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1.

LA GESTION DU STRESS

1.1. Définition du stress

On parle souvent de stress pour désigner l'excès de stress.


Celui-ci peut se définir ainsi : « Etat de tension aigüe de l'organisme obligé de mobiliser ses défenses
pour faire face à un changement ou une situation menaçante »
Ou Hans Selye le définit comme : « une réponse de l'organisme à toute demande ou sollicitation
exercée sur cet organisme ».

Lorsque des situations se présentent, en fonction de notre expérience ou de notre capacité


d’adaptation, nous pouvons fournir soit :
o des réponses adaptées (faible coût énergétique)
o ou des réponses inadaptées (perturbations physiques et psychologiques, dépense
énergétique).

C‘est notre inaptitude à traiter l’événement qui engendre le stress.


1.2. Les types de stress.

On distingue trois types de zones selon notre capacité d’action face à la situation :

o Confort : « JE SAIS, JE FAIS. »


Les évènements sont traités de façon automatique et immédiate, par habitude. Les
problèmes ne sont pas apparents. Il n’y a pas de déclenchement de stress.
o Progrès : « JE PEUX. »
Les événements sont simples à résoudre. Les problèmes sont apparents et ne
dépassent pas le seuil d’adaptation. Il n’y a pas de déclenchement neurobiologique.
o Panique : « JE NE PEUX PAS. »
Les turbulences dépassent le seuil d’adaptation. Il n’y pas de solutions dans
l’immédiat, d’où un sentiment d’insécurité, un déclenchement neurobiologique et
l’apparition du stress
Le sous-stress se développe quand un travail est trop facile par rapport aux compétences.
Il se manifeste par :
o Un manque de challenge,
o Une perte de motivation,
o L’ennui, l’apathie.

Le bon stress, stress optimal ou « eustress » est tout ce qui fait plaisir, tout ce que l’on peut accepter
en harmonie avec soi-même.
Il se manifeste par :
o L’acuité de jugement,
o Une perception accrue,
o La créativité,
o De la souplesse,
o Une conception stratégique rapide.
Plus la personne est en harmonie avec elle-même, plus le stress sera source de performance.

Le stress ne devient nocif que lorsqu’il dépasse les capacités d’absorption de l’individu en fonction de
l’état physique et psychologique de l’individu.

Le mauvais stress, sur-stress ou « destress » est tout ce qui déplaît, tout ce que l’on fait en
contradiction avec soi-même. Une personne est sur-stressée quand la dose de stress accumulée
dépasse son seuil optimal d’adaptation et que son organisme commence à donner des signes
d’épuisement. Sa réserve d’énergie est épuisée.
Ceci se manifeste par :
o Une perte d’objectivité ;
o Des erreurs, étourderies, pertes de mémoire ;
o Un manque de confiance en soi ;
o De la fatigue, des problèmes de sommeil ;
o De la colère, des rapports personnels tendus ;
o Des indécisions ;
o Des maladies psychosomatiques.
Sur le plan psychologique, l’intensité du stress peut avoir des conséquences fâcheuses: réactions
d’excitation et d’agitation suivies d’un état de prostration.
1.3. Les facteurs de stress

o La perte de repères :
Toute perte est source de stress :
- la perte de personnes avec lesquelles une relation était établie,
- la perte d’identité,
- la perte de prérogatives dans la vie professionnelle,
- les changements de lieu.

o L’incohérence et la mauvaise définition des objectifs.


Toute incohérence ou contradiction dans les buts est source de stress.

o Les relations.
- Relations difficiles : incommunicabilité, tension et incompréhension avec les
autres sont des facteurs de stress.
- L’absence de relation : ne plus avoir accès aux autres est source de stress.

o Les modes de vie


- Les contrariétés quotidiennes : les petits riens qui exaspèrent créent du
stress.
- La vie trépidante : l’obsession du temps que l’on perd, du temps qui passe, du
temps perdu... est à l’origine de stress.

Une mauvaise hygiène de vie : une alimentation déséquilibrée, un rythme de sommeil irrégulier, trop
de médicaments sont sources de stress.