Vous êtes sur la page 1sur 11

Chapitre VI 

: DISTILLATION EXTRACTIVE

VI-1. INTRODUCTION
La distillation fractionnée, communément appelée distillation ou distillation simple, une méthode
courante pour la séparation des substances volatiles sur la base des points d'ébullition. Certains mélanges ne
doivent pas être séparés par distillation. Dans de nombreux cas on utilise une distillation extractive. Dans ce
procédé, un solvant à haut point d'ébullition est ajouté au fourrage, en changeant la volatilité relative des
raccords de mélange d'alimentation. Ensuite, le solvant est récupéré dans une colonne de distillation séparée
et recyclée.
 La volatilité, ou la facilité de la conversion d'un liquide dans un gaz, est une fonction du point d'ébullition.
Si une substance bouillant à une température plus élevée que l'autre, que la substance de point d'ébullition
inférieur est généralement évaporer et condenser première en un point plus élevé dans la colonne.
Distillation fractionnée pas les mélanges avec des composés sécrétés pb comparables, surtout si leurs
structures chimiques similaires.
 Certains composés liquides sont un mélange spécial dénommé azéotropique quand ils sont présents dans
certaines proportions. Azéotropes sont généralement des mélanges de deux, mais parfois trois composés
distincts qui se comportent comme si elles étaient une seule connexion à un point d'ébullition unique.
Azéotropes ne peut pas être séparé en ses composants par distillation fractionnée.
 Dans le cas de la volatilité comparable de composés ou de mélanges azéotropes, distillation extractive
est souvent un choix de procédé économique et efficace. Dans une distillation extractive, le solvant se
connecter la colonne de distillation au-dessus du point d'alimentation. Le solvant utilisé est de séparer les
moins volatils que ce soit des composés.
 La conception d'une colonne de distillation extractive est souvent simple. Le solvant doit avoir un point
d'ébullition supérieur à la substance la moins volatile. La concentration en solvant dans l'ensemble de la
colonne doit être suffisamment forte volatilité à séparer sur une grande échelle, mais assez bas que deux
phases ne sont pas formés. Deux phases se traduisent par deux couches de liquide, tel que de l'huile et de
l'eau, qui ne se dissolvent pas dans l'autre. Le solvant peut être introduit dans la colonne sous forme de
vapeur pour éviter un changement brusque de la concentration du solvant au niveau du point d'alimentation.
 Des exemples de distillation extractive pour la séparation de toluène, l'iso-octane avec du phénol en tant que
solvant. La vapeur provenant du sommet de la colonne se condense en l'iso-octane relativement pur. Le
mélange toluène-phénol à partir du bas de la colonne elle-même par simple distillation; le phénol à la
première colonne et le toluène est recueillie comme produit. Le phénol, ce qui est moins volatile, une
volatilité accrue de l'iso-octane.

VI-2. Séparation des mélanges problématiques


La séparation des mélanges idéaux – les mélanges qui obéissent à
la loi de Raoult pour toutes compositions - par distillation ne pose pas
de problème si la valeur de la volatilité relative est assez élevée
(αi,j>1,2). Dans ce cas la différence de la température d’ébullition des
constituants est suffisante pour réaliser la séparation. La différence
entre la courbe de rosée et la courbe de bulle est assez grande pour
obtenir des produits purs.
Pourtant, la plupart des mélanges à traiter sont difficiles à séparer en
constituants purs ; la difficulté provenant soit d’un coût trop élevé à
cause d’une faible valeur de la volatilité relative des constituants, soit
à cause de l’impossibilité thermodynamique de réaliser la séparation
du fait de la présence d’azéotropes.

1
VI-2.1. Mélanges à faible volatilité relative
Quand les constituants du mélange ont des volatilités relatives faibles (αij<1.2) ou très faible
(1<αij<1.05)
• soit sur la totalité de la plage de composition (mélanges à températures d’ébullition voisines (Figure a) ; ex.
acétate d’éthyle / trichloro ethylene ; ethyl formate / methyl acetate),
• soit sur une partie des compositions (mélange à pincement (Figure b) ; ex. eau / acétone),

La séparation devient difficile parce que la force motrice de la distillation (xi - yi) est très faible. Autrement
dit, les courbes de rosée et de bulle sont proches. Il faut alors un grand nombre de plateaux et aussi un taux
de reflux élevé pour réaliser la séparation avec une grande pureté. L’équipement et les coûts d’utilités au
bouilleur et au condenseur augmentent nettement.

