles. Les langages
Cartes de programmation mis à disposition
d'entrées sur de tels systèmes sont des langages
qui permettent de traiter un grand nombre
de valeurs analogiques et d'effectuer
dessus des opérations complexes.
L'utilisation de tels langages demande
des compétences spécifiques.
Pour communiquer, il est nécessaire de leur
adjoindre des dispositifs tels que cartes
de communication et modems.

Cartes COUPLEUR MODEM -F


desorties Support
de
transmission
ALIMENTATION

L'automate programmable est un ensemble électronique doté d'une unité centrale (à base de
microprocesseur) chargée d'exécuter une suite d'instructions stockées dans la mémoire
programme. Les données traitées sont des entrées (capteurs) et des sorties (actionneurs) de
l'installation.
Les instructions utilisées pour définir l'automatisme constituent un langage spécialisé à
l'usage des automaticiens et des électriciens, ne nécessitant qu'une adaptation de leurs
compétences.
Les automates programmables sont des dispositifs très modulaires. En effet, leur capacité
d'entrées-sorties peut atteindre 2048. Ils sont par contre peu adaptés au traitement des
grandeurs analogiques, lorsqu'elles sont en grand nombre. Leur capacité de communication,
bien qu'en pleine évolution, leur permet difficilement de gérer une transmission de données à
grande distance.
m Notons au passage que certaines stations d'acquisition modernes permettent également la
réalisation d'automatismes.
23
С. C A R A C T E R I S T I Q U E S C O M P A R E E S

EQUIPEMENT réalisé unitairement ou semi-unitairement travaillant en ambiance non


explosible à signaux d'entrées/sorties "tout ou rien" numériques et analogiques, pouvant
comporter un nombre limité de commandes d'axes et de boucles de régulation

Problèmes particuliers : oui


encombrement, vitesse, environnement
fonctions spéciales
Inon

w
Temps de réponse \ *_
très court < 1 ms S

non

J™./ Gestion, ou calcul, ou dialogue complexe


4 ou stockage volumineux

I ouf

oui Volume d'entrées-sorties \ ^ non


"tout ou rien" avec combinatoire > • —
X et séquentiel important

Décomposition
fonctionnelle

Volume non Volume


de traitement élevé de traitement élevé
Inon

API Cartes
avec Mini- Micro- standard
traitement ordinateur ordinateur ou
numérique spécifiques

Mini-ordinateur Micro-ordinateur
& &
API API

24
LES DIFFERENTES PROTECTIONS

Les parasites électriques en milieu industriel ont diverses origines, leurs principales manifes-
tations Sont :
• les perturbations rayonnées par les câbles de puissance (commutation,
champs électromagnétiques),
• les décharges électrostatiques,
• les décharges magnétiques dues aux charges selfiques,
• les coups de foudre.

A. CARACTERISTIQUES ELECTRIQUES DES PERTURBATIONS


• • • • • .

i
:•

Ces perturbations agissent selon


i Amplitudes de kV
deux directions :
— mode commun, entre un fil actif
et la terre (foudre, décharge
: électrostatique),
Electrostatique
20 — mode différentiel, entre deux fils
actifs (perturbations rayonnées).
• •

Foudre
15

10
Rayonnes

5
i Décharges •

< électromagnétiques
1
1 10 100 ЮОО Ю000 " A/kaÎog"

B. REGLES GENERALES ADAPTEES POUR LA PROTECTION


CONTRE LES SURTENSIONS

RECEPTEUR
Les prises de terre doivent présenter
EMETTEUR
une résistance la plus faible possible,
les câbles de raccordement aux capteurs
Relais

•ян
doivent être blindés avec un écran
Capteurs indicateurs relié à la terre et posés à l'écart
des lignes de puissance,

E
Support
des dispositifs parasurtenseurs seront

ilС
de transmission
insérés dans les lignes d'alimentation
et de transmission.
A, В : dispositif de protection
ligne
D

220 V:
C, D : dispositif de protection
tf
220 \Г-

25
С EXEMPLE DE RACCORDEMENT
D'UN CAPTEUR ANALOGIQUE

RESERVOIR

Capteur Amplificateur

i 2 fils blindés
EMETTEUR
TOO -*
t
Vanne
Г
Masse
т

d'isolement
PVC

D. EXEMPLE DE MONTAGE
D'UN DISPOSITIF
PARASURTENSEUR

E. EXEMPLE DE PRODUIT
INDUSTRIEL
— Protection fil actif/terre,
— Courant d'écoulement à la terre = 10 kA,
— Tension maxi pour une perturbation

