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FILIERE : IIA / ELT COMMANDE PAR ORDINATEUR 1

CHAPITRE II : INTERFACES DE COMMANDE

Compétences visées : A la fin de ce cours, l’étudiant devra être capable de :


- Dimensionner tout type d’interface de puissance
- Simuler et expliquer les interfaces de puissance et de commande

I. INTRODUCTION
L’ordinateur sur ses différents ports, ne propose que des niveaux de tensions basses. Compatibles TTL (5V et 0V) dans le
cas des ports LPT (line printer) ou encore 12V et -12V dans le cas des ports COM (computer output machine). Ces niveaux
de tension sont très faibles pour alimenter des processus industriels fonctionnant sous 220V ou 380V. Il faut donc concevoir
des interfaces de commande ou encore les interfaces de puissance. Ces dispositifs permettent d’ une part d’adapter les
caractéristiques électriques de l’ordinateur à celle des processus industriels commandés ; et d’ autre part (si nécessaire)
assurer une isolation galvanique entre les deux ensembles.

II. Interface à transistor et à relais


Il est essentiellement conçu autour d’un relais électromagnétique ou électronique.

2.1. Schéma de montage


Soit à commander une lampe de 220V-40W partant d’une broche de données du port LPT (8 broches pour les données, 5
broches pour le registre d’état).
Le relais électromagnétique à les caractéristiques suivantes : bobine 12V/240Ω ; les contacts : 250 Vac/5A

2.2. Fonctionnement
Pour Vcde=0 (logique), le transistor est bloqué, aucun courant ne circule dans la bobine du relais, par conséquent, la lampe
ne brille pas.
Pour Vcde=1 (logique), (environ 5V) le transistor T est saturé (RB est judicieusement choisi pour cela), le relais s’enclenche
et la lampe peut alors briller. D est la diode de roue libre, elle protège le transistor contre les surtensions induites
développées par le relais et par la bobine du relais lors des commutations.

2.3. Dimensionnement des composants


a. Relais déjà connu : en général, choisir un relais adapté à la charge (caractéristiques électriques des contacts
adaptées à celle de la charge
b. Diode de roue libre (diode ultra rapide)
Choix de diodes très rapide
Diode de signal pour les petits courants. Exemple : 1N4148
Diodes Schottky rapides dans les autres cas.
c. Resistances
 Dimensionnement de RL
on a Vcc-RL.Iled-Vled-VCEsat=0 or VCEsat ≈0
RL= (Vcc-Vled) / Iled
Dans la pratique, on peut prendre Iled=10mA et Vled=2V
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 Dimensionnement de RB
On a Vcom-RB.Ib –Vbe = 0
Or quand T est saturé, Vcom = VohTTL (tension de sortie état haut), d’où
RB = (VohTTL – Vbe) / Ib
Aussi, Ib=(Icsat / ß )*Fs (Fs : facteur de saturation, on peut prendre Fs=2)
Finalement, RB = (VohTTL – Vbe). ß / Icsat.Fs
Avec Icsat = Iled + Irel, VohTTL(min)=2,4V VohTTL (max)=5V
d. le transistor T de type NPN est choisi en fonction de la tension et du courant le traversant ; pour les faibles
puissances comme dans le cas ci-dessus on pourra choisir les transistors de faible puissance (2N2222, BC137,
BC337) ; pour les grandes puissances, les transistors de type Darlington (TIP147, BD131…)

2.4. TP 1 : Simulation de l’interface à transistor et relai


1. Réaliser le dimensionnement normalisé des composants du montage à partir de la documentation ci-dessus et
ci-dessous :
- Transistor : 2N2222A transistor simple bipolaire (BJT), NPN, 40V, 300MHz, 1.5W(maxi), 600mA(maxi), 35-300
hFE

2. A partir du logiciel Proteus, réaliser le câblage et procéder à sa simulation


3. Proposer deux applications de ce dispositif

III. Interface à thyristor ou triac


Le thyristor ou le triac sont des composants de choix dans les commandes des interfaces de puissance à cause de leur
grande commutation comparée à celle des relais ou contacteurs utilisés traditionnellement dans ce cas. Comme nous
disposons des ports de PC qui ne fournissent que des tensions continues. Nous n’étudierons que l’amorçage par tensions
continues.

3.1. Dispositifs d’amorçage


Ce dispositif d’amorçage n’est pas très utilisé à cause du fait que le port LPT du PC n’est pas isolé de la partie puissance.
Ainsi, un défaut sur cette partie puissance pourrait endommager sérieusement l’ordinateur.