VI-2.2. Mélanges non ideaux – azéotropie


L’azéotropie caractérise le comportement d’un mélange non idéal dans lequel les interactions
intermoléculaires provoquent la formation d’un mélange particulier pour lequel les compositions des phases
liquide et vapeur sont égales : xi=yi, donc αi,j=1. Par conséquent, cela se traduit par l’absence d’échange de
matière entre les deux phases sur un étage d’équilibre : il n’y a pas de force motrice de la distillation (xi - yi)
et la séparation s’arrête au point azéotropique. Deux types d’azéotropes peuvent être distingués selon le
nombre de phases liquides : les azéotropes homogènes, où la composition d’une seule phase liquide est la
même que la composition que la phase de vapeur en équilibre (ex. eau / éthanol) et les azéotropes
hétérogènes, où la composition globale des deux phases liquides est identique à la composition en vapeur
(eau / acétonitrile) au point azéotropique.

Les deux types de mélanges hétéroazéotropiques sont présentés sur la figure au-dessus. Le diagramme (a)
montre un cas classique où la composition azéotropique (xi=yi) se trouve dans la région liquide / liquide (ex.
eau / acétate de méthyle) ; tandis que la figure (b) montre qu’il y a aussi des cas où le point azéotropique est
2
dans la région homogène, pourtant le mélange est dit hétérogène par sa capacité d’être hétérogène dans une
plage de composition (eau / 2-butanone). Une propriété spécifique des mélanges azéotropiques hétérogènes
est que le point d’ébullition de l’azéotrope est toujours plus bas que le point de bulle des constituants purs.
Dans le cas homogène, la température d’ébullition de l’azéotrope est unique à une pression donnée et
peut être soit inférieure à celles des constituants du mélange (azéotrope à température de bulle minimale
comme éthanol / eau ; acétone / méthanol) soit supérieure (azéotrope à température de bulle maximale
comme eau / éthylène diamine) (Figure au-dessous). Les azéotropes de point de bulle minimal ont une
déviation positive par rapport à la loi de Raoult, alors que les azéotropes de point de bulle maximal ont une
déviation négative par rapport à la loi de Raoult. Environ 90% des azéotropes connus sont à température de
bulle minimale. la séparation des mélanges azéotropiques (point de bulle minimal et point de bulle maximal)
et ceux à faible volatilité relative est étudiée. Si la réalisation de la séparation est problématique en
distillation conventionnelle, elle est possible dans les appareils déjà en service dans les industries chimiques
en appliquant des modes opératoires particuliers. Certains mélanges exotiques comme le benzène /
hexafluorobenzène ont deux compositions azéotropiques ; ils sont très rares.

VI-3. Procédés de distillation discontinue pour les mélanges complexes


Une technique couramment utilisée en distillation continue est de coupler deux colonnes de distillation
fonctionnant à des pressions différentes (pressure-swing distillation), de façon à exploiter la variation de la
composition des azéotropes avec la pression. Elle est très rare dans la distillation discontinue. Les méthodes
les plus utilisées industriellement pour séparer les mélanges non idéaux en distillation discontinue sont les
suivants :
 distillation en utilisant les sels ioniques
 distillation réactive I.
 distillation azéotropique
 azéotropique homogène
 azéotropique hétérogène
 distillation extractive
 « solvent-enhanced »
 homogène extractive
 hétérogène extractive
 divers procédés hybrides.
La plupart de ces méthodes reposent sur l’addition de tiers corps, des produits chimiques specifiquement
choisis pour faciliter la séparation.
Lorsque les volatilités relatives des constituants clés d'une séparation par distillation deviennent faibles,
l'opération devient extrêmement onéreuse, tant en investissement qu'en coût opératoire. Il devient tentant de
modifier les propriétés physico-chimiques du mélange à traiter en rajoutant un solvant ayant une affinité

3
chimique particulière vis-à-vis de l'un des constituants, rie façon à augmenter artificiellement les volatilités,
ce qui peut dans certains cas conduire à une inversion des propriétés de volatilité. C'est le principe de la
distillation extractive ou de la distillation azéotropique. Les modifications des équilibres liquide-vapeur
peuvent être obtenues en agissant, soit sur les coefficients d'activité en phase liquide, soit sur les fugacités en
phase vapeur.
Dans la suite, nous appliquons le concept de distillation extractive à la séparation des mélanges
réguliers, dans lesquels un tiers corps modifie les volatilités relatives. La distillation azéotropique s'intéresse
aux méthodes utiles pour séparer des mélanges dans lesquels il existe au moins un azéotrope.