H
1>
кV
d e l kV/fis < 1,7V,

w
<-

—1
1 °
L
/T t о
— Eclateur à gaz : protège contre
les impulsions positives et négatives
(temps de réponse long),
— Varistance : maintient la tension,
à ses bornes, constante,
— Zéner : écrête les surtensions
Eclateu Varistance Zéner
à gaz (temps de réponse court).

26
PROCI
MODULATION
Un signal est défini par de nombreux procédés de PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
sa nature, sa structure, modulation dont les plus utilisés D'UNE MODULATION
son mode de transmission aujourd'hui sont ceux liés
et sa modulation. à l'envoi de signaux numérisés.
Ceci est dû en grande partie
à l'apparition des micro-
NATURE processeurs et de leur mode Signal Signal
de traitement numérique. modulant modulé
Dans le domaine de l'industrie > MODULATEUR
de l'eau, la nature énergétique Pour la transmission à longue
des signaux de transmission distance, seules les modulations
est, pour l'essentiel, électrique. des signaux analogiques à
onde porteuse ou à impulsions, i к
ainsi que les signaux
STRUCTURE numériques sont utilisés.
Un signal sera de type Porteuse
analogique ou numérique DIVERSES MODULATIONS
(logique) et sera émis RENCONTREES
de manière continue Le signal modulant agit sur l'onde porteuse en modifiant
ou discontinue : Ces modulations varient selon l'une de ses caractéristiques en fonction de la valeur instantanée
— un signal analogique est un le signal à transmettre. Le signal de celui-ci. A la réception, le signal est démodulé
signal dont l'amplitude varie peut être de nature analogique par un démodulateur qui reconstitue le signal utile.
de manière continue dans ou numérique et l'onde
porteuse est soit une onde Lorsque le canal de transmission est utilisé dans les deux sens,
le temps, l'appareil agit tantôt en modulateur, tantôt en démodulateur,
sinusoïdale, soit des
— un signal numérique est un impulsions. il est appelé MODEM.
signal représenté par une
suite d'éléments à deux Les modulations les plus
niveaux (0 ou 1) qui fréquemment rencontrées
représente son amplitude en télétransmission ;
instantanée. — la modulation analogique
d'impulsions (amplitude,
durée, position),
MODE DE TRANSMISSION — la modulation par
La transmission de signaux déplacement de fréquence
sur un même canal peut (FSK),
s'effectuer en mode parallèle — la modulation par impulsion
ou en mode série. et codage.

MODULATION DU SIGNAL
La variation de la grandeur
observée est traduite par la
modulation d'un des paramètres
du signal utilisé. Il existe
27
LES MODULATIONS
ANALOGIQUES
D'IMPULSION TENSION
Le signal analogique par impulsions
est un signal échantillonné représentant
la valeur de son amplitude à un instant
donné.
Les intervalles d'observation sont répétés IMPULSION
de manière à obtenir l'image la plus fidèle AMPLITUDE
possible du signal à surveiller.
Il existe diverses modulations d'impulsions
qui sont ;
— amplitude (РАМ),
— amplitude avec maintien, IMPULSIONS
— durée (PDM), AVEC
— position (PPM), MAINTIEN
— fréquence (PFM),

IMPULSIONS
DUREE

IMPULSIONS
POSITION

Signaux analogiques modulés par impulsion. Temps

LA MODULATION
D'IMPULSIONS CODEES
(MIC)
Le signal est échantillonné pour donner
des impulsions images du signal instantané.
Elles sont ensuite codées pour former
un train d'impulsions binaires correspondant
à la valeur numérique (en code
binaire) de l'amplitude du signal.
Amplitude d'impulsions (analogique) Temps
i • i

