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EL HADDAD MOHAMMED Master: Sciences de Gestion (MSDG)

Module: Techniques et marchés financiers

Tasdawit mupamd V- Rba E ‫جامعة محمد الخامس – الربـــــــاط‬


‫كلية العلوم القانونية واالقتصادية واالجتماعية‬
Tasviwant n tmusniwin izrfanin, ‫اكدال‬
tidamsanin d tinamunin
Agdal

Université Mohammed V- Agdal Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales -Rabat

EL HADDAD MOHAMMED
Professeur à la Faculté des Sciences
Juridiques Economiques et Sociales
Agdal

Master Sciences de Gestion (MSDG)

Semestre : 2

Module : Techniques et marchés financiers

Année universitaire 2019-2020

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EL HADDAD MOHAMMED Master: Sciences de Gestion (MSDG)
Module: Techniques et marchés financiers

Sommaire

Partie I : Les produits dérivés : les options

Chapitre 1 : Définitions et principes de base

Section A : Les fondements de base

Section B : Les caractéristiques des options

Chapitre 2 : Les stratégies optionnelles de base ou plain vanilla

Section A : L’achat d’un call

Section B : La vente d’un call

Section C : L’achat d’un put

Section D : La vente d’un put

Chapitre 3 : Le Modèle Black and Scholes

Section A : Les hypothèses de base

Section B : Les paramètres du modèle

Section C : L’analyse de la prime

Section D : Les facteurs de sensibilité

Chapitre 4 : Les stratégies basées sur les écarts

Section A : Le Bull spread

Section B : Le Bear spread

Section C: Le Stellage

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Module: Techniques et marchés financiers
Section D: Le Strangle

Section E : Le Butterfly

Partie II : La bourse des valeurs mobilières

Chapitre 5 : les différents marchés financiers

Section A : Définition d’un marché financier

Section B : Les caractéristiques du marché financier

Section C : Les typologies de marchés financiers

Section D : Les acteurs des marchés financiers

Chapitre 6 : Les caractéristiques du marché financier

Section A : Présentation du marché boursier

Section B : Les caractéristiques et rôles du marché boursier

Section C : L’analyse technique, trading et trading haute fréquence

Section D : Les grandes bourses mondiales

Chapitre 7 : Le marché boursier marocain

Section A : Présentation de la bourse des valeurs de Casablanca

Section B : Les principaux intervenants du marché boursier

Section C : Les introductions en bourse

Section D : Le fonctionnement, la structure et l’organisation de la bourse des


valeurs de Casablanca

Section E : Les principaux indicateurs boursiers

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Module: Techniques et marchés financiers

Partie I : Les produits dérivés : les options

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Module: Techniques et marchés financiers

Rappel : les options dans le marché des valeurs mobilières

Typologie du marché :
Bourse des Valeurs
Bourse du Commerce
Mobilières
Obligations
Actions (titres Matières premières et
Au comptant (titres de
de propriété) marchandises (Pétrole...)
créance)
Ferme (le contrat doit Futures, Fordwards Rate
être respecté par les 2 Agrement (garantie des taux Futurs, Forwards
parties) d'intérêt), Swaps
A
terme Optionnel (il y a une des
parties qui peut ne pas Options Options
respecter le contrat)

 Marchés organisés (il est moins risqué et plus sécurisé par des règles et des
conditions) ;

 Marchés de gré à gré ou OTC (il n’est pas organisé et plus risqué, les règles sont
fixés par les intervenants eux-mêmes).

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Chapitre 1 : Définitions et principes de base


Section A: Les fondements de base
Si l’avenir été connu avec certitude, il n’y aurait aucun risque et tous les actifs financiers
(principalement les actions et les obligations) rapporteraient le même taux (c’est-à-dire un
taux sans risque).
En avenir incertain, l’option a pour fonction (ou pour objet) de rémunérer le risque lié à
l’incertitude de l’avenir.
Le fondement de l’option est donc la rémunération du risque et peut être qualifié de pur
produit financier.

Section B : Les caractéristiques des options


L’option se caractérise par :

 Le sous-jacent (S) (ou actif sous-jacent) sur lequel porte le contrat (Exemple : une action, une
obligation, une devise, un taux de change, un indice…) ;
 Le nominal de la transaction : c’est le montant du contrat ;
 Le prix d’exercice (K) en anglais Strike : c’est le prix fixé dans le contrat pour l’achat ou la
vente de l’actif sous-jacent ;
 Le type d’option :
• l’option peut être à l’européenne c’est-à-dire datée, il faut donc attendre la date
d’échéance pour décider de conclure ou non le contrat
• l’option peut être à l’américaine c’est-à-dire que la décision d’exercer peut être prise
à n’importe quel moment de la durée du contrat) ;
 La catégorie d’option : il existe 2 catégories d’option
• l’option d’achat en anglais Call (C)
• l’option de vente en anglais Put (P)
 Le sens de la transaction : on aura deux sens (soit l’achat soit la vente et à ne pas la
confondre avec la catégorie d’option). On peut :
• acheter un Call,
• acheter un Put,
• vendre un Call,
• vendre un Put.
 Le prix de l’option (on peut l’appeler « Prime » en français ou « Premium » en anglais) ;
 La durée de vie de l’option (on parle aussi de l’échéance, de maturité ou de la date d’expiration
du contrat).

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Chapitre 2 : les stratégies optionnelles de base ou Plain Vanilla (sans
couverture)

Sens Catégories Call (option d’achat) Put (option de vente)


Achat Droit (d’acheter) Droit (de vendre)
Vente Obligation (de vendre) Obligation (d’acheter)

C’est optionnel, l’acheteur d’un Call peut annuler le contrat. Exemple : l’achat d’un Call le
01/02/2020 du pétrole à 62 $ le baril livrable dans 2 mois, à la date d’échéance le 01/04/2020
le prix du baril pétrole coute 50 $ le baril, dans ce cas l’acheteur est libre, il peut résilier le
contrat, il peut ne pas acheter c’est d’ailleurs ce qu’il va faire. Si à la date d’échéance le
01/04/2020 le prix du baril pétrole coute 78 $ le baril le vendeur est obligé de vendre à 62 $ le
baril, il se trouve dans l’obligation de vendre car l’acheteur va exercer son contrat.

Section A : L’achat d’un Call


Lorsqu’un opérateur s’attend à une hausse du cours de l’actif sous-jacent, il optera pour
l’achat d’un Call. Cet achat permet :
o De diversifier le portefeuille de l’opérateur ;
o De protéger une vente à découvert (acheter et vendre quelque chose qu’on ne dispose pas) ;
o De mettre du coté de l’argent (ou des disponibilités) qui peuvent être investie ailleurs.

Application :
Le 28/03/2020, un opérateur achète un Call à l’européenne sur l’action « LMD » dont
l’échéance est le 30/09/2020 au prix d’exercice (K) de 170 DH pour une prime de 15 DH.
Le cours spot (S0) est de 140 DH, c’est le cours du jour de la conclusion du contrat.

TAF : Etablir le graphique ou le profil gain de l’acheteur.

Solution :
 Il faut commencer par la recherche de K = 170
 K + P’ est le point mort (ni perte ni gain)

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Résultat

Call

Remarque :
Tout ce peut
L’acheteur et le vendeur perdre
partagent la prime l’acheteur,
c’est la Prime.
Alors que la
Zone du profit, l’acheteur va exercer
perte est
K K+P’ énorme pour
le vendeur.
0 S Mais dans les
170 185 options il y a
le risque de
- 15 disparition du
vendeur.
Out of the money In the money
L’acheteur n’exerce L’acheteur a intérêt à
pas si le cours baisse exercer si le cours
augmente
At the money

Section B : La vente d’un Call


Le vendeur d’un Call anticipe une légère baisse.
Application :
Un Trader vend le 01/04/2020 un Call sur l’action « HOLCIM » avec échéance le 31/03/2021
au prix d’exercice 1.600 DH et une prime de 100 DH.
TAF : établir le graphique de la vente de Call.
Solution :

Résultat
Out of the money (OTM)
At the money (ATM)
In the money (ITM)

L’acheteur ne va pas
exercer et le vendeur
garde la prime
+ 100

K K+P’ (100)
0 S
1600 1700

Out of the money In the money


Plus le cours augmente, plus le vendeur perd
At the money

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Section C: L’achat d’un Put


L’acheteur d’un Put anticipe une baisse suffisamment importante pour exercer son option.
Application :
Le 01/01/2020 un investisseur achète une option de vente (Put) sur l’action « SIGMA » pour
un prix d’exercice de 800 DH, échéance le 01/07/2020 .Il règle une prime de 45 DH.
TAF : Etablir le graphique du profil gain de l’acheteur.

Résultat

Remarque :
 ITM: l’acheteur va exercer l’option
 OTM : l’acheteur ne va pas exercer

Gain de l’acheteur K-P’ K

0 S(Sigma)
755 800

- 45

In the money Out of the money

At the money

Section D : La vente d’un Put


Le vendeur anticipe une légère hausse du cours de l’actif sous-jacent.

Application :
Le 01/01/2020 un investisseur vend une option de vente (Put) sur l’action « SIGMA » pour un
prix d’exercice de 800 DH, échéance le 01/07/2020, il reçoit une prime de 45 DH.

TAF : Etablir le graphique du profil gain du vendeur.

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Résultat

+ 45

K-P’ K

0 S
755 800

In the money Out of the money

At the money

Le vendeur du Put devient gagnant lorsque le cours de l’action à l’échéance est supérieur à
800 DH.
Entre 755 DH et 800 DH, il partage la prime avec l’acheteur.
En dessous de 755 DH le vendeur du Put est perdant

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Chapitre 3 : Le Modèle Black and Scholes
Section A : Les hypothèses de base du modèle

 Les options sont à l’européenne.


 Les options portent sur des sous-jacents qui ne payent ni dividende ni intérêt pendant la durée
de vie du contrat de l’option.
 L’option et l’actif sous-jacent sont divisibles à l’infini.
 Tout intervenant est libre de vendre à découvert (même si il ne le possède pas) l’option ou le
sous-jacent.
 Le taux d’intérêt sans risque est supposé fixe (connu) au cours de la période d’exercice.
 Il n y a pas de frais de transaction ni impôt.
 Les marchés sont efficients et il n’existe aucune opportunité d’arbitrage.

Section B : Les paramètres du modèle

 S0 : le prix spot de l’actif sous-jacent au moment de la conclusion du contrat.


 K : prix d’exercice (Strike).
 T : la maturité (nombre de jours de l’option / 365).
  : c’est l’écart type des taux de rentabilité de l’actif sous-jacent (on l’appelle volatilité).
 C : valeur ou prix du Call.
 P : valeur ou prix du Put
 r : taux d’intérêt sans risque.
 P’ : prime ou prix de l’option fixé dans le contrat.
 N(x) : c’est la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite avec N(x) = P (X le cours
de l’actif sous-jacent  x).

Pour un Call C = S0 N(d1) – K e-rT * N(d2)


Pour un Put P = S0N(d1) – 1 – K e-rT * N(d2) –1
Formule de parité Call-Put :P + S = C + K e-rT

d1 = +

d2 = d1 -  T

Application :
S0 = 60 ; K = 60 ;  = 0,3523 ; t = 8 mois (T = 8/12 ou 8*30/360) ; r = le taux d’intérêt
annuel est de 1,5%.
TAF : déterminer la valeur du Call et du Put.

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Solution :

Détermination de la valeur du Call :

1er étape : détermination de d1 et N (d1)


2ème étape : détermination de d2et N (d2)

Calcul de d1 :

(1 + taux)
T : 8/12 = 0,667
r actualisé en continu : Ln (1,015) = 0,0148
K e-rT = 60 e- (0,667*0,0148) = 59,41  K actualisé


d1 = + = + = + = 0,1787

Calcul de N (d1) :

o N (0,1787) ?
N(0,17) 0,5675
N(0,1787) X
N (0,18) 0,5714

Interpolation linéaire pour le calcul de N(0,1787) :

x = 0,5708 donc N (d1) = 0,5708

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Calcul de d2 :

d2 = d1 -  T

d2 = 0,1787 – 0,28772 = - 0,1090

N (- 0,1090) :
N(0,10) 0,5398
N(0,1090) x
N (0,11) 0,5483

Donc x = 0,5435

N (d2) = N (- 0, 1090)
N (d2) = 1 – N (0, 1090)
N (d2) = 1 – 0, 5435 = 0, 4566

C = S0 N (d1) – K e-rT * N(d2)


C = (60 * 0,5708) – (59,41 * 0,4566)
C = 7,13 DH  valeur théorique du Call

Détermination de la valeur du Put :

P = S0N(d1) – 1 – K e-rT * N(d2) –1


P = 60 * (0,5708 – 1) - 59,41 * (0,4566 – 1)
P = 6,54 DH

Vérifions avec la formule de Parité Call - Put :

P + S = C + K e- rT
 6,54 + 60 = C + 59,41
 C = 66,54 – 59,41 = 7,13

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Section C : Analyse de la prime

La valeur de la prime est fonction de :

 La valeur intrinsèque (V.I) ;


 La valeur temps (V.T).
 La valeur intrinsèque (V.I) représente le profit qui serait réalisé par l’acheteur de l’action si
l’option était exercée immédiatement  V.I = Sj – K
Avec Sj le cours de l’actif sous-jacent exercé à n’importe quel moment durant la durée de vie
de l’option.
 La valeur temps (V.T) ; elle est défini comme la probabilité de gain attaché à l’évolution
favorable du cours de l’actif sous-jacent  V.T = P’ – V.I
Exemple :
Le 03/04/2020, l’indice (sous-jacent) boursier du MASI côte 10182 points.
Le Call de prix d’exercice 10.000 points avec échéance : 30/07/2015 coûte 300 DH.
TAF : Déterminer la valeur intrinsèque (V.I) et la valeur temps (V.T).
Solution
V.I = Sj – K = 10.182 – 10.000 = 182 DH
S0 = Sj parce pour le calcul de la V.I on considère que l’option est exercée immédiatement .
V.T = P’ – V.I = 300 – 182 = 118 DH

Représentation graphique de la Prime :

Prime du Call Cette droite représente la limite supérieure de la prime



La prime ne peut pas être supérieure de la valeur du sous-jacent

La valeur que peut prendre la prime

Droite parallèle à la limite supérieure



La limite inférieure de la valeur de
l’option

45° VT

45° VI
S
10.000 12.000

OTM ATM ITM

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Valeur de l’option = Valeur Temps (VT) + Valeur Intrinsèque (VI)


Remarque :

 Dans notre exemple, même si Sj  K (c'est-à-dire même si l’option est OTM), l’option a une
valeur. Pourtant si la valeur du MASI est par exemple de 9.300 points, la perte est de 700 DH.
Ce raisonnement est purement théorique car l’acheteur du Call est le seul à décider et de plus
il croit en la hausse rapide du cours de l’indice (on parle de l’espoir de l’acheteur).
 Au point K, l’option a une valeur composée uniquement de la valeur temps. A ce point la
valeur temps est à son maximum.
 Au-delà du point K (c'est-à-dire Sj > K) l’option est ITM , la valeur intrinsèque apparait.
 A l‘échéance, la valeur temps sera nulle et la prime sera constituée uniquement par la valeur
intrinsèque.

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Section D : Les facteurs de sensibilité (les lettres grecques)

1. Le Thêta 
Le thêta représente la valeur temps.
Il mesure l’effritement de la valeur temps comprise dans la prime au fur et à mesure que le
temps s’écoule.
Plus l’échéance de l’option est rapproché, plus la valeur temps diminue.
A l’échéance la valeur temps est nulle et l’option ne se compose que de la valeur intrinsèque.

Prime du Call

Valeur Temps

Temps
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0
Remarque :
Dans le dernier tiers de la vie de l’option, la perte de valeur temps s’accélère fortement. Alors
qu’au premier tiers, elle diminue légèrement.

La formule du Thêta  d’un Call (Ct’) : Ct’ =  N’(d1) + K r e-rT × N(d2) × (-1)

La formule du Thêta  d’un Put (Pt’) : Pt’ =  N’(d1) + K r e-rT × N(d2) –1 × (-1)

NB : N’ correspond à la fonction densité de probabilité


Comme la durée de vie de l’option (valeur temps) décroit et que l’option perd de la valeur
quand le temps passe, le rapport de la variation de la prime à la variation du temps est
précédée du signe (-).

Exemple : le Thêta  d’un Call de 6 mois est de - 0,8 DH.


Quelle est sa signification ?
 En principe, le Thêta  se calcule chaque jour.
Le Call perd chaque jour en moyenne 0,8 DH (du 190ème jour à l’échéance).

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Exemple de position globale d’un portefeuille :
Un opérateur a acheté 10 Call d’un titre A avec un Thêta = - 0,85 (c’est-à-dire -0,85) et 10
autres Call du même titre avec un Thêta = - 0,75.
TAF : Quel est le Thêta de la position globale du portefeuille de cet investisseur ?
Thêta de la position globale = (10 × (- 0,85)) + (10 × (- 0,75)) = - 16

Cela signifie que le portefeuille de cet opérateur perd chaque jour 16 DH.

2. Le Delta  : N(d1)
C’est l’outil le plus important avec le temps, ensuite vient la Volatilité.

Mathématiquement le Delta  d’un Call :


CS’ = N(d1)

PS’ = N(d1) - 1

Le Delta  mesure la sensibilité de la prime à la variation du cours de l’actif sous-jacent.


 Pour un Call, le Delta  varie de 0 à 1.
 Pour un Put, le Delta  varie de -1 à 0.

Delta 
1

0,5 Delta du Call

0 S
OTM ITM

-0,5 Delta du Put

-1
ITM OTM
ATM

Prenons le cas du Delta d’un Call

 le Delta  d’un Call = 0 (il n y a pas de sensibilité) : la hausse du sous-jacent est sans
incidence sur la prime (on parle ici du Delta  neutre).
 Si Delta  = 0,5 (c.-à-d. que l’option est ATM) : dans ce cas la prime augmente de 0,5 DH.
 Si Delta  = 1 ; la prime augmente exactement comme le cours de l’actif sous-jacent.
 Le Delta  a 3 significations :
 Il mesure la couverture et l’ajustement de la position « Hedge ratio » ;
 Il mesure la hausse de la prime lorsque le sous-jacent augmente ;
 Il mesure la probabilité de terminer ITM.

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a. Le Delta mesure la probabilité de terminer ITM


Lorsqu’un Call a un Delta = 0,7 cela signifie que l’acheteur a 70% de chance de terminer
ITM et donc l’acheteur du Call a 70% de chance d’exercer son option à l’échéance.
b. Le Delta mesure la couverture
Toute position d’option reste soumise à un risque sur l’évolution du cours de l’actif sous-
jacent.
Pour se couvrir contre ce risque, tout opérateur doit rendre sa position insensible à l’évolution
ou à la variation de S, en prenant sur le marché une position telle que toute Perte (Gain) sur sa
position optionnelle soit compensée par Gain (Perte) sur sa position d’actif sous-jacent.
Comment pouvoir se couvrir ?
Position de l’option Sens de la couverture
Achat d’un Call Vente d’actions
Vente d’un Call Achat d’actions
Achat d’un Put Achat d’actions
Vente d’un Put Vente d’actions

Dans le cas de l’achat d’un Call, le Delta représente le nombre d’actions qu’il faut vendre
pour contrebalancer les Calls achetés.

Exemple :
Achat 100 Calls / action « CTM » / K = 400 à P’ = 5 / Septembre 2020 / Delta = 0,53

Solution

Pour obtenir la position neutre, il faut vendre : 100 × 0,53 actions = 53 actions.