VI-3.1. Distillation extractive


Les problèmes fondamentaux à résoudre pour appliquer une telle technologie résident dans la recherche
du solvant et dans la modélisation du mélange ainsi créé. Si les critères physico-chimiques sont clairs, il est
nécessaire de rajouter d'autres considérations dans la logique de sélection. Outre les aspects prix du produit,
corrosivité, thermosensibilité, sécurité, il est nécessaire de prendre en compte la force de liaison entre le
solvant et les molécules extraites. Plus cette force est élevée, plus coûteuse sera la régénération du solvant.
Cette situation peut conduire à une consommation énergétique pour la régénération plus élevée que le
gain effectué sur la première étape. C'est une des raisons pour lesquelles le domaine d'application de la
distillation extractive est limitée. Elle devient beaucoup plus intéressante quand il est possible d'extraire
toute une famille de corps d'une charge.
Au delà, tous les concepts de base de la distillation, toutes les méthodes de calcul des colonnes à
distiller s'appliquent et permettent le dimensionnement et l'optimisation des installations. Reste à connaître
les meilleurs moyens pour injecter le solvant dans la colonne. S'il est possible de l'injecter dans la charge, il
est le plus souvent préférable de le faire dans la zone de rectification, si le corps « extrait » se retrouve dans
le résidu, de manière à rabattre les produits qui auraient tendance à aller vers le distillat, et dans la zone
d'épuisement, si le corps « extrait » se retrouve dans le distillat. Lorsque les solvants modifient les
coefficients d'activité en phase liquide, on peut les comparer à l'aide du coefficient d'activité à dilution
infinie, qui définit le pouvoir extractant, alors que le rapport de ces paramètres pour différents constituants
donne la sélectivité.
Les tableaux suivants donnent la liste d'un certain nombre de solvants utilisables pour la distillation
extractive.

VI-3.2. Distillation azéotropique


Dans les parties précédentes, nous avions toujours supposé que la réalisation d'un équilibre liquide-
vapeur entraînait un enrichissement de la vapeur en constituant léger. Pour certains mélanges binaires, dits
mélanges azéotropiques, il existe une composition pour laquelle la composition de la phase vapeur est
identique à celle de la phase liquide. Le mélange se comporte, ponctuellement, comme un corps ayant une
température d'ébullition spécifiée.

4
Lorsque celle-ci est inférieure à celle des constituants du
mélange, l'azéotrope est un azéotrope à minimum. Dans le
cas contraire, nous avons un azéotrope à maximum. La
composition où se produit le phénomène est le point
azéotropique. Lorsqu’un tel mélange est séparé par
distillation, il est impossible de franchir le point
azéotropique ; les produits d’une colonne sont un des
constituants pur et l’azéotrope dans l’exemple de la figure
suivante une colonne sépara la charge F en A et A z. Pour
atteindre une séparation totale, des techniques adaptées au
comportement physico-chimique du mélange doivent être mises en œuvre. Avant d’entrer dans ces détails,
rappelons que les méthodes de calcul des colonnes à distiller restent valables. La difficulté consiste à obtenir
le modèle thermodynamique susceptible de présenter de manière satisfaisante les courbes d’équilibre.
Dans le cas le plus général, il est possible de résoudre le problème en employant un tiers corps, souvent
appelé entraîneur, qui permet de contourner le point azéotropique en exploitant les caractéristiques des
chemins de distillation ou de résidu.

VI-3.2. a. Courbes de résidu


Considérons une distillation flash représenté par la figure ci-contre. L'évolution de la séparation d'une
telle unité se décrit par le système d'équations différentielles

où θ est un temps adimensionnel égal à In Bo/B.