000
LP
001
:n un
010 011 100 110 111
Impulsions codées
0 1 2 3
Modulation par in,pulsion et codage.

28
LA MODULATION NUMERIQUE 0 1 1 0 1 0
D'UNE ONDE SINUSOÏDALE

yv\iV;
C'est une modulation discrète; le paramètre
modulé ne peut prendre que deux valeurs,
selon la valeur codée du signal (0 ou 1).
Temps
On distingue trois types de modulation
discrète d'une onde sinusoïdale :
FSK
ШЛАЛ Л Л /
vVvViV VjVVVVM l
— la modulation d'amplitude Temps
(ASK ou OOK) :
absence (0) ou présence (1)
de la porteuse,
— la modulation par déplacement
de fréquence (FSK) : PSK
la fréquence de la porteuse peut prendre
MAÍññ/ÍñAl I Temps
deux valeurs discrètes,
/wvv vvv
i * - .

— la modulation par déplacement de phase


(PSK) :
la phase de la porteuse peut prendre
deux valeurs discrètes.
vvwvvvVVl
Modulations discrètes d'une onde porteuse.

LA TECHNIQUE
DU MULTIPLEXAGE A. MULTIPLEXAGE TEMPOREL B. MULTIPLEXAGE FREQUENTIEL

Le multiplexage est une opération C'est aujourd'hui la technique la plus Cette technique est bien adaptée
qui consiste à regrouper plusieurs signaux employée, car elle peut être facilement mise lorsque le nombre de signaux à multiplexer
élémentaires pour les transmettre en oeuvre par les microprocesseurs. est peu important. En effet, chaque signal
sur le même support physique Les signaux sont en général modulés va moduler en fréquence une sous-porteuse.
de transmission. Cette technique est d'autant en impulsions. Le décalage entre les sous-porteuses
plus justifiée que le nombre de signaux sera de 120 hertz. La bande passante
à transmettre est grand et que les distances Les signaux échantillonnés (impulsion d'une ligne téléphonique étant
de transmission sont importantes. proportionnelle ou codage binaire) sont de 3 000 hertz, on ne disposera donc
transmis séquentiellement (les uns après que de 24 canaux.
Il existe deux modes de multiplexage : les autres). La fréquence d'échantillonnage
étant élevée, la durée de chaque train
— le multiplexage à répartition dans d'impulsion est faible; on peut transmettre
le temps (temporel), un grand nombre de signaux en un temps
— le multiplexage à répartition très court.
en fréquence (fréquentiel).

Signaux MULTI- Jl. DEMULTI- - Signaux


émis PLEXEUR PLEXEUR - reçus

29
LES MODEMS
Le modem est un organe qui s'intercale Les caractéristiques techniques REMARQUE
entre un dispositif d'émission et le support des modems sont normalisées par un avis
de transmission. Il réalise la fonction du CCITT, ces spécifications concernent : Le Minitel remplit la fonction de modem
de modulation et de démodulation (il émet à 75 bauds et reçoit à 1 200 bauds).
— le débit (en bauds),
pour une communication bidirectionnelle.
— le type de transmission (synchrone,
Il existe deux types de modems asynchrone),
qui correspondent aux supports — le mode d'exploitation (simplex,
de communication : half duplex, full duplex),
— les modems en bande de base — la qualité de la ligne (2 fils ou 4 fils),
pour les liaisons locales — le principe de la modulation utilisée
(< 50 km par simple paire métallique), (amplitude, phase, fréquence),
- les modems utilisés pour les transmissions — le type de support (lignes spécialisées,
par transposition de fréquence. commutées, groupe primaire).

TRANSMISSION SYNCHRONE
TRANSMISSION ASYNCHRONE
" " ^ - ^ D E B I T (bit/s)
r
48000 72000
600 1200 2400 4800 9600 19200
72000 144000
: ? : " : '•

!l
I
.

• • • .

\ Г26Ы* VZ7ter
RESEAU V22
COMMUTE V30
:

j
Г
i
V23
LIGNES V21 V27 V29
SPECIALISEES V27bls
V26

i r

!
]
GROUPE
PRIMAIRE V36 V37

PAIRES MODEMS EN BANDE MODEMS EN BANDE


METALLIQUES DEBASE DE BASE
(NON NORMALISES) (NON NORMALISES)

Tableau d'avis des modems normalisés CCITT.

