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Une obligation est un rapport de droit entre deux ou plusieurs personnes, en vertu dUquel une

personne (le débiteur¡ doit une prestation {ou une abstention) a une autre (le créancier). Les
obligations peuvent avoir polir so urce un acte juridíque (manítestation de volon é ayant vocation a
produire des effets de droit comme un contrat) ou bien un faít junélíque (événement volontaire ou non
auquel la loi reconnait une portée juridique et des effets de droit).

UN LIEN DE DROIT

Le ·lien de droit est sanctionné par la contrainte légale (contra 'les obligations naturel!es ). Si celur
qui doit la prestation ne l'exécute pas, sa responsabilité con• tractueUe est mise enJ·eu et une
nouvelle obligatíon différente e la prerniére nait asa char e: celle de ré arer.

T;JN RAPPORTDE DROITPATRJMONIAL

L'obligation peut étre évaluée finandérement et ce litre, elle fait partíe du patrimoine _qui est un
ensemble de droíts et d'obligations composé d'un actif (les droits sur des biens et les créances sur les
personnes) et d'un passif (obligations l'é!¡ard d'autrui [dettes et prestations foum1r)),
índéfectíblement attaché a tout su·et de droit.

UN DEBITEUR ET UN CREANCIER

L'obligation est un lien entre deux ou plusíeurs personnes: a- enlre le débiteur de l'obligatíon qui doit la
prestatíon (au passif de son patrirnoine) et son créanaer (pour leqeel l'obligation est un actif); ce droit
s'exerce sur tout le patrimoine du débiteur (droit de gage général) et non sur l'un de ses biens en pa!!
icuíier. Si le débitei.lr est áerail• lant, le créancier ordinaire ne peut saisir un bien précis du patrimoirie
de son débiteur mais doít l'aclionner sans droit de su~e ni droit dé référence.

1. Oblígation de faire {articles 1142 a 1144¡ Engagement de realiser un acte pos 1f (contra!
d'entreprise ou de prestation de servkel,

2. Obligation de ne pas /aire (artides 1 f42 et 1145)

Engagement de s'absternr d'une aetion. C'est une obúgation accessoire d'autres oblígations. Comme
l'obligation de faire, elle se résout en príncipe, en dommages-intérets en

cas d'inexécution du debiteur artíde 1142 et s..

OBUGATIONSDEDONNE RETDEUVRER

1. Obliqatíon de donner (article 1136)

Obl1gat1on de transmettre un dro1t de propriété (vente)

sur un bien. Le mol , donner, est pris dans !e sens

abstrait de donner un droit de propriété, dístinct de

l'obligation de lívrer ledít bien. •

2. Olilí ation de livrer article 1138 : celle de remettre la dióse, acte mal constlluant une obligation
de faire qui eut découler de l'obr ation de donner.
1. Obli~ation de moyens

ObligaÍon d'utiliser tous les moyens efficaces pour

accomplir une prestatíon dont le résultat n'est pas garanti (exemple: opération médicale délícate).

2. O /i a ion de résultat: cel!e d'atteindre un résultat preos ex: br une maison). Toute obligation est
de mayen ou de résult~t. avec des nuances (oblígatíon de mo ns « renforcees ,, etc ....