Ainsi, pour une composition initiale xo, il est possible de tracer au cours du temps
l'évolution de la composition du résidu liquide. Ce paramètre θ est équivalent à
une hauteur normée de garnissage. Ainsi, une telle équation décrit le
fonctionnement d'une colonne à garnissage fonctionnant à reflux total et définit le
lieu des compositions atteignables par le distillat lorsque la hauteur de garnissage
augmente.
La figure suivante montre un exemple de courbes de
résidu ou de chemins de distillation pour un mélange
ternaire non azéotropique. On constate que ces courbes
partent toutes du nœud correspondant au constituant le
plus léger pour rejoindre le nœud du constituant lourd.
Elles s'approchent plus ou moins de celui caractéristique
du produit médian. Cette topologie réexprime
graphiquement une notion parfaitement admise en
distillation, c'est-à-dire l'impossibilité de récupérer le
produit intermédiaire par une seule étape de distillation.
On remarque toutefois que, dans certaines circonstances,
les courbes de résidu s'approchent tellement du point B
que le constituant médian peut être récupéré avec une
qualité acceptable par un simple soutirage latéral.
Considérons maintenant une séparation par distillation produisant, dans une colonne à garnissage
fonctionnant à reflux total, un distillat et un résidu. Les équations de bilan matière s'écrivent :

5
Par construction géométrique dans un diagramme triangulaire, les points caractéristiques de la charge, du
distillat et du résidu se situent sur une même droite. Le rapport des longueurs des segments FD et FR
satisfait à la règle des moments ; il représente le rapport des flux R/D. Par ailleurs, les points représentant
le distillat et le résidu doivent se situer sur la même courbe de résidu. En faisant pivoter la droite de bilan
autour du point F et en restant sur la même courbe de résidu, tout un ensemble de séparations sont ainsi
rapidement balayées. Pour définir le champ de séparation d'un mélange donné, il suffit d'identifier les deux
limites. La première consiste à récupérer un des produits ultra-pur, l'autre effluent étant déterminé par bilan
matière; bien que non représentées sur la figure suivante, la
seconde consiste à prendre en considération la courbe de
résidu passant par le point de charge. Elle représente,
lorsque cette courbe est suivie vers le produit léger, toutes
les compositions de distillat susceptibles d'être
obtenues à l'aide d'une colonne à garnissage. En la suivant
vers le produit lourd, les résidus potentiels sont identifiés.
Dans cette configuration, le rendement en distillat ou en
résidu est nul, de par la règle des moments. Ainsi, les
surfaces grisées de la figure représentent l'ensemble des
distillats et des résidus susceptibles d'être obtenus par la
séparation.

VI-3.2. b. Application à la distillation azéotropique


Considérons tout d'abord l'exemple d'un mélange binaire azéotropique et un solvant (ou entraîneur)
ayant une température d'ébullition comprise entre celles des deux constituants initiaux. La hiérarchie (les
températures d'ébullition est la suivante : TB > Tsolvant > TA > TAz . Les règles des flèches (figure ci-dessous)
nous montrent que l'entraîneur et le produit léger ne
sont pas directement récupérables par une simple
colonne à distiller. Par contre, si nous ajoutons à la
charge (point F) une certaine quantité de solvant, la
colonne la traitant arrivera à produire le résidu
constitué par B pur et le distillat D1 situé sur l'axe A-
solvant.
Une deuxième colonne permet la récupération du
constituant A et du solvant. Cette solution à deux
colonnes est très élégante; le solvant permet d'écarter
le point de charge de l'axe AB sur lequel se trouve
l'azéotrope, afin d'obtenir un distillat sur l'autre axe
où aucune gêne ne se produit. Une fois identifiée une telle possibilité, il reste à optimiser le taux de solvant
pour minimiser les coûts opératoires. Considérons maintenant le cas où l'entraîneur est le plus léger des
constituants, ce qui définit la hiérarchie suivante : TB > TA > TAz > Tsolvant
• Les règles des flèches indiquent clairement que le point azéotropique ne peut pas être atteint. Suivant la
zone où se trouve le point représentatif de la charge, il ne sera possible que de récupérer un des constituants
dans le résidu, alors que le distillat sera toujours un produit riche en solvant. Ces zones sont définies par une
courbe de résidu caractéristique (figure suivante) reliant directement le point azéotropique au sommet
correspondant au solvant; elle s'identifie facilement en intégrant l'équation de résidu à partir du mélange
contenant l'azéotrope et une faible quantité de solvant.