30
GESTION DU TRAFIC DES INFORMATIONS

A. PRINCIPE
Dans les réseaux complexes, Divers procédés de codification — des caractères de contrôle
le système doit gérer de très nombreuses des messages permettent permettent de détecter, voire
informations circulant entre tous de résoudre ce problème. de corriger, des erreurs éventuelles
les postes. qui se seraient glissées à l'intérieur
Par exemple, le système de l'information
Le système doit donc être de communication en HDCL : au cours de sa transmission.
capable de : — des fanions délimitent le début
et la fin du message, A noter qu'une des qualités d'un système
— distinguer quel est le poste émetteur de télétransmission est donnée
d'où sont issues les informations, — des adresses identifient par la probabilité de non-détection
— distinguer quel est le poste récepteur l'émetteur des erreurs, qui doit être, bien sûr,
destinataire de ces informations. ou le récepteur, aussi faible que possible.

B. EXEMPLE DE REPRESENTATION D'UN MESSAGE


Communication en HDLC (High Level Data Link Control)

• Recommandation „ „

1 OCTET 1 OCTET 1 OCTET N OCTETS 2 OCTETS 1 OCTET

FANIONS ADRESSE COMMANDE INFORMATIONS CRC FANIONS

Fanions :

Adresse :

Commande :

Informations :

CRC :

31
JEU

EXERCICE № 1 EXERCICE N» 2
On decido de transmettre le niveau d'un réservoir ainsi que On se propose de graduer un voltmètre alternatif sur le calibre
deux alarmes (niveau trop haut, trop bas) jusqu'à une station de 3 V(V afin de lire directement un gain en dB.
pompage. La liaison est réalisée grâce à une ligne bifilaire à — L'aiguille décrit un angle de 100 grades à pleine déviation
continuité métallique existante. Il est nécessaire de vérifier la
qualité de la ligne. Pour cela, on réalise le montage suivant : — L'indication 0,775 V sera lue pour un angle de :
152 x 0,775 = 25,8 grades

Générateur — L'angle de 25,8 grades correspondra donc au 0 dB.


basse
fréquence
JL
7/
600Л
Réservoir Station de pompage

Si on injecte un signal de 1 V à l'aide du générateur, quelle


devra être la lecture V? pour respecter les valeurs suivantes?
A quelle tension
— 300 à 500 Hz : affaiblissement maxi = 9 dB et à quel angle
— 500 à 1 700 Hz : affaiblissement maxi = 6 dB correspondra la valeur
— 1 700 à 2 300 Hz : affaiblissement maxi = 9 dB 10c1B?

REPONSES REMARQUE
S3PBJ6 18 e Il peut être intéressant de constituer un tableau
d'équivalence entre volts et décibels pour un signal
HOI- x gzz'o = m/gol, x = SA injecté.
ал 6oi - 40dB-t> 7,75 mV
A9¿Z'O = ЭД Atténuation ou - 30 dB •> 24,5 mV
affaiblissement - 20dB-> 77,5 mV
- 10dB-l>Z45 mV
•ДШ OOS = ог/э-Ol- x L = SA BJ|| uo 'gp 9 - = о Jnod OdB 0 775 mV ou 0,775 V
= ог/6-Ol x 1 - ог/aOl x ЭД = $í\ei\\ uo r g p 6 - = 0 Jnod + 10dB-t> 2,45 V
ЭР 6 - = Э ouop ад „ + 20dB-l> 7,75 V
'UJBB un,p SEd )|6e,s эй ц 'seo SJJOU suep 6o| OS = О Gain
+ 30 dB ••> 24,5 V
+ 40dR-I> 77,5V

32
QUELQUES
8 MATERIELS
EY LEURS POTENTIALITES

DEBITMETRE A ULTRASONS
MDU Sonde
Manchette 1
Le débitmètre à ultrasons MDU permet
la mesure des débits de fluide,
principalement dans les canalisations
n. Ж } m
1
sous pression.
V *" „ 1
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT i—
L'électronique du MDU convertit la différence •) i /
de temps de propagation d'une onde i
—r?>^
t
f
acoustique entre deux sondes à la fois B^^• ^

1 ib
émettrices et réceptrices, en une grandeur
électrique directement proportionnelle i
au débit Q.
2 Sonde
SCHEMA DE FONCTIONNEMENT
Voir schéma ci-contre.
d :
PRINCIPAUX AVANTAGES 2Vd II II II vitesse moyenne du fluide
ЛТ = avec diamètre intérieur
Le MDU réalise la mesure du débit célérité du son dans le fluide
avec une excellente précision (1 %),
une fidélité de 0,1 %, sans perte
de charge et de manière indépendante Schéma de fonctionnement.
de ¡a célérité С du son dans le fluide

Débitmètre à ultrasons MDU. Sonde ultrasonique.