3.2. Fonctionnement
- Lorsque Vcde est à l’état bas, le transistor est bloqué, IG est nul, le thyristor est alors bloqué.
- Lorsque Vcde est à l’état haut, le transistor est saturé, occasionnant l’amorçage et la conduction du thyristor (à
condition que IG soit suffisant, ie IG ≥ Igt, Igt : courant nécessaire à l’amorçage d’un thyristor) ; la charge est alors
alimentée
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3.3. Dimensionnement
 Résistance RC
On a Vcc – Rc.Ig – Vcesat – Vgk =0 (Vcesat ≈ 0)
RC = (Vcc – Vgk) / Ig, on déduit alors : RCmax = (Vcc – Vgt) / Igt

 Resistance RB
On a : Vcde – Rb.Ib – Vbe – Vgk = 0
RB = (Vcde – Vbe – Vgk) / Ib
Le thyristor est amorcé lorsque Vcde = Voh
RB = (Voh – Vbe – Vgt).ß /Igt.Fs

 Transistor T : transistor petits signaux


- courant collecteur : Icmax > Igmax
- tension collecteur – emetteur maximale : Vcemax > Vcc (Vcemax est aussi désignée Vceo) Vceo : collector to
emettor voltage open base
- facteur d’amplification en courant du transistor ßmin = 100

 Thyristor
- courant d’anode IAmax > courant de charge
- tension d’anode-cathode VDRM >ÊS
- VRRM > ÊS
Il est prudent de prendre une marge de sécurité d’au moins 50%, d’où
ITmax ≥ 1,5 Icharge VDRM ≥ 1,5 ÊS, VRRM ≥ 1,5 ÊS

3.4. TP 2 : Simulation de l’interface à thyristor ou triac


1. Réaliser le dimensionnement normalisé des composants du montage à partir de la documentation ci-dessus et ci-
dessous :
- Transistor : 2N2222A transistor simple bipolaire (BJT), NPN, 40V, 300MHz, 1.5W(maxi), 600mA(maxi), 35-300
hFE
2. A partir du logiciel Proteus, réaliser le câblage et procéder à sa simulation
3. Proposer deux applications de ce dispositif

IV. Amorçage par opto-triac


4.1.1. Charge Résistive

Ce circuit s'appuie sur l'utilisation d'un optotriac de type MOC3041, un optotriac n'étant ni plus ni moins qu'une forme
particulière d'un optocoupleur. Ce composant assure à lui seul l'isolation électrique (galvanique) entre la partie commande
(l'entrée au niveau TTL 0 V / 5 V) et la partie puissance (230 V / 8 A). L'entrée de l'optotriac MOC3041 est une simple LED,
dont la chute de tension est de l'ordre de 1,6 V et le courant de fonctionnement nominal de 15 mA. Si on applique une
tension compatible TTL, c'est à dire de +5 V, directement sur cette LED, l'optotriac aura une durée de vie de quelques
microsecondes. Il convient donc, comme pour toute LED, d'ajouter une résistance en série pour limiter le courant qui la
parcourt. La valeur de la résistance doit être calculée comme indiquée : Rled = (5V - 1,6V) / 0,015A = 220 ohms

4.1.2. Charge inductive


La commande d'une ampoule à filament, purement résistive, ne pose pas de problème particulier au triac (je laisse
volontairement de côté l'aspect parasitage), le courant et la tension sont en phase au moment des commutations. Mais si
l'on veut commander des charges possédant une composante inductive importante, telle que transformateur ou moteur (pour
faire varier sa vitesse), il en est tout autrement, car le courant circulant dans la charge n'est pas en phase avec la tension

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présente à ses bornes. Si l'on utilise un montage simple tel qu'un de ceux présentés ci-avant, on risque fort d'obtenir des
aléas de fonctionnement tels que redéclenchement intempestif (au moment de la coupure du courant dans la charge), voire
dans le pire des cas la destruction pure et simple du triac si aucune protection par fusible (ou autre) n'est prévue.

Commande directe d'un triac


Une solution simple au problème de la commande de charges inductives consiste à ajouter une cellule RC série en parallèle
sur le triac (appelé aussi snubber), entre ses deux électrodes A1 et A2, afin de limiter les surtensions pouvant se produire au
moment où le triac se bloque (la coupure d'un courant dans une charge inductive provoque ce phénomène, connu aussi de
ceux qui manipulent la commande de relais avec des composants électroniques).

4.2. TP 3 : Simulation de l’interface à optotriac


1. Réaliser le dimensionnement normalisé des composants du montage à partir de la documentation ci-dessus et ci-
dessous :
- Transistor : 2N2222A transistor simple bipolaire (BJT), NPN, 40V, 300MHz, 1.5W(maxi), 600mA(maxi), 35-300
hFE
2. A partir du logiciel Proteus, réaliser le câblage et procéder à sa simulation
3. Proposer deux applications de ce dispositif

V. Interfaçage avec des darlingtons en circuit intégré ULN2803 / ULN2804


Les circuits intégrés ULN2803 et ULN2804 comportent tous deux huit transistors NPN darlington dans un même boîtier à 18
broches. Ce type de circuit est idéal dès l'instant où il s'agit de commander un ensemble de plusieurs relais, LED ou
ampoules.
- Pour une commande en +5 V (standard TTL), choisissez l’ULN2803.
- Pour une commande de +3 V à +15 V (standard CMOS), choisissez le ULN2804.

Les diodes internes, qui sont reliées entre chaque sortie et un point commun accessible sur la broche 10 du boîtier,
permettent de se passer des diodes externes de protection normalement requises quand on pilote un relais ou autre charge
inductive. Le schéma ci-dessus montre un exemple d'utilisation d'un tel circuit, où les huit transistors darlington intégrés sont
exploités et où la broche 10 du CI (cathode commune des 8 diodes internes) est reliée au +Valim.

TP 4 : Simulation de l’interface à darlingtons en circuit intégré ULN2803 / ULN2804


1. A partir du logiciel Proteus, réaliser le câblage et procéder à sa simulation
2. Proposer deux applications de ce dispositif

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