N.B : Le Delta de l’actif sous-jacent est toujours égal à 1 (ou 100%)

Delta  Position Delta  neutre


Achat 100 Calls 53 % 5.300
Vente 53 actions 100 % -5.300
0 L’opérateur
est couvert

Remarque :

 Dans le cas d’un Call, si S↗ alors Delta ↗ et si S ↘ alors Delta ↘.


 Dans le cas d’un Put, si S↗ alors Delta ↘ et si S ↘ alors Delta ↗.
 Dans le cas d’une variation du cours de l’actif sous-jacent et donc du Delta, il est nécessaire
de réajuster sa position.
Le Delta nous renseigne sur la position de l’actif sous-jacent à racheter ou à vendre pour se
couvrir contre le risque.
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Le réajustement de la position en cas de la modification du cours :

Ajustement de la couverture
Position de l’option
↗ cours S ↘ cours S
Achat d’un Call (↗) il faut vendre (↘) il faut racheter
Vente d’un Call (↗) il faut acheter (↘) il faut revendre
Achat d’un Put (↘) il faut revendre (↗) il faut acheter
Vente d’un Put (↘) il faut racheter (↗) il faut vendre
Exemple : Reprenons l’exemple précédent et supposons que le cours de l’actif sous-jacent
baisse à 360. Le Delta devient alors 0,43 au lieu de 0,53. Donc la position en Delta change.

Que devient la position en Delta sans ajustement ?

Delta  Position Delta 


Achat 100 Calls 43 % 4.300
Vente 53 actions 100 % -5.300
-1.000
Il ressort clairement que l’opérateur n’est plus couvert
Donc pour pouvoir parvenir au Delta neutre, il faut racheter 10 actions.
Si on ne réajuste pas la couverture, quel serait le résultat à la date d’échéance?
Achat de 100 Calls/400  5 × 100 = -500 (puisque le cours a baissé, l’acheteur ne va pas
exercer, et donc il perd la prime)
Vente de 53 actions  53 × (360 – 400) = - 2120
Valeur du Call à l’échéance = 0 (à l’échéance l’option termine OTM, donc son valeur est
nulle)
Résultat = (-500) + (-2120) + 0 = - 2620 DH
Pour éviter cette perte, il faut réajuster la couverture en rachetant 10 actions.

Delta  Position Delta 


Achat 100 Calls 43 % 4.300
Vente 43 actions 100 % -4.300
L’opérateur est couvert 4.300 – 4300 = 0 (Delta  neutre)

c. Delta mesure la hausse de la valeur de l’option lorsque le sous-jacent augmente


d’une unité monétaire
Exemple :

Achat d’un Call au prix de 30 DH avec un Delta  de 0,8. Le cours Spot est de 120 DH. Deux
mois après, le cours passe à 130 DH.
TAF : Déterminer la nouvelle valeur du Call.
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Solution :
L’Actif sous-jacent est passé de 120 à 130 (soit une augmentation de 10 DH) et chaque hausse
d’un dirham du sous-jacent entraine une variation de 0,8 DH du Call.
S passe de 120 à 130  une hausse de + 10 DH
↗ C = 10 × 0,8 = 8 DH

C = 30 + 8 = 38 DH  La valeur du Call passe de 30 à 38 DH


Donc la prime a augmenté d’où un taux de profit de 8/30 × 100 = 26,67 %
Ce que l’on vient de faire est un peu faux, car nous avons travaillé avec un Delta considéré
comme constant alors qu’en principe lorsque le sous-jacent varie le Delta lui aussi varie.
Ce calcul fait appel à 2 précisions :

 Le Delta  multiplie la hausse de S en valeur et fournit la hausse du Call en valeur et


non pas en pourcentage.
 Le calcul que nous venons de faire n’est pas tout à fait exact, car il suppose que le
Delta est fixe et nous savons que Delta varie en fonction de l’évolution de S.

Call est moins cher Call est plus cher


Delta
1

0,75
Delta du Call

0,5

0,25

0,15

OTM ITM
A1 A2 ATM
A3 A4

o Si le Delta est dans la zone O-A1 0 ; 15%« Zone de grand sommeil » ça ne sert à rien
d’acheter (le  n’a aucune influence).
o Si le Delta est dans la zone A1-A2 15% ; 25% « Zone de premier éveil » ce n’est
toujours pas intéressant d’acheter.
o Si le Delta est dans la zone A2-A3 25% ; 50% « Zone d’explosion» c’est là où il faut
acheter, car le Delta varie de manière plus que proportionnelle par rapport au cours. C’est la
zone où l’effet de levier est le plus important. Pour cela il faut acheter au début de la zone
d’explosion
Dans cette zone, la hausse du Delta se traduit par une importante augmentation du Call. Donc
si vous voulez gagner de l’argent, c’est la zone qu’il faut choisir.
o Si le Delta  est dans la zone A3-A4 50% ; 75% « Zone de décélération».
o Si le Delta  est dans la zone A4-+75% ; 100% c’est la zone où Delta  = 1, c’est là
où le Call est le plus cher.

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3. Le Lambda  ou Oméga  :
Ce coefficient exprime le Delta en pourcentage (%) ; il exprime la hausse de la prime lorsque
l’actif sous-jacent augmente de 1%.

 d’un Call =

 
Lambda  d’un Put =

Avec ce coefficient, l’effet de levier d’une option est mesuré directement.

Exemple : un Call 300 / le 1-07-2020 / échéance le 30-06-2021 / P’= 20 / le cours Spot (S0)
est de 300 / .Ce Call est ATM.

TAF : Calculer le facteur Lambda 

Solution

Comme l’option est ATM  N (d1) = 0,5 donc Lambda  d’un Call = = 7,5 %

Que signifie 7,5% ?

- Si S ↗ de 1% alors C ↗ de 7,5%

- Si S ↗ de 10% alors C ↗ de 75%.

Remarque :

Lorsqu’on hésite entres plusieurs Calls de prix d’exercices différents, le meilleur critère de
sélection est le Lambda  et dans ce cas il faut choisir le Call dont le Lambda est le plus élevé.

4. Le Gamma :
Il mesure la variation du Delta  engendrée par la variation d’une unité monétaire de l’actif
sous-jacent.

Mathématiquement, Gamma  est le même pour le Call et le Put : Gamma  =


Le Gamma  est très petit, il est compris entre 0 et 0,1.

Exemple : dans le cas d’un Call, un Gamma  de 0,1 signifie que le Delta  augmente de 0,1 ;
prenons un Delta égal à 0,2 ce Delta passe alors à 0,3 lorsque le cours du sous-jacent
augmente de 1 DH.

Plus le Call est dans la zone d’explosion plus le Gamma  est élevé. Donc le Delta et le
Gamma sont liés.

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5. Le Vega  : la volatilité
Il y a deux méthodes pour calculer la volatilité : la volatilité historique (qui se base sur des
statistiques) et la volatilité implicite (faisant l’objet de notre étude, elle est déterminée à partir
du modèle Black and Schole).

La volatilité de l’actif sous-jacent est, mathématiquement, la même pour le Call et le Put :

C et P Vega  = S T N’(d1)

Le Vega  mesure la variation de la prime de l’option pour une variation d’un point de
pourcentage de la volatilité de l’actif sous-jacent.

Les propriétés du Vega  :

 Le Vega  est toujours positif ;


 Le Vega  est à son maximum lorsque l’option est ATM et tend vers 0 lorsqu’il
s’éloigne du prix d’exercice aussi bien à gauche qu’à droite ;

Vega 

Cours S

 le Vega  est en fonction du cours de l’actif sous-jacent et non pas en fonction de l’option.

 Plus le Vega  augmente plus la valeur de l’option s’apprécie (augmente) et plus le


Vega  diminue plus la valeur de l’option diminue.

Exercice de synthèse (primes du Call, du Put et facteurs de sensibilité)


L’action « RISMA » cote100 DH le 23 mars 2020
K = 98 ; t = 30 (année de base est de 365 jours) ; la volatilité en pourcentage = 12% (ou
encore l’écart type = 0,12) ; r = 8 (8%).
TAF : Calculer le Call et le Put et tous les facteurs de sensibilité.
Solution :
Nous avons :

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Pour un Call C = S0 N(d1) – K e-rT * N(d2)
Pour un Put P = S0N(d1) – 1 – K e-rT * N(d2) –1
 T = 30 / 365 = 0,0822
 r = 0,076961
 Ke-rt = 98 * e-0,076961 * 0,0822 (K actualisé)

 d1 = + = 0,7883

 N(d1) = 0,7847 (c’est le Delta  la probabilité de terminer ITM est de 78,5% c’est évident
parce que la différence entre S et K est faible 100 – 98 = 2 ) (pour obtenir cette valeur on
utilise la table de loi normale)
 N’(d1) = 0,2924 (il faut juste changer de table car les mêmes donnée sont utilisées et
travailler avec la table de loi normale centré réduite)
 d2 = d1 -  T = 0,7539
 N(d2) = 0,7745
 N’(d2) = 0,3002
Donc : C = S0 N(d1) – K e-rT * N(d2) =3,0472
P = S0N(d1) – 1 – K e-rT * N(d2) –1=0,4297

Facteurs de sensibilité C P
Delta  N(d1) =0,7847 N(d2) –1 = - 0,2153
 
Thêta   N’(d1) + K r e-rT * N(d2) * (-1)  N’(d1) + K r e-rT * N(d2) –1 * (-
= - 11,924 1)
= - 4,3343
Vega  S * T * N’(d1) = 8,3828 S * T * N’(d1) = 8,3828
Gamma  = 0,085 = 0,085
 
Lambda  ou Oméga   
= 25,7528 = - 50,147
Interprétation du Thêta  : chaque jour qui passe, la prime du Call perd 11,924 DH en valeur
temps.

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Chapitre 4 : Les stratégies basées sur les écarts (écart = Spread)

Section A : Le Bull Spread (l’écart du taureau)

On opte pour cette stratégie lorsqu’on anticipe une forte hausse des cours (le Bull croit à la
hausse).
Le Bull Spread est obtenu de 2 manières :
 Achat d’un Call au dessous du pair et vente d’un Call au dessus du pair.
 Achat d’un Put au dessous du pair et vente d’un Put au dessus de pair.

Les conditions d’application de cette stratégie :


 L’achat et la vente des options sont simultanés (en même temps) ;
 Les deux options doivent obligatoirement porter sur le même actif sous-jacent ;
 Les deux options sont respectivement achetés en dessous du Spot et vendu au dessus du
Spot ;
 Il faut que les options aient la même échéance.

Application : le cas d’une action « ALPHA »


Un investisseur :
o Achète 1 Call / 90 à 13 / Décembre 2015
o Vend 1 Call / 110 à 5 / Décembre 2015
Le cours Spot au 23-05-2015 est de 100.
TAF :
1) Etablir le compte du résultat de cette stratégie.
2) Etablir le graphe de cette stratégie.

Solution
- Compte du résultat de cette stratégie
Première chose à faire : il faut calculer le coût de cette stratégie.
Achat de Call : - 13
Vente de Call : + 5
Coût : - 8 (c.-à-d. 8)

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Deuxième chose à faire : dans le Bull et le Bear il y a un point mort


Résultat = VC + Coût = 8 – 13 = - 5
PM = K au dessous du pair + le coût = 90 + 8 = 98.
Résultat = VC + Coût = 0 + 5 = + 5
Cours à l’échéance (St)
90 98 110
VC Résultat VC Résultat VC Résultat
Achat C 90 0 - 13 8 -5 20 +7
Vente C 0 +5 0 +5 0 +5
110
-8 -8 0 + 12 +12

Avec un St < 90  le Avec un St 110  le


résultat de la stratégie résultat de la stratégie
est toujours = -8 est toujours = +12

Avec un St90 ; 98 le résultat de la stratégie -8 ; 0

Avec un St98 ; 110 le résultat de la stratégie 0 ; +12

- Graphe de cette stratégie

Résultat

Bull Spread
+12

K1 PM K2
S
0
90 98 110

On opte pour une stratégie haussière


-8

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Dans le cas de Spread haussier, la stratégie permet de limiter le risque car la perte maximale
est égale à la différence entre le prix du Call acheté et le prix du Call vendu.

Section B : Le Bear Spread (l’écart de l’ours)

On opte pour ce type e stratégie lorsqu’on anticipe une baisse du cours de l’actif sous-jacent
(ou du marché).

Cette stratégie peut être constituée de 2 manières :

 Vente d’un Call ITM et achat d’un Call OTM.


 Vente d’un Put ITM et achat d’un Put OTM.

Les conditions de constitution de cette stratégie sont :

 Les options sont choisies respectivement en dessous et au dessus du cours Spot ;


 La vente et l’achat sont simultanés ;
 Les options ont la même échéance ;
 Les options portent sur le même actif sous-jacent.

Pour un Call:
o OTM  St  K
o ITM  St  K

Pour un Put:
o OTM  St  K
o ITM  St  K

Application :

Il s’agit toujours de l’action « ATM »

Un investisseur :
o Vend 1 Call / 90 à 13 / Décembre 2015
o Achète 1 Call / 110 à 5 / Décembre 2015
Le cours Spot au 23-05-2015 est de 100.

TAF : 1-Etablir le compte du résultat de cette stratégie.


2-Etablir le graphe de cette stratégie.

Solution
 Le coût de cette stratégie = + 13 – 5 = 8
 Point mort = ITM + coût = 90 + 8 = 98

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- Compte du résultat de cette stratégie

Cours à l’échéance (St)


90 98 110
VC Résultat VC Résultat VC Résultat
Vente C 90 0 + 13 -8 +5 - 20 -7
Achat C 0 -5 0 -5 0 -5
110
+8 0 - 12

La zone du gain maximum = + 8


La zone de perte maximale = - 12

Résultat

-8 On opte pour une stratégie baissière

K1 PM K2
S
0
90 98 110

Bear Spread
+12

Section C : Le Stellage (ou stratégie de Straddle)

a- L’achat d’un stellage

On opte pour ce type de stratégie lorsque les cours sont instables et qui peuvent aussi bien fortement
augmenter comme il peut fortement baisser.

Comment construire l’achat d’un Stellage :

 Achat d’un Call ATM et achat d’un Put ATM.

Exemple :

Spot = 200 / achat d’un Call ATM = 10 / achat d’un Put ATM = 6

TAF : 1-Etablir le compte du résultat de cette stratégie.


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2-Etablir le graphe de cette stratégie.

Solution

Coût de cette stratégie = 10 + 6 = 16

Nous avons deux points morts dans le Stellage :

K = 200

1er point mort = K – coût = 200 – 16 = 184

2ème point mort = K + coût = 200 + 16 = 216

Cours à l’échéance (St)


184 200 216
V Résultat V Résultat V Résultat
Achat C 0 - 10 0 -10 + 16 +6
200
AchatP200 +16 + 10 0 -6 0 -6
0 -16 0
V : valeur des options à l’échéance

Résultat

Zone de perte : tout ce que peut


perdre l’acheteur c’est la prime

Stratégie Stratégie
gagnante PM1 K PM2 gagnante
S
0
184 200 216

- 16

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Rappelons que l’approche la plus efficace pour dénouer un Stellage est de prendre son profit sur
l’option qui mène. Ainsi, on vendra le Put en cas de forte baisse et on vendra le Call en cas de forte
hausse.

b- La vente d’un Stellage

On opte pour ce type de stratégie lorsque on anticipe la stabilité des cours (mais pas forcément une
stabilité absolue).

Comment construire la vente d’un Stellage ?

Par la vente simultanée d’un Call et d’un Put tous les deux ATM.

Exemple : Spot = 400 / Vente d’un Put ATM = 12/ Vente d’un Call ATM = 20

Coût de cette stratégie = 20 + 12 = 32 (le coût pour l’acheteur)

Puisque l’on est dans le Stellage, nous avons deux points morts :

K = 400

1er point mort = K – coût = 400 – 32 = 368

2ème point mort = K + coût = 400 + 32 = 432

Cours à l’échéance (St)


368 400 432
V Résultat V Résultat V Résultat
Vente C 400 0 + 20 0 + 20 -32 -12
Vente P 400 -32 20- 0 + 12 0 + 12
0 + 32 0

Résultat

+ 32

PM1 K PM2
S
0
Stratégie 368 400 432 Stratégie
perdante perdante
Zone de Gain Maximum

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Section D : Le Strangle

L’avantage de cette stratégie c’est la réduction du coût. On ne va pas avoir un point (un pique) mais
une fourchette.

- L’achat d’un Strangle

On opte pour cette stratégie lorsque les cours sont instables et qui peuvent aussi bien fortement
augmenter que fortement baisser.

Comment construire cette stratégie ?

Par l’achat d’un Put et l’achat d’un Call tous les deux OTM.

Exemple :

Le cours Spot = 100 / achat d’un Call OTM 110 à 3 / achat d’un Put OTM 90 à 2.

TAF : 1-Etablir le compte du résultat de cette stratégie.


2-Etablir le graphe de cette stratégie.

Le coût de cette stratégie = 3 + 2 = 5

K1 = 90 1er PM = 90 – 5 = 85

K2 = 110 2ème PM = 110 + 5 = 115

Cours à l’échéance (St)


85 100 115
V Résultat V Résultat V Résultat
Achat C 0 -3 0 -3 +5 +2
110
AchatP90 +5 +3 0 -2 0 -2
0 -5 0

Résultat

Zone de perte : tout ce que peut


perdre l’acheteur c’est la prime

Stratégie Stratégie
gagnante PM1 K1 S0 K2 PM2 gagnante
S
0
85 90 100 110 115
30
-5
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Section E : Le Butterfly

L’achat d’un Butterfly

On opte pour ce type de stratégie lorsqu’ on anticipe des cours stables

Cette stratégie est construite de la manière suivante :

 Achat d’un call ITM, et vente de 2 call ATM et achat d’un call OTM
 Vente de put ITM, et vente de 2 put ATM et achat d’un call OTM

Exemple
Le 1-7-2015 l’action « ALFA » cote 1000, pour une maturité de 12 mois

Un trader achète un call 900 (ITM) à 120, vend 2 calls1000 à 70 et achète un call 1100 à 30

TAF : Etablir le compte de résultat de cette stratégie

Solution

Le cout de cette stratégie


-120 + 140- 30 = -10

Il y a deux points morts

Premier point mort : 900 +10 = 910


Deuxième point mort : 1100 -10 =1090

Si le Cours à l’échéance (St)

700 910 1000 1090 1100


VC R VC R VC R VC R VC R
Achat C 900 0 -120 10 -110 100 -20 190 70 220 100
Vente 2 C 1000 0 140 0 140 0 140 -180 -40 140 -100
Achat C 1100 0 -30 0 -30 0 -30 0 -30 20 -10
-10 0 90 0 -10

Perte maximum Gain maximum perte maximum

La partie profit et assez importante et la partie perte est limitée, cette stratégie possède deux
avantage :

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Elle est peut onéreuse et donc moins couteuse.
Elle est peu risquée.
Il est admis que la stratégie de Butterfly peut être adopté lorsque son cout et inférieur à 10
pour cent de la distance A B c'est-à-dire le gain

Partie II : La bourse des valeurs mobilières

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Introduction générale

La finance directe réalisée à travers les marchés financiers présente l’avantage, par rapport à la finance
indirecte assurée par les intermédiaires financiers, de pouvoir être effectuée sur un plus large spectre et
à un cout faible en raison de la concurrence qui s’y exerce.

Tout le monde connaît, comment le marché boursier a "envahi" le marché financier dans tous les pays
occidentaux, et ensuite dans les pays du tiers monde. Au moment où la crise financière de
l'endettement au début des années 80 s'est éclatée, à cause de la pénurie des ressources financières.

Une nouvelle politique financière caractérisée par la finance directe, est devenue le moteur du marché
financier. Une politique basée sur l'emprunt et l'épargne et le meilleur mécanisme capable a enlevé ce
défi c'est la bourse des valeurs.

