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Electronique Analogique Chapitre III : Les oscillateurs sinusoïdaux

LES
OSCILLATEURS SINUSOIDAUX

III.1 INTRODUCTION

Dans certaines applications électroniques, un dispositif instable générant un signal périodique à


des fréquences bien définies est très utile. Un tel dispositif s’appel oscillateur. Un oscillateur est
un montage électronique permettant d’obtenir un signal alternatif à partir de la tension continue
des sources qui servent à polariser les composants actifs du montage.
Dans un système électronique, cet oscillateur a souvent le rôle d’une source de référence de
tension, de fréquence ou de temps. Ainsi sont utilisées : l’horloge d’un micro-ordinateur, la base
de temps d’un oscilloscope…etc.
Suivant la nature des signaux fournis, les oscillateurs se divisent en deux grandes familles :
– Les oscillateurs sinusoïdaux (ou harmoniques) qui fournissent un signal quasi-sinusoïdal.
– Les oscillateurs à relaxation qui produisent un signal non sinusoïdal (créneaux, dents de scie…
etc).

III.2 OSCILLATEURS A REACTIONS

III.2.1 Principe

La structure d’un oscillateur peut se ramener à celle d’un système bouclé (ou en boucle fermée)
constitué par :
- Une chaîne directe ou d’action de fonction de transfert A(p).
- Une chaîne de retour ou de réaction de transmittance B(p).
- Un comparateur qui réalise la différence entre le signal d’entré et la partie du signal de sortie
réinjectée à l’entrée.

Chaîne d’action
Chaîne d’action
+
e A(p) s
A(p) s

Chaîne de réaction
Chaîne de réaction

B(p) B(p)
Figure III.1 : Système bouclé

S(p)
La fonction de transfert s’écrit : T(p)   A(p)
E(p) 1  A(p)  A(p)E(p)  [1  A(p)B(p)]S(p)

B(p)
Lorsque le signal d’entrée e(t) est nul, on peut écrire que
[1  A(p)B(p)]S(p)  0 et pour avoir
:

ISET DE NABEUL (2014) 1 Moez HAJJI


Electronique Analogique Chapitre III : Les oscillateurs sinusoïdaux

S(p) 
0 il faut et il suffit que : 1 A(p)B(p)  0  A(p)B(p)  1 d’où le critère de

BARKHAUSEN ou condition d’auto-oscillation.

ISET DE NABEUL (2014) 2 Moez HAJJI


Α(jw) B(jw)  - 1  Re [A(jw) B(jw)]  -1  Α(jω) B(jw)  1
Im [A(jw)B(jw)]  0 Arg[A(jw) B(jw)]  π  2kπ
Remarques :
– L’amplitude des oscillateurs et limitée par la saturation des composants.
– Dans la pratique la condition d’accrochage est obtenue pour A(jw)B(jw) légèrement

supérieur à 1.

III.2.2 Analyse des principaux types d’oscillateurs

III.2.2.1 Oscillateurs à pont de Wien

La réaction étant de type tension -


Chaîne directe A(p) K
série. Le quadripôle de réaction (R,C)
Chaîne de retour B(p)
est appelé « réseaux de Wien » ou +

« pont de Wien » . - RC
E
S V
C R
 Chaîne directe : R2
R1
S(p) R
A(p)  1 2
E(p) R1 Figure III.2 : Oscillateurs à pont de Wien

 Chaîne de retour :
V(p)
B(p)   Z2 RCp
S(p) ou Z1  1  et Z 2  R  B(p) 
Z1  Z 2 RCp 1 1  3RCp  RCp
RCp RCp
2
 Condition d’oscillation : On ferme l’interrupteur K, alors V(p) = E(p).
S(p) E(p  R 2  RCp  R2 1
)
A(p)B(p)  E(p) S(p)  1  1  
 3  RCp RCp

1   1
3RCp 1
 
 RCp 
 2
R
 1   1
R2 1
1 1 ]  1  R2  3 0
 3 j[RCw et RCw 
R1  RC R1 RCw

w
1 1
R2  2R 1 w
osc
f
osc
RC 2ΠRC
On trouve à la sortie un signal s(t) quasi sinusoïdal (presque sinusoïdal), de fréquence fosc, à
condition que R2  2R1.