(Suurtjo FLUTEC.) (Source FLUTEC.) 33
SONDE LIMNIMETRIQUE EQUIPEMENT DE TRANSMISSION POINT A POINT
PIEZORESISTANTE TM120-TM280
IMMERGEE L'ensemble, constitué par une station
Ce capteur est destiné à être immergé de transmission TM 280 associée à
dans le liquide. La pression hydrostatique une station TM 120, permet de réaliser
déforme une membrane céramique une liaison autonome, particulièrement
sur laquelle est déposé un pont de jauges adaptée à la transmission d'informations
de contrainte. d'un point "A" vers un point "B"
et vice-versa (liaison bilatérale).
Un circuit électronique incorporé amplifie
la variation des résistances du pont La liaison peut être consituée
de jauges et élabore un signal utilisable. par des lignes spécialisées louées
Le câble de liaison spécial permet ou des lignes téléphoniques privées.
le raccordement électrique et inclut L'application typique est l'asservissement
un tube de mise à l'atmosphère. d'une station de pompage en fonction
Ce capteur est installé par simple du niveau d'un réservoir.
suspension dans les puits, réservoirs,
plans d'eau, égouts, etc. Les capacités en entrées/sorties
sont les suivantes :
Mesure de niveau jusqu'à 20 mètres.
Précision, 0,5 % pleine échelle. TM120 TM 280
Grande facilité d'installation. Emission de tout ou rien
ou comptages 8 8 à 24 Au total
max. 24
Réception de télécommandes 2 1à16
Emission de valeurs analogiques 2 1à 4 Au total
4 max.
Réception de téléconsiqnes — 1à 2

Capteur piézo-résistîf.
(Source FLUTEC.)

TM 120 (Sourt:e FLUTEC.) TM 280 (Source FLUTEC.)

34
AVANTAGES DE
9 LA TELEGESTION
SUR QUELQUES EXEMPLES

1. LA TELEGESTION
POUR LES RESEAUX
DE DISTRIBUTION

A. - EN FRANCE
• OPTIMISATION DE RESEAU
(DUNKERQUE)
Télégestion du réseau d'eau potable.
Optimisation de la production et de
la distribution (économie d'énergie).
22 ouvrages télégérés ainsi que
l'usine de traitement.
Courbes et statistiques sur
le comportement des ouvrages.

(Source FLUTEC.)

35
• AUTOMATISATION B. - A L'ETRANGER
ADDUCTION (NIMES)
Surveillance de la conduite principale • PRODUCTION ET DISTRIBUTION (LOME - TOGO)
d'adduction. Télésurveillance des captages et réservoirs.
Contrôle des paramètres Poste Central Informatisé avec visualisation graphique des ouvrages et animation en temps
de l'adduction par l'action sur les vannes réel.
distribuées tout au long de la conduite.
Historiques sur 13 mois pour visualisation sous forme de courbes et histogrammes des
Visualisation de tous les ouvrages
en synoptiques graphiques en couleur paramètres analogiques et des consommations.
et animation en temps réel de tous
les paramètres.

• TELESURVEILLANCE DU RESEAU
(MONTEREAU)
Surveillance en temps réel
des ouvrages eau potable dispersés
sur les grandes distances,
Historiques et visualisation
de courbes pour analyse.

Lome (Togo). (Source FLUTEC.)