Et comme le Maroc, appartient à un système économique mondial, il est normal que notre économie
suit ce chemin de la désintermédiation. Et on, peut dire que le Maroc est considéré comme un pays au
seuil de l'émergence financière dès 1991.

Cette recherche s’articule autour de trois principales séquences, Tout d’abord dans le premier chapitre,
le monde des différents marchés financiers est abordé dans sa diversité non seulement par une
présentation de ses différents types et caractéristiques mais aussi par ses différents acteurs.

Les caractéristiques du marché boursier font ensuite l’objet du second chapitre.

Le dernier chapitre est consacré au marché boursier marocain et plus précisément la bourse des valeurs
de Casablanca.

L’intérêt de ce chapitre sera de présenter :

Premièrement : la bourse des valeurs mobilières à savoir, son historique d’évolution, son
organigramme, la structure de sa gouvernance, d’actionnariat ainsi que les chiffres clés relatifs à
l’année 2016-2017.

Puis les principaux intervenants ou les acteurs du marché boursier marocain.

Ainsi que les introductions en bourse, nous citons dans cette partie les procédures de première
cotation, les principales étapes de l’introduction en bourse, et enfin les avantages de l’introduction en
bourse.

La quatrième partie traite la structure, l’organisation et le fonctionnement de la bourse de Casablanca.

Et finalement la cinquième partie porte sur les principaux indicateurs boursiers qui se constituent
principalement de la capitalisation boursière, le volume des transactions et les indices boursiers.

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Chapitre 1 : les différents marchés financiers

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 Section A : Définition d’un marché financier


Un marché peut se définir comme un lieu ou se rencontrent différents intervenants afin d’y
échanger des marchandises dont le prix est débattu.

Le marché financier est le lieu de rencontre entre une offre et une demande de capitaux à long
terme, dont le support est une valeur mobilière. Le fait que les droits acquis par les apporteurs
de capitaux soient représentés par des valeurs mobilières distingue le marché financier des
autres marchés de capitaux. Ce marché est ouvert à toutes les catégories d’agents
économiques.
L’acquisition de valeurs mobilières est l’un des placements possibles de l’épargne.
L’évolution du taux d’épargne et de la rentabilité comparée des placements alternatifs, tels
que l’immobilier, les produits d’assurance, l’or ou l’épargne liquide, influence la demande de
titres sur les marchés financiers.
De nos jours la plupart des marchés financiers n’ont plus d’existence physique en raison de la
dématérialisation des titres. Les marchés à la criée ont peu à peu cédé leur place aux marchés
électroniques. Cette mutation des marchés financiers trouve son origine d’une part dans la
saturation du traitement manuel des transactions et d’autre part dans la diversification
internationale des portefeuilles. L’informatisation des bourses et les transactions
transfrontalières ont conduit à une concurrence accrue entre les différentes bourses de valeurs
mobilières. Ainsi, on assiste depuis les années quatre-vingt-dix à la création de plateformes
électroniques pour attirer les volumes de transactions. Cette concurrence conduit également à
un mouvement de concentrations de différentes bourses de valeurs.

Les Valeurs Mobilières

Du point de vue juridique, les valeurs mobilières sont des titres négociables et fongibles qui
peuvent être cotés en bourse. Il existe deux grandes familles : les actions, titres de propriété
conférant notamment un droit aux dividendes de la société, et les obligations, titres de
créance donnant en particulier le droit de perception d’un intérêt fixe ou variable tout au
long de la durée de vie de l’obligation. D’autres produits permettent de répondre à des
besoins toujours plus spécifiques et variés. C’est le cas notamment des certificats
d’investissement, des parts de fonds tels les OPCVM et des Warrants, assimilés à des valeurs
mobilières. Ces nouveaux titres permettent d’agrémenter la gamme des produits proposés
par le marché financier, de participer ainsi à son développement et de contribuer à la
croissance du financement de l’économie.

Du point de vue financier, les valeurs mobilières sont des actifs utilisés pour financer
l’investissement dans des flux de consommation futurs sujets à l’incertitude générale et au
risque individuel. Ils jouent un rôle de premier ordre dans la facilitation des échanges et dans
 Section B : Caractéristiques d’un marché financier
la diversification des risques. Ils apportent également des informations pertinentes relatives
aux anticipations des investisseurs quant à la valeur future des actifs sous-jacents. Il importe
enfin de signaler que les valeurs mobilières sont désormais totalement dématérialisées.

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Module: Techniques et marchés financiers
La pluralité des marchés marque la diversité des instruments financiers. Ceux- ci sont
communément regroupés en classes d’actifs qui présentent trois
caractéristiques (Mongars et Marchal- Dombrat, 2006):

– Une caractéristique de performance : à long terme, une classe d’actifs génère


une performance supérieure à celle de l’actif sans risque, le plus souvent une obligation
souveraine. Elle offre ainsi une rémunération en excès du taux sans risque compte tenu
d’un supplément de risque.

– Une caractéristique de diversification : une classe d’actifs présente une corrélation


négative ou faible avec les autres classes d’actifs. Elle contribue ainsi à la diversification
d’un portefeuille de valeurs mobilières et permet d’optimiser le couple rentabilité-
risque.

– Une caractéristique de non- réplication : une classe d’actifs ne peut être reproduite
par la combinaison linéaire et stable d’autres actifs.

Elle présente un couple rentabilité-risque et un comportement spécifiques sur les marchés


financiers.

Chaque classe d’actifs est cotée sur un marché différent.

Le marché monétaire regroupe les solutions de financement à court terme sur supports de
dettes. Il est généralement peu évoqué par les médias. Pourtant, le compartiment
interbancaire qui l’anime a une importance de premier ordre dans l’économie car il fixe le
«loyer de l’argent» et donc les conditions de crédit à court terme des entreprises et des
ménages.

Le marché obligataire regroupe les solutions de financement à moyen et long terme


sur supports de dettes. Il est le marché le plus actif où s’échangent les plus grands volumes
financiers dans le monde grâce à la présence de la dette souveraine.

Il est de plus en plus fréquent de concevoir ces deux premiers marchés comme un marché
unique, le marché des titres de créance ou marché du crédit, la distinction ne s’opérant
que sur la différence d’échéance : court terme pour le marché monétaire (durée
inférieure à deux ans), moyen et long terme pour le marché obligataire (durée supérieure à
deux ans).

Le marché des actions est sans doute le marché le plus connu car les grands investisseurs s’y
disputent le contrôle des entreprises.

Le marché de la gestion collective n’est pas stricto sensu un marché financier. C’est un
marché connexe qui est toutefois de plus en plus intégré aux marchés financiers ( trackers).

Enfin, les marchés des dérivés ferment la marche. Leur importance est croissante avec le
développement des opérations de spéculation et de couverture avec effet de levier.

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Module: Techniques et marchés financiers

 Section C : Typologies des marchés financiers


Les marchés financiers peuvent être différenciés principalement d’abord, par le fait que les
titres soient en phase d’émission- marchés primaires- ou de négociation-marchés secondaires-,
ensuite en fonction de la nature et du degré de réglementation qu’ils imposent à leurs
intervenants – marchés réglementés ou de gré à gré - et enfin d’après le mode de règlement
des transactions qui s’y concluent – marchés au comptant et marchés dérivés.

Marchés primaire et secondaire

Les marchés financiers se composent, organiquement, d’un marché primaire, celui des
émissions, et un marché secondaire, celui de la revente, appelé plus communément marché
boursier.

A- Marché primaire et secondaire

 Marché Primaire :

Il constitue le marché de l’émission ou les investisseurs peuvent souscrire aux titres financiers
nouvellement créés. Marché « du neuf », le marché primaire est ainsi le compartiment qui
permet de transférer des moyens de financement des épargnants vers les emprunteurs. En
contrepartie de ces capitaux collectés, des valeurs mobilières de plusieurs types sont émises :
des actions et titres assimilés, chacun de ces types générant des droits et des devoirs
différents. La souscription de ces actifs s’effectue à des conditions explicitement définies au
moment de la mise sur le marché.

Le marché « gris » fait partie du marché primaire. Il désigne le marché ou des investisseurs
institutionnels ou des intermédiaires spécialisés prennent tout ou partie des titres proposés par
un émetteur avant de les placer directement auprès des souscripteurs finaux à travers leurs
propres réseaux de distribution.

 Marché Secondaire :
Le marché secondaire, ou Bourse, est le marché ou s’échangent, en principe à tout moment,
les titres préalablement émis sur le marché primaire. Cette négociabilité représente pour les
prêteurs un avantage indéniable car elle leur assure, en cas de besoin, la liquidité de leurs
placements.

Marché « de l’occasion », ce compartiment est indispensable au bon fonctionnement du


marché financier. En assurant dabs de bonnes conditions la mobilisation de l’épargne investie
en titres financiers, la bourse des valeurs améliore l’attractivité du marché primaire et
améliore ainsi la capacité de financement de l’économie. De plus, le marché secondaire
permet de valoriser les titres déjà existants et indiquent à tout moment les conditions
auxquelles peuvent être émis les titres nouveaux.

37
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 Dépendance du marché primaire et secondaire :

Ces deux compartiments sont naturellement complémentaires. En effet, un agent économique


n’accepterait de souscrire aux titres nouveaux émis sur le marché primaire qu’à la condition
préalable d’avoir la garantie de pouvoir liquider son investissement en cas de besoin.

Ainsi, le marché primaire est inséparable du marché secondaire.

B- Marché au comptant et à terme :


Sur un marché au comptant, lors de la conclusion d’une transaction, le règlement et la
livraison des titres doivent intervenir immédiatement, durant la journée ou la transaction a été
conclue.

Pour leur part, les marchés à terme, sont des marchés sur lesquels l’exécution des transactions
qui s’y négocient est reportée à une date ultérieure.

Si les marchés dérivés sont des marchés à terme, les marchés des actions, ceux des obligations
et plus généralement ceux des titres assimilés ou rattachés à ces derniers sont
traditionnellement des marchés au comptant.

C- Marchés réglementés et de gré à gré :


Deux grands types de marchés peuvent être distingués compte tenu du degré et de la nature de
régulation qui l’organise.

 Marchés réglementés :

Le fonctionnement d’un marché réglementé d’instruments financiers est confié par la loi à une
société commerciale, qualifiée d’entreprise de marché, qui fixe les règles d’organisation
générale des opérations.

La réglementation a pour objectif de protéger les souscripteurs, de contrôler les émetteurs,


d’assurer la sécurité des transactions et de mettre en place une organisation qui permette
l’allocation des ressources et l’efficience du marché.

 Marchés de gré à gré :

Les marchés de gré à gré sont des marchés qui peuvent être plus ou moins organisés.

L’absence de réglementation des opérations ne signifie pas que les intervenants ne soient pas
soumis à certains contrôles pour exercer leurs activités et à certaines règles prudentielles.

Certains marchés de gré à gré sont organisés et font l’objet d’une sorte de régulation qui
émane généralement d’organisations professionnelles, mais ne disposent pas d’autorités de
marché chargées de le contrôler.

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Module: Techniques et marchés financiers

 Section D : Les acteurs des marchés financiers


Plusieurs intervenants agissent chaque jour sur les marchés financiers afin d’en assurer le
fonctionnement, l’efficience, la sécurité et la transparence, dans un cadre réglementé et
contrôlé par les autorités de marché.

 Les investisseurs :
Il s’agit de toutes personnes ou morales qui souhaitent acheter ou vendre des instruments
financiers. O retrouve les trois catégories suivants : les particuliers, les entreprises et les
investisseurs institutionnels.

Les particuliers sont des personnes physiques. Elles peuvent agir seules ou par l’intermédiaire
des clubs d’investissements.

Les entreprises concernent les sociétés désirant progressivement prendre tout en partie du
contrôle d’une autre entreprise ou tout simplement les sociétés en quête de placement.

Les investisseurs institutionnels, surnommés « zinzins », regroupent les banques, les


compagnies d’assurance, les caisses de retraite qui placent une partie de leurs ressources en
valeurs mobilières afin de faire face à leurs engagements vis-à-vis de leurs clients, les fonds
de pension ou les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM). Ce
sont les principaux intervenants en termes de volume traité.

 Les émetteurs :
Les principaux émetteurs sont l’Etat, les collectivités locales ainsi que les entreprises
publiques et privés. Ces émetteurs sont des demandeurs de capitaux font appel aux épargnants
pour obtenir des fonds. Ils sont soumis à des règles strictes en matière d’information des
investisseurs, d’animation de leurs titres ou de procédures.

 Les intermédiaires :
Les investisseurs et les émetteurs ont recours à des services de professionnels afin d’intervenir
en bourse. Différents entités jouent le rôle d’intermédiaires prestataires de services
d’investissement (sociétés de bourse, sociétés de gestion de portefeuilles). Ceux-ci peuvent
exercer les activités qui suivent :

 La collecte et la transmission d’ordres : les intermédiaires centralisent les ordres des


intervenants sur le marché et les transmettent au passeur d’ordres ;
 L’exécution des ordres : les intermédiaires ont un accès au système informatique du
marché et transmettent à ce système les ordres des investisseurs ;
 La compensation : les établissements sont chargés des opérations de règlement-
livraison afin que les différentes contreparties soient livrées et payées dans les délais
imposés par la réglementation une fois les ordres exécutés ;
 La gestion de portefeuille : qui consiste à collecter les fonds des investisseurs. Les
sociétés de gestion de portefeuilles investissent pour le compte de clients dans des

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Module: Techniques et marchés financiers
titres en fonction de règles prédéterminées répondant au profit du client.

 Les analystes financiers :


Les analystes financiers sont chargés d’analyser les sociétés afin d’établir des
recommandations sur les titres cotés. Afin de mener à bien leur travail, ils analysent les
facteurs tels que les bénéfices, les perspectives de croissance, la situation financière, la valeur
estimée des actifs, mais également les méthodes de gestion, les stratégies de développement,
ainsi que la rentabilité des secteurs d’activité concernés. On distingue deux grandes familles
d’analystes financiers : les analystes Sell-Side et les analystes Buy-Side.

Les premiers sont au service de vendeurs (banques, brokers, sociétés de bourse…). Leur rôle
consiste à émettre des recommandations en vue de susciter des transactions de la part
d’investisseurs qui exercent leurs ordres via les employeurs de l’analyste. Les analystes Buy-
Side, pour leur part, travaillent au sein d’une société de gestion. Leur travail d’analyse est à
destination de leurs employeurs.

 Les instances de régulation et d’organisation :


La bourse est un marché réglementé, organisé et contrôlé par des autorités de tutelle. Il existe
plusieurs instances propres à chaque marché qui ont pour objet de veiller au bon déroulement
des échanges comme la gestion des systèmes informatiques ou l’admission des valeurs sans
oublier la protection des investisseurs. A titre d’exemple, on peut citer l’Autorité des Marchés
Financiers (France), la Commission Bancaire et Financière (Belgique), la Securities and
Exchange Commission (Etats-Unis), la Securities and Exchange Surveillance Commission
(Japon), la Financial Services Authority (Royaume-Unis), l’Autorité Marocaine du Marché
des Capitaux (Maroc).

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Module: Techniques et marchés financiers

Chapitre 2 : Caractéristiques du marché boursier

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Module: Techniques et marchés financiers

 Section A : Présentation du marché boursier


Le marché boursier est l'un des secteurs les plus vitaux de l'économie de marché car il offre
aux entreprises l'accès aux capitaux et aux investisseurs (actionnaires) avec une part dans la
société et le potentiel de gains en fonction de la performance future de la société.

Les Bourses de valeurs sont des lieux où s'échangent et se négocient différents produits
financiers à savoir les valeurs mobilières.

Les valeurs mobilières sont des titres négociables interchangeables et fongibles, ils peuvent
être cotés en bourse. Les deux grandes catégories de valeurs mobilières sont les actions et les
obligations. Mais il y en existe d'autres telles que les certificats d'investissement et les bons de
souscription.

 Les actions : Une action est un titre de propriété qui correspond à une part du capital social
d’une société. Seules les sociétés anonymes et les sociétés en commandite par actions ont
la faculté d'émettre des actions. Les actions sont émises lors de la constitution des sociétés
ou de l’augmentation de capital.
 Les obligations : Ce sont des titres de créance émis par les entreprises publiques ou
privées, l’Etat ou les établissements de crédits. Pour les souscripteurs, il s’agit de créances
sur les émetteurs, donnant droit à une rémunération en principe fixe, déterminée par le taux
d’intérêt en vigueur au moment de l’emprunt.

 Section B : caractéristiques et rôles du marché boursier

 Les caractéristiques d’un marché boursier :


Les caractéristiques importantes d’un marché boursier sont la liquidité, la profondeur, le
dynamisme et l’efficience.

 La liquidité : c’est la caractéristique d’un marché où il est possible d’acheter et de


vendre des titres rapidement et à faible coût. Cette caractéristique est présente
lorsque de nombreuses opérations sont effectuées, que les cours acheteurs et
vendeurs sont peu éloignés ou que les opérations font faiblement fluctuer les cours.
Dans ces conditions, les investisseurs sont prêts à transiger

 La profondeur : un marché est profond lorsqu’il est possible d’y effectuer des
transactions importantes sur un grand nombre de titres. C’est une caractéristique très
importante pour les investisseurs institutionnels. C’est le cas lorsqu’il existe un
nombre relativement grand d’entreprises inscrites et qui négocient régulièrement sur
ce marché. Ces entreprises sont fortement capitalisées. Il faut également que le
nombre d’actions effectivement négociées (le float) soit important.

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Module: Techniques et marchés financiers
 Le dynamisme : il se traduit par la capacité du marché d’augmenter année après
année le nombre d’entreprises inscrites et la capitalisation de celles qui le sont déjà.
Cette croissance s’opère de quatre façons : a) par les émissions initiales (premiers
appels publics à l’épargne ou IPO, acronyme d’initial public offering), qui traduisent
l’arrivée de nouvelles entreprises sur le marché ; b) par l’augmentation de capital des
sociétés déjà inscrites ; c) par l’augmentation de valeur des titres déjà émis ; d) par
les privatisations. En effet, dans la plupart des marchés émergents, les privatisations
ont été considérées comme un moyen de dynamiser le marché boursier et, dans de
nombreux pays, l’essentiel du marché est constitué des actions provenant de ces
privatisations.

 L’efficience : un marché non efficient ne fonctionnera pas de façon durable,


n’attirera ni les investisseurs étrangers ni les petits investisseurs, et il représentera un
obstacle au financement public. D’un autre côté, un marché est efficient lorsque le
cours du marché reflète exactement les informations disponibles. Voilà pourquoi,
dans un marché de valeurs mobilières efficient, il n’y a aucune raison de croire que le
cours est trop bas ou trop élevé.

 Les rôles du marché boursier :


Les marchés financiers permettent une allocation efficace des ressources. La Bourse est tout
d'abord un lieu de rencontre de l'offre et de la demande de produits standardisés en vue de la
découverte de leur prix en continu ou à certains moments de la journée (fixing). Elle assure
des fonctions de financement de l'économie (symétriquement de placement pour ceux qui ont
des liquidités à investir), d'allocation et de gestion des risques ainsi que de liquidité des titres.
Les marchés financiers permettent de vendre des valeurs mobilières neuves (nouvellement
émises) ou d'occasion (déjà émises, et appartenant à un investisseur). Ces valeurs peuvent être
échangées sur des marchés réglementés (souvent appelés bourse) ou de gré-à-gré.