III.2.2.2 Oscillateur déphaseur "Phase shift"


La réaction étant de type tension parallèle. Le quadripôle de réaction est un circuit à résistance et
capacité qui fournit un déphasage entre la sortie est l’entrée.
Chaîne directe A(p) K
R2

E R1 Chaîne de retour B(p)


-
S C C C
+
E R R R
RC S V

Figure III.3 : Oscillateur déphaseur

S(p) R2
 Chaîne directe A(p)  
:
E(p) R1
1 S(p) 6 5 1
 Chaîne de retour
B(p  1 RC  RCp  RCp 3
: 
) V(p) p 2
 Condition d’oscillation : On ferme l’interrupteur K, alors V(p) = E(p).
1   R2 6
A(p)B(p)  S(p) E(p)  1  A(p) 
RC  RCp  RCp 
1 5 1 3
E(p) S(p) B(p R1 
) p 2
R 5 
 2 1 6 1  R 5 6 1
 j    2 1 et   0
 
R1  RCw 3 R1 RCw 2 RCw RCw 3

RCw 2 RCw 
1
RRCw 2     1  5  6  29
2

6 R1

1 1
R2  29R 1 w
osc
f
osc
6RC 2π 6RC

On trouve à la sortie un signal s(t) quasi sinusoïdal (presque sinusoïdal), de fréquence fosc, à
condition que : R2  29R1.

R2
III.2.2.3 Oscillateur Colpitts
R1
La réaction est de type tension série. -
R
+
S’ C1
 Chaîne directe :
l S
S
'
) R2 R K VC2
1 S(p) E
(p)  1  '
1 S (p)
et
E(p  lp
Z
RZ C1C2 Figure III.4a : Oscillateur colpitts

Zlp//  et Ce 
Ce p  1  lCe p 2 C1  C 2

S(p)  R 2  Z  R 2    R2  1 
 
lp
A(p)  E(p)  1  R  R  Z   1  R lp  R( 1    1  R 1  R(C p  1/lp) 
lC p 2) 
 1
 1  
 e  e


 Chaîne de retour :
V(p) C1
V(p)  C1 p S(p)  B(p)   Ce où C  C1C2

C1 p  C2 p S(p) C1  C 2 C2 e C1  C2
 Condition d’oscillation : On ferme l’interrupteur K, alors V(p) = E(p).
S(p)
V(p)  Ce  R2  1 
 R(C
1 p  1/lp)  1
A(p)B(p)  1 1 
E(p) S(p)
 Ce  R2  2  
1  e 
1 1  Ce  R2   1
1               0

 2 1 R(C p ) 1 jR(C w ) 


  2  1 1 et R e
C w
R 1 R1  lw 
e e
 

C lp lw C
1 C2  1  et lCe w2  1
R2  C C2
R1 e C1

R2  C2 1 1( 1  1 1
w
osc
 ) f
osc
RC11 lC e lCC 12 2π lC e

Dans la pratique l’oscillation sinusoïdale prend naissance lorsque


R2 C 2
R 1  C1
Une autre variante de l’oscillateur Colpitts utilisant un transistor à effet de champ représenté par
sa pente en source commune s ( est infinie). Les capacités de liaisons CS et Ce sont supposées
des courts-circuits à la fréquence d’oscillation.

+VCC
RD

Z1 Z2 Z3

l l
Cl
RG C C s vGS RD C CRG
RS CS vGS

Figure III.4b: Oscillateur colpitts

vG Z1
S  Z 3 svG  Z  Z1  Z  Z où Z1  RD et Z 2  lp
1
Z1  Z2  Z 1  CRD
S sZ 3 2 3
3 p

Z 3 RG RD RG RD  RG
d' s  lp
1  CRG ou
.
. 1  CRD 1  CRG  1  CRD 1  CRG p
p p p p
sRD  RG )p  lC R R p
   R )  (l  2CRD RG )p  2 2
D
3
G
RG (RD lC(RD
G
D G D G
)  lC(RD  RG )w 2
sRD jl  2CR R w w
 2
  R  lC 2
RG (RD G R
R

l  2CRD 2 2 2
 lC 2 R R Gw  0  w  1
RG Cl  C RD R G
2
D

2  1 1  2 1 
 sRD RG  (RD  RG )  lC(RD  RG )w  s     1  lC(  ) 
2
R
 D G  Cl C RD RG 