36
2. LA TELEGESTION POUR LES RESEAUX
D'ASSERVISSEMENT
• RESEAU D'ASSAINISSEMENT DU SIVOM
DE ROYAN
Télégestion du réseau et automatisation des stations
de relèvement.
Diagnostic permanent du réseau par enregistrement
des volumes en surverse et des temps de fonctionnement
des pompes.
NCLUSION
3. LA TELEGESTION POUR LES RESEAUX
D'IRRIGATION
• AUTOMATISME ET TELECONTROLE DU PERIMETRE
DE GIANNITSA (GRECE) L-a Charte européenne de l'Eau du 6 mai 1988 du
Conseil de l'Europe proclame :
43 stations de pompages autonomes, fonctionnant
en aulomatique en fonction de la demande. «— II n'y a pas de vie sans eau. C'est un bien précieux,
indispensable à toutes les activités humaines,
Possibilité de délestage de l'automatisme local et prise en main
par télécontrôle du fonctionnement de la station à partir du Poste — Les ressources en eau douce ne sont pas inépuisables.
Central Informatisé. Il est indispensable de les préserver, de les contrôler et, si
possible, de les accroître. »
Liaisons radioélectriques en VHF.
C'est pour respecter l'esprit de cette Charte que certains
industriels ont développé une gamme de produits spéciale-
ment conçus pour les besoins des métiers de l'Eau et
apportent une approche globale à ces problèmes permettant
d'offrir des solutions originales.
Ces produits comprennent une gamme complète et homo-
gène d'instruments de mesure et de contrôle :
— Capteurs de mesure physico-chimiques;
— Convertisseurs-conditionneurs de signaux;
— Systèmes modulaires de télétransmission et d'auto-
matismes;
— Logiciels d'exploitation et de gestion.
Par ailleurs, en complément à ces produits,
des activités de service sont offertes :
— L'étude des besoins en télégestion;
— La définition des moyens à mettre en oeuvre;
—- La réalisation;
(Source FLUTEC.)
— La supervision et la mise en service des installations;
— La formation du personnel d'exploitation et d'entretien;
— La maintenance des équipements.

Telles sont les clefs de réussite du mariage des métiers de


l'Eau et des Technologies de poinle.

37
INFORMATIQUE
TELEGESTION
L'informatique étant par définition — module de gestion des signalisations Il existe des logiciels d'entretien,
le traitement automatique d'informations, et commande en mode secouru d'auscultation, etc.
son utilisation est obligatoire dans un réseau (ou dégradé),
télégéré. — module de gestion d'interfaces E. LES SYSTEMES EXPERTS
Un système informatique est constitué (vidéotext pour astreinte sur Minitel),
par des matériels informatiques (hardwork) — module de gestion des communications Un système expert prend en compte :
et par un ensemble de modules de traitement avec d'autres calculateurs, — une base de faits qui contient les faits
(logiciels) des données, . donnés par l'extérieur (capteur,
— etc. exploitant) et ceux déduits par le système
Nous n'aborderons que l'aspect "logiciel". (par exemple, en analysant l'historique
С LA MODELISATION de faits antérieurs conservés
en archives),
A. PRINCIPALES QUALITES La modélisation, qui se traduit par
DES LOGICIELS. — une base de règles établies par
des programmes informatiques spécialisés, l'informaticien à partir des
Généralement, le logiciel est configurable permet la simulation du fonctionnement renseignements fournis par les experts
par l'utilisateur, c'est-à-dire que l'exploitant d'un réseau en fonction do divers humains,
peut : paramètres d'exploitation. — un moteur d'inférence qui met en
y adjoindre d'autres fonctionnalités, Elle s'avère indispensable dès lors relation la base de faits et la base
— modifier les modes de traitement quo l'on souhaite prévoir la réaction de règles
des informations. du réseau face à un ou plusieurs selon le schéma suivant :
événements identifiés : c'est en particulier
Le logiciel doit être modulaire afin le cas pour toute analyse prospective.
de permettre à l'opérateur de faire face Pour les gros réseaux, les calculs
à d'évenluelles extensions sont toujours complexes et, même traités
ou restructurations du réseau. par un ordinateur, leur résolution
est longue.
B. LES MODULES DE TRAITEMENT
DES DONNEES
D. LES LOGICIELS PERMETTANT
Ils peuvent être très nombreux : LA GESTION TECHNIQUE
— module de gestion de communications DES RESEAUX
avec le frontal, En utilisant :
— module de gestion d'imprimantes - les informations très détaillées
alphanumériques ou graphiques, sur les différents modes Expert
— module de gestion synoptique, informaticien Environnement
de fonctionnement du réseau, transmises
— module de traitement de l'information par le système de surveillance,
(stockage, Iriage, sélection, Le système expert, par la rapidité
classement, etc.), • les informations sur les pannes
et incidents éventuels transmis par de l'établissement du diagnostic
— module d'édition de bilans, de tableaux, qu'il propose, augmente l'efficacité
de courbes, le système de télé-alarme, de l'intervention et réduit les coûts
— module de gestion des télécommandes, — etc., des conséquences de la panne ou
téléréglages instantanés et en ajoutant l'archivage des données du dysfonctionnement observés.
ou programmables dans le temps, économiques, variables dans le temps,
l'exploitant peut accéder à l'informatisation Il implique la définition :
module de calcul et d'envoi — des objectifs d'exploitation
de consignes, de la maintenance du réseau.
Ainsi, le dépouillement automatique et de leur hiérarchisation,
— module de gestion des astreintes, des historiques des incidents permet — de leur taux de satisfaction (critères
l'élaboration de stratégies d'entretien. de performances).
38
12
LEXIQUE
INDEX
De manière à traiter un signal
avec un microprocesseur,
il est nécessaire de le coder
à l'aide d'une suite de bils, Affaiblissement 32
Le nombre de bits utilisé Atténuation 32
pour le codage définit
la précision de la conversion. Analogique 16
Baud 19
A. PRINCIPE Nombre Codage en système binaire Représentation
DE LA CONVERSION décimal (base 2) en code binaire Bande passante 29
Rappel ; en système décimal Capteur 16
0 0 = 0x2° 0
(base 10) : 1 1=1x2° 1
127= 100 + 20 + 7 = 2 2= 1x240x2» Conditionneur 16,21
1 x 103 + 2 x 101 + 7 x 10° 10
et n° = 1. 3 3 = 1 x 21 + 1 x 2° 11 Convertisseur 39
4 4 = 1 x 22 + 0 x 21 + 0 x 2° 100
Par exemple : —-C 5 5 = 1 x 22 + 0 x 21 + 1 x 2° Démodulateur 21
101
6 6 = 1 X 22 + 1 x 21 + 0 X 2° 110
7 7 = 1 x 22 + 1 x 21 + 1 x 2° Démultiplexeur 29
111
8 8 = 1 x 2-1 + 0 x 22 + 0 x 2' + 0 x 2° 1000 Gain 32
9 9 = 1 x 23 + 0 x 22 + 0 x 21 + 1 X 2° 1001
Interface 22
etc. etc. etc.
Ligne spécialisée 19