 Financement des entreprises : le marché boursier permet aux entreprises de se


financer, d'investir, en mettant directement en contact l'offre et la demande par la
souscription à des augmentations de capital. On parle de système désintermédié à la
différence du système bancaire. Par l'introduction en Bourse ou par les augmentations
de capital, les entreprises ont accès à des ressources financières supplémentaires. Les
bourses ont permis aux entreprises de grandir et donc de développer des projets qu'un
individu seul n'aurait pu financer. Par exemple, la Bourse de Londres voit le jour avec le
besoin de financer des expéditions vers la Russie et l'Inde8. De même, un essor est
donné aux bourses avec la révolution industrielle et le besoin de financer, entre autres,
les grands réseaux ferrés. Le 1er août 1836, le Mohawk and Hudson Railroad est le
premier chemin de fer coté.

 Orientation de l'épargne: les investisseurs ayant une capacité d’épargne positive


peuvent devenir les actionnaires des entreprises privées ou devenir les créanciers de ces
sociétés et des collectivités publiques. Ils peuvent investir soit à l'occasion

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Module: Techniques et marchés financiers
d'augmentation de capital ou d'introduction en bourse sur le marché primaire, ou
s'orienter sur le marché dit secondaire sur lequel sont négociés les titres déjà émis.

La Bourse permet la mobilisation de l'épargne et partant une meilleure allocation des


ressources vers les projets d'investissements les plus profitables. En facilitant l'accès à
l'épargne, les Bourses rendent possibles de nouveaux investissements et améliorent donc
la rentabilité des investissements.

 Gestion du risque: La bourse permet de transférer le risque par le biais des


négociations d'actions et d'obligations. Elle permet également aux investisseurs
(entreprises, actionnaires, créanciers...) de se protéger du risque (risques de change, de
taux, de crédit, de baisse des cours...) par l'utilisation de produits dérivés : les swaps, les
futures, les contrats à terme, les options.

 Liquidité des titres: la bourse permet la négociabilité des titres. Cette facilitation de la
sortie permet d'attirer un plus grand nombre d'investisseurs et explique pourquoi les
sociétés de capital-risque souhaitent que les entreprises dans lesquelles elles ont investi
s'introduisent en bourse.

 Indicateur de valeur : les cotations effectuées à la Bourse permettent de mesurer la


valeur attribuée par le marché à une entreprise, une matière première ou à une créance
dans le temps. Les cours permettent donc de suivre l'évolution du prix de produits et
l'évolution générale de la situation économique d'un pays.

 Outil de contrôle : les sociétés cotées en Bourse doivent respecter des


réglementations plus strictes quant à la publication de leurs comptes. Ces entreprises
sont également suivies par de multiples équipes d'analystes financiers, qui diffusent
largement toutes les informations qui ont potentiellement un impact sur le cours de
l'action de la société.

 Section C : Analyse technique, trading et Trading Haute


Fréquence

Analyse technique : l’analyse technique est une méthode utilisant de plus en plus des
algorithmes de détection de motifs et de tendance traduisant en graphiques l’évolution du
cours d’une valeur pour aider le trader à envisager les scénarios possibles d’évolution future
du cours de la valeur. Ces scénarios peuvent ensuite être exploités dans le cadre d’une
stratégie spéculative de « trading » visant à gagner plus d'argent. Alors que de nombreux
aspects sociopsychologiques entrent en jeux dans l'évaluation d'une valeur, la profitabilité de
ces méthodes est discutée pour certains secteurs (bulles spéculatives) mais est jugée
globalement lucrative par certaines analyses bancaires pour d'autres secteurs (ex pour le
marché des changes dit Forex).

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Module: Techniques et marchés financiers
Trading : le trading est une activité pratiquée via un ordinateur ou un réseau d'ordinateurs,
le plus souvent en utilisant l’analyse technique de manière à acheter et vendre des valeurs au
meilleur prix.

Trading Haute Fréquence : C'est (avec le « Flash trading » et le « flash order » qui lui
sont associés) le trading qui n'est confié qu'à des logiciels et des algorithmes ayant un temps
de réponse extrêmement rapide et qui accaparent désormais la majorité des ordres en bourse.
La vitesse des transactions prend une importance croissante, avec de nouveaux records dans
les années 2010. En quelques années (débuts du XXIe siècle), la part des transactions lancées
par des robots est passé de 0 à 50 % (en 2012) des volumes. En novembre 2011, plus de 90 %
des ordres de bourse sur le marché européen étaient émis par des traders haute fréquence...
alors que ces nouveaux traders (« anges ou démons » du système financier ?) traquent
les coûts de latence ou changent les règles en pratiquant de nouvelles formes d'espionnage
des données avec le data snooping)... Les échanges s'effectuent en « millième de seconde »
d'où le nom de cette approche : « High Frequency Trading » ; en 2013, selon Marin Scholtus
(de l' Econometric Institute et du Tinbergen Institute, de l'Université Érasme de
Rotterdam), « un retard de simplement 200 millisecondes est considéré comme nuisant
significativement à la performance boursière et les jours de faible volatilité, c'est déjà le cas
pour les retards de plus de 50 millisecondes. En outre, l'importance de la vitesse de rendement
augmente de règles de négociation au fil du temps » ;
De nombreux experts reprochent à cette technique d'échapper aux règles de la concurrence
(ou d'en profiter anormalement), de causer des biais de sélection adverses et d'être la cause du
« krach-éclair de Wall Street » qui en mai 2010 a fait plonger le Dow Jones de -2 à -10 % en
quelques minutes. La commission américaine Securities and Exchange Commission a proposé
en septembre 2009 d'interdire ces pratiques dans le cadre d'une réforme visant à mieux réguler
les marchés boursiers à la suite de la crise financière de 2008 , mais en 2011, le fast-trading
était à nouveau très présent et 6 ans après la crise de 2008 (début 2014) cette proposition n'a
pas à ce jour été suivie et le taux de transactions faites par des robots a atteint ou dépassé les
niveaux d'avant la crise.

 Section D : les grandes bourses mondiales

 Une des manières les plus fréquentes d'évaluer l'importance économique et financière
d'une place boursière dans l'espace mondial est de comparer sa capitalisation boursière
avec les autres places boursières. Par capitalisation boursière, on comprendra la
somme des capitalisations des sociétés cotées dans la place boursière. Cette
capitalisation fluctue en fonction de divers critères puisqu'une place boursière est
avant tout un marché. Les chiffres sont donc variables.
 Les bourses sont devenues des infrastructures privées de cotation d'actifs qui se sont
des entreprises, elles-mêmes cotées. Un mouvement de concentration s'est amorcé
mondialement afin de construire des pôles de cotation toujours plus performants. Ces
fusions conduisent à la création d'entités transnationales concurrentes qui sont
spécialisées dans la cotation de valeurs et sont présentes sur tous les grands marchés.

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Module: Techniques et marchés financiers

 Exemples de places boursières, selon la somme de leurs capitalisations


 Bourse de New York, États-Unis : 14 242 milliards de dollars en décembre 2011
 Bourse de Londres, Royaume-Uni : 3 266 milliards de dollars en 2011
 Bourse de Francfort, Allemagne : 1 185 milliards de dollars en 2011
 Euronext Paris, Europe : 1 000 milliards de dollars en janvier 2008
 Bombay Stock Exchange (BSE), Inde : 1 000 milliards de $ en janvier 2008
 Bourse de Vienne, Autriche : 117,3 milliards d'€ en août 2008
 Bourse de Budapest, Hongrie : 28,4 milliards d'euros en août 2008
 Bourse de Ljubljana, Slovénie : 14,4 milliards d'€ en août 2008
 Bourse de Prague, République Tchèque : 48,9 milliards d'€ en juillet 2008
 Bourse du Japon, Japon : 4485 milliards US en janvier 2015
 Bourse des valeurs de Casablanca, Maroc: 51 milliards d'euros en 2016.

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Chapitre 3 : Le marché boursier marocain


La bourse de Casablanca

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Module: Techniques et marchés financiers

Section A : Présentation de la bourse de Casablanca

Historique

La création de la Bourse de Casablanca remonte à 1929. A cette époque, elle portait le nom
d’Office de Compensation des Valeurs Mobilières.

L’importance grandissante du marché des valeurs mobilières et l’instauration du contrôle de


change, incitèrent les autorités de l’époque à améliorer et à réglementer son organisation et
son fonctionnement.

En 1948, l’Office de Compensation des Valeurs Mobilières devint Office de Cotation des
Valeurs Mobilières.

Toutefois, l’organisation du marché entravait son attractivité à un moment où les épargnants


manifestaient un intérêt grandissant pour l’investissement en bourse.
Pour pallier cette carence, une réforme a été mise en place en 1967, dotant le marché
financier marocain d’une Bourse juridiquement et techniquement organisée.
A la suite de cette réforme et plus précisément en 1986, le Maroc a entamé un Programme
d’Ajustement Structurel qui s’est achevé dix ans plus tard. Ce programme a permis au
Royaume de consolider ses équilibres fondamentaux et de maîtriser le problème de sa dette et
de son inflation.

Sept ans plus tard, en 1993, une réforme majeure du marché boursier a été engagée pour
compléter et renforcer les acquis avec la promulgation de trois textes fondateurs :
 le dahir portant loi n°1-93-211 relatif à la Bourse des Valeurs.
 le dahir portant loi n°1-93-212 relatif au Conseil Déontologique des Valeur Mobilières
et aux informations exigées des personnes morales faisant appel public à l'épargne ;
 le dahir portant loi n°1-93-213 relatif aux Organismes de Placement Collectif en
Valeurs Mobilières.

L’objectif de cette réforme était de moderniser, de manière substantielle, le marché à travers :


 la création du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) qui a pour
mission de veiller à la protection de l’épargne.
 investir en valeurs mobilière.
 l’agrément des sociétés de bourse, intermédiaires spécialisés, qui sont les seules
habilitées à exécuter les transactions sur les valeurs mobilières cotées ;
 la création des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières(OPCVM)
intermédiaires financiers ayant pour objet la gestion de portefeuille de valeurs
mobilières sur la base du principe de la répartition des risques ;

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Module: Techniques et marchés financiers
 la création de la Société de Bourse des Valeurs de Casablanca « SBVC », société
privée gestionnaire de la Bourse des Valeurs, dont le capital est détenu à parts égales
par les sociétés de bourse agréées.

Pour accroître l’efficience du marché, l’obligation de la publication des états comptables et


financiers des sociétés cotées est entrée en vigueur en 1993. Le refus de certaines sociétés de
se conformer à ces nouvelles dispositions a engendré la radiation de 10 sociétés de la cote.

En janvier 1997, l’organisation du marché boursier s’est améliorée avec la promulgation de


la loi n°34-96 modifiant et complétant le dahir portant loi n°1-93-211 relatif à la Bourse des
Valeurs et la mise en place en octobre 1998 du dépositaire central, Maroclear, institué par
la promulgation de la loi n°35-96.

Depuis cette date, la Bourse de Casablanca vit une seconde jeunesse.

En 2000, la Société de la Bourse des Valeurs de Casablanca «SBVC» a changé de


dénomination pour devenir Bourse de Casablanca, Société Anonyme à Directoire et Conseil
de Surveillance.

En janvier 2007, la Bourse de Casablanca a procédé au relooking de son identité visuelle


dans le souci d’accompagner son changement de dimension.

Au niveau de l’organisation du marché, plusieurs mesures ont été instaurées, notamment :

 le démarrage du Système de Cotation Electronique, en mars 1997 ;

 le remplacement du Marché Officiel et du Marché des Cessions Directes par le


Marché Central et le Marché de Blocs en novembre 1998;

 la délocalisation de la négociation électronique dans les locaux des sociétés de


bourse, en janvier 2001

 la réduction du délai de dénouement théorique des opérations de J+5 à J+3, en mai 2001 ;

 le lancement des nouveaux indices Masi® et Madex®, les indices sectoriels, les
indices de rentabilité et les indices en devises en janvier 2002, avant d'adopter la
capitalisation flottante dans leur mode de calcul en décembre 2004.
 l’adoption du système de garantie de bonne fin des opérations et la suppression du
marché des pièces d’or cotées en bourse, en mars 2002 ;

 l’entrée en vigueur de la loi 52-01 amendant le dahir n°1-93-211 du 21septembre


1993 relatif à la Bourse des Valeurs, simplifiant ainsi, les conditions d'introduction en
bourse et mettant en place 5 marchés de cotation : trois Marchés Actions, le Marché

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Module: Techniques et marchés financiers
des Obligations et le Marché des Fonds, en avril 2004 ;

 l’application des nouveaux critères de séjour à la cote en janvier 2005 ;

 En mai 2007, la Promulgation des nouvelles lois relative au dahirs portant loi n°1-93-
211 relative à la Bourse des Valeurs, la loi n°1-93-212 relative au Conseil
Déontologique des Valeurs Mobilières et aux informations exigées des personnes
morales faisant appel public à l’épargne et la loi 26-03 relative aux offres publiques, à
savoir :
:: la loi n°45-06 relative à l’inscription des titres de capital d’une personne morale
cotée sur le marché marocain et hors du Maroc ;
:: la loi 44-06 relative à l’élaboration des comptes consolidés pour les personnes
morales faisant appel public à l’épargne par émission obligataire ou autres titres de
créances ;
:: la loi 46-06 relative à l’obligation de dépôt d’une offre publique de retrait en cas de
radiation ;
:: la promulgation de l’arrêté du Ministre de l’Economie et des Finances n° 1137-07
ayant modifié l’article 3.7.8 du Règlement Général de la Bourse des Valeurs, en juin
2007 ;
:: la publication de l'arrêté du Ministre de l'Economie et des Finances n° 1268-08
ayant approuvé le Règlement Général de la Bourse des Valeurs, en août 2008.

 la mise en place de la version 900 du nouveau système de cotation, en mars 2008.

 en décembre 2008, création d'un comité de suivi de la Bourse de Casablanca


émanant du Conseil de Surveillance pour la refonte des statuts de l'entreprise et le
passage d'un modèle de gouvernance duale avec Directoire et Conseil de Surveillance
vers un modèle avec conseil d'Administration et Direction Générale.

 en avril 2009, passage effectif de la Bourse de Casablanca au mode gouvernance


avec Conseil d'Administration et Direction Générale.

 en octobre 2010, la Bourse de Casablanca adhère à la World Federation of


Exchanges (WFE) et devient ainsi, son 52ème membre, la 4ème bourse arabe et la
4ème bourse africaine à en faire partie.
 en janvier 2011, la Bourse de Casablanca met en place, en partenariat avec FTSE
Group, une nouvelle série d’indices qui se compose de deux indices : le FTSE CSE
Morocco 15 Index et FTSE CSE Morocco All-Liquid Index.

 en avril 2011, la Bourse de Casablanca participe à la création de l’Association des


Bourses Francophone d’Afrique (ABFA) avec pour objectif principal de favoriser une
meilleure intégration des marchés boursiers de l’Afrique francophone. La présidence
de l'association a été confiée à M. Karim Hajji.

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Module: Techniques et marchés financiers

 en juillet 2011, la Bourse de Casablanca met en place une offre financière au profit
des PME pour les inciter à s’inscrire à la cote. Cette offre, valable du 1er juillet au 31
décembre 2012, consiste à octroyer un chèque de 500 000 MAD aux entreprises qui
remplissent des critères définies.
Ce même mois, la Bourse de Casablanca est certifiée ISO 9001- Version 2008 pour
une période allant de 2011 à 2014.

 en octobre 2011, publication dans le Bulletin officiel n° 5984 du 06 octobre 2011 de


l’amendement du Dahir portant loi n°1-93-211 relatif à la Bourse des Valeurs. Cet
amendement a visé l’actionnariat de la société gestionnaire de la Bourse des Valeurs
de Casablanca. Ainsi, Ses statuts doivent mentionner les dénominations des sociétés
actionnaires et le pourcentage du capital social détenu par chacune d’elles qui ne doit
pas excéder un seuil fixé par arrêté du ministre chargé des finances. Tout changement
dans l’actionnariat de la société gestionnaire, est soumis à l’approbation préalable du
ministre chargé des finances et que ses actions ne sont souscrites ou rachetées qu’à un
prix fixé par l'AMMC.

Gouvernance
La Bourse de Casablanca est une Société Anonyme à Conseil d’Administration.
Placée sous la tutelle du Ministère de l'Economie et des Finances, la Bourse de Casablanca
exerce dans le cadre d’un cahier des charges et obéit à des règles définies dans un règlement
général.

En décembre 2016, le Conseil d’Administration a adopté son règlement intérieur et une charte
de l’administrateur. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’une
gouvernance conforme aux standards internationaux, exigée par le nouveau cahier des charges
de la société gestionnaire de la Bourse des Valeurs de Casablanca.

En juin 2016, le processus de démutualisation de la Bourse de Casablanca entamé en 2015, a


été clôturé.

 Fonctionnement du conseil d’administration :

Le Conseil d’Administration de la Bourse de Casablanca est composé actuellement de 10


administrateurs, et il est prévu que 2 administrateurs indépendants rejoignent le conseil. Un
Secrétaire du Conseil d’Administration est nommé sur proposition du Président. Sa fonction
consiste à organiser les réunions, rédiger et consigner les procès-verbaux dans les conditions
prescrites par la loi.

 Composition du conseil d’administration :

En juin 2016, le processus de démutualisation de la Bourse de Casablanca a été clôturé. De


nouveaux membres du Conseil d’Administration de la Bourse de Casablanca ont été nommés
à la suite de l’Assemblée Générale du 17 juin 2016 qui a pris acte de la démission des anciens

51
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Module: Techniques et marchés financiers
administrateurs et qui a statué aux conditions de quorum et de majorité des Assemblées
Générales Ordinaires.

Leur mandat expirera à l’issue de l’AGO qui sera appelée à statuer sur les comptes de
l’exercice clos le 31 décembre 2018. Le 17 juin 2016, le nouveau Conseil d’Administration
s’est réuni et a nommé M. Hamid TAWFIKI en tant que Président pour une durée de 2 ans.

Nom du représentant Fonction Qualité

M. Hamid TAWFIKI Administrateur Directeur Général – CDG Président


Capital

M. Younes Président Directeur Général – CFG Marchés Membre


BENJELLOUN

M. Brahim Administrateur Directeur Général – BMCE Membre


BENJELLOUN TOUIMI Bank of Africa

M. Mohamed Hassan Président Directeur Général – Sanad Membre


BENSALAH

M. Ismail DOUIRI Directeur Général – Attijariwafa Bank Membre

M. Amine EL JIRARI Président Directeur Général – Atlas Capital Membre


Bourse

M. Jaouad HAMRI Président du Conseil de Surveillance – BMCI Membre

M. Omar LAHLOU Directeur Financier - CDG Membre

M. Mohamed Karim Directeur Général – BCP Membre


MOUNIR

M. Mohammed RACHID Directeur Adjoint en charge des relations Membre


institutionnelles et des organismes
internationaux. Casablanca Finance City
Authority (CFCA)

En juin 2016, une augmentation de capital a été réalisée portant ainsi le capital social de la
bourse de Casablanca à 387 517 900 MAD.

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Module: Techniques et marchés financiers

Nombre de sociétés cotées : 75

Organigramme

Direction Générale :

- conformité et contrôle interne - Audit interne

- contrôle de gestion - Financier

Direction systèmes Direction Capital Direction Direction


Développement Opérations
d’information Humain et Support
Marchés
-Etudes et projets - Développement -Emetteurs
RH - Ecole de la Bourse -Négociation
-Support réseau et -Développement
télécoms -Affaires Market Data and - Compensation
administratives Services
-Sécurité des -Communication et
Systèmes relations publiques
d’Information -Etudes et Relations
Partenariats
-Projet
Management Office

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Module: Techniques et marchés financiers

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Module: Techniques et marchés financiers

Section B : Les principaux intervenants du marché


bousier marocain
A- La société gestionnaire de la bourse : Bourse de Casablanca :
L’organisation générale de la bourse des valeurs de Casablanca est assurée par l’entreprise de
marché Bourse de Casablanca, BdC. Société anonyme dont les actionnaires sont les sociétés
de bourse, la Bourse de Casablanca est une institution financière spécialisée chargée
d’organiser le fonctionnement du marché et d’assurer sa sécurité, sa promotion et son
développement. Plus particulièrement, en plus de la surveillance du marché et du contrôle des
sociétés de bourse, la Bourse de Casablanca gère les introductions en bourse et les cotations,
supervise et assure le dénouement (réalisé par Maroclear, dépositaire central des titres selon le
principe du règlement contre livraison) et la bonne fin des transactions opérées sur le marché
et diffuse les cours et les indices.