R
11 l 2 1 12  1
s  ( )(1  ) w osc
2 oscf 2  ()( )
RRDG CR RD G Cl C 2 R DRG 2πCl C 2 R DRG
1 2 1
Si RG   on écrits  w osc
2  2
f
osc
RD Clπ
Cl

III.2.2.4 Oscillateur Clapp R2

La réaction est de type tension série. R1


-
R
 Chaîne directe :
+ C
' S’ C1
S R2
 1  S(p) Z l
(p) et S ' (p) R  K VC2 S
R1 E
E(p 1 1  Z C1C2
)

Z //(lp  ) et Ce 
 p Cp  C1  C 2 Figure III.5 : Oscillateur clapp
Ce
1
lp 
Cp 1
Z  d' S(p) 1
ou 
1 1 S'(p
1  p(lp  ) Ce p  1  R(C e p 1
Ce 1 ) 1 )
Cp lp  lp 

C Cp
p
R2
1

S(p)R 2  Z  R1
A(p)  E(p)  1   R  Z   1
R  1   1  R(C ep  )
lp  1/Cp
 Chaîne de retour
:
V(p) C1
V(p)  C1 p S(p)  B(p)   Ce où C  C1C2

C1 p  C2 p S(p) C1  C 2 C2 e C1  C2
 Condition d’oscillation : On ferme l’interrupteur K, alors V(p) = E(p).
 Ce  R2 
S(p) V(p)
A(p)B(p)   2  1 
E(p) S(p)  1  1
1
1  R(C e p 1 )
 lp 
Cp
 Ce  R2  1  Ce  R2 
1

 1    1  R(C e p  )  1  jR(Ce w  ) 1  1


C R 1 1 R
 2  1
lp  lw-  2  1 
Cp Cw
 
  R C C 1
et R C w  1  d' et C w(lw  )1
ou 1  1
2 2 2
e 0
 1 e
lw  R1 Ce C1 Cw
 
 Cw 
R2  C2 1( 11) 1( 1  1 1)  11( 1  1 1)
w
osc f osc
RC11 lCC
e lCCC
12 2πlCCC12

R2
III.2.2.5 Oscillateur Hartley
R1
-
La réaction est de type tension série. R

 Chaîne directe : +
L1
S’
' C
S R2 Z S
(p)  1  et S(p) K L2
R1 ' 
S (p) R  Z
E V
E(p)
 1 l
Z  lp//  p 2 et l  l1  l 2
 Cp 1  Figure III.6a : Oscillateur Hartley
lCp R
 1 2
S(p)  R 2  Z  R 2  lp  R1
A(p)  E(p)   1  R  R  Z   1  R lp  R( 1  lCp 2 ) 1
 

 1
   1  R(Cp  )
lp
 Chaîne de retour l V(p)
V(p)  2 S(p)  B(p)   l2 l2
: l l S(p) l  l  l
1 2 1 2

 Condition d’oscillation : On ferme l’interrupteur K, alors V(p) = E(p).


l 2  R
(1  2 )
S(p) V(p) R
A(p)B(p) 

 1   l R1 l2 )(1  2 )  1  R(Cp  1 )
 d'
ou (

1
E(p) S(p) 1 lp
1  R(Cp  )
l R1 lp
l 1 R2 1
( l2 )(1  )  1  jR(Cw  ) d' 1  1 et Cw  0
R2 lw ou l l1 lw
R1 R1 l2 l2

R2  l1 1 1 1
w   osc
f
Rl12
osc
lCC(l  l ) 12 2π C(l 12l )

On peut réaliser un oscillateur Hartley à transistor à effet de champ. Le quadripôle de réaction est
constitué d’une cellule en  comportant deux inductances et un condensateur.
Les capacités Cl de liaison et CS de découplage sont considérées comme des courts-circuits à la
fréquence d’oscillation. Le transistor est caractérisé par sa pente en source commune s.
+VCC
RD

Z1 Z2 Z3

Cl C C
Cl
RG l l s vGS RD l lRG
RS CS
vGS

Figure III.6b : Oscillateur Hartley


Z1 1
v  Z sv  sZ Z  Z  Z  Z où Z  RD et Z 
1
lp
GS 3 1 3 1 2 3 2
Z1  Z  Z3 RD  lp Cp
G
2 S
RG 1  RG lp
lp
Z  d'o  s RD RG lp   RD
3 u . lp .
lp
RG  lp RD  lp RG  Cp  l RG  lp
lp p
RD
2 3 2 2 2 3 2 2 3
 sR DR lG Cp  R RD (R
G
 RD )lp G (lp)  R R lCpD G R l Cp D R R lCp  R l Cp
D G
1 1 G
s(  1 )( 1  1  1 )  1