6
Cette courbe est critique, car il a été montré que, dans les
conditions de reflux total, aucune courbe de résidu ne
franchissait cette frontière. Pour arriver à isoler chacun des
constituants composant l'azéotrope, il est donc nécessaire de
trouver une méthode permettant le franchissement.
Lorsque la frontière est fortement incurvée, un mélange tel que
le point représentatif soit situé dans la concavité de la courbe
peut être séparé en un distillat et un résidu en exploitant une
courbe de résidu de l'autre zone. Cette propriété est
fondamentale pour concevoir une unité de distillation
azéotropique utilisant un entraîneur.

VI-3.2. e. Critères pour sélectionner un entraîneur


À partir des propriétés mises en exergue lors de l'analyse des diagrammes triangulaires, la définition des
critères de choix d'un entraîneur devient plus aisée. Au delà de règles très générales concernant la
corrosivité, la toxicité..., deux règles fondamentales ressortent de l'analyse :
1. Choisir si possible un entraîneur ne créant pas de ligne frontière dans le diagramme triangulaire.
2. Lorsque cette frontière existe, elle doit être très incurvée de manière à faciliter le passage d'une zone à
l'autre. Les principes précédents peuvent être précisés pour fournir des critères de sélection des entraîneurs :

Procédés sans franchissement de frontière


 Mélange azéotropique à minimum : l'entraîneur doit avoir, soit une température d'ébullition comprise
entre celles des constituants de la charge, soit être plus volatil, s'il forme un azéotrope à maximum avec
le constituant léger de la charge; la température d'ébullition de ce nouvel azéotrope doit être comprise
entre celles des constituants initiaux.
 Mélange azéotropique à maximum : l'entraîneur doit avoir, soit une température d'ébullition comprise
entre celles des constituants de la charge, soit être plus lourd, à condition de former un azéotrope à
maximum avec le constituant lourd de la charge, dont la température d'ébullition est comprise entre
celles des constituants initiaux.
Procédés avec franchissement de frontière
 Mélange azéotropique à minimum : l'entraîneur doit avoir une température d'ébullition, soit
 inférieure à toutes les autres températures d'ébullition (y compris l'azéotrope);
 comprise entre celles des constituants de la charge, à condition de former un nouvel azéotrope à
minimum avec le constituant léger de la charge;
 supérieure à celles des constituants de la charge, à condition de former deux nouveaux azéotropes à
minimum avec les constituants. Au moins l'un d'entre eux doit avoir une température d'ébullition
inférieure à celle de l'azéotrope initial.
 Mélange azéotropique à maximum : l'entraîneur doit avoir une température d'ébullition, soit :
 supérieure à toutes les autres températures d'ébullition (y compris l'azéotrope);
 comprise entre celles des constituants de la charge, à condition de former un nouvel azéotrope à
maximum avec le constituant lourd de la charge ;
 inférieure à celles des constituants de la charge, à condition de former deux nouveaux azéotropes à
maximum avec les constituants. Au moins, l'un d'entre eux doit avoir une température d'ébullition
supérieure à celle de l'azéotrope initial.

VI-3.3. Distillation hétéroazéotropique

7
Pour certains mélanges, le diagramme d'équilibre est représenté par la figure suivante. On dit qu'on a
affaire à un hétéroazéotrope. Pour une température supérieure à la température azéotropique, des équilibres
liquide-vapeur classiques peuvent être mis en oeuvre. Toutefois, au niveau du point azéotropique, la phase
liquide démixte en deux phases liquides ayant chacune une composition déterminée. En dessous de cette
température, seul subsiste un équilibre liquide-liquide conduisant à des compositions ne dépendant que de la
température.
La séparation de tels mélanges se pratique le plus souvent selon le schéma de principe de la figure ci-
contre. La charge est alimentée sous-refroidie dans le ballon de condensat, de manière à obtenir une phase
riche en constituant volatil (1) et une phase riche en constituant lourd (L). Deux zones d'épuisement isolent
les constituants.
Cette structure simple s'applique pour des mélanges binaires. Pour des mélanges plus complexes, il arrive
que seule une zone du diagramme de phases présente des propriétés de démixtion.
Le comportement hétéroazéotropique de la colonne dépend alors du chemin de distillation parcouru; il
se peut ainsi, qu'avec de légères modifications des conditions opératoires, la localisation des plateaux
fonctionnant en équilibre liquide-liquide-vapeur change brutalement. Même si les outils actuels de
simulation autorisent ce type de calcul (à condition de connaître le modèle thermodynamique), la maîtrise en
conception et, surtout, en exploitation de tels procédés est extrêmement délicate.

8
Distillation extractive de l'oxyde de propylène 

1.