B. EXEMPLE Mémoire 22
• Le c o d a g e est réalisé
DE CONVERSION
NUMERIQUE о о- b0 à l'aide de 8 tils; on a Micro-ordinateur 23
/ANALOGIQUE 1. ы d o n c 2 8 , soit 256 points
Microprocesseur 22
de mesure.
2 Ь2
Les cartes de traitement • Nous voulons obtenir
des signaux analogiques sont о 3- ЬЗ Signal un signal analogiq'ue Modem 27
parfois pourvues d'indicateurs Ь4 dans la gamme de 0 à
4 analogique Modulation 27
lumineux qui donnent une ¡mage Ь5 10 volts."
5-
de la valeur du signal. о 6- Ь6 • Un point de mesure Multiplexage 29
Il est donc intéressant о Ь7
donc 10 V/256, soit
de pouvoir interpréter 7 39 mV. Numérique 29
ces informations. Onde porteuse 27,29
Par exemple : 1>
bO Ы b2 Ь4 ЬЗ Ь5 Ь6 Ь7 Surtension 25, 26
Poids de chaque bit ——t>2° 21 2 2 2< 23 25 26 27 Traducteur 16
1 2 4 8 16 32 64 128
Valeur à convertir —- t > 0 1 1 0 1 1 0 0 Unité de traitement 22
Equivalent décimal —- H + 2 + 4 + 0 + 16 + 32 + 0 + 0О =54 points
Valeur analogique obtenue : 54 x 39 mV = 2106 mV, soit 2,1 volts.
39
FLUTEC
UNE ENTREPRISE DE TECHNOLOGIE
INSTRUMENTS ET SYSTEMES
Une gamme de produits.
FLUTEC conçoit et commercialise une gamme
complète et homogène d'instruments de
mesure et de contrôle.