SOURCE DES OBLIGATIONS CONTRACTUELLES

NOTION DE CON1JMT

ar 1 1 :• aYJtrat est /Jf/eC(YM!flÜOf/

~- ~ ,.,.,. .. I.;.. ~ 11 •;, .. ,: , • I • • ,,., ,; . I~~

~~~~-

- t. NTRAT UNE I ~"

L co eut é fruit de la d n

_ •~bio .• !.I. ■w-.:,_ I N SPECIFIQUE

e ntra! ne p

íre le

écisio

le contra! est une convention spéófique ayant vocation a créer des effets de

tations de volonté ayant vocation a

produire des effets de droit, les parties

ayant souhaité les conséqeerxes juridi•

t en rin-

solitaire d'une seule personne (ce serait un acte

juridíque unilatéral (testament)). Le contra! est un acle juridique bilatéra/ ou multilatéral résul• tant
d'un accord de volonté entre deux ou plu•

i r r nn i nví nn n ' n résuttat.

droit obligatoires, contrairemerit a certíines conventíons qui sont soit:

<r ínefficaces: les parties ne souhaítent pas étre obligées et ne veulent pas qu. e leur accord soit
marqué par la force contraígnante (acle de courtoisie) ¡
"'" efficaces mais non créalli~es d'obligations: convention ~e faisant qu'é.teínore

CLASSIFICATION DU CODE CML ARTICLES 1102 A 1107)

CQNI:RAT SYNAUAGMATIOUE / UNIIATERAL A TITRE GRATUIT ET CONTRAT COMMUTATIF


CONTRA TS NOMMES / INNOMES

1- Contrat~la9ma~ue ou bilaléral (artide 1102): A TITRE ONEREUX fº~RAT ALEATOIRE 1


• Contrat nommé /artícle 1107)

Ce contrataifna1tre es obligat1ons: 1 · Le Cootrat litre gratuit- c~trat est


commutatif Con1rat mentionné et régi par la !oí. .

• réciproques : chaque partie devient a la fois débitríce ou de b1enfa1sance est • chacune ~!>
f)<lrt1es s'engage a 2· Contra! innomé: un contra! innomé est

el creanaére d'obligations envers son cocontractant; • celui dens leque/ Iuae donner 011 a !aire
une chose qui es/ sans nom car la l01 ne f'a pas prévu soit:

• corrélatives: chaque partie ne s'engage que pour obtenir des parties· proaúe a reyardée comme
l'équiva/enl de ce cr parce qu'il s'agit d'un contra!. complexe une contrepartíe (vente: je ne
aonne mon bien que l'wtre un avantage oú'on /vi donne, oo de ce ouoo fait composé de
¡ilusieurs contra1s nomrnés (ex:

parce que je recols telle somme et rédproquement). purement gratuít• (artiéle fX!II' e/le, (art.
1104). Les parties contrat d'hoté!lerie: combine baJl (enamore),

2· Contra! uniíatéral article 1103 : , lorsqu'une 011 1105) sans contrepartie connaissent de
fa~on certaine des la vente (restauran1) et dépot (de bagages)) ;ou p/11s1e11rs pasonne: som o -¡g
s envers une 011 (donation), contraírement formation du contra! les avantages a- íl s'agit
d'un contra! s111- generís, pl11sie11rs eutres ssns que de la part de ces deméres íl au contra! litre
onéreux. obtenus et les engagements contractés inclassable (ex: garantíe autonome). Ces

y ait d'engagement•. Le contra! unilatéral ne fait naitre 2· a litre onéreux: contra! 2-Cootrat a/éatoire
(art. 1104 al 2) contrats obélsserit au régíme juridique des

d'obligations qu'á la charge d'une partie, le débíteur de qui • ass11¡ett1t dlacune Contrat a lltre
onéreux dans lequel contrats de droit commun (artide 1107).

l'obligation, l'autre partIe devenant créancíere. Sa des parties donner 011 les parties ne
savent pas a priori si 3. lntéret de la distinction: la distínction est fonmalion re<¡uiert néanmoins
l'accord des 2 parties (il faire que/que chose" (art. elles en retíreront fes avantages refative
a la qual11icat1on du contra! qui

s'agit bien d'un contra! dont l'archétype est la donation). 1106) (vente d'un bien escornptés ou en
subíront les pertes permet de savoIr que! régíme et done quelfe Le contra! unilatéral n'est pas un
acle unilatéral aux centre argent). possibles, lesquels dépendent d'un regles
/supplétíves) sont applícables au termes duguel seule une personne a exprimé une volonté. 3-
lntéretde la ólStinction : événement incertain (et d 'assurance) contrat. NB: la qual1fication
donnée par les

3- lntéret de la distinction: • Fórmal,sme et fiscahte plus 3- lntéret de la


distinctJon parties ~~' con1rat ne líe pas le juge qui

• Preuve: ?-utant d'ongín?-~X qu'il .Y !l de partíes si lourds du et. a.\itre gra)Uit · Resas,on
du contrat pour lésíon: non peut aInsI, par exempl~, ref¡ualifi~r un

synallagmali\lue. Un seuíong1na/ sI unrlateral (artKle 1325). • Responsab1hté momdre recevable


dans le C!)lltrat aléatoire, les contra! de vente en donat1on (deguísee) en

• bcepoon d inexéaJlíon/résolution si et. synall: (v. infra). du débíteur a litre gratuit. parties
assumant soemment ce risque. recherchant la volonté vén1able des artJes.

CLASSIFICATION SELON LE MODE DE FORMATION DU CONTRAT

CI', CON•

Contrat vala•

blement for• mé par le seul accord des volontés (meme oral].

Q)NTRAT f{)IFNNf!• Contrat dont la forma• tion, outre l'accord des volontés est soumise une
forme légalement requise (acte sous seíng privé ou authen• ti ue ar exem le .

CQNIBAT REEL Outre l'accord de volontés la for• mation du con• tra! se faít par la remise de la chose
objet du contra! a e •

CONTRAT INTUI-

1VPERSQNAE

Contra! conclu en fonc•

tion de la qualité de la

personne qui est déter•

minante d~ consenl\!"

CONTRA TS D'ADHES ION OU DE GRE A GRE Contra! d'adhésion: ses termes sont imposés par une
seule partIe mfimment plus puissante économiquement que l'autre qui n'a d'autre choix que
d'adhérer au con• tra! sans pouvoír en négocíer les termes, ou bien de le rejeter en bloc, toute
d1scussion étant impossible (con• tra! EDF, SNCF, .. ). Au contraire, le contra! de qré a gré

est né ocié a armes é ales entre cocontractants.

CONTRATDIRIGE Le législateur protege la partie faible en interdisant les dauses abusives et en impo•
san! certaines stipu-
que chaque peisonne par l'express1on de sa libre volonté a le pouvoir de s'ob!iQer, de se créer sa
proP.re loi qu'elle doít respecter (force obligatoire du contra!) qui ne contraínt qu'elle (effet relat~ du
contra!) par oppositíon aux !oís de l'E1at, applícables a tous ( ,/'expression de la volonté généra/e ,,
Droit objectiQ. Ce pnncipe a trois corollaíres:

1. La liberté de contracter ou non: les indívidus sont libres de contracter ou de ne pas contracter avec
la personne de leur choix ;

2. La liberté de définir le contenu du contra!: les peisonnes déterminent librement les termes et la
portée de leur contra! ; et

3. Le consensualisme: l'expression de cette volonte doit etre suffisante pour former le contra!, sa'ns
que l'accomplissement d 'une autre formalité ou soleonité (acte

sous seing privé ou authentique, formule sacramentelle... soit requís pour la création du contra! (par
souci de @P.idité pour favoriser le commerce). Foodement philoso- phique et économique du contra!,
l'autonomie de la vol lim~ée dans sa portée afin d'en prévenir
les abus, le contexte économ1que ne permetlant pas toujours la libre négoaation es contrats.
ntervenus au détnment du principe de liberté contractuelle pour protéger la partie économi uement
faible, im uissante lace aux contrats írer le consentement du non-
rofessionnel contraclant avec le spéaaliste.

. .

. - ISlll!f.liil~P.!NP.! -

EXISTENCE ET EXPRESSION DU CONSENTEMENT

Unmnsenlffilentsu 1 l'existencede\dontésildMduelles volontésréelles


semanifestantautraversdél'olhetdel'a !ion volootésdédarées et 2 larencontre decesvolontés.

OFFRE ET ACCEPTATION _
RENCONTRE DEL' FF E D L' C ATION

1. L'offre (ou gollicitationl. L'offre doit réunir ces cond~ions: A- lm ortance du moment et du
lieu I r n entre o · n

- étre non equivoque et tenne, en indiquant la volonté d'étre lié ; et 1. moment corres on a a
ate e rm I0n cent plication de la force obligatoire

-contenir de fa~on précise les éléments essentiels du contra! du contra! entre partes a ce
moment rétractation pos le avant cette date) (b) il pennet de
Liberté formelle de sa manifestation: au public ou a une personne. déterminer la loi en vigueur (c)
c'est le momenl auquel s'apprécient les condit1ons de validité du

- ex¡>resse: cifre exprimee d1rectement {ex: a l'acheteur potentiel) contrat ; et (d) c'est en prindpe
le moment du transfert de prorriélé et des risques, s'il y a lieu.

- laáte: l'offre se manifeste de fa\on impl,dte (ex: kiosque ajoumaux) 2. Le lieu de formation du
contra!: ne présenle qu'un intéré supplétif résiduel pour 'les contrats

2. L'acceptalion · •
internat,onaux et 92ur le contra! de travail (compétence territoriale du conseil des Prud'hommes).>

- l'acceptat,on do~ étre fai!e par le destinataire de l'offre; B- Ev· ments ,nfluant sur le
momenl et le lieu de formation du contra!: 1. Contrats non

- l'acceptation doit étre certane, non équlvoque, tacite ou non ; et consensu~s: ~ ormaton est retar
ee a pour e contra! so enne au respect une forme (b} pour le

- l'acceptatlon doit étre pure et simple, sinon c'est une contre-offre. contrat reél á la remise de la
chose. 2- Droíts de rétracta ion révu ar la loi our les

Liberté formelle (l'acceptation peuf étre expresse ou tacite). Silence consommateurs 3. Contrats
entre absents (conc us par correspon anee : e contra! est-í orme au ne vaut pas acceptation sauf (a)
cas limitativement prévus P.ªr la 101 moment et au heu ou la lettre d'acceptation est postée {théone
de l'émission) ou au moment et au (contra! exécution successive tacitement reconduitl, (b) offre
lieu ou cette lettre est r~e par l'offrant lthéorie de la réception)? La¡·unsprudence est casuistique:
formulée dans l'intérét exclusil de son destinataire e) relations elle donne cornpétence au
tribunal du fieu de l'émission de I accep ation rnais permet de revoguer d'affaires réexistantes; ou
d si révu ar usa es commerciaux. ·u u'au ·our de la rece ,on de l'acce tation. Ces re les su
létlves euvent etre modifiées ar et

LES VICES DU CONSEN'TEMENT (ARTICLES 1109 & s.)

le consentement doit etre fibre el édairé. l'autonomie de la volonté im li ue ue seule est source d'obli
ations la volonté ui n'a as été trom • e ou contrainte autrui. L'ERREUR (artide 1110)
. LE..D.QJ,, (article 1116) LA VIOLENCE {artides 111 r a 1115) Ap¡:,réciation
inexacte de la réaflté ( erreor tomste, spontanée). trreuip"iovoquée par le cocontradant.
Une pression est exercée sur une personne

1- rreur obstacle: erreur si fondamentale qu'elle est un obstade a la 1.

intentioo dírduire en erreur pour la contraindre a contracter. Alors que

rencontre es voontés et a la formation méme du contrat. Doctrine 2. emen maten :


manoeuvrepositive ou non pour l'erreur et le do!, le consentement est et jurisprudence sont
partagées sur la sanction: le contra! est-il a) actes Wi::nso~ges, manceuvres. Un volontairement
donné (mais n'est pas éclairé),