La bourse marocaine est un marché centralisé gouverné par les ordres et animé exclusivement
par les 17 sociétés de bourse. Les règles de fonctionnement du marché sont fixées par un
règlement général approuvé par l’autorité compétente. La bourse des valeurs mobilières de
Casablanca se divise en un compartiment hors cote le marché de blocs, et un marché
réglementé, le marché central.

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Module: Techniques et marchés financiers

B- Les sociétés de bourse :


Les sociétés de bourse ont été créées en 1995 par le dahir portant loi n°1-93-211 du 21
septembre 1993 et sont agréées par le Ministère de l'Economie et des Finances.

Elles détiennent le monopole du courtage et de la négociation des valeurs inscrites sur le


marché boursier.

Les sociétés de bourse sont des intermédiaires qui ont pour objet principal l’exécution des
transactions sur les valeurs mobilières sur le marché boursier. Les sociétés de bourse ne
peuvent exercer qu’après agrément du Ministre chargé des finances sur avis de l'AMMC.

En fonction de l’étendue de leur agrément, leurs activités peuvent, également, couvrir :

 Le placement des titres

Elles peuvent participer au placement des titres émis par des personnes morales faisant appel
public à l'épargne. C’est notamment le cas à l’occasion des opérations d’introductions en
bourse, d’offres publiques ou d’émissions obligataires.

 La tenue de comptes

A ce titre, elles peuvent assurer la garde des titres pour le compte de leurs clients.

 La gestion de portefeuilles

Les clients peuvent mandater la société de bourse pour l’acquisition et la cession de valeurs
mobilières pour leur compte.

 Le conseil

Les sociétés de bourse peuvent fournir des recommandations à leurs clients pour l’achat et la
vente de valeurs mobilières ou la souscription à des opérations d’appel public à l’épargne.

 L’assistance dans le cadre des opérations financières

Les sociétés de bourse peuvent assister les personnes morales faisant appel public à l’épargne
pour la préparation des documents d’information destinés au public.

 L’animation

Les sociétés de bourse peuvent être mandatées par les sociétés cotées en vue de présenter
quotidiennement des offres d’achat et de vente afin d’améliorer la liquidité des titres.

 La gestion de programmes de rachat

Le programme de rachat de ses propres actions par une société dont les actions sont cotées à
la bourse des valeurs est confié à une société de bourse qui se charge de sa réalisation par la
présentation d’ordres d’achat et de vente afin de régulariser le cours de la valeur.

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Module: Techniques et marchés financiers
Par ailleurs, lors des introductions en bourse, les sociétés de bourse assistent les personnes
morales faisant appel public à l’épargne dans la préparation des documents d’information
destinés au public, ainsi que dans la collecte des souscriptions.

Liste des sociétés de bourse :

ALMA FINANCE GROUP


ARTBOURSE
ATLAS CAPITAL BOURSE
ATTIJARI INTERMEDIATION
BMCE CAPITAL BOURSE
BMCI BOURSE
CAPITAL TRUST SECURITIES
CDG CAPITAL BOURSE
CFG MARCHES
CREDIT DU MAROC CAPITAL
ICF AL WASSIT
MENA.C.P
MAROC SERVICES INTERMEDIATION
SOGECAPITAL BOURSE
UPLINE SECURITIES
VALORIS SECURITIES
WAFA BOURSE

C- Les sociétés de gestion :


Les sociétés de gestion sont des personnes morales qui ont pour objet exclusif la gestion
d’Organismes de Placement Collectif. Les sociétés de gestion comprennent les sociétés de
gestion d’Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM), les sociétés
de gestion d’Organismes de Placement en Capital Risque (OPCR) et les sociétés de gestion
des Fonds de Placements Collectifs en Titrisation (FPCT). A l’exception des sociétés de
gestion d’OPCVM, les sociétés de gestion sont soumises à l’agrément du ministre chargé des
finances, après avis de l’AMMC.

 Société de gestion d’OPCVM


La société de gestion d’OPCVM est une entité juridique qui a pour objet de constituer et gérer
un portefeuille de valeurs mobilières et autres titres financiers pour le compte de tiers. Il est
habilité à collecter de l'épargne en vue de l'investir dans le marché financier selon une

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Module: Techniques et marchés financiers
politique de placement bien définie. Son objet exclusif est la gestion des Sociétés
d'Investissement à Capital Variable (SICAV) et des Fonds Communs de Placement (FCP). La
société de gestion d’OPCVM :

 Gère le portefeuille de valeurs mobilières et de liquidités des OPCVM, conformément


à la loi et à la politique de placement prévue dans leurs documents d’information
respectifs;

 assure une répartition des risques inhérents aux valeurs mobilières pour une meilleure
gestion des portefeuilles, surtout ceux des particuliers qui n’ont pas une connaissance
approfondie sur les différents marchés boursiers ;

 Initie les opérations d’achat et de vente au profit des fonds gérés ;

 Procède à la valorisation des portefeuilles et arrête la valeur liquidative ;

 Est responsable de l’information des investisseurs et du public.

 Les SICAV (société d'investissement à capital variable) :

Une SICAV est une société par actions à capital variable qui émet des actions au fur et à
mesure des demandes de souscription. Tout investisseur qui achète ces actions devient
actionnaire et de ce fait peut s'exprimer sur la gestion de la société lors des assemblées
générales.

La constitution d'une SICAV nécessite la fourniture aux autorités boursières d'un dossier
comprenant un certain nombre d'éléments, comme :

· Le projet de statut ;
· Les renseignements concernant les dirigeants ;
· L'organisation et les moyens affectés à la gestion de la société ;

 Le FCP (fonds communs de placements) :

Il s'agit d'une copropriété de valeurs mobilières dépourvue de personnalité morale. Ce qui fait
sa différence avec un SICAV

Le fonds communs de placement émet des parts. Le porteur de ces parts n'a pas les droits
conférés aux actionnaires. La gestion du FCP est assurée par une société de gestion qui agit au
nom des porteurs et dans leur intérêt exclusif.

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Module: Techniques et marchés financiers

 Société de gestion d’OPCR (Organismes de Placement en Capital Risque)


La société de gestion d’OPCR est une personne morale dont l’objet exclusif est la gestion des
Sociétés de Capital-Risque (SCR) et des Fonds Communs de Placement à Risque (FCPR). La
société de gestion d’OPCR :

 Initie la constitution des FCPR et, le cas échéant, des SCR ;

 Place les fonds des OPCR qu’elle gère conformément à la loi et à la politique de
placement des OPCR prévue dans leurs documents d’information respectifs ;

 Est responsable de l’information des investisseurs et du public.

 Société de gestion de FPCT (Fonds de Placements Collectifs en Titrisation)


La société de gestion de FPCT est une société commerciale dont l’objet exclusif est la gestion
des FPCT. La société de gestion de FPCT :
 Réalise pour le compte du FPCT l’acquisition des actifs éligibles ;
 Emet, pour le compte du FPCT, des titres qui peuvent être soit des parts, des actions,
des titres de créances ou des certificats de sukuk ;
 Gère les encaissements et les paiements du FPCT ainsi que ses liquidités ;
 Paie à l’établissement initiateur la contrepartie convenue pour la cession des actifs ;
 Est responsable de l’information des investisseurs et du public.

Liste des sociétés de gestion :

AD CAPITAL
Africaine capital Management
Atlas Capital Management
BMCE Capital Gestion
BMCI Asset Management
CAM Gestion
Capital Trust Gestion
CDG Capital Gestion
CFG Gestion
IRG Asset Management
MAROGEST
RED MED Asset Management
RMA Asset Management
Sogécapital Gestion
Upline Capital Management
VALORIS Management
Wafa Gestion
Winéo Gestion

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Module: Techniques et marchés financiers

D- Les teneurs de comptes :

La tenue de comptes est une activité par laquelle un intermédiaire financier procède à
l’ouverture de comptes titres, à l’enregistrement des opérations sur les titres et à la
conservation des actifs au profit de ses clients. Cette activité est exercée par des teneurs de
comptes habilités par arrêté du ministre chargé des finances, après avis du dépositaire central.
Les principaux teneurs de comptes titres sont les banques, les sociétés de bourse et les
émetteurs.

 La conservation des titres

Elle consiste en la tenue de la comptabilité titres des comptes courants des clients à des fins de
reconstitution des stocks et des flux de dénouement des transactions boursières. Elle inclut
également l’information des clients sur toute opération ou tout flux affectant les comptes.

 La réalisation d’opérations sur titres (OST)

Elle concerne l’exécution pour le compte des clients de divers traitements dans le cadre
d’opérations financières sur titres telles que les souscriptions à des augmentations de capital,
le paiement des dividendes sur les actions et des intérêts sur les obligations etc.

 Les services aux émetteurs

Un teneur de comptes peut offrir des services aux émetteurs dans le cadre d’opérations sur
titres qui consistent à centraliser la gestion des flux titres et espèces y afférents ainsi que les
relations avec le dépositaire central et les autres teneurs de comptes concernés par l’opération.
Il s’agit notamment des opérations de paiement des dividendes ou d’augmentations de
capital.

 La tenue de comptes sous mandat

Un teneur de comptes peut sous-traiter l’activité de tenue de comptes auprès d’un autre teneur
de comptes en vertu d’un mandat de gestion. Ce service est utilisé également par les émetteurs
de titres qui préfèrent confier la gestion de leurs comptes chez Maroclear à d’autres teneurs
de comptes, essentiellement des établissements bancaires.

 La tenue de comptes au profit d’intermédiaires étrangers (Custody)

Un teneur de comptes peut également offrir des services spécifiques relatifs à la tenue de
comptes aux intermédiaires étrangers qui investissent sur le marché financier marocain. Ces
services sont adaptés à ce profil d’intervenants et nécessite des moyens techniques et
organisationnels appropriés.

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Module: Techniques et marchés financiers
Liste des teneurs de comptes :

Teneurs de comptes Catégorie


Al Barid Bank Banque
Arab Bank Banque
ArtBourse Société de bourse
Atlas Capital Bourse Société de bourse
Attijariwafa Bank Banque
Banque Centrale Populaire Banque
BMCE Bank Banque
BMCE Capital Bourse Société de bourse
BMCI Banque
CDG Banque

E- L’AMMC (Autorité Marocaine du Marché des Capitaux) :

 Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM)


Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) a été institué en 1993 et a connu
plusieurs étapes ayant marqué son évolution tant sur le plan de son organisation et son mode
de fonctionnement que sur le plan des missions qui lui sont dévolues.

L’objectif principal étant de doter l’autorité des marchés des pouvoirs nécessaires et de lui
fournir les moyens d’actions suffisants afin d’assurer une surveillance efficace des marchés et
des intervenants et plus globalement d’accompagner le processus du développement des
marchés.

 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC)


L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux ou AMMC est créé par une loi de 2013, mais
la transition du CDVM à l’AMMC ne commence qu’en 2016.

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Module: Techniques et marchés financiers
 Différence entre le CDVM et l’AMMC :

L'Autorité marocaine du marché des capitaux ou AMMC se substitue au Conseil


Déontologique des Valeurs Mobilières ou CDVM avec un périmètre plus large et une
indépendance plus forte par rapport au pouvoir politique.

L'AMMC est plus une institution plus indépendante du pouvoir exécutif, puisque le CDVM
était présidé par le Premier ministre ou le ministre des finances, délégué à cet effet, alors que
le président de l’AMMC est nommé par le Roi, avec un mandat renouvelable une seule fois.
Le renforcement de l’indépendance de cet organisme passe également par l’institution d’un
collège des sanctions, structure indépendante au sein de l’AMMC, dirigée par un magistrat et
qui est chargée d’instruire les dossiers pouvant faire l’objet d’une sanction par cette autorité
ou susceptible d’être transmis à la justice.

Une autre nouveauté est l'élargissement du périmètre de l’AMMC, comparé à celui de l’ex-
CDVM, puisque l'AMMC supervise l’ensemble des marchés de capitaux, alors que le CDVM
ne s'intéressait qu'aux valeurs mobilières. De plus, il est prévu que l’AMMC s'emploie à
développer l’éducation financière des épargnants et à gérer certaines habilitations, au sein des
opérateurs financiers soumis à son contrôle.

 Les missions de l’AMMC :


En tant qu’autorité de régulation du marché des capitaux, l'AMMC a été instituée par le Dahir
n° 1-13-21 portant loi n° 43-12 et a pour mission de :

 S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;

 Veiller à l'égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l'intégrité du


marché des capitaux et à l'information des investisseurs;

 S'assurer du bon fonctionnement du marché des capitaux et veiller à l'application des


dispositions législatives et réglementaires ;

 Assurer le contrôle de l'activité des différents organismes et personnes soumis à son


contrôle;

 Assurer le respect de la législation et de la réglementation en vigueur relatives à la lutte


contre le blanchiment des capitaux, par les personnes et les organismes placés sous son
contrôle;

 Contribuer à la promotion de l'éducation financière des épargnants;

 Assister le gouvernement en matière de réglementation du marché des capitaux.

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Module: Techniques et marchés financiers

F- Le dépositaire central : MAROCLEAR

Le dépositaire central est un organisme chargé d’assurer la conservation des titres pour le
compte de ses affiliés et de gérer le système de règlement livraison. C’est une
composante centrale dans l’organisation des flux des titres dans un marché financier et, en
particulier, dans un environnement de titres dématérialisés, lequel apporte la sécurité et la
fluidité nécessaires au bon fonctionnement des processus post-marché.

 Organisation :
Maroclear est une Société Anonyme de droit privé et à conseil d’administration, placée sous
l’autorité du Ministère des Finances. Son capital de 100 millions de Dhs est détenu pour
moitié par l’État Marocain (État + Bank Al Maghrib) et pour autre moitié par des actionnaires
privés, essentiellement Banques et Assurances.

 Le fonctionnement :
Le schéma de fonctionnement d’un dépositaire central repose sur un principe fondamental
relativement simple. Les émetteurs de titres (les sociétés cotées en bourse, par exemple)
ouvrent un compte émission auprès du dépositaire central qui correspond au nombre total des
titres émis. Les comptes correspondants sont ceux des teneurs de compte (les banques, par
exemple) qui conservent les titres pour le compte de leurs clients. Aussi, le dépositaire central
enregistre tous les mouvements qui engendrent une circulation des titres (transactions en
bourse, transferts, opérations sur titres, etc.)

Maroclear a été créé en vertu de la loi n° 35-96 du 9 juillet 1997 instituant la dématérialisation
des valeurs mobilières, et l’adoption d’une série de normes internationales en matière des
systèmes de règlement livraison.

Il gère le système de dénouement, pour les transactions de bourse et la filière de gré à gré, en
adoptant des schémas normalisés, des processus largement automatisés et une sécurité de
règlement via le système de paiement de Bank Al-Maghrib.

 Les principales missions de MAROCLEAR sont :


 La réalisation de tous actes de conservation adaptés à la nature et à la forme des titres
qui lui sont confiés ;

 L’administration des comptes courants de valeurs mobilières ouverts au nom de ses


affiliés (teneurs de compte) conformément à la loi en vigueur ;

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Module: Techniques et marchés financiers
 Le contrôle de la tenue de la comptabilité titres des teneurs de comptes et, en
particulier, la vérification des équilibres comptables, tels que définis dans la loi, dans
le cadre du régime général de l’inscription en compte ;

 La réalisation de toutes activités connexes permettant de faciliter la réalisation de ses


missions et, notamment, la codification des valeurs admises à ses opérations.

G- L’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse


(APSB) :

Fondée en 1995, l'Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB) est un


organisme qui regroupe l'ensemble des intermédiaires ( sociétés de bourse ) opérant à la
Bourse des Valeurs de Casablanca.

 Porte-parole des opérateurs de bourse vis-à-vis des autorités de


tutelle elle a pour objectifs :

 représenter ses membres auprès des autres acteurs du marché et des pouvoirs publics.
 exprimer les points de vue des professionnels sur l'évolution des métiers du marché
financier et de défendre les intérêts collectifs et individuels de ses membres.
 informer ses adhérents des différentes modifications affectant leur métier et son
environnement et de les aider à en apprécier les conséquences à travers l'organisation
de séminaires et de conférences.
 Elle veille ainsi à l'information de ses adhérents sur l'ensemble des questions
susceptibles de les intéresser.
H- Ministère de l’Economie et des Finances :
Il représente l’instance de tutelle de la Bourse de Casablanca, sans pour autant participer dans
sa gestion. Il intervient dans la promulgation des lois relatives au marché boursier et il est
représenté par un commissaire du gouvernement, dans le tour de table de la Bourse de
Casablanca.

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Module: Techniques et marchés financiers

Section C : Les introductions en Bourse


A- Les procédures de première cotation :
OPF, OPM, OPO ou cotation directe : la procédure de première cotation en Bourse peut être
initiée selon l’une de ces quatre formes.

Conformément aux articles 1.2.13 à 1.2.24 du règlement général de la Bourse des valeurs, il
existe quatre procédures de première cotation à savoir : l’offre à prix ferme (OPF), l’offre à
prix minimal (OPM), l’offre à prix ouvert (OPO) et la cotation directe. C’est l’émetteur qui
choisit, en concertation avec son conseiller, la procédure de première cotation qui correspond
le plus à ses objectifs.

 L’offre à prix ferme (OPF) :


La procédure de l’offre à prix ferme consiste à mettre à la disposition du public une quantité
de titres en fixant un prix ferme. Les ordres présentés par les souscripteurs sont
obligatoirement stipulés à ce prix. L’allocation des titres se fait suivant un rapport entre l’offre
et la demande et en fonction d’une méthode d’allocation préalablement annoncée par la
société gestionnaire (Bourse de Casablanca, S.A. à laquelle est concédée la gestion du marché
boursier, en application d’un cahier des charges approuvé par le ministre chargé des
Finances).

 L’offre à prix minimal (OPM) :


L’offre à prix minimal consiste à mettre à la disposition du public une quantité de titres en
fixant un prix minimal de vente. Les souscripteurs présentent leurs ordres à ce prix ou à un
prix supérieur.

 L’offre à prix ouvert (OPO) :


L’offre à prix ouvert consiste à mettre à la disposition du public une quantité de titres en
fixant une fourchette de prix. Les souscripteurs présentent leurs ordres à un cours appartenant
à la fourchette de prix, bornes incluses.

 Modification du prix :
En concertation avec la société gestionnaire, l’émetteur peut se réserver la faculté de modifier
le prix d’offre (OPF), ou le prix minimal (OPM) ou la fourchette de prix (OPO), initialement
stipulés, à condition que l’éventualité en ait été prévue dans le document d’information et que
le prix ou la fourchette de prix finalement retenus soient publiés trois jours de Bourse au
moins avant la date de clôture des souscriptions. Cette modification fait l’objet d’une
publication par la Société gestionnaire au Bulletin de la cote qui précise les conditions dans
lesquelles doivent être confirmés ou modifiés les ordres d’achat précédemment émis.