2
)
RD lCp lp RD RD RGCp lp
( 2
RG
RG
1 1
s(  1 1 2 1
)(1 )  j(
RD  lCw l lw RD RGCw )
2 2 3
Cw
RG
1 2 1 1 2 1 2 2 RD RG
  0  (  )w  0  w 
2 3
 2
l Cw lw R RD GCw l C l R RD GC 2lCR  l
2
D
RG
1 1 1 1 1 2lCR D RG  l
2
1 1 l
s(  )(1  )s(  )(  1)  (  )(1 
2
RD lCw RD lCRD RG RD CRD RG

RG RG RG
11 l 1  f 2  ( 1 )( 1
s  ( )(1  ) 2 
w osc osc )
RRDG CR RD G l2 2π l2
2lC  2lC 
RD RG RD RG
1 1 1
Si RG   on écrits  2 
w osc  fosc2 
RD 2lC 4lπC

III.3 OSCILLATEURS A RESISTANCE NEGATIVE

III.3.1 Principe

Dans un circuit RLC, il y a échange permanent d’énergie entre la bobine et le condensateur, mais
cette énergie décroît constamment à cause de la puissance dissipée par effet joule dans la
résistance. Le signal utile est une sinusoïde amortie, donc une pseudo sinusoïde et l’amplitude de
la tension est une fonction exponentielle décroissante du temps.
Pour avoir des oscillations sinusoïdales, il faut fournir au circuit une énergie égale à celle qui à
été dissipée durant chaque pseudo période. Ce ci est possible en plaçant un dispositif qui
présente un effet dit de résistance négative. Un simple montage à base d’AO peut être assimilé à
une résistance négative.
uR ul

R l
i
uC C un
u l R C Rn Rn

il iR iC iRn

(a) (b)

Figure III.7 : Principe des oscillateurs à résistance négative


Electronique Analogique Chapitre III : Les oscillateurs sinusoïdaux

 La loi des nœuds, appliqué au circuit de la figure III.7a conduit à l’équation :


u du u dil
iiii  0    C   0 avec u(t)  l
i l
l R C Rn
R dt R n dt
1 1di d 2i
il  l() l  lC l  0
RRdtn dt 2

 La loi des mailles, appliqué au circuit de la figure III.7b conduit à l’équation :


2
d il duC
uC  uR  u  u 0  Ri  l  lC  0 ave i(t)  C
di dt
2
dt
l n uC c
dt
du d 2u
uC  (R  Rn )C C  lC C  0
dt dt 2
 Dans les deux cas, si Rn = - R, les équations ainsi que leurs solutions générales prennent les
formes suivantes :
i" l0l w 2 i  0 l i (t)  MIsin (w t 0 )
u" C0C w2 u 0  uC (t)  Usin
M
(w t 0 )
Alors une sinusoïde prend naissance dans les circuits étudiés.

III.3.2 Réalisation pratique

Dans cet exemple, la bobine est caractérisée par ses deux paramètres L et r du modèle série ; son
facteur de qualité Lw0
Q r est supposé très grand devant l’unité pour la pulsation

d’oscillation Lw0  r .
R2
R3
R1
- ie
+
i1 i2 i3
+
- r
r
u C Rn vS
C R3 uS
l R2 l
R1

Figure 8 : Oscillateur à résistance négative

– Entre les points A et M, l’AO supposé parfait, associé aux résistances R1, R2 et R3 est
équivalent à une résistance négative Rn.


R1 R2
v uRi
3e
 u  us  u  R3ie 
v v u

 u  uS  (1  )u
s R1  R2 R1
u S

R2 R2
u  u  R i  (1  )u   uRi
Electronique Analogique Chapitre III : Les oscillateurs sinusoïdaux
d' ou R  u   R1 R3
S 3 e 3e n
R1 R1 ie R2
Electronique Analogique Chapitre III : Les oscillateurs sinusoïdaux

– A tout instant on peut écrire : i1  i2  i3  0


di1(t) ri (t)  l
v (t) 1
v (t)  i (t)dt v (t)  R i (t)