inexistant ou nul de nullité atisolue? L'erreur-obstade porte:

sur 1 obiet (A ao~ acheterdu bois coupe alois que B levend surp
simple mensonge peut suffire. Le dol peut porter il est ici forcé.

sur la valeur outes mobiles (contra l'erreur). A- Conditions _

b sur 1a nature du contra! (une partie croit acheter, l'autre louer¡. b) réticence dolosive: silence (de
rnauvaise foi) : 1. 7:oñfraíni ill' itim in·uste de nature

2- Erreur sur la substance {art. 111 O al. 1"): 11 peut s'agir d une une partIe sava,t ou devait
savoir l'importance phys1que ou. mora e s apprécent in concreto

erreur sur la rnanere meme de la chose (ex: plaqué-ar au lieu d'or essentielle d'un fait pour l'autre
partie qui se en considération de la robustesse physique et

J>Ur (conception objectlve)) ou d'une erreur sur une qual~é substantielle trouvail dans l'incapadté
de le découvnr ou psychologique de la victime) ;

de la chose objet du contra! (cheval inapte a la course: conception ,pouvaít légitímement /aíre
confiance a son 2. s'ex%li!'J\surleOOCIY1tradantousesprodles;

subjective consacrée par lajurisprudence). L'erreur doít"f)orter sur: cocontaasnt» (J. Ghestin). Ex:
un professionnel 3. representan! une men%JJ actuelle (non

cr une gualité déterminante diJ consentement de la victime de l'erreur et contractant avec un


profane manque son théonque ou future) d'un • considerábfe,;

.
e ei e r. eme ;

cr les deux parties avaient convenu de ce caractére essentiel. obí~a~n d

rens griement env rs ce demie

4. déterminante du consent

nt. de la victime

. ~

.~

ii

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1 j
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q' f

3. Erreur sur la ersonne artide 1110 al. 2 : la considération de la 3. e a D!J)Y9Q1le une


errair déterminante sans 5. emanan! du cocontractant comme d'un tiers

personne u contractant o~ avoIr éte étermnante du consentement laquelle la vIcbme n aurait pas
contraeré. (ce qui n'est pas le cas du dol qui ne peut de la victime de l'erreur et convenue
par les parties (d intuióJ petSOl1i11Í'i- 4. le do! doit émaner du cocontractant ou de son' emaner
que du cocontractant).

- · ns de l'erreur sur la substance ou la ersonne; null~é relaíive re resentant


B- Sanctions

du contra! a I01tIative e a vIctIme sI a e e prouve son erreur (b) n rasen e la nature


provoquée de l'erreur, le - Nulhte relative du contra! l'initiative de la l'erreirest excusable
(appréóation in concreto) (é) de faít ou de droit dol est plus largement accueilli que l'erreur
victime don! l'action est presente dans les 5

Prescription de l'action dans les cinq ans de la découverte du vice. spontanée (l'appréciation se
faisant in concreto). ans compter du jour ou la violence a cessé,

D-I ssibles si la victime a été induite en erreur par l'autre partie. Sanctions; - nulltté du et. en cas
de, do! principal, La nullité peut n'étre ~ue partielle.

4. rr r indifférentes: elles n'ont pas d'incidence sur le contra! ::-oJ:sí'clol , inciden! • (par lequel
le contra! est - D.I. a la charge de I auteur de la violence si

- erreurs mexcusa es : erreur sur une qualité non substantielle juste condu a des conditions
moins avantageuses) la nullité du contra! ne constítue pas une

- erreur sur le motil; sur la valorisation de l'obiet du contra!. • éventuellement, sanctions


énales escro uerie réparation suffisante du dommage,

principe de consensualisme est indirectement consacré par l'artíde 1108 qui ne menbonne pas la
orme parmi les , con itions essentiehes pour la vafilNé d'une convention ,. Sí le consensualisme
présente les avantages de la rapidité, de la souplesse el d'un coüt limtté proprcs favoriscr le
commerce, de méme qu'il réduit le risque de désistemenl d'une partie au motil d'une irrégulari!é de
forme, il présénte l'inconvénient de favoriser les engagements pris la légére et rend difficile la
preuve de

l'accord. uoi ue le consensualisme deméure le · e· e, en rati ue, notre droít est mar ué l"im
rtance croissante du formafisme ui se manifeste a lus d'un tñre.. ·
FORMAL ISME DU CONTRAT

FORMAL ISME ET MENT IONS OBLIGATOIRES

ETE NDUE DU FORMAL ISME SELON LANATURE DU CONTRAT

A- Central solennel: une forme doil étre obligatoirement accomplie pour la validité méme de l'acte. ·
Pour un grand nombre d'actes sous seing privé ou authentiques1 le

1- 11 eut s'a ,r d'un acte sous sein rivé: !out écrit établi et signé par les parties, que! que soit
lé9.islateur requiert que soient ajoutées certaines mentions destinees

son support manuscnt ou acty ogra Ie, acle type ou non) et son mode de rédaction.
eclairer le consentement des contractants et leur !aire prendre

2- 11 peut s'aqir d'un acte auttientique: requis JlOUT les acles les plus lourds de conséquences
ou conscience de la gravité de leur engagement:

dangereux pour l'olil,ge: (a} actes relevan! du drott de la famílle (contra! de mariage, donations..) et (b)
,:;,- reproduction de textes légaux (contra! avec consommateur)

acles portan! sur des immeubles (vente, hypotheque.. ). lntérets: (a) force probante supéneure pour ce
,:;,- contra! unílatéral (gage): mention de la somme ou quantité en toutes qui a eté personnellement
constaté par le notaire (b/ les conse1ls du notaIre édairent le consentement
lettresetenchilfresécriteparlapartieengagéeelle-illeme (artde 1326) _ des_parties (<;) conservation de
l'acte par le notaire (d formule exécuto1re dont est r~tue la• grosse ,. ""' certaines mentions doivenl
etre inscrrtes en caracteres apparents B- Contra! reel: outre l'accord de volontés, la formation du
contra! est parfaite seulement par la (clause attributive de juridiction - article 48 NCPC)

remIse de la chose objet du contra! (contra! de dépot ou de gage). Tan! <¡ue la chose n'est pas ,:;,-
foumiture d'éléments d'information (pour la vente de fonds de remise, il n' a u'une romesse de
contra! réel dont le non-res ect est sanct1onnée ar des DI. commerce: communication du
résultat des trois demieres exercices .

FORMAL ITES PROBATOIRES

Un éoilest nécessaire

PIUNCJPE DE IA PREUVE ECRITE PRECONSITI'UEE Article 1341: la preuve des actes juridiques n'est pas
libre. Pour tout acte ort n r un o ·et d'une valeur su érieure

a 800 il faut une reuve écrite de I engagement._ est

une reg e e preuve et non e validité. C'acte conclu

oralement est done valable mais ne peut etre prouvé.

,:;,- A défaut d'écrit, l'existence de l'acte ne peut etre prouvée. les témoignáges, présomptions
ou indices ne

pourront étre admis pour se substituer a l'écrit manquant.


""' Si un écrit est produit, il ne peut íltre prouvé cutre et

centre cet écrit par un mode de preuve autre qu'un écrit. Ainsi un témoignage ou une presomption
seront irrece• vables pour démon!rer que les stipulations de l'écrit qui fait l'ob·et de la contestation sont
fausses ou incom !eles.

mise en cause.

e prcwéspar lllut moyen

libre

era ement interprété)

te (la partie adverse)

- et qui rend vraisembfable le fait al/éQué, selon l'ap9.réóation souveraine u juge. Cet élément de
prewe n est

pasen soi suffisant et dcit etre complété par d'autres eléments tels que témoignages ou in<ftees
extérieurs l'acte

6- L'impossibilité de ra~oorter la preuve écrite: elle dispense de fournir un écr,t dans les 2 cas suivants

a) lm oss161l1te mateneré: • d a eu un acte etabli conformément aux clispositions de l'artide


1341 ; mais

• un ~ d'un tiers (pas un fa~ personnel) ont rendu imposs1ble sa


production.

b) J : la rédaction d'un acte n'a pas eté


- • décemment, - possible du fait de re ion, d'un líen de subordinat1on,
ou en raison des usages. ·

AUTRE FORMAL ITES

FORMAUTES ATITRE D'OPPOSABILITE FORMALITES ADMTNISTRATIVES ET FISCALES Des


formalités de publicité peuvent etre nécessaires. A Certains actes doivent étre transmis
l'administration défaut, le contra!, valable mter partes, est inopposable pour ( 1) information; (2)
autorisation (ex: permis de aux tiers ex: ublicité fonciere r vente d'immeubles .
construlre ; 3 l'en istrement et le iement de droits.

FORMAIJTES HABILITANTES

Fonnalités sans lesquelles un incapable ne peut f 1

condure l'acte· seul sans étre représenté ou 2

décider seul de la ertinence meme de l'acte.


NOTION ET PORTEE DE L'INCAPACITE JURIDIQUE

INCAPACITE GENERALE ET INCAPACITE SPECIALE INCAP ACITE :PE JOUISSANCE ET INCAPACITE


D'EXERCICE

1- locafeªdté générale:_ frappe .tous les actes, Ainsi, aux termes de l'article 1- lncaQgcíté de
jouissance [exejnple: incapacités, des artides 90~. 907, 908 C. dv....) . •

1124, Cmmeur non emancipe et le ma¡eur en tutelle ne pewent condure Incapacite tou¡ours.
spec1ale pnvant du droit d accomphr certams actes ( comme celu1 de

seuls queJque acte que ce soit (exceptions: les actes de la vie courante contracter¡, et done de jouir,
d'étre titulaire de certains droits, qu'on soit ou non représenté. pour le mineur et les actes autorisés par
le juge pour le majeur en tutelle). 2- Inca acité d'exerdce: incapacité gériéraJe (exemple classique: le
mineur non émancipél ou

2- lncapaáté spéciale: elle ne concerne que aes droits et actes spécifiques speoaie ne re usant pas le
nombre de droits dont la personne est titulaire mais l'empechan_t

que certanes personnes ne peuvent exer_cer ou condure, ces personnes de les exercer elle-rnérne
sans étre représenté -(JJar _ses parents pc:>ur Je mineur non émandpé

demeurant ar a1Heurs ca ables d'accom hr d'autres actes. arexem r le


curateur our lema eur en curatelle •

. SANCTION DE L'INCAPACITE URIDIQUE

NUfrh}TE: nullité relative si la regle violée ne visait ~u•a JJroté_ger l'inca ....,,....-=,,.....~,-,= les
parties doivent se restituer ce qu'elles ont pu recevor l'une tection un intéret articuli~r . la nullité est
absolue si I intéret enéral est e n'est tenu de restituer ce i a tourné a
son rofit art 1312 .

. . _ . , INSAN~TE D'ESPRI1'. (~ele, 489) .


. ... _

LA CAUSE (articles 1108 & 1131 a 1133)

a cause est a rarson e en a ement e c a ue artíe, e our uoi

lu!mcoinlsentement.

-n istin ue a cause u contra! e a cause e o I atíon.

ause e o I a I n cause e ciente ou ectwe : rarson e en~agement u contractant, 1


ennque pour c aque contra! e a meme sorte, e par son caractere a tralt ans une vente, par exern
e, a cause e o 1gati0!1 du vendeur es! 1 obligation de l'acheteur (le prixl et celle de l'acheteur est
l'obligation du vendeur (le transfert de propriété). Cause du contra! cause ite finale, lointaine ou
sub'ective ; les mobiles ce cha ue rtie- ur condure l'acte exem le: i'arnéte ce cháteau our im