Cette activité concerne quatre lignes de produits :


• Capteurs de mesure physique :
- niveau,
-débit,
- pression.
• Convertisseurs conditionneurs de signaux.
• Systèmes modulaires de têlétransmission et
d'automatismes :
- station d'acquisition,
- station automates,
- frontaux de communication.
• Logiciels d'exploitation
et de gestion.
MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT

CAHIERS fondation COLLECTION DES CAHIERS TECHNIQUES


de l'eau DE LA DIRECTION DE L'EAU ET DE LA PREVENTION
DES POLLUTIONS ET DES RISQUES

Nos
SERIE BLEUE SERIE VERTE TITRES DISPONIBLES AUPRES DE PRIX

Techniques et économie de l'épuration Contre de Documentation de l'eau Gratuit


des eaux réfiiduaires (197Я) 14,'boulevard du Général t.ederc
1 LES POMPES g L'OZONATION 92524 Neuilly-sur-Seine Cedex
CENTRIFUGES DES EAUX
Entretien et Principe, exploitation Elimination des déchets des ménages (1979) ANRED
et maintenance 2, square Lafayette - В.р. 406 15F
maintenance. 49004 Angers Cedex
des installations.
2 Techniques et méthodes de Assainissement individuel (1981) AFB 25 F
RECHERCHE ET 1Q LA CHLORATION
DETECTION DES FUITES DES EAUX La décharge contrôlée de résidus urbains ANRED ou Mission administrative
20 F
dans les réseaux Principe, exploitation (1981)
d'adduction d'eau, et maintenance La valorisation agricole des boues ANRED
3 L'utilisation des des installations rie stations d'épuration (1982) 20 F

REACTIFS 11 LA TELEGESTION Guide pourï'êlirmnation et ^valorisation ANflED ou Mission administrative


DE TRAITEMENT DES RESEAUX des déchets industriels (1984) 50 F
D'EAU POTABLE Principes, matériels
et le contrôle de leur mise en et équipements, L'analyse et la carâctérisation ANRED ou Mission administrative 40 F.
des déchets industriels (1984)
œuvre. exploitation.
La collecte sélective des ordures ménagères ANRED:ou Mission administrative
4 Utilisation et entretien des (1384) 50 F
INSTRUMENTS DE
MESURE dans le contrôle l'entretien des cours d'eau (1Э84) AFB ou Mission administrative 50 F
de la qualité des eaux.
Les odeurs et les nuisances olfactives (1984) CITEPA ou Mission administrative
5 La distribution 3, rue Henri-Heine, 75016 Paris 50 F
de l'eau potable : Tél. 45.27.12.88
LE COMPTAGE. L'élevage porcin et l'environnement (1984) CITEPA 30 F

6 LA ROBINETTERIE Modes de traitement ANRED 40 F


Choix - Mise en œuvre - des matières de vidange domestique (1985)
Entretien.
A PARAITRE Traitements de surface : AF8 (Loire-Bretagne) 70 F
7 RESEAUX dépollùtion à la source (1985)
D'ASSAINISSEMENT . POMPES Système de gestion du service d'élimination ANRED
Conception - Réception •
Entretien - Réhabilitation. à motricité humaine des déchets dos ménages (1986)

• EAUX DE CHAUDIERE 20 Traitement de surface ; C E T I M - Service de diffusion '..


8 Eaux usées urbaines : ET DE méthodes d'analyse des effluents aqueux 52, rue Félix-Louat, 6Ü304 Senlis 70 F
NITRIFICATION REFROIDISSEMENT Tél. 44.58.32.66
DENITRIFICATION
DEPHOSPHATATION : • POSE Lès techniques propres flans l'industrie AOIFË <
14, boulevard du Génêral-Leclerç 180 F
Contraintes d'exploitation. DES CANALISATIONS. 92524 Neu illy-su r-Soino

Les numéros 1 et 4, épuisés, sont en consultation au Centre de Documentation des Déchets.

Edité par : SEDA, В.Р. 1516, 87021 Limoges Cedex.


11 LA TELEGESTION DES RESEAUX Té!. 55.38.48.48.
Principes
Matériels et équipements Réalisé avec le concours de :
Exploitation. Jean-Louis LERM1TERIE, Fondation de l'Eau.
Jean-Claude CHAZELON, Communication Graphisme, Limoges.

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