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Module: Techniques et marchés financiers
 Centralisation des ordres :
Au jour fixé pour la réalisation de la première cotation, la Société gestionnaire centralise les
ordres d’achat que lui transmettent les sociétés de Bourse. Elle n’accepte que les ordres
d’achat stipulés au prix de l’offre dans le cas d’une offre à prix ferme (OPF) ou à un prix
supérieur ou égal au prix minimal dans le cas d’une offre à prix minimal (OPM) ou à un prix
appartenant à la fourchette de prix dans le cas d’une offre à prix ouvert (OPO).

 Cours d’introduction :
Si l’offre est satisfaite, le cours de la première cotation est celui du prix de l’offre, dans le cas
de l’offre à prix ferme. Dans le cas de l’offre à prix minimal ou à prix ouvert, le cours se
dégage de la confrontation de l’offre et de la demande et tient compte de la demande
exprimée dans le cadre du placement.

 La procédure de cotation directe :


L’introduction d’une valeur selon la procédure de cotation directe est réalisée dans les
conditions de négociation habituellement pratiquées sur le marché.

Avec l’accord de la société gestionnaire sur les conditions d’admission et le calendrier de


l’opération, et pour l’introduction des titres, la cotation directe peut comporter la mise à
disposition du marché d’une quantité de titres destinés à être cédés sur le marché le premier
jour de cotation.

La publication d’un avis par la société gestionnaire au Bulletin de la cote est faite au moins
cinq jours de Bourse avant la date de première cotation. Cette publication annonce
l’introduction d’une valeur selon la procédure de cotation directe et précise le prix
d’introduction ainsi que le mode de cotation de la valeur.

B- Les principales étapes de l’introduction en Bourse :


L’opération d’introduction en Bourse d’une entreprise se déroule en sept grandes étapes, qui
vont de la préparation à la première cotation.

0. L’étape préliminaire :

C’est une phase importante dans le processus d’introduction en Bourse, il s’agit de la


préparation des bases fondamentales de l’opération. Elle doit commencer tout d’abord par
l’accord des actionnaires sur le projet d’introduction.

1. Le choix des intermédiaires obligatoires :

La deuxième étape consiste à sélectionner les intermédiaires financiers (banques d’affaires,


sociétés de Bourse, conseillers juridiques et financiers, etc.) qui vont accompagner
l’entreprise durant toutes les étapes de l’opération et dans la rédaction de la note
d’information. Ainsi, avec l’aide des intermédiaires sélectionnés, l’entreprise va enclencher le
processus par, éventuellement, des aménagements patrimoniaux. Elle doit aussi arrêter les
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Module: Techniques et marchés financiers
modalités de contrôle du capital (holding, pacte d’actionnaires, etc.), consolider ses comptes,
se réorganiser sur les plans juridique, financier, et statutaire, etc. Elle procédera aussi à la
détermination du montant de l’opération, à la fixation de la modalité d’introduction
(augmentation ou cession d’une part du capital) et de la date souhaitée d’introduction. Cette
phase dure de 6 mois à une année en moyenne, selon les aménagements à réaliser par
l’entreprise.

2. Le dépôt officiel du dossier :

Le dossier doit être déposé au Conseil déontologique des valeurs mobilières (AMMC) au
moins 2 mois avant la date prévue de l’introduction. La Bourse de Casablanca doit également
être avisée à la même période, et ce afin de réserver une date sur le calendrier des opérations
financières prévues.

3. La décision d’admission :

Trois à quatre semaines en moyenne avant la date prévue d’introduction, la Bourse de


Casablanca s’assure du respect des conditions d’admission à l’un des 3 marchés actions
conformément aux dispositions réglementaires, vérifie les modalités d’introduction et le
calendrier de l’opération et donne son avis d’approbation. Sauf opposition, le Conseil
déontologique des valeurs mobilières donne son visa sur la note d’information.

4. L’information du marché :

Dès obtention du visa du CDVM, la Bourse de Casablanca procède à la publication au


bulletin de la cote de l’avis relatif à l’opération d’introduction en Bourse.

5. La centralisation des souscriptions :


Après clôture de la période de souscription, la Bourse de Casablanca reçoit, centralise et
consolide les souscriptions. Elle établit ensuite un listing des souscriptions qu’elle remet à
l’émetteur et aux membres du syndicat de placement.

1. La première cotation :

Le jour de la première cotation, la Bourse de Casablanca publie par avis au bulletin de la cote
les résultats techniques de l’opération d’introduction.

C- Les avantages de l’introduction en Bourse :


Etre coté en Bourse procure des avantages à plusieurs niveaux.
L’entreprise en bénéficie au même titre que ses actionnaires, salariés et partenaires.

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Module: Techniques et marchés financiers

La diversification des sources de financement

L'obtention d'un label de leadership et le renforcement de la


notoriété

La valorisation des ressources humaines

La satisfaction des actionnaires

La pérennisation et le sauvegarde du controle des entreprises

Le bénéfice de l'exonération fiscale.

Offre exclusive PME

• La diversification des sources de financement :

Un des premiers avantages de l’introduction en Bourse est l’accès à de nouvelles sources de


financement et ce, quelles que soient les raisons qui peuvent pousser les actionnaires à le
faire. Ainsi, une entreprise qui souhaite par exemple financer des projets de développement,
met des titres sur le marché, en échange de quoi les nouveaux actionnaires apportent les
capitaux nécessaires. Elle diversifie ainsi ses sources de financement et se donne les moyens
de saisir les opportunités qui se présentent.

• L'obtention d'un label de leadership et le renforcement de la notoriété :

La présence d’une entreprise à la cote et la communication qu’elle entraîne lui assure une
visibilité permanente, qui constitue une des formes les plus efficaces de publicité. Une
entreprise cotée fait également partie des meilleures, elle est transparente, ses comptes sont
certifiés, ce qui est en soi un label de qualité qui valorise son capital image, renforce son
leadership et sa notoriété et lui donne une plus grande crédibilité vis- à-vis de ses clients, ses
fournisseurs, ses partenaires financiers et ses salariés.

• La valorisation des ressources humaines :


La majorité des entreprises qui s’introduisent en bourse réservent une partie de l’opération à
leurs salariés et leur donnent ainsi la possibilité de devenir actionnaires. Ce système

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Module: Techniques et marchés financiers
d’intéressement permet une mobilisation et une motivation des ressources humaines qui ne se
dément pas. Il permet aussi à l’entreprise, de trouver et de garder à bon compte les personnes
essentielles à son management. Une entreprise cotée a généralement moins de mal à attirer
des collaborateurs de haut niveau.

• La satisfaction des actionnaires :

La cotation régulière de la valeur permet aux actionnaires de valoriser à tout moment leur
patrimoine. Elle favorise également la liquidité du capital, qui leur permet de vendre
facilement leurs parts sur le marché boursier ou de faire entrer des partenaires de poids. Les
plus-values réalisées et les dividendes versés constituent une autre source de satisfaction des
actionnaires.

• La pérennisation et le sauvegarde du contrôle des entreprises :

L’introduction en Bourse facilite également la pérennité de l’entreprise, en particulier dans le


cas de sociétés familiales lorsque se pose le problème de la succession. Aussi, elle protège le
contrôle de l’entreprise grâce à une ouverture limitée du capital ou au recours à des produits
financiers adéquats tels que les actions à dividendes prioritaires. Enfin, l’introduction en
Bourse apporte une mutation dans le système de «corporate governance» de l’entreprise qui
implique une transparence des comptes et la mise en place de systèmes modernes de contrôle
interne. Ces mutations confortent à long terme, la solidité de l’entreprise.

• Le bénéfice de l'exonération fiscale :

Depuis 2001, une exonération fiscale de 25% à 50% de l’impôt sur les sociétés est accordée
aux entreprises qui s’introduisent en Bourse. La durée de cette exonération est de 3 années
consécutives, à compter de l’exercice qui suit celui de leur introduction en Bourse.

• Offre exclusive PME :

Aujourd’hui, la Bourse de Casablanca réserve aux PME, une offre exclusive en octroyant à
celles qui veulent s’introduire en bourse un montant de 500 000,00 DH.

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Module: Techniques et marchés financiers

Section D : Fonctionnement, Structure et Organisation


de la Bourse des valeurs de Casablanca
A- les différents marchés de cotation :

La Bourse de Casablanca dispose depuis avril 2004 de cinq marchés de cotation.

Les marchés actions, le marché obligataire et le marché des fonds.

marchés actions

marché
obligataire

marché des fonds

 Les marchés actions :


Ils sont au nombre de trois.
o Le Marché Principal : cible les grandes entreprises, la consolidation des comptes est
nécessaire pour les sociétés disposant de filiales ;

o le Marché Développement : s’adresse aux entreprises de taille moyenne présentant des


perspectives d’évolution attractives

o le Marché Croissance : est réservé aux sociétés en forte croissance ayant un projet à
financer.

Pour pouvoir accéder à ces marchés et lever les fonds nécessaires à leur développement, les
entreprises doivent respecter au préalable certaines conditions d’admission (tableau).

70
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 Les conditions d’admission aux marchés actions :

Marché
Marché Principal Marché Croissance
Développement

Entreprises de taille Entreprises en forte


Profil des entreprises Grandes entreprises
moyenne croissance

Montant minimum à
émettre (le besoin de 75 MDH 25 MDH 10 MDH
financement)1

Nombre de titres minimum


à émettre (les actions à 250 000 100 000 30 000
proposer au public)

Capitaux Propres minimum 50MDH Pas de limite fixée Pas de limite fixée

Chiffre d’affaires minimum Pas de limite fixée Plus de 50MDH Pas de limite fixée

Comptes consolidés OUI Facultatif Facultatif

Convention d’animation Facultative 1 année 3 années

Nombre d’exercices
3 2 1
certifiés

Une fois admises à la cote, les sociétés doivent respecter, à tout moment, en plus de la
condition principale (un flottant minimum exprimé en nombre de titres, identique au nombre
minimum de titre à émettre mentionné dans le tableau), une condition dite additionnelle : des
capitaux propres minimums de 50 MDH pour les sociétés cotées sur le marché principal et un
chiffre d’affaires annuel minimum d 50 MDH pour celles cotées sur le marché
Développement. Le séjour dans l’un des trois marchés n’est pas figé : une entreprise peut être
transférée d’un marché à l’autre. La Bourse de Casablanca procède annuellement au
reclassement des sociétés sur la base de ces critères de séjour.

1
Pour les entreprises disposant de filiales

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Au 31/03/2018 : 48 sociétés étaient cotées sur le marché principal, 15 sur le marché
Développement et 12 sur le marché croissance.

 Le marché Obligataire :
Une entreprise peut également lever des fonds par endettement sur le marché boursier. La
levée de fonds sur le marché obligataire ne nécessite pas l’ouverture du capital de la société
émettrice. Pour se financer sur ce marché, l’entreprise doit respecter au préalable certaines
conditions d’admission (tableau).

EMPRUNT OBLIGATAIRE

Montant minimum à émettre 20 Millions de DH

Maturité minimale 2 années

Nombre d’exercices certifiés 2 exercices

Comptes consolidés Oui

 Le marché des fonds :


Il s’agit d’un marché distinct réservé aux Fonds de capital-risque et aux fonds de Placement
collectif en Titrisation.
Le montant minimum à émettre sur ce marché est de 20 MDH.

Organismes de Placement en Capital-Risque et Fonds de Placement Collectif

Montant minimum à émettre 20MMAD

B- La structure du marché boursier


La Bourse de Casablanca est un marché dirigé par les ordres par opposition aux marchés
dirigés par les prix. Ces ordres passent soit sur le Marché Central, soit sur celui de Blocs.

72
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La Bourse de Casablanca est structurée autour de deux marchés, le marché central et le
marché de blocs.

 Le marché central :
Le marché central joue un rôle pilote dans le fonctionnement du marché boursier dans la
mesure où le prix des actions est déterminé sur le marché central suite à la confrontation des
ordres d’achat et de vente. En effet, l’ensemble des ordres de bourse sont centralisés dans un
carnet d’ordres unique qui permet de confronter l’offre et la demande et d’établir un prix
d’équilibre.
Pour résumer, la Bourse de Casablanca est un marché centralisé dirigé par les ordres par
opposition au marché dirigé par les prix.

 Le marché de blocs :
Les ordres de taille importante émanant souvent des investisseurs institutionnels et qui
risquent d’avoir un impact significatif sur le cours transitent par le marché de blocs.
Le marché de blocs est un marché de gré à gré, où sont négociés des blocs de titres dans les
conditions de cours issues du marché central. Les opérations sur le marché de blocs doivent
respecter, sauf cas très particuliers, les conditions suivantes :

 porter sur un nombre de titres au moins égal à la Taille Minimum de Blocs(TMB),


définie par la Bourse de Casablanca ;

 Etre conclues à un cours inclus dans la fourchette des prix issue de la feuille du
marché central.

 Le règlement général de la bourse de Casablanca :

Les règles de fonctionnement du marché central et du marché de blocs sont clairement


explicitées dans le Règlement général de la Bourse des valeurs. De plus, le Règlement général
de la Bourse précise également les règles relatives à l’inscription à la cote, le transfert et la
radiation des valeurs mobilières, les offres publiques, les règles relatives à la protection des
investisseurs ainsi que le mode de contrôle des sociétés de bourse par la société gestionnaire.

Carnets d'ordres

1-1 Carnet d’ordres central (Normal Order Book):


Le carnet d’ordres central correspond au marché central, sur lequel sont transmis les ordres
sans condition de taille.

1.2 Carnet d'ordres de bloc (Normal Order Book) :


C’est un carnet d’ordres, réservé aux ordres de blocs, qui permet l’exécution des ordres
compatibles. Les ordres doivent respecter les conditions de taille et de prix.

73
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C- Les différents modes de cotation, les horaires et les séances


boursières
Pour fonctionner, un marché boursier peut utiliser différentes méthodes de cotation. Plus
particulièrement, en fonction de sa liquidité et notamment du volume quotidien échangé, un
titre est coté soit au fixing soit au continu.

 Cotation au Fixing :

Le Fixing est une méthode de cotation qui consiste à déterminer, à un instant donné de la
séance de bourse, le cours d’équilibre d’une valeur par confrontation entre l’ensemble des
ordres d’achat et de vente reçus depuis la dernière cotation en date. Ce type de cotation
permet une meilleure stabilisation des prix et la fixation d’un cours d’équilibre « significatif »
compte tenu de la réduction des couts d’exécution et de l’impact des bruits et rumeurs qu’il
implique.

Les plateformes électroniques d’échanges sont des marchés de Fixing qui confrontent les
ordres à différents instants prédéterminés d’une séance. Les ordres y sont soumis sans
indication de prix et classés par priorité temps. Les prix auxquels tous les ordres sont exécutés
sont issus des marchés principaux des titres. Ces marchés ne déterminent donc pas de prix
d’équilibre mais utilisent des règles dérivées de fixation de prix.

Le nombre de fixing en séance étant limité2, ce mode de cotation n’est pas nécessairement
adapté pour la production d’une série de cours tout au long de la séance de bourse. De ce fait,
sur les marchés dirigés par les ordres, ce mode de cotation est réservé aux titres à faible
liquidité.

 Cotation en Continu :

La cotation en continu fonctionne par confrontation permanente des ordres introduits dans un
cahier de cotation informatisée, le carnet d’ordres. L’application informatisée qui gère les
cotations sert les ordres au fur et à mesure en fonction de leur prix et leur ordre chronologique
d’entrée dans le carnet d’ordres.

Ce mode de cotation est réservé aux titres liquides enregistrant un volume important de
transactions. En effet, les cotations en continu apportent de l’immédiateté, améliorant la
découverte intra-quotidienne des prix et permettent une simple mise en œuvre des règles de
priorité.

Il importe de souligner que, dans le cadre des marchés dirigés par les ordres, le cours des titres
cotés en continu est déterminé à deux reprises, par séance, au fixing : Au début de la séance
pour déterminer le cours d’ouverture, en fonction des ordres reçus pendant la période de pré-
ouverture et à la fin de la séance pour déterminer le cours de clôture. Ce dernier est le cours
ultime de la journée qui constitue le cours de référence pour les opérations réalisés hors de
2
Généralement, un, deux ou trois par séance.

74
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cote après la fermeture, pour le calcul de la plupart des indices et pour la fixation des seuils de
réservation du lendemain.

 Cotation en Multifixing :
La cotation au MultiFixing permet de réaliser plusieurs fixings au cours d’une même séance
de bourse.

La séance de cotation au fixing :


La pré-ouverture :

Pendant cette phase, les ordres introduits, par les sociétés de bourse, sur le système de
cotation électronique sont automatiquement enregistrés dans la feuille de marché sans
provoquer de transactions.

L'ouverture :

L'ouverture de la séance, le système électronique confronte, pour chaque valeur, les ordres
présents sur la feuille de marché. Si cette confrontation le permet, il se dégage un cours
d'ouverture. Ce qui favorise l'échange du plus grand nombre de titres.

La séance de cotation au Multi-fixing :


Elle applique la même méthode de cotation que le fixing avec, toutefois, une seule différence :
l'existence de trois ouvertures. Le Multi-fixing peut donner lieu à trois cours d'ouverture au
plus par séance de bourse.

La séance de cotation en continu :


La pré-ouverture :

Pendant cette phase, les ordres introduits, par les sociétés de bourse, sur le système de
cotation électronique sont automatiquement enregistrés dans la feuille de marché sans
provoquer de transactions.

L'ouverture :

A l'ouverture de la séance, le système de cotation électronique confronte, pour chaque valeur,


les ordres présents sur la feuille de marché. Si cette confrontation le permet, il se dégage un
cours d'ouverture, qui permet l'échange du plus grand nombre de titres.

La séance :
Après l'ouverture et jusqu'à la pré-clôture, tout ordre, introduit dans le système de cotation
électronique, peut provoquer instantanément une ou plusieurs transactions si la feuille de
marché le permet.

75
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La pré-clôture :

Pendant la période de pré-clôture, les ordres introduits dans le système de cotation


électronique, s'accumulent sur la feuille de marché, sans qu'aucune transaction n'ait lieu.

La clôture :

A l'heure de clôture, le système électronique confronte, pour chaque valeur, les ordres
présents sur la feuille de marché. Par la suite, il se dégage un cours de clôture, qui permet
l'échange du plus grand nombre de titres.

 Les horaires de cotation :

Horaire normal

Phases/Groupes Groupe 01 Groupes 03, 04, 06, 07 Groupe 05


Phase de pré- Début 08h10 08h10 08h10
négociation (PON) Fin 09h00 09h00 09h00

Phase de Fixing Début 09h00 - -


d'Ouverture (FO) Fin 09h30 + T0* - -

Phase de Négociation Début Fin du FO - -


en Continu (NEC) Fin 15h20 - -

Phase de Fixing de Début 15h20 09h00 09h00


Clôture (FC) Fin 15h30 + T1* 14h30 + T2* 15h00 + T3*
Phase de Calcul & Début Fin FC Fin FC Fin FC
Publication du Cours
de clôture (CPC) Fin Fin FC + 1 min Fin FC + 1 min Fin FC + 1 min
Phase de Négociation Début Fin CPC - -
au Cours de clôture
(NCC) Fin Fin CPC + 9 min - -
Début Fin NCC Fin NCC Fin NCC
Phase de post
négociation (PON) Fin NCC + 15 Fin NCC + 15
Fin Fin NCC + 15 min
min min

T0, T1, T2 et T3 sont des durées aléatoires ≤ à 60 secondes. Elles sont déterminées, par
valeur, d’une manière automatique par le système.