ressionner mes amis .
CAUSE DE L'OBLIGATION : EXISTENCE DE LA CAUSE (ARTICLE 1131) -

La cause de l'obli ation, ui est identi ue ur cha ue cat · orie de contra!, est l'instrument utilisé
our vérifier la raison ob'ective de l'en ernent de cha ue contractant

LA CAUSE OIFFERE SUIVANT LA NATURE DU CONTRAT ABSENCE DE CAUSE· FAUS,5E CAUSE


PREUVE DE LA CAU SE

1- Contrats a titre onéreux . . . _


1- Obligalion sans cause: . l'existe~ce de la cause est a) Contrat
synaliaqmat1que - conlreprestation: l'o~hgat1~m de chaque part1~ lr(?We ~) Not1on: dans les
contrat~_.SYl)allagmat1ques, présumee méme si la cause n'est sa cause dans celle de l'autre en
rasen de l'mterdependance des obl1gallons I ábsence de cause est I mexistence de la pas
exprimée íartíde 1132). 11 reciproques (vente: je ne donne mon bien que pour recevoir le prix et vice
versa). contrepreslation ou son caractére vil ou dérisoire appartient a cefui qui se prévaut Ct.
aléatoire: est nul pour défaut de cause SI l'aíéa n'est pas réel (l'assurance n'est b) Défaut
d'éªuivalence; n'est pas une absence de son absence pour faire

'causée" que si 1~ risque couvert_exi5!e vrail!l<';ílt (ex: pertedes marcnano:~ assurée!IJ, de cause le
de aut d'equlvalen~e économique de annuler !'acte de prower son

b) Contrat unílateral: pas d'obh9at10ns reciproques, seule une partíe etant obhgee. prestallons
contractuelles. Mais les tnbunaux se inexistence (par tout moyen).

la cause se trouve dans un évenement antérieur ou extérieur. Ainsi dans le contra! fondent parfois
sur la cause pour "rééquilibrer le SANCTION: nullité absolue du

réel de pret; la cause de l'obligation de l'emprunteur, qui esl tenu de restituer la contrat" {honoraires
excessifs de mandataires). contra! sans cause. Exgption: acte chose prétée, réside dans la remise de
la chose prétée, 2- Fausse cause: croyance erronée du con- abstrait obligeant
son s1gnataire

2- Contrats litre :l«atuit: le contractant s'oblige sciemment sans contrepartie. la tractant en


l'ex1stence de la cause (ex: assu- sans 9u'une cause soit exigée pour

cause de son obliga 10n est l'intention libérale. · ·


rance couvrant de la marchandise déja perdue). sa vahdité effet de comrñerce .

CAUSE DU CONTRAT: LICEITE DE LA CAUSE (ARTICLES 6, 1108, 1131, 1133)

Le Code civil tente de canaliser l'expression de la liberté contractuelle par l'exigence du respect de
l'ordre public et des bonnes mceurs. La jurisprudence recente (Oirongpos t•

Com. 22/10/1996 renowelle la notion de cause ar une sub"ectivisation de la cause ui ermet au \1 e


de controler • l'utilité et l'é wlibre de /'o 'ration contractvelle, Temí .

CRITERE DE LA CAUSE ILLICITE - MOTIF DETERMINANT PREUVE OE L'ILLE CEITE


SANCTIONS

Un des outils du controle de la licéité et de la moralté du contra! es! sa cause qui difiere en - la cause
es! présumée licite. 11 appartient Nullité absolue du contra!
/onction, non pas de cha9ue type de contra!, mais selon les mobiles subjectifs du cocontractanl á celui
gui se prévaut de l'illicéité ou de dont la cause es! illicile ou

· concemé, auxquels elles apparente. La cause permet ainsi de rechercher_au-dela de l'objet du


l'immoral1té de la cause de la prouver, ce immorale. La partie qui n'a

contra! qui, en soi, peut étre licite tandis que la cause, elle, ne le sera pas (ex: l'achat d'un qu'il peut
fa~e par tout moyen. pas encore executé sa P.res• immeuble par une société est licite mais
sa cause es! illicite si l'immeuble a été acheté pour a- la licéité de la cause s'apprécie au tation
pourra refuser de le sa mise a ilisposilion sans contreoanie. en faveur d'un administrateur qe la société
(abus de moment de la conclusion du contra! el non !aire. Celle qui l'a exécuté bien social)). Pour
éviter une recherche trop poussée des motivations, nuisible á la sécurité a la date ou le juge statue
(cette datation pourra étre remboursée sur juridique, seule la cause impulsive et déterminante,
autrement dit lá-motivation prerniére du est importante aü regard de l'état des le fondement
de la réoétition ou des contractants es! prise en compte. Mais il n'est plus requis que ce mobile
déterminant bonnes moeurs et de l'órdre public qui aura de l'indu sauf si la cause est ait été
convenu ni méme connu de l'autre artie 1" Civ. - 7 oct. 1998 .
évoluer entre ces deux moments . immoraJe , nemoal/ditur, .

C. dv. Protéiforme et évolutive au travers des ages, la notion d'ordre pubhc es! controversée. Elle
trouve sa source dans la loi qui énonce parfois expressément que la regle est d'ordre public. l'ordre
public peut aussl étre , révélé • par la ¡urisprudence soit quand elle considere qu'un texte est imperalif
rnéme s'il ne le ait pas, soit quand

• · le contra! va a l'encontre d'un rinci e fondamental de nolre s · · · ue,


méme en l'absence de toute dis osition 1· ale en ce sens.

BLIC POLITIOUE (L'ORDRE PUBLIC CLASSIO RE PUBLIC ECONOMJOUE

11 vise la protection des institutions politiques et sociales : l'Etat, la famille, la morare. 1- l'ordre
public de direction: se veut instrument correct~ de l'activité economique. a) · tituti
nnelles et administratives: ex: nullité des conventions portan! sur D'abord d11nsp1rat1on dm~1ste
(controle des changes, contróle des prix jusqu'en l'a te un e ecteur, un passe ro1t de la
part d'un fonctionnaire... 1986), il vise aujourd'huia défendre la liberté du commerce au
travers du droit de

b) les: nullité de l'engagemenl d'une victime ne pas p.orter plainte; nullité la concurrence
tinterdiction des prix imposes, du refus de vente, des ententes, - du assurance couvraril le
paiement de sanctions pénales. des abus de pos1tion dominante) . ..,. Sanction: nullité
absolue du contra!.

c) civíle: les parties ne peuvent renoncer á saisir la justice en cas de litige 2- l' r r ublic de
rotection : consc1ent de l'existence de déséquilibres de
n1 mod1tier la compétence d'attribullon (lim. : validité des clauses compromissoires). ·
puissance entre es acteurs e la vie économique, l'Etat intervient pour tenter

d) Famille: nullite des conventions moaiñant leurs regles personnelles mais vafidité d'améliorer la
situation des parties faibles (consommateurs

non-spécialistes,

descoñventions régissant leurs rapports pécuniaires. ·


salariés) en annulant des clauses jugées abusives ou en rég1ementant certains e) L" ·
ullité des engagements statuts comme celui du salarié qui ne peut etre licencié u'a certaines
conditions.

' · · · · ·
' · · · cate car

de chaque pa ie au contra! (ainsi l'objet de l'ob igation du bailleur est la mise en p_ossession du bien,
l'objet de l'obligation du preneur est le paiement du loyer). L'objet du conlrat se confond avec I ob·et de
robli ation rinci ale, celle du bailleur, ce ui ermet ainsi de ualifier le contra!.
.

L'OBJET DU CONTRAT. L'OPERATION URIDIQUE

l.Efilrn

les conventions ne peuvent déroger aux lois d'ordre public (art 6): ce

sont des lois d1tes 1mperat1ves en vertu d'une d1spos1t1on expresse

(, les dispositions dv présent artic/e sont d'ordre pvbfic•}, de

feur nature meme (lois penales) ou de l'interprétation qu'en fait la jurisprudence. la notion d'ordre
public est protéifom,e (elle es! économique, politique, sociale, morale - v. S1Jpra).

Fraude: fa licéité permet aussi de sanctionner des o~érations aux prestations individuellement licites,
mais qui son! delibérément et artificiene·ment combinées our contourner l'a íication de la loi.

);O~EC~NO:liflOUE DM CONTRA T: lA LESI ON (article 1118): préjudice pécuniaire resuTaiíl'üñ~re


excessT entre les prestations réciproques lors de la formation du contra!. Probleme: comment concilier
la recherche d'une certaine équ1té avec l'impératif de stabilité du contrat et l'autonomie de la volonté?
le Code civil avait une approche limitative de la lésion confinée au vice du consentement affectant (a)
certaines personnes seulement (incapables, mineurs), et (b) certains contrats (vente d'immeuble;
partage). Oe nombreuses évolutions légales et jurisprudentielles ont enrichi la matiére (préts
usuraires, ·caution ... ). la 'uris rud a ad · té une conce tion ob'ective de la lésion sanctionnant
un déséquilibre des prestat1ons, m n amment e tout vice u consentement. a lesion est en
rincipe exclue du contra! aléato1re. anct1ons: a resc1s1on u contrat nullité relative ou b
survie du contra! mais , réé uilibre • ar a revision du rix .

L'OBJET DE L'OBLIGATION CHÓSE, LA PRESTATION PROMISE) EXISTENCE (artlcles 1108 et 1130)


• DETERMINATION (art 1129) lachosedoit
étredétenninéeoudéterminable. L'objet doit exister au moment de la formation du contrat qui sinon n'a
pu se former. 1. Nature: la nature des prestations (obligation de faire/pas /aire, de donner... ) doit

Cela conceme les corps certains et non les choses de genre, rernplacables. étre determin~e par
le contrat Q!! déterminable sur cette base. .

1. Exce tions l'exl ence de l'existence de I' · t 2. Espéce: l'espéce des


choses objet de l'obligation doit étre déterminée par le

.• ontrat a éatoire contrat assurance : e risque de perte de l'objet étant de contrat qui doit
done prédser s'il s'agit de choses efe genre, de corps certains ou non ...

l'essence méme de ce type de contrat, l'inexistence de l'objet n'est pas sanctionnée

. - l'art.1130 al. 1" pennet les contrats sur chose future (récolte) et droits a venir

3. Quotité la quantité de choses objet de l'obhgation doit étre déterminée ou déterrmna le ;


(cett~ q~antité peut etre i!ldéterminée o~ future ~i !léterminab)e). ·.,;.

(süreté sur bien futur). Um: interdiction du pacte sur succession future ( 1130 al. 2). 4. Pnx: sa
détermination comme condtion de validité s'appréde en fonct1on dela

2. Sanction de l'absencea'obiet dans un contra! commutatif (vente) nature du contra!


(il est déterminant pour la vente [art 1583 & 1591 ), les contrats- ·

a perte totale de l'ob¡et: nulhte du contra! de trava,l et de crécfit).


L'art. 1129 n'est pas applicable a la déterrnination du prix si le ·

b perte partielle: article 1601 alinéa 2: option de l'acheteur d'abandonner la vente erix n'est pas la
prestation caractéristique (Ass. Plen.1" déc 1995). Le prix ne peut c erte d'un obiet armi d'autres:
inexistence de l'obiet ue s'il est inclivislble. · etre vil sauf si le contrat est
aléatoire, de bienfaisance ou la chose sans valeur.

POSSIBILITE: le contrat est nul s'il est_impossible d'accomplir la prestation. LICEITE / ORDRE PUBLIC
(artide 1128). Certaines choses ne peuvent !aire

1. Poss1b1lrté matérieíle: il dort étre poss1ble de donner ou de !aire la chose promise. l'objet