Procédé de distillation extractive pour la distillation d'une charge initiale d'oxyde de propylène impur dans
une colonne de distillation extractive en vue d'éliminer des contaminants oxygénés, comprenant l'eau, le
méthanol et l'acétone, de l'oxyde de propylène impur qui comprend les étapes consistant à :
introduire la charge initiale d'oxyde de propylène impur dans la moitié inférieure d'une colonne de
distillation extractive,
introduire un agent de distillation extractive dans la colonne de distillation extractive au-dessus du point
d'introduction de la charge initiale d'oxyde de propylène impur, l’ agent de distillation extractive étant
introduit dans la colonne de distillation extractive avec un rapport de la charge initiale audit agent de
distillation extractive de 1:1 à 20:1,
soutirer une fraction de distillation plus légère de la colonne de distillation extractive constituée
essentiellement d'oxyde de propylène essentiellement anhydre contaminé par des quantités réduites du
méthanol,
soutirer une fraction de distillation plus lourde de la colonne de distillation extractive contenant
sensiblement la totalité de l'agent de distillation extractive dans la fraction, l'acétone et l'eau, et une
partie du méthanol que l'on a introduits dans la colonne d'extraction,
caractérisé en ce que l'agent de distillation extractive est essentiellement constitué d'un mélange de
propoxypropylène-glycols ayant la formule :

dans laquelle n est un nombre entier positif ayant une valeur de 1 à 4, le mélange ayant un poids
moléculaire moyen de 180 à 220.
2. Procédé de distillation extractive selon la revendication 1 pour la distillation d'une charge initiale
d'oxyde de propylène impur dans une colonne de distillation extractive équipée d'un rebouilleur et d'un
réfrigérant au reflux en vue d'éliminer des contaminants oxygénés, comprenant l'eau, le méthanol et
l'acétone, de l'oxyde de propylène impur, dans lequel

9
on introduit ladite charge initiale d'oxyde de propylène impur dans la moitié inférieure d'une colonne de
distillation extractive contenant au moins 25 plateaux théoriques ;
on introduit l'agent de distillation extractive dans ladite colonne de distillation extractive en un point
situé à au moins 4 plateaux théoriques au-dessus du point d'introduction de ladite charge initiale d'oxyde
de propylène impur ; et
on fractionne la charge initiale d'oxyde de propylène impur à l'intérieur de ladite colonne de distillation
extractive dans des conditions de distillation incluant une pression de 0,07 à 0,27 MPa (10 à 40 psia), un
rapport de reflux de 1:1 à 5:1 et une température de rebouilleur située dans la plage de 100° à 250°C et
une température au sommet de 20° à 80°C.
3. Procédé de distillation extractive selon la revendication 1 ou 2 mis en oeuvre sur une base continue qui
comprend, en outre, les opérations consistant à
charger en continu ladite fraction de distillation plus lourde dans une colonne de distillation et l'y
séparer en une fraction de distillation plus légère comprenant de l'eau, de l'acétone et du méthanol et en
une fraction de distillation plus lourde comprenant ledit mélange de polyoxypropylèneglycols ; et
recycler en continu ladite fraction de distillation plus lourde vers ladite colonne de distillation extractive
en tant que ledit agent de distillation extractive.
4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel on introduit une charge d'agent de distillation extractive
initiale comprenant du propylèneglycol ou du dipropylèneglycol dans ladite colonne de distillation
extractive ; incluant les étapes consistant à
faire circuler en continu ladite charge initiale à travers ladite colonne de distillation extractive avec pour
effet que ladite charge initiale est propoxylée et forme un mélange de propoxypropylèneglycols ; et
fractionner en continu ladite charge initiale d'oxyde de propylène impur dans ladite colonne de
distillation extractive.
5. Utilisation, dans un procédé de distillation extractive pour la distillation d'une charge initiale d'oxyde de
propylène impur dans une colonne de distillation extractive, en vue d'éliminer des contaminants
oxygénés, comprenant l'eau, le méthanol et l'acétone, de l'oxyde de propylène impur, d'un agent de
distillation extractive constitué essentiellement d'un mélange de propoxypropylèneglycols ayant la
formule :

dans laquelle n est un nombre entier positif ayant une valeur de 1 à 4, le mélange ayant un poids
moléculaire moyen de 180 à 220.

10
11

Vous aimerez peut-être aussi