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Groupe Désignation

01 Actions cotées en Continu

03 Actions cotées au fixing

Lignes secondaires, rattachées aux valeurs du groupe 01, cotées selon un


04
Fixing par séance de bourse

Lignes secondaires, rattachées aux valeurs du groupe 03, cotées selon un


05
Fixing par séance de bourse

Obligations cotées en pourcentage selon un seul fixing par séance de


06
bourse

07 Obligations cotées en Dirhams selon un seul fixing par séance de bourse

Le 1er aout 2016, la Bourse de Casablanca a lancé avec succès de sa nouvelle plateforme
technologique, fournie par MillenniumIT, filiale technologique du London Stock Exchange
Group (LSEG) et l’un des principaux développeurs mondiaux de systèmes de trading de haute
performance, Afin d’acquérir une technologie avancée pour accompagner le développement
de la place financière.

Cette plateforme qui regroupe une solution intégrée de cotation et de négociation


(Millennium Exchange) et un outil de surveillance du marché (Millennium Surveillance),
améliore significativement le niveau d’automatisation et d’efficacité opérationnelle et
optimise le traitement des opérations. Elle permet également d’introduire de nouveaux types
d’ordres et de nouvelles fonctionnalités, visant à améliorer la transparence et la liquidité du
marché.

Toutes les valeurs mobilières cotées à la Bourse de Casablanca sont négociées, sur le système
de cotation électronique et qui permet la négociation des ordres de bourse automatiquement.

Les ordres sont classés et exécutés selon deux règles de priorité :

- priorité par rapport au prix d'abord ; puis priorité par rapport au temps de réception de
Les transactions courantes
l'ordre.

Les transactions courantes


Sur les marchés dirigés par les ordres, un carnet d’ordres par valeur est établi à partir des
ordres d’achat et de vente reçus depuis la dernière cotation en date.

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 En continu :

La conclusion d’une transaction, en séance, et la détermination de son cours pour un titre coté
en continu résulte de la confrontation constante des ordres d’achat et de vente et qui, en cas de
compatibilité des prix notamment mais aussi des quantités, donne lui à la conclusion d’une ou
de plusieurs transactions.

 Au Fixing :

Les cours d’ouverture, de clôture et des fixings sont déterminés en fonction de tous les ordres
présents. Le prix d’équilibre qui en découle doit notamment permettre l’échange du plus
grand nombre de titres. Plus particulièrement, la procédure de détermination du cours
d’équilibre démarre par une phase pendant laquelle les opérateurs soumettent leurs ordres et
se termine quand le système détermine le cours d’équilibre et exécute les ordres compatibles
avec ce cours.

L’algorithme utilisé pour déterminer le prix d’équilibre suit, en général, deux principales
règles : la maximisation du volume échangé et la minimisation des déséquilibres au niveau
des ordres.

78
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Exemple : Détermination du cours d’équilibre


Les ordres transmis par les opérateurs de marché sont recensés dans le tableau 1.

Tableau 1- Classement des ordres reçus par ordre chronologique :

Temps Opérateur Sens Prix Quantité


T1 A Achat 96 120
T2 B Vente 103 130
T3 C Achat 98 115
T4 D Vente 99 120
T5 E Vente 97 125
T6 F Vente 100 110
T7 G Vente 100 110
T8 H Achat Au marché 130
T9 I Vente 100 115
T10 J Achat 97 120
T11 K Vente Au marché 140
T12 L Achat 101 120
T13 M Achat 100 120
T14 N Vente 101 115
T15 O Achat 99 140
T16 P Vente 98 115

A l’issu de cette phase de réception des ordres, l’algorithme détermine le prix d’équilibre en
appliquant les règles précitées. Le système classe par la suite les ordres par application des
règles de priorité prix puis temps. Ainsi, les ordres d’achat sont classés dans un ordre de prix
décroissant, les ordres de vente dans un ordre de prix croissant. A cet instant, l’algorithme
commence à déterminer les échanges possibles, en faisant correspondre les ordres d’achat et
de vente compatibles.

Le tableau2 montre comment l’algorithme sélectionne le prix d’équilibre.

Au prix de 99, le volume d’échanges est à son niveau maximum.

-Tableau 2 : construction du carnet d’ordres et détermination du prix d’équilibre.

Cumul Volume Volume Sens


Prix Cumul Offre
Demande d’échanges déséquilibre déséquilibre
96 140 865 140 + 725 A l’achat
97 265 745 265 + 480 A l’achat
98 380 625 380 + 245 A l’achat
99 500 510 500 + 10 A l’achat
100 835 370 370 - 465 A la vente
101 950 250 250 - 700 A la vente
103 1080 130 130 - 950 A la vente

79
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Au prix de 99, le volume d’échanges est à son niveau maximum, 500 titres.

Le tableau 3 donne l’état du carnet d’ordres à l’issue de la détermination du prix d’équilibre.


Il ressort que la fourchette de prix issue du carnet d’ordres est de 1.

Au prix d’équilibre de 99, il se dégage un excès de demande de 10 titres, qui subsisteront


dans le carnet d’ordres du coté de la demande à ce même prix pour être échangé, selon le cas,
en continu ou au fixing. Ce reliquat fait partie de l’ordre transmis par l’opérateur O. Ainsi,
après la détermination du prix d’équilibre, tous les ordres d’achat (de vente) soumis à des prix
(au-dessus) du prix d’équilibre subsistent sur le carnet d’ordres avec leurs priorités prix et
temps originelles.

Tableau 3- Carnet d’ordres à l’issu de la détermination du prix d’équilibre

Offre Demande
Prix Quantité Prix Quantité
100 335 99 10
101 115 98 115
103 130 97 120
_ _ 96 120

La première ligne du tableau 3 contient le meilleur prix demandé et le meilleur prix offert.
Compte tenu de l’état du carnet d’ordres décrit dans le tableau3, un ordre de vente au marché
portant sur 125 titres va absorber 10 titres au prix de 99 et ira chercher les 115 titres restant au
prix de 98, élargissant ainsi la fourchette de prix qui devient 100 – 97 = 3 à laquelle
correspond une profondeur3 de 455.

D- Typologie et propriétés des ordres de bourse


Un ordre de bourse exprime l’intention d’un opérateur de procéder à l’échange. Il précise sa
disposition à l’échange et la modalité d’exécution de ce dernier. Dans les négociations
bilatérales, les conditions d’échanges sont déterminées directement par les deux parties et sont
souvent le fruit de tractations plus ou moins compliquées.

En plus du sens et de la taille, un ordre de bourse peut contenir plus de détails concernant ses
conditions d’exécution, tels que la visibilité, le prix, les conditions relatives à la quantité et les
mentions relatives à la validité de l’ordre notamment.

Les principales mentions relatives à la maturité sont l’ordre jour, valide seulement durant la
journée ou il a été soumis et l’ordre à révocation, valide jusqu’à sa révocation par l’opérateur
ou au maximum à la fin du mois en cours.

3
La profondeur désigne le nombre de titres disponibles aux meilleures limites du carnet d’ordres.

80
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Pour leur part, les mentions relatives à la quantité distinguent le plus souvent l’ordre
minimum ou rien, valide si exécutable avec une quantité minimum précisée, l’ordre exécuté et
éliminé, valide seulement pour la quantité exécutable à son placement, l’ordre exécuté ou
éliminé – ordre tout ou rien -, valide si toute la quantité peut être exécutée et enfin l’ordre
caché, valide pour une quantité révélée et une autre cachée.

Toutes ces caractéristiques affectent la priorité de l’ordre er montrent si l’opérateur apporte ou


dégarnit la liquidité. La mention de prix constitue l’indication la plus stratégique d’un ordre.
Dans ce cadre, les échelons de cotation (tick) représentent les écarts minimum de cours
standardisés à respecter et dépendent de l’importance du cours du titre. La mention prix
permet de distinguer plusieurs types d’ordres.

 Ordre au marché (Ordre à tout prix) :


Cet ordre est prioritaire et s’exécute totalement si les quantités disponibles sont suffisantes, à
l’ouverture, au cours d’équilibre et en séance, si nécessaire, à plusieurs prix différents jusqu’à
épuisement. Dans le cas ou les quantités disponibles sont suffisantes et que l’ordre permet une
exécution partielle, l’ordre est exécuté à concurrence de la quantité disponible, le reliquat
restant dans le carnet avec la mention « ordre au marché ».

Les ordres au marché sont souvent soumis par des opérateurs plutôt impatients, davantage
sensibles à la minimisation de la durée d’exécution et peu soucieux du prix auquel la
transaction se conclura. Ce type d’ordres dégarnit la liquidité contenue dans le carnet
d’ordres.

 Ordre à cours limité :


Cet ordre indique un prix maximum (minimum) à l’achat (vente).

A l’ouverture de la séance, les ordres d’achat (vente) limités à des prix supérieurs (inférieurs)
au cours d’équilibre sont exécutés en intégralité. Les ordres limités au cours d’ouverture sont
dits « à cours touché » et sont exécutés en fonction des volumes disponibles selon leur priorité
temps. En séance, l’exécution d’un ordre à cours limité est tributaire de l’existence d’une
contrepartie suffisante à un ou plusieurs prix compatibles avec sa limite.

Ce type d’ordres permet de maitriser le prix d’exécution et ainsi de se protéger contre les
fluctuations du marché. Il est utilisé par des opérateurs plutôt patients, plus préoccupés par le
risque prix que par le risque de non-exécution.

Plus précisément, l’opérateur opère un arbitrage entre le risque de non exécution et le risque
prix. Les opérateurs agressifs exigent de l’immédiateté et soumettent ainsi des ordres au prix
de marché ou des ordres à cours limités compatibles avec la meilleure limite du coté opposé
du marché alors que les opérateurs patients soumettent des ordres à cours limité n’ayant pas
de contrepartie au moment de leur placement. Pour cette raison, ces ordres offrent de la
liquidité et augmentent la profondeur du carnet d’ordres.

81
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Module: Techniques et marchés financiers
 Ordre au prix de marché (Ordre à la meilleure limite)

Ce type d’ordre ne spécifie aucun prix. A l’ouverture, cet ordre est transformé en ordre à
cours limité au cours d’ouverture. Il est alors exécuté totalement ou partiellement en fonction
des quantités disponibles, après les ordres « au marché » et après les ordres limités à des prix
supérieurs (inférieurs) à l’achat (à la vente).

En séance, ce type d’ordres de transforme en ordre à cours limité au prix de la meilleure


limite disponible à l’achat (à la vente) pour un ordre d’achat (de vente).

L’ordre au prix de marché permet d’obtenir le meilleur prix disponible lors de son arrivée sur
le caret d’ordres. Il évite ainsi de peser sur les prix mais présente le risque d’une exécution
partielle.

 Ordre à déclenchement :
Les ordres à déclenchement permettent de se porter acheteur (vendeur) à partir d’un niveau de
cours précisé si le cours coté est supérieur (inférieur) ou égal au prix précisé dans l’ordre. Les
ordres à déclenchement permettent notamment de se prémunir contre d’éventuels
retournements de tendance des cours. Ce type d’ordres est dit :

 A seuil de déclenchement-ordres stop- s’ils ne comportent qu’une limite à partir de


laquelle ils se transforment en ordre « au marché », prioritaire mais ne permet pas une
maitrise du prix d’exécution.
 A plage de déclenchement si une deuxième limite fixe le maximum (minimum) à ne
pas franchir à l’achat (vente).

Ces ordres en attente ne font généralement l’objet d’aucune diffusion en attendant d’être
déclenchés.

A l’ouverture, seuls les ordres d’achat (de vente) ayant un seuil supérieur (inférieur) au cours
de clôture de la veille sont recevables. Ils sont exécutés au cours d’ouverture si ce dernier est
compatible avec le seuil ou la plage spécifié.

En séance, les ordres ne s’activent que si le seuil devient compatible avec le dernier cours coté
lors de leur arrivée ay carnet d’ordres. Ainsi, une transaction doit nécessairement intervenir
entre l’enregistrement et le déclenchement de l’ordre à un cours inférieur (supérieur) ou égal
au seuil pour les ordres de vente (d’achat).

 Le cheminement d’un ordre en bourse :


L’ordre de bourse passe nécessairement par les étapes suivantes :

 Envoi d’un ordre d’achat ou de vente à l’intermédiaire financier. Si l’intermédiaire est


une banque, l’ordre de bourse est automatiquement transféré à la société de bourse.

 Transmission de l’ordre de bourse vers le marché boursier par le négociateur de la


société de bourse. Lorsque l’ordre est exécuté, un avis d’opéré est transmis au client.

82
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 Si l’ordre de bourse est un ordre d’achat, le compte titres du client est crédité et le
compte espèces est débité en J+3 (J étant le jour de la transaction).

 Si l’ordre de bourse est un ordre de vente, le compte titres est débité et le compte
espèces est crédité dans les mêmes délais (J+3).

 La validité d’un ordre de bourse :


L’ordre de bourse doit être assorti de l'une des validités suivantes :

o Jour : L’ordre de bourse expire à la fin de la séance de bourse s’il n’est pas exécuté le
jour même de son émission.

o A Durée déterminée : La validité de l’ordre varie entre 2 et 30 jours calendaires.

o A révocation : L’ordre de bourse expire à la fin du mois en cours.

83
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Section E : Les principaux indicateurs boursiers

A- La capitalisation boursière
- Qu’elle concerne une entreprise, un secteur ou une place financière, la capitalisation
boursière renseigne, entre autres, sur la valorisation du marché et permet de calculer les
indices.

 La capitalisation boursière d’une entreprise :


C’est la valorisation d’une société à partir de son cours boursier. Elle est égale au nombre
d’actions constituant le capital social d’une société cotée multiplié par son cours de Bourse.
La capitalisation boursière varie donc parallèlement au cours des actions de l’entreprise.

 La capitalisation boursière d’un secteur :

C’est-à-dire la somme des capitalisations des entreprises cotées d’un même secteur.

 La capitalisation boursière d’une place :

Dans ce cas, c’est le total des capitalisations boursières de l’ensemble des entreprises cotées
sur cette place.

- La capitalisation boursière d’une entreprise, d’un secteur ou de la place peut être globale ou
flottante :

 La capitalisation boursière globale :

A savoir le nombre total des titres d’une entreprise, d’un secteur ou d’une place, multiplié par
leurs cours respectifs. Elle représente la valorisation globale de l’entrepris du secteur ou de la
place boursière.

 La capitalisation boursière flottante :

C’est-à-dire le nombre de titres d’une entreprise, d’un secteur ou d’une place mis en
circulation, multiplié par leurs cours respectifs. Celle-ci permet de donner un aperçu sur la
liquidité d’une valeur, d’un secteur ou d’une place boursière.

Depuis décembre 2004, c’est la capitalisation boursière flottante qui est prise en considération
dans le calcul des indices MASI® Flottant et MADEX® Flottant ainsi que des indices
sectoriels flottants des 21 secteurs d’activité représentés à la Bourse de Casablanca.

84
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Exemple :

Le capital d’uns société A est composé de 200 000 titres, à une date donnée (J), le titre vaut
sur le marché 200 DH, sa capitalisation globale en J est de : 200 000 x 200, soit 40 000 000
DH.
Si le capital flottant de l’entreprise est de 10% du capital global, soit 20 000 x 200, soit
4 000 000 DH.

- La capitalisation boursière (globale ou flottante) permet de :

 Comparer une place boursière par rapport à une autre ;


 Evaluer le poids des entreprises cotées dans l’économie, mesuré par le rapport
capitalisation globale de la place sur le PIB ;
 Donner une idée sur la représentativité d’un secteur, le poids d’un secteur donné étant
mesuré par le rapport : capitalisation du secteur sur la capitalisation de la place ;
 Valoriser une entreprise à un moment donné ;
 Calculer les indices boursiers.

-Evolution de la capitalisation boursière globale de la Bourse de Casablanca de 1999 à


2011

La capitalisation boursière évolue avec les nouvelles introductions en Bourse, avec


l’évolution des cours des valeurs cotées et chaque fois que de nouveaux titres sont mis sur le
marché. C’est le cas, par exemple, lorsque les sociétés cotées opèrent des augmentations de
capital.

De 1999 à 2011 la capitalisation globale de la Bourse de Casablanca est passée de 140 à 516
milliards de dirhams, soit une hausse de près de 266%.

85
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Module: Techniques et marchés financiers

Evolution de la capitalisation boursière 2012 – 2016

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Module: Techniques et marchés financiers

B - Le volume des transactions


Le volume des transactions représente à tout moment l’activité réelle d’une valeur, d’un
secteur, d’un marché et de la place en général. Il est de ce fait un important indicateur de
liquidité.

Le volume des transactions correspond au nombre de titres échangés sur le marché boursier,
multiplié par leurs cours respectifs. Ainsi, on ne peut parler de volume de transaction que
lorsque la valeur a été traitée, c’est à dire échangée sur le marché. Le volume des transactions
représente, à tout moment, l’activité réelle d’une valeur, d’un secteur, d’un marché et de la
place en général. Il est de ce fait un important indicateur de liquidité.

On distingue le volume des transactions réalisées par:

 Une valeur :

C’est le nombre (ou la quantité) de titres échangés sur cette valeur à une date donnée,
multiplié par le cours à cette même date. Pour rappel, les valeurs cotées au continu peuvent
être traitées à plusieurs cours différents durant une même séance de Bourse. Les valeurs
cotées au multifixing peuvent être traitées à trois cours différents au maximum, durant une
même séance de Bourse. Les valeurs cotées au fixing ne peuvent être traitées qu’à un seul
cours par séance de Bourse.

 un secteur :

C’est-à-dire la somme des volumes des transactions réalisées sur toutes les valeurs
représentatives d’un secteur donné.

 un marché :

Il s’agit du volume des transactions réalisées sur chacun des trois marchés bousiers, à savoir
le marché central, le marché de blocs ou le marché obligataire.

 une place :

Dans ce cas, c’est la somme des volumes réalisés sur l’ensemble des valeurs cotées sur cette
place, tous marchés confondus.

-Le volume des transactions sert de base au calcul des taxes ou commissions perçues par la
Bourse, l’AMMC, les banques et le dépositaire central Maroclear.

-Le volume des transactions permet d’apprécier la liquidité et le niveau d’activité pour chaque
valeur cotée, chaque secteur représenté à la cote, chaque marché et d’une manière générale,
pour toute la place.

De 1999 à 2011, le volume des transactions réalisées à la Bourse de Casablanca est passé de
47,2 à 103,4 milliards de dirhams, enregistrant une hausse de 119%.

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Evolution du volume des transactions 2012-2016

Le volume des transactions enregistré sur le Marché Central Actions a totalisé 32 milliards de
MAD, contre 28,7 milliards de MAD en 2015, soit une progression de 11,6%.

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En 2016, 47% du volume des transactions ont été réalisés sur le marché central et 27,3% sur
le marché de blocs.

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C - Le flottant
Depuis décembre 2004, le flottant est pris en compte pour le calcul des indices boursiers.
L’objectif étant de garantir une parfaite adéquation entre le poids des valeurs dans les indices
et leur poids réel dans le marché.

 Définition du flottant :
Le flottant est la part du capital d’une société cotée, détenue par le public et composant de ce
fait la partie circulante de son capital, c’est-à-dire la partie susceptible de faire l’objet de
transactions sur le marché. Les actions détenues par les fondateurs ainsi que les participations
stratégiques telles que l’autocontrôle, les participations détenues par l’Etat, les blocs de
contrôle, les actions liées par un pacte d’actionnaires et les participations stables, ne font pas
partie du capital flottant.

 Modification et contrôle du flottant :

Le nombre de titres composant la partie flottante du capital n’est pas figé. Durant la vie
boursière de toute société cotée, celui-ci subit forcément des modifications, il peut être
augmenté comme il peut être réduit et ce Modification et contrôle du flottant :

 A l’initiative de la société cotée, lorsque celle-ci réalise des opérations pouvant avoir
un impact direct sur son capital flottant telles que des augmentations ou réductions de
capital et à l’occasion d’appels publics à l’épargne ;

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 A l’issue de toutes autres opérations réalisées sur le marché sans être nécessairement
initiées par l’émetteur.