d'une convention car l'ordre P,Ublic les place hors de la sphere du , commerce •: Seule une
1mposs161l1té absolue rend le contra! nul pour défaut d'obiet et non une - la personne humaine et
ses attnbots (corps humain et état de la personne) impossib1lité relative propre au contractant
incapable de réahser la prestaban. - biens de l'Etat et du domaine public

2. Pe ssibilité 'uridi ue: le cocontractant doit avoir sur la chose objet du contrat les dro1ts - restrictions
pour substances médicales ou aux vertus prophy!actiques ·
u1 sont 1es contre-ex; acte sur successlon Mure; vente de la chose d'autrui . - restrictions our
les choses d ereuses armes a feu ..•.

LES CLAUSES ABUSIVES (articles L. 132-1 et s. - C. conso.)

La loi du 1 O janvier 1978 a introduit une série de dispositions visant á interdire l'usage de , dauses
abusives • imposées par les professionnels dans les contrats avec des consommateurs. Ces dis itions
ui urent aux articles L 132-1 s. C consomination ont été com létées ar la loi du 1 .- fév. 1995 trans
sant une directive CEE du 5 avrif 1993.

OUIESrIEOONSOMMA1EUR PROIEGE ? NOTIONETAPPREOATIONDEL'ABUS OUIAPP RECIE LE


CARACIEREABUSIF?

Le contra! doit étre condu entre un professionnel et un • son! abusM:S lesdauses q11i ont pour
obfat ou pour 1-Pouvoir f I entaire L132-1 al 2: la loi du 10/1/1978 non-professionnel ou conso
mmateur (notion qui n'est pas e/kt de aee; au détrimeflt du noni}fofessxmnel ou du disposa~ que seu
e pouvor r~ ementaire était habilité a définie par la loi). La jurisprudence a évolué d'une
coosommateur, in désfqutlibre SKJnificatif entre les dmíts réglementer ces clauses par decret pris en
Conseil d'Etat approche extensive.(!e consommateur pouvant étre un et obl: CJ!ions des 1f. au
contrat • (L 132-1). aprés avis de la commission des clauses abusives. Seuls

professionnel qui contracte pour les besoins de son activité on 1 -1 . 5 le caractere


abusif s'a 'e: deux décrets arant été pris (24/3/1978 et 27/3/1997), !es mais hors de sa
spécialitéJ vers une définition restrictiv e, - au moment e a cooc usion u contra!
juges se son arrogés le pouvoir de déclarer abusives conforme á la directive de 1993 qui
définit le - au regard de toutes les drc. de sa conclusion ; certaines clauses meme en
l'absence de décret a cet effet

consomm ateur comme, toute personne physique quiagtl - au regard de toutes les autres clauses du
contra!; (ce qui est implicitement reconnu par la loi du 1/2/1995).

a des ñns qui n'entrentpas dans le cadre ife son activtté - et au re9ard des clauses contenues dans un
autre 2- Jurisprudence

professionnel/e, (étant precisé que le consommateur contratjunaiquement lié. ,;r Pas ile notion de
bonneloi - Le ¡u9e est tenu de considérer comme abusive la clause

peut etre une personne moral e selon la ¡·urisprudence). L'a~ipréoation du caractere abusif des da!
§§ ne porte : décretee comme telle par le pouvoir réglementai_re.

a- Ne sont done plus protégés es professionnels • m sur la del1muon de l'ob¡et pnnc1pal


ducontrat - Outre la Iste indicative des clauses abusives, qui est

contractant hors de leur spédalité, méme quand ils le • ni sur l'adéquation du prix ou de la
rémunération annexée la loi du 1" février 1995, le juge peut utiliser

font -pour les besoins de leur profession. Les associa- au bien vendu ou au service offert (L.132-1
al. 7). les recommandations de la Commission des dauses tions agréées de consommateurs
peuvent demander en SANCTI0NS: ces dauses sont réputées non écrites. abusives a laquelle il
est possible de demander un avis.
justice la suppression de ces dauses des convrotions-type Le contrat contenan.t la clause reste par
ailleurs vala-· - La Cour de cassation controle la qualification de clause r ées les rofess ionnels
aux consomma teurs. · ble s'íl eut subsister sans la ou les clauses abusives abusive retenue ar
les ·u es du fond.

n contrat n est va ement arme que s1 certaines con mons consentement, cause, o ¡et... sont
remp res, e aut, e contrat n est meme 'pas arme, ma re une possible apparence contraire. Le
contra! est nul. La nullité sancbonne done un défaut qui empéche la création méme du contra!. Elle se
distingue d'autres sanctions-:

- résiliation/résolution: le contra! a été valablement formé mais au stade de son exécution, il est soit
anéanti rétroactivement (résolution) par un événement imputable l'une des parties (inexécution du
contra!) ou détruit seulement pour !'avenir (résiliation) si le contrata déjá produit des effets irrévers
ibles (contrat á exécution successive)

- caducité: un événement indépendant de la volonté des parties et postérieur a la bonne formation du


contra! anéantit le contrat pour I avenir, sans effet rétroactif

- inopposabilité: contra! existan! entre les parties mais non reconnu comme tela l'~ard de certaines
personnes aux9ueffes il est inopposa ble (en cas de défaut de publicité par ex.)

• resosion: le terme est s non me de nullité dans le contexte s écifi ue de la lesion. 11 faut noter
ue la nu!lite est rononcée r le ·u e uni uement.

CONDITIONS D'OUVERTURE DE L'ACTION EN NULLITE

On distin ue deux es de nullité don! les conditions d'ouverture sont fonction de l'ob'ectif oursuivi
ar la re le violée sous-'acente. Leurs effets sont identi ues.

NULLITE RELATIVE [articles 1304 et s.) NULLITE ABSOLUE-Protection


d'un intéret général

1. frtulaires du droit d'aqir: la nullité relative sanctionnant la violation d'une re~le protégeant 1.
Titulaires du droit d'agir: tou1es les personnes intéressées, a savoir:

un 1nteret particuher ne profite qu'a l'intéressé, son représentant légal et ses heri1iers. - Les
cocontractants

2. Motifs: - incapacité d exercice (action en nullité par l'incapable) - Un tiers ayant


un intéret étroitement lié a la nullité invoquée .

- delaüil vice du consentement: par la partie dont le consentement est vicié - Le


ministere P.Ublic pour la défense de l'ordre pubfic (article 423 NCPC)

3. Renonciation au drort d'a ir en nullité relative et confirmation art. 13 : le cocontractanl 2. Motifs:


- défaut d'objet ou de cause

qui est m orme u Vice a ectant acte et u, a 1n nt1on e re r r ce Vice peut choisir de -
ilhce1te ou immorali1é ae l'objet ou de la cause - fraude
ne pas exercer action en nu ite et amsi e con irmer acte retroactivement. Cette confirma- -
incapacité de jouissance du droit de contracter d'une partie

tion peu1 etre tacite (exérution volontaire de l'acte) ou expresse (si formalisée par écritj. - non
respect áe regles de forme conditionnant la valid~é du contra!.

4. Prescription de l'action en nullité relative: 5 ans en príncipe (d. art 1304 pour la determi- 3. La
renonciati n au droit d'a ir en nunité absolue est im ossible

nailon du debut de ce déla1). 11 existe plusieurs exceptions a ce délai de 5 ans, ainsi pour La
con 1rmation un acte rappe e nu 1te a so ue est inter 1te. es parties

l'action en rescision pour lésion dansJa vente d'immeuble (art 1676), le délai est de 2 ans. peuvent
seulement refaire un nouvel acte qui n'emporte pas d'effet rétroactif. Au terme du délai, l'intéressé est
présumé avoir renoncé a son droit á'agir, qui ainsi s'éteint. 4. Prescri tion tre · de l'action en
n lue

5. Swvivance de l'exception de nullité aprés l'extinction du droit d'agir: meme apres 5. exce
t1 ri tion de l'action l'extmct1on du dro1t. d'ag1r en nülhte par vo1e
d'act1on, 1! demeure tou¡ours possible dans un Méme s1 act1on en nu 1te est pr
ur conserve tou¡ours le autre rocés de soulever comme mo en de défense la nullité relative du
contra!. droit d'invo uer la nullité r voie d'exce tion, a litre de mo en de défense.

EFFETS DE LA NULLITE

ETENDUE DE LA NULLITE RETROACTIVITE DE LA NULLITE

1- débat nullité artielle - nullité inté rale: 1- Le contra!


prononcé n~I est anéanti rétroactivement - r~itution:

- La nu 1te est integra e s1 e e a ecte a e dans sa totalité; n'ayant pu. se


former valablement, le contra! est cense n'avoir pas existé; les

- la nullité est part1elle si elle ne concerne qu'une des stipulations de l'acte et qu'elle ne parties
doivent se restítuer ce qu'elles ont pu recevoir l'une de l'autre.

vicie pas intégralement le contrat; lequel survit done valablement sans la clause nulle. 2. Exce tions
au rind de rétroactivité de la n · · "tution:

Pb: quand la nullité d'une seule stipulation est-elle de nature á vicier l'acte totalement? a) ontrats a
execution successl\le - ex: a1 t revenir exactement

recode civil ne contient pas de regime général traítant de l'étendue de la nullité mais au statu qvo
ante comme SI le contrat n'avait jamais existé ; .le preneur ayant seulement des dispositions
antinom1ques suivant que l'acte est a titre gratuit (fa clause utmsé les lieux loués. La nullité ne eut
alors · uer ue our l'avenir.

viciée est seule supprimée selon l'art1cle 900) ou á titre onéreux (la condition nulle rend b) Le
contractan its arti e 549 et
nulle la convention qui en dépend aux termes de l'article 1172}. .
n est tenu e re eteur un immeu-

2- Solutions uant a la détermination de l'étendue de la nullité: ble doit le restituer


mais eut conserver les lo ers obtenus our sa location .

a) ec ere e e 1ntent1on es art1es cause ou con 1t1on 1mpulsive et déterminante):


c):L:.,':'..,n?.:':':!'-"':':':-:~c"::"=~~"'="!."':i~~'w':""=':-"-'"'!l,-""'~'l-"''l:,-2'4'-'=.!

- la nu 1te a ectant une seu e stipulation s'étend á I acte tout entier (nuflité d)

intégrale). si la stipulation était une cause ou une conditioil impuls1ve et ,.r"é',v;;ªe,;;.:-=-.-


====

déterminante du consentement des parties. Si la clause nulle n'était qu'accessoire rest1t


ra.

dans l'esprit des parties l'acte perdure sans elle tnullité partielle). e) Les droits des
ti~rs sont également anéantis sauf dans les cas suivants:

b) Recherche de la finaf~é de la nullité: l'intention du lég1slateur déterrnine 9.arfois la portée de - en


matiere mob1here, le possesseur de bonne foi bénéficie de l'article 2279

la nullité sans ~ard pour la volante des parties méme si la stipulation vioée est déterminante - en
matiere immobiliere: prescription acguisitive (usucapioo) de 10 ou 20 ans (ex: la contre-let1re
prévoyant le paiement d'un dessous-de-table a la vente d'un immeu- si"le tiers a un juste litre et est de
bonne fo1 (art 2265). Sinon 30 ans (art 2262). ble fraude fiscal e est r' utée non écrite mais la vente est
valable - article 1840 CGI . - la théorie de r letiers de bornefoi victime d'une erreur
conm.re.

RES PONSAB ILIT'E DU COCONTRACTANT FAUTIF: le contractant auteur d'une faute dans a conc us1on