C
s 1 s n3
dt s 2
Vs(p) Vs(p)
I (p)  I (p) 
I (p)  CpV (p)
1 2 s 3
r n
lp
R
En notation complexe et pour une oscillation sinusoïdale :
I1(p)  I 2(p)  I3(p)  0
 1 1   1 1  1 1
V(p) r  lp  Cp    0   r  lp  Cp    0  r  jlw  jCw   0 ; V(p)  0
R R R
 n   n  n

r  jlw  jCw  1 lw
2 2  0  2 r 2 2  1  j(Cw  2 )  cette égalité exig que :
r l Rn r  l w Rn r l
2
0 e
2 2
w w
r 1 r 1 lw 1
2 2 2 0  0 et Cw-  0  Cw   0 car lw  r
r  l w Rn 2 2
l w Rn 2
r l
2
lw
 2
w
l 2 w2 1 1
Rn   wosc   fosc 
r lC lC

Si Rn lw22 ; il y a saturation et dans le cas contraire il n’y a pas d’oscillation.



r

III.4 OSCILLATEUR A RESONATEUR

La fréquence des oscillateurs peut varier suite à une variation d’un paramètre (température,
tension d’alimentation…etc). Lorsque nous avons besoin de générer une fréquence de grande
précision, on emploie des résonateurs constitués de cristaux piézo–électrique.

III.4.1 Le quartz piézo–électrique

Pour obtenir l’effet piézo-électrique on taille dans un cristal de quartz (le quartz est un cristal
naturel de silice), une lame parallélépipédique. Lorsque cette lame subit une déformation, ses
faces se couvrent de charges électriques de signes contraires. La différence de potentiel ainsi
créée est proportionnelle à la force appliquée. Ce phénomène est réversible.
Si la tension appliquée entre les deux faces de la lame est alternative, celle ci se dilate et se
comprime, on dit que le quartz vibre.
Le quartz est un transducteur qui convertit l’énergie électrique en énergie mécanique et
inversement. Cet oscillateur mécanique peut vibrer à des fréquences extrêmement diverses, de
quelques centaines de kilohertz à plusieurs dizaines de mégahertz.
Electronique Analogique Chapitre III : Les oscillateurs sinusoïdaux

La fréquence de résonance du quartz dépend de ses dimensions, mais pour un cristal donné elle
est fixe et très stable dans le temps : C’est la qualité fondamentale de ce type d’oscillateur.
Le symbole ainsi que le modèle équivalent d’une lame de quartz, fonctionnant au voisinage de sa
fréquence de résonance, sont donnés par la figure III.9.
X(w)
A

L
C0 0 w
wswp
C
B
(a) (c)
B (b)
Figure III.9 : Schéma équivalent du quartz

Dans la pratique un cristal de quartz monté entre deux armatures métalliques, formant un
condensateur plan de capacité C0. Le dipôle L-C série rend compte de la résonance mécanique
du cristal.
L’impédance équivalente du quartz s’écrit :
 1  1  1
1 1  1 1  lCp
2
lp  Cp 
 C 0 p 
Z // lp    ( )
C p C p 1 1 1
 0  Cp lp  1 1  0 1 (  )
C0 p 
2
  lp C 0 C

Cp
On pose 1 2 1 1 1
et w p  (  )
2
w  et on a : p  jw
S
lC l C0 C

w2 w2
1 S 1 S
1 w2  jX d' ou X   1
. w2
Zj
C0w w2p C0w w2
1 1 p
w2 w2
Comme la capacité C0 est beaucoup plus élevée que la capacité C, l’écart relatif entre wS et wp
est alors très faible et on a wp > wS.
Le graphe de la figure III.9b donnant la réponse en fréquence X = f(w), montre que :
 Le quartz se comporte comme un circuit capacitif dans les intervalles 0 w  et w p  
S  
puisque X < 0.
 Dans la bande étroite de fréquence
Δf  f p  f S , le quartz est inductif (X > 0), sa réactance

variant très rapidement de zéro à une valeur très élevée, c’est dans ces conditions que les quartz
sont utilisés pour stabiliser la fréquence d’auto – oscillateurs.
 Pour w = ws, la réactance X est nulle, le quartz est équivalent à un circuit résonant série et pour
w = wp, la réactance X est infinie, le quartz est alors équivalent à un circuit bouchon.
1
wp fp  2
  1  C  1  C
wSf S C0  2C0
III.4.2 Oscillateur à quartz

Un tel oscillateur dit de Pierce est représenté ainsi. La chaîne directe est un amplificateur à
transistor à effet de champ monté en source commune. La chaîne de retour comporte trois
condensateurs C1, C2, C3 ainsi que le cristal de quartz qui fonctionne dans sa zone inductive.