La Bourse de Casablanca procède une fois par an (à la mi-juillet) au contrôle du flottant et ce


sur la base des informations collectées auprès des émetteurs ou d’autre sources d’informations
publiques.

 Le flottant dans les indices :

Depuis le mois de décembre 2004, c’est le capital flottant, c’est-à-dire la fraction détenue par
le public et non le total de la capitalisation boursière, qui est pris en compte pour le calcul des
indices MASI flottant et MADEX flottant ainsi que l’ensemble des indices sectoriels. Basé
sur une meilleure pondération des valeurs dans l’indice, ce mode de calcul permet une parfaite
adéquation entre le poids des valeurs dans les indices et leur poids réel dans le marché.

D - Les indices boursiers :


 Généralités :
Le suivi de la situation de la bourse suppose la définition d'une batterie d'indicateurs
pertinents capables de refléter en permanence les caractéristiques et l'évolution des produits
boursiers (valeurs mobilières).

Un indice boursier est une valeur calculée par le regroupement des valeurs des titres de
plusieurs sociétés. C’est un outil statistique qui sert à mesurer la performance d’une Bourse ou
d’un marché. Pour ce faire, l’indice se doit d’être représentatif, fiable et précis.

La performance d’une Bourse est généralement mesurée par plusieurs indices :

• un indice principal qui mesure la performance globale de la Bourse ; cet indice est calculé à
partir de la totalité ou de la majorité des sociétés inscrites à la Bourse ;

• des indices sectoriels qui mesurent la performance d’un sous-ensemble de sociétés ayant
des caractéristiques communes, ces indices sont calculés à partir de sociétés incluses dans le
sous-ensemble visé (par exemple, les sociétés d’un secteur d’activité comme les banques, les
compagnies d’assurances, etc.).

 Historique des indices :

1986 Création de l'IGB

2002 Création des indices MASI, MADEX, leurs sous-jacents et les indices
sectoriels

2004 Adoption de la capitalisation flottante dans le calcul des indices

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 Caractéristiques des indices :

Date de création 02 janvier 2002


Référence 31/12/1991
Base 1000
MASI®Flottant : Indice global composé de toutes les valeurs de type action ;
MADEX®Flottant : Indice compact composé des valeurs cotées au continu ;
Composition
Indice Sectoriel : Indice compact composé des valeurs appartenant au même
secteur d'activité.

 Calcul des indices de la bourse de Casablanca :

Les indices boursiers sont calculés de manière scientifique sur la base d'un échantillon
représentatif d'actions cotées en bourse.

En décembre 2004, la Bourse de Casablanca a adopté, à l’instar des principales Bourses


internationales, une nouvelle méthodologie de calcul des indices, basée sur le principe du
flottant, c’est à dire la fraction du capital détenue par le public et non plus sur la base du
capital total comme c’était le cas auparavant.

Ce mode de calcul vise à apporter une plus grande cohérence entre la réalité boursière des
sociétés cotées et la traduction de cette réalité dans les indices.

C’est un changement de pondération des valeurs dans l’indice qui permet une meilleure
adéquation entre le poids du titre dans l’indice et son poids dans le marché.

La pondération maximum d’une société dans le MASI® flottant et dans le MADEX® flottant
est plafonnée à 20% de la capitalisation flottante de l’indice.

L’application du facteur de plafonnement permet d’éviter la surpondération des valeurs dans


l’indice. Ce facteur est révisé annuellement, sauf opérations exceptionnelles modifiant de
manière significative la pondération de la valeur dans l’indice.

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 Les motivations du passage au flottant :
 Assurer une meilleure cohérence entre la réalité boursière d’un titre et son poids dans
l’indice

 Limiter la volatilité occasionnée par la distorsion entre le poids d’une valeur dans
l’indice et la part des capitaux flottants

 Adopter une méthodologie retenue par les principaux indices mondiaux : CAC40,
FTSE, DAX…)

 Introduction en perspective de grandes capitalisations : cas Maroc TELECOM

 Les indices MASI® flottant et MADEX® flottant :

- Le MASI® (Moroccan All Shares Index) flottant est un indice exhaustif (de
capitalisation).

Il intègre toutes les valeurs de type actions, cotées à la Bourse de Casablanca.

Toutes les entreprises inscrites à la bourse de Casablanca sont évaluées dans le MASI.

Il est ainsi un indice large permettant de mesurer la performance globale du marché, c’est à
dire l’évolution quotidienne de la capitalisation boursière flottante due aux variations de
cours.

De 1999 à 2011 le MASI® (Moroccan All Shares Index) est passée de 4 865,07 à 11 027,65,
soit une hausse de près de 126,7%.

La capitalisation flottante de l’échantillon qui compose le MASI est de :

150 675 048 309,33 Dhs.

- Le MADEX® (Most Active Shares Index) flottant est un indice compact qui mesure
l’évolution quotidienne de la capitalisation boursière due aux variations de cours des valeurs
les plus actives et cotées au continu sur la place casablancaise.

Le MADEX prend en compte uniquement les valeurs les plus liquides et actives de la Bourse
de Casablanca.

Cet indice se révèle ainsi un instrument particulièrement adapté à la gestion de portefeuille.

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Le MADEX fonctionne un peu comme le CAC 40 parisien qui rassemble les 40 plus grandes
entreprises de la Bourse parisienne.

Ces deux principaux indices sont calculés et diffusés en continu.


De 1999 à 2011 le MADEX® (Most Active Shares Index) est passée de 4 299, 72 à 9 011,57,
soit une hausse de près de 109,6%.

AU 31/03 /2018 MADEX est composé de 45 valeurs.


La capitalisation flottante de l’échantillon qui compose le MADEX est de :
138 057 433 788,27 Dhs

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 Les indices FTSE CSE Morocco :

FTSE Group et la Bourse de Casablanca ont lancé la série FTSE CSE Morocco, conçue pour
représenter la performance des 35 valeurs les plus liquides cotées à la Bourse de Casablanca.
La série offre aux investisseurs un ensemble d’indices exhaustifs et complémentaires visant à
mesurer la performance des principaux segments de capital et de l’industrie sur le marché
boursier marocain. La série comprend deux indices majeurs : FTSE CSE Morocco 15 Index
et FTSE CSE Morocco All-Liquid.

 L’indice d’investissement FTSE CSE Morocco 15 Index est composé des 15


principales valeurs de la Bourse de Casablanca, classées par capitalisation boursière.

 L’indice d’investissement FTSE CSE Morocco All-Liquid est un indice de référence


qui retrace la performance de toutes les valeurs liquides de la Bourse de Casablanca.

Les valeurs sont d’abord sélectionnées sur la base du flottant et de la liquidité puis de la
capitalisation boursière.

FTSE CSE Morocco Index Series

FTSE CSE Morocco 15 Index FTSE CSE Morocco All-Liquid

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La série FTSE CSE Index comprend le FTSE CSE Morocco All-Liquid Index et le FTSE CSE Morocco
15 Index
• Les indices sont calculés conformément à l’ICB (Industry Classification Benchmark), une norme
mondiale en partenariat avec Dow Jones Indices
• Les indices ont été conçus pour être utilisés comme une base pour la création de produits structurés,
ETF et fonds indiciels
• Les valeurs sont sélectionnées sur la base de la liquidité, du flottant et de l’éligibilité pour assurer la
négociabilité des indices
• Des indices de rentabilité sont disponibles pour la série d’indices FTSE CSE Morocco.

gggg
j

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 Casablanca Finance Group 25 :

Le CFG 25, indice créé par le groupe CFG, complète parfaitement l’IGB, il est comparable
aux indices des Bourses des valeurs prestigieuses tels que les indices CAC40 (France) Dow
Jones 30 (USA) NIKKEI225 (Japon).
Le CFG 25 repose sur une gestion rigoureuse, impartiale et transparente d’un échantillon de
25 actions marocaines. Les premières de leur secteur d’activité.

CFG 25 = 1000 *

 Upline Securities Index 10 :

Upline Securities (société de Bourse) a mis en place un indice selon le critère « liquidité » :
USI 10. Ce dernier suit l’évolution de 10 valeurs qui représentent 80% des transactions sur le
marché central. Il est à signaler que l’aspect liquidité ne dépend pas uniquement de la
capitalisation des sociétés mais du nombre des titres disponibles sur le marché.

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 Autres indices :

D’autres indices permettent de mesurer la performance de la place, tels que les indices
sectoriels, les indices de rentabilité sous-jacents au MASI® flottant et au MADEX® flottant,
ainsi que les valeurs en dollars et en euros des indices MASI® flottant et MADEX® flottant.
Ces indices sont calculés et diffusés lors de la clôture de la séance.

Les indices sous-jacents


Outre les indices cités auparavant, la Bourse de Casablanca calcule et diffuse, à la clôture de
chaque séance, une série d’indices sous-jacents, Sectoriels, de rentabilité ou en devises, ils
permettent de mieux analyser l’activité du marché.

Les autres indices ou indices sous jacents, tout aussi importants, développés par la Bourse de
Casablanca, il s’agit en effet des :

• Indices de rentabilité du MASI® et du MADEX® ;


• Indices sectoriels ;
• Indices MASI® et MADEX® calculés sur la base de la capitalisation boursière flottante
exprimée en $ USD et en euros. Ces indices sont calculés et diffusés à la clôture de chaque
séance de Bourse.

 Les indices de rentabilité :

Le calcul des indices de rentabilité globale permet de suivre la rentabilité d’un portefeuille
investi en actions dans lequel seraient réinvestis les dividendes globaux, et de la comparer à
celle d’autres actifs. L’indice de rentabilité se déduit immédiatement de l’indice nu auquel il
est adossé.

 Les indices sectoriels :

Les indices sectoriels calculés par la Bourse de Casablanca sont des subdivisions du MASI®,
basés sur la nomenclature économique des valeurs cotées à la Bourse de Casablanca. Les
indices sectoriels permettent ainsi à l’investisseur d’anticiper l’évolution du cours, en fonction
de l’activité économique du secteur. L’échantillon de chaque indice sectoriel est composé de
l’ensemble des valeurs appartenant à ce même secteur. La mise à jour de la composition de
l’échantillon de chaque secteur s’effectue chaque année, afin de tenir compte de l’évolution
des conditions économiques et de la croissance de certains secteurs. Des indices sous
sectoriels pourront également être calculés, en fonction de l’importance de leur
représentativité au niveau de la cote.

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 Les indices en dollars et en euros :

De manière à pouvoir produire des instruments de référence adaptés aux besoins des
investisseurs étrangers, la Bourse de Casablanca procède également au calcul des indices en
dollar et en euro. A l’instar des autres indices sous-jacents, ces indices sont également
diffusés une fois par jour, à la clôture de la séance Bourse.

E- PER et Dividend yield


Price earning ratio (PER) et dividend yield : deux indicateurs précieux pour apprécier
l’attractivité d’une société, d’un secteur ou d’un marché. Signification et utilité.

 Le PER (Price Earning Ratio) :


C’est le rapport entre le cours boursier d’une entreprise et son bénéfice après impôt. On
l’appelle aussi multiple de capitalisation des bénéfices. Ce ratio est le plus souvent utilisé pour
évaluer une société cotée. Il ne peut s’appliquer qu’aux entreprises bénéficiaires (appelé aussi
P/E ou multiple de capitalisation). Il dépend essentiellement de trois facteurs :

 la croissance future des bénéfices de la société concernée ;


 le risque associé à ces prévisions et
 le niveau des taux d’intérêt.

Le PER d’une valeur se compare à ceux des sociétés du même secteur, mais aussi à la
moyenne générale d’un marché boursier.

Ainsi, lorsque le PER d’une entreprise dépasse cette moyenne, le marché pourrait prévoir
pour elle une croissance importante ou une meilleure visibilité sur sa croissance potentielle.
Inversement, quand le PER d’une société est inférieur à la moyenne, le marché pourrait
prévoir une plus faible croissance, voire un recul de ses bénéfices.

 Le taux de rendement des actions (Dividend Yield) :


Le rendement d’une action est le dividende distribué, exprimé en pourcentage du cours d’une
action, il est obtenu par le rapport entre le dividende et le cours de Bourse. C’est donc le
revenu annuel que procure, à un instant donné, une action à son détenteur, en supposant que le
dividende soit maintenu. A dividende constant, plus les cours montent, plus le rendement
diminue. A l’inverse, plus les cours baissent, plus le rendement augmente. Une société qui ne
distribue pas de dividende a, bien entendu, un rendement nul. Comment l’apprécier ?

Le rendement est un critère d’appréciation important qui mesure la rentabilité d’une valeur en
faisant abstraction de la plus-value potentielle.

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C’est un ratio indispensable pour apprécier le revenu annuel d’une action, toutefois il n’est
pas suffisant pour indiquer si une valeur est sous-évaluée ou surévaluée. Une forte chute du
cours de l’action pouvant accroître le rendement.

F- BILAN d’une société cotée :


Le bilan représente la situation patrimoniale d’une entreprise à une date donnée. Il apporte des
indications précieuses sur sa santé financière et sur sa valeur.

Photographie d’une entreprise, le bilan représente à une date donnée, la situation patrimoniale
d’une entreprise. Généralement arrêté au milieu et à la fin de l’exercice comptable (12 mois),
le bilan est l’inventaire des sources de financement d’une entreprise, le «passif», et de
l’emploi des fonds, l’«actif». C’est l’un des documents de synthèse de l’entreprise. Parce qu’il
apporte des indications précieuses sur la santé financière et sur la valeur d’une société, il
serait intéressant de lire le bilan de l’entreprise dans laquelle l’on a ou l’on souhaite investir.

o L’actif : Ce que possède l’entreprise


C’est ce que possède l’entreprise. Les éléments composant l’actif du bilan sont de deux
catégories :

1- L’actif immobilisé : Ce sont des biens durables (réutilisables) dont l’entreprise est
propriétaire et qui sont nécessaires à l’exercice de son activité, il s’agit :

- Des immobilisations incorporelles : brevets, marques, fonds commercial, etc.

- Des immobilisations corporelles : terrains, immeubles, usines, machines, mobilier, matériel


informatique, etc.

- Des immobilisations financières : prêts, caution, titres qui ont vocation à être conservés
durablement au sein de l’entreprise tels que les titres de participation.

2- L’actif circulant : Il regroupe les éléments du patrimoine qui ne restent pas durablement
dans l’entreprise et/ou qui sont transformés. Il s’agit :

- des stocks et encours possédés par l’entreprise à la date d’établissement du bilan (matières
premières, emballages, marchandises, produits finis...) ;

- des créances clients, sommes dues à l’entreprise par ses clients à la suite de ventes à crédit

- des valeurs mobilières de placement, parts ou titres (SICAV ou FCP) achetés par
l’entreprise

- des disponibilités, avoirs ou fonds disponibles en banque et dans la caisse.

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o Le passif : les ressources de l’entreprise

Les éléments composant le Passif du bilan sont de deux catégories :

1- Les capitaux propres : Ressources propres à l’entreprise qui lui sont affectées d’une
manière durable par les associés. Ils comprennent :

- le capital : somme des apports des actionnaires ;

- les réserves : partie des bénéfices de l’entreprise non distribuées aux associés et autres

- le résultat de l’exercice : différence entre les produits et les charges de l’exercice, c’est-à-
dire un bénéfice ou une perte.

2- Les provisions pour risques et charges :

Elles sont constituées pour faire face, par exemple, au règlement d’un litige probable avec un
client, un fournisseur ou pour faire face à l’apparition de charges probables (réparations
importantes).

3- Les dettes :

L’endettement de l’entreprise est ventilé entre :

- l’endettement financier (dettes à long terme) à savoir les emprunts obligataires, auprès des
banques, y compris les découverts bancaires, etc.

- et les dettes d’exploitation (court terme) à savoir les fournisseurs à payer, assurances
sociales, impôts à payer, etc.

 Où se procurer le bilan d’une entreprise cotée ?

- aux mois d’avril (bilan annuel) et de septembre (bilan semestriel) : dans un journal
d’annonces légales ;

- toute l’année, dans les tribunaux de commerce ;

- toute l’année, sur le site de la Bourse de Casablanca : www.casablanca-bourse.com


Rubrique valeurs cotées « informations et données »

- sur le site Internet de la société.

- sur le site du Conseil déontologique des valeurs mobilières : www.cdvm.gov.ma.

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La Bourse de Casablanca adopte son « ambition 2021 »


La bourse de Casablanca a adopté sa feuille de route pour la période 2018-2021, le 19 mars, lors de la
première rencontre du comité du marché des capitaux, présidée par Mohamed Boussaid, ministre des
Finances. Jeudi 22 mars, les grands axes de ce nouveau plan de développement tant attendu, baptisé
« Ambition 2021 », ont été présentés à la presse en la présence de Hamid Tawfiki , président du
Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, et Karim Hajji, DG de la BVC.

« Ambition 2021 » est une étape majeure dans la démarche initiée par la Bourse de Casablanca, qui
vise à insuffler une nouvelle dynamique au marché boursier et contribuer à la construction d’une place
financière plus attractive.

Trois objectifs clés caractérisent cette nouvelle feuille de route. En premier lieu, la construction d’une
infrastructure performante notamment avec le passage de la Bourse en groupe boursier, ainsi que la
création d’une chambre de compensation et d’une société gestionnaire du marché à terme. Le second
objectif est une meilleure contribution au financement de l’économie, avec la stimulation de l’offre de
papier sur le marché des actions et des obligations, le renforcement de l’attractivité de la Bourse de
Casablanca auprès des investisseurs, et l’accélération du développement de la liquidité du marché. Et
enfin, contribuer au rayonnement de la Bourse avec la cotation des titres étrangers, la création d’un
fond 100% Afrique, etc.

Pour M. Tawfiki, cette feuille de route trace une voie claire qui mobilise toutes les parties prenantes.
« Elle va permettre de doter le marché d’une plate-forme intégrée, solide, ouverte, attractive et aux
meilleurs standards internationaux. Elle mobilisera l’épargne locale et attirera l’épargne étrangère en
vue de libérer le potentiel du marché et d’assurer un meilleur financement de l’économie du Maroc et
de l’Afrique », a-t-il déclaré.

Source : LA NOUVELLE TRIBUNE : économie et finance. Article publié le 22 MARS 2018

https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-adopte-ambition-2021/

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Conclusion Générale

Le développement du marché financier constitue aujourd'hui le moyen de financement par


excellence, un moyen de mobilisation de l'épargne domestique, un puissant vecteur
d'investissement pour les capitaux étrangers, bref, un point de passage obligé de
développement économique.

Certains disent que le développement de la Bourse est un miroir du dynamisme et de la


maturité de l’économie d’un pays. Malheureusement, le nombre important d’exceptions remet
en cause l’applicabilité de cette «théorie».

Pour la Bourse de Casablanca, l’évolution a été boostée par deux réformes importantes dont
les conséquences font qu’aujourd’hui, nous pouvons prétendre posséder, d’un point de vue
technique et organisationnel du moins, une Bourse aux standards internationaux. Mais ce
développement sur le plan technique n’a pas engendré automatiquement une maturité
économique et financière suffisante pour prétendre refléter la réalité économique du Maroc.

Les facteurs invoqués pour expliquer cette dissension sont souvent liés, d’une part au nombre
réduit des valeurs cotées à la Bourse de Casablanca et, d’autre part, aux comportements des
investisseurs «casablancais» aussi bien institutionnels que particuliers. En effet, le nombre de
titres que propose cette place boursière demeure assez faible, malgré les introductions que
nous vivons de temps à autre, pour prétendre offrir une gamme variée susceptible d’intéresser
toutes les catégories d’investisseurs.

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