du contra! (il esta !'origine du vice, a conclu le contra! en connaissance de ce vice ou aurait dü le
connaitre) e a esa res onsabilité délictue~e et doit ré arer le ré'udice causé a son cocontractant en
rinci e: Ol .

EFFETS DU CONTRAT ENTRE LES PARTIES

FORCE OB1..IGATOIRE DU CONTRAT ARTICLE 1134)

OBUGATIONDE RFS PECTE RIALOI OBLIGATION D'EXEClITER LE CONTRAT DE BONNE FOI

La loi des parties doit respecter la Loi: , [seules] les Artide 1134 alinéa 3, [Les conventions]
doíventetreexéaltéesdebonne foi i .

conveaioos léqa!ement formées.:. • (artíde 1134 al 1"). 1- les obliqations doivent !ltre exécutées: leur
non exécutíon es! judiciairement sanctionnable fa demande du

1- Lois supolétives: ce son! les lois qui son! applicables créanc1er de l'obl,satJon par l'execut1on
fórcée en nature ou a défaut, une condamnation pécuniaire. ·
au contra! dans le silence des parties. Les cocontractants 2· L'exécution do1t etre de bonne foi: "'"
obliqation de lo~auté: chaque partíe doit s'executer avec hoonéteté

sont réputés les avoir adoptées, sans léser les íntéréts de l'autre (exemple: une
clause resó utoire, quóique valable en sol, ne peut étre mise en

2· lois imgératives: elles imposent certaines clauses (de ceuvre avec l'intention de nuire). a-
obligalion de coopération: les contractants peuvent étre tenus de

¡ garaQtIe, d 1nfor~ation) et en _annulent d'autres (cl~~ses ~oopérer pour que c~acun puisse
exécut~r normalement ses . o~ligatio~s. Ainsi ,celui qui détient des.

1 abusives]. le leg1slateur es! amst mtervenu pour regir la mformat1ons de naturea mfluer
sur la prestatíon de son contractaht.doit les lu1 commumquer. ·. .

t durée et le montant des prestations de certains contrats 3· l'exception d'inexécution peut étre
invoquée par un cocontractant our sus endre l'exécution ses

de travail, baux.. ui ne sont lus com létement libres. obli anons sI l'autre parte ri'a pas exécuté son
propre en agement (v. in sous • nexecuuon , .

IRREVOCABILITE DU CONTRAT ARTICLE 1134

!. LA REVISION DU CONTRAT ET LE PROBLEME DE L'IMPREVISION ·PROHIBITION DE LA


REVOCATION UNILATERAi.E DU CONTRAT

j t- Probléme: faut-il permettre la révísion du contrat·au molif que son économie en est 1· Príncipe:
les parties son! tenus par leur contra! et ne peuvent y mettre fin que

bouleversee par la survenance d'un événement postérieur a sa conclusion ( contra par un nouvel
accord de volon!é. En cas de désaccord, la résolution est en lésion s'appreciant lors de la
condusion du contra!) et que l'équilibre financier ou prindpe judiciaire. Contra! a exécution
instantanée: la révocatíon produit les effets économique des prestations réciproques des parties est
substantiellement affecté. . d'une condilion résolutoire: les partes se resntuent ce qu'elles
se son! données,

2· Sol ion de rind : la révision pour imprévisiOll n'est p_as permise par I¡¡, Cour de GIS- le contra!
est rétroactivement anéanti. Contra! a exécution successive: pas d'effet

salion ov, mars 76 • , Canal de Craponne•). La stabilité du contra! est privilégiée. rétroactif, les
prestaíions déja effectuées ne son! pas rermses en cause (ex: bail).

3. Correctifs: a) Exceptions l~ales: le législateur permet cette révision dans de 2· ce tions v.


infra:, ta résolution u contrat our in x' ution, : . .

nombreux cas, par mteret sooal et économique au moyen de lois d'exceptions e contrat
contient une ause resolutoire permettant la réso ution unilatérale,

la oi autorise spécifiquemenl la résollllion unila1érale poúr certains contrats

(guerre) ou pourdes situations particuliéres (par exemple: rentes via~r~s, baux ... ). b
D¡ Aména ements conventionnels: • Clause de rené~c1ation ou de liarrfsnip imposant mérne en
l'absence de dause résolutóire (contrats exécution successive durée aux parties e rediscuter s
termes de leur contrat ns certaines circonstances. indéterminée (ex: contrat de travail), contrats
marqués par l'intuitu personae ) ..

• Oauses d'indexati011 a·ustant le rix mécani uement suivant l'évolution d'un indice. e la ºuris
rudence a ermis la résolution unilatérale de contrats en cas d'ur enée.

LA SIMULATION ARTIC)'..E 1321

NOTION .EffJITS

Acte par lequel les parties corwlennent de travestir leur véritable A- Entre les arties a la
simúlation: rétablir la réalité de l'accord s'il est valable: • ~eutra,.té~ effet

accord (la contre lettre) qui doit demeurer occulte, sous l'apparence est onne a a contre-lettre SI e
e est va a e con ItIons e on es acles 1uri iqoes . i elle

simulée d'un autre accord apparent aux yeux des tiers, Ex : l'acte n'est pas valable, l'acte
apparent qui n'est pas I accord réel des parties est éga]ement nu. :•

apparent organise une vente alors que la contre lettre prévoit que le • Conditions de forme: seufes
doivent étre respectées celles de l'acte apparent.

, yen~~ur • ne recevra pas de _comp~sation : il s'agit d'une donation • Preuve de la contre-lettre:


a~on en dédaration de simula,tio!) soumise · a _la. ~rescriplion

deguisee (et frauduleuse). la simulatlon peut porter sur: trentenaíre du¡our de l'acte de
s1mulat1on. Regles de preuve ordoaíres des acles ¡undiques.

a- l'enstence méme de I accord (opération fictive, sans etfets réels) B- Option des iers (ayants
cause litre particulier, i:reanciers chirographair~ ·

""" la nature juridique du contrat (vente ñctive pour donation réelle) · les contre-Jettres n 'ontpoint
d'effet contre les tiers {article 1321 ), et leurs sont ínopposables

<.- l'objet du contrat (ex: dessous de table affectant le prix de vente) - les tiers ont néanmoins la
possibilité de choisir de_ sen tenir l'acte apparent ou de se prévaloir """ la personne du
cocontractant {préte--nom dissimulant.l'identité du de l'acte secret, selon leur intérét. En cas de
confllt entre un tiers qui invoque í'actesec et et un véritable cocontradant=- inte osition de ersonnes .
autre, l'acte ostensible, c'est l'acte ostensible qui prevaut. Regles de preuve des faits juridigues.

EFFETS DU CONTRATA L'EGARD DES TIERS

es cocontractants ne euvent creer es rorts e creances et o I ations u entre eux, sans ouvoIr en
a er es ners. ais certams contrats mtéressent s ners,

EFFET RELATIF DES CONTRATS ET NOTION DE TIERS

Article 1165: • les conventions n 'ont d'effet qu'entre les parties contradantes, eUes ne nuisentpoint aux
tiers,, Le contrat n'oblige qu'un cercle restreinl. ·
1. Relativite: seules les personnes qui en ont exprimé la volOllté deviennent parties

au contrat et SO!lt engagées comme débiteur et/ou créancier.

2. Opposabiuté: un confrat crée une situation juridique et factuelle qui s'impose aux tiers et don! les
parties peuvent se prévaloir leur egard (ex: création d'une société).

Réciproquement. les tiers peuvent invoquer cette situation a l'égard des parties.

3. tfotion de tiers: il se aéfinit négativement comme celui qui n'est pas lié par le

contra!. Une personne étrangere au contra! peut en devenir partie comme représenté,

ayant cause universel (successeur d'une partie défunte) ou cessi011naire du contra!. Elle perd ainsi la
qualité de tiers. Certains sont dans une situation intermédiaire :

a) créanciers chiroqraphaires: ils ont un droit de gage général sur le patrimoine du déb1teur dont les
contrats leur son! opposables mais ont une incidence sur leur créance d'ou l'existence des actions
obhque et paulienne (articles 1166 et 1667).

b) ayant cause a litre particulier: personne ne recevanl qu'un ou plusieurs biens ou dro1ts determmés de
leur auteur l'acheteur est l'a ant cause du vendeur .

eren son nom

ont pour limité:

n nom propre: le tion du contrat

ni d'un tiers: une ers n est pas tenu

par cette promesse (article 1 9), Si le tiers retuse de s'engager, le prometta.nt

sera s le de -intérets • tractant.

3. la urea l'art. 1119: un promeá'ant s'


onnera ou accomplira. quek¡ue chose au bénéfice du tiers, le bénélidaire (ex: assurance--,ie). le
bénéficiaire·<fevient créander direct du promettant p¡lf le seul accord stipulant-promettant Le stipulant
peut

révogu~r la stipul~tion 1usqu'a l'acceptation_du tiers, l~quelle sans ~tre nécessa1re a

~a creabOll d,\l drqrt d~ tIers le consolide en otant aµ st1pulant le drort de révoquer. · ·

PRINCIPE D'INTERPRETATION DIRECTIVES AUXILIAJRES (ar& 1157 a 1164). Elles précis~nt le


príncipe d'1nterprétation de l'art1156
LAertcidoede1f1o5u6rn: it, d0ens ddoiritecdtaivness ldeosn!C()laf1vpernintiocinpsaleredeiesrtr:J: J er •
Régle constructive de l'article 1157: , Lors,qu'une dause est susce.nfible de deux sens., on
do1rptiu•o·tt'~n•~ndrf'

quel/é a eté 7a commune intention des contractantes, dans celui avec /equel elle i}eut avoir
que/que effet, que dans le sen vec /eque! elle n 'en prrxiuirait /JGJ ,

sa a

n ..

plutótquedes'antterausens líttéra/destermes ,. · L'article 1158 va aussi dans le sens de la


commune intention des parties:, les termes susceptibles de deux

or le juge doit rechercher la volonté commune des sen~ doivent étre pns dans le sens qui
convie_nt le t?!us a la matiere du contra!•. .

parties lors de la formatíon du contrat mais peut utiliser • AJ:li~le 1161: : TOlltes _/es dauses des
convenfi9fJS s1nte,rprefe(lt les unes parles autres. en donnant a chaaJne (e sens

aes éléments antérieurs (négociation) ou postérieurs qui~esulte de lacre ef!ber,. Oi_aqu; dause dott
etre appréhe~ee dans le context~ global du contrat et de son objel

(commencement d'exécution) pour la déterminer. -Artide 1159: • Cequ,estambig!J s'interpre


teparcequ,estdl!Sage dans lepaysov/econtratestpassb.

or leur volo~t~ _réelle doit étre recherchée et !'esprit • Artide 1_1~2: , DifnS le doute,_ la cyn_ventip1
s)ilterpre~e cpntre ce!u_i qui,a stipu(é et en faveur de cefui qui a

du contra! refere á sa lettre a roche sub"ective . contrade lobhgat,on •· On favonse


aInsi le deb~eur defobligation et celUl QUI s est vu Imposer le texte du contrat.

INTERPRETATION "ENRICHI~SANT E" OU "FOR GE" DU CONTRAT?


¡ ans e sI enee es parties, et sous couvert InterpretatIon, a Junsp ence s est n ee sur es
ements exteneurs eur vo ante pour com eter e CO!ltra~ par app Icauon e . ¡ I'article 1135: 'les
con;entfons obligent non seulemen t ce qu, est e)f{)rimé, mais encare toutes les suites que l'équité,
l'usage ou la /oíc!onnen t /'ob,fgation sa nature ". ,

• La loi permet, dans le silence des parties de compléter les contrats nommés par l'application de ses
dispositions supplétives ªP.rés avoir au préalable qualifié le contra!. · ·j

- les usages serven! aussi a combler certaines !acunes du contra!, les·parties étant réputées avoir