+VCC
Quartz
RD
Quartz C3 Z
C3 s vGS RD C2
Z C1 vGS

RG RS C1 C2
CS

Figure III.10 : Oscillateur à quartz

 Dans le schéma équivalent on a supposé que R G est infinie et que le TEC est caractérisé par ses
paramètres en source commune s et  ( est supposée infinie). Les capacités de liaisons CS et Cl
se comportent comme un court circuit à la fréquence d’oscillation.
 1 R  1 w w
2 2
D   Z   D ou Z  jX et X  S
1 sR
v  v
GS   GS
 C 2 p 1  C1 R D C3 p  C 2 p(1  C1 p) C 0w w2  w2 p
p
s C2 C2
R 1C pCRp  CR p  jXC p  jXC C R p
2

R
D 1D 2 D 1D 2 21D
C3 C3
C2  C2 
 sRD  1   XC2 w
 jRD w C1  C2  C1  XC2 C1 w
C3 C3
 
C1  C2 C2
 C  XC2 C1 w  0  Xw  1  1  1
C3 1 C1 C 2 C3
C2 C2  1 1 1  C2
 sRD  1   XC2 w  sRD  1   C2      sRD 
C3 C3
2 2
 C2 1 C 2
2 C3  C1
1 1
1 1 w  w 1 w  w
Xw     S w  S
C1 C 2 C3 C 0w w2  w2 p C 0 w 2  w 2p
 1 1 1
2 1  1 2  1 1 1 2
w  C    wS     w p
C C C C
 0 1 2 3  0  1 2 3 
1 2  1 1 1 2
2 2
Cw Cw
wS     wp
C0 C 1 C 2C 3  si  C et C  C
2
w   w2  0 p 3S C
osc 1  1  1  1  
 
osc 1 3 2 3
C0  C3
 C0 C1 C2 C3 

C C f 20 p3CSf 2 ω ωs
sR D  2 2 
f osc où pf p  f  fs 
C1 C 03C 2π
osc

III.5 STABILITE DES OSCILLATEURS

Réellement l’oscillateur délivre un signal dont la fréquence et l’amplitude peuvent varier. Ces
variations sont liées à l’évolution des éléments actifs ou passifs (vieillissement, échauffement…)
ou voir même aux variations de la charge de l’oscillateur ; on dit qu’il y a dérive d’amplitude ou
dérive de fréquence. Pour les applications qui nécessitent des sources de précision, ces dérives
sont gênantes dans la plupart du temps qu’il est indispensable de les stabilisées.

III.5.1 Stabilité de fréquence

Beaucoup des dispositifs électronique travaillent avec des sources de fréquence précise tel que :
L’horloge pour un p, télécommunication satellite, balises hertziennes pour le guidage des
avions ou des bateaux…etc.
Pour pallier aux contraintes thermiques qui entraînent la variation de la fréquence, on utilise des
organes de très faible coefficients de température et dans certains cas ayant des courbes de
variation en fonction de la température parfaitement déterminées (thermistance), afin de réaliser
une compensation de la dérive thermique. Souvent l’oscillateur est placé dans une enceinte
thermostatée.
La stabilité de la fréquence peut être également obtenue par synchronisation des oscillateurs sur
des résonateurs piézoélectriques étalons tel que le quartz comme nous l’avons déjà vue dans la
section cf.II.3.1, qui fonctionne dans sa zone inductif délimitée par deux fréquences formants
une bande étroite : fs fréquence de résonance série et fp fréquence de résonance parallèle,
correspondant successivement à l’état très basse impédance et l’état très haute impédance du
quartz.

III.5.2 Stabilité de l’amplitude

La variation de la température se traduit souvent par un écrêtage du signal fournit par


l’oscillateur puisque son amplitude est limitée par la saturation de l’amplificateur de la chaîne
directe. Pour éviter ce genre d’inconvénients, on introduit généralement dans le système bouclé,
un dispositif qui permet de faire varier le gain soit de la chaîne directe soit de la chaîne de retour,
en fonction de la température ou de l’amplitude du signal de sortie. Cette opération est appelée
contrôle automatique du gain "CAG".

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