incorporé les usages á leur contra!. . · · ·1

• l'éguité a été également un des outils privilégiés du juge pour enrichir le contra! et, découvrir, des
obligations non prévues par les parties lors de sa formation (obligation

de sécurité daos les contrats de trans orts en articuner: obli ations d'information et de conseil a la char
e des rofessionnels ar souci de ·ustice contraduelfe. · ·
or La Cour de cassation ne contróle pas l'interprétation des contrats par les juges du fond qui releve de
leur pouvoir souverain (Sections réunies, 2 février 1808). En

¡. l
l ·

revanche, e le vérifie la qualification donnée par le juge au contra!, qui permet

demier d'y appliquer es dispositions supplétives de la loi. ·


· .·

j """ le pouvoir souverain d'interprétation des juges du tond ne permet pas au juge de
dénaturer les termes clairs et précis du contra!, ce que controle la Cour de ··

¿_c.a.,s,.s,a.t"i'o'"n"d'"e''"u"i's"'u'"n'"'a'"rr"e'"t'd". 'u-
15•a"v':"'',.1.1,,.,8'"7"2"'"s"u'r•l"e""f"o;;n;;d•eªm;;e;;;n;t¡¡;d;;;e
1,'a._rt•icl"e"•1•1'3"4lil.•Miilaiaisliila•fr•o•;ltii¡é¡¡rleilieiiiillt•reiiíli'iin¡¡¡t¡e¡¡riiiíriéiiitiaiitiiioinii:eitiilaiiidi
e;·;n¡•atiiuiiriaitiioini·iini'ieisitiiiasi·ti•oiiuii·oiiuiirsiiiimiaiiiiiiiuiei'ieii.iii·-■·ii·i¡¡¡¡¡··\~j

11

L'!NHXHClJTlUN UU CONTRAT

L'iilexécútion du contra! peut se manfester de différentes facons : l'inexécution eut etre totale (par
exemple, dans un contra! de constructíon, le constructeur n'a ríen batí), l'i · •
ielle (exemple: le constructeur n'a pose que es on ations ou correspondre une exécution
défectueuse soit en qualité (exemple: non- respect , soit en terme de délais
(exemple: retard dans la livraíson). Le créanoer victime de cette ínexécuton dispose d'une optíon (art.
1184 al 2):

"" Le créancier insatísfait peut vouloir contraindre son cocontractant défaíllant a exécuter
correctement ses obrigations. Pour cela1 ce créander lésé peut demander en obliligations (d. Juñfiche,
Ob/igations (//!/- Le l?égime Général oes Obligations,). L'exécution forcée

s réserve de J'absence d'abus de dro1t oii de ma'!V?,is_e foí). Encare fa~t-il que !'exécyt(on _forcée
s0I_t u - le vendeur ne peut etre force a hvrer le tableau sI ce dernier a ete détruit), s:!!

erdite (art. 1142). Mais de nombreux moyens sont disponibles sans porter atteíntef pour se díspenser
de son interventíon personnelle si elle n'est pas indispensable

· trucnon de ce qui a été fait en violation d'un enga_gement de ne pas !aire).

-==~=="--=n":?-c=.-,=a=f:--':r:--:','c':t"i"oé-n=e.n.,=re"·=s~o.l,u,rti:ocznr~. Quelle que soít la voie survie


(exécution forcée ou tractant a d'obtenir r' aratíon. Par a~leurs, ur r' ondre
L'exception d'ínexécution est un instrument de justice privé qui n'est soernise a aucune condition de
forme particuliére (pas de mise en demeure ou d'action judidaire re uises . En revanche, certaines
conditions de fond ui ont trait a la nature du contrat et a la nature de l'inexécution entren! en
considération.

INEXECUTIO N BONNE FOI DU CREAN CIE R DES OBIJGATIONS RECIPROQUES INTE RDEPEND ANTES
UNE EXECUTI~N Toute inexécutíon Le cocontractant lésé ne peut suspen- L'exceptiori
d'inexécution ne peut étre exercée que si le cocontractant lésé peut SIMULTANE E ette quelle que soit
son dre_ l'exécution de ses P.ropres obli- se fonder sur une contre-prestation qui lui incombait
contractuellement. C'est exception n'est possible importance (com- qatíons que _9e .
marne:e propor- naturellement le cas dans un contra! s nalla mali ue. En revanche, l'exceptión
que si chaque partie plete ou partielle) flonnelle au pre¡ud1ce subl (exemple: d'inexécution n'a
pas de sens ans un contra! uni ateral comme la donation ou s'exécute en méme temps

ou son origine la juri_sprudence ne permet pas au seule une partie a des obligations, le
créanaer n'ayant aucune contre- que l'autre (ex: vente). Si , (faute contractuelle locataire de
suspendre le paIe!'lent prestation a accomplir sur laquelle il pourrait fonder l'exception
d'inexécution. le contra! prévoit qu'une !; 1

ou cause étran- de ses loyers sí le bailleur Mais l'exception d'inexécution peut


trouver application dans certains contrats partie ne s'exécute gere) peut tender n'entretient
pas le ~ien donné _en unilatéraux litre onéreux et se confond alors pratiquemenl avec le droit de
qu'aprés l'exécution de sa l'usage de l'e¡tcep- ]ocatiqn 5?-Uf_ sI ce defaut_ d'entreten rétention
(ex: le déoositaire qui n'a _pas été r~boursé par le q~nl de ses frais P,feslali~n par _l'autre,
[ tion d'inexécuíion, 1nterd1tla ¡ouIssance des l1eux). de conservation de la chose refuser
de restí!Uer la chose d ee art. 1948 • l'exception ne peut Jouer. 1

EFFETS

<r L'exception d'i~exécution suspend l'ex~cution de la prestation du cocontrac;tan\ q~i s'en pré~au_t.
Cet eff~t est oppo~bl~ aux tiers. _

CONDITIONS DE LA RESOLUTION DU CONTRAT

Les parties peuvent convenir de procéder a la résolutíon amiable de leur contra! sans inlervention
judidaire sauf en cas de fraude aux droits des tiers. Si les parties ne conviennent pas d'une résolution
amiable, l'art. 1184 C. av., texte fondateur de la résolution, consacre le príncipe d'un recours obligatoire
au iuge pour faire prononcer la

résolution (iustifiée par la gravité de la résolution). Par exception, i esl des cas oú la !oi permet
spécifi9uement la res1hation urn!aterale sans intervention du juge. En outre,
lesoariíes deneureot libres de révoir dans leur contra! un mode de résolution conventionnel en cas d
inexécution et d'en revoir la sanction clauses résolutoire et énale •

DOMAINE D'APPLICATION ET FONDEMENTS DE LA RESOLUTION

LES CONTRATS SYNALLA GMATIOUES LES CONTRATS UNILATERAUX


A TITRE ONEREUX L'artide 1184 C. civ. vise spécífiquement les contrats synallagmat19,ues (exemp!e: la
vente). Bien que l'article 1184 C. civ., fondement textuel classiq_ue de la résolulíon, On peut fonder la
résolution sur la disr,arition de la cause du fart de I mexéculíon de la centre- ne mentionne que les
contrats synallagmatiques, la ¡urisprudence en a restation et plus généralernenl sur I
interdépendance des obligations réciproques. , étendu · ·
· • x des lors u'ils son m •

e tions: la résolution de certains contrats synallagmatiques est interdite ; par exemple: une- ce
contrats ree s comme

• certams contrats aléatoires Qe contrat de renteviagere - artide 1978) remse


te de réciprocité qui jus e une

- le contra! de travail que la 101 entoure de conditions protectrices du salarié possible


résolution. 11 existe d'ailleurs aussi des textes spéafiques aux

- la cession d'office ministériel en raison de l'intervent1on de l'administration. cootrats


unilatéraux art. 956 our la donation, art. 2082 .

INEXECUTION

Toute inexécution, quelle gue soit son ampleur (l'inexécution peut étre totale comme partielle) et quel!
e qu'en soit la cause peut en ~ñndpe fonder la résolution. 11 n'est

done s nécessaire ue l'mexécutíon soit causée ar la faute du cocontractanl. Elle eut étre due a
une cause étran ére comme le fa1t d'un tiers ou la force maieure,

LA RESOLUTION EST EN PRINCIPE JUDICIAIRE

ROLE ET POUVOJRS DU JUGE

1- Le iu9e a un wuvoír d'a~préciation importan!:

LA RESOLUTlON NON TUOlCIAIRE DU CONT RAT

Outre la résiliation amiable du contra!, le contra! peut etre résolu· dans les cas suivants :_

r En cas

4mexecutIon totale,

e ¡uge prononce la résolution sauf s'il a accordé un

1· Le contrat contient une clause résolutoire expresse: elle provoque la résolutíon de plein

délai au cocontractant défaillant pour s'exécuter. En cas d7nexécution partielle, le juge doit apprécier si
la résolution est justifiée eu égard a la gravité de !a faute.
2- Sanction · idaires en cas d'inexérution: _

- Le Juge peut accor er un e ar au íteur rnéme en cas d'inexécution totale.

• Le juge peut refuser de prononcer la résolution et laisser le contra! en vigueur

tout en octroyant des dornmages et intérets au demandeur (inexécution partíellel.

- Le juge prononce une résolution partielfe ou lotale du contra! avec ou sans 01.

Les ju9es ont tendance s'attribuer un poUl'Oir de révision du contra! qui n'a pas

f été prevu par la loi sauf exceptions.11s déadent aiosl palfois de ne prononcer qu'une

résolution artielle ali eant les obli ations d'une artie réfaction du contra!

dro1t du contrat s1 le manquement qu'elle-sanctionne se produit. Le juge ne contróle pas la


proportionnalité entre la résolution et le manquement mais veille un usage de bonne foi de ces
clauses en s'assurant que le créander n'avait pas l'intention de nuIre au· débiteur. Ces clauses sont en
· · · · • baux).

2- La loi ermet exc s:

a) contrats tnfu1tu terminée. e) La loi accorde ég_a!CIJlent_


un droit de re entir pou~ c~rtains contrats (vente a domicitle).

- ra an1 pe
ou e di ence.

EFFETS DE LA RESOLUTION DU CONTRAT

<r Anéantissement rétroact~ du contra! quel que soit le mode de résolution. Le contrat est censé n'avoir
jamais été conclu et ne produit plus d'effets pour l'avenir.

.,,. Des restitutions peuvent elre nécessatres pour remettre les parties dans la situation anlérieure la
conclusion du contra!, comme dans le domaine des nullités.

" les contrats a exécution successive (ex.: bail) ne sont pas rernis en cause dans leurs effets passés. 11
s'agit d'une résiliation qui éteint le contra! seulement _?9ur !'avenir.

Par exception, la résolution est complete et rétroactive si elle concerne ~lusieurs contrats indivisibles
entre eux {contrats distincts mais liés entre eux sI bien que sí

l'un est résolu, cela entraine la résolution des autres ou un seul contra! a éxécution échelonnée si les
arties avaIent entendu !aire un marché indivisible.

THEORIE DES RISQUES (INEXECUTION ET FORCE MAJEURE)

. ,. - ~ . .. ·r;¡ra;r.1 • • .• • • :,_ . , , • , ... , . 1r.r.m . ,-,., - t~


r.1. • 11. • • .¡JlDJ n, · . • .. , • _. . •••.. ~lfl- • • • • .

engagée. La problémati~ue conceme J'autre cocontractant ui demeure capable d'exécuter sa


prestation. Doit-il s'exécuter ? Qui supporte !e risque de force majeure ? - Les re les ex ées ci-
dessous sont urem arfaitement convenir de solutions différentes dans leur
contra!.

PRIN CIPE: LE RISQUE PESE SUR L'EXCEPTION: LES CONTRATS TRAN


SLATIFS DE PROPRIETE

Ex.: si la chose donnée en location est détru Dans ces contrats, le


risque pese sur le propriétaire. Ex.: dans une vente, si la chose est

plein droit sans que le locataire ait payer ('l=..==.="'i"..,..,"+'-=i=';.=n" détruite apres 9ue l'acquéreur
est devenu propriétaire mais avant la livraison de la cause). Le débiteur de l'obli!!alíon de mise
chose vendue, 1 acquéreur supporte la charge de la perte et devra payer le prix de la oailíeurt
supporte done les nsques. Si l'impossibilité d'exécution est totale, le chose bien qu'elle ne luí ait
¡amais été livree. Exception : si le déb1teur a été mis en

contra! est de leín droit inté ralement résolu sans DI car il n' a as de faute . demeure de livrer.
les ris ues iés a la erte de la chose luí incombent article 1138 .

l LA RESPONSABILITE CONTRACTUELLE

i , . ,ga ron peut


etre engagee . nt ans execut,on et que voque
un ornmaqe. e creanoer a a

UNEFAUTECONTRACTUELLE

OBLIGATIONDE MOYENS (article 1137: notion de, bon pére de famille s] OBLIGATION DE RESULTAT
(artide 1147: notionde résultataatteindre)

1- Définition: obligation d'utiliser taus les rnoyens efficaces pour accornplir une 1- Définítíon:
obligation d'attendre un résultat précis qu'il s'agisse d'une prestatíon don! le resultat n'est pas
garantí: a) de par la volonté des parties obligation de faire, <le ne pas faire, 01;1 de /ivrer une
chose de genre, en l'absence b) e ar l'ob'et de /'obli ation en raison d'un alea ne perrnettant pas
de garantir le de nsque ou d'aléa (exemple: acte médica! bénin) et plutót si le créancier est resu tat
operation me ca e complexe), ou . passif ¡exernple:
obligation de sécuríté du transporteur envers le passager).

e) a e de res onsabilités lié au role actif du créancier qui interfere avec la prestation 2-Appréciatíon
de la res~onsabilité du débiteur de l'obligation de résulfat:

éu e rteur ex: e oueur échevaux n'a c¡u'une obligation de moyens envers le cavalier) - la
responsabilite dude iteur est engagée s'il n'atteint pas ce resulta!

2-A réciat,on d I res nsabilité du debiteur de l'obli ation de mo ens: - le créancier


doit prouver que ce résultat n'est pas attemt (l'inexécution)
Le ébiteur n'engage sa responsa dité que s'i a commis une aute en n'utilisant as • l'absence de
faute du débiteur n'est pas une cause d'exonération de sa ioiisTesiñoyens elfic~ces. en n'étant pas
assez d11igent, ce que o,t prouver e responsabilíté ; seule une cause étranqére ou un cas
fortuit peut le dégager. creanoer par compara,son avec le modele comporternental abstrait du , bon
pere de L'obli~ation de garantie: le débteur promet non seulement un résultat précis mais fam1lle ,.
De ce modele est dérívé celui du professionnel dilígent, prudent et d'une aussi e garantit, m~me en
cas de cause étrangére (force majeure, fait d'un tiers) rornetence ordlnaire arra rt aux autres
membres de sa rofession. qui est normalement exonératoire. L'obligation derésultat est
dile aggravée.

L'ABSENCE DE CAUSES D'EXONERATION DU DEBITEUR EN CAS D'INEXECUTION

ET CAS FORTUIT ARTICLE 48

1- Eveoement írr ou insurmontab!e: il est opjectivement impossible d'exécuter R()Ur un

, bonpe» ~ preoation m.. do}- Ce n'est pas un simple imprévu finander.

2. Evénement imprévisi le : - nmprévisibilité s'appréde il1J moment de la condusion oontrat et

- ear rapport aux capacités de prévision d'un homme normal

11 a été jugé que l'irrésistib11ité pouvait á elle-seule constituer la force majeure, lorsque

l'événement étant prévisible, le débiteur a prís toutes les mesures pour empécher la

survenance de celui-ci mais l'événement est 9,uand rnéme survenu.

3. Evénement extérieur fd. artide 1147): 1 événement ne doit pas étre imputable au dé• biteur ou
ses employés Qurisprudence byiantine sur l'appréciation de l'extéñorité lgreve)). EXCEPTIONS: -
impossibiílté temporaire: le contral est seulement suspendu

- le débiteur s'était engagé á une obligation de garantie ou X était légalement tenu

- im ossibilité artielJe : les autres obli, ations ui euvent I etre doivent étre exécutées.

FAITDUCRE

~ Le débiteur e o Igation est exonere sr a victime de l'inexécution est'l'auteur du dommage.

- L'exonération du débiteur est totale si le rait du

créander, fautif ou non, est la cause exclusive du

dornma e.

- et celle du créancier n'est pas la cause exclusive du dommage. Le. fait non fautif du créancier ~ui
n'est qu'une cause parmi d'autres du dommage n est pas ris en com te.

FAITD'UNTIERS Le fait d'un ters exo• nere le débiteur de toete responsabilité si :

1. Le fait du tiers revet les memes conditions que la force majeure (fait

irrésistible, imrrévi•
sible et extérieur

2. Le tiers n'es pas

un ernol~ ou re ose düe,teur .

UN DOMMAGE AYANT UN LIEN DE CAUSALITE AVEC L'INEXECUTION

La seule inexécution de son obli ation ar le débiteur ne fait automati uement naitre un droit a ré
aration our le créancier ui doit • alement subir un domma e.

DOMMAGE J\INETN DOMMAGE PREVISIBLE: le débiteur n'est tenu de


LIENDECAUSAUTE AVECL'Il'IBXE CTmON

- le dommage doit éíre présent, effectif tangible répari;r que le dommage dont la quotité était.
prévue ou Art 11 S 1: il faut un líen de causalité entre le dommage

- le domma~e peut étre futur s'il est ine1vitaole prévislble lors de la condasion du contra!
(artide 1150). et l'inexécution par le deb,teur, ce qui peut recouvrirla

- la perte d une chance est un dommage certain si ~~eptio~: en cas d_'inexécution dite dolosive (faute
in_lention- perte imrnédiate provoquée par l'inexécution comme le

Ja chance erdue étaít réelle et sérieuse. e ou urde) 1 doit aussi réparer le dommage
1mpréV1S1ble. man ue a ner ui en découle. réciation in concreto

CONDITION D'EXERCICE DE LA RESPONSABILITE : LA MISE EN DEMEURE

DEFINmON ET FORMES (art. 1 t 39) Acte par lequel le créancier manifesté formel!ement au débiteur
qu'il exige de sa part l'exécution de son obligatioñ. l'acte peut étre solennel ou non (ex: lettre
ordinai• re) s'il indique sans arnóiguité l'intention

d'obtenir l'exécutlon ou son e ivalent.

EFFETS DE LA MISE EN DEMEURE

1. Consta! forme! d'inexécution de son obligation par le débiteur

2. La mise en demeure est un préalable obligatoire a l'obtention

;;,¡...;=a=;.--'-,'-'=-;n+,=,-=;;...=.-'-T-'aRrd [arfide 1153)

a la pe_rte de la.c.hos.e.du

CAS OU ELLE EST INUTILE ,

La responsabilité du débiteur est engagée sans MED :

- si la convention le prévoit ou la loi Faútorise

- s'il est vain d'exiger l'exécution d'une obligation violée par le débiteur (ilbligation de ne pas ·!
aire; obligation de /aire dans un certain délai)

- si le débiteur a annoncé au créancier 1 n'exé~cuterait ~


EFFETS DE LA RESP◄• •

INTRACTUELLE: LAREPARATION'

FORMES DE LA REPARATION LEGALE

LA REPARAT ION EN NATURE REPARATION PAR EOUIVALENT: DOMMAGES-INTERETS (articles 1149


& s)

Aux termes de l'article 1142 : ,toute La réparation par le versement d'une indemnité est
nécessairement imparfaite si l'obligation ne consistait pas a verser une

obliga/ion de /aire 011 de ne pas !aire se telle somme, et de plus, ce mode de réparation pose des
problémes d'evaluation.

résout en D-1 en css d7nexéc11!1on de la part 1- Dommages-intére · ·

du déMeu/f>. Cette regle vise a éviter la ob·e1: re arer t eut etre rotéiforme
article 1149 - T es de domma es:

contrainte par corps sur le débíteur et a - e ommage maten perte su ie comme


e gaIn manque ;

faire respecter sa liberté personnelle. ·- le préjudice actuel cornme le pré"udice futura condition
qu'íl soit certain la date du ¡·ugement

Cette interdiction de l'execution forcée n'est b) l'éval · · ·


· em · · · on a date ou /'obligation aurait dü etre

· exécutee
sp

im ossible ou vain e) Des , e


er les domma es-intérets

compens ement, meme e

"'-"'"'-:'-:-,--""Y-""-'Y=~u¡e,,.-.-,u,'nle"

2- Domm - ou défaut de pa .

insi, le Article 113: le débiteur qui tarde ou est defaillant dans fexécut,on de ses obl1gat1ons est
condamné au paiement des portrait íntéréts au taux léQal sans que le créancier soit tenu de justifier
d'une perle. les parties peuvent convenir d'un taux d'htérét

promis ne peut y étre contraint. Dans ces s'il n'est pas usurálre. Le point de départ pour le ca/cu/
des intéréts est la mise en demeure sauf exceptions légales.

deux cas, le débiteur ne peut étre 3- Domma es-intérets com lémentaires distincts es
s:
condamné qu'á des domma~es-intérets. En a) d · iteur en retard causan! de mauvaise oi un pre¡
artícle 1153 alinéa 4)

dehors de ces cas, l'exécut,on forcée peut b) cas limítativement révus ar la loi (exemple: en cas de
non-paiernent de lettre de change) etre obtenue (article 1184)
article 1154 : Article 1143 : le créancier peut demander la

destruct,on de que ce qui aura été fait en - sinon une demande en justi<e et un jugement sont
nécessaires (la mise en demeure est insuffisante)

violation d'un en a ement de ne pas !aire. Sauf convention s éciale corn te courant l'anatocisme
n'est a · ' rtir d'un an d'intérets échus.

VARIATIONS CO:NVENTIONNELLES

la liberté contractuelle penTlet des aménagements dans certaines limites. les parties peuvent ainsi
convenir de rnodifier indirectement leur régime de responsabilité en arnéna• geant le co.ntenu des
obligations (en les allégeant ou en les renfor~ant, ce qui réduit ou accroit les cas de mis en jeu de la
responsabílité). Les partíes peuvent aussi convenir de modífier directement le ré ime de res onsabiltté
sans amender leurs obli ations. En cas d'inexécution, la res nsábilité du déb,teur est limitée ou au
contraire a ravée.

CLAUSES LIMITATIVES DE RESPONSABILITE ET DE NON-RESPONSABILITE CLAUSES PENALES


/article 1152) ·

1- Clause limitative de res onsabilité: elle ~!ablit I~ í(lOntant n:iaximum de la répa¡a!ion du~ par le
respqnsabl~ Clause~ contractuelles évalua~t _p~r anticipation et

2- e non-res onsa 1 ,te: elle exonere le deb1teur faullf de sa responsab1l1te et le dispense de


reparation. forfa1ta1rement les dommages-,nterets qui seront dus

3- e uses: - e es ne peuvent exonérer le dol, la faute iotentíonnelle ou lourde (article


1134) par le débiteur en cas d'inexécution ou de retard.

- leur v ite est_cont.estée_quand enes so_nt rel~~es au~ ~tteintes a l'intégñ!é. physiqu~. • •
. R9le du juge: il a, a titre exc~ptipnnel, u~ pouvoir mo-

'. e!les p~ent etre interd,tes par des d1spoS1tions ~J>e!Jali;s (transport aenen, m_ar.ItIme ... ),
•etre reputec,s non derateur d'augmenter o~ d~ réaU1re la peine manffest~

ecntes s, ell~s ont pour effet de vider de son sens I obhgatlon fondarnentale du d~b,teur, ou etre
requahfiees en ment excess_111e ou dé~soire sans pouvoir la suppn•

clauses abus,ves (done nulles) dans les contrats entre profess1onnels et non-profess,onnels ou
consommateurs. mer, dans la hrnrte du re udice.II do~ motiver sa décisiiln.

il

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